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lieux sacrés
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19 octobre 2007

San nicola de Bari, historique

Bari__128_aBari, chef-lieu des Pouilles, est né vers 1500 avant Jésus-Christ dans la région des "Peucetii", un peuple ancien de souche des "Iapigi". Jusqu' à 500 avant Jésus-Christ la ville a appartenu à la Grande Grèce, puis elle est devenue "Municipium" et par la suite une colonie romaine.
La ville s'est alliée avec Hannibal et a participé à la 2ème Guerre Punique pour se libérer de la domination de Rome, mais seulement pour une brève période.
Après la chute de l'Empire Romain, Bari subit l'invasion de la part des Barbares et en 690 après Jésus-Christ, elle est annexée au Duché de Bénévent, sous la domination des Byzantins.
En 847 l'arabe Kalfun crée l'Emirat de Bari. Cette période a été très florissante pour la ville, qui a connu une véritable expansion.

Bari_abEn 876 Basile Ier, Empereur Byzantin, fait de Bari la capitale des Pouilles dont le chef était un lieutenant et un gouverneur (Catapan). En 1009 Melo, las de l'avidité du gouvernement byzantin, se rebelle contre ce dominateur qui le contraint à se réfugier sur le Gargano, où il rencontre pour la première fois les Normands. En 1071 Robert le Guiscard conquiert la ville. Ce sont les Normands et le Pape qui grâce à l'intervention de l'Abbé Elie commencent les travaux de construction de la basilique de San Nicola.

nicola_2La basilique de San Nicola fut construite pour recueillir et honorer la dépouille du Saint dont quelques audacieux marchands de Bari s'étaient emparés en 1087. Les saintes reliques furent soustraites du tombeau de Myre en Lycie lorsque cette région tomba aux mains des Turcs. Transportées à Bari, elles furent accueillies par Elie, abbé du monastère de Saint-Benoit.




nicola_1En 1087 commencèrent donc les travaux, et l'on estime que la crypte fut terminée au bout de deux ans. Le 30 Septembre 1089, Elie, nommé évêque, put faire la translation des reliques du saint en présence du pape Urbain II et des ducs normands Roger Borsa et Bohémond. En 1105, à la mort d'Elie, les travaux n'étaient pas encore terminés. L'abbé Eustache prit le relai, et c'est sous sa surveillance qu'entre 1105 et 1123 la nef centrale fut terminée et que le maitre-autel fut érigé.
Les travaux furent interrompus durant la période du règne des normands et en raison des luttes intestines entre les parties adverses de la ville. Epargnée en 1156 durant le pillage executé par Guillaume le mauvais afin de punir l'infidélité des habitants de Bari, la basilique fut consacrée solennellement le 22 Juin 1197 en présence de Conrad, évêque de Hildesheim.

Bari__20_aPlusieurs remaniements furent effectués au cours des siècles, qui transformèrent en partie l'édifice. L'heureuse restauration de 1927 lui a restitué presque complètement son état primitif. Les plans origiaires prévoyaient 4 campaniles, dont deux seulement ont été finis.

Pour l'histoire de Saint Nicolas, voir ici.

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21 octobre 2007

L'église des saints Apôtres (Agii Apostoli Solaki)

Ath_nes__48_bCette église byzantine est l'une des plus vieilles églises de la région, ayant été construite dans le dernier quart du Xème siècle sur le site d'un ancien temple grec, le nymphaion (IIème siècle).
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Ath_nes__60_aElle est située près de l'entrée Sud de l'Agora, construite en évidence, afin de couvrir le besoin croissant de paroisses dans une ville en constante évolution.











Ath_nes__75_aElle contient un certain nombre de fresques dans l'allée centrale du XVIIème siècle, qui ont été restaurées en 1985.
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Ath_nes__67_aLe plan initial de l'église a été celui d'une croix, avec absides sur les quatre côtés et une nartex sur le côté ouest. Quatre colonnes soutenaient le dôme. L'autel et le plancher étaient en marbre.

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Ath_nes__61_aQuelques carrelages sur les murs extérieurs montrent des motifs décoratifs originaires de l'Est.
Une fois la construction initiale achevée, l'extrémité nord du narthex a été élargie de manière à ajuster une arcosole interne (suspension arquée utilisée comme un lieu d'inhumation dans une catacombe). Aucune certitude quand à la personne enterrée ici, mais elle était probablement un donateur qui, selon la tradition bizantine, se doit d'être enterré dans son église avec les membres de sa famille. Le sarcophage existe encore, il a été découvert par les archéologues travaillant à proximité de l'église.










Ath_nes__79_aOn connait 4 phases de construction.
Ath_nes__64_aLe bâtiment montre une partie supérieure bien conçue alors que l'inférieure est composée de grandes couches disposées de façon aléatoires.
Parmi les nombreux  monuments médiévaux connus pour avoir existé dans l'agora, elle est la seule qui fut conservée. L'église a été rétablie dans sa forme originale en 1954.   


Ath_nes__77_aL'église, qui fut la première grande église bizantine d'Athènes, est ouverte au public. Le 29 juin, jour de la fête des saints Pierre et Paul, une messe y est donnée. Le nom de Solaki se réfère probablement à la famille qui a parrainé la rénovation de l'église.

21 octobre 2007

L'Érechteion, historique

Ath_nes__86_aIl remplace le temple archaïque d'Athéna Polias qui fut détruit par les Perses en -480 lors des guerres médiques. Il est situé sur l'emplacement de l'Acropole primitive et regroupait certaines des reliques les plus anciennes et les plus sacrées des athéniens.
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Ath_nes__17_aC'est à cet endroit qu'eut lieu la dispute entre Athéna et Poséidon, relatée dans une légende : "alors qu'Athènes était encore un petit village, deux dieux luttaient pour le pouvoir à Athènes : Athéna, déesse de la guerre sage et juste, et Poséidon, dieu du monde marin. On raconte que pour mettre fin à la querelle, Athéna et Poséidon se livrèrent à un concours : celui qui impressionnerait le plus les habitants obtiendrait le pouvoir. Poséidon, en frappant sur un rocher avec son trident, fit jaillir une source d'eau salée. Athéna, quand à elle, offrit un olivier. Les athéniens choisirent l'olivier. C'est ainsi qu'Athéna obtint le patronnat de cette cité."



ath_nes_d2On trouvait aussi à cet emplacement le Palladium, une statue d'Athéna, consacrée par Cécrops, le roi mythique de l'Attique, et dont on croyait qu'elle était tombée du ciel, les tombes de Crécrops et d'Érechthée, une chapelle dédiée à Pandrose, la fille de Crécrops, un puits d'eau salée et l'olivier sacré d'Athéna. Il y avait une crypte dont une partie servait de cage aux serpents sacrés. Des vierges s'occupaient des serpents, qui représentaient les protecteurs de la cité. Une source sacrée, un arbre sacré, une crypte, des serpents et une vierge : on a tout bon ?

Ath_nes__18_aSon nom, qui signifie "celui qui ébranle", désigne le surnom attique de Poséidon. C'est un des rares temples grecs en forme de croix.
Sa construction fut entreprise en -420 et fut achevé entre -409 et -406. C'est le plus sacré des temples et le mieux rattaché à la mythologie. Seule la face est, le mur sud et les Caryatides s'appuient sur la grande terrasse qu'offrait l'emplacement du vieux temple, tandis que le reste du bâtiment fut construit plus bas de 3,10 m.  Tout cela afin de dégager l'autel et pour que l'attention ne soit pas toute détournée par l'immense Parthénon.  En même temps cette disposition permet au temple d'englober les lieux les plus sacrés de l'Acropole.
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Ath_nes__24_aAu VIIème siècle, l'Érechthéion fut transformé en église byzantine. Les murs intérieurs furent détruits et d'autres furent édifiés. Au cours de la période ottomane, le temple subit d'autres dommages. En 1463, il fut transformé pour loger le harem du commandant turc de l'Acropole et le portique nord fut muré. Ensuite, il fut utilisé comme magasin à poudre. Ceci marque la fin du bâtiment original. Lorsque les vénitiens combattirent les ottomans, le magasin explosa, détruisant le toit et endommageant plusieurs autres monuments situés à proximité.
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Ath_nes__41_aPlus tard, Thomas Bruce, septième comte d'Elgin et ambassadeur britannique à Constantinople, fit enlever une des caryatides ainsi que de nombreuses autres sculptures du Parthénon et la vendit au gouvernement britannique. Cette statue se trouve actuellement au British Museum. Les cinq autres Caryatides se trouvent au musée de l'Acropole, protégées de la corrosion et de la pollution. Les six statues se trouvant sur le site sont des répliques exactes de celles d'origine.

17 octobre 2007

Saint-Martin de Salles-Arbuissonas

 

Beaujolais_003aL’histoire de Salles (mot d'origine gauloise signifiant "lieu où l'on s'arrête") trouve les premières traces d’occupation dès le paléolithique (37000 à 5000 ans avant J.C.) . Des fouilles ont permis de retrouver des objets de cette époque, de l'époque gauloise puis gallo-romaine. (pointes de flèches, grattoirs, burins,  tessons décorés au peigne et les poteries non tournées, du IVème siècle avant J.C., assiette, tripode, vase, amphore, dolium du IVème siècle.

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L’église

Beaujolais_012aSaint Martin de Salles est une des plus anciennes églises du Beaujolais. Du fait de l’incendie en 1705 qui consumma les archives du prieuré de Salles, il est difficile de préciser la date exacte de sa fondation.

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Beaujolais_017aCependant, des procés verbaux d’inspecteurs religieux datés de 1260 permettent de supposer une existance bien plus reculée. Ces documents mentionnent plusieurs batiments qui menacaient alors de ruine. L’église avait été construite sur le flanc d’un coteau ce qui avait pour effet d’obtenir une pente importante depuis la porte principale jusqu’au choeur. A la fin du XIXème siècle, quelques marches à l’entrée ont été ajoutées pour amoindrir la pente qui reste cependant visible.

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Beaujolais_079L’influence clunisienne se traduit par un chevet à trois absides greffées sur un transept débordant.











La façade

Beaujolais_009aElle présente une porte en plein cintre de style roman clunisien, encadrée par des pilastres et des colonnettes sobres. les petites arcatures en saillie et les chapiteaux des deux piliers révèlent une influence byzantine et vénitienne.

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Le clocher

Beaujolais_072Il comporte trois étages : le premier est nu, sur chaque face du second s’ouvre une fenêtre en plein cintre sous un fronton triangulaire, au troisième quatre baies sont séparées par des colonnettes.

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Le portail

Beaujolais_020aIl est fait en pierres dorées et date du XIIème siècle. Il est percé dans un pignon encadré de pilastres et de colonnes surmontés de chapiteaux à feuillage. Il a été abimé pendant la révolution.

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17 octobre 2007

Sainte-Thérence

Sainte_Therence__15_Sainte Thérence était une humble bergère qui vécut au début du VIème siècle. Un jour qu'elle traversait à gué pour rejoindre l'ermite Saint Marien, un orage provoqua une crue soudaine. Alors qu'elle se noyait, la voix de Dieu arreta les flots. Pour remercier le seigneur, elle conçut le projet de construire une chapelle.

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Sainte_Therence__3_En gardant son troupeau, elle ramassait les pierres le jour, en remplissait un chariot tiré par son âne et les emportait au maçon le soir en rentrant à la ferme. Un matin, un ours les surptit et égorgea le pauvre âne. Thérence se fâcha, pris l'ours par les oreilles et l'attela à la charette. L'ours remplaça l'âne... Le soir venu, Thérence le libéra et à sa grande surprise, trouva son âne devant sa porte.
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Sainte_Therence__6_Quand la sainte mourut, conformément à sa volonté, son corps fut confié à un chariot attelé par des boeufs, pour qu'elle soit enterrée là où ils s'arreteraient. Ils tombèrent à genoux en un lieu qui devint Sainte-Thérence.
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Sainte_Therence__1_Dans l'axe de l'église, la tombe de la sainte se présente sous forme d'une plaque de granit posée sur deux colonettes. Les gens désireux de calmer les convulsions de leurs enfants vont gratter la pierre, la mettent dans une infusion qu'ils filtrent avant de loa faire boire à l'enfant.









Sainte_TherenceSainte Thérence est représentée dans l'église du XIIème siècle, le pied gauche sur un dragon qui la regarde d'un air soumis. Elle rapelle sa légende la montrant dominant, avec l'aide de Dieu, les forces primordiales issues de la terre.
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17 octobre 2007

L'église Sainte-Germaine et Saint-Pardoux d'Arfeuilles

Arfeuilles__3_aIl existe une importante présence mégalithique et druidique à Arfeuilles et dans la région ( le rez Gailles, le rez Murceint, le rez des Ecoliers). Ce fut un lieu de passage, ou les celtes, puis les gallo-romains, vinrent s'installer. Le culte à la déesse-mère c'est continué avec la présence d'une vierge noire, Notre-Dame d'Arfeuilles ("Arfolia" en 1337), qui possédait la propriété de faire revivre les enfants morts-nés sans baptême, et de faire tomber la pluie en cas de sécheresse. En cas de calamité, la statue était portée en procession jusqu’à la croix du Verger. Les actions miraculeuses sont alors attribuées à Notre-Dame et sont transmises par la tradition.
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Arfeuilles__6_aOn pense que c'est au cours du XIIème siècle que les moines de l'ordre de Cluny, déjà installés à Châtel-Montagne, vinrent s'établir à Arfeuilles où ils fondèrent une petite communauté dans des bâtiments situés face au côté gauche de l'église actuelle. L'église fut dédiée à Saint Pardoux.









Arfeuilles__16_aAvant la Révolution, des pèlerins venaient de Châtel-Montagne, Châtelus, Isserpent, Laprugne, Le Breuil, Saint-Pierre-Laval et des lisères du Forez, jusqu’à Saint-Just-en-Chevalet. Après la Révolution la statue de la vierge, d'abord cachée par un cordonnier dans un cellier, fut replacée dans l'église. Le 15 août devint la fête patronale de l’agglomération.








Arfeuilles__14_aL'église actuelle a été construite en 1870 par l’architecte Michaud, de Roanne, selon un style gothique. Elle comporte une nef flanquée de bas-côtés et un clocher de façade carré, à flèche de charpente. Une travée droite précède l’abside à trois pans élevée en 1883.  Il ne reste de l'ancienne église romane qu'un bénitier, du XIIème siècle...

17 octobre 2007

Beaune-d'Allier

Beaune_d_Allier__9_Beaune-d'Allier vient de Belna, (cité sous le nom de Belna en 1394) du nom de Belenos (dieu gaulois), emplacement certain d'un temple à Bélénos et Minerve sur une source à l'emplacement de la chapelle Saint-Porcien.










Beaune_d_Allier__10_aL'église Saint-Aignan  a perdu au fil des siècles son aspect primitif (style roman auvergnat). Elle date du XIIème siècle pour la nef, des agrandissements ont eu lieu aux XVIème siècle et au XIXème siècle.
La fontaine Saint-Aignan est également une source sacrée gauloise christianisée qui guérissait les maladies oculaires.
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Beaune_d_Allier__11_aAignan naquit dans  une noble famille chrétienne, réfugiée à Vienne. Jeune, il se fit ermite dans une grotte de la région, puis il se plaça sous la conduite de Saint Euverte, évêque d'Orléans. Il fut abbé du monastère de Saint-Laurent-des-Orgerils puis succéda à Saint Euverte en 391. Il sauva sa ville assiégée par les Huns d'Attila. Beaucoup de miracles furent faits en son nom.

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Beaune_d_Allier__4_En arrivant sur Beaune, dans un champ longeant la route, une porte de vie m'attendait. Un peu plus loin, un alignement mégalithique m'a sauté aux yeux. Il n'est répertorié nulle part...

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17 octobre 2007

Eglise de la Sainte Trinité d'Autry-Issard

Autry_IssardAutry-Issard fait partie du chemin de Saint-Jacques en Bourbonnais, qui a été repensé il y a peu de temps. Un tracé a été établi suivant des recherches approfondies et a été élaboré afin de proposer au pèlerin du chemin de Saint Jacques en Bourbonnais le plus grand nombre de repères jacquaires, de points forts de l'art roman, une ligne relativement droite et un paysage rural intact, ainsi que des possibilités d’hébergement. Il est difficile de retrouver le chemin véritable, mais la liste suivante s'en rapproche surement :





Autry_Issard__35_a1) Le Veurdre - Agonges (en passant par St. Léopardin d’Augy, Aubigny, Bagneux)
2) Agonges – Souvigny (St. Menoux, Autry-Issard)
3) Souvigny – Châtel de Neuvre (Coulandon, Besson, Chemilly)
4) Châtel de Neuvre – Chantelle (Monetay s. Allier, Contigny, Verneuil, Saulcet, Louchy-Montfond, Cesset, Fleuriel, Deneuille les Chantelle)
5) Chantelle – Ebreuil (Taxat-Sénat, Charroux, St. Bonnet de Rochefort, Vicq, Ebreuil)




Autry_Issard__37_aLe tracé se poursuit dans le Puy de Dôme en passant par Combronde et Mozac/Riom, pour arriver à Clermont-Ferrand.

Il est fait référence à Autry-Issard de la découverte en 1909 d'une vierge en majesté en mauvais état dans l'abside du prieuré de Saint-Maurice, qui serait probablement une ancienne vierge noire.







Autry_Issard__1_aLe sanctuaire d'Autry-Issard est coiffé d'une tour-clocher carrée à deux érages qui est l'une des plus belles du Bourbonnais. L'influence auvergnate est ici évidente.
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Le portail

Autry_Issard__2_aLa porte principale, en plein cintre, s'ouvre dans un avant-corps de maçonnerie à deux remapants. elle est sertie d'un boudin continu et d'une archivolte à billette portée sur des colonnes monolithiques.
Deux larges pilastres cannelés l'accostent, aux chapiteaux ornés de rinceaux et d'oiseaux buvant au même calice. Le linteau en bâtière, reposant sur deux colonnes engagées dans les montants, représente une gloire en amande bordée de perles, contenant jadis un Christ bénissant, et soutenu par deux archanges, Michel et Raphaël. De chaque côté pendent des lampes sous des arcades à fond de damiers et d'imbrications.




Autry_Issard__4_aUn petit dais en forme d'arc en mitre abrite la gloire. On y lit l'inscription "PENAS REDDO PRAEMIA DONC BONIS", rappelant que le Christ est aussi juge et souverain. On lit aussi les noms des archanges, et sur le linteau : "CUNCTA DEUS FECI HOMO FACTUS CUNCTA REFECTI", une phrase qui souligne l'identité de l'oeuvre divine et de celle de deiu fait homme, avec, particularité remarquable, la signature de l'artiste : "NATALIS ME FE(CIT)", Noël m'a fait.






Le tableau primitif

Autry_Issard__23_aCette peinture de l'école flamande de la fin du XVème siècle est un tableau votif, comme certaines familles aimaient en offrir à leur église paroissiale. Suivant l'usage du temps, c'est une descente de croix qui figure au centre de la scène. On y retrouve à droite Saint Jean et à gauche Marie-madeleine. Un donateur est derrière Saint Jean, suivi de sa fille et de sa femme, et à gauche, le second donnateur suivi de sa femme et de ses quatre enfants. On ignore encore le nom du peintre et ceux des donnateurs.






Les chapiteaux

Autry_Issard__5_aIls sont très parlants, et l'on retrouve les thèmes chers aux imagiers du moyen-âge : les deux oiseaux buvant au même calice, les figures humaines sortant des rinceaux, les figures géométriques formées par les feuillages. Tout ceci nous apprends la symbolique, et nous montre comment les énergies passent dans l'église.
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L'autel

Autry_Issard__30_aIl a la particularité de représenter Moïse avec des cornes.
" Les commentaires et d’autres études expliquent souvent que toute cette idée de cornes est exclusivement liée à une mauvaise interprétation du texte hébreu. Mais ceci n’est pas vraiment sûr. Il me semble, au contraire, que le récit hébreu joue sur l’ambiguïté: le verbe «qaran» peut en effet signifier «rayon-ner» ou «être cornu». Donc pour un auditeur hébreu    les deux significations se mélangent.


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La sensibilité à cette ambiguïté se retrouve notamment chez Marc Chagall,   qui présente les «cornes» de Moïse comme des rayons lumineux. Les cornes symbolisent la force et sont souvent des attributs divins. Mais dans le contexte du récit du veau d’or, il y a peut-être un sens encore plus profond. Le peuple voulait un dieu visible; ce faisant il a provoqué la «transgression originelle d’Israël» et la destruction de cette image. Au moment de l’alliance renouvelée, Moïse apparaît avec des «cornes».

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A-t-il pris la place du taureau? D’une certaine façon, c’est le cas, puisqu’il est, lui, le médiateur visible entre Yahvé et Israël. Il n’est certes pas la représentation du Dieu d’Israël, mais il demeure définitivement son meilleur représentant. Ainsi,les cornes expriment le statut tout à fait particulier de Moïse. Ce faisant, l’auteur d’Ex 34,29 fait preuve d’une grande audace puisqu’il transpose des attributs du divin sur un homme."

http://www.evangile-et-liberte.net/elements/numeros/190/article8.html

17 octobre 2007

L'église Saint-Denis de Deux-Chaises

Deux_Chaises__3_aL'église est romane et date des XIème et XIIème siècles. La paroisse de Deux-Chaises appartenait autrefois au diocèse de Bourges. L'église a appartenu à l'abbaye Saint-Denis près de Paris, puis elle est passée dans les possessions de celle de la Chapelaude près de Montluçon, et enfin de celle du Montet.

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Deux_Chaises__7_aElle se compose d'une nef centrale flanquée de deux collatéraux étroits, d'une abside, précédée d'une longue travée droite, comme les deux absidioles.
Son clocher est à base carrée. La flèche est couverte en essence de châtaigner, alors que la nef a reçu une couverture en tuiles canal.








Deux_Chaises__9_aLe puits est toujours présent, à côté de la façade sud. Il est encore possible d'aller y puiser de l'eau, à l'aide d'un seau laissé à disposition. Sur la façade nord, les sculptures en forme de fleurs annoncent les étapes du grand-oeuvre.
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Du côté sud de l'entrée du choeur, un petit édicule remonté datant de la renaissance, imitant les stèles gallo-romaines, qui témoigne de l'influence antique dans la région. On trouve non loin la fontaine Saint-Denis, que l'on implorait pour la pluie.

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17 octobre 2007

Dolmen de la Crousette à Roffiac

Le dolmen se situe sur la commune de Roffiac, près de Védernat.

lozere_200Il est  orienté Est-Ouest et le tertre qui le recouvrait dans son dispositif originel a disparu : ne subsiste qu’une partie de la superstructure.
Il s’agit de deux supports (orthostate), au Sud, (1,50m x 0,95m x 0,35m) et au Nord (1,40m x 1m x 0,20m) et de la dalle de couverture (1,8m x 1,30m x 0,50m) réalisés à partir des affleurements de basalte doléritique (type Bouzentés) présents sur le secteur. Il a été restauré en août 2003
Le dolmen de la Crousette est le témoin majeur de la vie d’il y a 5 000 ans.

lozere_208La restauration de ce dolmen a consisté notamment en la reconstitution de la chambre mégalithique, composée de deux orthostates menaçant de s’écrouler, et sur lesquels reposait une table, mais de manière instable. Pour ce faire, il a été procédé dans un premier temps à des fouilles archéologiques et des sondages, afin de comprendre la position initiale des orthostates. Cette opération a permis la découverte d’un mobilier : éléments de poterie hétérogènes, des objets lithiques et des fragments de diaphyse d’os.

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Il occupe une position géographique intéressante, à l'extrémité d'un éperon rocheux surplombant Roffiac. Il est aussi entouré de bois de pins, ce qui ajoute à son charme...

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Sur le chemin menant au dolmen, une croix nous rappelle que le christianisme est aussi passé par là.

17 octobre 2007

Le Brethon d'Allier

Le_Brethon__9_aOn trouve tout autour du village de nombreuses sources recélant des traces d'anciens cultes païens: la font Pissoire, qui guérissait les maladies de la vessie, la font des Andars, qui guérissait les maladies de peau, Saint-Mayeul, où l'on appelait la pluie, la font du Tonneau, oracle, donc vraisemblablement dédiée à Apollon, les Autais.














Le_Brethon__7_aLà se trouvaient de nombreux ateliers gallo-romains, dans des clairières nouvellement défrichées de la forêt de Tronçais.
Sur la D 110, vers Le Vilhain, aux Autais, se trouve près de l'oratoire de Ste-madeleine un menhir de 2 m de hauteur.

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17 octobre 2007

La pierre Chevriau du Vilhain

Le_Vilhain__9_aLa pierre Chevriau du Vilhain est un menhir. Haute de 4,56 m, large de 1,48 m, elle était auparavant couchée en bordure de la route du Vilhain à Hérisson, près d'un point de vue. Elle a été relevée en 1985 et placée sur la place de l'église du Vilhain.















Le_Vilhain__3_aL'abbé Charles-Antoine-Marie Bordelle, ancien curé du Vilhain dans la seconde moitié du 19 ème siècle écrivait à propos de cette pierre : "le dessus n'est pas tout à fait plat; il y a comme des espèces d'élévations graduées, qui ont dû être faites exprès, pour faire couler le sang des victimes. Elle a toujours porté le nom de Pierre Chevriau ou Chevau, il est probable qu'elle a conservé le nom des victimes qu'on immolait le plus souvent : les chevreaux et les chevaux"...
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17 septembre 2007

L'entrée du sanctuaire


La plateforme

Glanum__64_aIl y eut d'abord un temple, au IIème siècle avant notre ère, tourné vers le sanctuaire du ravin. Son plan au sol assez mal conservé, peut pourtant être restitué sans problème. On connaît mal les édifices qui séparaient ce petit temple toscan du sanctuaire de la source.









Glanum__78_aDes traces révèlent cependant la présence à une trentaine de mètres du temple d'un bâtiment organisé autour d'une cour rectangulaire entourée de portiques, précédant un puits. C'est celui-ci qui retiendra notre attention, à cause d'une étonnante longévité (du début du IIème siècle avant notre ère au début du Ier siècle) et de la place centrale qu'il occupe dans tous les programmes monumentaux qui se sont succèdés en ce secteur.







Glanum__79_aAu pied du temple toscan était creusé un escalier tortueux, qui ne comporte pas moins de trois volées et deux coudes, et conduit huit mètres plus bas à l'eau d'un puits sacré de trois mètres de diamètre. Le couloir (dromos) était couvert de dalles et le puits probablement surmonté d'un édicule, car c'est sur lui que s'orientait et ouvrait ses portes un nouvel édifice, vaste et somptueux, remplaçant l'ancien bâtiment à péristyle rectangulaire dont il remploie de nombreux éléments.




Glanum__77_aLe puits entouré d'un bassin dallé peu profond, est abrité au centre du portique sud où il se trouve en liaison optique avec le puits à dromos, grâce à la large porte du portique nord. Dans les pièces sud se trouvait un autre petit bassin et des aires dallées. Dans l'angle sud-ouest, une fontaine circulaire ouvrait sur la rue qui bordait le bâtiment.










Les temples géminés de Glanum

Glanum__8_Ces deux édifices romains sont ainsi nommés à cause de leur ressemblance. Ils ont été élevés entre 30 et 20 avant notre ère. Une partie de la façade du plus petit a été reconstruite en 1992.
















Glanum__70_aOn a découvert dans ces lieux les portraits en marbre de Livie et Octavie, l’épouse et la sœur de l’empereur Auguste. On suppose donc que ces deux bâtiments étaient des sanctuaires voués à leur culte. En face de ce monument une fontaine, de forme semi-circulaire, date de l'époque héllenistique.
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17 octobre 2007

Les pierres d'Hyds

Hyds__13_aCe site celtique, sur le passage d'une voie romaine, devrait son nom au culte d'Isis. Il s'appelait au Moyen Age Ids, contraction de "Isidis".
Se situant au dessus du confluant de l’œil et du ruisseau du Cluzeau, il était un site de surveillance des anciennes voies menant en Auvergne, mais surtout la voie importante de Montluçon à Colombier.








Mégalithes des Pierres-Fougères

Hyds__8_al'ensemble, sur la D 156 entre Hyds et Montvicq : à droite de la route (à 800 m au Nord d'Hyds), bordant un champ embroussaillé et surélevé : "Les Pierres Fougères", grosse pierre ronde de 7 m de hauteur et 8 m de diamètre reposant sur deux piliers taillés.
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17 octobre 2007

Le dolmen de la Pierre Luteau à Ruan

Dolmen_de_la_Pierre_Luteau_6Ruan, dont le nom signifie "Rue" en bas latin, s'est appelé  "Ruata" en 870. Il y fut découvert une ancienne villa gallo-romaine. Ce village possède une église du XIIème siècle, Saint-Félix.










Dolmen_de_la_Pierre_Luteau_5Mais son passé remonte à bien plus loin puisque l'on retrouve un dolmen, la Pierre Luteau, niché au milieu des champs, au lieu-dit "le Montant". Il est propriété de la commune et a été inscrit aux monuments historiques en 1992.










Dolmen_de_la_Pierre_Luteau_4Il a bien souffert, mais reste un témoin assez rare de l'époque néolithique dans la Beauce orléanaise.

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Dolmen_de_la_Pierre_Luteau_2De nombreuses légendes s'y rattachent, colportées par la tradition populaire, et les gens du coin parlent de lui comme d'un monument "druidique"...
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17 octobre 2007

La pierre Godon, à Tillay-le-Peneux

La_pierre_Godon__13Tillay-le-Peneux est une commune du canton d'Orgères-en-Beauce. Mentionné sous le nom de Tilietum-Pagani, Tilletum en 1198, Teillay-le-Pesneux en 1629. Le nom provient du tilleul, arbre présent sur le territoire de la commune depuis fort longtemps.
Près du lieu-dit de Soignoles se trouve le dolmen dit de la pierre Godon. Des fouilles y furent réalisées par Guy Richard, du service régional de l'Archéologie d'Orléans. Elles amenèrent son classement au titre des monuments historiques en 1979.

Lors des fouilles, une cinquantaine d'individus furent retrouvés (30 adultes et de 12 enfants). Selon une datation au carbone 14, ils furent enterrés entre -3400 et -3000 avant J.-C.







La_pierre_Godon__7Sur le plan architectural, 5 pierres en calcaire ou en meulière, verticales à l'origine délimitaient l'espace où étaient déposés les morts. Une petite dalle en couverture en meulière de 2,3 m sur 2,2m recouvrait et déterminait ainsi la chambre funéraire.










La_pierre_Godon__9Outre les restes humains, dents et fragments osseux, le sédiments de la chambre refermait quelques petits objets en silex taillé ou en os et de rares fragments de poterie. Un mobilier qui permet de préciser deux périodes d'utilisation du sépulcre. La première à la fin du Néolithique moyen s'est achevée par l'effondrement partiel de la dalle de couverture sur le sol de la chambre funéraire. Cet événement qui était peut-être naturel fut sur d'autres sites fouillés provoqué par les derniers utilisateurs du sépulcre.
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La_pierre_Godon__6Pendant la seconde période d'utilisation, au Néolithique final, d'autres morts sont déposés dans le fond de la chambre après avoir été introduits verticalement. Une analyse pollinique du sédiment contenu dans un crâne donne quelques informations sur l'environnement du mégalithe à l'époque des inhumation notamment l'existence de champs de blé assez éloigné mais révélateur d'une activité agricole ainsi que la présence de tilleuls qui perdurera jusqu'à l'époque moderne comme en témoigne le nom de la commune.

Ce monument fut sauvé in extremis de la destruction en 1975.

http://www.intensite.net/articles.php?lng=fr&pg=3342

9 septembre 2007

L’église Notre Dame des Sablons

Aigues_Mortes__40_La première église faite de bois et de roseaux placée sous le vocable de " Beata Maria de Sabulo ", en référence probablement aux marécages sablonneux dont était entourée la cité, date de 1183.










Aigues_Mortes__1_aElle est réédifiée en pierre et en style ogival en 1246, vraisemblablement avant les remparts. En 1293, la chapelle est dédiée à Saint Antoine.
Aigues_Mortes_aElle est livrée au culte en 1248, puisque les anciennes chroniques nous apprennent que Saint Louis est venu s’agenouiller dans l’église paroissiale, avant son départ pour la septième croisade.








Aigues_Mortes__7_aErigée collégiale en 1537, elle fut saccagée par les protestants en 1575, son clocher s'écroule. Elle reste fermée de 1738 à 1744, date à laquelle des restaurations sont entreprises : élévation de la tour carrée de l'horloge et changement d'orientation, le sanctuaire prenant la place du narthex.
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Aigues_Mortes__10_aElle devint successivement sous la Révolution, temple de la Raison, caserne (sous la terreur,à cause du grand nombre de soldats, on avait construit dans les chapelles latérales des cheminées pour la cuisine), magasin pour les grains et enfin entrepot de sel.
Elle fut rendue au culte en 1804 et restaurée de 1964 à 1967.








Aigues_Mortes__2_aUne plaque mémoriale adossée au mur Ouest nous retrace l'épopée des croisades : "A la mémoire de Saint Louis et de ses chevaliers qui reçurent la croix en cette église des mains des cardinaux-légats E. De Châteauroux et R. De Cheypières pour la VIIème croisade le 25 Août 1248 et la VIIIème croisade le 1er Juillet 1270. Aigues-Moertes reconnaissante de son royal fondateur à jamais bénira l'immortel souvenir."

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Aigues_Mortes__26_aL'actuel maitre-autel provient de l'antique abbaye de Psalmody. Ainsi, à travers les siècles, les heurts de l'histoire et les civilisations, il apparait comme un signe de permanence .




Aigues_Mortes__27_aAprès ma visite, un mariage. Les gardians étaient présents afin d'honorer les mariés...

31 août 2007

La chapelle Saint-Pierre

Montmajour_ermitage_26aAutrement appelée ermitage, on y accède par une porte du XIVème siècle percée dans le mur d'enceinte et gardée par un saint Pierre tenant une clef.

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Montmajour_ermitage_007a"La petite église souterraine de Montmajour fut l'asile de saint Trophime et de saint Césaire. Ces quarante-cinq marches que l'on descend, des héros, des saints, des princes les ont descendues ; Charlemagne les descendit aussi avec ses douze pairs, quand il vint s'agenouiller dans ce sanctuaire dont les murs ont tant d'éloquence. Cette caverne naturelle, avec sa nef de trois ou quatre arceaux uniformes, son long corridor étroit et sombre, qui se termine par une grotte allongée, est une des plus belles pages de l'histoire du christianisme." (D'après « Revue de l'Agenais » paru en 1875)



Montmajour_ermitage_009aOn y pénètre par un vestibule voûté en berceau constituant une sorte de narthex. Deux niches plein cintre sont taillées dans le roc.
L'église comprend deux nefs. Celle du nord est creusée dans le roc. La seconde nef est voûtée en plein cintre et comprend une nef proprement dite, une travée de choeur et une abside. Au sud, de grandes arcades retombent sur des colonnes à chapiteaux. Ces colonnes sont toutes des remplois (romains). Au nord, les arcatures retombent sur des piliers carrés.










Montmajour_ermitage_010aLes chapiteaux ont en commun des rosaces, des corbeilles végétales, des astragales au ruban de dents-de-loup, qui évoquent le cloître de Saint-Philibert de Tournus. Ce qui place la construction entre 1030 et 1050.
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Montmajour_ermitage_008aUn étroit passage conduit à une sorte de grotte naturelle où la tradition médiévale voyait les cellules des premiers moines.

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30 avril 2007

Notre-Dame Auxiliatrice d'Ebreuil

Ebreuil_zaDeux vierges sont présente à Ebreuil : l'une d'entre-elles se trouve à l'extérieur et date du XVIème siècle. Cette statue est en lave de Volvic. Une inscription est gravée sur son socle.
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Ebreuil__24_aL'autre est une vierge noire en bois doré du XIIème siècle. Sa figure n'est pas de couleur noire, mais elle en a tous les attributs.

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Malheureusement, son histoire nous est inconnue. Donc point de légendes ni de miracles, ni de provenance. Il ne nous reste que son nom : Notre-Dame Auxiliatrice...
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25 avril 2007

Chapelle Notre-Dame De La Ronde de Chazeuil

Chazeuil__2_aSur un monticule qui longe l'Allier et le chemin de fer, à quelques pas du château de Chazeuil, sélève l'antique chappelle de la Ronde, datant du XIème siècle. Une légende s'y rattache : une statue de la vierge apparait tout d'abord d'abord dans l'église d'Agonges près de Souvigny.









Chazeuil__5_aUn jour, les habitants voulurent la remplacer par une statue plus élégante, et la première fut reléguée dans un coin obscur. Le lendemain, l'antique image de Marie avait repris son trône d'honneur, tandis que la nouvelle statue gisait à terre. Le sacristain rétablit l'une et l'autre en leur place, enfermant la première statue dans une armoire de la sacristie.
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Chazeuil__6_aCette fois encore la vierge déjoua le projet des hommes et alla se réfugier dans le creux d'un ormeau que l'on voit encore aujourd'hui. Un berger la découvrit en cet endroit, et bientôt les fidèles la réinstallèrent dans l'église d'Agonges, à la place qu'elle occupait jadis. Mais la Madone disparut encore, et cette fois, sans retour, du pays d'Agonges, pour reparaitre bien plus tard sur la colline de la Ronde près du château de Chazeuil.







Chazeuil__11_aD'épouvantables fléaux désolèrent alors cette contrée inhospitalière. Le désepoir était à son comble, quand un jour on apprit qu'un pâtre de la fôret de Briailles, près de Saint Pourçain, à sept ou huit lieues de là, avait trouvé une statue de la Sainte Vierge au milieu des épines. Les habitants de Chazeuil s'empressèrent de lui bâtir une chapelle sur le monticule de la Ronde, et ceux d'Agonges, repentants, vinrent tous les ans, pendant de longs siècle, lui faire amende honorable. 












Chazeuil_Notre_dame_de_la_Ronde_aLa statue miraculeuse fut cachée pendant la révolution, et rapportée plus tard à sa chapelle. En 1866, M. le Comte de Montagnac, propriétaire du château de chazeuil, prit l'initiative d'une restauration complète. Tous les ans, le lundi de Pâques, ainsi que le premier dimanche d'Octobre, les fidèles s'y rendent très nombreux.

La statue est une vierge en majesté en bois marouflé, polychrome, de 76 cm de hauteur. La robe de la vierge est verte, celle de l'enfant rouge. Elle est datée du XIIème siècle.

Pour voir la carte, cliquez ici.

12 septembre 2007

L'église des Saintes-Maries-de-la-Mer

L'église

Saintes_Maries_de_la_Mer__31_aVue de l'extérieur, l'église ressemble à une forteresse. En effet, Les Saintes-Maries-de-la-Mer sont la porte de la Camargue et de la Provence, à la merci des pillards et tête de pont pour les envahisseurs. En cas de siège, l'église protégeait les reliques, mais aussi la population locale qu'elle accueillait. Un puits d'eau douce à l'intérieur permettait aux assiégés de survivre.


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En faisant le tour extérieur de l'église, on peut voir l'architecture de forteresse : les créneaux, derrière lesquels court un chemin de ronde sur encorbellement, la parcimonie des ouvertures, le donjon. Le clocher à peigne a été agrandi pour accueillir la 5ème cloche.
Sur la face Sud, la porte des lions est murée. Les lions proviennent probablement d'un ancien temple païen.









Saintes_Maries_de_la_Mer__75_Le chœur et l’abside sont surmontés par un donjon en hémicycle qui renferme l’ancienne salle du corps de garde appelée "chapelle haute". L'abside est ornée de lésènes et de bandes lombardes et présente la fenêtre du choeur décorée par deux colonnettes. L'entrée de la terrasse se trouve sur le donjon. L'entrée habituelle de l'église se fait par une petite porte surmontée de la croix de Camargue.

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L'intérieur


Saintes_Maries_de_la_Mer__32_aNous sommes dans la pénombre. Une impression de force et d'équilibre. Tout est dépouillé : pas de chapelles latérales.  La succession des piliers, la voûte romane du XIIème siècle en berceau brisé, orientent les regards vers le choeur.









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Saintes_Maries_de_la_Mer__63_L'église est de dimension très humaine : longueur 40m, hauteur 15m, largeur 9m.
La fenêtre-porte, au dessus de l'arc du choeur, donne sur la chapelle haute où sont conservées les châsses avec les reliques des saintes Maries. 







Saintes_Maries_de_la_Mer__64_Le portail Ouest a été percé au XIXème siècle pour faciliter le passage des pélerins. L'accès muré de la porte aux lions fut transformé en vitrine pour les ex-voto. Le plus ancien date de 1591. Cette vitrine comporte aussi le parchemin de 1448 relatant les fouilles et la découverte des reliques. Le bras avec des reliques des saintes, utilisé pour bénir, est en double exemplaire : le premier ayant été volé, on en a refait un second, puis retrouvé le premier.
Le puits d'eau douce est caractéristique d'une église fortifiée. Il est relié à la nappe phréatique.









Saintes_Maries_de_la_Mer__57_aSelon la tradition, la crypte fut la demeure des saintes Maries. Elle fut aménagée par le roi René, comte de Provence, au XVème siècle. A cette occasion, on retrouva les corps que l'on identifia comme étant les reliques des saintes.










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Au fond de la crypte, la statue de sainte Sara, patronne des gitans. Elle est vêtue de manteaux multicolores et ornée de bijoux. Chaque famille de gitans se fait un honneur de la vêtir. Au fond de la crypte, on peut voir un autel formé par un couvercle de sarcophage du IIIème siècle.

Saintes_Maries_de_la_Mer__54_Une colonnade avec arceaux et chapiteaux sculptés décore l'abside. les chapiteaux représentent des satyres, des figures humaines, des masques et des feuilles d'acanthe. Deux d'entre-eux concenrent l'histoire biblique : le sacrifice d'Isaac et les évènements autour de la naissance de Jésus (annonciation à Zacharie, annonciation à Marie, visitation). L'espace du choeur est réservé à la prière. Autant vous dire qu'il est bien protégé par les cerbères de la porte.







Saintes_Maries_de_la_Mer_oreillerEncastré dans un mur, la pierre retrouvée par le roi René. C'est l'oreiller des Saintes Maries, un bloc de marbre sur lequel reposait la tête des corps retrouvés en 1448. La pierre est polie par la vénération des fidèles. On retrouve le rituel des pierres de fécondation. Un peu plus loin,
les saintes Maries dans leur barque avec les vases d'aromates. Lors des pélerinages, la barque est transportée jusqu'à la mer.

La chapelle haute ne se visite pas. Elle est située sous le clocher, dans l'ancienne salle du corps de garde. Elle s'ouvre sur la nef de l'église par la fenêtre située au dessus de l'arc du choeur. Dédiée à saint Michel, elle contient ce qui reste des reliques. Elles se trouvent dans la double châsse qui est descendue dans l'église lors des pélerinages. les corps des deux Maries ont pu être identifiées comme deux personnes de type oriental du 1er siècle.


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Nous sommes donc en présence d'une vierge noire, même si elle n'est pas une authentique satue romane en majesté, qui regne sous terre, dans la crypte. Son parèdre, Michel, veille sur les reliques tout en haut de l'église. L'eau du puits, le réseau sacré et les énergies de la vouivre font le reste.

9 septembre 2006

L'abbaye royale de Santes Creus, le cloître

poblet_santa_creus_130Le cloître forme un rectangle de 35 mètres par 40. Le plan original prévoyait un carré de 35 de côté. Le nouveau tracé englobe le petit temple au lavabo, situé à l'endroit désigné dans le plan idéal d'un cloître cistercien. Bien sûr, l'eau est présente en ce lieu, ainsi que des réseaux telluriques puissants. Les moines devaient se purifier...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les chapiteaux sont de toute beauté et représentent un bestiaire impressionnant.

 

 

 

 

Je n'ai que rarement vu autant de personnages ailés, de chauve-souris,de singes, d'ânes, tout ce petit monde étant représenté avec de grandes oreilles.

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poblet_santa_creus_180Dans l'aspect négatif, la chauve-souris est l'image de l'hypocrisie et de la duplicité. C'est elle qui conduit les mauvais génies qui hantent les nuits. Mais elle est aussi le symbole de l'esprit contemplatif qui étudie les textes sacrés afin d'en découvrir le sens caché. Elle est l'évocation de l'âme à la recherche de la lumière. (vu à Saint Bertrand de Comminges)

 

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poblet_santa_creus_179Même un ange tient en main un sarment de vigne tandis que ses pieds se retournent à la façon des acrobates. Il n'est plus de ce monde, les pieds ne touchent plus la terre. Façon habile de nous dire que le vin fut la "boisson des dieux" dans notre europe occidentale ?

22 janvier 2007

L'église prieurale de Champdieu

montbrison_285Le nom de Champdieu a évolué au fil des âges. On cite d'abord Candicus (chef romain), puis au XI ème siècle  le village se nomme Candiaco. Au XIIIème siècle vient Chandiaco puis Chandieu et pour finir au XVIème siècle il devient Champdieu.















montbrison_182Champdieu s'est avant tout construit autour de son prieuré. Les traces de vie sont cependant encore plus anciennes dans cette commune : on a retrouvé quelques vestiges du néolithique et d'autres de l'empire romain.















montbrison_195Mais c'est le Xème siècle qui marque surtout la constitution du village. En l'an 980 sous le règne de Conrad le Pacifique, des moines viennent fonder à Champdieu un prieuré. La première construction, celle de la crypte, est de cette époque mais l'accroissement fut considérable au fil des siècles. On estime que le prieuré fut achevé au XIIIème siècle.









montbrison_198Le prieuré de Champdieu fut créé par la volonté de l'abbaye de Manglieu en Auvergne, il en fut très vite un des plus beau fleuron. 24 établissements virent le jour lors de l'essaimage intensif qui eut lieu au cours des IXe et Xe siècles. Position avancée en terre forézienne, ce prieuré bénédictin placé sous le vocable de Saint Domnin, assura son importance en contrôlant des prieurés de même ordre comme Bard, Sail-sous-Couzan, Essertines.







montbrison_206Romane dans sa presque totalité, l'église de Champdieu fut édifiée pour les besoins de la communauté paroissiale locale, les besoins des moines du prieuré et aussi le service du pèlerinage à Saint Domnin.








       

montbrison_268L'influence auvergnate qui marque le transept et les nefs s'explique par le fait que le prieuré de Champdieu a relevé, pendant très longtemps, de l'abbaye de Manglieu en Auvergne.











montbrison_2_139__1600x1200_La partie la plus ancienne est la crypte, l'une des plus belles du Forez, qui s'étend sous le choeur (Xème, XIème siècles).


















montbrison_2_127L'église fut bâtie dans sa plus grande partie aux XIème et XIIème siècles, mêlant les influences Lyonnaises, voire Byzantines (chœur et crypte), et les influences Auvergnates (transept, clocher, nef et narthex).






montbrison_294Au XIVème siècle, aux temps de grande misère de la Guerre de Cent Ans, l'église a été entourée, ainsi que le prieuré, d'une ceinture de fortifications, dont les murs surélevés du chevet et les grands arcs mâchicoulis en sont des restes.




montbrison_286 A la fin du XVème siècle fut édifiée la Chapelle des Bourbons dans l'angle sud-ouest et surélevé le clocher dominant la façade occidentale, bien différent du clocher roman de la croisée du transept, aux proportions très harmonieuses.















montbrison_220L'édifice possède les aspects essentiels de l'art roman qui est à la fois épique, tératologique et symbolique et qui a su s'adapter à des besoins architecturaux et spirituels spécifiques.
















montbrison_189Dès l'entrée, l'édifice nous parle et nous dit l'essentiel dans deux chapiteaux remarquables :












montbrison_2_121- à gauche une petite sirène bifide, montrant la présence de deux courants d'eau souterrains
   - à droite des feuilles d'acanthe servant à la progression spirituelle du pèlerin.
- le porche où l'on retrouve le symbole de l'eau.











champdieuTout le vaisseau, dans tous ses éléments, est chargé de symbolique, vous la trouverez omniprésente dans les chapiteaux très pur, dans les arcs, dans les ouvertures, dans le puits de la crypte, dans les colonnes, dans son orientation.








champdieu_1 Vous pouvez cheminer en reconnaissant au passage le symbole de la Trinité dans le chiffre trois (3 ouvertures, 3 arcs du transept, 3 chapelles au chevet, 3 sortes de colonnes, etc.), le symbole connu des 2 griffons buvant au même calice (griffon, animal mi-lion mi-aigle, énergies solaires terrestres et célestes), celui du Ciel (coupole), celui de la Terre (carré de la croisée du transept), celui de la Force (feuilles de chêne), celui du Martyr (palmier), le Cycle Solaire (tête d'ours), la Vie Eternelle (entrelacs).





montbrison_256Des Atlantes (personnages portant le monde et se retournant pour accéder au céleste), des sirènes, des griffons et autres entrelacs à caractère celtes nous sont parvenus afin que nous puissions travailler sur leur symbolisme.





 

champdieu_3Tout autour du bâtiment, bien visibles sur la façade sud, les éclatoirs nous prouvent que le lieu dégage de fortes énergies.







montbrison_231Dans la crypte, les reliques de Saint Domnin guérissent les troubles locomoteurs.


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montbrison_255La dalle des morts



montbrison_254Sirènes à l'intérieur





montbrison_259Piliers et cornu...





montbrison_273Le chœur

montbrison_277Et la pierre d'abaissement à l'entrée




http://dmd.free.fr/champdieu/champdieu.html

18 avril 2007

Freydefond, à Mazirat

Mazirat_Freydefond_16aFreydefont, dans la toponymie auvergnate, voudrait dire "source fraiche". Il est vrai que l'eau y est fraiche, et que nos amis batraciens ne s'y trompent pas.
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Mazirat_Freydefond_7aMais là, nous avons à faire à Freydefond, et Freyda n'est pas loin. L'eau se déverse du puits en pierre sèche dans un ancien lavoir, qui, si j'en crois mon ressenti, ne date pas d'aujourd'hui. Il me semble que les lieux sont gardés, et qu'une porte nous accueille.
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13 avril 2007

La fontaine Saint-Martin à Saint-Menoux

Saint_Menoux_36A Saint-Menoux, la fontaine Saint-Martin, appelée parfois par les gens du pays fontaine du bon Menoux se trouve en contrebas de l'église, quelques 200 mètres plus loin. Il faut alors passer devant un boulanger qui fait son pain au feu de bois. C'est une merveille de déguster ses pâtés de pomme de terre, spécialité bourbonnaise.

La fontaine est probablement duidique, christianisée plus tard.

Saint_Menoux_37Un jour, un énorme serpent vint s'installer sur sa margelle, interdisant à quiconque de venir y puiser de l'eau. Saint Menoux glissa l'extremité de son bâton sous le reptile et le projeta au loin en disant : "Là où tu tomberas, tu seras couleuvre." Le serpent tomba en un lieu désert devenu la commune de Couleuvre. Qui dit serpent dit vouivre...

Le linge lavé dans la fontaine, seché puis porté à même la peau a la réputation de guérir les dermatoses. Autrefois, on y plongeait les bredins pendant que le prêtre récitait les oraisons à Saint Menoux...

L'eau y est très pure, des poissons y ont élu domicile. Le taux vibratoire en est très élevé.

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