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lieux sacrés

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9 septembre 2012

Brancion, l’église Saint-Pierre


Brancion__glise_Saint_Pierre_4Cette église édifiée par les sires de Brancion au XIIe siècle, dédiée à saint Pierre, est située sur le bord ouest du promontoire.

 

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_9Mentionnée pour la première fois en 964 dans une charte du cartulaire de Cluny (ecclesiam de Branciduno), elle fut construite sur les fondations de bâtiments plus anciens, du VIe puis VIIIe  et Xe siècles, tous à vocation funéraire. De nombreuses tombes, dont quelques-unes mérovingiennes, furent trouvées lors des fouilles. Le parvis est encore appelé de nos jours le « Paradis »…

 

 

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_1La façade possède trois petites fenêtres en plein cintre et se termine par un pignon s'élevant au-dessus de la toiture massive à double rampant, en laves, qui couvre tout l'édifice. Le portail est surmonté d’un arc brisé en ressaut.

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_8Le transept légèrement saillant se termine par une abside en hémicycle et deux absidioles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_5Le clocher de plan carré, percé de 4 fenêtres en plein cintre, surmonte la croisée des transepts.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_plan_1L’église est bâtie sur plan en croix latine, avec une nef à 5 travées et deux bas-côtés.

 

 

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_16La nef est voûtée par un berceau brisé que soutiennent quatre arcs doubleaux simples.

 

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_19Le mur de la cinquième travée du bas-côté sud, sans fenêtre, est percé d'une porte ancienne en cintre brisé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_18Une ancienne cuve baptismale en pierre, cylindrique, sans moulures ni sculptures, fermée par un couvercle de bois, est placée sous la seconde arcade du côté nord.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_23La cinquième travée du bas-Coté nord abrite le gisant de Josserand III de Brancion, mort en 1250 pendant la VIIe croisade, à la bataille de Mansourah.
Brancion__glise_Saint_Pierre_20

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_17Les deux premiers piliers de la nef sont de plan rectangulaire, présentant du côté de la nef seulement la saillie de pilastres formant les pieds droits des grands arcs doubleaux, alors que les autres sont de plan cruciforme. Nous passons du tellurique au cosmique.

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_27Une grande baie, amortie en cintre brisé, fait communiquer la nef avec le carré du transept voûté par une coupole octogonale sur trompes en cul-de-four. Au-dessus s'élève le clocher.

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_21Le chœur, voûté en berceau brisé, précède l'abside en hémicycle voûtée en cul-de-four brisé. Trois fenêtres en plein cintre amènent un peu de lumière sur les peintures à la détrempe, exécutées à la fin du premier quart du XIVe siècle, où l’on distingue un Christ en majesté dans une mandorle quadrilobée, surmontant les apôtres.

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_22Ce sont ces peintures, dont la thématique générale paraît axée sur la nativité, le Jugement Dernier et la Résurrection des Corps, qui représentent l’intérêt majeur de l’église selon certains. Certes elles sont précieuses et nécessiteraient une restauration rapide. Mais regardez bien le dallage d’époque, ce qui est déjà rare.

 

 

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_14L’axe central n’est pas droit du tout. Et ce n’est pas la faute du maitre d’œuvre qui ne savait pas tracer une ligne droite comme j’ai pu l’entendre. Les dalles suivent tout naturellement le tracé du courant d’eau souterrain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_24Et peut-être que saint Pierre y aura laissé une de ses clés…

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion__glise_Saint_Pierre_plan_2

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8 septembre 2012

La Chapelle-sous-Brancion, l’église Notre-Dame


Brancion_menhir_6C’est à La Chapelle-sous-Brancion, aux pieds de l’éperon rocheux de Brancion, que furent retrouvées les plus anciennes traces de la présence de l’homme : quelques outils de Neandertal, datant du Paléolithique moyen (-250 000/- 28 000).  Un peu plus loin, vers le château de Nobles se dresse le menhir du Champ de la Fa. Les Celtes passèrent par là.

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_La_Chapelle_sous_Brancion_3Le village de Capella ad Brancedunum prit le nom d’Aquis au VIIe siècle, puis celui de villa Aquarias avant de devenir Chapelle-sous-Brancion. Il est vrai que de nombreuses fontaines et lavoirs sur le territoire montrent la présence importante de l’eau.

 

 

 

 

 

Brancion_La_Chapelle_sous_Brancion_2Dès sa construction au milieu du XIIème siècle, l'église fut placée sous le vocable de l’Assomption de la Vierge. Orientée au sud-est, encore entourée de son cimetière, elle possède un faux transept sous forme de chapelles latérales accolées à la dernière travée de la nef.

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_La_Chapelle_sous_Brancion_8La travée du chœur, un peu plus étroite, supporte le clocher.

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_La_Chapelle_sous_Brancion_10La nef, fortement en pente, a été refaite ultérieurement, et c'est alors qu'ont été édifiées les chapelles latérales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_La_Chapelle_sous_Brancion_9Les actuelles restaurations mettent à jour une fresque dans la voûte de l'abside représentant le Couronnement de la Vierge, plus quatre personnages restant à identifier.
Brancion_La_Chapelle_sous_Brancion_11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_La_Chapelle_sous_Brancion_6A l'extérieur, le portail ouest est ouvert dans un massif rectangulaire en saillie avec pilastres cannelés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_La_Chapelle_sous_Brancion_7L'archivolte en plein cintre retombe sur deux colonnettes monolithes, associées aux pilastres. Les chapiteaux sont ornés de feuillage et de petites volutes.

 

 

 

 

 

 

Brancion_La_Chapelle_sous_Brancion_5Le clocher, de plan carré, est éclairé à l'étage par des baies géminées en plein cintre dont les chapiteaux possèdent des feuillages rustiques recourbés en crochets.
Brancion_La_Chapelle_sous_Brancion_14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_La_Chapelle_sous_Brancion_15Le chevet roman est constitué d'une abside semi-circulaire ornée de petites arcatures et de colonnes engagées malheureusement abimées. L'abside est percée de trois fenêtres et est recouverte de lauzes.


 

 

 

 

 

 

 

http://www.tournugeois.fr/fr/a-voir/les-eglises-romanes/eglises-romanes.htm

8 septembre 2012

La Chapelle-sous-Brancion, le menhir



Brancion_menhir_2Situé en bas de l’éperon rocheux de Brancion, le village de La Chapelle-sous-Brancion fut occupé dès l’Âge du Bronze (- 2300 / - 800).

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Brancion_NoblesC’est pourtant un témoin du Néolithique qui se dresse au lieu dit Embouche-de-Pierre-Levée, proche du château de Nobles (XVIe siècle), dans le champ de la Fa (de la fée).

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_menhir_1C’est un menhir gravé, représentant sans doute une idole très schématisée, datant de plus de 4 000 ans.

Brancion_menhir

 

 

 

 

 

 

 

 


Brancion_menhir_3Le menhir, mesurant environ 3 mètres 80 et pesant plus de 5 tonnes porte plusieurs noms : Pierre-Levée du champ de la Fa, Pierre de Nobles, Pierre du Christ, pierre du Bon-Dieu. Il aurait la vertu de protéger les bêtes des maladies.


 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_menhir_9Il fut christianisé, comme bon nombre de symboles païens, et une croix en pierre fut posée à son sommet. Dérobée pendant la révolution, elle fut remise. Puis le menhir tomba en 1942 pendant la seconde guerre mondiale.

 

 

 

 

 

 

 

 


Brancion_menhir_5Il fut remis en place et sa base fut prise dans un coffrage en béton, au bon emplacement, déterminé à l'aide de photographies anciennes. Lors des fouilles, des silex probablement chalcolithiques furent retrouvés.

 

 

 

 

 

 

 

 


Brancion_menhir_6Plusieurs légendes s’y rapportent. La plus connue parle d’un défi lancé entre le Christ et le Diable au col de Brancion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_menhir_10Deux pierres furent lancée, celle du Christ, blanche, atterrit à La Chapelle, celle du Diable, rouge, fut lancée bien plus loin, à Uxelles, où se dresse effectivement un autre menhir.

Brancion_menhir_Uxelles_1

 

 

 

 

 

 

 

 


Brancion_menhir_7La deuxième parle de saint Sébastien. De passage dans la région, et ne supportant pas la vue de ce symbole païen, il voulut le détruire à l’aide d’une autre pierre. Mais il ne put… Et sa pierre se trouve encore aux pieds du menhir dressé.

 

 

 

 

 

 

 

 


Brancion_menhir_8Finalement, à Brancion, ce sont les païens qui l’emportent.

5 septembre 2012

Pouilly-lès-Feurs, le prieuré


Pouilly-lès-Feurs, historique


Pouilly_l_s_Feurs_4L’endroit fut occupé dès le Néolithique. Une tribu celte de Ségusiaves s’y installa, qui avait pour capitale Forum Ségusiavorum, autrement dit Feurs.
dessin Le village de Poliacus (marais) devint une cité florissante sous la domination des gallo-romains. Saccagé par les Germains en 725, il reprit vie après que des bénédictins de Cluny, suite à d’importants legs, y firent construire un prieuré en 999.

 

 

 

 

 

 

 

Pouilly_l_s_Feurs_10aAu cours des XIe et XIIe siècles, ils bâtirent le doyenné et l’église, puis les bâtiments du prieuré au XIIIe. Les remparts, composés de hautes murailles percées de meurtrières et de dix tours, furent construits en 1385 et démantelés par Richelieu en 1635. Les pierres furent utilisées pour construire les maisons du village.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pouilly-lès-Feurs, le prieuré



Pouilly_l_s_Feurs_21Le prieuré, construit au XIe siècle, devint un lieu d'hébergement pour les pèlerins sur le chemin de Saint-Jacques.

 

 

 

 

 

Pouilly_l_s_Feurs_12Il prit la même disposition que celui de Cluny: une cour carrée avec en son centre un puits gallo-romain profond de 17 mètres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pouilly_l_s_Feurs_plan_1783Il fut remanié et surélevé par le prieur Bertrand de Thorigny en 1470, agrandi au XVIe, vendu comme bien national en trois parties à la révolution, et fut racheté récemment en totalité en 1992 par la commune qui le restaura.

 

 

 

 

 

 

 

Pouilly_l_s_Feurs_13L’entrée se fait par la tour du XVe siècle au-dessus de laquelle figurent les armoiries de l’abbé avec la crosse.

 

 

 

 

 

 

Pouilly_l_s_Feurs_17Sur la droite, la pièce où se trouvait jadis la salle de justice avec la prison composée de deux cachots dont les portes datent du XIVe siècle.
Pouilly_l_s_Feurs_14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pouilly_l_s_Feurs_15Sur les murs, des graffitis exécutés au fusain ou grattés à la pointe portent les date de 1532, 1536, 1587 ou 1591, période des guerres de religion.
Pouilly_l_s_Feurs_16

 

 

 

 

 

 

Pouilly_l_s_Feurs_26aDans ce qui était autrefois la cuisine des moines se tient la cheminée dite aux cocus, du XVIe siècle. De part et d’autre du cartouche central sont sculptés deux personnages jouant de la trompette, nus, assis à l’envers sur un âne. C’était le châtiment réservé au mari surpris en flagrant délit d'adultère : ainsi monté, il entrait dans l’église où le prêtre le confessait.

 

Pouilly_l_s_Feurs_23Au premier étage se trouve la salle de Bertrand de Thorigny, puis la salle de Bourbon, prieur de Cluny fin XVe siècle avec sa cheminée en grès portant le blason aux trois fleurs de lys.

 

 

 

 

 

Pouilly_l_s_Feurs_18Dans la salle dite de l’ange, au–dessus de la cheminée du XVe siècle, se tient un moine portant des ailes. A cette époque, le prieur confia la communauté à la protection des anges gardiens.

Pouilly_l_s_Feurs_19

 

 

 

 



L’église Saint-Pierre

 


Pouilly_l_s_Feurs_1La première pierre de l’église fut posée en 1048 en présence d’Odilon de Mercœur, abbé de Cluny, et d’Hallinard de Sombéron, évêque de Lyon. Elle est visible côté sud vers la porte latérale. L’église fut terminée dans la première moitié du XIIe siècle.
Pouilly_l_s_Feurs_24

 

 

 

 

 

Pouilly_l_s_Feurs_3La façade, dont la partie haute et le fronton furent modifiés ultérieurement, possède trois arcs de décharge. De chaque côté de l’archivolte, deux pierres de remploi sculptées de lions.

 

 

 

 

 

Pouilly_l_s_Feurs_2Le portail, auquel on accède par un escalier semi-circulaire de huit marches, est orné de deux colonnes polygonales, réutilisation d’un ancien bâtiment. Elles sont surmontées chacune d’un chapiteau historié en calcaire jaune de Charlieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pouilly_l_s_Feurs_8

La colonne de droite, à 8 pans, porte deux félins dont les gueules ouvertes laissent apercevoir un personnage. Le dévorent-ils, ou bien le laissent-ils sortir ?

 

 

 

 

 

Pouilly_l_s_Feurs_9Celle de gauche, à 20 pans, montre saint Pierre et sa clé devant Simon le magicien.


 

 

 

 

 

 

Pouilly_l_s_Feurs_7Le chevet possède des contreforts plats qui doublent les baies et les consolident. .

 

 

 

 

 

 

 

Pouilly_l_s_Feurs_5Le clocher présenta au cours des âges plusieurs aspects : au XVe siècle, surmonté d’un hourd en bois, il servit de tour de guet ; au XVIIIe siècle, coiffé d’une flèche basse, il était orné de quatre demi-clochetons ; en 1824, il fut rehaussé tel qu’il est aujourd’hui.


 

 

 

 

 

 

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Le plan de l’église est à trois nefs avec transept et abside semi-circulaire et absidioles. La grande nef est voûtée en arcs brisés.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pouilly_l_s_Feurs_29Les petites nefs latérales sont voûtées en plein cintre et le chœur est dévié de quelques degrés à droite, ce qui laisse perplexe bon nombre de gens. Laissons tomber l’histoire de la tête du Christ penchée sur la croix, et allons plutôt voir du côté des dédicaces…. La première église fut établie sous le vocable de Saint-Didier, alors que la seconde le fut sous Saint-Pierre.

 

 

 

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L’axe d’une église, calculé par rapport aux levers et couchers du soleil aux solstices, peut être un peu décalé à cause de la dédicace, faite le jour de la fête du saint que l’on veut honorer. A chaque jour correspond une énergie différente, symbolisée par le saint. Connaître la dédicace d’un sanctuaire, c’est comprendre les règles de l’édifice. La canne sera alors plantée le jour de la fête du saint et déterminera l’axe de l’édifice (le décumanus et le cardo)  puis son cercle et son carré. Voilà. Point de mystère, juste un peu de magie. Je vous donne un peu de travail : allez chercher la bonne définition de la magie…


 

http://www.forez-info.com/encyclopedie/memoire-et-patrimoine/44-les-richesses-de-pouilly-les-feurs.html

http://a2mr.free.fr/compte_rendu/cr_visites/pouilly/Page1.html

http://a2mr.free.fr/compte_rendu/cr_visites/pouilly/index.html




 

4 septembre 2012

Notre-Dame de Bon Secours



Valeille_Notre_Dame_de_Bon_Secours_1Une fois n’est pas coutume, le petit sanctuaire de Valeille n’est pas une chapelle très ancienne. Elle fut bâtie en 1871 par l’Abbé Perroud, curé de Valeille, suite à une épidémie de diphtérie menaçant la région.

 

 

 

 

 

 

 

 

Valeille_Notre_Dame_de_Bon_Secours_4Dédiée à la Vierge, elle fut l’objet d’un pèlerinage que suivait une indulgence de 300 jours.

 

 

 

 

 

 

Valeille_Notre_Dame_de_Bon_Secours_3Située sur une colline dominant la vallée, sa particularité réside dans sa petite tourelle qui, de loin, fait penser à une lanterne des morts comme on peut en trouver par exemple à Culhat.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Valeille_Notre_Dame_de_Bon_Secours_2Le curé de Valeille savait-il ce que représentaient ces constructions ? Rien ne le prouve, surtout pas les énergies qui se dégagent du lieu, uniquement basées sur l’égrégore des fidèles et de leurs prières.

 

 

 

 

 

 

 

 

Valeille_Notre_Dame_de_Bon_Secours_5Mais enfin, j’ai quand même été accueillie par un oiseau prisonnier de la chapelle que j’ai délivré en arrivant, ce qui n’est sûrement pas anodin, et l’ambiance y était douce voire sereine. Il me semble que plus loin, vers la colline voisine….

 

 

 

 

 

Valeille_Notre_Dame_de_Bon_Secours_6

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3 septembre 2012

Notre-Dame de la Valette

 

Salvinizet_chapelle_de_la_Valette_16C’est en l’an 1000 que l’on trouve cité dans le cartulaire de Savigny ce lieu, appelée Villa de Valle cum Capella.
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Salvinizet_chapelle_de_la_Valette_14Au XIe siècle, la chapelle est citée en tant qu’Ecclésia de Valle, puis de la Val en 1225 et Luminare de la Valetta en 1313.
Salvinizet_chapelle_de_la_Valette_17

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Salvinizet_chapelle_de_la_Valette_12aPlacée sur le chemin reliant la Bourgogne à Bolène et la vallée du Rhône, elle servait d’étape aux voyageurs. En 1225, la cure de la Valette avait pour collateur le prieur de Salt-en-Donzy, qui lui-même relevait de Savigny.


 

 

 

 

Salvinizet_chapelle_de_la_Valette_9b

Construite au XIe siècle, l’ensemble possède les caractéristiques du roman primitif forézien avec un chœur en hémicycle voûté en cul de four. Le chevet est circulaire, sans contreforts. Le portail en plein cintre et les chapiteaux sont du XIIe siècle. La voûte et le clocher furent reconstruits au XIXe siècle.

Salvinizet_chapelle_de_la_Valette_7aDans l’enclos de l’ancien cimetière du village, entourant la chapelle, se dresse une croix dont la base en granit est creusée d’une niche servant autrefois de lanterne des morts.


www.montagnesdumatin.com/fr/desc_longue.php?id=sitraPCU360351

1 septembre 2012

Notre-Dame de Néronde


Chapelle_Notre_Dame_de_N_ronde_source_1L’histoire de Néronde remonte loin dans le temps. Un ancien dolmen (introuvable), une source celtique appelée source de la Doye, un ancien cippe romain et la chapelle Notre-Dame témoignent de sa richesse.
Chapelle_Notre_Dame_de_N_ronde_4

 

 

 

 

 

Chapelle_Notre_Dame_de_N_ronde_3aLe village, situé sur l’ancienne route romaine reliant l’Auvergne au Lyonnais, mentionné en 984 dans une charte de l'archevêque de Lyon Burchard III, se développa tout d’abord autour de la chapelle, au sommet d’une colline, avant de s’étendre autour du château au XIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

N_ronde_1aAntoine-François Delandine dans ses écrits du XVIIIe parle même d’un sanctuaire fréquenté dès le VIIIe, où « toutes les populations voisines venaient y célébrer avec solennité la fête de la nativité de la sainte Vierge ». C’est dans la charte du Xe siècle que la chapelle est nommée « capella Nigra Unda » (onde noire, ou eau noire), remplacé au XIIe par Neironda.

 

 

 

 

Chapelle_Notre_Dame_de_N_ronde_11Les murs de la nef datent du Xe siècle, le clocher-porche fut rajouté au XIIe. Une inscription dans le mur du chœur indique qu’une messe y fut célébrée, après que le comte du Forez Jean Ier ait contribué en 1309 à la rénovation de la chapelle. 

 

 

 

 

 

 

Chapelle_Notre_Dame_de_N_ronde_1c

 

L’ancien chœur fut remplacé et agrandi par la famille des Salemard, seigneurs du fief voisin de la Fay, en 1350.

Chapelle_Notre_Dame_de_N_ronde_6La chapelle est précédée d’une galinière, appelée en Auvergne caquetoire. Comme son nom l’indique, elle servait de lieu aux diverses discutions.

 

 

 

 

 

 

 

Chapelle_Notre_Dame_de_N_ronde_7Elle abrite une Piéta du XVIe siècle dont la tête fut retrouvée en 1925, encastrée dans le mur d’une maison du village.

 

 

 

 

 

 

Chapelle_Notre_Dame_de_N_ronde_8L’intérieur est constitué de deux petites et deux grandes travées voûtées en arcs brisés avec doubleaux de même retombant sur des piliers à imposte.

 

 

 

 

 

 

 

Chapelle_Notre_Dame_de_N_ronde_13Sur l’entrée du chœur s’élève un clocher-mur roman à deux arcades en plein-cintre, dont l’une abrite une cloche, retombant au centre sur deux colonnettes à chapiteaux.
Chapelle_Notre_Dame_de_N_ronde_12

 

 

 

 

 

 

chapelle_Notre_Dame_de_N_ronde_cippeA l’entrée se trouve un bénitier roman, posé sur un ancien cippe romain du Ier siècle. Une inscription latine signifie « Aux Dieux Mânes et à la mémoire éternelle, Titius Messala de son vivant s’est fait élever son tombeau ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapelle_Notre_Dame_de_N_ronde_14L’endroit, de tout temps, fut utilisé comme lieu funéraire, comme le montre en plus du cippe les nombreux tombeaux à l’intérieur de la chapelle et le cimetière l’entourant. Sur la façade nord, existe encore la porte des morts, qui fut murée.
Notre_Dame_de_N_ronde_20

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapelle_Notre_Dame_de_N_ronde_15Le chœur baroque conserve des fresques du XIVe siècle, dont l’une représente une Vierge à l’enfant. Au centre, une statue de la Vierge en bois polychrome datant du XVIIIe.

 

 

 

 

 

 

 

Chapelle_Notre_Dame_de_N_ronde_9A gauche du chœur, se trouvait la statue polychrome de Notre-Dame de Néronde, Vierge noire à l’enfant du XIVe siècle en bois de tilleul. On ne sait presque rien d’elle, seule la légende raconte qu’elle fut donnée par saint Louis. A la suite des vols commis dans la région, elle trouva refuge chez un habitant du village et fut remplacée par une photo.

 

 

 


http://www.forez-info.com/encyclopedie/memoire_et_patrimoine/neronde_vieux_village_156.html

1 septembre 2012

Pierre-sur-Autre



Jas_Pierre_sur_Autre_7Jas est un village des monts du Forez situé sur une ancienne voie romaine. L'etymologie provient du latin  jassere, lieu d’étape, ou de son substantif, jacium, gîte pour les animaux.

 

 

 

 

 

Jas_Pierre_sur_Autre_1Situé sur le bord de la D60, au lieu-dit "Pierre-sur-Autre" le bien nommé, se dresse un amas de pierres granitiques superposées. Haut de plusieurs mètres, et situé sur une propriété privée, il est actuellement bien caché au milieu des acacias, et donc difficile d'accès.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jas_Pierre_sur_Autre_4La pierre de couverture est stabilisée par une maçonnerie.

 

 

 

 

 

 

 

Jas_Pierre_sur_Autre_5Sur le côté ouest, une inscription en latin invitant le promeneur à s'arrêter, ainsi que l’année 1938 et un nom : Georges Guichard, historien et archéologue qui a méthodiquement étudié la source du Gour-Chaud de Salt-en-Donzy.
Jas_Pierre_sur_Autre_6aa

 

 

 

 

 

 

Jas_Pierre_sur_Autre_2Cet amoncellement de pierres a failli disparaître en 1865 lors de travaux effectués sur la route, mais a été sauvé in extremis par Auguste Broutin, maire de Feurs.

Ne laissant pas vraiment une impression d'énergie puissante, les pierres ont, quand on pose la main desssus, quand même un peu à raconter. Elles ne sont pas des pierres térapeuthiques, étant elles-mêmes bien malades, mais travaillent un peu sur les corps subtils.

Pas de quoi faire le détour.

31 août 2012

Notre-Dame de Baffie

 

Notre-Dame de Baffie St Germain-Laval 6La rivière d'Aix, prenant naissance dans les Bois Noirs, coule en amont de Saint-Germain-Laval et de Pommiers en passant sous le pont de Baffie. Il fut édifié à partir de 1309. Grâce à un dénivelé de 3m, il joint des rives d'une inégale hauteur.

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Baffie 2Le chemin qui descendait jusqu'à un niveau inférieur à celui de l'Aix servait de déversoir en cas de crue. Sa construction ayant duré quelques décennies, il possède la particularité d'avoir une arche en plein cintre et l'autre ogivale.

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Baffie St Germain-Laval 22Entre les deux, un avant-bec et un arrière bec, sur lequel se dresse un calvaire, réduisent les remous de la rivière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Baffie St Germain-Laval 3C'est en aval du pont que se trouve la chapelle de Notre-Dame de Baffie, plus connue sous le nom de Notre-Dame de Laval. D'après certains, un premier édifice aurait été construit au VIIe siècle afin de remplacer un ancien autel druidique que les Celtes auraient élevé en bord de rivière. Personnellement je sens plus l'ancien lieu sacré au sommet de la colline surplombant l'Aix se rapportant à Gargan.

 

 

 

 

Notre-Dame de Baffie St Germain-Laval 16L'édifice actuel date en grande partie du XIIIe siècle, lorsque les seigneurs de Baffie (Guillaume le vieux puis Guillaume le jeune en 1238, coseigneurs de Saint-Germain-Laval) exerçaient leur pouvoir sur place. La légende raconte que Saint-Louis aurait fait le déplacement jusqu'en Forez en rentrant de croisade, où il aurait donné une statue de la Vierge au propriétaire des lieux en 1254.
La présence d'une ancienne chapelle est quand même attestée dans un document de 1270 mentionnant que le seigneur Guigues V, comte de Forez, avant de partir en croisade, fit le legs d'un luminaire à la chapelle, en ordonnant que la lampe soit toujours ardente en l'honneur de la Vierge, "comme on avait coutume de l'y tenir d'ancienneté".

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Baffie St Germain-Laval 7La chapelle reçut ensuite de généreuses donations des comtes de Forez et sa renommée s’étendit jusqu' aux provinces voisines. Elle fut agrandie à la fin du XIIIe siècle, les travaux se poursuivant jusqu'au premier quart du XIVe. Louis XI, connu pour sa dévotion aux vierges noires, s’y arrêta en revenant de son pèlerinage au Puy en 1470. Elle fut en grande partie restaurée à la fin du XVe siècle. Les habitants de Feurs, suite à un vœu, puis ceux de Balbigny, vinrent en procession jusqu'à la chapelle. Le pèlerinage prit de l'ampleur, et la vierge noire se vit attribuer de nombreux miracles.

 

 

 

 

Notre-Dame de Baffie St Germain-Laval 23Anne d'Urfé, en 1606, déclarait dans sa description du pays du Forez que " Le plus remarquable qu'il y ait en cette ville, est qu'il y a au pied de la montagne, où elle est assise, l'église de Notre-Dame de Laval, fort renommée par les grands miracles qui s'y font, et à laquelle la plupart de ceux du pays de Forez ont une grande dévotion".
En 1627, les chapelains n'étant plus en nombre suffisant, le couvent des Recollets de Saint-Germain-Laval envoya du renfort. Au XVIIe siècle, on comptait 160 pèlerinages chaque année.

A la Révolution, la commune racheta la chapelle et ses terres, puis des particuliers se partagèrent l'ensemble. La chapelle fut laissée au culte, même si les meubles furent vendus. La statue de la Vierge fut cachée par la famille Jacob et fut transportée en 1792 dans l'église de Saint-Germain-Laval. C'est seulement en 1805 qu'elle retrouva sa place à Baffie.

La chapelle fut peu à peu laissée à l'abandon, devenant grange à foin. En 1893, la toiture de la nef s'effondra. En 1894, la Diana devint propriétaire, et une souscription publique aida à entreprendre les premiers travaux de restauration.

 

 

 

 

 
Description

 

Notre-Dame de Baffie Saint-Germain LavalLa façade sud est percée d'une petite porte surmontée d'un arc aigu qui retombe sur des colonnettes aux chapiteaux en calcaire, ornés d'un double rang de feuillages. Le tympan était orné, au XIVe siècle,  d'une peinture de la Vierge, debout entre deux chandeliers, tenant l'enfant sur son bras gauche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Baffie St Germain-Laval 5La façade ouest possède un portail de deux baies en anse de panier séparées par un trumeau, cantonné de deux hauts pinacles en application.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Baffie St Germain-Laval 12Deux contreforts d'angle terminent l'édifice, deux autres contiennent la poussée de l'arc triomphal intérieur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Baffie St Germain-Laval 21De plan rectangulaire, la chapelle mesure 22,45 mètres sur 7,20. Elle est divisée en trois travées voûtées d'ogives dont les deux premières forment la nef, la troisième, plus haute (8,50 m) formant le chœur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Baffie St Germain-Laval 24Au fond de l'église, un portrait de Jean-Louis Bonnard, saint et martyr. Cet homme pieux, né à Saint-Christo-en-Jarez le 2 mars 1824, fut ordonné prêtre en 1848 et partit comme missionnaire au Tonkin occidental. Séjournant à Boï-Xuyen, il fut dénnoncé, arrêté pour avoir prêché la foi catholique. Conduit à Nam-Dinh, il fut condamné à mort et décapité le 1er mai 1852. Des chrtétiens receuillirent son corps et sa tête, jetés à la mer, pour les inhumer au séminaire de Ke-Vinh. Jean- Louis Bonnard fut béatifié par Léon XII et canonisé par Jean-Paul II en même temps que 116 autres martyrs du Viet-Nam. Victor Hugo lui consacra quelques vers dans son poème "Les Martyrs":

« Ô saint prêtre ! grande âme ! oh! je tombe à genoux !
Jeune, il avait encor de longs jours parmi nous ;
Il n'en a pas compté le nombre ;
Il était à cet âge où le bonheur fleurit ;
Il a considéré la croix de Jésus-Christ
Toute rayonnante dans l'ombre.

Or il est loin de nous une autre humanité,
Qui ne le connaît point, et dans l'iniquité Rampe enchaînée,
et souffre et tombe.

Il s'est dit qu'il est bon d'éclairer dans leur nuit,
Ces peuples égarés loin du progrès qui luit,
Dont l'âme est couverte de voiles ;
Puis il s'en est allé dans les vents, dans les flots,
Vers les noirs chevalets et les sanglants billots,
Les yeux fixés sur les étoiles. »

 


La vierge noire



VauclairRemplaçant l’ancienne déesse celte, la statue, volée en décembre 1997, possédait bien toutes les caractéristiques des vierges noires. Datant du XIIe siècle, elle était de la même veine que les vierges auvergnates, en majesté, l’enfant sur les genoux.Elle était sculptée dans du bois de genévrier, probablement issu de Phénicie. Le voile sculpté autour de son visage devait se déployer en plis concentriques sur son torse et ses bras et se prolonger par une tunique, comme ses sœurs de Vauclair et de Gervazy. Les visages sont graves, celui de l’enfant porte des traits d’adulte.

Gervazy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Baffie 1aC’est au XVIe siècle que l’ancienne statue fut mutilée. Un nouveau corps fut alors refait grossièrement, sur lequel on colla les deux têtes, et que l’on cacha par un vêtement. De Vierge en majesté, elle devint vierge debout. Il nous en reste heureusement une vieille photo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Baffie St Germain-Laval 8Passons aux légendes. Comme beaucoup de Vierges noires, la première parle de saint Louis la rapportant des croisades en 1254 et l’offrant à Guillaume de Baffie. Il me semble qu’il a du trainer depuis ces contrées lointaines  un plein chariot de statues le pauvre homme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Baffie St Germain-Laval 2

La deuxième raconte l’histoire d’un ménétrier (musicien des fêtes de village) qui, voulant chanter devant la Vierge, ne put que jouer de son violon puisqu’il était empli de péchés. La Vierge lui sourit, pencha la tête, et il put de nouveau reprendre sa chanson.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Baffie St Germain-Laval 1La troisième nous fait part de la propension de la statue à revenir sur le lieu qu’elle avait choisi : 3 fois elle fut déménagée, trois fois elle revint seule au bord de l’Aix. La dernière fois, elle posa le genou sur un rocher qui garda sa trace. Cette légende était si ancrée dans l’esprit des gens, qu’après la révolution, quand la statue fut mise dans l’église de Saint-Genis-Laval, on l'attacha avec des chaînes à l'autel sur lequel elle était posée.

 

 

 

 

Notre-Dame de Baffie St Germain-Laval 9Une autre légende raconte dans les « Mystères de la Loire » qu’un dénommé Hugues Baffie, seigneur-brigand, déroba la statue. Les fleurs de lys d’or tombèrent alors petit à petit du manteau de la Vierge, laissant au sol une trace sur le chemin emprunté. Pris de remords, Hugues rendit la statue et lui fit construire la chapelle.

Notre-Dame de Baffie était invoquée pour la bonne santé des enfants, pour les malformations osseuses, surtout des jambes. C’est elle qui, toujours selon la légende, empêcha la peste d'atteindre Saint-Germain-Laval. Elle était protectrice des unions, et aujourd’hui encore, les jeunes mariés lui apportent le bouquet de la mariée en hommage.  

Dernière chose, Notre-Dame de Baffie, au rythme des saisons, porte une robe de soie blanche au printemps et une de velours bleu foncé à l’automne. Je vous laisse le soin d’étudier plus profondément le symbolisme de tout ceci.

 

 

 

 

 

 

St Germain-Laval Jacques BonvinEt bien sûr, qui mieux que Jacques pouvait rendre hommage à la belle Dame...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.forez-info.com/encyclopedie/memoire-et-patrimoine/194-la-legende-des-siecles-foreziens.html

http://www.ladiana.com/Monuments/chapelle%20notre%20dame.html

http://patrimoine-de-france.com/loire/st-germain-laval/chapelle-notre-dame-de-laval-1.php



27 août 2012

Paray-le-Monial, historique



Paray_le_Monial_8L’histoire de Paray remonte bien plus loin que l’on veut bien nous le faire croire. Il est d’habitude établi que la bourgade de Paredum (du latin Par, égal, uni, endroit plat, plaine) s’est développée au Xe siècle autour d’un monastère, fondé en 977 par Lambert, premier comte héréditaire de Châlon-sur-Saône, et sa femme Adélaïde de Vermandois, en accord avec saint Mayeul, abbé de Cluny.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_5Mais avant, située au sommet de la colline de Survaux, dominant le Val d’Or (Cenobium quod Vallis Aurea dicitur) et la rivière Bourbince, une première église existait: dans la charte de fondation de l’abbatiale de Paray, il est fait mention d’une ancienne église (Juxta templum antiquissimum). Des fouilles récentes ont retrouvé à proximité une ancienne villa gallo-romaine.


 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_4Et… C’est dans le Val d’Or, ou Vallis Aurea, Orval, que se trouve la chapelle Notre-Dame de Romay et sa source sacrée, dédiée à la grande déesse du temps des Celtes. C’est sur la hauteur que fut érigé un dolmen, endroit qui devint un centre important du druidisme. C’est ici, au IIe siècle, d’après la légende, qu’Irénée de Lyon vint convertir les druides et les chefs gaulois en leur disant que leur Virgo Pariturae avait enfanté.


 

 

 

Paray_le_Monial_31Le fils de Lambert, Hugues de Châlon, fit don du monastère à l'abbaye de Cluny en 999 lorsqu'il fut sacré évêque d'Auxerre. Saint Odilon de Mercœur, qui fut abbé de Cluny jusqu'en 1049, établit alors les moines sur les bords de la Bourbince où ils construisirent une nouvelle église au début du XIe siècle.

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_38Elle fut consacrée et dédiée à Notre-Dame et saint Jean-Baptiste en 1004. Les reliques de saint Grat, évêque de Châlon au VIIe siècle y furent transférées, ainsi que celles de saint Blaise et de saint Laurent.
Paray_le_Monial_int_rieur_21

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_45Vers 1080, elle fut dotée du porche d’entrée actuel, nécessaire à la pratique de la liturgie clunisienne liée au culte des morts, spécifique à l'ordre de Cluny. Il nous en reste le narthex et sa tour droite.

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_28Hugues de Semur, abbé de Cluny canonisé en 1120 et initiateur de Cluny III, petit-neveu d’Hugues de Châlon, fit commencer une nouvelle église contre le narthex en 1092. Les études archéologiques montrent que les travaux se poursuivirent jusqu'au début du XIIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_int_rieur_13Par manque de moyens, le plan initial d'une nef à cinq travées fut abandonné. En 1470, l'absidiole du croisillon sud fut remplacée par la chapelle funéraire de la famille Damas-Digoine en style gothique.

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_25Entre 1702 et 1750, un nouveau bâtiment monastique, le prieuré actuel, fut construit, et c’est en 1875 que le pape Pie IX éleva l'église au rang de basilique mineure consacrée au culte du Sacré-Cœur.

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_int_rieur_25Paray subit au cours du temps les dégradations dues à la belle intelligence des hommes : les écorcheurs, les routiers, les guerres de religions, la révolution, le progrès qui fit installer un chauffage par le sol et des câbles électriques et les restaurations malheureuses (parmi lesquelles je place la dernière en date entre 1998 et 2005).

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