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lieux sacrés

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27 août 2012

Paray-le-Monial, l’enclos monastique et le palais abbatial



Paray_le_Monial_12C’est au XVe siècle, sous l’abbé Jean de Bourbon, que fut construit le palais abbatial ou château des abbés, lieu de villégiature pour les prélats clunisiens. Commencé en 1456, il fut achevé en 1485 par Jacques d’Amboise.

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_6Seule la tour sud subsiste. Au XIXe siècle, l’édifice ruiné fut racheté par les chapelains, communauté de prêtres chargés de l’accueil des pèlerins. Ils y firent construire leur maison, agrémentée d’un parc pour offrir un vaste espace à la célebration des offices pendant les pèlerinages.

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_13Les bâtiments conventuels étaient adossés à l’église. Ils furent entièrement reconstruits entre la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècle.
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Paray_le_Monial_4Le prieuré arbora alors une façade de style classique, surmontée d’un fronton triangulaire sur lequel étaient reproduites les armoiries du prieuré ou celles de Cluny.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_11Cette façade parfaitement régulière, percée de grandes baies dont certaines sont encore ornées de grilles en fer forgé du début du XVIIIe siècle, s’apparente à un hôtel particulier. Seule la toiture rappelle l’architecture bourguignonne.

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_16Le bâtiment fut racheté par la municipalité pendant la révolution et devint un lieu public abritant les écoles de la ville. Il fut réhabilité entre 1975 et 1985. Le jardin intérieur d’inspiration médiévale fut réalisé en 1999.

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_17Il ne reste plus rien de l’ambiance que l’on doit trouver dans un cloître, sauf peut-être… Quand vous rentrez, sur la gauche, au fond d’un vieux couloir voûté…

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27 août 2012

Châteauneuf, l'église Saint-Pierre et Saint-Paul



Chateauneuf_1Le village de Châteauneuf qui s'étend sur le bord du Sornin, est dominé vers l'orient par un rocher escarpé sur la pointe duquel s'élève l'église Saint-Pierre et Saint-Paul. C’est sur le sommet de cette colline que se trouvent les ruines d’un ancien castrum, citadelle construite par les gallo-romains.

 

 

 

 

 

 

 

 

Chateauneuf_ch_teau_du_Banchet_2Ce poste important prit sous la domination franque ou burgonde le nom de Châteauneuf. Le nouveau château du Banchet, châtellenie royale, fut construit au XIVe siècle sur le flanc nord de l'ancienne enceinte et rénové par le marquis de Ragny au XVIe siècle.
Chateauneuf_ch_teau_du_Banchet

 

 

 

 

 

 

 

Chateauneuf_2C’est dans une charte de Saint-Vincent de Mâcon datant de 1096 que l’on trouve la première mention d’une église à Châteauneuf à l’ouest du château.
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Chateauneuf_4L’église fut reconstruite au XIIe siècle. Elle appartenait alors à la collégiale de Saint-Paul de Lyon. Elle fut endommagée lors la guerre de 100 ans et incendiée.

 

 

 

 

 

 

Chateauneuf_29Elle fut restaurée en 1463, date que l’on connaît grâce à l’inscription sur le premier pilier septentrional.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chateauneuf_28Les piles de la nef et de la croisée du transept, ainsi que les chapiteaux, furent refaits en style gothique.


 

 

 

 

 

Chateauneuf_14Une dernière restauration eut lieu dans la deuxième moitié du XIXe siècle, entre 1849 et 1866, sous l'autorité de l'architecte Millet, élève de Viollet-le-Duc qui considérait le clocher comme un modèle de clocher bourguignon.

 

 

 

 

 

 

 

 




L'extérieur



Chateauneuf_19De plan carré, surmonté d'une pyramide en pierre percée de quatre lucarnes, le clocher fut élevé au milieu du XIIe siècle au-dessus de la croisée du transept. Les deux étages supérieurs sont ornés de baies en plein cintre, encadrées de colonnettes à chapiteaux sculptés.


 

 

 

 

 

 

 

Chateauneuf_13La façade, de la fin du XIe siècle, est percée de trois fenêtres en plein cintre.
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Chateauneuf_5Le portail est surmonté d'une double archivolte, également en plein cintre, qui encadre un tympan non sculpté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Chateauneuf_7Chateauneuf_6

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les chapiteaux représentent un atlante portant le ciel à droite, et à gauche un aigle aux ailes déployées, les serres bien ancrées dans la matière. Son regard est porté au sol, vers le tellurique.


Chateauneuf_9Le portail latéral sud, du XIe siècle, est surmonté d'un linteau sculpté représentant les douze apôtres debout, logés à l'intérieur de petites arcades.
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Chateauneuf_11Chateauneuf_12Cette sculpture reproduit presque exactement celle du tympan de Charlieu.

 

 

 

 

 



Chateauneuf_15La corniche, très saillante, est moulurée. Les parties anciennes sont supportées par des modillons sculptés, assez semblables à celles que l'on observe au chevet de l'église voisine de Saint-Maurice-lès-Châteauneuf.

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L'intérieur

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Chateauneuf_26De plan rectangulaire, elle se compose d'une nef étagée voûtée en berceau (12m de haut), séparée des collatéraux par deux arcs doubleaux en cintre brisé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chateauneuf_25Elle possède un transept non saillant sur les bas cotés et une abside centrale en hémicycle flanquée de deux absidioles, précédées d'une travée de chœur


 

 

 

 

 

 

 

 

Chateauneuf_27Les fenêtres hautes sont encadrées par des archivoltes ornées retombant sur des colonnettes. Ces fenêtres sont à pénétration sous le berceau de la voûte. Les piliers présentent sur trois faces des colonnes engagées.

 

 

 

 

 



Chateauneuf_30La croisée du transept est voûtée, sous le clocher, par une coupole placée au-dessus d'une lanterne octogonale éclairée par quatre fenêtres en plein cintre. Ce dispositif est unique en Brionnais.
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Chateauneuf_31L'abside est éclairée par trois fenêtres en plein cintre et décorée par cinq arcatures retombant sur des pilastres et des colonnettes sculptées, ressemblant fort à ceux de l’église de Beaujeu, de Belleville ou d'Avenas (voir en lien sur Avenas la symbolique de ces piliers).

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Chateauneuf_22

http://pjpmartin.pagesperso-orange.fr/site/Chateauneuf.htm

http://pjpmartin.pagesperso-orange.fr/site/FMD1.htm#28

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k408079t/f243.image



26 août 2012

Saint-Maurice-lès-Châteauneuf



Saint_Maurice_l_s_Ch_teauneuf_2La chapelle de Saint-Maurice-lès-Châteauneuf, autrefois dédiée à saint Benoit, fut construite au XIIe siècle. Faisant office d’église paroissiale jusqu’en 1854, elle était située au milieu de l’ancien cimetière de Saint-Maurice. Devenue trop petite, et un brin délabrée, il fut décidé de l’abandonner et de construire une nouvelle église. La nef fut alors détruite, mais la démolition épargna le chœur, l’abside et le clocher.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Maurice_l_s_Ch_teauneuf_4Celui-ci, à la différence de la majorité des clochers de la région élevés au-dessus de la croisée du transept, fut bâti sur le flanc méridional de l’édifice, accolé à la travée de chœur. Il est surmonté par une pyramide en pierre à quatre pans percés de fenêtres lanternes. Ses quatre faces présentent un seul étage de baies géminées, dont les archivoltes en plein cintre retombent sur deux fines colonnettes.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Maurice_l_s_Ch_teauneuf_1La travée de chœur qui se prolonge par une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four brisé, était éclairée par trois fenêtres en plein cintre, qui ont été remaniées ou obturées.

 

 

 

 

 

 

Saint_Maurice_l_s_Ch_teauneuf_7Accolée au nord, une chapelle privée plus récente était dédiée à Notre-Dame de Pitié. En effet, il se dégage de cet endroit, mis à part le cliché carte-postale, une ambiance douce et tranquile. Il ne serait pas impossible qu'une crypte, en tout cas une cavité, soit creusée sous l'édifice.
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Saint_Maurice_l_s_Ch_teauneuf_5A l’extérieur, la corniche autour de l’abside, fortement saillante, présente des modillons sculptés typiques de la sculpture brionnaise.
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Saint_Maurice_l_s_Ch_teauneuf_12Une B.D. fut réalisée par Alain Buisson aux éditions La Buissonnière, ayant pour titre « Meurtres à Saint-Maurice-lès-Châteauneuf ». L’intrigue, en lien avec une vieille reliure pleine sans ornement reprenant l'ouvrage de Jansénius qui a été dérobée à l'intérieur de la chapelle, fait référence à de vielles traditions de cultes religieux longtemps exercées dans le pays.
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http://www.eglisedefrance.com/saone-et-loire/chapelle-romane-de-saint-maurice-les-chateauneuf/

http://saint.maurice.71.free.fr/saint.maurice/veglise.htm

http://saint.maurice.71.free.fr/saint.maurice/meurtres.htm

5 août 2012

La chapelle de la Visitation



Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_16Les visitandines s’installèrent à Paray-le-Monial en 1626 dans une maison monacale capable de loger une vingtaine de religieuses. Le logement devenant trop petit, elles échangèrent le bâtiment avec les jésuites en 1632. La construction de la chapelle commença en 1633.
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Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_15Restaurée au XIXe siècle puis en 1965 et en 2003, la chapelle fut rebâtie à partir des structures anciennes. La façade de style néo-roman utilise un vocabulaire iconographique emprunté à l’époque médiévale.
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Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_11Le tympan s’inspire de celui de Charlieu, représentant la Cène. C’est dans cette chapelle qu’entre 1673 et 1675 le Christ apparut à une religieuse, Marguerite Alacoque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_13A droite du chœur, une petite chapelle abrite la châsse de la sainte, contenant un moulage de cire recouvrant ses ossements.
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Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_26Une petite châsse contenant plusieurs reliques fut transportée en République Démocratique du Congo. Ce fut le début d’un tour du monde. Elle passa en Irlande du Nord, puis aux U.S.A. (Pennsylvanie), Allemagne, Belgique, Espagne, Italie (Basilique Saint-Pierre et chapelle privée du pape Benoit XVI), Australie, et 9 pays d’Amérique Latine.
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Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_19La première des apparitions eut lieu proche du solstice d’hiver, le 27 décembre. C’est le jour de la Saint-Jean, lui qui, dans l’iconographie chrétienne, repose sur le cœur du Christ. A Marguerite fut dévoilé le mystère du Sacré-Cœur.

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_20La vie de celle qui devint sainte Marguerite-Marie en 1920 marqua  la spiritualité chrétienne: le culte du Sacré-Cœur se répandit en France et à l’étranger à partir du récit et des dessins de Marguerite-Marie.

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_22Le cœur, surmonté d’une croix, est enflammé, rayonnant comme un soleil. Il porte la trace du coup de lance de Longinus, et il est entouré de la couronne d’épines. Le message associé à la première apparition fut : " Mon divin Cœur est si passionné d'amour pour les hommes, et pour toi en particulier, que ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu'il les répande par ton moyen".  Le cœur de Marguerite-Marie fut alors uni au cœur rayonnant, elle en garda une douleur  toute sa vie.

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_29aEn gardant en mémoire le tableau de Philippe de Champaigne fait en 1650 représentant saint Augustin, et la conception de saint Jean-Eudes qui fait de l’union des cœurs de Jésus et de Marie l’œuvre du Saint-Esprit, attachons nous à la symbolique.

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Chapelle_de_la_Visitation_18Le cœur du Christ désigne le Christ lui-même, son essence, et par son association à celui de Marie par l’intercession du Saint-Esprit, il mène à la trinité. Le salut ou la sanctification passe par la reconnaissance en chacun des hommes de ce principe. Le cœur, à la fois masculin et féminin l’emporte sur l’intellect. Il éveille dans l’esprit la conscience de la relation personnelle que chacun doit avoir avec le divin, l’étincelle du feu originel que l’on retrouvera en nous. Le culte du cœur sacré est finalement très ancien, et très solaire.

 

 

 

Paray_Hi_ronOn ne peut parler du Sacré-Cœur de Paray-le-Monial sans évoquer le Hiéron du Val d’Or. Le père jésuite Victor Drevon, délégué aux pèlerinages et aux congrès eucharistiques de Paray rencontra en 1873 le baron Alexis de Sarachaga. Ils créèrent ensemble une association appelée "Société du Règne Social de Jésus-Christ" ou "Institut des Fastes Eucharistiques" ou "Hiéron du Val d'Or". Ils la qualifièrent de franc-maçonnerie chrétienne du Grand-Occident, en opposition totale avec la franc-maçonnerie. Hieron est tiré du grec hierós, sacré, qui donne l’idée d’une enceinte consacrée à la divinité.

 

 


« Pour le baron Alexis de Sarachaga, le catholicisme accomplissait toutes les traditions religieuses antérieures de l'humanité et Paray-le-Monial se trouvait être le centre de la gaule druidique et donc les apparitions du Sacré-Cœur au XVIIe siècle étaient logiques parce qu'elles reprenaient un lieu déjà sanctifié dans une religion antérieure. Il s'agissait d'une filiation d'initiés avec une transmission de culte à culte. Avec cette filiation, le baron Alexis de Sarachaga laissait de côté tout l'arrière-plan juif de la religion chrétienne pour la remplacer par une tradition occidentale qui lui paraissait plus respectable » Alain Rauwel

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Le Hiéron reprenait cet ancien culte solaire du cœur sacré en l’appliquant au Christ non plus souffrant en croix mais au Christ Verseau, déversant son Amour et donnant aux hommes la possibilité de prendre « conscience ».   

http://www.paraylemonial.fr/d%C3%A9couvrir-paray/patrimoine/la-chapelle-de-la-visitation.html

http://www.narthex.fr/blogs/abbaye-de-cluny-910-2010/paray-le-monial

http://agora.qc.ca/dossiers/Paray-le-Monial

http://www.philippe-gavet.com/06/13/index.html

31 juillet 2012

Notre-Dame de Romay



Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_3La tradition attribue vers 960 la construction de la chapelle de Vallauris, le Val d’Or, à saint Mayeul, quatrième abbé de Cluny. Une première légende remonte à cette période, où des bœufs, sans guide, auraient transporté les pierres de la carrière proche nécessaires à l’édification des sanctuaires de Paray et de Romay. Mais les légendes fondatrices remontent à bien plus loin.


 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_20Romay est un toponyme d’origine gauloise. Les druides se retrouvaient autour de la source sacrée, qui possédait des vertus guérisseuses, notamment pour retrouver la vue (faire confiance aux anciens pour laisser des indices : la vue peut être prise comme un sens physique, mais... la lumière peut être intérieure).
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Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_18L’endroit était dédié à la grande déesse, maitresse des eaux. A la période gallo-romaine, Isis prit la place. Puis vint le christianisme et la chapelle fut dédiée à la Vierge. Elle prit le titre de « chapelle à répit » : les enfants mort-nés revenaient à la vie le temps de leur baptême.
«Six cents ans après le déluge, si l’on en croit la Tradition, un formidable incendie, relaté d’ailleurs par Diodore de Sicile, ravagea l’Ibérie et la Celtique. Epouvantés, les populations du Val d’Or implorèrent, dit-on, la Vierge qui devait enfanter et promirent de lui élever une pierre de témoignage. Le Val d’Or fut épargné et ce serait dans cette pierre de témoignage que, bien des siècles plus tard, l’image de Notre-Dame de Romay aurait été taillée».

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_12Notre-Dame de Romay, qui possède les attributs d’une vierge noire, n’en resta pas à ces miracles. Les Huguenots approchant, elle fut enterrée. Retrouvée grâce à des bœufs qui grattaient la terre, elle fut emmenée par les jésuites dans la chapelle de leur collège : elle retourna toute seule deux fois à Romay. Elle fut sauvée par une jeune fille et son frère lors de la révolution : Catherine Rouiller la plaça dans une niche cachée seulement par les rideaux de son lit. La chambre fut fouillée de fond en comble, mais personne ne souleva les rideaux.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_10Le dernier miracle remonte à 1807 lorsque François Lécué, couvreur de son état, vit une vive lumière à l’intérieur du sanctuaire. Ses deux compagnons pressèrent le pas, mais lui, plus courageux, s’approcha de la porte fermée. Les deux autres le rejoignirent et c’est alors qu’ils entendirent une voix commandant à François de mettre son âme en ordre puisqu’il allait mourir le lendemain à 19h.

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_2Il fit ce que lui demandait la voix, se réconciliant avec un ennemi, réglant ses affaires, demandant l’extrême onction et la bénédiction de sa famille. Effectivement, à 19 heures précise, il mourut. L'évènement attesté fit beaucoup de bruit, et provoqua une communication médicale à l'académie de Macon.

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_5Un mur, couvert d’ex-voto, témoigne encore de l’action guérisseuse de l’endroit.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_16A l’heure actuelle, la source est recouverte d’une très moche grotte pseudo-lourdesque.


 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_14Mais l’eau est toujours là, qui part à l’arrière abreuver un bassin où quelques poissons doivent profiter de ses bienfaits.
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Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_8Les murs de la nef de la chapelle, où se trouvent encore des fenêtres romanes murées, datent du XIe siècle.
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Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_7Le chœur fut repris au XIVe siècle, et fut agrémenté d’une fenêtre ogivale gothique.


 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_1La façade fut reprise au XIXe siècle, intégrant au-dessus de la porte d’entrée une niche gothique contenant une statue de la Vierge. La chapelle Sainte-Anne construite en 1723 sur le côté sud, les deux aiguilles gothiques à clochetons et la croix du fronton furent détruites à cette époque.
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Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_11La statue de la Vierge, représentée débout portant l’enfant sur le bras droit, date du XIe siècle. Même si elle n’est pas en majesté, elle porte les couleurs traditionnelles des vierges noires, le rouge et le vert. Le couronnement de la statue fut accordé par le pape Léon XIII le 17 juillet 1896.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paray_le_Monial_Notre_Dame_de_Romay_4

Abbé François Cucherat, « Romay et Sancenay ou les traditions et les monuments du culte de la Vierge », 1853

http://paroisse-paray.fr/bienvenue/notre-paroisse/volesvres/

http://www.paraylemonial.fr/d%C3%A9couvrir-paray/patrimoine/la-chapelle-de-romay.html

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23 juillet 2012

L’église de Saint-Martin-du-Lac

 

Saint_Martin_du_Lac_4Cette petite église, placée sous le vocable de saint Martin, évêque de Tours, apôtre des Gaules au IVe siècle, est située sur une commune où ont été retrouvés les vestiges d’une implantation préhistorique. Le nom du Lac lui fut donné en raison de l’abondance des sources et des étangs. L’église était autrefois sous le patronage du prieur d’Anzy-le-Duc.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_du_Lac_1aL’église précédée d'un porche possède une nef unique se prolongeant par une travée de chœur voûtée en berceau cintré et une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four. Ce plan très simple, ainsi que la maçonnerie en petit appareil irrégulier des murs, permettent de dater cette construction de la fin du XIe siècle. Le clocher de plan carré, situé sur le côté sud, possède un seul étage de doubles baies géminées.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_du_Lac_planSur le plan, on remarque que les murs de la travée de chœur, de l'abside et de la base du clocher sont beaucoup plus épais que ceux de la nef. En effet, cette dernière, voûtée en berceau, fut reconstruite au XIXe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_du_Lac_7La travée de chœur est délimitée par deux grandes arcades en plein cintre du côté de la nef et de l'abside. Les murs latéraux sont renforcés d'une double arcade appliquée retombant sur trois colonnettes ornées de chapiteaux et de tailloirs.

 

 

 

 

 

Saint_Martin_du_Lac_8La décoration romane est visible au niveau de la travée du chœur, où des arcs de décharge latéraux retombent sur des colonnes à chapiteaux posées sur un banc de pierre.

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Saint_Martin_du_Lac_5La corniche de l'abside repose sur quelques modillons intrigants. Ne retrouverait-on pas ici les secrets du tracé ?

On sait que saint Martin fut un pourfendeur de mégalithes. On retrouve une autre église lui étant dédiée à quelques kilomètres de là, Saint-Martin-la-Vallée. Et entre les deux… Ce que les gens d’ici appellent le dolmen du bois de Glenne.

 

 

 

 

http://pjpmartin.pagesperso-orange.fr/site/Chemins_du_roman.htm#Saint-Martin-du-Lac

23 juillet 2012

Le dolmen du bois de Glenne



Saint_Martin_du_Lac_dolmen_du_bois_de_Glenne_9Glenne provient du gaulois Glanna, qui veut dire « la rive aux eaux pures ». Il y avait autrefois un étang, donnant naissance à un ruisseau qui se jetait dans la Loire au sud de Baugy.

 

 

 

 

 

Saint_Martin_du_Lac_dolmen_du_bois_de_Glenne_2

C’est dans le bois de Glenne que se trouve ce dolmen, ou ce qui reste d’une construction plus importante, prise parfois pour un cromlech.

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_du_Lac_dolmen_du_bois_de_Glenne_4Au XIXe siècle, les ouvriers agricoles avaient surnommé l’endroit le « cimetière », ou « la terre des os ». La présence de ces pierres, de ces ossements, le nom même du lieu, laissent à penser qu’un culte a pu être rendu ici à une divinité des eaux.

 

 

 

 

 

Saint_Martin_du_Lac_dolmen_du_bois_de_Glenne_5Le « dolmen » en lui-même est formé d’un bloc de silex d’environ deux mètres posé obliquement sur un petit alignement de pierres plus petites.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_du_Lac_dolmen_du_bois_de_Glenne_7L’endroit est truffé de murs assez larges, d’une hauteur d’environ 50 cm., formés de deux parements de silex d'appareil cyclopéen et dont l'intérieur est formé de pierres plus petites. Certains d’entre eux sont très rectilignes, faisant penser à d’anciennes ruelles. Une vaste enceinte, en partie visible, délimitait ce qui a pu être un village.
Saint_Martin_du_Lac_dolmen_du_bois_de_Glenne_6

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_du_Lac_dolmen_du_bois_de_Glenne_8Aucune fouille récente n’a été entreprise. Les dernières, faites par un groupe d'archéologues de Marcigny, datent de 1910, et rien d’intéressant n’a été découvert mis à part quelques fragments de poteries. Par contre, la présence du village pourrait être en relation avec un gisement de fer et son exploitation aux alentours de l’an 800 avant notre ère. Pour ma part, je verrai bien une belle assemblée druidique.

 

 

 

 

 

http://lvdp.fr/Archives/St_Martin_gisement_ferrugineux.pdf

http://pjpmartin.pagesperso-orange.fr/site/histoire_Marcigny.htm

23 juillet 2012

Le lavoir de la Madeleine

 

 

Semur_en_Brionnais_Sainte_Madeleine_6En traversant la porte au Vau, percée au nord dans la troisième muraille d’enceinte de Semur-en-Brionnais, on tombe sur le lavoir de la Madeleine.

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Semur_en_Brionnais_Sainte_Madeleine_4Il fut construit au XVe siècle sur l’emplacement d’une ancienne église romane du XIIe dédiée à sainte Madeleine. Il ne reste pas grand-chose du bâtiment primitif, si ce n’est une baie étroite en plein cintre.

 

 

 

 

 

 

Semur_en_Brionnais_Sainte_Madeleine_3Ce qui frappe surtout, c’est la présence de l’eau, attirante (j'ai fait quelques centaines de mètres en voiture avant de me retourner, appelée). On peut remarquer que la source fut captée afin de la faire passer directement sous l’édifice. Sans eau, point de vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Semur_en_Brionnais_Sainte_Madeleine_7La route de la Madeleine nous ammènera ensuite jusqu'à l'église Saint-Martin-la-Vallée.

23 juillet 2012

Notre-Dame de la Touche

 

Anzy_le_Duc_chapelle_de_la_Touche_5Au départ, une source dans la forêt. La Touche provient étymologiquement d'un ancien mot préceltique qui désignait l'état de la forêt après défrichement, c'est à dire un bosquet ou un bois. la source n’est connue que des gens du coin, qui savent depuis longtemps que ses eaux sont guérisseuses. Une légende récente raconte qu’au XVIIIe siècle, une femme allant du hameau de Montmegin, dépendant de Semur-en-Brionnais, au hameau du Bas-des-Augères en direction d’Anzy-le-Duc, se fit renverser par un chariot, passa sous ses roues et en ressortit intacte.

 

 

 

 

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En remerciement à la Vierge qu’elle crut être responsable de ce miracle, elle fit mettre une statue dans le creux d’un chêne.

 

 

 

 

 

 

 

 

Anzy_le_Duc_chapelle_de_la_Touche_7La statue est posée maintenant dans un petit oratoire construit au-dessus de la source qui n’est plus très guillerette. Derrière, un bassin abandonné.

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Anzy_le_Duc_chapelle_de_la_Touche_1En remontant le chemin par le nord, on arrive à la chapelle Notre-Dame de la Touche.

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Anzy_le_Duc_chapelle_de_la_Touche_3Elle fut construite à la suite d’un vœu fait par les habitants d’Anzy-le-Duc en 1870 s’ils étaient épargnés par la guerre. Elle fut consacrée le 9 septembre 1874.   

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23 juillet 2012

Saint-Martin-la-Vallée



Semur_en_Brionnais_Saint_Martin_la_Vall_e_2Cette église est placée, comme sa sœur de Saint-Martin-du-Lac, sous le vocable de saint Martin, évêque de Tours au IVe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Semur_en_Brionnais_Saint_Martin_la_Vall_e_6Cette paroisse fut antérieure à celle de Semur-en-Brionnais, simple place forte et résidence princière qui dépendait d’elle. C’est en 1274, lors de la fondation de son chapitre, que Semur devint paroisse à son tour. Saint-Martin resta indépendante jusqu’en 1791.


 

 

 

 

Semur_en_Brionnais_Saint_Martin_la_Vall_e_4L’église date du XIe siècle. Conservant son aspect primitif, elle se compose d’une nef unique, charpentée, ouvrant sur le chœur par un arc en plein cintre (présentant un appareillage en épi), et d’une abside semi-circulaire voûtée en cul de four.

 

 

 

 

 

 

 

 

Semur_en_Brionnais_Saint_Martin_la_Vall_e_11Au sud, la travée du chœur communique avec une petite chapelle supportant le clocher, couverte d’une coupole ronde sur trompes et terminée par une absidiole semi-circulaire. Elle fut sans doute rajoutée au XIVe siècle.

 

 

 

 

 

Semur_en_Brionnais_Saint_Martin_la_Vall_e_10L'éclairage de la nef et des absides est assuré par des fenêtres étroites fortement ébrasées vers l'intérieur.
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Semur_en_Brionnais_Saint_Martin_la_Vall_e_12L'église abrite des peintures murales qui s’échelonnent du XIIème au XVIème siècle, en cours de restauration.


 

 

 

 

 

Semur_en_Brionnais_Saint_Martin_la_Vall_e_5Le clocher est composé d’un soubassement ajouré, d’un étage percé de baies géminées encadrées par une double archivolte retombant, au centre, sur deux fines colonnettes à chapiteaux, et d’une flèche à quatre pans recouverte d'ardoises.
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Semur_en_Brionnais_Saint_Martin_la_Vall_e_7A l’extérieur, des modillons (dont un très parlant représentant une tête d'homme à l'envers)ornent le pourtour de l’abside centrale et de l’absidiole. Un bénitier est encasrté dans le mur, à l'endroit où passe une rivière souterraine.


 

 

 

 

 

"Le Brionnais, Eglises romanes" de Liliane Schneiter (1967)

http://semur-en-brionnais.pagesperso-orange.fr/patrimoine/eglises/eglise1.html

http://pjpmartin.pagesperso-orange.fr/site/brionnais.htm

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