Saint-Georges de Sélestat
Au VIIème siècle, une chapelle baptismale carolingienne était déjà en place, située dans l'enceinte du palais impérial édifié par Charlemagne. L'empereur lui même y aurait passé le Noël de l'an 775. Les vestiges d'une vaste rotonde furent dégagés lors de fouilles effectuées dans la crypte en 1876 et 1902.
L'église fut rebâtie à partir de 1220 sur cet ancien sanctuaire par les bourgeois de la ville de Sélestat affranchie de la tutelle du monastère bénédictin de Sainte-Foy. De style roman, de plan en croix latine possédant trois nefs et deux transepts opposés, elle fut tout d'abord dédiée à la Vierge. 
Un chœur polygonal, remplaçant l'ancien devenu trop petit, dont les plans furent faits par maître Mathis, fut construit par maître Ehrard Kindelin de 1414 à 1430. Le bâtiment fut terminé en 1490 avec le narthex et la tour occidentale de 60 mètres de haut, en style gothique flamboyant.
En 1500, une nouvelle dédicace à saint Georges lui fut donnée.
Au XVIIème siècle, la tour de croisée fut couverte d'une toiture galbée de style baroque après l'intervention d'architectes milanais.
Scandée par six contreforts, la façade ouest du XIVème siècle correspond au mur d'un véritable transept occidental.
Les sculptures du portail sont du XIXème siècle et remplacent celles détruites durant la Révolution. Le revers du tympan est sculpté d'une Sainte Face.
L'essentiel de l'ornementation se trouve rassemblé au portail sud qui constitue d'ailleurs la vraie entrée principale de l'édifice. Cette entrée superpose trois niveaux : celui du portail à voussures et tympan sculptés, celui de la grande rose à dix pétales représentant la Décapole (La Décapole, en allemand Zehnstädtebund ou Dekapolis, était l'alliance de dix villes libres alsaciennes en une ligue fondée en 1354 et dissoute en 1679.), celui enfin de l'étage supérieur avec balustrade, pignon et horloge.

Les murs extérieurs des nefs latérales, construits lors de la première campagne, obéissent à l'esthétique de transition des années 1220-1230, avec des fenêtres en plein-cintre d'inspiration romane et un portail en plein-cintre à colonnettes. Les portails romans au sud et au nord ont été repris de l'ancien édifice. La porte romane de la petite nef nord est celle où, selon la tradition, le bourreau assistait à la messe.
La haute nef est contrebutée par des arcs-boutants, selon la technique nouvelle du premier art gothique, ce qui autorise une datation de cette partie d'église aux alentours de 1250.
La partie orientale de l'église se ferme sur le chevet plat d'un chœur surélevé du XVème siècle ayant remplacé celui du XIIème.
Les chapiteaux des piles des arcades et des voûtes d'ogives de la nef et du massif antérieur datent du XIIIème siècle et XIVème siècles, ceux du transept du XIIIème siècle, et ceux du chœur datent du XVème siècle.
Certains chapiteaux sont décorés de corbeilles et de feuilles. Ceux des absidioles du transept sont peints et dorés.
La châsse de verre du chœur compte sept baies et comporte encore d'importantes parties réalisées entre 1430 et 1460.
La crypte est malheureusement fermée.
Un sarcophage en grès taillé, datant des XIème ou XIIème siècle, est conservé dans l'église. D'origine inconnue et en mauvais état (son couvercle bombé est cassé en deux parties), il possède des stries sur la cuve et une croix est visible sur le couvercle.
Longueur totale: 64,85m
Largeur totale: 18,70m
Hauteur de la tour: 60m
Hauteur de la nef: 20m
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Georges_de_S%C3%A9lestat
http://www.lesverts-selestat.org/sel_10sgeorges.htm
http://acpasso.free.fr/archives/stgeorges.pdf




