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lieux sacrés

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13 juin 2008

Basilique Notre-Dame de la Daurade

Notre_Dame_de_la_Daurade_plan_2De ce qui fut l'un des édifices les plus originaux et les plus ornés de la Gaule chrétienne il ne reste plus que des plans, des descriptions, des collections de chapiteaux de marbre et un souvenir qui s'accroche au nom de la Daurade : la Dorée,  Deaurata, qui veut dire couverte d'or pour évoquer un riche décor de mosaïques à fond d'or.



Basilique_Notre_Dame_la_Daurade_de_Toulouse__27_aSon histoire commence au Vème siècle, quand l'empereur Honorius donna aux Chrétiens un certain nombre de temples désaffectés pour en faire des églises. Saint Exupère (405-411 environ) était alors évêque de Toulouse.






Basilique_Notre_Dame_la_Daurade_de_Toulouse__7_aLe sanctuaire primitif, bâti donc sur les vestiges d'un temple romain dodécagonal, sans doute dédié à Apollon, était en briques et de forme décagonale, surmonté d'une coupole côtelée. On a retrouvé des colonnes "soit unies, soit à cannelures torses, soit à cannelures droites revêtues de pampres et de raisins," avec des chapiteaux ioniques ou corinthiens.

Et pour la première fois en Gaule, un sanctuaire marial se dresse sur les bords de la Garonne, Sainte-Marie de Toulouse.

Elle est intégrée au IXème siècle à un monastère bénédictin. Au XIème siècle, l'église, restée dodécagonale, est prolongée par une nef romane. Elle est rattachée à l’abbaye de Moissac en 1077, et le monastère est augmenté d’un cloître.




Basilique_Notre_Dame_la_Daurade_de_Toulouse__6_aLa coupole est détruite en 1703, alors qu'elle manquait de s'écrouler. Un dôme est alors posé en 1760, entamant un peu plus la solidité des murs. En 1761, mal entretenue, toute l'église romane doit être démolie. Un projet de reconstruction débuté en 1764 est arrêté afin de permettre la construction des quais de la Garonne, en contrebas, et sur lesquels les plans de la basilique empiétaient.

Le nouveau projet était ambitieux. Il s'agissait de reproduire Saint-Pierre de Rome. Neuf ans plus tard, l'on modifia les plans, et l'on opéra une rotation et une translation de l'ensemble. Ainsi, le chœur de la basilique primitive, qui était bâtie sur les vestiges du temple romain, sert aujourd'hui de transept. Les travaux furent interrompus par la Révolution. L'église fut consacrée basilique par le pape Pie IX en 1876, soit deux ans avant la Basilique Saint-Sernin. Elle ne fut réellement terminée qu'en 1883.






Basilique_Notre_Dame_la_Daurade_de_Toulouse__9_aL'édifice actuel date du XVIIIème siècle. Basilique à nef unique flanquée de chapelles, elle abrite une étonnante Vierge Noire à laquelle les Toulousains sont restés très attachés.

C'est aussi à cet endroit que l'Académie des Jeux floraux bénit chaque 3 mai les fleurs destinées aux lauréats de ses concours littéraires.

Basilique_Notre_Dame_la_Daurade_de_Toulouse__5_a









http://fr.wikipedia.org/wiki/Notre-Dame_de_la_Daurade
http://www.jacobins.mairie-toulouse.fr/patrhist/jourpatri/textes/N_D_La_Daurade.htm

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13 juin 2008

Notre-Dame de la Daurade, la vierge noire

Basilique_Notre_Dame_la_Daurade_de_Toulouse__25_aComme nous l’avons vu, le culte marial de la Daurade fut le premier en Gaulle. Puis Toulouse, étape obligée vers Saint-Jacques-de-Compostelle, attire de nombreux fidèles qui viennent vénérer la vierge Marie. Au Xème siècle, il est fait mention d’une d'une vierge brune. La statue est volée au XIVème siècle, et est remplacée par une copie.
Dès le XVIème siècle, Notre-Dame la Brune fut connue sous le nom de Notre-Dame la Noire.













Basilique_Notre_Dame_la_Daurade_de_Toulouse__10_aAu début du XVIIème siècle, le Parlement de Toulouse confie le couvent aux bénédictins de Saint-Maur qui rendent au sanctuaire tout son éclat : le culte de la Vierge s’affirme avec force chaque jour d’avantage. De multiples processions sont organisées avec beaucoup de faste et les sorties de Notre-Dame sont nombreuses.







Basilique_Notre_Dame_la_Daurade_de_Toulouse__13_aLes bénédictins de Saint-Maur ont rédigé un précieux manuscrit tenant le compte de ces « descentes » réalisées de 1627 à 1790. Seuls les Capitouls sont habilités à décider de l’intervention de Notre-Dame lorsqu’un fléau - feu, sécheresse, inondation ou épidémie - menace la ville. Elle aurait sauvé le quartier Saint-Michel d'un incendie en 1672. La dernière des processions triomphales eut lieu le 23 juin 1790.








Basilique_Notre_Dame_la_Daurade_de_Toulouse__12_aAprès la révolution, lorsque le culte est rétabli en 1795, la dévotion mariale est loin d’être éteinte. Lors du retour de la statue de la vierge qui avait été déposée au Musée, la foule se presse avec une telle ferveur que l’administration prend peur et ordonne la destruction de la sculpture.
Le 14 juin 1807 une copie aussi fidèle que possible est réalisée et présentée aux Toulousains, lors d’une grande procession. Elle connaît les plus grands honneurs et suscite toujours respect et dévotion.











solsona_1aUne hypothèse récente semble démontrer que la statue primitive a émigré en Espagne : ce serait la vierge noire de Solsona, en Catalogne.
solsona_2a

11 juin 2008

L'abbaye de Valmagne, historique

Abbaye_de_Valmagne__1_Valmagne est située sur la commune de Villeveyrac, prés de Mèze et de l'étang de Thau. Depuis les temps anciens cette contrée est habitée.
Bernard Aton IV Trencavel, vicomte d’Albi et de Nîmes, favorise en 1124 l’installation d’un petit groupe de moines bénédictins venant de la communauté de Cadouin en Dordogne dans une combe déserte du causse d’Augmontel et fonde l'abbaye de Sainte-Marie d’Ardorel.













Valmagne_vue_a_rienne_aRapidement, en une quinzaine d’années, l’abbaye possède un rayonnement considérable. Son influence spirituelle suscite la création de trois autres monastères, Notre-Dame de Valmagne, Saint-Sauveur de Sira et Notre-Dame du Jau.









Abbaye_de_Valmagne__4_aCe fut donc Raymond Trencavel, vicomte de Béziers et fils de Bernard Aton, qui fonda Valmagne en 1138. L'abbaye romane est construite sur l'immense territoire de Tortoriera, sur un tènement appelé Vallis Magna, près d'une source abondante et abrité par une barre rocheuse, appelée "dentelle de valmagne", non loin de la Via Domitia.









Abbaye_de_Valmagne__gLe second abbé de Valmagne, Pierre, veut incorporer l'abbaye à Citeaux. Les abbés de Cadouin et d'Ardorel, ainsi que Cécile de Provence, épouse de Bernard Aton, ne sont pas de cet avis. Ce fut le pape Adrien IV qui finalement affilia Valmagne aux cisterciens en 1159. Dès lors l'abbaye observera la règle morale, mais aussi architecturale définie par St Bernard.











Valmagne_planLa nouvelle église, bâtie en 1257, sera épurée, construite sur le point le plus élevé du terrain, pour une communauté de 80 moines. Les donations et acquisitions se succèdent. L'abbaye s'enrichit, protégée par les familles de Trencavel et par les rois d'Aragon. Le nouveau cloître voit le jour, au début du XIVème siècle.















Abbaye_de_Valmagne__cPuis l'Abbaye fut confrontée à la Guerre de Cent ans. Un certain Pierre de Badafol, chef d'une compagnie de routiers qui terrorise la région, oblige l'abbé à faire des fortifications. Petit à petit, les propriétés de l'abbaye disparaissent. Après la mise en commende de 1477 et les guerres de religions en 1571, l'abbaye fut abandonnée et livrée aux brigands. Il faudra deux siècles pour qu'elle retrouve sa splendeur passée.














Abbaye_de_Valmagne__2_aLes vitraux, par manque d'argent, se seront jamais remplacés, et toutes les ouvertures, afin de ne plus laisser passer le vent, furent maçonnées.
Le cardinal Pierre de Bonzi, de noblesse florentine, administrera Valmagne de 1680 à 1697. Il en fera un palais épiscopal, rehaussera le cloître d'un étage, aménagea des chambres, construira un magnifique escalier, perça une porte sur des jardins à la française, fit une terrasse exposée au midi, bordée par un bassin.






Valmagne_clef_de_vo_te_3Il est servi par une armée de domestiques, et tout le monde vit dans l'aisance et le raffinement, grâce à sa fortune personnelle. A la veille de la révolution, l'abbaye est endettée. les derniers moines s'enfuient, emportant le mobilier précieux et l'argenterie. les paysans insurgés envahirent alors l'abbaye, et brûlèrent les archives, les tableaux et le mobilier. L'abbaye devint un bien national et fut vendue trois ans plus tard, en 1791, à M. Granier-Joyeuse dont les héritiers cédèrent le monastère au comte de Turenne en 1838. L'abbaye aujourd'hui propriété des héritiers du Comte ne sera ouverte au public qu'en 1975.

http://www.valmagne.com/index2.html
http://www.decouvrir-l-herault.com/abbaye-de-valmagne.htm
Abbaye de Valmagne aux éditions Gaud

11 juin 2008

La cour d'honneur

Abbaye_de_Valmagne__39_aEntourée de grilles et de murs datant du XVIIIème siècle, elle présente un bassin, ancien viviers des moines.
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Abbaye_de_Valmagne__13_aEn face, le logis des hôtes, ancien bâtiment des convers. Trois marches plus haut, le parvis de l'église.
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11 juin 2008

L'église abbatiale

Abbaye_de_Valmagne__14_aFlanquée de deux tours enserrant le narthex orné d'une balustrade, de plan basilical en forme de croix latine, elle date de 1257.


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Le narthex


Abbaye_de_Valmagne__17_aDe style gothique classique, elle s'élève sur les fondations de l'ancienne église romane devenue trop petite et reprend le style des grandes cathédrales du Nord de la France.

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Abbaye_de_Valmagne__26_aSous le narthex, trois travées, séparées par des arcs doubleaux, présentent des chapiteaux et des culots intéressants.

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Abbaye_de_Valmagne__28_aLe secret de la sagesse, la dualité du moine partagé entre le bien et le mal,

Abbaye_de_Valmagne__29_aun moine soutenant des pêcheurs,











Valmagne_saint_louisou saint Louis soutenant l'archivolte.

Abbaye_de_Valmagne__24_a Pourtant, un visiteur ne semble pas très  impressionné...














L'église

Abbaye_de_Valmagne__31_aLes voûtes culminent à 24,50 mètres, 30 dans le transept, et la longueur de l'édifice dépasse 83 m. La nef principale est couverte de 7 travées sur croisée d'ogives, décorées de clefs de voûte.
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Valmagne_clef_de_vo_teLes clefs représentent le couronnement de la vierge, ou bien saint Bernard et saint Benoit tenant leur crosse d'évêque, ou bien encore saint Benoit et son disciple Placide.
Valmagne_clef_de_vo_te_2















Abbaye_de_Valmagne__96_aPour créer un effet de profondeur, l'écartement des piliers du choeur diminuent vers le chevet. Les bas-côtés se poursuivent par un déambulatoire, autour duquel s'agencent 9 chapelles rayonnantes. Dans le chevet, une vierge du XVII ème siècle.





 


Abbaye_de_Valmagne__98_aA droite, la porte des matines, permettant eux moines de descendre directement du dortoir au transept, à gauche, la porte des morts, conduisant au cimetière.
Les collatéraux ont été solidifiés par des parois entre les arcs doubleaux. Aujourd'hui, l'église abrite des foudres de chêne où mûrissent les vins.

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11 juin 2008

Le cloître

Abbaye_de_Valmagne__55_aLe nouveau cloître, construit au XIVème siècle sur l'emplacement de l'ancien, conserve quelques parties romanes :
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Abbaye_de_Valmagne__94_a-l'armarium (c'était la bibliothèque des moines. Il nous parait petit, mais au XIIème siècle, les livres étaient rares. Il est couronné d'un arc en plein cintre à dents de scie)








Abbaye_de_Valmagne__93_a- la sacristie : la porte est aussi surmontée d'un arc en plein cintre en dents de scie. Voûtée d'un berceau en plein cintre, elle servait souvent de chapelle à l'abbé.
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Abbaye_de_Valmagne__82_a- la salle capitulaire : sans aucun pilier intérieur, la salle est ornée d'une voûte d'arête surbaissée d'une seule portée.
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Abbaye_de_Valmagne__79_aLes vases du cardinal de Bonzi sont placés entre les baies.
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Abbaye_de_Valmagne__101_a- le parloir, le sciiptorium et le chauffoir : ces deux dernières pièces n'existent plus depuis les transformations du cadinal de Bonzi.
- la salle des frères convers : restaurée au XIXème siècle, de vaste dimension, elle possède une cheminée renaissance, rapportée du château de Cavillargues, qui fut vendu pour restaurer Valmagne à la fin du XIXème siècle.














Abbaye_de_Valmagne__71_aLes retombées d'ogives du cloître gothique sont-elles ainsi accrochées sur de vieux murs romans. Les arcades sont surmontées d'un oculus, tantôt circulaire, carré ou triangulaire.












Abbaye_de_Valmagne__91_aBordant l'église, la galerie nord, galerie de la lecture, où s'effectuait la cérémonie du lavement de pieds. Au fond de la galerie se trouve un autel dédié à la vierge, et contre le mur de l'église, un enfeu : probablement celui d'un abbé.
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Abbaye_de_Valmagne__eLes ouvertures sont séparées par des groupes de colonnettes à chapiteaux, décorés de feuillage. Certaines sont en marbre, récupérées dans les fouilles de la fondation qui, on s'en souvient, ont été faite sur l'emplacement d'une villa romaine. On y retrouve de nombreux fragments sculptés en réemploi, provenant du jubé.
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11 juin 2008

Le lavabo

Abbaye_de_Valmagne__61_aIl se trouve devant le réfectoire, afin que les moines puissent se purifier les mains avant d'aller manger. Son eau provient de la source de Diane, déjà découverte par les romains. C'est cette source, passant sous l'église, qui alimente tous les bassins de l'abbaye, avant d'aller se perdre dans l'étang de Thau.
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Abbaye_de_Valmagne__66_aL'eau, sortant de la gueule de "griffouls", se déverse dans un bassin octogonal.
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Abbaye_de_Valmagne__47_aLa clôture octogonale est composée des éléments du premier cloître :
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Abbaye_de_Valmagne__70_ades colonnettes jumelées coiffées par 8 nervures fermées au centre par une clef pendante.



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11 juin 2008

Le clocher

Abbaye_de_Valmagne__5_aCe clocher mur de pure tradition toulousaine comporte 3 ouvertures. Les trois cloches se prénomment  Louise, Suzanne et Marie.













Abbaye_de_Valmagne__62_aLe croisillon sud est flanqué de deux tours fortifiées, l'une ronde, l'autre polygonale.

8 juin 2008

Elne, historique

Elne__6_aOn trouve des traces de la présence de l’homme sur le site dès la fin de l’Âge de Bronze.
Les auteurs antiques connaissent Elne sous le nom ibère d'Illiberis, latinisation d'un nom d'origine qui ressemblait probablement à Illimberes signifiant en langue celtique "collines au milieu des limons", ou bien "la ville neuve" en ibère.







ElneDès le VIIIème siècle, à l'époque préromaine, Illiberis fut déjà une cité prestigieuse. Devenue capitale du Roussillon, bâtie sur un oppidum, Elne surveillait le passage entre Languedoc et Catalogne. Plusieurs auteurs ont pensé que le site d'Elne pourrait être celui de Pyrène (ou Pyréné), important comptoir grec mentionné par Hérodote au Vème siècle avant notre ère.
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Elne__78_aAu IVème siècle, la ville prend le nom de Castrum Helenae, peut-être en l'honneur d'Hélène, mère de Constantin le Grand et grand-mère de l'empereur Constant, qui y sera assassiné en 350.
Au Vème siècle, l'empire romain se désagrège sous les assauts des invasions germaniques. A partir de 413, le territoire est sous la domination des wisigoths. La cité devient le siège d'un évêché vers 568. Les arabes, après leur conquête de la péninsule ibérique, traversent les Pyrénées et occupent le Roussillon en 719. Ils s’y maintiendront jusqu'en 770 environ.



elne_eglise_1835_aEn 1060, la cathédrale est construite sur l’emplacement d’anciens édifices religieux. Sa construction dura tout le long du Xème siècle. Dédiée aux saintes Eulalie et Julie, elle est consacrée en 1069.
En 1150, les habitants reçurent l'autorisation de fortifier leur ville, qui fut assiégée et prise quatre fois dans son histoire : par Philippe le Hardi en 1285, puis par Pierre d'Aragon en 1344, par Louis XI en 1474, et par les troupes de Louis XIII en 1641.
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Elne__6_bA partir du XIVème siècle, son activité économique déclina au profit de Perpignan. Le 30 juin 1602, la résidence épiscopale fut transférée d'Elne à Perpignan ainsi que les reliques de sainte Eulalie et sainte Julie, patronnes de la cité. Le 7 novembre 1659, le Traité des Pyrénées scelle définitivement l'annexion du Roussillon à la France.
2008_Pyr_n_es_025a














http://www.ville-elne.com/?r=culture_tourisme&sr=a_visiter&l=fr
http://notes.romanes.free.fr/images/catalan66/elne/texte.htm
http://histoireduroussillon.free.fr/Thematiques/Batiments/Histoire/CathedraleElne.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Sainte-Eulalie-et-Sainte-Julie_d%27Elne
http://fr.wikipedia.org/wiki/Clo%C3%AEtre_d%27Elne
http://architecture.relig.free.fr/elne.htm
http://jeantosti.com/villages/elne.htm
http://www.lyc-lurcat-perpignan.ac-montpellier.fr/presenta/region/elne.htm
http://www.ciao.fr/Elne_Pyrenees_Orientales__Avis_985537

8 juin 2008

La cathédrale Sainte-Julie-et-Sainte-Eulalie

Elne__0_aLa première trace de l'église d'Elne date de 571. La cathédrale fut reconstruite au IXème siècle, suite à son délabrement. De ce bâtiment ne subsiste qu'un bénitier creusé à l'intérieur de profondes canelures (l'extérieur est enserré dans une feuille d'acanthe). Au XIème siècle les techniques de construction évoluèrent. La cathédrale, après 200 ans d'existence, dû être à nouveau rebâtie. C'est là l'origine de l'édifice que l'on connaît aujourd'hui.
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Elne__1_aL'austère façade confère à l'édifice un aspect de forteresse. Le portail central est entouré de pans de murs dénués de tout ornement. Au-dessus du portail, on trouve une petite baie cintrée, encadrée par un décor de bandes lombardes.
S'élèvent ensuite deux tours, liées par une courtine crénelée. La façade était initialement symétrique, le deuxième clocher étant identique à son voisin. Mais il fut détruit au fil des années et reconstruit en brique, plus simplement.






Elne__8_aLe clocher sud, en pierre, comprend quatre étages au-dessus de la courtine; à chaque étage et sur chaque face, on trouve quatre baies cintrées. Le clocher est couronné par des créneaux. Le clocher nord, en briques rouges, est moins massif et moins haut que le clocher sud. Le premier étage en pierre et briques est sans ornement. Le deuxième étage est percé sur chaque face de deux baies cintrées. On n'en trouve qu'une plus large, au niveau supérieur. Là aussi, l'ensemble est surmonté d'une terrasse crénelée.











Elne__115_aL'intérieur de la cathédrale réserve une surprise avec l'emploi de technique directement inspirée de l'antiquité : les piliers sont légèrement penchés vers l'avant et la corniche de la nef monte en s'éloignant par dessus les grands arcades. Tout ceci fut fait dans le but d'améliorer la perspective.
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Elne_plan_3Le plan de l'église est basilical, à trois nefs : la principale et les deux bas-côtés sans transept qui se terminent par une abside et deux absidioles voûtées en cul de four.
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Elne__114_aLe choeur, à deux niveaux, comportait une crypte qui fut comblée lors de la mise en place du baldaquin en 1724 et dont subsiste, à l'extérieur, une absidiole. Une voûte en berceau de la fin du XIIème siècle, ronforcée par des arcs doubleaux, a remplacé la couverture en bois d'origine. Le doublement des piliers a été nécessaire.
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Elne__113_aLe bas-côté sud a été transformé par l'adjonction, à différentes époques, (fin XIIIème, XVème siècle) de chapelles dans lesquelles l'évolution de l'art de la voûte gothique est visible. Certains chapiteaux des demi-colonnes datent du XIème siècle.















Elne__150_aDans le jardin des absides, on peut voir la base d'un chevet gothique du XIVème siècle, inachevé faute d'argent.
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Elne__135_aL'autel majeur se trouvait dans l'abside, légèrement en avant de la cathèdre de l'évêque. Cette table de marbre rectangulaire d'un seul tenant, bordée d'une moulure de perles et d'oves découpée de lobes, d'une largeur d'1,20 m et d'une longueur de 2,50m, était garnie d'un revêtement d'argent. Elle est de nouveau utilisée depuis la réparation de la table d'autel en 1965.





Elne__138_aTraduction de l'inscription gravée sur la table : "L'autel d'argent qui, depuis le XIème siècle, Gaufred étant comte du Roussillon, surmontait cette table sacrée, était bas, étroit, et d'un travail grossier. Il avait souffert des injures des ans et des fréquents larcins....
Comme bien d'autres tables d'autel du Roussillon, elle ressort des ateliers narbonnais qui travaillaient sur des marbres tirés des édifices antiques de la ville. Elle repose sur un cippe romain.




Elne__149_aAu chevet de l'église, un mur à massifs saillants est ce qui reste d'un chevet gothique entrepris au XIVème siècle.












Elne__148_aDeux puissants arcs-boutants contrebutent l'abside dont le système décoratif, très simple, ne manque pas de beauté dans sa sévérité même. Des pilastres supportent une arcature où se logent trois fenêtres. A hauteur d'imposte, on trouve une corniche à billettes.
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Elne__133_aLe bénitier est tout ce qu'il nous reste de la première église construite au XIème siècle.

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