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lieux sacrés
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30 septembre 2008

Le curé d'Ars

Cur__d_Ars"Voilà un petit paysan qui, à 17 ans, se lance dans des études lui demandant des efforts surhumains. Peu doué, dépourvu de toute passion intellectuelle, il ne reçoit l'ordination qu'en raison de la pénurie de prêtres de l'époque. Dès lors, il vit une incroyable aventure: brusquement, il se met à lire dans les êtres et les âmes comme à livre ouvert. Il est capable d'entrer en relation avec n'importe quel cerveau humain, fût-il celui d'un clochard ou d'une sommité scientifique. Il semble survoler l'espace et le temps. Il parait avoir accès à des informations qui n'ont rien de livresque et qui lui permettent d'operer des guérisons, laissant pantois les maîtres de la médecine. (Il peut y avoir comparaison avec Edgar Caice).

-"Monsieur Vianney n'est pas savant, a dit son évêque, mais il est éclairé." Telle est la différence entre savoir et connaissance.

Il est un grand mystique, et sa passion le pousse à l'accomplissement d'une mission surhumaine. Il devient le symbole d'un autre monde. Son chemin  n'est plus le nôtre. Nous marchons, il vole." (Renée-Paule Guillot, "le curé d'Ars, l'énigme", aux éditions Dervy)






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Certains ont même vu, autour de son visage une auréole, et des flammes s'élevant au dessus de sa tête. Qui peut dire si cet homme hors du commun n'a pas eu le réveil de sa kundalini... Le serpent de feu se serait réveillé brutalement, comme souvent dans les cas d'ascètes mystiques. Il a réussi l'exploit de révéler les zones endormies de son cerveau, celles de la clairaudience, clairvoyance, télépathie, voire même télékinésie (il fut retrouvé en état de lévitation plus d'une fois.)

Le décret de l'inscription au procès de béatification est signé en 1904 par Pie X. Il est canonisé par Pie XI en 1925. Il est proclamé en 1929 <<patron de tous les curés de l'univers>>, ce qui signifie qu'il est recommandé à ceux-ci de s'inspirer de son exemple. Sa vie pastorale exemplaire peut en effet être un foyer de ressourcement pour tous les prêtres de l'Église catholique. Mais, bien sûr, tous les habitants de la terre peuvent trouver en lui un modèle de charité. (Wikipédia)

Il est même le saint patron des voyants...ars_002

Je dois dire que j'ai ressenti une chaleur et un amour inoubliables près de lui...  Je reconnais que je le crois protecteur, et que son sourire m'est d'un grand recours...

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Posté par madame_dulac à 12:09 - Ars (01-

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16 septembre 2009

Rieux-Minervois, l'église Sainte-Marie

Rieux_Minervois_6L'édifice actuel, orienté vers le levant et dédié à la Vierge, fut construit vers 1150 sur l'emplacement d'un ancien lieu de culte. La tradition dit qu'il fut un temple dédié à Minerve. Beaucoup d'interprétations ont été données, comme le fait que ce soit un ancien baptistère du VIème siècle, ou bien que les templiers en furent les commanditaires, ou encore que l'endroit servait comme vaste tombeau, ou bien qu'il représente une reproduction du temple du roi Salomon, ou qu'il donne un discours initiatique à décoder en étudiant le sens des nombres sur lequel le plan tout entier s’est construit.




Rieux_Minervois_24Il faut dire que cette église a une particularité que l'on ne retrouve nulle part ailleurs : c’est une rotonde construite sur un plan heptagonal centré et régulier.











Rieux_Minervois_33Les murs collatéraux sont ornés d'arcs retombant sur 14 colonnes engagées à chapiteaux. La voûte est en quart de cercle sans doubleaux. La coupole centrale est à 7 pans. Le sanctuaire est délimité par 4 piliers et 3 colonnes. Il s'ouvre sur le déambulatoire par de grandes arcades bouclées, soutenues par des colonnes engagées dans les angles du mur d'enveloppe.









Le porche

Rieux_Minervois_18Le porche de l'église, fortement remanié, se trouvait primitivement dans la chapelle de l'orgue, où l'on peut voir encore quatre colonnes et les deux pieds droits qui supportaient l'archivolte en plein cintre, décorée de moulures toriques unies et tordues, bordées de perles.









Rieux_Minervois_30C'est d'ailleurs dans cette chapelle que se retrouve la statue de saint Jacques, ainsi qu'un chérubin ?
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Rieux_Minervois_3Les montants de cet ancien portail du XIIIème siècle, richements sculptés, sont actuellement placés au nouveau porche.
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Le clocher

Rieux_Minervois_2Le clocher heptagonal surplombe la coupole centrale. Il est formé d'une tour massive à 2 étages : le premier est percé en baies romanes simples ou géminées, le second, beaucoup plus bas, de petites baies gothiques ou sans époque déterminée. Il est d'une construction différente du reste et semble avoir subi des remaniements assez importants.

9 octobre 2008

Chartreuse de Portes

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Dans le Bugey, sur la commune de Bénonces, la chartreuse de Portes se blottit dans un vallon magique. La visite est interdite, et j'ai respecté le vœu de solitude des moines. je n'ai donc pas de photos de l'abbaye en elle même, mais de l'entrée, oui...













Bugey_082 C'est un chemin forestier, qui débute par une belle porte de vie....

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Impressionnant !


porteLes photos des bâtiments sont donc tirées de deux sites:








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http://www.chartreux.org et marius.bernard.free.fr/ain.html.

porteSituée dans les montagnes du Bugey à distance presque égale de Lyon et de Genève, la chartreuse de Portes est blottie au haut d'un col, à l'écart des grands-routes, à 7 km du village le plus proche. A près de 1.000 m d'altitude, elle jouit du climat rude et sain des montages.

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Première maison de France à s'être ralliée à la Grande Chartreuse, Portes a été appelée : " la fille aînée de l'Ordre cartusien ". Elle reçut également la dénomination de " Chartreuse des saints " car elle abrita à l'origine des moines de haut mérite, dont quelques-uns furent canonisés.

En 1115, Bernard de Varey et Ponce, moines de l'abbaye bénédictine d'Ambronay, se retirent au massif de Portes, désireux de vivre la vie cartusienne dont ils ont entendu parler. La construction du premier monastère bâti en pierre date de 1125.chartrportescorr03

Pendant la Révolution, la communauté se disperse. Les biens furent tranformés en ferme avec plus ou moins de bonheur qui conduisit a la ruine des bâtiments.










 

portes_4En 1855, les chartreux rachètent le domaine de  Portes, dont les bâtiments ont été laissés à l'abandon par les divers propriétaires et remirent tout en état selon les plans d'origine. Le domaine est d'environ 250 hectares.

Avec ses 12 cellules, la chartreuse de Portes a gardé le type traditionnel des anciennes maisons de l'Ordre.

En gros, le premier village de bungalows de l'histoire de France.... (je plaisante...:)) )

Deux photos sont issues de ce site : http://www.belissor.net/spip.php?article180

6 février 2011

La symbolique de l'âne

Contrairement aux idées reçues, l'âne n'est pas que le symbole de la bêtise... Loin de là. Il y eut deux courants de symboles sur cet animal.

Simandre_St_alban_St_hymetiere_056"La tête d'âne est symbole de Mithra, emblème de la fin de l'initiation. Dans un graffiti des catacombes on montre une croix surmontée de cette tête (étrange union qui semble nous confirmer la possibilité d'une fusion de certaines communautés du rite de Mithra dans le christianisme).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

_ne_musicienDans une influence du rite de Mithra ne pouvons-nous pas inscrire cette insolite fête de l'âne qui subsistait en plein moyen-âge et où l'on dansait autour d'un âne ? Le conte initiatique de Peau d'âne repris par Perrault, mais bien antérieur, va nous montrer l'initiée revêtir tour à tour des robes de différentes couleurs pour finir par la peau d'âne... Dernière étape. Zoroastre, le Prophète Balaam ont un âne pour monture; dans l'antiquité il est la monture des sages et Jésus en chevauche un dans sa marche triomphale sur Jérusalem."

 

 

 

 

 

 

 

Peau_d_Ane_11"Peut-être serait-il bon avant de relire Peau d'Ane de feuilleter cet autre texte: L'âne d'or ou les métamorphoses, roman d'Apulée, ce philosophe latin d'origine africaine qui écrivait au deuxième siècle. Il y est raconté les transformations d'un certain Lucius depuis la chambre parfumée d'une prostituée de grand luxe jusqu'à l'athmosphère spirituelle d'un temple où le jeune homme se met en contemplation devant la statue de la déesse Isis. Une suite de métamorphoses accompagne l'évolution intérieure de Lucius. Celui-ci va plus loin que l'héroïne du conte de Perrault, il ne se revêt pas de la peau d'âne, il se transforme totalement en ce quadrupède et ce n'est que par l'intervention bénéfique d'Isis qu'il retrouve sa forme première."

 

 

 

 

 

Autun_Cath_drale_Saint_Lazare_31Mais revenons au conte de Perrault et au Roi propriétaire de cet âne (traduisons de cette si importante source de Sagesse, de Conseil, d'Initiation); ce Roi était nous dit le conteur "le plus grand et le plus aimé des monarques". Qui pourrait être désigné ainsi si ce n'est Dieu, oui, l'Éternel Dieu Très Haut.

 

 

 

 

 

 

Meillers__2_Mais alors, si nous avons bien reconnu Dieu en ce roi, comment ne pas reconnaitre en sa première épouse l'Humanité des temps anciens. Alors nous pouvons traduire ainsi le sens de Peau d'Ane.

L'Humanité nouvelle tente d'atteindre son plein épanouissement, chacun des appelés à cet état que certains appellent état de Rose-Croix et que l'Apôtre Paul désignait par: "la pleine stature du Christ", chacun de ces appelés doit "revêtir robe après robe", c'est à dire passer d'un enseignement à un autre jusqu'à ce qu'il soit enfin digne de revêtir la Peau d'Ane de l'Initiation absolue.

 

 

 

 

ane_vieleLe cheval symbolise la connaissance, l'âne a une mission spéciale: l'âne c'est la révélation.

Ce Maître âne, bien avant que Perrault ne le glisse dans son conte, des maîtres sculpteurs l'avaient ciselé dans la pierre tenant l'évangéliaire, comme dans la cathédrale de Strasbourg, ou jouant de la musique comme dans la cathédrale de Nantes; en chasuble ou en manteau de choeur, avec une mitre, avec une crosse, avec un rouleau, avec un livre, avec une flûte, avec une vièle, avec une trompette... Ce Maître âne est partout au lieu le plus apparent.

Étonnez-vous, étrangers au symbolisme, le bon Perrault rit dans sa barbe. Il a réussi à sauver le message asinaire en l'enveloppant dans un conte pour bambins. La Compagnie des Invisibles, la Secte des Dévots n'y ont vu que du feu et la police a laissé publier et diffuser l'histoire..."

 

 

 

 

 

Anzy_le_Duc_19Parfois, l'âne musicien joue de la lyre. Il se relève alors et se met sur deux pieds, dans une évolution du tellurique au cosmique, de l’horizontal au vertical. Il pourra maintenant montrer au pèlerin comment marcher sur le droit chemin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.gallican.org/peaudane.htm

9 octobre 2009

L'ermitage de Collias

Uz_s_084Non loin d'Uzès se trouve le village de Collias, dans la vallée du Gardon. Cette vallée compte un nombre important de grottes préhistoriques, dont la fameuse "grotte de Bayol", qui est malheureusement fermée au public, et qui abrite des peintures classées parmi les plus anciennes du monde.

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Le site de Collias est lui même très ancien: des flèches datant de l'âge du bronze et des stèles votives ont été mises à jour.  Parmi les stèles votives trouvées sous les ruines de l'Ermitage, dans une petite cour qui précède immédiatement la chapelle, l'une d'elles, datant du premier siècle, porte l'inscription "Aramoni Porticum Licina.P.F. Acceptilla Ex voto.D.S.P.F., qui peut se traduire par "Licinia Acceptilla, Fille de Publius, a élevé à ses frais, en ex-voto, cette chapelle à Aramon".

Uz_s_132Cette stèle se trouve au musée de Nîmes. Aramon, que l'on ne trouve qu'à Collias, devait être le nom d'une divinité topique puisque n'ayant rien à voir avec les dieux de Rome ou d'Athènes.(ou bien c'est Amon-Râ ? Dans ce cas, manque Ptah... La trinité, plus la déesse-mère: beau programme!)

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En grec KOLIAS est l'un des surnoms d'Aphrodite, déesse de l'Amour mais qui, pour les romains, est aussi, souvent la déesse des sources. Il se pourrait donc que ce soit la source de l'Ermitage qui soit à l'origine même du nom du village.


Uz_s_086Et non loin de Collias... l'Ermitage donc. Il n'a pas été facile de le localiser, les panneaux indicateurs inexistants ou presque... Une charmante Allemande a essayé de me renseigner. Dommage, je ne garde de mes quatre années de la langue de Goethe que peu de souvenirs...

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Bref, le sentier menant au sanctuaire fut localisé. Le chemin suit un cours d'eau venant se jeter dans le Gardon, et serpente au milieu des chênes verts. Plusieurs portes de vie durant le parcours indiquent que l'endroit doit être approché en connaissance de cause. Les lieux furent habités depuis la nuit des temps, et je ne serai pas étonnée que des gardiens aient été laissés sur place.




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Passé le pont romain, puis les escaliers en pierre sèche, nous arrivons sur les lieux. La première chose que l'on voit est un autel en plein air, adossé à une petite falaise.


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Puis ce que l'on appelle l'Ermitage, qui est en fait une grotte occupée dès le néolithique, aménagée pendant des années par les ermites qui se sont succedés. Les premiers sous l'influence de Saint Vérédème, le dernier, frère Mailhan, à la fin du XVIII ème siècle.

Uz_s_117Uz_s_123Une fresque magnifique sur la paroi nous montre un ange les mains ouvertes. Saint Michel ? Si une Dame est présente, son parèdre doit se trouver dans le coin.

 

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Enfin la chapelle Notre-Dame de Laval.  Récemment restaurée par l'Association des "Amis de l'Ermitage", elle est en fait élevée sur les bases d'un temple romain dont les vestiges et les stèles étaient encore en place en 1887.

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A l'intérieur, une inscription:

Uz_s_129"Bâtie sur l'emplacement d'un temple païen (Celtes-Gaulois-Grecs et Romains), -50 ans avant J.C., Temple dédié à Jupiter, mars, Minèrve, Aramon. Au XII ème siècle, le temple devient chapelle dédiée à la vierge."

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Un important pélerinage fut mis en place. Plus rien des fastes d'antan, le lieu est protégé par son accès difficile. Comme pour la sainte Baume, ou Rocamadour, il faut grimper longtemps, se vider le corps et l'esprit, avant de rencontrer l'âme du lieu. A l'intérieur, un bénitier porte les traces d'une croix templière, et une statue représentant la Dame ?



Uz_s_155Le nez au vent, sans connaitre son existence, je me suis retrouvée sur un socle en pierre taillée situé au dessus de l'Ermitage, sur lequel est planté une croix. Il est de construction romaine, et personne ne connait son utilité. Il était autrefois surmonté d'un petit sanctuaire dédié à Saint Etienne.

Pour que les romains aient édifié un tel ensemble cultuel dans un endroit aussi perdu, il ne fait aucun doute qu'il s'agissait d'un haut lieu sacré.

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9 septembre 2009

L'abbatiale de Cruas, la tribune monastique

Cruas_36Edifiée au milieu du XIIème siècle, sont principal but était de marquer une séparation entre le monde des clercs et celui des laïcs, conformément aux exigences de la réforme grégorienne. De plus, elle prolongeait le chœur de l’église haute réservée aux moines, l’église basse étant réservée aux fidèles.










Serrabone__38_aCette forme architecturale reste rare, puisqu’il n’existe que deux tribunes de ce type et de cette époque en France : la première en pierre calcaire à Cruas, la seconde en marbre rose se situant à Serrabone.
















Cruas_42La tribune fut préservée par les moines lors des inondations successives du Crûle grâce à un mur élevé autour de la structure, ce qui explique que pendant des siècles on a pensé qu’il s’agissait d’une seconde crypte. Lorsqu’elle fut dégagée de son carcan de pierres et de boue en 1983, elle était dans un état de conservation exceptionnel. Il n’y eut pas de travaux de restauration, seulement un nettoyage à l’éponge.







Cruas_45Le sol de la tribune est fait de dalles auto-bloquantes et démontables, afin de pouvoir ultérieurement accéder facilement aux fouilles. Les dalles plus grises nous montrent la position de l’abside de l’ancienne église carolingienne datant du Vème siècle. Les fouilles sont actuellement suspendues, mais il faut espérer que l'administration des Monuments Historiques les poursuive jusqu'à l’achèvement du programme conçu il y a plus d'un siècle par Prosper Mérimée.






Cruas_43La tribune occupe les deux dernières travées orientales de la nef centrale et s’appuie contre le mur de la crypte. Elle est composée de deux vaisseaux parallèles séparés par une file médiane de 5 colonnettes monolithes, divisés chacun en 4 petites travées carrées voûtées d’ogives construites en pierre de Cruas. Les 15 fines colonnes sont ornées de chapiteaux délicatement sculptés.







Cruas_51Les clefs de voûte sont sculptées, avec finesse et dextérité, de motifs inspirés soit de l’art carolingien comme les motifs géométriques noués d’entrelacs, soit antique (rosaces, palmettes) ou encore roman comme un lion se mordant la queue.









Cruas_47Les chapiteaux de la tribune sont travaillés au ciseau et traités selon la technique du biseau afin de faire sortir les motifs de la corbeille, témoins d'un travail réalisé par un atelier local de tailleurs, contrairement à ceux de la travée occidentale.
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Cruas_54Ils sont, en majorité, ornés de palmettes et de feuilles découpées qui prennent naissance dans l’astragale. Quelques-uns présentent un décor animalier travaillé en méplat.
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Cruas_53Le relief peu prononcé est donné par le jeu des ombres et des lumières et par la trace des outils de taille. ils sont les témoins d'un travail réalisé par un atelier local de tailleurs
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Cruas_57Deux oiseaux buvant dans un calice sont représentés sur la corbeille d’un chapiteau du fond de la tribune, sur la droite.

" Équilibre et harmonie. Bientôt, l'opposition obstinée des deux principes apparemment inconciliables sera résolue par cette réunion des deux principes symbolisés ici par ces deux oiseaux qui boivent dans la même coupe. Cette coupe représente le cœur, ce cœur qui est au centre. La connaissance du cœur est justement la connaissance libérée du mental, c'est-à-dire la connaissance directe et immédiate par identification du sujet à l'objet de connaissance.



Cruas_46Être un, c'est retrouver ce double céleste en soi. Le double en question est celui qui a pour vocation de nous faire sortir du piège de la matière où nous sommes tombés. Celui qui nous tend la main comme depuis l'au-delà et nous supplie d'avoir la force de la prendre. Il est celui qui vient radicalement de l'autre côté. Cela signifie en fait aimer, au sens le plus noble du terme.








Cruas_52Non pas exercer cette forme d'émotion que nous appelons à tort amour, et qui n'est en réalité que l'expression d'un désir, d'une peur, d'un besoin, et qui est un produit de la psyché ; mais exercer ce sentiment que les grecs appelaient “Agapè” et les latins “caritas”, cet Amour qui est tout en nous tous, qui peut tout, qui pardonne tout, parce qu'il abolit réellement la distance entre moi et Soi. Gislebertus. "







Cruas_50Au centre, deux aigles encadrent une tige cannelée portant un visage humain dont les grandes oreilles semblent entendre ce qu’ont à dire deux serpents dont les corps forment une boucle et dont les yeux sont démesurés, formant trois cercles.

L’aigle est l’animal solaire par excellence, l’image royale de l’âme s’élevant au dessus des vicissitudes de l’expérience terrestre. Il représente la maîtrise du pouvoir spirituel. Il est la connaissance. Opposé polaire du serpent, qui lui est le premier élément de l’élévation de l’âme. Que celui qui a de grandes oreilles entende… Les trois cercles des yeux du serpent font penser aux trois cercles de la tradition druidique.


Cruas_49Enfin, l’unique chapiteau à décor figuratif représente le visage d’un homme barbu avec l’inscription suivante sur le tailloir : FRATER BEOTIDUS. Une hypothèse veut que ce frère convers soit l’auteur des sculptures de la tribune. Il est représenté avec un soi-disant instrument de musique double sortant de sa bouche. Peut-être faut-il voir la parole, la connaissance du maître sculpteur. Dans ce cas, les volutes des sons sont captées par les oreilles de celui qui entend.

20 septembre 2009

Notre-Dame de Centeilles

Notre_Dame_de_Centeilles_10Le site de Centeilles est connu depuis la préhistoire. En effet, en plus des nombreux mégalithes se trouvant alentours, des haches votives et les vestiges de ce qui fut vraisemblablement un dolmen furent trouvés à proximité.






 

Notre_Dame_de_Centeilles_8Certaines pierres sur le sentier feraient même partie d'un lieu d’inhumation néolithique. Ce qui laisse penser que cet endroit fut voué au culte des morts depuis fort longtemps.






 

Notre_Dame_de_Centeilles_2Plus tard, une villa romaine s'implanta, probablement la "villa Sirana" (qui donna le nom à Siran) au Ier siècle : une mosaïque fut retrouvée. Puis il semblerait qu'une église wisigothique prit sa place.






 

Notre_Dame_de_Centeilles_15Il nous reste des traces d'un bâtiment roman, sans doute construit au Xème siècle : au cours de travaux de restauration en 1959, les vestiges figurant le contour d'une abside semi-circulaire appartenant à une construction antérieure furent découverts dans le choeur. Cette chapelle est attestée dans l’archidiocèse de Narbonne dès 1208, sous le vocable de « Beata Mariae de Sintillis ».




 

 

Notre_Dame_de_Centeilles_9La chapelle actuelle date du XIIIème siècle, avec des ajouts de la fin du XIVème et du XVème siècle (branches du transept, fresques).

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Notre_Dame_de_Centeilles_1Après la Révolution Française, l'église fut abandonnée et devint un bâtiment agricole pour loger animaux et outillage. Plusieurs propriétaires se partagèrent l'intérieur et percèrent des portes supplémentaires pour faciliter leur accès. La chapelle fut classée monument historique malgré son état désastreux en 1954 et fut réaffectée au culte.
Chaque année, on y fait une procession des Rogations le premier dimanche suivant le 15 août.



 

Notre_Dame_de_Centeilles_11L’église est posée sur une terrasse sur laquelle sont posés des vestiges de l’ancienne villa et où fut creusé le puits.

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Notre_Dame_de_Centeilles3Elle est composée d’une nef unique de trois travées couvertes d’une voûte en berceau brisé sur arcs doubleaux. La dernière travée de la nef est bordée de deux chapelles voûtées d’ogives.

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Notre_Dame_de_Centeilles_16L’abside pentagonale de même facture est plus basse. La façade occidentale est surmontée d’un clocheton. La porte de l’église ouvre sur la deuxième travée de la nef et est protégée par un porche en berceau brisé.






Notre_Dame_de_Centeilles_17Les murs de cette église étaient entièrement recouverts de peintures, inspirées d’un cycle christologique. Il nous en reste un  arbre de Jessé, une annonciation et une résurrection, saint Bruno, saint Michel terrassant le dragon, saint Jean, Marie et Marie-Madeleine devant le tombeau, et une représentation des limbes.



http://www.leminervois.com/notre-dame-de-centeilles.php

http://fr.wikipedia.org/wiki/Siran_%28H%C3%A9rault%29

22 juillet 2009

Le temple d'Auguste et de Livie

Vienne_Temple_d_Auguste_et_Livie_1La construction du temple (Longueur 23,85 m, largeur 14,25 m, hauteur 17,30 m) est attribuée au début du règne de l'empereur Auguste vers -20/-10. Le premier édifice, peut-être endommagé par le feu, fut rebâti aux deux tiers lors d'une deuxième campagne de travaux, vers l'an 40. 









Vienne_Temple_d_Auguste_et_Livie_7La partie postérieure du temple est la plus ancienne (un mur plein), petits modillons décorés, chapiteaux d'acanthe du type chardonneux. La partie antérieure possède les caractéristiques de l'époque plus tardive : acanthes plus molles.










Vienne_Temple_d_Auguste_et_Livie_2Six colonnes corinthiennes en façade et sur les côtés soutiennent l'entablement. Quelque marches mènent au vestibule puis à la loge reconstruite (la cella), qui abritait la statue de l' empereur  Auguste puis celle de Livie, déifiés après leur mort.









Vienne_Temple_d_Auguste_et_Livie_3La dédicace à l'empereur divinisé se devine par les traces de lettres en bronze sur la frise est. Dans un deuxième temps, la dédicace à Livie, l'épouse d'Auguste, fut ajoutée en dessous, sur l'architrave.










Vienne_Temple_d_Auguste_et_Livie_10Le temple du forum se trouvait au centre de l'aire sacrée, et fut un lieu de reconnaissance de la puissance impériale par la population. Les cérémonies furent célébrées par des prêtres qui seuls y avaient accès, la.population restant en contrebas du podium, sur le dallage du forum. 






Vienne_Temple_d_Auguste_et_Livie_4Le forum gallo-romain formait un vaste ensemble public, clos par des portiques à colonnades, où s'exerçaient toutes les fonctions civiques, politiques et religieuses. Autour du temple impérial, l'aire sacrée fut établie en contrebas d'un éperon rocheux aménagé dès l'époque gauloise, dominant le littoral du Rhône à l'ouest.
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Vienne_Temple_d_Auguste_et_Livie_9Le temple doit sa survie à sa transformation sans doute au Vème siècle en église paroissiale de Notre-Dame-la-Vieille, qui devint Notre-Dame-de-la-Vie. La cella fut supprimée et les entrecolonnements comblés. A la Révolution, l'église devint le club des Jacobins puis temple de la Raison. Le tribunal de paix s'y installa ensuite, avant de laisser place en 1822 au musée et à la bibliothèque. La restauration menée à partir de 1853 donna au monument son aspect actuel : la cella fut reconstruite et les adjonctions médiévales supprimées.



Vienne_Temple_d_Auguste_et_Livie_5Il est l'un des deux seuls temples romains conservés en France avec la maison carrée à Nîmes. Il fut restauré entre 1852 et 1880 : les éléments de l'église furent supprimés, la cella (chambre de la statue) et l'autel restitués.
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http://www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/vienne/fr/index.html
http://www.asso-chc.net/article.php3?id_article=121
http://www.vienne-tourisme.com/articles/le-temple-d-auguste-et-de-livie-12-1.html
http://www.culture.fr/sections/regions/rhone_alpes/organisme/JEP-ORGS160631

11 juillet 2007

La Pierre du Loup ou le Petit Bateau, ou le Dauphin

Saint_Didier_sur_Rochefort_Le_Dauphin_4Toujours sur la commune de Saint-Didier sur Rochefort, dans la Loire, se trouve la pierre du Dauphin. Cette pierre est protégée par une triple enceinte, et nous devons passer par des portes énergétiques pour y acceder.










Saint_Didier_sur_Rochefort_Le_Dauphin_5L'endroit est pourtant serein. D'aucuns y voient une tête de loup, d'autres une proue de navire, d'autres encore la tête d'un dauphin émergeant de l'eau.

Saint_Didier_sur_Rochefort_Le_Dauphin_3














Saint_Didier_sur_Rochefort_Le_Dauphin_6Toujours est-il que la pierre a la particularité, si l'on sait lui demander et bien se positionner, de donner des réponses aux questions que l'on pose.

Saint_Didier_sur_Rochefort_Le_Dauphin_2















Saint_Didier_sur_Rochefort_Le_Dauphin_1Elle travaille avec le chakra frontal, cela ne vous étonnera pas...

11 juillet 2007

La Pierre de l’Éléphant

Saint_Didier_sur_Rochefort_L__l_phant_1Située dans les bois noirs, dans la Loire, cette pierre fait partie des pierres de légende de la région. Il est vrai qu'elle est protégée par une enceinte, peut-être druidique, voire antérieure.











Saint_Didier_sur_Rochefort_L__l_phant_2Un chemin particulier nous emmène vers l'éléphante et son petit.












Saint_Didier_sur_Rochefort_L__l_phant_14Le chaos rocheux fut utilisé comme carrière de pierre, comme vous pouvez le voir sur cette photo.

















Saint_Didier_sur_Rochefort_L__l_phant_6On arrive sur le site du côté masculin, les pierres étant posées durement les une sur les autres.












Saint_Didier_sur_Rochefort_L__l_phant_9L'autre côté est nettement plus féminin. La mère protège son petit.
La légende raconte qu'il est relié à elle par son cordon ombilical.
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Saint_Didier_sur_Rochefort_L__l_phant_4L'endroit fut sûrement utilisé à des fins thérapeutiques.
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Saint_Didier_sur_Rochefort_L__l_phant_11Plus loin, un autre rocher laisse imaginer un corps féminin allongé, symbole de fécondation.












Saint_Didier_sur_Rochefort_L__l_phant_5D'autres pierres alentours nous présentent des cupules et des bassins, signe que l'endroit fut utilisé.
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8 juillet 2009

Le trilithe de Beauvoir

Saint_Julien_La_V_tre_Beauvoir_2En arrivant, nous sommes accueillis par une pierre à bassin surmontée d'une croix. Ou comment s'approprier le savoir des anciens cultes.... En fait, c'est un siège, qui devait servir à des fins thérapeutiques.
















Saint_Julien_La_V_tre_Beauvoir_4Le trilithe de Beauvoir, ou dolmen de Beauvoir, est en piteux état.
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Saint_Julien_La_V_tre_Beauvoir_6Il n'est pas entretenu, et le pauvre ne peut donner que ce qu'il a.

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Trilithe_3













Saint_Julien_La_V_tre_Beauvoir_1En fait, j'ai été plus attirée par les blocs de granite se trouvant dans le pré à vaches à côté !












Saint_Julien_La_V_tre_Beauvoir_3Nous avons quand même vu le gardien du lieu...

25 mai 2009

L'église Saint-Merry


Historique

Saint_Merry_2L'église est située à l'intersection de l'ancienne voie romaine nord/sud, l'actuelle rue Saint-Martin, et de l'axe est/ouest, les rues Saint-Antoine, de la Verrerie et Saint-Honoré. La tradition rapporte que cette partie de la rive droite fut connue depuis fort longtemps par son caractère sacré, et qu'il s'y dressaient 3 mégalithes adorés par les Gaulois.














Saint_Merry_41Au VIIème siècle, Médéricus (devenu Merri par contraction), abbé de Saint-Martin d'Autun, séjourna et mourut dans cet endroit le 29 août 700. Il revenait d'un pélerinage à Saint-Denis ( qui n’est que la version chrétienne du Dionysos grec ), et, malade, avait décidé, en compagnie de Frodulphe (saint Frou) de se retirer dans l'ermitage avoisinant l'oratoire Saint-Pierre-des-Bois où son corps fut inhumé.







Saint_Merry_10En 884, lors du dernier siège de Paris par les normands, l'évêque de Paris Gozlin fait exhumer et mettre en châsse les restes de Saint-Merri, désormais considérés comme des reliques. C'est à cette époque que saint Merri est choisi pour devenir le saint patron de la rive droite. Peu après, la chapelle fut érigée en collégiale.
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Saint_Merry_16Le culte du saint abbé fut à l'origine d'une nouvelle église Saint-Pierre-Saint-Merri sur l'initiative d'un officier royal qui défendit Paris contre les vikings, Eudes ou Odon Le Fauconnier, au Xème siècle. Même si la date exacte de construction reste hypothétique, on sait que Eudes Le Fauconnier a bel et bien existé, puisque lors de la reconstruction de l'église au XVIème siècle, on découvrit dans le vieux cimetière le squelette d'un guerrier chaussé de bottes de cuire doré, avec l'inscription: "Hic jacet vir bonae memoriae Odo Falconarius fundatur hujus ecclesiae".




Saint_Merry_42L'église fut donnée vers 1005 au chapitre de Notre-Dame et fut desservie par  7 chanoines du chapitre de la cathédrale. Surnommée "Notre-Dame la Petite", elle est ainsi l'une des quatre "filles de Notre-Dame" et la dernière subsistante aujourd'hui. Il en reste une fenêtre sur la rue Saint-Martin.  A cette époque, un cloître attenait à l'église ( rues Brisemiche et Taillepain ).







Saint_Merry_28Sous François Ier, l'accroissement de la population du quartier rendit nécessaire la reconstruction de l'église qui fut commencée en 1521 et ne fut terminée qu'en 1612. Une crypte fut ménagée à la place du caveau où se trouvait le tombeau du saint. Fermée en 1793, l’église devient une fabrique de salpêtre. De 1797 à 1801, des théophilanthropes en font le « temple du Commerce ». Elle finit par être rendue au culte catholique en 1803.
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Description

Saint_Merry_11Bien qu'elle fut faite en pleine Renaissance, elle porte tous les caractères des édifices du Moyen âge en style entièrement flamboyant, et son portail est rempli de détails élégants et très symboliques.  « Devant l'église il y avait autrefois, rapporte Sauval, une espèce de parvis qui ressentait fort la primitive église ; surtout ces deux lions qui en gardoient les deux côtés de l'entrée, étoient une auguste et terrible marque de ce saint lieu et donnoient une certaine terreur et respect aux passants ».
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Saint_Merry_30L'édifice se développe sur cinq nefs en ogive qui viennent aboutir à la croisée.  Il présente la double particularité de comporter un bas-côté supplémentaire au sud et d'avoir le même plan que Notre-Dame (le chœur étant sensiblement égal en longueur à la nef). L'hémicycle du chœur est formé de treize ogives.
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Saint_Merry_1La façade, de style gothique flamboyant, est recouverte de dais, d'arcatures, de baldaquins, de frises de feuillages et d'animaux fantastiques, notamment sur les chambranles des porches latéraux. En son centre figure un grand porche ogival. Le portail principal est percé de trois portes ogivales surmontées de crossettes et de fleurons. Les voussures sont sculptés de multiples statuettes (martyrs, anges). Sur les piédroits figurent les statues d'apôtres réalisées par les sculpteurs Louis Desprez et Joseph Brun au XIXème siècle. Son flanc nord a été dégagé en 1950 des maisons qui s'y appuyaient.










Saint_Merry_19Le clocher carré ayant été doté d'un troisième étage en 1612, a retrouvé depuis l'incendie de 1871 sa hauteur d'origine (deux étages). À gauche, on peut observer une tourelle octogonale décorée d'arcatures, surmontée d'un campanile abritant la plus ancienne cloche de Paris (1331).















Saint_Merry_8La nef à cinq travées et à voûte en ogive fut achevée en 1520. Les travées à arcades en tiers-point sont soutenues par de grands piliers à fûts multiples. Elle a la particularité de n'avoir qu'un bas côté nord, et deux bas côté sud.
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Saint_Merry_27Le chœur, achevé en 1552, est l'œuvre du maître-maçon Pierre Anglart. Sa longueur est sensiblement la même que la nef.
Une grande gloire en bois doré de 1753, agrémentée de têtes de chérubins domine le maître-autel en marbre. Celui-ci a été décoré par Karl-Henri Lehmann de panneaux sur fonds or représentant les Apôtres et des têtes d'anges représentant la Joie et la Tristesse.













Saint_Merry_40C'est par un étroit escalier de quinze marches qu'on descend dans la crypte, chapelle souterraine qui remplace celle où fut le tombeau de Saint-Merri.
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Saint_Merry_36Achevée dès 1515 sous la cinquième chapelle à gauche de la nef, elle abrite depuis 1884 la châsse contenant les reliques du saint. De plan carré, les voûtes des quatre travées retombent sur un massif pilier central dont le chapiteau est orné de grappes et de raisins. Elle abrite également la dalle funéraire de Guillaume Le Sueur (mort en 1530) et de sa femme Radegonde Budé (morte en 1522).
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Symbolique

Saint_Merry_3C'est sur la façade de Saint-merry que nous rencontrons le plus de symboles. Même si l'église fut construite après l'épisode des tours inachevées cher à Raoul Vergez, il n'en reste pas moins que les maîtres sculpteurs ont posé sous nos yeux d'étranges figures. A commencer par celle que tout le monde connait, je veux parler du Baphomet. Que de bêtises n'ont-elles pas été dites à son propos. Ce que l'on ne connait pas, on le craint. C'est ainsi que le Baphomet devint la représentation du diable, au même titre que la lame XIII des Tarots.





Saint_Merry_aCelui de Saint-merry n'est pas à proprement parler un Baphomet, représenté généralement en buste, avec les mains supportant la tête, une tonsure, des cornes, des ailes et tirant la langue. Ici, nous avons plus à faire avec une symbolique alchimique classique. Rien d'étonnant, dans ce quartier où les Templiers, Nicolas Flamel et Dame Pernelle ont déhambulé.
Il a été dit que cette figure fut faite pendant la restauration de l'église au XIXème siècle. Mais en 1870, Louis de Ronchaud, directeur de l’Ecole du Louvre, rendit un rapport dans le cadre d’une étude sur l’Inventaire général des richesses nationales et affirma que cette sculpture était d’origine, et non rajoutée en 1842.









Baphomet_006Finalement, quelle importance. Ce qui est étonnant, c'est que cette église, à la place du Christ en majesté que l'on rencontre le plus souvent sur les frontons, ou de Marie pour les églises qui lui sont consacrées, porte cette figure hermaphrodite, symbole de la Sagesse. En effet, il me semble que la meilleure traduction, parmi les nombreuses proposées, reste celle de l'étymologie arabe, « bafè,  “immersion”, et metis, “sagesse”, donc à la lettre “baptême de sagesse”, donc pas d'idole barbue mais la représentation symbolique d'une opération ésotérique apprise par les Chevaliers du Temple en Orient. »










Baphomet_003aFulcanelli nous en dit : « Baphomet vient des racines grecques Βαφεύς , teinturier, et μής , mis pour μήν , la lune ; à moins qu’on ne veuille s’adresser à μήτηρ, génitif μητρός , mère ou matrice, ce qui revient au même sens lunaire, puisque la lune est véritablement la mère ou la matrice mercurielle qui reçoit la teinture ou semence du soufre, représentant le mâle, le teinturier,-Βαφεύς – dans la génération métallique. Βαφή a le sens d’immersion et de teinture. Et l’on peut dire, sans trop divulguer, que le soufre, père et teinturier de la pierre, féconde la lune mercurielle par immersion, ce qui nous ramène au baptême symbolique de Mété exprimé encore par le mot baphomet . Celui-ci apparaît donc bien comme l’hiéroglyphe complet de la science, figurée ailleurs dans la personnalité du dieu Pan (tout, universel) image mythique de la nature en pleine activité… »

Saint_Merry_21Bernard Roger précise : « Quant au petit hermaphrodite (…) il ne saurait mieux justifier sa présence qu’au travers des acteurs du drame alchimique, parmi lesquels il trouve une ressemblance frappante avec le Rebis, être bisexué né des amours d’un vieillard et d’une jeune vierge, fixe et volatil, personnage central, polaire, principe de l’Oeuvre voué à la destruction, et dont la mort doit donner naissance au phénix, jeune roi ou pierre philosophale triomphante. Au pied de l’archivolte, de part et d’autre de la porte, un dragon ailé et un dragon aptère rappellent la nature des deux protagonistes minéraux du début des travaux. »










Saint_Merry_20Nous retrouvons d'ailleurs un autre hermaphrodite, l'escargot, sous la voussure de la façade. "L'escargot, qui sort de terre après la pluie, est un symbole de régénération cyclique, de la mort et de la renaissance. Il illustre le thème de l'éternel retour : il montre et cache ses cornes comme la lune apparaît et disparaît. Il participe du printemps humide, et ne sort de terre qu'après la pluie. Il signifie aussi la fertilité par sa spirale et le développement de la corne. Comme le coquillage, il présente aussi un symbolisme sexuel."
"Parmi les anciennes traditions encore préservées, quoique morcelées jusqu'à devenir parfois incompréhensibles, on peut trouver une référence aux cérémonies qui étaient célébrées dans l’Égypte ancienne, notamment dans le labyrinthe d’Abydos en forme d’escargot. Toutes étaient relatives au temps. L’escargot est donc un symbole du temps et l’homme qui pénétrait dans ses détours mystérieux devait passer une série d’épreuves liées au temps. À la sortie, il devait avoir, en quelque sorte, transcendé la signification du temps. Tel était le symbole attribué à l’escargot, avec sa maison sur le dos, avec son temps de petites expériences sur les épaules, mais avec la capacité de lever les yeux et les antennes au-dessus de sa tête, de son corps, au-dessus de la matière inerte et pesante."

Saint_Merry_38En tous cas, nous avons dans la crypte une belle représentation d'un acrobate, l'initié qui commence son retournement par ses jambes qui montent en direction du ciel.
















Saint_Merry_42Sur un autre pilier, peut-être le maître alchimiste, montrant ses yeux pour mieux que nous voyions, et son coeur, pour mieux que nous comprenions...











Saint_Merry_17Et nous finirons par Marcel Schwob, qui, en une étude consacrée à l’Argot français, et mentionnant le Jargon des Coquillars, précise que du temps de François Villon, le jeu de la Marelle était désigné sous le nom de saint-marry ou saint-joyeux.









Saint_Merry_29http://www.saintmerri.org/saintmerri/histoire.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Merri_(Paris)
http://nezenlair.unblog.fr/2007/04/14/saint-merri-ou-leglise-du-diable/
http://larocheauxloups.wordpress.com/2009/05/05/promenade-alchimique-dans-paris-avec-richard-khaitzine/

11 mars 2009

L'église de Saint-Martory

Saint_Martory_3Saint-Martory est un village du Comminges, habité dès la préhistoire : les grottes de la Tourasse (époque azilienne) et de Montconfort (âge du renne) ont révélé de nombreux objets travaillés, des ossements d'animaux sauvages et humains. Au cours de la période gallo romaine, Saint Martory se nommait Calagurris.

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Saint_Martory_4Le bourg historique est bâti sur la rive gauche de la Garonne au pied du front rocheux de l'Escalère, où se trouve un oppidum.  Le faubourg s'est lui développé sur la rive droite, dans la plaine alluvionnaire de la Garonne. Le nom de la ville serait issu d'un saint moine nommé Martyri vivant en Asie Mineure. Ses reliques furent placées dans l'église de Saint Martory.














Saint_Martory_5L'église fut construite entre le XIIème et le XIVème siècle, puis fut remaniée aux XVIIIème et XIXème. La façade est entourée de deux tours, le plan est roman avec chevet à abside et absidioles. Le potail, roman, date du XIIIème siècle et provient de l'abbaye de Bonnefont, dont nous retrouvons d'autres vestiges du cloître dans l'ancienne gendarmerie : colonnes géminées à chapiteaux ornés et façade de l'ancienne salle capitulaire.

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Saint_Martory_6L'intérieur, néo-gothique du XIXème siècle, possède une pietà du XVIème, volée en 2007 et retrouvée à Toulouse grâce à Interpol.
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1 juillet 2009

Aménophis IV-Akhénaton

Le_Louvre_Egypte_311Ce fragment de pilier provient d'un édifice dédié au faucon solaire, Rê-Horakhty, bâti au début de son règne à l'est du temple d'Amon à Karnak et représente le visage, aisément reconnaissable par son style, d'Aménophis IV-Akhénaton. La vaste cour de cet ensemble était entourée de portiques à piliers sculptés d'images colossales du roi se présentant dans la position dite "osiriaque" : debout, jambes jointes, bras croisés sur la poitrine et tenant dans ses mains les sceptres royaux. Ce portrait est un fragment d'un de ces piliers.












Le_Louvre_Egypte_309Les noms inscrits plusieurs fois sur le monument identifient cette image. Les hiéroglyphes contenus dans ces cartouches ne nous donnent pas le nom du roi mais celui du dieu dont il était l'image vivante sur terre et l'unique interlocuteur : "Rê-Horakhti apparu dans l'horizon en son nom de Chou qui est dans le disque".
Ce colosse représente donc, sous les traits du souverain, le dieu solaire, créateur de l'univers et fondateur de la royauté.

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1 juillet 2009

Couple égyptien

Le_Louvre_Egypte_302Malgré de nombreuses mutilations, cette statue d'un couple saisi dans l'attitude de la marche est l'un des fleurons de la statuaire privée en bois de l'Ancien Empire. Les deux personnages sont debout, côte à côte, la femme à la droite de l'homme. Beaucoup plus petite que lui, selon les conventions de l'art égyptien, la femme se tient légèrement en retrait et enlace tendrement son époux par la taille.
La famille, et surtout son élément central, le couple, occupait dans l'Égypte ancienne une place prépondérante. L'homme, le pied gauche en avant, est vêtu d'un pagne uni à bord arrondi. Le bras gauche, qui devait tenir une grande canne, est ramené sur la poitrine. Le bras droit, ballant, serre dans son poing un "rouleau". Blottie contre lui et le tenant par la taille, la femme, probablement son épouse, porte une robe moulante laissant entrevoir son corps finement sculpté. Réservées au début de l'Ancien Empire aux membres de la famille royale, les statues de couple ou de groupes familiaux se multiplient pour les particuliers au cours des 5e et 6e dynasties. Cette statue est surtout exceptionnelle car il s'agit du seul couple connu sculpté dans du bois, matériau beaucoup plus fragile que la pierre et donc moins bien conservé, daté de l'Ancien Empire. Une étude détaillée de l'ensemble montre même que l'homme et la femme sont sculptés dans le même morceau de bois d'acacia avec quelques pièces rapportées, dont l'avant-bras gauche de l'homme. Cette statue est, hélas, anépigraphe, nous privant de l'identité de ce couple. Il est probable que le socle, aujourd'hui disparu, comportait une inscription indiquant les noms des deux personnages.

1 juillet 2009

Statue de Thôt, le babouin

Le_Louvre_Egypte_240La statuette est réalisée en hématite qui est composée d'oxyde de fer. Les Egyptiens utilisaient l'hématite noire à lustre métallique pour réaliser des amulettes et des perles.
Représenté comme un ibis au plumage blanc et noir ou comme un babouin, Thot capte la lumière de la lune, dont il régit les cycles, à tel point qu'il fut surnommé « le seigneur du temps ». Un texte d'Edfou relate sa naissance : « Au sein de l'océan primordial apparut la terre émergée. Sur celle-ci, les Huit vinrent à l'existence. Ils firent apparaître un lotus d'où sortit Rê, assimilé à Shou. Puis il vint un bouton de lotus d'où émergea une naine, auxiliaire féminin nécessaire, que Rê vit et désira. De leur union naquit Thot qui créa le monde par le Verbe. »

25 avril 2009

l'église Saint-André d'Alet-les-Bains

Alet_les_Bains_1Jouxtant l'abbaye de Notre-Dame d'Aleth et l'ancienne cathédrale, se trouve l'église paroissiale Saint-André, qui date de la fin du XIVème siècle.

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Alet_Saint_Andr__1aDe style gothique méridional, elle possède un portail sculpté et des fresques bénédictines du XVIème siècle. L'abside est à 5 pans voûtée d'ogives, le clocher en forme de flèche octogonale.

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Alet_Saint_Andr__2bLes vitraux, de la forme du sceau de Salomon (étoiles à 6 branches), s’ornent des représentations des 4 évangélistes.

Pour voir la carte, cliquer ici.

1 juillet 2009

Cuve du sarcophage de Ramsès III

Le_Louvre_Egypte_278Cette cuve de granite rose en forme de cartouche abritait les cercueils emboîtés du pharaon Ramsès III. Le couvercle est aujourd'hui conservé au Fitzwilliam Museum de Cambridge. Le décor externe de la cuve présente les septième et huitième chapitres du "Livre des demeures secrètes"ou Livre de l'Am-douat, l'intérieur le premier chapitre du "Livre des Portes". Certaines parties de ces textes furent gravées de manière particulièrement négligente.
Le décor de ce bloc monolithe en forme de cartouche s'articule autour des grandes figures ailées d'Isis, aux pieds du défunt, et de Nephthys, à la tête du roi.

1 juillet 2009

La Stèle du roi Serpent

Le_Louvre_Egypte_299Cette stèle royale en calcaire est exceptionnelle par ses dimensions et la qualité d'exécution de ses éléments. C'est un document historique de toute première importance mais aussi un précieux témoin de l'usage des conventions artistiques et linguistiques remontant aux premiers pharaons de l'Egypte, à partir de 3100 av. J-C.   
La Stèle du roi Serpent doit son nom au cobra qui y est gravé au centre. Il correspond à l'un des noms officiels du souverain. Le cobra, ainsi figuré, correspond dans la langue égyptienne à l'équivalent de nos consonnes et au son "dje". C'est l'un des plus anciens exemples de hiéroglyphes monumentaux des premières dynasties égyptiennes à partir de 3100 av. J.-C.
Le cobra est inclus dans un signe rectangulaire représentant un bâtiment qui est probablement la résidence royale. Elle est représentée selon les conventions du dessin égyptien qui resteront en vigueur jusqu'à la fin de l'époque romaine. On en voit à la fois l'extérieur, un mur décoré, et l'intérieur où se trouve le nom royal. Un faucon surmonte l'ensemble. Il est l'animal sacré du dieu Horus dont le pharaon est l'incarnation sur terre. L'ensemble est à lire l'Horus "cobra". Le roi est ainsi évoqué par son nom comme successeur du dieu Horus à cette fonction au sein du palais royal. Les noms des premiers rois égyptiens sont pour la plupart connus sous cette forme. Ce nom d'Horus subsistera comme premier élément des cinq noms officiels du roi dont deux seront entourés d'un ovale caractéristique, le cartouche.
Malgré sa taille initiale de plus de deux mètres, ce monument n'était pas dressé pour être vu de loin par des visiteurs, ni pour servir de poteau indicateur. Elle a été retrouvée brisée à proximité d'une niche, dans un mur où elle devait être encastrée. Elle se trouvait à l'intérieur du caveau de l'un des plus anciens monuments funéraires égyptiens sur le site d'Abydos, lieu de sépulture des rois de la 1ère dynastie. Le nom du roi ainsi gravé dans une pierre dure pouvait ainsi, telle une doublure, permettre sa survie pour l'éternité.

27 avril 2009

Le cloître de Saint-Gaudens

Saint_Gaudens_4Sur la façade sud de la collégiale était adossé le cloître du XIIème siècle, démoli en 1810 et reconstitué en 1989 à l’aide de chapiteaux authentiques ou de moulages des chapiteaux dispersés aujourd’hui dans des collections du monde entier.
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Saint_Gaudens_27Il comporte, outre ses arcades, de splendides chapiteaux historiés, tandis que l'emplacement de l'ancien collège des chanoines est symbolisé au sol par le dallage.
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1 juillet 2009

Les naos

Naos de la statue d'Osiris

Le_Louvre_Egypte_259Ce tabernacle de pierre, ou naos, abritait la statue la plus précieuse de toutes : l'image du maître du temple, ici Osiris (règne d'Amasis (570 - 526 avant J.-C.), 26e dynastie)
Cette statue recevait un culte consistant en offrandes et rites journaliers. Toute la vie du temple s'articulait autour de ce culte. Un temple égyptien est avant tout la demeure terrestre du dieu ; l'arrière correspondait à la zone " privée " à laquelle la population n'avait pas accès. Autour du sanctuaire, plusieurs pièces étaient les entrepôts des objets précieux du culte, dont la barque sacrée qui servait aux sorties lors de certains jours de fête.
Les inscriptions nous apprennent que ce naos était destiné à une statue du dieu " Osiris de la rive ". Son temple, aujourd'hui complètement démantelé, fut découvert à Kôm el-Ahmar dans la province de Menûfiyah, à l'ouest du Delta. Sur ses parois sont représentés tous les dieux vénérés dans le temple " pour que leurs noms durent à tout jamais ". Distinguons les deux déesses au sommet du cintre qui couronne l'ouverture : Isis à gauche, son nom en hiéroglyphe en forme de trône sur la tête, et Nephthys à droite, son nom en hiéroglyphe qui signifie " la maîtresse du château " sur la tête. Chacune fait face aux noms du roi fondateur du naos, Amasis. Ces deux soeurs d'Osiris tiennent une grande place dans son histoire.







Naos de la statue d'Isis

Le_Louvre_Egypte_256Naos de la statue de la déesse Isis dans son temple de Philae, règne de Ptolémée VIII (170-116 av. J.C.), granit d’Assouan.

Ces deux naos m'ont secouée. J'ai senti une vraie énergie s'en dégageant : peut-être une forme d'égrégore ?

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1 juillet 2009

Statue du dieu Horus

Le_Louvre_Egypte_233A l'origine, cette statue en bronze du dieu Horus était recouverte de matériaux précieux, un enduit doré ou un plaquage d'or pour évoquer la chair imputrescible des dieux et des incrustations de verre ou de faïence de couleur. Ces divers agréments masquaient les assemblages des différentes parties fondues à cire perdue.  Des incrustations de pâte de verre ou de faïence de couleur remplissaient l'orbite de ses yeux, les mèches de la perruque et les plis du pagne. En l'absence de texte, c'est la facture et le style qui ont permis de dater l'œuvre de la IIIe Période Intermédiaire.   











Le_Louvre_Egypte_235Cette statue représentant le dieu Horus sous sa forme hybride d'homme à tête de faucon faisait probablement partie d'une scène à trois personnages : Horus et Thot encadrant le roi et versant sur lui la lustration purificatrice. Dans ses mains levées, Horus tenait le vase, aujourd'hui disparu, contenant l'eau du rituel.
Dans les temples, la scène était sculptée en relief sur les murs et des statues de pierre ou de métal étaient disposées pour éterniser ce rite dont le roi bénéficiait lors des fêtes de son couronnement et avant son entrée dans le sanctuaire des dieux.







Le_Louvre_Egypte_232La plastique du personnage est tout à fait représentative des canons de la Troisième Période Intermédiaire : la silhouette est puissante, fine et élancée, le buste long avec les pectoraux haut placés et la taille étroite. Il est campé, stable, sur des jambes longues à la musculature soigneusement modelée.
Durant cette époque, les bronziers égyptiens maîtrisaient avec aisance toutes les techniques de leur art. Cette statue d'Horus en est un des plus grands fleurons.

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22 juin 2009

Quelques merveilles de la peinture

Le_Louvre_14Je crois que c'est ce tableau qui m'émeut le plus de tout le musée...

Œuvre d'Henri Fantin-Latour.
















Le_Louvre_16Par contre, c'est Jonannes Vermeer dans son œuvre en général que j'admire le plus. La Dentellière, vers 1669-1670 : " une figure de jeune femme penchée sur son travail de broderie, une petite toile de dimensions si restreintes traduisent l'essence même du génie puissant et raffiné du peintre de Delft. "















Le_Louvre_17Raffaello Santi, dit Raphaël  : La Vierge à l'Enfant avec le petit saint Jean-Baptiste, 1507-1508.
Marrant comme le Baptiste est représenté souvent avec la Vierge et son fils.

















Le_Louvre_20Salai servit de modèle pour Saint Jean Baptiste. Il est peint sur une planche de noyer et mesure 69 x 57 cm. On le date en général de sa période romaine entre 1513 et 1516. Pedretti suppose même qu‘il pourrait s‘agir d‘une commande de Léon X, pape florentin. Le tableau serait donc un hommage au Saint protecteur de Florence.
Moi je trouve qu'il se fout de nous... gentiment, mais il se fout de nous ! Savoir ce qu'il nous montre, savoir ce qu'il pense vraiment !










Le_Louvre_15La Madeleine à la veilleuse de Georges de La Tour vers 1640-1645. "Georges de La Tour peignit plusieurs fois la figure de Marie Madeleine et celle-ci est une de ses œuvres les plus achevées. La jeune femme, autrefois courtisane, convertie par sa rencontre avec le Christ, est absorbée dans sa rêverie religieuse. Elle regarde, sans fixer son regard ailleurs qu'en elle-même, la lampe qui brûle devant des livres entassés, et appuie sa main sur un crâne, symbole de la vanité des choses terrestres. L'œuvre apparaît comme une réflexion simple et directe d'une jeune femme sur sa beauté éphémère et l'éternité des choses célestes. La Tour a volontairement dépouillé la jeune femme de tout accessoire afin de concentrer l'action sur l'aspect religieux de son message."
Ça, c'est la version officielle.

22 juin 2008

Vierge à l'enfant, titre inconnu

Le_Louvre_Vierge_Noire__1_Au Louvre, à côté de Notre-Dame de Baroille, se tient cette merveilleuse vierge. Elle fut acquise par le musée en 1894.
Le_Louvre_Vierge_Noire__3_
















Le_Louvre_Vierge_Noire__9_En bois de noyer, datant du deuxième quart du XIIème siècle, elle porte des restes de sa polychromie d'origine.

Le_Louvre_Vierge_Noire__8_















Le_Louvre_Vierge_Noire__6_Cette vierge est une statue reliquaire, comportant une cavité destinée à abriter des reliques.

















Le_Louvre_Vierge_Noire__10_Impossible, malgré mes efforts, de savoir d'où elle provient.... Si l'un d'entre vous peut éclairer ma lanterne ?

22 juin 2009

Notre-Dame de Baroille

Notre_Dame_de_BaroilleAu Louvre, dans l'aile du pavillon Richelieu, se tient une très belle vierge en majesté, qui ressemble fort à nos vierges noires, Notre-Dame de Baroille. Le petit hameau de Baroille se trouve dans le département de la Loire, sur la commune de Saint-Georges-de-Baroille, aux confins nord de la plaine du Forez. Dans la chapelle du XIIème, se tenait cette Vierge, pour laquelle de nombreux pèlerins se sont mis sur les routes chaque année, le 8 septembre. En 1952, faute de participants, la statue fut vendue au musée du Louvre.






Le_Louvre_Notre_Dame_de_Baroille_1Cette statue de 53 cm de haut obtenue à partir d'un moule, est faite d'un alliage à base de plomb et posée sur un support de bois.

















Le_Louvre_Notre_Dame_de_Baroille_3Plusieurs autres statuettes furent obtenues à partir du même modèle dont la plus célèbre, Notre-Dame de la Victoire, est conservée à Thuir.

D'autres, comme celle de Châteauneuf-les-Bains, dans le Puy-de-Dôme, ou celle de Barcelone, en Espagne, ont aussi la même origine.

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  • Symbolique. Voyage initiatique. Anciennes civilisations. Menhirs et dolmens, églises romanes et gothiques, cathédrales, cloitres, vierges noires et gardiens, sources, arbres, fontaines sacrées et temples. Tous les hauts-lieux énergétiques.
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