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lieux sacrés

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9 octobre 2009

La chartreuse de Valbonne

Le portail d'entrée

Chartreuse_de_Valbonne__1_Il est surmonté du symbole des chartreux, la Terre surmontée d'une croix, qui signifie "le monde change mais la croix demeure". Les 7 étoiles des armoiries commémorent le souvenir de la création de l'ordre au XIème siècle par saint Bruno et 6 compagnons. Au dessus, l'ange gardien.








La cour d'entrée

Chartreuse_de_Valbonne__13_Sur la gauche, l'ancienne hôtellerie des chartreux. A droite le mur d'enceinte avec en son centre une tour carrée de style renaissance édifiée en 1634 sous le prieurat de Don François Laurent. Ce portail monumental, autrefois muni d'une herse et d'une bretèche à mâchicoulis, constituait, avec les deux tours d'angle munies de meurtrières, les éléments de défense du monastère.







Chartreuse_de_Valbonne__12_Les deux niches accueillent saint Bruno, fondateur de l'ordre en 1084 et saint Jean-Baptiste, guide spirituel de Bruno. Entre les deux, un cartouche dédié à Guilhem de Vénéjan, le fondateur.












La cour d'honneur

Chartreuse_de_Valbonne__16_Après le porche,  cette cour fermée à l'acoustique naturelle remarquable, est bordée à gauche par les anciens ateliers des frères (boulangerie, confection de vêtements, de fromages,...)
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Chartreuse_de_Valbonne__14_et au-dessus les cellules des frères actuellement aménagées en chambres d'hôtel. A droite, la cave de vinification toujours utilisée pour l'élaboration de vins. A l'étage, l'appartement du père prieur.
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Chartreuse_de_Valbonne__15_La façade de style baroque de l'église conventuelle, de la fin du XVIème siècle, donne sur cette cour. Elle est dédiée à la vierge Marie.












Les chapelles des étrangers

Chartreuse_de_Valbonne__39_Elles étaient réservées aux pèlerins de passage. A gauche, la chapelle sainte Philomène, avec une voûte en croisées d'ogives à liernes et tiercerons, date du XVème siècle.











Chartreuse_de_Valbonne__40_C'est une période où le monastère s'embellit, grâce notamment à l'évêque d'Uzès Nicolas de Maufgras, dont le blason est apposé sur deux piliers.
A droite, la chapelle saint Joseph du XVIIème siècle présente une voûte simple en croisées d'ogives.
















Le chœur des frères

Chartreuse_de_Valbonne__37_Il est composé de 24 stalles et de deux autels, surmontés chacun d'un tableau, l'un de sainte Roselyne, l'autre de saint Bruno.
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Le chœur des pères

Chartreuse_de_Valbonne__25_Un jubé, ou cloison de marqueterie, sépare les deux parties de la nef, le chœur des frères et le chœur des pères.












Chartreuse_de_Valbonne__42_Les stalles du XVIIIème siècle sont l'oeuvre d'ébénistes lyonnais et présentent une diversité de motifs végétaux réalisés en relief et en marqueterie de noyer, d'ébène, d'acajou et de buis.











Chartreuse_de_Valbonne__26_Au-dessus des stalles, des chapiteaux recouverts de soufre fondu. L'autel de style baroque est surmonté d'un baldaquin à colonnes torses. Il abritait autrefois une statue de la Vierge, remplacée aujourd'hui par celle de St Jean-Baptiste.
Le chœur à pans coupés est recouvert de marbre d'Italie, l'autel et son baldaquin de style baroque sont en marbre polychrome. est en marbre polychrome.







Chartreuse_de_Valbonne__38_La nef de l'église avec sa voûte de pierres sèches fut construite à la fin du XVIIIème siècle (1770-1780 ) pendant le prieurat de Dom François Baffier, par deux compagnons spiripontains: Briat et Pépin, selon les plans directeurs de l'architecte Franque d'Avignon.










La chapelle de la compassion

Chartreuse_de_Valbonne__31_Du XVIIIème siècle, elle présente un autel de style baroque surmonté d'une piéta où il est inscrit " je languis d'amour".


















La chapelle des familles

Chartreuse_de_Valbonne__32_Elle date de la fin du XVIIIème siècle.

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Chartreuse_de_Valbonne__33_L'autel en marbre représente l'arrivée de Marie chez sa cousine Élisabeth.
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La chapelle Sainte-Madeleine

Chartreuse_de_Valbonne__29_Sur la croisée d'ogives est sculpté l'agneau portant étendard. Au-dessus de la niche où se trouvait la statue, une croix de Camargue rappelle l'histoire de la sainte.












La chapelle des reliques

Chartreuse_de_Valbonne__43_Construite en 1712, elle est restaurée en 1870. L'autel en bois est en forme de tombeau.













L'ancienne salle du chapitre

Chartreuse_de_Valbonne__62_C'est la salle capitulaire. Elle date du XIIIème siècle et possède une voûte sur croisées d'ogives.












Le petit cloître

Chartreuse_de_Valbonne__19_Témoin de l'art roman provençal du début du XIIIème siècle fut achevé en 1219. Les galeries sont couvertes de berceaux en plein cintre, soutenues par ds doubleaux retombants sur des consoles. Il est la forme achevée de la fusion des styles, roman et gothique régionaux.
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Chartreuse_de_Valbonne__20_Le petit cloître était réservé au prieur et aux entretiens particuliers demandés par les pères chartreux.












Chartreuse_de_Valbonne__24_Un puits y est encore actif.
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Le vestibule

Chartreuse_de_Valbonne__46_Passage entre les deux cloîtres, il ouvre sur le réfectoire des pères. Il possède une très belle voûte formée par une coupole aplatie.












Le grand cloître


    

Chartreuse_de_Valbonne__44_Sans doute l'un des plus grands d'Europe, il fut commencé au XVIIème siècle et ne fut achevé qu'un siècle plus tard.

















Chartreuse_de_Valbonne__47_La galerie forme un vaste rectangle de 118 mètres sur 55, soit 350 mètres environ de périmètre, et dessert les 24 cellules où vivaient les pères.











Chartreuse_de_Valbonne__45_84 grandes baies éclairent l'ensemble couvert de voûtes d'arêtes.













Les cellules

Chartreuse_de_Valbonne__54_Le père chartreux disposait de 180m2, comprenant : L'Avé Maria (où chaque fois qu'il entre, il récite la salutation angélique), le promenoir,











Chartreuse_de_Valbonne__57_l'oratoire ou cabinet de travail et de prière,













Chartreuse_de_Valbonne__55_le jardin,













Chartreuse_de_Valbonne__58_et l'atelier. Le Père demeurait 20 heures par jour dans sa cellule à prier, lire, écrire, méditer. Nul autre que lui ne peut y avoir accès.

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Le jardin

Chartreuse_de_Valbonne__52_Il offre une belle vue d'ensemble sur le cloître.
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Chartreuse_de_Valbonne__51_On y retrouve le cimetière des chartreux avec leur ossuaire, une statue de saint Joseph, un bassin central avec le système d'irrigation.
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La chapelle Saint-Jean

Chartreuse_de_Valbonne__61_Les chartreux reconstruisirent à partir de 1250 la chapelle de l'ancien couvent des moniales de Bondilhon, situé à quelques centaines de mètres de leur monastère. Ils la placèrent sous la protection de saint Jean Baptiste qui comme eux se retira au désert. Cette chapelle romane intègre des décors intérieurs de style gothique. Le clocher actuel est récent. Il fut rajouté par les chartreux dans les années 1870.














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9 octobre 2009

L'ermitage de Collias

Uz_s_084Non loin d'Uzès se trouve le village de Collias, dans la vallée du Gardon. Cette vallée compte un nombre important de grottes préhistoriques, dont la fameuse "grotte de Bayol", qui est malheureusement fermée au public, et qui abrite des peintures classées parmi les plus anciennes du monde.

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Le site de Collias est lui même très ancien: des flèches datant de l'âge du bronze et des stèles votives ont été mises à jour.  Parmi les stèles votives trouvées sous les ruines de l'Ermitage, dans une petite cour qui précède immédiatement la chapelle, l'une d'elles, datant du premier siècle, porte l'inscription "Aramoni Porticum Licina.P.F. Acceptilla Ex voto.D.S.P.F., qui peut se traduire par "Licinia Acceptilla, Fille de Publius, a élevé à ses frais, en ex-voto, cette chapelle à Aramon".

Uz_s_132Cette stèle se trouve au musée de Nîmes. Aramon, que l'on ne trouve qu'à Collias, devait être le nom d'une divinité topique puisque n'ayant rien à voir avec les dieux de Rome ou d'Athènes.(ou bien c'est Amon-Râ ? Dans ce cas, manque Ptah... La trinité, plus la déesse-mère: beau programme!)

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En grec KOLIAS est l'un des surnoms d'Aphrodite, déesse de l'Amour mais qui, pour les romains, est aussi, souvent la déesse des sources. Il se pourrait donc que ce soit la source de l'Ermitage qui soit à l'origine même du nom du village.


Uz_s_086Et non loin de Collias... l'Ermitage donc. Il n'a pas été facile de le localiser, les panneaux indicateurs inexistants ou presque... Une charmante Allemande a essayé de me renseigner. Dommage, je ne garde de mes quatre années de la langue de Goethe que peu de souvenirs...

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Bref, le sentier menant au sanctuaire fut localisé. Le chemin suit un cours d'eau venant se jeter dans le Gardon, et serpente au milieu des chênes verts. Plusieurs portes de vie durant le parcours indiquent que l'endroit doit être approché en connaissance de cause. Les lieux furent habités depuis la nuit des temps, et je ne serai pas étonnée que des gardiens aient été laissés sur place.




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Passé le pont romain, puis les escaliers en pierre sèche, nous arrivons sur les lieux. La première chose que l'on voit est un autel en plein air, adossé à une petite falaise.


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Puis ce que l'on appelle l'Ermitage, qui est en fait une grotte occupée dès le néolithique, aménagée pendant des années par les ermites qui se sont succedés. Les premiers sous l'influence de Saint Vérédème, le dernier, frère Mailhan, à la fin du XVIII ème siècle.

Uz_s_117Uz_s_123Une fresque magnifique sur la paroi nous montre un ange les mains ouvertes. Saint Michel ? Si une Dame est présente, son parèdre doit se trouver dans le coin.

 

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Enfin la chapelle Notre-Dame de Laval.  Récemment restaurée par l'Association des "Amis de l'Ermitage", elle est en fait élevée sur les bases d'un temple romain dont les vestiges et les stèles étaient encore en place en 1887.

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A l'intérieur, une inscription:

Uz_s_129"Bâtie sur l'emplacement d'un temple païen (Celtes-Gaulois-Grecs et Romains), -50 ans avant J.C., Temple dédié à Jupiter, mars, Minèrve, Aramon. Au XII ème siècle, le temple devient chapelle dédiée à la vierge."

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Un important pélerinage fut mis en place. Plus rien des fastes d'antan, le lieu est protégé par son accès difficile. Comme pour la sainte Baume, ou Rocamadour, il faut grimper longtemps, se vider le corps et l'esprit, avant de rencontrer l'âme du lieu. A l'intérieur, un bénitier porte les traces d'une croix templière, et une statue représentant la Dame ?



Uz_s_155Le nez au vent, sans connaitre son existence, je me suis retrouvée sur un socle en pierre taillée situé au dessus de l'Ermitage, sur lequel est planté une croix. Il est de construction romaine, et personne ne connait son utilité. Il était autrefois surmonté d'un petit sanctuaire dédié à Saint Etienne.

Pour que les romains aient édifié un tel ensemble cultuel dans un endroit aussi perdu, il ne fait aucun doute qu'il s'agissait d'un haut lieu sacré.

7 octobre 2009

L'église Notre-Dame et Saint-Michel

Goudargues_24Le village de Goudargues, situé dans la vallée de la Cèze, est surnommé "la Venise gardoise" grâce à son canal la Ganbionne.
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Goudargues_31L'eau est partout. Dans le lavoir, une sculpture anonyme représentant une grenouille nous le fait savoir.
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Goudargues_6Le site fut occupé dès les premiers siècles de notre ère, avec une présence gallo-romaine.
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Goudargues_18Guillaume, comte de Toulouse, petit fils de Charles Martel, chargé par Charlemagne de poursuivre la mission guerrière de son grand père contre les sarrasins, y fit son camp retranché. Vainqueur, pour perpétuer le souvenir de sa victoire, il fit ériger en ce lieu vers 785 un oratoire du vocable de Saint-Michel. Sur la place principale du village, en construisant l'école en 1961, on a trouvé un mur épais en grand appareil irrégulier. Le rocher de Saint-Michel qui domine la Cèze et qui porte une chapelle carolingienne, pourrait être le castrum Planitium Gordanicus mentionné dans la charte de Louis le Débonnaire du 21 mai 815.


Goudargues_1Désigné à l'origine sous le nom de Casa Nova, le premier monastère construit sur les bords de la Cèze, autour de l'étang de gordanicus alimenté par des sources, fut cédé en 815 à Aniane.
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Goudargues_5Dans un diplôme de 837, il est encore situé à l'endroit primitif, mais dans un diplôme de Charles le Chauve de 853, on parle de Casanova de Gordanicis. Le premier abbé, Sénégilde, est aussi abbé d'Aniane (815-866). Ses successeurs seront les archevêques d'Arles. En l'an 900, elle est citée sous le vocable Sancta-Maria ad Gordanicas.








Goudargues_10En 1065, Raymond, comte de Saint-Gilles, donne l'abbaye, Abbatia Gordiniacensis, à Cluny, mais 30 ans plus tard, la cède à la Chaise-Dieu qui la conserve jusqu'en 1127.











Goudargues_8Les moines d'Aniane contesteront cette décision et porteront l'affaire à Rome. Pascal II confirmera les droits d'Aniane en 113, mais la Chaise-Dieu revendiquera à son tour en 1119 : en pure perte, puisque Callixte II maintiendra la décision de son prédécesseur.










Goudargues_4L'abbaye devint prieuré conventuel. Aniane conservera son bien jusqu'à la révolution, mais avant, les bâtiments furent dévastés par les albigeois entre 1214 et 1230, puis durant les guerres de religion entre 1570 et 1590. L'église, reconstruite dans la seconde moitié du XIIème siècle, fut abimée en 1793.









Goudargues_15L’église paroissiale, du XIIe siècle, est inscrite aux monuments historiques par arrêté du 8 mai 1939. C'est vers 1840, que la porte de l'église fut rétablie et que les deux tours qui encadrent sa façade furent couronnées de leurs flèches.
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Goudargues_27La salle capitulaire et le réfectoire du prieuré sont inscrits par arrêté du 8 mai 1939.
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Goudargues_2Deux protecteurs, et non des moindres. Il s'agit de la Dame et de son parèdre, saint Michel. Que demander de mieux ?
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Goudargues_25Pour voir la carte, c'est ici.
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http://www.villages-gard.org/detailcommune.php?cum=130

4 octobre 2009

Pont-Saint-Esprit, historique

Pont_Saint_Esprit_1Le site de Pont-Saint-Esprit fut habité dès la préhistoire. Ce fut une place de commerce dès le Vème siècle avant notre ère. La cité fut construite sur un rocher situé sur la rive occidentale du Rhône, l'actuelle place Saint-Pierre. L'eau était partout présente : au moins 4 sources sur place, sans parler du fleuve et des nombreux ruisseaux descendant des collines.








Pont_Saint_Esprit_5Lieu de passage, Il y aurait eu un pont dès la période celtique, et, lors des guerres puniques, Annon, l'un des lieutenants d'Hannibal, y aurait fait franchir le Rhône à ses éléphants. Le premier nom connu est celui d’une villa gallo-romaine : la Villa Clara.









Pont_Saint_Esprit_13La présence d'une communauté religieuse est attestée dès 942, et mentionnée dans l'acte de donnation de la bourgade à l'abbaye de Cluny en 948. L'essor de la commune, baptisée alors Saint-Saturnin-du-Port, Portum Sancti Saturnini, (Saturnin, ou Cernin, premier évêque de Toulouse, serait venu y prêcher l’évangile), date de cette période. Les édifices religieux, de vastes monuments monastiques, s'édifièrent.







Pont_Saint_Esprit_12Les moines bâtirent en 1150 une église romane dédiée à Saint-Pierre dont le style fut influencé par l'architecture du temple païen de Diane, à Nimes. Au XIIIème siècle, la construction du pont sur le Rhône par la confrérie des pères Pontifes Hospitaliers, créée à Avignon pour construire le pont Saint-Bénezet, engendra un nouvel essor pour la bourgade qui prit le nom actuel de Pont-Saint-Esprit.







Pont_Saint_Esprit_4Le pont, le plus ancien sur le Rhône, fut construit entre 1263 à 1309. Long de 919 mètres, il comportait 25 arches dont 19 sont encore présentes. Les deux extrémités étaient défendues par des bastilles et par deux tours en son milieu, aujourd’hui disparues. Les légendes concernant sa construction étaient connues dans l'Europe entière : la réussite de cet ouvrage serait due à l'intervention de l'Esprit Saint, pour qui l'on bâtit un oratoire, dressé à la tête du pont sur la rive droite du Rhône. D'où le nouveau nom que prit la ville.





Pour voir la carte, cliquez ici

Pont_Saint_Esprit_8http://fr.wikipedia.org/wiki/Pont-Saint-Esprit
http://www.sitesclunisiens.org/article.php?sid=175
http://jeancharles.griebel.free.fr/tourisme/tourisme/Pont-st-Esprit.htm
http://www.paperblog.fr/1289030/pont-saint-esprit-suite-1/
http://www.saint-apollinaire-de-rias.fr/rubrique.php3?id_rubrique=83

4 octobre 2009

L'église Saint-Saturnin

Pont_Saint_Esprit_3Dédiée à saint Saturnin, l'église primitive aurait été construite en 822. Elle est mentionnée pour la première fois dans l'acte de donation du village à Cluny en 948.Guillaume de Volpiano, prieur en 988, la réaménagea.
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Pont_Saint_Esprit_6Puis elle fut reconstruite entre 1143 et 1164. Seul vestige de cet édifice roman, un carreau sculpté provenant d'une frise et représentant un bœuf accroupi, est encastré dans le mur de la crypte Saint-Félicien, sous la chapelle du Sacré-Cœur.










Pont_Saint_Esprit_22C'est dans cette crypte, faite selon le schéma de certaines confessions des églises de Rome, que sont conservées les reliques de Félicien, trouvées en 1841 dans les catacombes de Saint-Laurent-Hors-les-Murs et rapportées par l'abbé Dalmières en 1851.

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Pont_Saint_Esprit_14En mauvais état au début du XIVème siècle, elle reçut en 1345 un début de reconstruction, vite interrompu faute de ressources. La nef ne fut couverte qu'au siècle suivant. Cette nouvelle église, bénite en 1535, fut saccagée au moment des guerres de religion.









Pont_Saint_Esprit_26Dévastée une nouvelle fois en 1793, elle perdit son clocher et sa flèche. Les travaux reprirent aux alentours de 1848, 7 chapelles furent construites. Seule la chapelle de l'angle nord -ouest à gardé son aspect d'origine.
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Pont_Saint_Esprit_15L'édifice se caractérise par une architecture gothique méridionale. Sur la nef unique (27,5 m sur 10,7m), peu élevée et large, s'ouvre une abside plus basse et plus étroite. L'élévation est simplifiée à deux niveaux : celui des fenêtres hautes et celui des arcades des chapelles, logées dans les contreforts.








Pont_Saint_Esprit_11Le portail, attribué à Blaise Lécuyer, est daté entre 1484 et 1491. Sur la partie inférieure de l'ébrasement, 6 socles devaient porter des statues de apôtres, disparues avec celles de la voûte du portail.

Pour voir la carte, cliquer ici.

 

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Pont_Saint_Esprit_Saint_Saturnin_plan


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4 octobre 2009

Le prieuré Saint-Pierre

Pont_Saint_Esprit_30En 948, les moines s'installèrent dans la demeure de la famille comtale d'Uzès, au sud de l'actuelle chapelle. Ils construisirent leur lieu de culte vers 1150, une nef unique bordée de chapelles et terminée à l'est par une abside semi-circulaire. Mayeul, abbé de Cluny de 954 à 994, favorisa le développement du prieuré Saint-Pierre. Entre 1303 et 1306, un nouveau choeur remplace l'abside romane. C'est la première construction gothique de la basse vallée du Rhône.






Pont_Saint_Esprit_31Très vite, cette fille de Cluny trouve un rôle prépondérant, et à la fin du XIIIème siècle, le monastère compte 30 moines et son doyen représente l'ensemble de l'ordre auprès du pape Boniface VIII.
Laissée sans entretien et malmenée au XVIème siècle lors des guerres de religion, la chapelle est désaffectée. En 1779, on la reconstruit en s'appuyant sur les parties encore debout du bâtiment médiéval.   

4 octobre 2009

La maison des chevaliers

Pont_Saint_Esprit_32Construite au XIIème siècle sur le plan habituel des habitations du moyen-âge autour d'une cour, la maison fut modifiée et embellie durant les siècles par les Piolenc. 











Pont_Saint_Esprit_34Son nom vient du fait que l'on croyait que les templiers venaient s'y reposer à leur retour de terre sainte. Mutilée et divisée aux XIXème et XXème siècle, elle fut acquise par le département en 1988 et fut classée monument historique.















Pont_Saint_Esprit_37Elle est à l'heure actuelle devenue musée d’art sacré du Gard.
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Pont_Saint_Esprit_36Le jardin est aménagé sur l'emplacement du grand hangar détruit par un incendie au XVème siècle, destiné à abriter les barques. La margelle du puits du moyen-âge fut rétablie. Ce puits possède une histoire. En 1633, Joachim de Piolenc, encore adolescent, y tomba accidentellement. Il fut sauvé par l'intervention de la Vierge Marie. Ses parents firent alors réaliser un ex-voto en action de grâce à Notre-Dame de Rochefort.

28 septembre 2009

L’église Saint-Saturnin

Saint_Saturnin_37Décidément, ce voyage fut fait sous l’égide de Saturnin/Sernin. Après Saint-Hilaire et son sarcophage lui étant dédié, après Toulouse, après Pont-Saint-Esprit qui s’appelait avant Saint-Saturnin-du-Port, voici le village de Saint-Saturnin en Auvergne.










Saint_Saturnin_2Le village fut la résidence des barons de la Tour d'Auvergne, qui devinrent Comtes d'Auvergne. De cette famille est issue Catherine de Médicis, fille de Laurent II de Médicis et de Madeleine de la Tour d'Auvergne. Le village est enraciné sur une coulée de lave provenant de l’éruption volcanique des Puys de la Vache et de Lassolas.














Saint_Saturnin_1Perché sur cet éperon, l’édifice roman fut l’église d’un prieuré bénédictin fondé en 1040 qui dépendait de l’abbaye Saint-Austremoine d’Issoire.  Quelques vestiges du cloître primitif sont accolés au sud de l’église.
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Saint_Saturnin_16L’église, construite au XIIème siècle (on sait qu’elle fut terminée en 1157) est la plus petite des 5 églises romanes majeures d’Auvergne. Elle s’en distingue par l’absence de chapelles rayonnantes autour du chevet. La forme pyramidale de l’ensemble mène le regard vers le ciel par l’intermédiaire du massif barlong et du clocher octogonal.
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Saint_Saturnin_18Lors de la révolution, sous la terreur, l’église fut rachetée par monsieur Verdier de Pagnat, afin qu’elle soit soustraite à la profanation. Le clocher, épargné, servit de modèle à ceux de Saint-Austremoine d’Issoire et Notre-Dame du Port de Clermont, reconstruits au XIXème siècle.
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Saint_Saturnin_48On dit que l'église fut dédiée à saint Saturnin, premier évêque de Toulouse martyr au IIIème siècle, dont les reliques parvinrent en Auvergne au VIème siècle, ainsi que le rapporte Grégoire de Tours. Mais...

Le père Travers, l'ancien curé de Saint-Saturnin, pense qu'il s'agissait de celui qu'on appelait "le saint masqué", représenté au modillon sud de l'église sous la forme d'un Janus à 2 visages, celui  qui regarde l'avenir étant masqué. Dans années 1920, on chantait encore dans les écoles religieuses une chanson qui parlait du saint masqué et dont une partie du refrain disait :" Nous irons tous à Shamballa"... Histoire confirmée quelques années plus tard par une octogénaire élevée chez les bonnes soeurs.

Saint Saturnin serait donc la représentation du dieu Saturne. L'église est calée sur le concept Saturne-Lune et sur le rapport 1/3 2/3 au niveau des proportions.

Pour voir la carte, cliquez ici

http://saint.saturnin.free.fr/prome/decouverte.html
http://www.art-roman.net/stsaturnin/stsaturnin.htm
http://pagesperso-orange.fr/marc.champommier/st-sat0.html
http://homepage.mac.com/joel.jalladeau/dome/6/6.html

28 septembre 2009

L’église Saint-Saturnin, l’extérieur

Saint_Saturnin_42C’est sur le chevet, le massif barlong, les transepts et les murs latéraux que se concentrent les décors : arcatures, frises en damiers, modillons à copeaux, cordon à billette et grande rosace.










Saint_Saturnin_11Elles utilisent l’alternance des deux pierres très répandues dans la région, l’arkose blonde de Montpeyroux avec des incrustations décoratives de lave noire de Volvic.
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Saint_Saturnin_14Le chevet possède de puissantes assises : le premier demi-cercle correspond au déambulatoire, le deuxième à l’abside. Les arcades sont groupées par 3. Sur le long rectangle du transept s’élève le massif barlong (posé perpendiculairement par rapport à l’axe du bâtiment), propre aux églises romanes d’Auvergne.
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Saint_Saturnin_13Le tout est couronné d’un clocher octogonal de deux étages à baies jumelées creusées dans l'épaisseur du mur et d’une flèche flèche de pierre à huit pans.
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Saint_Saturnin_36La façade occidentale est constituée d'un simple mur pignon, renforcé par deux contreforts. Trop exposée aux intempéries, cette façade ne comporte aucune ornementation.

28 septembre 2009

L’église Saint-Saturnin, l’intérieur

Saint_Saturnin_19Le plan est traditionnel : trois nefs de quatre travées, transept et chevet à déambulatoire ou galerie de circulation qui entoure l’hémicycle de six colonnes. L’intérieur très clair est remarquable par l’harmonie des proportions et par l’intérêt architectural et symbolique.
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Saint_Saturnin_20La nef voûtée en berceau sans doubleaux est flanquée de deux bas-côtés voûtés d'arêtes avec doubleaux surmontés d’une tribune. L'éclairage vient des fenêtres des murs gouttereaux des bas-côtés.               










Saint_Saturnin_26Les chapiteaux sculptés dans une pierre volcanique grise sont d’une grande sobriété, décorés de feuillages, à l’exception de quatre d’entre eux, au nord, qui comportent également des personnages et des animaux.
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USaint_Saturnin_29n aigle aux ailes déployées, deux oiseaux buvant dans une même coupe,
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Saint_Saturnin_49et la représentation d’une tête d’homme placé en haut d'une tige végétale. Deux oiseaux semblent lui parler à l’oreille. De sa bouchent sortent des feuillages.











Saint_Saturnin_24A la croisée des transepts, 4 piliers au sol formant un plan carré (la terre), qui se transforme en hauteur, en passant par l’octogone, en cercle (le ciel). Les piliers sont carrés avec trois colonnes engagées : 4, la terre, 3, le ciel.















Saint_Saturnin_22Le chœur comporte un déambulatoire, mais aucune chapelle rayonnante. Les trois marches montant au chœur sont percées d’orifices donnant sur la crypte et représentant l’alpha et l’oméga.










Saint_Saturnin_32Une peinture murale, dans la deuxième travée nord du bas-côté, du début du XVIème siècle, représente l’annonciation, et ce qui est plus rare, la résurrection de Lazare.
Cette travée a probablement été utilisée comme chapelle funéraire et une cheminée d’aération des caveaux se voit contre le deuxième pilier de la nef.
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Saint_Saturnin_46Récemment, une vierge romane en majesté, découverte dans le village, fut offerte à l'église par son propriétaire.
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Saint_Saturnin_54Elle possède tous les attributs d'une vierge noire, même si elle n'est pas répertoriée comme telle.

















Saint_Saturnin_53Il nous manque son histoire.

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lieux sacrés
  • Symbolique. Voyage initiatique. Anciennes civilisations. Menhirs et dolmens, églises romanes et gothiques, cathédrales, cloitres, vierges noires et gardiens, sources, arbres, fontaines sacrées et temples. Tous les hauts-lieux énergétiques.
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