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lieux sacrés
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27 décembre 2007

Castelruddery

Castelruddery__13_aCe site fait partie des rares monuments cérémoniaux d'Irlande. Il est connu localement comme un "cercle de pierres", mais il appartient plus à un type de monument appelé enclos endigué ou henge. Les sites de ce type datent d'environ 2500 avant notre ère (d'après les archéologues), à la fin du néolithique et au début de la période du bronze.
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Castelruddery__15_aCes monuments en Grande Bretagne et en Irlande semblent avoir été alignés sur des événements astronomiques ou sur des caractéristiques du paysage qui avaient une importance rituelle.
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Castelruddery__4_aLe site présente un talus de terre, d'environ 30 mètres de diamètre, bordé à l'intérieur de 29 pierres levées. L'entrée, au sud-est de l'enceinte, formée par deux énormes blocs de quartz blanc, reste énigmatique. Le quartz a toujours eu une importance dans les sites sacrés. Il reflète la lumière sans l'absorber, très différent du granit qui l'absorbe et la modifie suivant la position du soleil.
Un certain nombre de pierres couchées laissent penser qu'elles furent posées en duo.
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Castelruddery__17_aL'enceinte est entourée par un fossé extérieur d'environ 60 mètres de diamètre, soit exactement le double de la première enceinte (elle est maintenant uniquement visible par voie aérienne). Ceci est inhabituel. On peut penser que des cercles de pierres avaient une fonction purement cérémonielle, on peut penser également que les talus avec fossés extérieurs étaient purement défensifs. Pourtant, nous avons ici les deux ensemble, et leurs dimensions, l'une de moitié de l'autre, montrent qu'elles ont été construites à la même période.





castelruddery__22_aÀ gauche de l'entrée est posée une grande pierre couchée, qui possède sept petites cupules.










Castelruddery__1_aLa première approche m'a semblée rude. Je ne me sentais pas très bien. Puis, je me suis aperçue que de gros fils électriques passaient juste au dessus du cercle, reliés à une importante ligne haute-tension passant à proximité...





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A proximité se trouve un château avec motte de terrassement qui a été construit par les anglo-normands à la fin du XIIème siècle, en surplomb de la rivière. Mais le site est interdit aux visiteurs.

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24 novembre 2007

Piper's stones

Irlande_304aAthgreany, situé non loin de la retraite de Kevin et de Hollywood, fait certainement partie des lieux sacrés entre Glendalough et Kilcullen, autre monastère ayant une lanterne des morts. C'est isolé au sommet d'une colline au dessus d'une plaine innondable (j'en sais quelque chose...) que l'on trouve un cercle de pierre, nommé le Piper's Stone.









Irlande_305abAu centre du cercle, les énergies sont puissantes et réconfortantes. Le cercle de quatorze pierres, dont certains sont des rochers, et d'autres des piliers atteignant jusqu'à 1,8 mètres de haut, fait environ 28 mètres de diamètre. Il semblerait qu'il manque plusieurs pierres. Il est apparement composé de deux formes de pierres distinctes : alternativement plates et rectangulaires puis en forme de diamant au sommet légèrement pointu.





Irlande_314aHors du cercle, nous retrouvons une autre pierre dressée, qui formerait avec lui un alignement au nord-est, dans l'axe du lever du soleil au solstice dété. celà ammènerait à un point précis sur la colline d'en face.
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Irlande_302aLa légende rapporte que son nom vient d'un joueur de cornemuse, et de jeunes filles, venus danser un soir de sabbat, qui furent pétrifiés. Encore une christianisation d'un lieu païen...
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Irlande_309aUn grand arbre à fée s'est fait une belle place dans le cercle. Une autre légende locale dit que les fées y vont jouer de la cornemuse à minuit. Ce n'est pas difficile à imaginer dans un  lieu aussi magique.
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23 janvier 2008

Conclusion

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En écrivant ce reportage, je me suis aperçue que cet ancien chemin de saint Kevin où l'on retrouve tous ces hauts lieux ressemble fort à un ancien pèlerinage du type Compostelle, partant de l'Est pour arriver au Finistere, là en l'occurence à Skellig Michael. Comme l'ancienne route du sud de l'Angleterre finissant au Saint Michael's Mount, comme la route du Mont Sainte-Odile finissant à la pointe du Van, comme Compostelle finissant à Noia...

23 janvier 2008

La pierre des daims

   

Glendalough__107_aSelon la légende, Colman, un chef de clan, divorcé de son épouse Cainech, se remaria. Cainech, devenue sorcière, tua tous les enfants du second mariage de son ex-époux. Alors qu'elle était très âgée, la seconde épouse eut un dernier fils : l'enfant fut nommé Foelan, et Colman demanda à Kevin de l'élever après la mort de sa mère pendant l'accouchement. Kevin pria alors afin de trouver de quoi nourrir le bébé.













Glendalough__109_aUne daine vint alors tous les jours sur cette pierre et laissait en son creux son lait pour le nourrisson. Cette légende, encore une fois, christianise une ancienne pierre païenne...
Mais nous ne sommes pas à la fin de nos surprises, et il devait y avoir un bon troupeau de daims dans la contrée !














Glendalough_pierres_1aDe nombreuses pierres à cupules sont parsemées autour du monastère, comme cette série de 4 pierres, dont les trois premières portent une cupule unique, alors que la quatrième en a 4, trois au fond d'une dépression rectangulaire, la dernière à l'extérieur. Celà fait 7 cupules, d'où le nom des pierres : les 7 fonds.







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Glendalough__35_Nous retrouvons encore une autre pierre, cette fois enchassée dans le mur de la cathédrale...












http://www.megalithomania.com/show/site/1731/Brockagh.htm

23 janvier 2008

L'église de Kevin, ou la "cuisine"

Glendalough__22_aA l'origine, ce bâtiment au toit de pierre disposait simplement d'une nef. Son entrée était située à l'extrémité et son éclairage était assuré par une petite fenêtre au sommet arrondi.

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Glendalough__80_aLa partie supérieure de la fenêtre est visible au-dessus de ce qui est devenu l'arche du choeur lorsque ce dernier, aujourd'hui disparu, fut ajouté avec la sacristie.











Glendalough__93_aLe toit à pente raide, formé de pierres se chevauchant, est soutenu par une voûte semi-circulaire. L'accès à la chambre mansardée était assuré par une ouverture rectangulaire. l'église comportait également un étage au plancher de bois.
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Glendalough__97_aSon clocher se présente sous la forme d'une réplique de la lanterne des morts miniature. Agrémenté d'un chapeau conique et de 4 fenêtres, il s'élève à l'extrémité ouest du toit.

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23 janvier 2008

La maison des prêtres

Glendalough__74_aPresque entièrement reconstruite à partir des pierres d'origine sur la base d'un croquis de 1779, la maison des prêtres est un petit édifice roman qui possède une arche. Elle tire son nom de la pratique qui consistait à y inhumer les prêtres au XVIIIème siècle : deux prêtres auraient eu de remarquables pouvoirs de guérison, et ce site devint populaire.








Glendalough__75_aSon utilité première est inconnue, mais on pense qu'elle a pu servir à abriter les reliques de saint Kevin. D'où la facilité de guérison en ce lieu. (On sait que les reliques authentiques ont ce pouvoir...).










Glendalough__78_aOn raconte que les pèlerins passaient leurs bras dans un trou pratiqué dans le mur afin de toucher les reliques.

23 janvier 2008

La cathédrale

Glendalough__50_aLe plus grand et le plus imposant des monuments de Glendalough, elle fut construite en plusieurs phases et dédicacée à saint Pierre et saint Paul.











Glendalough__29_Les plus grosses pierres de mica-schiste, visibles jusqu'au niveau de la porte à traverse supérieure carrée côté ouest, furent récupérées d'une petite église plus ancienne, probablement du Xème siècle.
Le choeur et la sacristie sont datés entre la fin du XIIème et le début du XIIIème siècle. Malgré la disparition de nombreuses pierres, il apparaît que l'arche du choeur est subtilement décorée.






Glendalough__31_aOn retrouve des dessins en zig-zag, montrant le nombre de failles, ainsi que les indications des cours d'eau souterrains. La porte nord, qui conduit à la nef, date également de cette époque.
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Glendalough__37_aA la perpendiculaire de la fenêtre sud du choeur, se trouve un tabernacle ou placard mural, dans lequel est creusée un lavabo, c'est à dire une cuvette employée pour laver la vaisselle sacrée. Moi je dis que c'est pas la peine de faire de l'eau bénite, il n'y a qu'à se servir. Et la pierre qui a servi me semble plus ancienne. La ligne de pierres qui se décale juste sous la fenêtre montre le passage des lignes d'un réseau tellurique.
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Glendalough_12A quelques mètres au sud, une croix très ancienne en granit local, ornée d'un cercle plein, est fréquemment désignée sous le nom de "croix de saint Kevin". Il est dit que sa tombe se trouve en dessous.
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23 janvier 2008

La tour ronde ou lanterne des morts

Glendalough__7_aLe mot irlandais pour désigner ces tours est cloictheach, qui se traduit littéralement par "maison de la cloche". On trouve aussi le nom de "lanterne des morts". Cette superbe tour en ardoise et mica parsemée de granit du Xème siècle s'élève à 34 mètres et a une circonférence de 16 mètres à sa base.
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Glendalough__139_Sa porte est juchée à 3 mètres du sol. Son toit conique, détruit par la foudre, fut reconstruit en 1876 avec les pierres d'origine tombées au sol. La tour comportait jadis 6 planchers en bois qui communiquaient entre eux par des échelles. Celà fait 7 étages-étapes-chemins-chakras-corps en comptant le rez-de-chaussée.














Glendalough__57_aChacun des 4 étages situés au dessus de l'entrée est éclairé par un fenestron. (les 4 corps supérieurs, les 4 chakras supérieurs...). Quant au dernier niveau, (coronal-corps divin), il est éclairé par 4 fenêtres orientées aux 4 points cardinaux. Le 4 peut aussi symboliser la perfection du monde matériel, comme avec les 4 directions cardinales, et les 4 éléments. Le 3 symbolise la perfection de la sphère spirituelle, la Trinité. 7 est le produit de l'ajout de 4 et 3, la perfection du cosmos.
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Irlande_643aLes explications données pour la présence de cette tour font sourire, à force d'essayer de ramener une chose non comprise à des faits bien matériels : ce fut un réservoir pour les manuscrits, un refuge en cas d'invasion, (cette explication simpliste résiste mal à l’examen car il n’existe aucun moyen de défendre un tel ouvrage. La porte enfoncée, il aurait suffit d’un simple feu pour asphyxier ou brûler les infortunés réfugiés dans une telle cheminée), un point de repère pour les visiteurs (ça, sûrement vrai, c'est le bonus. Mais de quels visiteurs parle-ton?), un campanile, etc...




Glendalough__70_aLes lanternes peuvent avoir une fonction de guidance des âmes. L'énergie qui s'en dégage est à ce moment là destinée à permettre leur ascension. Comme je l'avais remarqué dans celle de Culhat, elles sont positionnées sur des croisements telluriques importants, et souvent sont accompagnées d'un vortex. Mais elles ne sont pas reliées entre elles...














Georges Prat donne une explication du phénomène "lanterne" :

Glendalough__140_"L'énergie qui est puisée dans la terre se répand uniformément tout autour de la construction, monte le long du mur, est captée et concentrée par le chapeau cônique, devient sphère d'énergie éclatante au dessus de la pointe et se concentre en une espèce de rayon-laser pour partir en direction de l'espace. Pas de flux sacré entre les tours, cette énergie n'est pas destinée à améliorer le sort des êtres vivants, contrairement aux lieux de culte. Même rôle que les obélisques égyptiens.
Ces constructions ont toutes un socle circulaire dont le centre est vide de maçonnerie, la couronne des fondations ayant un noyeau de terre en contact direct avec le sous-sol."
Elles sont toutes élevées dans des cimetieres. Mais des cimetières monastiques. Les moines devaient de leur vivant avoir un taux vibratoire plus élevé que le commun des mortels... De plus, ces lanternes, ou ces tours, sont souvent sur des cimetieres templiers.
"Je pense que l'utilité de ces tours rondes est de capter toutes les vibrations spirituelles des moines décédés, de les épurer, les accelerer et les renvoyer sous forme de rayons concentrés en direction du ciel, où elles se rencontrent, s'additionnent, se complètent et participent à une oeuvre cosmique.




Irlande_583aNous pouvons nous demander si les tours ne sont pas faites pour être des systèmes de résonnance des ondes cosmiques, d'autant plus qu'elles ne sont pas seulement des rectifieurs de courants, mais qu'elles ont aussi la possibilité de détecter, et emmagasiner l'énergie électro-magnétique entrante grace à leurs propriétés diélectriques (un système di-électrique est formé d'un guide d'ondes, qui peut-être tubulaire, pour collecter et guider l'énergie de la même manière qu'une antenne métallique de télévision.)"

23 janvier 2008

La passerelle

Glendalough__10_aLa passerelle qui mène à la cité monastique de Glendalough est l'un des plus importants monuments, à ce jour unique en Irlande. Elle comptait à l'origine deux étages, avec deux superbes arches de granit. Les antes (ou murs saillants) situées aux extémités donnent à penser que la passerelle fut dotée d'une toiture en bois.

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Glendalough__13_aDans le mur ouest, côté intérieur, se trouve une croix gravée dans la pierre. Elle indiquait la présence d'un sanctuaire, la frontière d'une zone de refuge, une enceinte sacrée nimbée par l'aura de la tour ronde.










Glendalough__8_aDans la cité monastique, le pavage du trottoir est partiellement préservé, mais il ne subsiste presque rien du mur d'enceinte.

23 janvier 2008

La pierre de Hollywood et le chemin de saint Kevin

Glendalough__la_pierre_de_HolllywoodElle porte ce nom depuis sa découverte près du village de Hollywood, le "bois sacré", dans le comté de Wicklow en 1908. Elle était couchée face vers le bas sur un sentier. Le bloc, mesurant environ 1,2 m de haut, 0,9 m de largeur par 0,8 m d'épaisseur, représente un labyrinthe.
Il semblerait que la pierre a un lien avec le Pèlerinage de Glendalough. Il peut avoir été utilisé comme marque, tout comme les différentes croix médiévales retrouvées sur le chemin de saint Kevin.
Les labyrinthes sont souvent associés aux pèlerinages chrétiens. On sait que parcourir celui de Chartres équivalait à faire le pélerinage de Jérusalem. Or, dans la tradition, il est dit que faire 7 fois le chemin de Glendalough équivaut à aller jusqu'à Jérusalem... Ou bien, ceux qui s'y rendaient sept fois en pèlerinage gagnaient autant d'indulgences que s'ils faisaient le pèlerinage des sept basiliques romaines.

Glendalough_6Cet ancien chemin, dit "la route de saint Kevin", menait les pèlerins au travers des monts Wicklow jusqu'à Glendalough. Une grande partie du pavage s'est effondré, mais on retrouve parfois encore intactes de petites pierres recouvertes de dalles de granit plus grosses.
La légende rapporte que Kevin, ayant besoin d'un nouveau lieu de retraite après la fondation du monastère, partit à sa recherche avec quelques compagnons en montant vers le nord. Ils se trouvèrent bloqués par des arbres tombés sur le passage.
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Glendalough_10Ses compagnons s'arretèrent, mais Kevin leur demanda de continuer. Les arbres s'écartèrent pour les laisser passer. Kevin les bénit, et formula une malédiction contre ceux qui oseraient dès lors les couper. C'est pourquoi ce lieu fut appelé "Holy wood", le bois sacré. Ceci est peut-être la réminiscence d'un ancien bois sacré druidique : la colline s'appelle 'Dragoon hill' (bon, c'est le nom d'un dragon militraire, mais sait-on jamais...) et est couronnée par un cercle de pierre, Piper's stone. Le chemin est parsemé d'anciennes pierres gravées, qui ont été christianisées. Nos anciens connaissaient bien les énergies...Comme Kevin, qui trouvit sa grotte-retraite.

En 2001, un chemin de 29 km a été rétabli, en suivant d'aussi près que possible l'ancienne route.

Glendalough__144_aDans le parc du centre des visiteurs, dessiné dans l'herbe, nous retrouvons un labyrinthe classique à 7 voies, construit par Kevin O 'Kelly. décidément, le 7 est bien présent : 7 ans pour le premier miracle, 7 années d'érémitisme, 7 églises, 7 étages à la tour, 7 tours autour des pierres, 7 cupules pour les 7 fonds...

23 janvier 2008

Saint Kevin

Glendalough__st_Kevin_2aSaint Kevin, ou Coemhghien (Coemgen)en gaélique, signifie "le bien engendré". Né en 498, on le dit descendant d'une famille régnante de Leinster. Il étudia, enfant, sous la direction de trois hommes, Eoghan, Lochan et Eanna, puis fut instruit par le Gallois saint Pétroc de Bodmin qui résida un temps en Irlande.
Sa légende a survécu grâce à l'Acta Sanctorum, basé sur un ancien manuscrit. L'auteur d'un commentaire sur ce manuscrit, le Père Francis Baert,  explique que " bien que la véracité de plusieurs des légendes rapportées soient douteuses, il a été décidé de les conserver en faveur de l'antiquité du document, ayant été écrit aux alentours du XIIème siècle".













Glendalough__st_Kevin_1aLa naissance et l'enfance de Kevin figurent en bonne place dans les légendes traditionnelles : un ange sachant que l'enfant était sur le point d'être baptisé, vint voir ses parents et leur dit que l'enfant devait être appelé Kevin. Cronan, le prêtre qui  procéda à la cérémonie, déclara : " Ce fut sûrement un ange du Seigneur, et comme il a nommé l'enfant, ainsi doit-il être appelé". Une mystérieuse vache blanche venait chez ses parents chaque matin et chaque soir pour fournir le lait pour le bébé. Sa légende raconte aussi qu’à l’âge de 7 ans, alors qu'il priait les mains  étirées vers le ciel, un merle est venu pondre ses œufs dans le creux de ses mains. Kevin resta immobile pendant que l’oiseau construisait le nid. Il ne bougea pas pour toute la durée du Carême. L’oiseau nourrissait Kevin avec des baies et des noix. À la fin du
Carême, les oisillons se sont envolés et le nid était vide.
Puis vient une longue série de miracles, allant de la guérison des corps à celle de l'âme.





Glendalough_1Kevin vint s'installer dans une grotte au bord du lac supérieur de Glendalough où il passa 7 ans en ermite. Il priait exclusivement dans la nature, au pied d’un arbre, sur le roc ou même dans la rivière. Quand il priait longtemps dans la rivière, une loutre venait lui porter du poisson pour qu’il conserve son énergie. Chaque jour, une vache sortait du troupeau et venait le voir pour lécher sa tunique pendant qu’il priait. Lorsque la vache revenait pour se faire traire, elle produisait d’immense quantité de lait. Le fermier, intrigué par les pouvoirs de Kevin, fut le premier à être converti dans la région. Kevin eut alors des visions lui demandant de construire un monastère sur les bords du Lac. Ce qu'il fit.

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Il devint l'un des plus grands évangélisateurs d'Irlande après saint Patrick, consacrant le reste de sa vie à diriger son monastère où l'on soignait les malades et où l'on transcrivait les évangiles avec de merveilleuses enluminures. Il mourut en 618, à l'âge de 120 ans.

23 janvier 2008

Glendalough, historique

Glendalough_9Glendalough tire son nom de l'Irlandais Gleann Dá Locha qui se traduit par "la vallée des deux lacs". Ces lacs ont pris naissance après la période glaciaire, quand de grands dépôts de terre et de pierres ont été éparpillés à travers la vallée, bloquant les rivières Pollanass et Glenealo. C'était un lieu sauvage et isolé.

Ce fut déjà un lieu tenu pour sacré aux temps des Celtes, où, traditionnellement, les agriculteurs menaient leur bétail dans l'eau pendant la fête de Beltaine pour le garder en bonne santé le restant de l'année.









Glendalough__134_aMais l'histoire la plus connue de la vallée boisée remonte au VIème siècle, à l'aube du christianisme en Irlande, quand Kevin décida de venir s'installer dans cet endroit idéal pour un moine cherchant à vivre en ermite. La légende dit qu'il cherchait un lieu situé au confluent de deux rivières : ce furent Glenealo et Glendasan.








Glendalough__120_aLa légende rapporte aussi qu'une créature serpentiforme vivait près des lacs et mangeait les malheureux qui s'aventuraient dans son voisinage. Ces créatures, symbolisant certainement les énergies de la terre, autrement dit  "vouivres", furent toujours chassées par les premiers chrétiens. Mais Kevin lui a assuré qu'il le laisserait en paix...








Glendalough__132_aUn peu plus tard, il construisit un monastère sur les bords du lac qui devint un important centre ecclésiastique. Le monastère fut attaqué, pillé et incendié par les Danois, basés dans la forteresse de Dublin. Puis, en dépit des dommages causés par un incendie en 1163, il a prospéré jusqu'au début du XIIIème siècle. L'arrivée des Normands en Irlande scella le sort de Glendalough.







Irlande_632aEn 1214, le monastère fut détruit par les envahisseurs et le diocèse de Glendalough et de Dublin furent réunifiés. L'aura culturelle et spirituelle du monastère déclina. En 1398, la destruction de la colonie par les Anglais ne laissa que ruines, mais le site conserva un rôle d'église locale et par la suite, Glendalough, avec ses sept églises, devint l'un des principaux pèlerinages d'Irlande.
Les vestiges actuellement visibles ne racontent qu'une infime partie de son histoire. A son âge d'or, le monastère aurait comporté des ateliers, des salles d'écriture et de copies de manuscrits, des appartements pour les invités, un hôpital, des fermes ainsi que des logements pour les moines et une vaste population laïque. Les édifices qui ont survécu à l'épreuve du temps sont datés du Xème et du XIIème siècle.

19 décembre 2007

Le presbytère

Ars_5Le Curé d’Ars y vécut 41 ans, jusqu'au 4 Août 1859. Il est resté dans l’état où il se trouvait à sa mort, tout spécialement sa chambre. Ses objets personnels sont présentés, ainsi que les vêtements liturgiques et les objets du culte dont il se servit durant les messes.
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Ars_3Les différentes pièces où il a vécu, comme la cuisine où l'on peut voir le chaudron dans lequel il faisait cuire les pommes de terre pour la semaine, sont impreignées de l'aura du curé.











Ars_4La paillasse sur laquelle il dormait présente encore les traces du feu que le "grappin" comme il l'appelait, c'est à dire le tentateur, fit démarrer afin de lui faire peur.
Tout est simple dans cette modeste demeure, et vrai, à l'image de celui qui l'occupa.

28 novembre 2007

L'extérieur

Saint_Laurent_d_Agny_088aL'abside repose sur un gros mur de soutènement orthogonal qui accroit l'élan vertical de l'édifice, situé à l'extrémité d'une plateforme rocheuse en granit.
Saint_Laurent_d_Agny__091a















Saint_Laurent_d_Agny_072aLa nef est flanquée de contreforts : trois au nord et deux au sud, le troisième ayant été supprimé, qui viennent compenser la poussée latérale de la voûte en plein cintre. La porte d'entrée primitive, décentrée, est située sur la façade ouest. Elle est rectangulaire et surmontée d'un arc de décharge en briques soigneusement clavées.










Saint_Laurent_d_Agny_060aUne seconde porte a été percée à l'extrémité gauche de la façade sud, sous un arc de décharge existant, visible de l'intérieur. Egalement rectangulaire, elle est couverte d'un linteau en bâtière surmonté d'un arc de décharge en plein cintre, aux claveaux en briques et pierres blanches alternées et au tympan constitué d'un appareillage réticulé en provenance de l'acqueduc du Gier.













Saint_Laurent_d_Agny_064aLe clocher, reconstruit à la suite des dommages subis en octobre 1364, est constitué de deux appentis latéraux qui permettent de passer, à l'extérieur du plan barlong au plan carré.
Deux baies géminées en plein cintre garnies d'abat-son s'ouvrent sur chacune des 4 faces.
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28 novembre 2007

Etude géobiologique

Saint_Laurent_d_Agny_085aCette église se situe donc sur un site sacré immémorial. Rien d'étonnant à celà : nous y retrouvons le croisement de plusieurs réseaux telluriques, dont un d'un métal rare, et de cheminées cosmo-telluriques. A celà s'ajoute la présence d'un réseau sacré, celui des Saint-André, la reliant au Mont-Blanc que l'on aperçoit les jours de beau temps.
Un autre réseau la relie à l'église de Mornant. Plusieurs failles se retrouvent sous l'église, ainsi qu'une rivière souterraine artificielle se joignant aux naturelles. Le jourdain se retrouve après la pierre d'abaissement, et n'est pas indiqué par les piliers comme on le voit souvent.










Saint_Laurent_d_Agny_015aTout ce beau monde nous est indiqué par les pierres noires se trouvant à l'intérieur et à l'extérieur du bâtiment. Le point le plus élevé se trouve devant l'autel. La porte d'entrée primitive est décentrée afin de se trouver sur le réseau sacré des Saint-André.
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Saint_Laurent_d_Agny_071aIl semblerait que le lieu de culte primitif se soit situé en amont de l'église, sur le sommet de la montagne d'Agny, (colline Saint-Vincent qui se dénommait "Dagninus") là où se trouve actuellement la table d'orientation.










Saint_Laurent_d_Agny__092aEn contrebas, après avoir passé la porte de vie composée d'un menhir (masculin) et d'un dolmen (féminin), nous nous retrouverions dans la partie "térapeuthique" du lieu. L'église en fait partie, ainsi que les pierres à cupules.










Saint_Laurent_d_Agny_077aL'une d'entre-elles profite des énergies telluriques (croisement de plusieurs réseaux) et soulage les pelerins fatigués. Radical pour le mal de dos. D'ailleurs, les arbres répondent aux courants.

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28 novembre 2007

La chapelle Saint-Vincent

Chapelle_Saint_Vincent_de_Saint_Laurent_d_Agny_B__45_La chapelle Saint-Vincent est l'une des plus belles que je connaisse, non pas parce qu'elle est dédiée au saint patron des vignerons, mais parce qu'elle vibre d'une manière incroyable. Elle est située à 490 m d'altitude, sur la commune de Saint-Laurent d'Agny.














Saint_Laurent_d_Agny_2aLe site était à l'origine un lieu de culte pré-celtique, comme en témoignent les pierres levées à l'ouest de la chapelle, et les pierres à cupules au sud.

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Chapelle_Saint_Vincent_de_Saint_Laurent_d_Agny__68_aLes celtes nous laissèrent deux croix gravées sur des pierres de part et d'autre de l'arête sud du clocher, sous le larmier. Les romains se sont installés là, avec le siège d'une importante villae. Le moyen-âge nous légua la chapelle, déjà citée au Xème siècle dans le cartulaire de Savigny.









ChEn octobre 1364, elle fut ravagée et profanée par les "tards-venus" avant d'être réconciliée le 31 mars 1365. Paroisse mère jusqu'au XIIIème siècle, elle devient en 1239 l'annexe de la paroisse de Saint-Laurent jusqu'en 1789. Clasée monument historique le 17 août 1945, elle fut restaurée en 1956.

14 novembre 2007

Abbaye Sainte-Marie de Fontfroide, la roseraie

Fontfroide__119_aFontfroide offre depuis quelques années une nouvelle roseraie. Sur cet emplacement, au sud de l’abbaye, subsista durant de long siècles le double enclos d’un cimetière. Dans la partie orientale jouxtant le transept de l’église, étaient enterrés les religieux, moines et convers. Depuis le XIIème siècle, plus de deux mille sépultures se sont superposées.

Autrefois séparé par un mur, un second enclos vers l’Ouest recevait les dépouilles des laïcs, généralement de riches bienfaiteurs. Ce cimetière fut désaffecté dès 1668-1669 et réaménagé au XVIIIème siècle. Au XIXème siècle, les cisterciens avaient installés leur cimetière au chevet de l’église.


Fontfroide__122_aLe terrain de la nécropole, en friche, reçut la roseraie au début du XXème siècle. En 1986, un incendie criminel la ravagea et elle fut replantée en 1989. En tout, ce sont 2 500 rosiers qui embellissent Fontfroide et présentent onze coloris différents. Un peu plus haut, l’enclos Saint-Fiacre constitue un jardin de senteurs où sont réunis toutes sortes de roses anciennes anglaises associés à des plantes odorantes de la garrigue.

14 novembre 2007

Abbaye Sainte-Marie de Fontfroide, les cours

La cour d'honneur

Fontfroide__131_aLa cour est très bien gardée.













Fontfroide__9_aAprès avoir franchi le porche d'entrée, bâti vers 1777-1778, on découvre le long rectangle de la cour d'honneur. Il est cerné à droite par un mur de gros appareil et, en terrasse, les jardins à l'italienne.
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Fontfroide__14_aÀ gauche, un grand bâtiment de structure médiévale qui fut d’abord occupé par les frères convers puis transformé et réaménagé, notamment par l’ouverture de larges fenêtres à meneaux, afin d’accueillir l’hôtellerie.
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Fontfroide__12_aAu fond, l’espace est limité par une vaste arcature à trois baies dont celle du milieu, fermée par une grille de fer forgé, s’orne d’un fronton triangulaire classique.











La cour du XVIIIème siècle

Fontfroide__19_aCette cour est souvent dénommée "Louis XIV", à tort, car les documents attestent que sa configuration actuelle provient des travaux effectués à partir de 1775. Dans le monastère médiéval, sur un espace nettement plus restreint, s'ouvraient au nord les ateliers des frères convers : la menuiserie, la forge et la boulangerie au droit du moulin enjambant le torrent. À l’est se développait l’aile du noviciat tandis que vers le sud plusieurs bâtiments proprement conventuels débordaient largement dans cette cour.

Tout l’ensemble se trouvait centré autour du puits, véritable citerne aux moellons parfaitement assemblés et qui s’approfondit en un gouffre creusé dans les calcaires fracturés. C’est la que se trouve une eau très froide, sans doute origine toponymique du nom Fontfroide (fons frigida) et en raison de la présence sur ce site de la première installation monacale. Toute implantation de monastère nécessite en effet une triple proximité : celle de la pierre, celle du bois et celle de l’eau. Tous ces éléments se trouvent réunis à Fontfroide.

Quand l’abbaye, aux temps classiques, n’abrite plus ni convers, ni novices mais seulement un petit groupe de moines, ceux-ci détruisent les bâtiments devenus inutiles et modifient les constructions en les alénageant selon le goût de l’époque. Alors cette cour prend son aspect régulier, rectangulaire, par la réduction des surfaces de la cuisine, de la salle des moines (le scriptorium) et surtout du réfectoire. La surélévation du sol, de près de 30 centimètres, correspond aux déblais retirés de ces démolitions. Quant au noviciat, il fait place au logis du prieur conventuel avec une orangerie et, à l’étage, des logements spacieux. La façade cependant n’est qu’un décor de théâtre, placage sur la structure du XIIIe siècle.

5 novembre 2007

La cathédrale Saint-Just et Saint-Pasteur, la salle capitulaire

Narbonne__62_aElle est devenue la chapelle de l'annonciade, réservée au culte. Au-dessus, désignée dans les textes du XVème siècle sous les termes de "capitulum novum" ou "capitulum rotodum", se trouve la salle de l'écho ou salle acoustique.














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La coupole ellipsoïdale en briques lui confère une particularité remarquable. Une personne située dans un angle, face au mur, peut communiquer à voix basse distinctement avec son interlocuteur placé dans l'angle opposé, sans être entendue dans le reste de la pièce.








Narbonne__115_aC'est dans cette salle que se trouve le trésor de la cathédrale, l'un des 10 plus riches de France.

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5 novembre 2007

La cathédrale, Notre-Dame de Bethléem

Narbonne__99_aD'après la tradition, la vierge du pont de sainte Catherine se trouvait en grande vénération dans l'église de Lamourguier. Cette vierge miraculeuse avait remplacé une antique statue de Marie. Elle fut toujours un refuge de la ville en temps de calamités.
En 1525, les fortifications furent reconstruites. A cette époque, sur le pont que l'on appelait indifféremment le pont de Notre-Dame, la Cadène (en raison de la grosse chaine en fer que l'on tendait le soir d'une rive à l'autre pour empêcher la circulation des barques) ou bien de Sainte-Catherine, on édifia au milieu du pont une chapelle votive et l'on y plaça la statue vénérée.
Pendant 3 siècles, la statue fut vénérée. Elle était si aimée, que pendant la révolution elle fut respectée, et lorqu'en 1889 eut lieu le déclassement des fortifications comportant la démolition du pont, une vaste pétition demanda et obtint du gouvernement que l'on conservât le pont et la chapelle. Malheureusement, quand l'ordre arriva de Paris, la mine avait déjà fait son oeuvre et le pont était à moitié détruit.











Narbonne__98_aLes Narbonnais firent alors placer la statue dans la cathédrale, où le pélerinage un instant interrompu a repris son cours. Lors de restaurations, on retrouva la fresque murale qui est autour d'elle. Sous ses pieds, à l'image de la vouivre, le "Léviathan".

22 octobre 2007

L'église franciscaine

Dubrovnik__4_aInitiée à l'aube du XIVème siècle, la construction de la grande église franciscaine se poursuit jusqu'à la fin du XVème siècle. Des éléments d'origine ne persiste que le portail sud. Le tympan, oeuvre de Leonardo et Petar Petrovic en 1479, dont les volumes annoncent la Renaissance, arbore une Pietà entourée de Saint Jean Baptiste et de Saint Jerôme, et surmontée d'une figure de Dieu.













Dubrovnik__6_aL'église, l'une des plus riches de Dubrovnik à l'époque, a été détruite dans le tremblement de terre de 1667 et reconstruite dans le style baroque.
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Dubrovnik__81_aDevant l'église franciscaine, une petite sculpture devant laquelle tout le monde se presse : seules les âmes pures peuvent y rester sans tomber…
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22 octobre 2007

Le monastère franciscain

Dubrovnik__43_aLe monastère franciscain fut construit en 1337. Son cloître est considéré comme un des chefs-d'œuvre architecturaux de Dubrovnik. Sa bibliothèque possède plus de 30 000 volumes.


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Dubrovnik__68_aLe cloître, édifié au milieu du XIVème siècle par Miho Brajkov, est un des plus beaux exemples de roman tardif en Dalmatie.

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Dubrovnik__74_aCe havre de paix et d'harmonie offre à la comtemplation une succession d'arcades aux fines colonnettes jumelles dont chacun des soixante chapiteaux représente une figure humaine, un animal fantasque, la luxuriance du végétal. Ici et là persistent aussi quelques stigmates de la guerre qui ravagea la ville.




 


Dubrovnik__69_aLe jardin aux haies taillées au cordeau abrite un très joli puits gothique surmonté d'une statue de Saint François.


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Dubrovnik__52_aLa vieille pharmacie, située à l'intérieur du monastère franciscain, a été ouverte en 1317. C'est la troisième plus ancienne pharmacie d'Europe, mais la seule à encore travailler. Les inventaires, de la céramique, des bols, du matériel de laboratoire médical et les vieux livres de l'ancienne pharmacie sont conservées dans le musée du monastère franciscain.

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La bibliothèque du monastère possède 30 000 volumes, 22 incunables, 1 500 documents et manuscrits précieux.














Dubrovnik__72_aL'énergie du lieu doit être forte, si l'on en croit les représentations sur les chapiteaux : vouivres ailées, nombre d'éclatoirs, colonnes doubles... le cosmo-tellurisme bat son plein.

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22 octobre 2007

Dubrovnik, historique

Dubrovnik__77_aLa fondation de Dubrovnik remonte au VIIème siècle. A l'époque, les habitants d'Epidaure (Cavtat aujourd'hui), chassés par les invasions lombardes, et à la suite d'un tremblement de terre (614), émigrèrent vers le village de Ragusium (Raguse) alors séparé du hameau du rivage par un bras de mer. Celui ci fut comblé au XIème siècle pour devenir la Placa, artère principale de la ville.





Armonia_26La ville fut placée sous l'autorité de Constantinople et ne cessa de se développer. Elle devint, peu à peu, un comptoir commercial prospère, suscitant les convoitises. C'est pourquoi les habitants construisirent une enceinte fortifiée.
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Dubrovnik__125_aEntre temps, une cité du nom de Dubrovnik (Dubrov : chêne-vert) fut fondée non loin de là. Raguse et Dubrovnik fusionnèrent au XIIème siècle. La puissance économique de Dubrovnik ne cessa de croître et elle commença à faire de l'ombre aux autres cités méditerranéennes.

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Dubrovnik__39_aEn 1205, Dubrovnik tomba sous la domination de Venise qui lui imposa une tutelle de plus de 150 ans. En 1358, le traité de Zadar la libéra du joug vénitien mais la plaça sous l'autorité de l'empire hongrois.
Dubrovnik__34_aCependant, elle bénéficia d'une relative indépendance en matière de commerce et d'échanges. Elle devint une république autonome. Le XVIème siècle fut marqué par le rayonnement de l'empire ottoman.










Dubrovnik__89_aDubrovnik en devint une province en 1526.
L'année 1667 endeuilla profondément la cité. En effet, elle subit un terrible séisme qui fit 5 000 victimes et détruisit presque entièrement la ville. Dubrovnik fut rapidement reconstruite mais ne retrouva jamais les fastes d'antan.

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Dubrovnik__1_aEn 1806, elle fut conquise par les troupes napoléoniennes. Cet événement marqua le glas du statut de république autonome dont elle jouissait. A l'issue du congrès de Vienne (1815), Dubrovnik fut annexée par l'Empire austro-hongrois. A la fin de la Première guerre mondiale, on l'intégra au royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes.








Dubrovnik__124_aEn 1991, Dubrovnik souffrit particulièrement de la guerre civile. Elle fut le théâtre de nombreux bombardements qui la défigurèrent. Elle est en train d'être restaurée.



21 octobre 2007

L'Agora

Ath_nes__85_aL'agora grecque est l'équivalent du forum romain. Par l'Agora, coeur de la cité, passait la voie sacrée qu'empruntait la procession de panathénées en direction de l'Acropole. C'était le principal rendez-vous des Athéniens, où se concentrait la vie administrative, commerciale, politique ou sociale. On y voyait aussi les intellectuels. Socrate, entre autres, y participa à la vie publique, jusqu'à ce qu'on le condamne ici-même à boire la ciguë.






Ath_nes__84_aLe site a commencé à se développer au VIème siècle avant notre ère. Dévasté par les Perses, en -480, il a connu un important développement sous le règne de Périclès. Le site actuel qui s'étend entre les quartiers de Plaka et Monastiraki, s'organise principalement autour du portique d'Attale, du temple d'Héphaïstos et de l'église des Saints-Apôtres.



 

Ath_nes__80_aGuère plus d'un amas de décombres pour l'oeil béotien, l'Agora romaine recèle pourtant quelques trésors. L'entrée se fait par la porte d'Athéna Archegétis, très bien préservée et flanquée de quatre colonnes doriques. A droite se tiennent les fondations de latrines publiques datant du Ier siècle, tandis que le secteur sud-est abrite les fondations d'un propylée et d'une rangée de boutiques.



Ath_nes__81_aLa tour des Vents, édifice octogonal en marbre érigé au Ier siècle avant notre ère par l'astronome syrien Andronicus, faisait à la fois office de cadran solaire, de girouette, de clepsydre et de boussole. Chacune des faces du monument représente un point cardinal et comporte le relief d'une silhouette flottant dans l'air, illustrant le vent associé à ce point. La girouette, qui a disparu depuis bien longtemps, figurait un triton de bronze tournant sur lui-même en haut de la tour.







Ath_nes__36_a A l'extrémité ouest de l'Agora, à l'opposé du portique d'Attale, se  trouve le temple d'Héphaïstos, improprement appelé Théséion, en raison de la présence d'une frise de la façade ouest où figure Thésée. Il fut construit au Vème siècle avant notre ère, à la même époque que le Parthénon.

Ath_nes__78_aC'est sans aucun doute le bâtiment classique le mieux conservé d'Athènes, sinon de toute la Grèce, probablement parce qu'il n'abritait aucune richesse à même d'intéresser les pilleurs.
On y abritait une statue en bronze d'Héphaïstos, patron des artisans, dont les échoppes étaient situées dans les quartiers proches de l'Agora, ainsi qu'une effigie d'Athéna, également considérée comme patronne des artisans.

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Ath_nes__50_aÀ Athènes, l'importance du rôle joué par Héphaïstos s'explique par sa tentative de viol d'Athéna et la naissance d'Érichthonios qui en résulte. Platon lui attribue une souveraineté commune avec Athéna sur la cité de l'Attique :
« Héphaïstos et Athéna qui ont la même nature, et parce qu’ils sont enfants du même père, et parce qu’ils s’accordent dans le même amour de la sagesse et des arts, ayant reçu tous deux en commun notre pays, comme un lot qui leur était propre et naturellement approprié à la vertu et à la pensée, y firent naître de la terre des gens de bien et leur enseignèrent l’organisation politique. »

21 octobre 2007

L'Acropole, historique

Ath_nes__2_aLe terme acropole (ἀκρόπολις, akrópolis) vient de l’adjectif ἄκρος (ákros "élevé") et du substantif πόλις (pólis, "cité"), signifiant ainsi "ville haute" ou encore "point le plus haut de la ville". L'Acropole d'Athènes fait environ 300 mètres de longueur (axe Est-Ouest) et 85 mètres de largeur (axe Nord-Sud). C'est un plateau calcaire de 156 mètres de hauteur.
Comme en témoignent les vestiges d'une maison et d'un tombeau datant de l'âge du bronze (3 000 avant notre ère), la colline où se trouve l'Acropole était habitée dès l'époque du néolithique. Cette colline n'est ni la plus haute ni la plus vaste de la région, mais on croit qu'elle était habitée dès 5 000 avant notre ère.


Ath_nes__1_aOn attribuait à Cécrops le premier établissement qui fût installé, Cécropia ou Kranaa. Cécrops avait trouvé là une population autochtone : les Pélages, rameau d'une race préhellénique.

Plus tard, Thésée réunit toutes les bourgades groupées autour de Cécropia et la nouvelle cité prit alors le nom d'Athenaï, pluriel issu du locatif d'Athènes. Athéna, déesse mère, déesse du rocher et du palais mycénien, dont l'attribut était la chouette, oiseau des cavernes et des crevasses.





Ath_nes_baÀ l'époque mycénienne, alors que les grandes métropoles du monde mycénien construisaient leurs remparts, Athènes dota elle aussi l'Acropole d'un mur puissant et imposant. Dans ce temps là, les Acropoles ne servaient pas seulement de refuge, mais elles étaient la demeure du chef du gouvernement. Il en était de même à Athènes, où se trouvait un palais dans la partie nord de l'Acropole. Ce palais servait également de lieu de vénération des dieux de la religion mycénienne. Le côté occidental, seul accessible, était défendu par une série de murailles percées de neuf portes successives.



Ath_nes_fAthènes ayant su repousser les peuples primitifs qui avaient envahi tous les autres territoires mycéniens, a pu continuer de prospérer. On mit fin à la monarchie par la même occasion, le roi Codros étant mort au combat. Ce fut le début de la démocratie. C'est ce changement qui a entraîné la conversion de l'Acropole en un lieu de culte exclusivement, un sanctuaire, puisque les nouveaux dirigeant avaient transporté le centre politique dans la basse ville, là où se développera l'agora,  jusqu'à ce que Pisistrate remonte vers la Citadelle avec une rampe carrossable et des Propylées.




Ath_nes__8_aCe sera la première ébauche de l'acropole classique. Elle compte alors un sanctuaire très vénéré, l'ancien Erechteion, un sanctuaire à Artémis Brauronia, et surtout, oeuvre de Pisistrate, organisateur du culte officiel de l'Athéna Polias, l'Hécatompédon, temple long de cent pieds, construit en calcaire et que les fils de Pisistrate agrandirent en marbre.

Malheureusement, pendant les guerres médiques, les Grecs ayant laissé seuls les vieux pour défendre l'Acropole afin d'avoir toutes leur ressources à Salamine, la haute ville fut prise et les Perses saccagèrent tout.  Cependant, après la victoire des Grecs à Salamine, les Perses qui occupaient l'Acropole durent s'enfuir.

Ath_nes__51_aL'Acropole demeura en ruine pendant près de 30 ans. C'est Périclès, le chef démocratiquement élu d'Athènes, qui, vers 450 av. J.-C., détourna l'argent du trésor de Délos qui devait être utilisé à des fins militaires pour rénover l'Acropole. Pour ce faire, Périclès fit appel à son ami Phidias qui rassembla autour de lui toute une équipe de collaborateurs : les architectes Callicratès, Ictinos, Mnésiclès et Coroïbos, les sculpteurs Paionos, Alcamène, Agoracritos et Crésilas, les peintres Polygnotos et Colôles.





Ath_nes_caLe plus admirable fut la rapidité d'exécution du travail. Ce qui, aux yeux de beaucoup, aurait dû prendre plusieurs générations consécutives pour être achevé, le fut pendant la période d'apogée d'un seule carrière. On commença par construire le temple d'Athéna la vierge, le Parthénon. Ensuite ce fut le tour de l'entrée monumentale, les Propylées. Puis il y eut le petit temple d'Athéna Niké. Finalement, on remplaça le vieux temple complètement détruit par l'Érechthéion.












Ath_nes_hAu Vème siècle, l'accès occidental était constitué par une rampe remblayée en pente relativement douce, large de 23 mètres et qui était coupée en deux par un mur de soutènement appuyé sur l'aile nord des Propylées. Sur toute la largeur de cette rampe, serpentait la voie sacrée, qui franchissait par une porte le mur de soutènement.
La voie sacrée était dallée de marbre, et en son milieu elle était entaillée de stries pour que les pieds des bêtes ne glissent pas. La sinuosité compensait la déclivité et permettait le déploiement de belles processions. Aujourd'hui, la voie sacrée n'est plus qu'un sentier de chèvres recouvert de gradins de bois, mais le marbre est encore là.
A son débouché, sur le terre-plein supérieur, la voie sacrée avait à sa droite le temple d'Athéna Nikê, ancien temple dédié à Gaïa. En face, s'étendaient les Propylées.

Ath_nes__6_aVoilà pour comprendre un peu mieux le caractère sacré de l'Acropole. Deux endroits m'ont paru dignes d'intérêt : l'ancien temple de Gaïa, avec son autel encore en place, devenu donc le temple d'Athéna Nikê, et l'Érechthéion. Le premier n'est malheureusement plus visitable, étant en rénovation. Je n'ai même pas pu l'approcher. Le deuxième ne peut se visiter que de l'extérieur. Pfff, dur pour renifler. Mais le nez s'allonge. 

Wikipédia, http://francoib.chez-alice.fr/rodier/index.htm

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