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lieux sacrés

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16 janvier 2014

Les Bolards

 

Nuits_Saint_Georges_1Au sud-est de Nuits-Saint-Georges, au  lieu-dit « Les Bolards », ou « Pré-de-Nuits », des fouilles menées de 1964 à 1985 mirent à jour les restes d’une ancienne agglomération éduenne dont le nom reste inconnu et d’un grand sanctuaire.

 

 

 

 

 

Les_Bolards_7Les premiers vestiges sont datés de la fin de l’Age du Bronze (-1200 à -700) et vont jusqu’à la fin de l’empire, au Ve siècle.

 

 

 

 

 

 

 

Les_Bolards_6La petite ville gallo-romaine située sur l’ancienne voie d’Agrippa nous a laissé des habitations, des édifices publics comme la basilique, des rues bordées de boutiques et d’ateliers, une nécropole et un centre cultuel.

 

 

 

 

 

Les_Bolards_9Des axes perpendiculaires délimitent des quartiers d'habitations. Les maisons possèdent souvent une cave et un puits.

 

 

 

 

 



Les_Bolards_plan_5aLe temenos ou sanctuaire, bâti sur le lieu de culte primitif, est entouré d’un mur. Il comprend un fanum et des constructions annexes, un temple dédié à Mithra.

 

 

 

 

 

Les_Bolards_1Les rares inscriptions parlent d’Apollon et de Mars (Segomos), quelques indices laissent penser qu’un culte à Cybèle était aussi présent.

Les_Bolards_2



 

 

 

 

Les_Bolards_5Le fanum de plan concentrique rectangulaire, entouré de son péribole, fut édifié au milieu du Ier siècle sur l'emplacement d'un petit temple carré plus ancien et fut abandonné vers la fin du Ve siècle.

 

 

 

 

 

Les_Bolards_3Il était constitué d'une cella rectangulaire entourée d’une galerie s’ouvrant par un portique sur une avant-cour dallée comportant un autel à libations. L'ensemble était entouré par une galerie en forme d’hémicycle autour du temple.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

fanum_Arcenant_2A quelques kilomètres à l’ouest de Nuits-Saint-Georges fut retrouvé au milieu des bois un autre sanctuaire gallo-romain, celui d’Arcenant. Plus rural, il comporte lui aussi un fanum carré.

 

 

 

 

 



« Les agglomérations antiques de Côte-d'Or », volume 522, publié par Jacky Bénard

http://www.artehis-cnrs.fr/IMG/16_%20B_%20de%20cde%20Bolards%281%29.pdf

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/galia_0016-4119_1948_num_6_2_2094

http://www.academia.edu/2057053/G._Maza_B._Montandon_Nuits-Saint-Georges_le_sanctuaire_romain_de_Pre_de_Nuits_Cote-dOr_In_M._Redde_dire._Les_lieux_de_culte_du_Nord-Est_de_la_Gaule_a_lepoque_de_la_romanisation_1er_s._av._J.-C._-_1er_s._ap._J.-C._Collection_Bibracte_21_2011_p._603-617

http://lerandonneur.centerblog.net/rub-arcenant-bouilland-savigny-dept-21--3.html

http://www.academia.edu/2057053/G._Maza_B._Montandon_Nuits-Saint-Georges_le_sanctuaire_romain_de_Pre_de_Nuits_Cote-dOr_In_M._Redde_dire._Les_lieux_de_culte_du_Nord-Est_de_la_Gaule_a_lepoque_de_la_romanisation_1er_s._av._J.-C._-_1er_s._ap._J.-C._Collection_Bibracte_21_2011_p._603-617

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14 janvier 2014

Le fanum

 

Compierre_Champallement_plan_fanum_2Les fana ou fanums sont de petits temples de la période gallo-romaine, construits en général sur l’emplacement d’un ancien nemeton celte. Le nemeton était un espace sacré (temenos en grec), parfois surélevé et entouré d’un fossé ou d’un mur (appelé péribole), où officiaient les druides. Ces sanctuaires ont évolué avec le temps. L’endroit naturel fut doté d’un simple bâtiment en bois, qui fut entouré d’une galerie, puis fut posé sur un soubassement en pierre avant de se monumentaliser entièrement.

 

 

 

 

Fanum_AlbaLe mot « fanum » proviendrait, étymologiquement, de « Fas », racine indo-européenne désignant la parole divine, la puissance divine, la divinité, par extension le droit divin, les lois divines, la destinée, ce qui est conforme aux prescriptions des dieux ou de la nature. De là sont tirés les mots « profane », devant le sanctuaire donc en dehors, ainsi que « profaner », « néfaste » et « fanatique », qui n’est pas, comme on pourrait le penser, un adorateur des parasites canins.

 

 

Fanum_CompierreLe fanum, orienté à l’est contrairement aux temples romains (vers le soleil levant, comme tout sanctuaire solaire), est construit à l’intérieur d’un temenos et présente un plan concentrique. Il est constitué en général d’une cella centrale fermée, entourée d’une galerie de circulation. Cette galerie peut faire penser aux déambulatoires et à leurs rituels de certaines églises romanes à pèlerinage, où les fidèles en procession tournaient autour des reliques sacrées.

 

 

 

 

Fanum_CorseulLa « cella », dérivé du latin celare, caché, est un local fermé, autrement appelé naos chez les égyptiens puis les grecs, débir pour le temple des juifs (ou saint des saints), garba griha chez les hindouistes. C’est la pièce où réside le mystère divin. Seuls les prêtres pouvaient y pénétrer. On y trouve la statue du dieu tutélaire, un autel, un puits, parfois une source, une cavité destinée à recevoir les dépôts votifs.

 

 

 

Fanum_LaGraufesenqueLe fanum, situé en général sur une hauteur, est souvent entouré d’autres bâtiments, comme un théâtre, des thermes, voire parfois un quartier artisanal avec des boutiques.

 

 

 

 

 

fanum_offemontLes fanums furent peu à peu remplacés par les premières églises chrétiennes, beaucoup ayant été détruits après l’édit de l’empereur Valentinien III au Ve siècle ordonnant leur destruction systématique, condamnant païens et chrétiens non catholiques à la mort.

http://www.archeologie-et-patrimoine.com/gaule-romaine-temples/

http://charlesfevre.perso.sfr.fr/genealogie/page_champlieu_site_galloromain.htm

2 décembre 2013

le Roc Rôti de Saint-Saury (Cantal)



Saint_Saury_le_roc_r_ti_2Entre Sousceyrac et Saint-Saury, sur la départementale 20, se dresse le « Roc Rôti ». C’est un ensemble naturel de rochers, dont le sommet du plus gros fut entaillé d'épaisses rainures.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Saury_le_roc_r_ti_6Le rocher est constitué de deux parties séparées par une faille due à l’érosion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Saury_le_roc_r_ti_14Il semblerait qu’il y ait là une partie féminine, celle qui a été taillée, et une autre masculine, formant ce que l’on appelle une porte énergétique.

 

 

 

 

 

 

Saint_Saury_le_roc_r_ti_4Il est dit qu’il servit à un ancien culte druidique si l’on en croit la tradition. Il y est même précisé que du temps des gaulois, un druide ermite y pratiquait des sacrifices d’animaux. Chance, pour une fois, on ne parle pas de sacrifices humains.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Saury_le_roc_r_ti_5Merci Jules ! (allusion à La Guerre des Gaules, et aux commentaires de Jules César, le vainqueur, sur les gaulois, ces barbares vaincus, et leur religion, alors que tout le monde sait très bien que les gaulois avaient une civilisation bien plus raffinée que la romaine. Hein ? Mais si, je vous assure, allez chercher les bonnes infos !)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Saury_le_roc_r_ti_7Revenons au rocher. Personne ne sait d'où provient son  nom, regardons alors l’étymologie.

Saint_Saury_le_roc_r_ti_13

 

 

 

 

 

 

Saint_Saury_le_roc_r_ti_8Rôtir vient du germanique raust ou rhost, qui veut dire cuire sur un feu, gril ou ce qui est cuit sur un gril, mais le sens au moyen-âge était un peu différent : en 1190 c'est « s'exposer à une forte chaleur, à un soleil ardent ».

 

 

 

 

 

Saint_Saury_le_roc_r_ti_9Dans "Le Monde primitif analysé et comparé avec le monde moderne" d'Antoine Court de Gébelin il est dit que la racine RO designe la lumière, le guide, R définissant l'élévation et O l'œil et la lumière. Les deux associés peuvent signifier une lumière élevée, un flambeau élevé pour diriger. On obtiendra OR le soleil et RO le rayon, le guide, le roi. Nous nous rapprochons des druides il me semble, eux, les connaissants, qui guidaient les rois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Saury_le_roc_r_ti_10Mais il se pourrait aussi que l’endroit fut un lieu de culte dédié à une divinité solaire, tout simplement.

 

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Saint_Saury_le_roc_r_ti_1aUne ancienne carte postale datant de 1907 représente le Roc Rôti avec ce commentaire : le Roc Roti, avec les restes d’enceinte druidique près St Saury (Cantal).

 

 

 

 

Saint_Saury_le_roc_r_ti_3Effectivement, il existe tout autour du rocher de plus petites pierres et même en contrebas une source. Tout est là pour que ce soit bien un lieu sacré. Et pour finir, s’il persistait encore un doute, le simple fait qu’une croix chrétienne ait été fixée à son sommet suffirait à nous l’enlever.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 octobre 2013

Notre-Dame de Nonette

Nonette_24C’est dans le chœur de l’église Saint-Nicolas de Nonette, dans le Puy-de-Dôme, que se trouve une Vierge de majesté de type roman auvergnat. Elle porte le nom de Notre-Dame de Nonette.

 

 

Nonette_25De facture assez frustre, elle est recouverte d’une épaisse couche de peinture. Cette statue possède tous les attributs d’une Vierge Noire, et pourtant la dédicace de l’église n’est pas la sienne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 octobre 2013

La chapelle Saint-Roch

 

Torchefelon_1

Nous avons ici une petite chapelle dédiée à saint Roch, comme sa voisine de Saint-Victor-de-Cessieu. Celle-là est isolée au sommet de la colline dominant la vallée de l’Hien.

 

 

 

 

 

 

Torchefelon_5

Le sentier suit certainement l’ancienne voie qui menait au premier oratoire édifié au cours du IXe siècle, proche de l’ancien château des Torchefelon, très vieille famille de la noblesse dauphinoise.

 

 

 

 

 

 

Torchefelon_3

Cet oratoire fut construit sur un ancien temple païen. Les vestiges archéologiques retrouvés sous l’autel lors de la dernière restauration en 1970 attestent de l’ancienne occupation du site : silex néolithiques, poteries gauloises du IIe siècle avant notre ère, poteries gallo-romaines du Ier au IVe siècle, céramiques médiévales.

 

 

 

 

 

 

Torchefelon_4

Mon sentiment est qu’il reste sous la chapelle quelques vestiges de l’ancien temple, et la rémanence d’une ancienne allée couverte.

 

 

 

 

 

 

 

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Au début du XVIIe siècle, Gaston de Cuirieu finança l’adjonction d’une chapelle dédiée à saint Roch. La construction débuta en 1628. Comme indiqué au-dessus de la porte, elle fut sanctifiée en 1670.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Torchefelon_7

L'intérieur est très sobre, et l'on distingue facilement l'ancien chœur roman de la nef du XVIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Deux fenêtres de chaque côté de l'ancien autel portent les statues de la Vierge et de saint Roch.

 

 

 

 

 

 

 

Torchefelon_9

Une nouvelle cloche fut mise en place, qui remplaça l'ancienne volée en 1971.  

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24 octobre 2013

La forêt de Vallin



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Il est des endroits plus magiques que d’autres. La forêt de Vallin en fait partie. Telle une Brocéliande du sud, elle nous enchante au gré de ses rus, de ses lacs et de ses vieilles pierres. Brocéliande s’étend sur plusieurs communes. Vallin fait de même.

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Le chemin du Triève, tout en bas du village, nous amène au départ de la visite. La forêt de hêtres, charmes, chênes et châtaigniers, envahie de ronces, fut nettoyée dans les années 70 par le propriétaire.

 

 

 

 

 

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Depuis, Vallin suscite l’intérêt de nombreux visiteurs attirés par le bouche à oreille et par les légendes entretenues par quelques personnages atypiques.


 

 

 

 

 

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Le ruisseau du Moulin glougloute sur notre gauche, une buse vient nous dire bonjour, et la magie devient opérative rapidement.

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A l’orée du bois, sur la gauche, le ruisseau forme une petite cascade. On se croirait près de Mère-Fontaine à Brocéliande. Premier arrêt, premières sensations. Ceux qui ont la chance de posséder une sensibilité accrue diront que la forêt est habitée par ce que j’appelle le petit peuple, les élémentaux.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le chemin poursuit sa route et traverse une petite clairière parsemée de joncs et de roseaux, au milieu de laquelle pleure un saule.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La pente se fait plus sérieuse.

 

 

 

 

 

 

 

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Tout en haut nous attend le « Fauteuil du Seigneur », auquel la légende accorde l’appartenance à un culte druidique.

 

 

 

 

 

 

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En réalité, il fut assemblé à la fin du XVIIIe siècle, « pour l'usage du châtelain local qui a la fin de sa vie était handicapé des jambes ». Je pencherai plus pour cette explication. Par contre, celui qui l’a assemblé ne l’a pas fait n’importe où.

 

 

 

 

 

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Le siège se trouve en effet à la sortie d’un courant tellurique puissant qui suit la crête derrière le bosquet. Pas étonnant donc que les gens qui s’y reposent aient des sensations de chaleur et autres picotements.

 

 

 

 

 

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Les endroits comme celui-ci sont propices aux soins des guérisseurs qui peuvent devenir très efficaces.

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Et pas étonnant non plus que la statue de la Vierge au sommet du clocher de l’église de Saint-Victor nous regarde (en fait elle regarde en direction du château de Vallin où résidait la personne qui en fit don à l’église), désaxée du bâtiment, les mains tournées vers le sol, pour profiter des énergies telluriques… 

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Le sentier continue sur la crête, longeant deux beaux acacias.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Nous arrivons par un sous-bois vers l’étang de Vallin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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C’est le long de ses rives, soi-disant, que l’on pouvait trouver un autre fauteuil, composé des pierres d’un bassin du XVIIe siècle, aujourd’hui disparu.

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Le petit ponton le remplace tout aussi bien. Il parait que l'eau du lac guérit l’eczéma. C’est un endroit d’une énergie très féminine, très douce. Le Val sans Retour et son Miroir aux Fées portent aussi cette énergie. Viviane n’est pas si loin.

 

 

 

 

 

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En contrebas, un ruisseau coloré en orange coule vers la vallée. Est-il chargé d’oxyde de fer ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le chemin nous emmène cette fois dans la forêt proprement dite. Le vent fait tomber les bogues des châtaigniers, petites matrices protégeant efficacement leurs fruits.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L’atmosphère devient en même temps plus légère et plus gaie. Les champignons font leur apparition.

 

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Au sommet de la colline, à l’endroit nommé « la Thébaïde », se tiennent deux beaux arbres. Une Thébaïde est un endroit isolé et sauvage où l’on vit dans l’austérité et la solitude, un lieu écarté où l’on peut se retirer. Pas de quoi fouetter un chat à mon avis.

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Pour moi, l’énergie se concentre plus loin, vers le sentier qui mène au château et à la grande allée. Un tumulus ? Pourquoi pas, mais enfin, s’il a été construit en cet endroit, il n’en reste plus rien.

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Les légendes de druides, de templiers, là aussi pourquoi pas. Il manque quelques moines tibétains, un ou deux vaisseaux intergalactiques et une dame blanche quand même.

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Les énergies maintenant s'assombrissent, il se fait déjà tard, la suite pour une prochaine visite…Nous terminerons cette première approche par la chapelle de Torchefelon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 octobre 2013

Filitosa


Historique


Filitosa_1Le site mégalithique le plus connu de Corse, sur la butte de Turicchju près du hameau de Filitosa, fut habité dès le Néolithique Cardial, c'est-à-dire vers 6 000 avant notre ère d’après les archéologues.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Filitosa_2A cette époque, les hommes étaient devenus éleveurs et agriculteurs. Ils se construisaient des huttes sous les taffoni (du mot corse taffone qui signifie « trou », au singulier u taffonu. Phénomène géologique d’intervention des éléments (vent, pluie, sel et soleil) qui creusent les pierres par dessous, formant des abris).

 

 

 

 

 

Filitosa_3Vers -3 500 ils mirent en place les premiers menhirs, certainement aussi sous forme d’alignements.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Filitosa_4Vers -1 600 apparurent les Shardanes ou Torréens, envahisseurs et conquérants, issus de Méditerranée Orientale ou d'Asie Mineure (Libye ou Phrygie). C’est à cette époque que les menhirs prirent une forme anthropomorphe, et que des armes furent gravées sur leur corps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Filitosa_5Ils devinrent statues de guerriers, le culte du héros remplaçant celui de la Déesse-Mère.  

 

 

 

 

 

 

Filitosa_6Les Torréens chassèrent les premiers habitants vers le nord et s’installèrent à Filitosa. Ils détruisirent les mégalithes, les cassant en morceaux, les enterrant face contre terre, s’en servant comme matériau de construction de leurs propres temples, les torres.

 

 

 

 

 

Filitosa_7Puis le site fut  occupé par les romains, puis par des moines au Moyen-âge, et fut oublié. C’est sur la butte de Turicchju que Charles-Antoine Cesari, propriétaire des lieux, retrouva la première pierre sculptée en 1946.

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Filitosa_9En 1956 l’archéologue Roger Grosjean se rendit sur place et commença les fouilles. Elles dureront jusqu’en 1972.

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Filitosa_11Il mit au jour les vestiges d’un village néolithique et une série de monolithes représentant des guerriers armés d’épées et de poignards. La tradition populaire appelait ces mégalithes I Paladini, les paladins ou chevaliers.

 

 

 

 

 



Le circuit touristique

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Filitosa_13La visite commence par une pierre levée. Les pierres levées, ou statues-menhirs (stantare en corse qui signifie être debout), furent retrouvées sur le site de Filitosa, et ailleurs dans la vallée du Taravu, à Barcaju, à Tappa.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Filitosa_14Elles furent ensuite posées le long d’un parcours fait pour les touristes.


 

 

 

 

 

 

Filitosa_15Des numéros leurs sont attribués, ainsi que le nom du village où elles furent trouvées. La première porte le nom de Filitosa V, la mieux armée des statues-menhirs de Corse : une longue épée, un poignard en oblique dans son fourreau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Filitosa_16Elle mesure 2,95m de haut, 0,96m de large et pèse 2 tonnes. Dans son dos la représentation de la colonne vertébrale et des omoplates. La tête est manquante.

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Filitosa_18Puis nous arrivons sur un plateau, éperon rocheux orienté nord/sud, dominant la plaine traversée par deux ruisseaux: le Barcajolo et la Sardelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Filitosa_19Les restes d’une muraille cyclopéenne, l’enceinte qui entourait toute la colline, marque l’entrée de la plateforme de surveillance est, probablement un poste de garde. Le monument, ancien tumulus, fut comblé par les torréens.


 

 

 

 

 

Filitosa_20Sur la gauche, des abris sous roche ou taffoni, témoins de l’occupation du site au Néolithique Ancien (-8000).

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Filitosa_22Le monument central, situé au point le plus élevé du plateau, devait être à vocation religieuse.

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Filitosa_24Les torréens ont encastré dans les murs de leur torre des fragments de mégalithes (32 fragments ont été répertoriés).

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Filitosa_26Plusieurs de ces statues-menhirs ont été retirées du parement et posées sur le mur.

 

 

 

 

 

 

 

Filitosa_27Parmi elles, Filitosa IX, considéré comme l’un des sommets de l’art mégalithique corse. Ces pierres ont du faire partie d’un ancien alignement, comme ceux de Palaghju, I stantari ou celui de Renaghju.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Filitosa_28Ce torre, de 16m de diamètre, remanié à plusieurs époques, fut autrefois recouvert d’un dôme (voûte en encorbellement). L’intérieur, la cella, servit aussi de sépulture.

 

 

 

 

 

 

Filitosa_29La statue menhir appelée Filitosa VI se trouve derrière le monument central. Les trois fragments sont posés côte à côte sur le rocher.

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Filitosa_31Un peu plus bas fut construit le monument ouest, de 18 m de diamètre. C’est lui aussi un torre, qui prend appui sur des anciens aménagements mégalithiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Filitosa_32Vu son emplacement, ce probable centre cultuel servit occasionnellement à la défense collective.

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Filitosa_35Sa partie centrale comporte deux chambres desservies par des couloirs. On accède à l’annexe sud par quelques escaliers.
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Filitosa_37Après être descendus du plateau, nous arrivons dans le vallon du Barcajolo.

 

 

 

 

 

 

 

Filitosa_38Le pont passé, nous arrivons en vue d’un olivier âgé de plus de 1 200 ans. Il est entouré de 5 statues-menhirs récupérées et posées là pour faire joli.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Filitosa_39Il s’agit des premières statues retrouvées sur le site et d’une autre trouvée à Tappa.

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Filitosa_41A mon avis, l’olivier porte plus de mystère que ces pauvres mégalithes déracinés.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Filitosa_43La visite se poursuit pour les plus courageux en remontant la petite colline faisant face au site principal. C’est là que nous allons trouver une carrière de pierres,

 

 

 

 

 

 

Filitosa_44un rocher appelé le « dinosaure » en raison de sa forme bizarre,

 

 

 

 

 

 

 

Filitosa_45et quelques menhirs parsemés. Les touristes en général ont fait demi-tour, ce qui n’est pas pour me déplaire.

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Filitosa_47Le chemin du retour contourne l’escarpement par le sud. Là, près des saules bordant la Sardelle, des taffoni prennent la forme d’animaux étranges. On commence à se sentir mieux. Pas un bruit, pas un homme. C’est peut-être aussi grâce à ça. 

 

 

 

 

 

 

Filitosa_48Le chemin remonte vers l’entrée du plateau et passe devant l’ancienne enceinte en gros appareil. Il n’en reste qu’une partie de mur, mais elle était bien triple, signe que les premiers corses maitrisaient les énergies telluriques.

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Filitosa
http://kyrnet.online.fr/filitosa.htm

http://www.paradisu.info/filitosa.html



5 octobre 2013

Col de Bavelle

Bavelle_1Le col de Bavelle, ou Bocca di  Bavedda en corse, ne pourrait être lieu sacré que par sa beauté.
 

 

 

 

 

 

 

 

Bavelle_2Passage entre la côte est et Porto-Vechio et la côte ouest et Sartène puis Propriano, il culmine à 1 218 m d’altitude.


 

 

 

 

 

 

Bavelle_3La forêt majestueuse alentour est composée de pins laricio, ou Pinus nigra laricio corsicana. Sous leurs ramures, des chardons dorés, Carlina vulgaris.

Bavelle_5

 

 

 

 

 

 

Bavelle_4Les oiseaux migrateurs allant en Corse du sud passent par ce col. Tout autour, les aiguilles déchiquetées en granite rose du massif (I Forchi di Bavedda) abritent encore des gypaètes barbus et des aigles royaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bavelle_7Je me suis contentée d’un petit piaf venant picorer des miettes de pain, un pinson des arbres, Fringilla coelebs.


 

 

 

 

 

Bavelle_8C’est ici, dans ce décor majestueux, qu’en 1954 fut érigée une statue de la Vierge en remerciement pour la fin de la guerre. C’est une Notre-Dame-des-Neiges, titre que porte l'église de Santa Maria Maggiore à Rome. C’est pour cela qu’elle est honorée par une procession tous les 5 août, date de l’apparition de la neige sur le sommet de la colline de l’Esquilin.


 

 

 

 

Bavelle_9Les pèlerins viennent déposer devant la statue en marbre blanc deux bougies, l’une pour les vivants et l’autre pour les morts, et redescendent dans les vallées avec des rubans et des branches d’hortensias bénis par l’évêque d’Ajaccio.

26 septembre 2013

Les alignements d'I Stantari


I_Stantari_1Les archéologues proposent plusieurs phases dans l’histoire du site :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I_Stantari_21 - érection au Néolithique moyen (vers 4 500 – 4 100 ans avant notre ère) d’une trentaine de petites stèles de 50 à 80 cm de hauteur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I_Stantari_32 - construction d’un monument comportant deux rangées orientées nord-est/sud-ouest. Ce monument semble antérieur à -1 500 (âge du Bronze moyen).

 

 

 

 

 

 

I_Stantari_43 - construction d’un second monument comportant vraisemblablement 3 rangées orientées nord/sud, intégrant notamment les grandes statues menhirs et les stèles sculptées. On situe le fonctionnement majeur du site au début de l’âge du Bronze final (entre -1300 et -900). A cette époque le plateau de Cauria fut densément habité (sites fortifiés et monuments mégalithiques).

 

 

 

 

 

I_Stantari_54 - le monument se dégrada et tomba en ruines, il fut partiellement détruit entre -200 et -50, pendant la romanisation. Enfin, lors d’activités agricoles modernes, certains monolithes furent remployés dans des murs de clôtures ou de bergeries voisines. Puis Roger Grosjean commença la restauration.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I_Stantari_6I stantari, qui signifie « pierres dressées », possède plusieurs des plus grandes statues-menhirs de Corse ("Cauria II", 2,78 m, "Cauria IV", 2,91 m).

 

 

 

 

 

 

I_Stantari_7Leurs faces orientées à l’est présentent un homme portant des attributs guerriers : casque à cupules de chaque côté (peut-être la localisation de cornes rajoutées selon Grosjean), épée ou dague, cuirasse, pagne et ceinture.

I_Stantari_8

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I_Stantari_9Les faces orientées à l’ouest représentent un phallus. Il semblerait qu’à une époque, ces pierres furent peintes en ocre rouge.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I_Stantari_10D’après les légendes populaires, le Diable (I Diavulu) se servait la nuit des pierres alignées comme gibet pour ses proies. Bien entendu I Diavulu n’est plus une explication à la présence des ces mégalithes, mais à vouloir trop éliminer les croyances on en oublie le sacré.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I_Stantari_11Même si l’alignement n’est plus opérationnel au niveau énergétique, il reste le témoignage d’actes magiques qui ne sont plus compris à l’heure actuelle.

26 septembre 2013

L'alignement de Renaghju


Renaghju_1Comme pour I Stantari, les archéologues proposent plusieurs phases dans l’histoire de Renaghju, « terrain sableux» en corse, que l’on écrit aussi Renaggiu ou Rinaiu :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Renaghju_21 - vers 5 700 avant notre ère, soit au Néolithique ancien, un petit groupe d’agriculteurs pasteurs s’installa près d’une source, au pied de l’escarpement de Punta di u Grecu (vestiges d’un habitat organisé).

 

 

 

 

 

 

Renaghju_32- entre -4 500 et -4 300, première construction d’un alignement d’une soixantaine de petits menhirs organisés en deux rangées principales, comportant un grand menhir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Renaghju_43 - entre le début du IIIe et la fin du IIe millénaire, au début de l’âge de Bronze, à côté du premier monument, les hommes en érigèrent un second comportant 70 grands menhirs orientées nord/sud et organisés en 4 rangées.

 

 

 

 

 

 

Renaghju_5Les constructeurs renversèrent les petits menhirs du premier monument et les utilisèrent parfois pour caler la base des leurs. La sépulture au nord/est fit vraisemblablement partie de cet ensemble. Cette même organisation se retrouve à Pallaghju, voire à Rogntudju.

Renaghju_6

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Renaghju_74 - l’alignement put être utilisé jusqu’au premier siècle de notre ère, puis il fut abandonné. Certains monolithes furent cassés, détruits, couchés à terre puis remployés plus tard dans les murs parcellaires voisins.

Renaghju_8

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Renaghju_9C’est en 1975 que Jean Liégeois redressa et replanta les menhirs de la rangée ouest. Il fouilla aussi les restes d’une sépulture mégalithique située à une extrémité des alignements.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Renaghju_10Comme I Stantari, Renaghju n’est plus opérationnel. Les restaurations, même si elles partent d’un bon sentiment, font beaucoup de dégâts… Il reste une petite sensation de lieu sacré dans le bois, à l’endroit où coulait la source.

Renaghju_11

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