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lieux sacrés

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12 septembre 2008

San Bartolomeo all'Isola

San_Bartolomeo_10L'église San Bartolomeo all'Isola (Saint-Barthélémy-en-l'Isle) fut fondée à la fin du Xème siècle par l'empereur Otton III, dernier empereur du Saint Empire romain germanique, et était initialement consacrée à l'évêque Adalbert de Prague, un de ses amis.










San_Bartolomeo_8Elle est située sur l'île Tibérine, à l'emplacement de l'ancien temple d'Esculape, et conserve les reliques de saint Barthélemy. Elle fut rénovée par le pape Pascal II en 1113, puis de nouveau en 1180, après l'arrivée des reliques de l'apôtre, provenant du Bénévent, et avant d'Arménie, où elles étaient encore en 809. Le clocher roman du XIIème siècle, la Torre dei Caetani, est tout ce qui reste de l'époque médiévale.

L'église fut gravement endommagée par une inondation en 1557 et fut reconstruite, avec une façade baroque, en 1624, d'après les plans de Orazio Torriani. D'autres restaurations ont été entreprises en 1852.
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San_Bartolomeo_2Les reliques sont actuellement dans une ancienne baignoire romaine en porphyre sous l'autel principal. D'anciennes pierres sont encastrées sous le portique.
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San_Bartolomeo_14Un grand bassin en bronze datant du Xème siècle a servi, selon la tradition, à transporter les reliques de saint Barthélemy de Bénévent à la basilique d'Otton.
















San_Bartolomeo_16Le puits en marbre devant les escaliers du chœur représente le Christ, Adalbert, Barthélémy et Otton. D'après la légende, il doit se trouver à l'emplacement de la source sacrée que contenait le temple d'Esculape.
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San_Bartolomeo_11L'intérieur de l'église conserve quatorze anciennes colonnes romaines, et deux sculptures de lions en marbre datant de la première rénovation.


















San_Bartolomeo_18L'accueil sur l'île s'est plutôt bien passé, les mouettes m'ont laissée entrer.














La légende d'Esculape, d'après monsieur René Patouillard

San_Bartolomeo_1Une légende explique comment l'île Tibérine fut consacrée a Esculape: Pendant la peste qui sévit a Rome en 293 av. J.-C. et y fit de grands ravages, le Sénat, après avoir consulté, suivant l'usage, les livres de la Sybille, envoya des ambassadeurs a Épidaure, où se trouvait le principal sanctuaire d'Asklépios, le dieu grec de la médecine; un des serpents conserves dans le temple comme symboles vivants de la divinité entra de lui-même dans leur vaisseau qui le ramena à Rome. En remontant le Tibre, arrive aux portes de Rome, il s'élança dans l'Ile et y disparut. Sa venue fit cesser le fléau. En souvenir de cette manifestation divine on éleva dans l'ile un temple consacré au dieu Esculape, ainsi qu'un hôpital pour les malades, et elle fut reliée aux rives par deux ponts.
San_Bartolomeo_7Plus tard on ajouta de nouvelles constructions pour maintenir les terres de l'Ile et on lui donna, en décorant les deux pointes en forme de poupe et de proue, l'aspect d'un gigantesque vaisseau ancré devant Rome, dont un obélisque placé au centre figurait le mat.
La nouvelle divinité sous la forme du serpent prospéra miraculeusement et la croyance en son immortalité, favorisée par les prêtres, dura plusieurs siècles. Comme à Epidaure les malades venaient en foule implorer leur guérison et ils étaient logés sous des portiques avoisinant le temple. Pendant leur sommeil, le dieu leur apparaissait et leur donnait ses prescriptions pour soigner les maux dont ils souffraient.
San_Bartolomeo_4L'Ile Tibérine a renfermé, outre le temple d'Esculape et ses dépendances, divers édifices dont les principaux sont: le temple de Jupiter Jurarius, dieu protecteur des serments; celui de Faunus, patron des moissons et un monument à Tibérinus, génie tutélaire du fleuve.



San_Bartolomeo_5L'église San Bartolomeo a été construite sur les substructions du temple d'Esculape. Une statue colossale d"Esculape en marbre fut découverte à la Renaissance dans l'île. Elle se trouve actuellement au Musée de Naples et provient certainement du temple.
Les murs du temple devaient être décores d'ex-votos offerts par la reconnaissance des malades guéris, statues ou statuettes, têtes ou autres parties du corps en marbre, en métal ou en terre cuite. Quantité de ces ex-votos ou donaria ont été retrouvés dans le Tibre près du pont Cestius.
Sous le temple se trouvaient des salles, favissæ, dans lesquelles on renfermait les donaria qui ne pouvaient trouver place dans le temple même. Le temple était entouré d'un petit bois sacré dans lequel s'élevaient les monuments votifs consacrés au dieu par la piété des malades.








Les ponts de l'île


San_Bartolomeo_21Les deux ponts en pierre subsistent encore. Le pont Fabricius a été restauré en brique au moyen age, son parapet est moderne, mais les deux hermès à quatre faces qui y sont incrustés doivent provenir du parapet antique, lequel devait être composé d'une série de ces hermès entre lesquels courait une balustrade en bronze dont on voit encore les trous de scellement sur les faces latérales.







San_Bartolomeo_19Ce sont ces hermès qui ont donné au pont son - nom actuel de ponte Quattro Capi.












San_Bartolomeo_20Le pont Cestius a été réparé ou reconstruit une première fois au IVe siècle, puis, après différentes consolidations, reconstruit à nouveau en 1892. L'arche centrale a été montée avec les matériaux anciens. Le pont antique ne comportait qu'une seule grande arche accompagnée de deux petites. Le nouveau pont, plus long que l'ancien, en comprend trois, sensiblement égales. Les socles des parapets étaient vraisemblablement surmontés de statues des empereurs.

( http://www.isolatiberina.it/W_Testi_16.pdf )


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11 septembre 2008

Santa Sabina

Santa_Sabina_13En montant sur la colline de l'Aventin, un jardin magnifique nous accueille : une fontaine pour nous désaltérer, des pins pour nous donner un peu d'ombre, une vue sur Rome à couper le souffle. C'est là, pile dans l'axe de la fontaine, que se tient l'église de Santa Sabina. (Sainte-Sabine)
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Santa_Sabina_10Santa Sabina fut construite sous le pontificat de Célestin Ier, entre 422 et 432, sur l'ancien site du temple de Junon Regina, devenu le titulus Sabina. Ce fut l'évêque Pierre d'Illyrie, originaire de Dalmatie, qui la fit construire à ses frais après le sac de Rome par les Barbares.
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Santa_Sabina_29Dès l'origine, elle fut dédiée à sainte Sabine, dont la légende indique qu'en ce lieu elle fut passée par le fil de l'épée au IIème siècle, vers l'an 114. Sous une grille posée au sol, on aperçoit une ancienne pièce d'origine romaine, qui a fait l'objet de fouilles. Il se pourrait qu'elle ait fait partie de l'ancien titulus. Un mystérieux escalier, au fond de l'aile sud, laisse envisager des merveilles...
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Santa_Sabina_18Les proportions de l'église sont fondées sur les principes hellénistique, tel que décrit par Vitruve. Elle fut construite suivant un plan basilical rectangulaire à 24 colonnes de marbre.
Elle fut restaurée aux VIIIème et IXème siècles. Au Xème siècle, on adjoignit à l'église un campanile, modifié au XVIIème siècle.









Santa_Sabina_19En 1219, le pape Honorius III, qui avait approuvé la fondation de l'ordre des Prêcheurs, donna l'église à Dominique de Guzman, pour qu'il y installe ses futurs dominicains. Celui-ci y fit bâtir un cloître et des bâtiments conventuels. Des vingt six fenêtres, il n'en reste que six, les autres ayant été murées, selon les prescriptions du concile de Trente qui avait préconisé de supprimer l'importante luminosité peu propice à la méditation des âmes. Depuis lors, il est resté le siège de la maison des dominicains. Saint Dominique vécut dans ce monastère peu avant sa mort en 1221.




Santa_Sabina_planAu XVIème siècle, l'empereur Charles Quint fit considérablement transformer l'intérieur de la basilique antique, en y adjoignant des décorations dans le style de la Contre-Réforme.










Santa_Sabina_40Les ajouts baroques furent supprimés lors d'une importante restauration au XXème siècle, qui redonna à l'église une apparence plus proche de son origine. Seule la chapelle baroque dédiée à sainte Catherine de Sienne, datant du XVIIème siècle, fut conservée.
















Santa_Sabina_16Au fond du porche datant du XIVème siècle contenant d'anciens sarcophages se trouve la porte en bois de la basilique, de 5,30m sur 3,12m.
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Santa_Sabina_34C'est la porte originale, datant du Vème siècle. Elle est composée de panneaux en bois de cyprès, dont 18 sur les 28 ont conservé leurs sculptures en bas-relief représentant des scènes de la Bible.
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Santa_Sabina_2aCelui figurant la crucifixion serait l'exemple le plus ancien d'une telle représentation : Jésus entre les deux larrons a les clous enfoncés dans les paumes de ses mains, la croix est absente. Il a les yeux ouverts, son visage ne transmet aucune marque de souffrance.










Santa_Sabina_36À l'intérieur, le dessus de la porte porte une mosaïque représentant la dédicace originale de l'église, en hexamètres latins. La frise qui orne la nef centrale est également un vestige du Vème siècle. La vingtaine de colonnes corinthiennes proviennent de l'ancien temple de Junon.








Santa_Sabina_20Sur le sol de la nef, le seul tombeau en mosaïque de Rome, datant du début du XIVème siècle, représente un maître Général des Dominicains, probablement Monoz de Zamora, mort en 1300.
















Santa_Sabina_21La mosaïque originale du Vème siècle de l'abside fut remplacée par une fresque similaire de Taddeo Zuccari en 1559.













Santa_Sabina_23La schola cantorum remonte au IXème siècle. Les bas-reliefs sont inspirés par le style persan.
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Santa_Sabina_26Santa_Sabina_28













http://www.rome-decouverte.com/la-colline-de-l-aventin/santa-sabina.html
http://www.rome101.com/Christian/Sabina/
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Sainte-Sabine_de_Rome

10 septembre 2008

San Gregorio Magno al Celio

San_Gregorio_al_Celio_1Le nom complet en est Santi Andrea e Gregorio Magno al Celio. (Saints-André-et-Grégoire-le-Grand)


















San_Gregorio_al_Celio_4L'église est bâtie sur l'emplacement d'un ancien oratoire dédié à l'apôtre André. Un monastère avait été construit sur les terres de la famille du pape Grégoire Ier le Grand, aux alentours de 575. Grégoire y vécut en tant que moine avant son élection : il formait de jeunes garçons qu'il achetait au marché aux esclaves et les envoyait en tant que missionnaires en Angleterre. Cette ancienne partie est certainement sous l'église et le couvent actuels.













San_Gregorio_magnoAprès la mort de Grégoire le Grand, le monastère fut abandonné. Le pape Grégoire II (715 - 731) le fit restaurer et fit construire une nouvelle église, elle même reconstruite après l'invasion des normands à la fin du XIIème siècle, et rénovée de 1629 à 1633 par le cardinal Cafarelli Borghese. C'est à cette époque que fut ajouté un large escalier partant de la via di San Gregorio, la rue qui sépare le Caelius du Palatin.
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San_Gregorio_al_Celio_12La façade est divisé en trois parties, avec une section centrale flanquée de deux pilastres et trois arcs couronnés par l'aigle de la famille Borghese.
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San_Gregorio_al_Celio_6L'intérieur quand à lui fut rénové au XVIIIème siècle par Francesco Ferrari.
L'église suit le plan basilical typique : une nef divisée par deux allées latérales, avec 16 colonnes antiques.
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San_Gregorio_al_Celio_8Le plancher, issu des Ateliers de la famille Cosma est du XIIIème siècle, le plafond est décoré d'une fresque de Placido Costanzi en 1727. Le motif en est la gloire de saint Grégoire.

Au bout de l'aile droite se trouve la chapelle de saint Grégoire : une salle de la chapelle intègre ce que l'on croit être les restes de sa cellule. Le marbre devant l'autel, datant du XIVème siècle, est sculpté d'un bas-relief représentant les 30 messes de saint Grégoire. Au dessus de l'autel, un panneau peint au XVème siècle montrant saint Michel Archange.










San_Gregorio_al_Celio_9Sur le mur de la chapelle Salviati, une fresque de la vierge : la tradition prétend que saint Grégoire pria devant cette image, et que la vierge lui répondit.
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9 septembre 2008

San Giovanni e Paolo al Celio

San_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_2San Giovanni e Paolo al Celio (Saints-Jean-et-Paul), connue au départ sous le nom de Titulus Bizantiis, puis sous celui de Titulus Pammachii (Pammachius fut le fils de Bizantius et contemporain et ami de saint Jérôme) fut construite en 398 sur une maison romaine du IIème ou IIIème siècle, elle même bâtie par de riches propriétaires, qui y avaient installé des thermes privés, des fontaines et des fresques.










San_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_3C'est à cet endroit que deux soldats, Jean et Paul, furent martyrisés par Terenziano sous le règne de Julien l'apostat en 362 et plus tard enterrés. L'église fut restaurée à plusieurs reprises, d'abord après le sac d'Alaric en 410 et après un tremblement de terre, par le Pape Léon I en 442. Sous le pontificat de Pascal II (817-824), le couvent et le clocher virent le jour.

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San_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_5Il fallut de nouveau restaurer l'édifice après l'invasion des normands en 1082. L'église a pris un style baroque au début du XVIIIème siècle dans le cadre d'un projet de restauration entrepris par le Cardinal Fabrizio Paolucci. Le portique, libéré des murs construits en 1718, est du XIIème siècle, de 1158 exactement, et a été construit sur ordre du pape Adrien IV. Il est embelli par des colonnes dont certaines sont d'origine romaine. La chapelle avec la coupole est un rajout du XIXème siècle.






San_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_9La façade fut restaurée entre 1946 et 1967, date à laquelle les fouilles de ruines romaines sous l'église ont également été achevées. Deux lions, dont un dévore un lapin, font office de gardiens.
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San_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_22Un Antiquarium dans l'église abrite de nombreux objets découverts pendant les fouilles.
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San_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_14Le clocher, terminé en 1150 reste typique de nombreuses églises médiévales de Rome. Il est décoré avec des disques de porphyre et des copies de carreaux en céramique. Chose étonnante, la plupart des céramiques originelles, conservées dans le musée, sont originaires de Malaga, en Espagne, qui à l'époque était sous la domination des Maures, et sont décorées avec des inscriptions dédiée à Allah.



San_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_13Au troisième étage du monastère, une paire de fenêtres marque la chambre de saint Paul de la Croix, fondateur de la Congrégation Passionniste au XVIIIème siècleSan_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_6.

















San_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_16Il fut construit sur d'anciennes structures en travertin, restaurées en 1950,  qui supportaient un temple dédié à l'empereur Claudius. Les fondations sont très visibles lorsque l'on se rend sous le porche.
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San_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_17De nombreuses pierres datant de l'époque du temple se retrouvent incrustées dans la façade. Les anciennes piles supportant le temple sont encore visibles.
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San_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_25L'abside, unique à Rome, fut influencée par le style lombard roman.
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San_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_11L'église, très prisée des romains pour les mariages, est divisé en trois nefs flanquée de piliers dont certains sont encore d'origine. Au centre de la basilique, une plaque où les deux saints ont été martyrisés, et sous l'autel central, un reliquaire en porphyre recueille leurs restes. Le pavement, encore une fois, est du à la famille Cosma...
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San_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_21La rue étroite qui longe l'église descend à San Gregorio. Ces vieux murs sont les restes de l'aqueduc que l'empereur Claude fit construire afin d'amener l'eau sur le mont Palatin. Les arcs-boutants ont été ajoutés au XIIIème siècle.











San_Gionanni_e_Paolo_al_Celio_1Sur le plan de l'église est visible le positionnement des anciennes structures romaines.

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9 septembre 2008

Santi Quattro Coronati

Santi_Quattro_Coronati_17Dans le secteur du Latran, le quartier résidentiel  patricien de l'antiquité, et à proximité de San Clemente, se trouve la basilique des Santi quattro coronati ( basilique des Quatre-Saints-Couronnés). Elle fut construite le long de la Via dei Quercetti, la rue des chênes, ce qui laisse envisager qu'il s'agissait d'un site consacré à un ancien culte. Elle renferme dans sa crypte (non visitable le jour où je m'y suis rendue malheureusement) les ossements de tailleurs de pierre, romains convertis (Severus, Severianus, Victorinus et Carpoforus) martyrisés pour n'avoir pas voulu sculpter une statue du dieu Esculape sous l'empereur Dioclétien (284-305).





Santi_Quattro_Coronati_15Ils furent condamnés à porter une couronne en fer dentelée que l'on enfonça dans leurs crânes. Les reliques d'autres sculpteurs (Claudius, Nicostratus, Simpronianus, Castorius et Simplicius), originaires de Pannonie, une partie de l'Autriche-Hongrie au sud-ouest du Danube, enterrés hors de Rome, rejoignirent les premiers. Ils devinrent, par assimilation, les 4 saints couronnés.














Santi_Quattro_Coronati__plan_Fin_copieUne première église en leur mémoire vit le jour au IVème siècle sur l'emplacement de l'ancien Titulus Aemilianae, du nom de la propriétaire de l'ancienne maison romaine dont on a retrouvé les vestiges. Lui a succédé un grand édifice commandité par le pape Léon VI (847-855), qui construisit la crypte sous la nef, ajouta des collatéraux,construisit le clocher et les chapelles de sainte Barbara et saint Nicolas. La Basilique carolingienne mesurait alors 95 m de long et 50 m de large.







Santi_Quattro_Coronati_18L'édifice actuel fut commencé en 111 sous le pape Pascal II, sur les ruines de l'église de Léon VI, détruite à la suite de l'invasion des Normands en 1084. La nouvelle église fut consacrée le 20 Janvier 1116. En charge de la protection du Latran et résidence régulière des papes,  elle fut érigée en forteresse durant les XIIème et XIIIème siècles. Dans la première cour se trouvait l'ancien atrium.
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Santi_Quattro_Coronati_23La deuxième cour faisait partie de la basilique initiale comme en témoignent les colonnes de droite, la nef de l'église actuelle étant nettement plus petite.
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Santi_Quattro_Coronati_25L'ancienne nef fut divisée en 3 parties séparées par des colonnes corinthiennes. Par contre, le chœur est resté dans ses dimensions d'origine, ce qui le fait paraitre trop grand. Le pavement de l'allée centrale fut réalisé par la famille Cosma. Les fresques et peintures dans l'abside datent du XVIème siècle.
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Santi_Quattro_Coronati_ConstantinLe neveu de Grégoire IX fit construire en 1249 l'oratoire saint Sylvestre afin de souligner la toute puissance pontificale. Dans cette chapelle, une fresque relate la légende de l'empereur Constantin.
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Santi_Quattro_Coronati_chapelle_sainte_Barbara_aLa petite chapelle dans la galerie gauche du cloître, dédiée à Sainte-Barbara, possède encore de très belles fresques.

















Santi_Quattro_Coronari_28Celle de la façade, représentant les 4 tailleurs de pierre, est souvent reprise comme symbole maçonnique.


















Santi_Quattro_Coronati_Clo_tre_5Lorsque le Pape Pascal II fit reconstruire l'église, il en attribue la charge à des moines Bénédictins. Ils firent construire un cloître au début du XIIIème siècle par un célèbre tailleur de pierre romain, Pietro de Maria, en l'honneur de ses saints patrons. Au centre, vous trouverez un très beau canthare (vase à ablution) en marbre, entouré d'un bassin.

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Santi_Quattro_Coronati_Clo_tre_4Le cloître est composé de quatre galeries soutenues par des arcs reposant sur 96 colonnes doubles et 10 piliers de marbre.








Santi_Quattro_Coronati_24Le clocher (IX ou XIIème siècle, les historiens ne sont pas d'accord) a clairement servi de structure défensive.
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http://www.rome-passion.com/santi-quattro-coronati.html
http://www.rome-decouverte.com/la-colline-du-caelius/santi-quattro-coronati.html
http://www.santiquattrocoronati.org/

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9 septembre 2008

Santa Maria in Domnica

Santa__Maria_in_Domnica_7aSanta Maria in Domnica (Sainte-Marie) fut construite au VIIème siècle, sur l'emplacement d'une ancienne caserne romaine. Aux IIIème et IVème siècles, les premiers chrétiens venaient s'y retouver. L'origine de son nom "Domnica" est probablement une corruption de "dominicum", "du seigneur", nom latin donné aux églises. Il est dit que cet édifice se tenait près de la maison appartenant à une certaine Cyriaca, dont le nom signifie "appartenant au seigneur", Dominica en Latin.
L'église fut entièrement reconstruite par le pape Pascal Ier  entre 818 et 822, époque à laquelle les mosaïques furent posées, puis restaurée en 1513 par le Cardinal Giovanni de Médicis, futur Pape Léon X. 18 colonnes en marbre d'un ancien temple, couronnées de chapiteaux corinthiens, sont réutilisées.

Santa_Maria_in_Domnica_8Cette église est aussi connue sous le nom de Santa Maria alla Navicella, "Sainte-Marie au petit bateau", en référence à la sculpture en marbre d'un navire placée en face de l'église et transformée en fontaine par Léon X. La sculpture est une copie du XVIème siècle d'une plus ancienne, probablement un ex-voto offert à la déesse Isis par des marins du Cap Misène ayant survécu à un naufrage. Il n'est donc pas étonnant d'y retrouver Marie, en tant que vierge noire protectrice des marins, comme à Rocamadour.










Santa__Maria_in_Domnica_4aL'abside possède donc une mosaïque datant du IXème siècle, où nous retrouvons Marie avec l'enfant sur les genoux, ainsi qu'à ses pieds le pape Pascal Ier. Son auréole carrée signifie qu'il était vivant pendant la réalisation. C'est l'un des premiers exemples d'une mosaïque avec Marie au centre, plutôt que le Christ.








Santa__Maria_in_Domnica_2aIl existe une crypte, qui parait-il est intéressante par avec de nombreux fragments de sculptures. Encore une fois, fermée.

Le plafond à caissons date du XVIème siècle.
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8 septembre 2008

Santo Stefano Rotondo

Santo_Stefano_Rotondo_15bÉrigée sous le pape Simplice (468-483), Santo Stefano Rotondo (Saint-Étienne le Rond) reste bien conservée. À l'origine, l'église avait trois déambulatoires concentriques flanqués de 22 colonnes ioniques, qui entouraient le centre de l'espace circulaire surmonté d'un tambour de 22 m de haut sur 22 m de large, 22 fenêtres éclairaient le tambour.









Santo_Stefano_Rotondo_3aCette disposition pour le moins originale laissa penser que cet édifice fut autrefois construit sur les restes d'un temple païen, utilisé pour le culte de Faunus. Les fouilles récentes démontrèrent le contraire, car il est apparu qu'elle fut de tout temps utilisée comme église chrétienne.








Santo_Stefano_Rotondo_7aA l'extérieur, le long de la galerie, se trouvaient à l'origine 4 chapelles disposées en croix, dont une seule a été conservée près de l'entrée actuelle. Entre les chapelles s'étendaient des cours intérieures qui, avec les ouvertures de la coupole, constituaient la principale source de lumière du bâtiment central.







Santo_Stefano_Rotondo_8aL'église fut embellie par les papes Jean Ier et Félix IV, au VIème siècle. En 1130, Innocent II ajouta trois arcs transversaux pour soutenir le dôme. En 1454, le pape Nicolas V confia les ruines de l'église à la garde des Pères Paulins, seul ordre catholique fondé par les Hongrois. La plupart des fenêtres furent alors murées. En 1579, les Jésuites hongrois prirent la suite des Pères Paulins.
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Santo_Stefano_Rotondo_6aLe centre de l'église reste délimité d'un cercle de colonnes en marbre qui soutenaient les murs de la coupole aujourd'hui disparue, construite en briques légères. Les murs de l'église sont décorés de nombreuses fresques représentant 34 scènes de martyres, commandées par Grégoire XIII, au XVIème siècle. Toutes les peintures comportent une inscription relatant la scène représentée, avec le nom de l'empereur qui a ordonné l'exécution, ainsi que des citations de la Bible.





Santo_Stefano_Rotondo_12aSous l'église se trouve un mithraeum du IIème siècle, lié à la présence d'une caserne de soldats romains dans le quartier, du temps des Sévères. Malheureusement, encore une fois, il me fut impossible d'y accèder, car des fouilles sont actuellement en cours dans le mithraeum : les vestiges sous l'église sont fermés au public. Un bas-relief de marbre de couleur, qui figure Mithra tuant le taureau, du IIIème siècle, est aujourd'hui au musée National romain.

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http://www.romaviva.com/San-Giovanni-in-Laterano/santostefano_rotondo_fra.htm
http://www.romasegreta.it/monti/s.stefanorotondo.htm

8 septembre 2008

Sant'Omobono

Sant_Omobono_3Situé à l'angle de la Via del Teatro di Marcello Iugario et Vico se trouve ce que l'on appelle la zone sacrée de Sant'Omobono. Des fouilles en 1936 et 1937 ont mis à jour les restes des sanctuaires dédiés à la Fortuna et à la Mater Matuta par Servius Tullius.
En l'état actuel de préservation des vestiges, ainsi que des travaux d'excavation, il est difficile de comprendre la structure de l'ensemble.










Sant_Omobono_2Toutefois sont reconnaissables la chaussée impériale en travertin, les traces d'un double arc de triomphe, un puits sacré et les restes des deux temples. 

Le temple de la Fortune au-dessus duquel fut construite l'église de Sant'Omobono, était déjà bâti sur l'emplacement d'une construction datant du cinquième siècle avant notre ère.
Il y a les restes des deux autels qui ont été placés devant des temples et entre eux ont été retrouvés des fragments du puits sacré.



Sant_Omobono_1À la fin du VIème siècle le temple de Mater Matuta fut détruit et une église paléochrétienne bâtie à la place. Au XIIème siècle, l'église fut restaurée et un sol posé par les Cosma. En 1482 l'église fut reconstruite et dédiée à San Salvatore in Portico, puis en 1575, elle fut donnée à l'université dei Sarti, une association de tailleurs qui lui donnèrent le nom de leur saint patron, Homobonus de Crémone.

8 septembre 2008

Sant'Alessio all'Aventino

Sant_Alessio_6L'église Sant'Alessio all'Aventino (Saint-Alexis sur l'Aventin) fut construite au IIIème ou IVème siècle et initialement dédiée à saint Boniface. Au VIIème siècle elle devint un diaconat, au Xème les bénédictins vinrent s'installer. En 972, le pape Benoit VII donna cette église abandonnée à Serge de Damas, à la tête d'une communauté grecque, rendue célèbre pour l'austérité de la vie de ses membres.









Sant_Alessio_7Il semble que ce fut Serge qui apporta la vénération à saint Alexis. En 1217, on ajouta donc la dédicace à saint Alexis, nom qu'elle porte encore aujourd'hui. L'église actuelle fut construite au temps du pape Honorius III (1216 - 1227), et modifié par T. de Marchis in 1750 sur ordre d'Angelo Maria Quirini.  Après 1846, d'autres modifications ont été effectuées.
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Sant_Allessio_1Le sol de l'église fut fait par la famille Cosma.

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Sant_Alessio_4aUne partie de l'escalier sous laquelle saint Alexis a vécu est conservée. Il existe une crypte, de style roman, datant du Xème ou XIIème siècle, mais elle n'est ouverte au public qu'une fois par an, pour Noël. C'est la seule crypte de ce style à Rome. On dit que les reliques de saint Thomas Becket de Canterbury y sont conservées.

8 septembre 2008

Santa Prisca

Santa_Prisca_7L'église est consacrée à sainte Prisca, première martyre de Rome au 1er siècle, et fait partie des plus anciens lieux chrétiens de l'Aventin.

L'identité de Prisca reste incertaine. Une tradition prétend qu'elle ne fait qu'une avec Priscilla, qui est mentionné dans le Nouveau Testament, une autre qu'elle était la fille d'Aquila et de Priscille. La tradition dit qu'elle fut baptisée des mains de saint Pierre lui-même, qui fut accueilli à Rome par ses parents.






Santa_Prisca_1L'église fut bâtie au IVème ou Vème siècle sur les restes d'un ancien temple de Mithra, célèbre pour ses inscriptions et ses fresques.









Santa_Prisca_3(Dans certaines des chambres, plusieurs fresques représentent le culte, avec les sept étapes de l'initiation et la tête du dieu Soleil, du IIIème siècle, conservée au musée national romain en fait partie).







Santa_Prisca_8Elle est inscrite comme Titulus Priscae dans les actes du Synode de 499. Le pape Adrien Ier (772-797) reconstruisit son toit, et Léon III (795-816) l'embellit et la nomma «Très Sainte Prisca et Aquila".  Endommagée à la suite du sac de Rome par les normands, elle fut restaurée à plusieurs reprises. Une première fois par le pape Calixte III en 1456, après l'effondrement de trois travées, où l'intérieur fut raccourci, mais c'est la restauration de 1660 qui lui laisse son aspect actuel : les anciennes colonnes furent intégrés à des pilastres, et une nouvelle façade construite par Carlo Lombardi.










Santa_Prisca_4A l'intérieur, 7 colonnes ioniques sont les seuls vestiges de l'ancienne église. La tradition dit que les fonds baptismaux ont été utilisés par saint Pierre. En fait, les premiers baptistères étaient faits pour une immersion totale du cathéchumène, et celui-ci est trop petit. La légende se rapporte à une inscription du XIIIème siècle sur ces fonds : "Baptismus Sancti Petri".
L'autel de la crypte renferme les reliques de sainte Prisca.
Santa_Prisca_2

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