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lieux sacrés

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18 juin 2008

Le cloître

Toulouse_Jacobins_080508_070__800x600_Un premier cloître fut mis en chantier pendant la deuxième période de construction des Jacobins, entre 1251 et 1252.  Les Antonins voulant plus grand, on reconstruisit un nouveau cloître entre 1306 et 1310, les éléments de l'ancien étant utilisés pour ajouter un petit cloître à l'ouest de l'église.









Le_couvent_des_Jacobins_de_Toulouse__40_aEn 1810, quand l'empire attribua les Jacobins à la ville de Toulouse et que l'armée en prit possession, le cloître, gênant l'évolution des chevaux, fut démoli aux trois quarts.
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Le_couvent_des_Jacobins_de_Toulouse__52_aEntre 1965 et 1970, le grand cloître fut déblayé et Maurice Prin entreprit le travail, méritoire entre tous, de retrouver les colonnes et les chapiteaux qui manquaient.
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Le_couvent_des_Jacobins_de_Toulouse__84_aDouze éléments avaient été remployés au château de Maurens-Scopons, d'autres au château de Montredon, d'autres enfin sur un monument à Fourquevaux.
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Toulouse_Jacobins_8La ville les acquit, les plus souvent par rachat, et  les galeries sud et est du cloître purent être  reconstituées.
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Le_couvent_des_Jacobins_de_Toulouse__41_aLe pavement du cloître fut exécuté en carreaux de terre cuite de Perpignan et dans le sol furent enchâssées les pierres tumulaires, là même où elles furent retrouvées.
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Le_couvent_des_Jacobins_de_Toulouse__72_aLe puits central fut remonté à l'emplacement du puits primitif.
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Le_couvent_des_Jacobins_de_Toulouse__42_aLe  cloître est formé de quatre galeries  formant un carré régulier de 18 arcades de côté. Il reliait au départ l'église à la salle capitulaire, à la chapelle Saint-Antonin et à l'infirmerie (galerie orientale), au réfectoire, aux cuisines, aux dortoirs et aux cellules (galerie occidentale).
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Le_couvent_des_Jacobins_de_Toulouse__83_aLes colonnades géminées sont en marbre gris de Saint-Béat sont reliées par des arcs de briques. Elles soutiennent un toit en appentis reposant sur des arcs de briques, eux-mêmes reposant sur les chapiteaux. Les chapiteaux sont ornés de sculptures végétales.
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Le_couvent_des_Jacobins_de_Toulouse__73_aA l'angle nord-est, en face de l'entrée du réfectoire, se trouvait le lavabo octogonal dont les soubassements sont encore visibles aujourd'hui.





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18 juin 2008

La salle capitulaire

Le_couvent_des_Jacobins_de_Toulouse__58_aLa salle capitulaire, datant d'entre 1299 et 1301, est située dans la galerie occidentale du cloître. C'est une vaste salle dont la voûte, portée par six croisées d'ogives, repose, le long des murs, sur de minces colonnes adossées et au centre, sur deux fines colonnes prismatiques en marbre.

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Toulouse_Jacobins_11En dépit de la disparition de son ancien décor, elle conserve un charme peu commun. On y accède par un large portail à archivoltes de briques moulurées retombant sur des chapiteaux de pierre.














Le_couvent_des_Jacobins_de_Toulouse__63_aLes deux baies qui l'encadrent ont malheureusement perdu leur remplage.

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Le_couvent_des_Jacobins_de_Toulouse__62_aLa salle est prolongée vers l'est par une abside tenant le rôle de chapelle. Voûtée d'ogives et nettement surélevée, elle prolonge visuellement l'espace de la salle capitulaire.
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Le_couvent_des_Jacobins_de_Toulouse__56_aLes voûtains de la chapelle sont peints en bleu et parsemés d'étoiles.
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18 juin 2008

Le clocher

Le_couvent_des_Jacobins_de_Toulouse__43_aLe clocher repose sur le flanc nord de l'église et mesure 45 mètres de haut. Il a été construit entre 1275 et 1298 de façon similaire à celui de la basilique Saint-Sernin toute proche. C'est un clocher octogonal de 6 niveaux : les deux premiers, qui constituent l'assise de la tour, sont aveugles. Les quatre suivants, percés de baies géminées couvertes d'arc en mitre sur chaque face, sont en retrait successif.
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Le_couvent_des_Jacobins_de_Toulouse__2_aDes lignes de dents d'engrenage relient les colonnettes d'angles à chaque étage, comme au niveau supérieur du clocher de Saint-Sernin.
quatre étages en retrait percés de baies géminées couvertes d'arc en mitre. Sa flèche originale a été détruite à la Révolution, parce que d'après la municipalité révolutionnaire de 1795, « elle outrageait le principe de l'égalité... »
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18 juin 2008

Le réfectoire

Le_couvent_des_Jacobins_de_Toulouse__55_aAchevé pour Noël 1303 sous le priorat de frère Loup (1301-1304),  le réfectoire est situé dans le prolongement de la galerie orientale du cloître. C'est une vaste salle de 60 m x 12 m, divisée en sept travées par des arcs diaphragmes portant une charpente lambrissée. Il mesure 17 m de hauteur et est l'un des plus vastes réfectoires monastiques de l'époque médiévale. Il accueille aujourd'hui des expositions temporaires.
C'est là que Gaston Phébus offrit un banquet fastueux au roi Charles VI et à sa suite lors de leur venue à Toulouse à la fin du XIVème siècle.

18 juin 2008

La chapelle Saint-Antonin

Jacobins_chapelle_antoninsLa chapelle Saint-Antonin est située entre le réfectoire et la salle capitulaire. Elle fut construite et décorée entre 1335 et 1341 aux frais de Dominique Grima, frère prêcheur et évêque de Pamiers. Elle est destinée à recevoir les tombes des chanoines et la dépouille de son fondateur. Trente alvéoles avaient été prévues à cet effet. Après dissolution des corps, les ossements étaient enlevés et déposés dans un ossuaire voûté situé sous le pavement surélevé du chœur.













Toulouse_008aSes voûtes sont entièrement couvertes de peintures à la détrempe (a tempera) qui représentent la deuxième vision de l'apocalypse, la glorification de l'Agneau immolé par les vingt-quatre vieillards tenant des rebecs et des vases à parfums, la vie de Saint-Antonin, patron de la cathédrale de Pamiers . Près des fausses fenêtres à fleurs de lis blanches sur fond bleu, on retrouve des anges avec une série d'instruments parmi lesquels une viole, une cornemuse, une harpe, un orgue positif, un double bourdon et un psaltérion.
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16 juin 2008

La Cathédrale Saint-Étienne de Toulouse, historique

CathedraleStEtienne_zoom_aSi l'on suit le texte de la "Passio sancti Saturni", la cathédrale primitive fut la petite église établie dans la ville romaine dans la première moitié du IIIème siècle par Saturnin, le premier évêque et martyr de Tolosa. On ne connait ni l'emplacement exact (peut-être sous la cathédrale actuelle), ni la forme, ni l'évolution architecturale au cours des premiers temps chrétiens. L'évêque Exupère l'avait-il reconstruite et amplifiée à la fin du IVème siècle ou au début du Vème ?


 

Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__24_aMême l'origine du vocable de Saint-Étienne n'est pas datée. Église épiscopale, la cathédrale était intégrée, à la fin de l'antiquité et pendant le haut moyen-âge, à un groupe d'édifices (une ou plusieurs églises, un baptistère, des oratoires...) nécessaires à l'action pastorale et liturgique de l'évêque, qui résidait aussi à proximité.




Saint_Etienne_facadeLa première mention que l'on en connaisse est fournie par une charte de Charles le Chauve donnée, en l'an 844, au profit des églises de la ville.
Son histoire commença réellement en 1073. L'évêque Isarn décida de construire une grande église en lieu et place de la vieille église romane alors en ruine (dont il ne reste aujourd'hui que des vestiges à la base du clocher et des chapiteaux dans la nef).




Saint_Etienne_coupeJusqu'au XIIIème siècle, les plans de l'église romane furent sans cesse modifiés. Ainsi, une révision de la hauteur prévue de l'édifice est visible par la coupe des fenêtres sur le mur sud, tandis que le mur nord, construit plus tard, ne présente pas cette anomalie.
C'est dans la première moitié du XIIIème siècle que Saint-Étienne fit l'objet de nouveaux travaux. La nef unique que l'on connait aujourd'hui, faussement appelée "raymondine" (car sa construction est attribuée à Raymond VI suite à son absolution le 18 juin 1209 dans l'abbaye de Saint-Gilles)s'imposa à cette époque.



 

Saint_Etienne_coupe2Vers 1275, époque où le comte de Toulouse se trouva rattaché à la couronne de France, Bertrand de l'Isle-Jourdain fut élu au siège épiscopal et décida d'édifier une église grandiose qui supposait la démolition de la cathédrale d'Isarn et aurait rivalisé avec celles d'Ile de France ou du Nord du pays. Il s'adressa à Jean Deschamps, maître d'œuvre de la cathédrale de Narbonne, qui avait aussi travaillé sur les cathédrales de Clermont-Ferrand, Limoges et Rodez.



Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__55_aAprès avoir fait raser le chevet de l'ancien édifice, il commença d'entreprendre un immense chœur - dit chœur des chanoines - deux fois plus large que la nef d'Isarn et aussi long qu'elle. Son idée était de démolir l'une au fur et à mesure que l'autre avancerait.
La mort de Bertrand de l'Isle et des difficultés financières interrompirent les travaux et le choeur fut couvert d'une charpente provisoire qui brûla en 1609. Après cet incendie, qui détruisit également le mobilier, on abandonna le projet d'un étage très élevé (40m), qui fut remplacé par une voûte hâtivement dressée à 28 m, par l'architecte Pierre Levesville. C'est à la même époque que les contreforts furent surélevés dans les parties hautes du chœur de la cathédrale.




Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__49_aPar la suite, divers travaux exécutés selon des plans parfois radicalement différents, apportent la fantaisie de réalisations quelque peu énigmatiques. Ce sont, entre autres, le portail de l'archevêque Denis Du Moulin (1447), le gros pilier du transept et le clocher du cardinal Jean d'Orléans (XVIème siècle). Au XIXème siècle on songea même, dans un élan rationaliste et au nom de l'unité de style, à "achever" l'édifice, prévoyant de jeter bas les parties les plus anciennes. Le XXème siècle a quant à lui vu la construction du portail nord et d'un inutile bras de transept réalisé au détriment d'une chapelle du XVème siècle.






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http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-%C3%89tienne_de_Toulouse
http://saint.etienne.tlse.free.fr/historique.html
http://www.uquebec.ca/musique/orgues/france/toulousese.html
http://www2.culture.gouv.fr/culture/sites-sdaps/sdap31/apercu-cathedrale_saint-etienne-15.htm (pour les dessins)

16 juin 2008

La Cathédrale Saint-Étienne de Toulouse, extérieur

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Plan de la cathédrale Saint-Etienne.











Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__59_aLa façade ouest donnant sur la place Saint-Étienne et qui date de 1217 est écrasée par un " clocher-donjon " massif de 55m de haut. Deux contreforts en brique la soutiennent.


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Le double portail de style gothique flamboyant est curieusement décentré vers la droite. Il est couronné par une rosace datant de 1230, construite selon l'aspect de celle de Notre-Dame de Paris.







Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__53_aLe flanc nord de la cathédrale de 105m de long, témoigne parfaitement de la juxtaposition des deux styles roman et gothique. La nef d'Isarn, à l'ouest, construite dans le style gothique méridional et le choeur, à l'est, dans le style gothique septentrional.

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Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__2_aCette façade est ornée en son centre d'un portail majestueux.
Ces deux parties furent reliées au XVIème siècle par Jean d'Orléans. Le square actuel résulte de la démolition d'un groupe de maisons qui couvraient tout le flanc nord de la cathédrale.


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Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__52_aL'arrière du bâtiment, ou abside, est orientée, comme dans la plupart des églises chrétiennes, vers l'Orient.

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Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__45_aQuant au côté sud de la cathédrale, il jouxtait un cloître aujourd'hui disparu.


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Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__46_aOn retrouve quelques traces de l'ancienne église.


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Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__51_aLes gargouilles sont de ce côté surprenantes...











 










Saint_Etienne_planEdifié sur le modèle de celui de Moissac à la fin du XIème siècle et au début du XIIème, l'ancien cloître était situé entre la cathédrale et l'église Saint-Jacques. Sa forme était à peu près carrée, les côtés faisant environ 51 mètres.








Saint_Etienne_chapiteauxLes arcades cintrées étaient soutenues par des colonnes géminées, couronnées par des chapiteaux, dont certains se trouvent actuellement au musée des Augustins. Sur la galerie Est s'ouvraient la sacristie et la salle capitulaire.








Saint_Etienne_chapiteaux_3Au dessus du réfectoire, se trouvait la bibliothèque (le cloître était en effet un centre important d'études). Il a été démoli en 1812. Au milieu, une fontaine reposait sur des colonnes antiques en marbre. Cette fontaine recevait ses eaux des côteaux de Guilheméry.





Saint_etienne_chapiteaux_2Autour de la cathédrale, il y avait également plusieurs lieux de sépulture : le cimetière Notre-Dame devant l'église, le cimetière Saint-Jacques derrière le cloître, et le cimetière Saint-Sauveur sur l'emplacement actuel de la Halle aux Grains. Le haut-clergé était inhumé dans le cloître.
(Auteur : Danielle MONTARIOL,  professeur d'Histoire-Géographie)



Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__36_aEn sortant de la cathédrale Saint-Étienne, sur la place Esquirol, se trouve la plus ancienne fontaine publique monumentale, le Griffoul, qui signifie en langue d'Oc source jaillisante. Cette fontaine date de 1546-1548.

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15 juin 2008

La Cathédrale Saint-Étienne de Toulouse, l'intérieur

Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__30_aEn entrant dans la cathédrale, on remarque immédiatement que la nef et le chœur ne sont pas construits sur le même axe, puisque ce dernier fut construit sans tenir compte de la nef qui devait être détruite.


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Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__12_aCelle-ci comprend trois travées de largeurs inégales.


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Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__21_aTrès remaniée, la cathédrale conserve quand même quelques belles traces gothiques.


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Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__8_aLes voûtes bombées s'appuient sur des ogives massives.


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Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__5_aAu dessus de l’entrée la rosace, construite selon l'aspect de celle de Notre-Dame de Paris (6.70m de diamètre) est composée de morceaux de verre des XVème et XVIème siècles.


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Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__11_aL'orgue érigé en 1613 est accroché à 17m de hauteur.


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Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__10_aLe chœur comprend cinq travées, une abside à cinq pans et un déambulatoire sur lequel s'ouvrent 14 chapelles rayonnantes de forme pentagonale. Celles-ci (tout comme le déambulatoire) furent voûtées au XIVème siècle et le cœur ne le fut qu’en 1609 après un incendie qui avait détruit la charpente de bois.


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Cath_drale_Saint_Etienne_de_Toulouse__15_aOn y trouve une double rangée de 114 stalles, de style Louis XIII.

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13 juin 2008

Notre-Dame du Taur

L__glise_du_Taur_de_Toulouse__0_La tradition veut que cet édifice ait été bâti sur l'emplacement de la sépulture de saint Saturnin, premier Évêque de Toulouse, qui subit le martyre vers 250, sous le consulat de Décius et Gratius.

Attaché par les pieds aux flancs d'un taureau furieux, il fut traîné et déchiqueté. Aussitôt, de saintes femmes inhumèrent sa dépouille aux portes de Toulouse, à l'endroit exact où le corps de saint Saturnin s'était détaché du taureau qui le traînait derrière lui.
L__glise_du_Taur_de_Toulouse__22_aUn oratoire a tout d'abord été installé pour les pèlerins sur le lieu exact de sa mort.















L__glise_du_Taur_de_Toulouse__18_aLes reliques du saint ont été gardées jusqu'en 402, date à laquelle elles ont été transférées en grande pompe à la Basilique Saint-Sernin, qui porte le nom altéré de Saint-Saturnin. Malgré les 150 ans du corps, la légende raconte que la foule a apprécié les « doux effluves » des restes de Saint Saturnin. Selon Rome, c'est un des traits caractéristiques d'un saint.

Depuis lors, son culte s’est perpétué en ce lieu. L'église que nous connaissons a été construite sur l'oratoire aux XIIIème et XIVème siècles.
Saint-Sernin du Taur, puisque c’est ainsi que l’on nommait cette église, ne prit le vocable de Notre-Dame du Taur qu’à partir du XVIème siècle.










L__glise_du_Taur_de_Toulouse__34_aL’édifice actuel, construit en plusieurs étapes à la fin du XIIIème siècle et au cours des XVIème et XVème, s’inscrit parfaitement dans la tradition gothique méridional.
La façade donnant sur la rue du Taur (XIVème-XVIème) présente l’aspect d’une forteresse avec son clocher mur à créneaux et mâchicoulis et abrite un carillon de 13 cloches.













L__glise_du_Taur_de_Toulouse__1_aLe portail de pierre comporte 6 archivoltes et des colonnes ornées de chapiteaux à feuillage. L’intérieur du haut gâble triangulaire est orné d’une statue de la vierge du XVIIIème siècle. De part et d’autre, dans les niches, deux moulages ont remplacé les anciennes statues du XVIème siècle (un apôtre et saint François d’Assise).









L__glise_du_Taur_de_Toulouse__7_aLe chœur est composé d’une petite chapelle centrale à chevet plat et de deux absides à pans coupés de part et d’autre.
Au-dessus de l'autel central, le martyre de saint Saturnin, peinture du XIXème siècle de Bénézet.
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L__glise_du_Taur_de_Toulouse__14_aLa chapelle centrale conserve la statue de Notre-Dame du Rempart ou de la délivrance ou du bon Secours, du XVIème siècle, entrée dans l’église en 1783 après la démolition de l’oratoire de la porte de Villeneuve.
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L__glise_du_Taur_de_Toulouse__11_bSur le mur sud de la nef subsistent les vestiges d’une généalogie de Jacob en 38 figures, disposée sur deux registres, du XIVème siècle. Cette peinture très effacée fut découverte en 1872 lorsque l’on retira les boiseries qui ornaient alors les parois.

L__glise_du_Taur_de_Toulouse__28_aUn taureau, sculpté dans la partie la plus ancienne de l'église, nous rappelle le martyr de Saturnin.












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13 juin 2008

Saint Saturnin

Le nom de saint Saturnin, ou saint Sernin après évolution, provient de Saturne, qui vient du latin « serere » = ensemencer.
Saturne était dans la mythologie le dieu de l’agriculture et du temps. Signification : le semeur.

st_saturninSaint Saturnin de Toulouse, aujourd'hui connu sous le nom de saint Sernin, est le premier évêque chrétien de Toulouse connu. Il est fêté le 29 novembre. Le nom de Saturnin (Saturninus) a subi de multiples évolutions que l'on retrouve dans de nombreux toponymes et patronymes aujourd'hui.
Saturnin est envoyé de Rome par le pape Fabien, pour évangéliser la Gaule. En passant par Nîmes, un disciple se joint à lui, Honest. Ensemble, ils vont jusqu'à Pampelune, en Espagne. Ils y rencontrent et consacrent le futur saint Firmin. Honest subit le martyre, et Saturnin, accompagné de Hilaire, son futur successeur, revient sur ses pas pour s'arrêter à Toulouse. Saturnin sillonne la région à des fins d'évangélisation. En 250, attribuant le silence des oracles à ses passages fréquents devant le Capitole (temple majeur de la cité antique, dédié à Jupiter), des prêtres païens lui demandèrent d'honorer l'empereur en lui sacrifiant un taureau. Son refus valut à Saturnin d'être attaché au taureau du sacrifice.





Saint_Saturnin_bLes historiens ont longtemps débattu pour savoir où se situait le Capitole à l'époque antique. Ce n'est qu'en 1993 grâce aux fouilles archéologiques du parking de la place Esquirol qu'on a pu déterminer que le temple se situait à cet endroit. La Passion de saint Saturnin, probablement écrite au cinquième siècle, nous apprend qu'il était pourvu d'un escalier monumental. La légende raconte que le taureau, pris d'une rage folle, descendit à toute allure les marches du Capitole, traînant derrière lui l'évêque. Sa tête explosa sur les marches du temple. Le taureau aurait rejoint la campagne en passant par la porte nord de la ville, la Porterie, alors protégée par des remparts, suivant le « cardo » romain (rue Saint Rome).

saint_Saturnin_cLe taureau aurait abandonné Saturnin sur la route de Cahors, la rue du Taur, lui donnant ainsi le nom qu'on lui connaît aujourd'hui. Le corps sans vie du malheureux fut recueilli par les saintes Puelles, deux jeunes femmes. Elles l'inhumèrent à l'endroit exact où son corps fut trouvé, dans un fossé assez profond pour que les païens ne puissent pas profaner la dépouille.


Saint_Saturnin_a

La légende dit que, battues par la foule, les saintes Puelles quittèrent la ville pour se réfugier dans le petit village près de Castelnaudary qui porte leur nom, le Mas-Saintes-Puelles. Hilaire, évêque au quatrième siècle, fit construire une petite église en bois, un oratoire, sur la tombe du martyr. C'est l'emplacement de l'église du Taur que nous connaissons aujourd'hui.








Saturne_4Saturne est une ancienne divinité romaine, agraire à l'origine (on lui attribuait notamment la protection des semailles), qui a été peu à peu assimilée au grec Cronos. Il régnait sur les cieux et sur la terre avant que Jupiter ne l'en chasse : il avait été prédit que l'un de ses enfants le détrônerait un jour. Et pour éviter cela, il dévora chacun de ses enfants à leur naissance.











saturne_3Mais un jour, son épouse Cybèle et sa mère Tellus réussirent à sauver Jupiter en lui faisant avaler une pierre enveloppé dans des langes à la place de son fils. Plus tard, ce dernier réussira effectivement à chasser son père du pouvoir et l'obligera à régurgiter ses frères et sœurs (Neptune, Pluton, Cérès, Junon et Vesta).






jupiterJupiter, dieu romain du Ciel, est aussi le père des dieux. On retrouve également des divinités semblables dans d'autres panthéons : Taranis chez les Gaulois, Thor et Odin chez les Scandinaves ou encore Dyaus Pitar et Varuna chez les hindous. Parmi les divinités, Jupiter tenait toujours le premier rang et son culte était le plus solennel et le plus universellement répandu. Ses trois plus fameux oracles étaient ceux de Dodone, de Libye et de Trophonius. Les victimes les plus ordinaires qu'on lui immolait étaient la chèvre, la brebis et le taureau blanc dont on avait eu soin de dorer les cornes. On ne lui sacrifiait pas de victimes humaines; souvent on se contentait de lui offrir de la farine, du sel et de l'encens. L'aigle, qui plane en haut des cieux et fond comme la foudre sur sa proie, était son oiseau favori. Le jeudi, jour de la semaine, lui était consacré (Jovis dies).

janus_aNous avons donc à Toulouse Saturne (Saturnin-Sernin), tué par les adeptes de son fils Jupiter...  Et pourtant, Saturne, ou Cronos, était souverain de l'âge d'or de l'humanité. C'est pour lui que Janus, le dieu à deux têtes, qui l'avait recueilli quand il fut chassé par Jupiter, créa les Saturnales, afin de commémorer son règne.
Ces fêtes consistaient principalement à représenter l'égalité qui régnait primitivement parmi les hommes. Elles commençaient le 16 décembre de chaque année : d'abord elles ne durèrent qu'un jour, mais l'empereur Auguste ordonna qu'elles se célèbreraient pendant trois jours auxquels plus tard Caligula en ajouta un quatrième. Pendant ces fêtes, on suspendait la puissance des maîtres sur leurs esclaves, et ceux-ci avaient le droit de parler et d'agir en toute liberté. Tout ne respirait alors que le plaisir et la joie : les tribunaux et les écoles étaient en vacances ; il n'était permis ni d'entreprendre aucune guerre, ni d'exécuter un criminel, ni d'exercer d'autre art que celui de la cuisine ; on s'envoyait des présents, et l'on se donnait de somptueux repas. De plus tous les habitants de la ville cessaient leurs travaux. Les esclaves pouvaient critiquer les défauts de leurs maîtres, jouer contre eux, et ceux-ci les servaient à table.

Par reconnaissancepour Janus, le dieu détrôné doua d'une rare prudence qui rendait le passé et l'avenir toujours présents à ses yeux, ce qu'on a exprimé en le représentant avec deux visages tournés en sens contraires. Le nom de Janus est assimilable à un nom commun signifant « passage », ou gardien des portes. L'irlandais a dérivé de la même racine le mot désignant le « gué » et la porte d'une maison se dit en latin janua. Il est le dieu qui préside à toute espèce de transition d'un état à un autre...

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