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lieux sacrés

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9 septembre 2009

L'abbatiale de Cruas, la tribune monastique

Cruas_36Edifiée au milieu du XIIème siècle, sont principal but était de marquer une séparation entre le monde des clercs et celui des laïcs, conformément aux exigences de la réforme grégorienne. De plus, elle prolongeait le chœur de l’église haute réservée aux moines, l’église basse étant réservée aux fidèles.










Serrabone__38_aCette forme architecturale reste rare, puisqu’il n’existe que deux tribunes de ce type et de cette époque en France : la première en pierre calcaire à Cruas, la seconde en marbre rose se situant à Serrabone.
















Cruas_42La tribune fut préservée par les moines lors des inondations successives du Crûle grâce à un mur élevé autour de la structure, ce qui explique que pendant des siècles on a pensé qu’il s’agissait d’une seconde crypte. Lorsqu’elle fut dégagée de son carcan de pierres et de boue en 1983, elle était dans un état de conservation exceptionnel. Il n’y eut pas de travaux de restauration, seulement un nettoyage à l’éponge.







Cruas_45Le sol de la tribune est fait de dalles auto-bloquantes et démontables, afin de pouvoir ultérieurement accéder facilement aux fouilles. Les dalles plus grises nous montrent la position de l’abside de l’ancienne église carolingienne datant du Vème siècle. Les fouilles sont actuellement suspendues, mais il faut espérer que l'administration des Monuments Historiques les poursuive jusqu'à l’achèvement du programme conçu il y a plus d'un siècle par Prosper Mérimée.






Cruas_43La tribune occupe les deux dernières travées orientales de la nef centrale et s’appuie contre le mur de la crypte. Elle est composée de deux vaisseaux parallèles séparés par une file médiane de 5 colonnettes monolithes, divisés chacun en 4 petites travées carrées voûtées d’ogives construites en pierre de Cruas. Les 15 fines colonnes sont ornées de chapiteaux délicatement sculptés.







Cruas_51Les clefs de voûte sont sculptées, avec finesse et dextérité, de motifs inspirés soit de l’art carolingien comme les motifs géométriques noués d’entrelacs, soit antique (rosaces, palmettes) ou encore roman comme un lion se mordant la queue.









Cruas_47Les chapiteaux de la tribune sont travaillés au ciseau et traités selon la technique du biseau afin de faire sortir les motifs de la corbeille, témoins d'un travail réalisé par un atelier local de tailleurs, contrairement à ceux de la travée occidentale.
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Cruas_54Ils sont, en majorité, ornés de palmettes et de feuilles découpées qui prennent naissance dans l’astragale. Quelques-uns présentent un décor animalier travaillé en méplat.
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Cruas_53Le relief peu prononcé est donné par le jeu des ombres et des lumières et par la trace des outils de taille. ils sont les témoins d'un travail réalisé par un atelier local de tailleurs
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Cruas_57Deux oiseaux buvant dans un calice sont représentés sur la corbeille d’un chapiteau du fond de la tribune, sur la droite.

" Équilibre et harmonie. Bientôt, l'opposition obstinée des deux principes apparemment inconciliables sera résolue par cette réunion des deux principes symbolisés ici par ces deux oiseaux qui boivent dans la même coupe. Cette coupe représente le cœur, ce cœur qui est au centre. La connaissance du cœur est justement la connaissance libérée du mental, c'est-à-dire la connaissance directe et immédiate par identification du sujet à l'objet de connaissance.



Cruas_46Être un, c'est retrouver ce double céleste en soi. Le double en question est celui qui a pour vocation de nous faire sortir du piège de la matière où nous sommes tombés. Celui qui nous tend la main comme depuis l'au-delà et nous supplie d'avoir la force de la prendre. Il est celui qui vient radicalement de l'autre côté. Cela signifie en fait aimer, au sens le plus noble du terme.








Cruas_52Non pas exercer cette forme d'émotion que nous appelons à tort amour, et qui n'est en réalité que l'expression d'un désir, d'une peur, d'un besoin, et qui est un produit de la psyché ; mais exercer ce sentiment que les grecs appelaient “Agapè” et les latins “caritas”, cet Amour qui est tout en nous tous, qui peut tout, qui pardonne tout, parce qu'il abolit réellement la distance entre moi et Soi. Gislebertus. "







Cruas_50Au centre, deux aigles encadrent une tige cannelée portant un visage humain dont les grandes oreilles semblent entendre ce qu’ont à dire deux serpents dont les corps forment une boucle et dont les yeux sont démesurés, formant trois cercles.

L’aigle est l’animal solaire par excellence, l’image royale de l’âme s’élevant au dessus des vicissitudes de l’expérience terrestre. Il représente la maîtrise du pouvoir spirituel. Il est la connaissance. Opposé polaire du serpent, qui lui est le premier élément de l’élévation de l’âme. Que celui qui a de grandes oreilles entende… Les trois cercles des yeux du serpent font penser aux trois cercles de la tradition druidique.


Cruas_49Enfin, l’unique chapiteau à décor figuratif représente le visage d’un homme barbu avec l’inscription suivante sur le tailloir : FRATER BEOTIDUS. Une hypothèse veut que ce frère convers soit l’auteur des sculptures de la tribune. Il est représenté avec un soi-disant instrument de musique double sortant de sa bouche. Peut-être faut-il voir la parole, la connaissance du maître sculpteur. Dans ce cas, les volutes des sons sont captées par les oreilles de celui qui entend.

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9 septembre 2009

L'abbatiale de Cruas, la crypte

Cruas_79La crypte semi souterraine de Cruas s’étend sous le chœur monastique, c'est-à-dire l'ensemble des trois absides et du transept. C’est l’endroit le plus ancien de l’abbatiale, édifié au milieu du XIème siècle.










Cruas_82Sa vocation était de permettre aux fidèles et aux pèlerins de vénérer les reliques de saint Torquat  et de saint Josserand. Le premier fut l’un des plus grands évangélisateurs de la région et premier évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux au IVème siècle, le second l’un des premiers moines de l’abbaye de Cruas au IXème siècle.








Cruas_61Elle est située en léger contrebas de l’église basse, et les fenêtres s'ouvrent sur l'extérieur au ras du sol de l’ancien cimetière. A l’époque de sa construction, elle communiquait de pleins pieds avec les bas-côtés de l'abbatiale.










Cruas_60Elle est de type crypte halle divisée en deux vaisseaux transversaux et se termine dans sa partie la plus orientale par trois absides semi-circulaires. Les voûtes d’arêtes reposent sur des colonnes monolithiques et piles rectangulaires décorés de chapiteaux de forme cubique travaillés dans un style primitif, archaïsant.








Cruas_73Les thèmes représentés sont riches et multiples, tantôt empruntés au répertoire antique : volutes, rosettes, feuilles d’acanthe stylisées, crocettes en volutes d’angle, tantôt à l’art païen : rouelles, figures géométriques
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Cruas_67et un bestiaire naïf représentant des animaux domestiques : coq, poule, âne, loup…
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Cruas_70Plusieurs chapiteaux présentent des figures géométriques intrigantes. Il m’a semblé y voir la représentation de la triple enceinte druidique.
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Cruas_59Beaucoup de roues solaires, au nord de la crypte, illuminant l’endroit le plus sombre. La roue est symbole du mouvement et de la vie, des cycles terrestres et cosmiques, énergie en circulation.










Cruas_64Un chapiteau animalier représente un coq, côté est tourné vers l’autel, un âne côté nord aux pieds humains, un loup côté sud.
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Cruas_63Le coq annonce l'aube et donc l'arrivée de la lumière. Par extension, il est celui qui annonce la libération, le passage des ténèbres à la clarté.
L’âne représente l’homme dans ses passions qu’il faut maîtriser.
Le loup est l’équivalent lunaire du lion solaire… au sud. La gueule du loup est un puissant symbole initiatique, le loup dévorant le novice (mort), puis le rejetant une fois initié (renaissance).








Cruas_75Un seul chapiteau accueille une représentation humaine, celle d’un orant stylisé. Ce chapiteau est le plus chargé en énergie de toute l’abbatiale. Les mains du personnage sont démesurées, touchant le ciel.










Cruas_76De côté, tournée vers l'autel, la roue solaire à 6 rayons.
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Cruas_62Derrière lui, l'ancien maître-autel de l'abbatiale, sur lequel est posée une piéta. Cette statue date probablement du XIIème siècle, et fut retrouvée lors des fouilles.
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2 septembre 2009

La chapelle Saint-Sauveur de Saint-Gely

Saint_Gely_1Cette chapelle, datant du XIIème siècle, est posée sur une colline dominant la vallée de la Cèze. On y accède à pied en suivant un chemin ombragé. Une hypothèse dit qu'elle fut érigée sur les restes d’une infirmerie des templiers.
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Saint_Gely_13L’intérieur, récemment restauré, conserve deux curieux petits chapiteaux dont l’un est gravé de caractères évoquant l’Égypte antique, restes peut-être d’un temple ancien dédié à quelque divinité Rurale.

C'est encore un lieu de pèlerinage, le 1er mai et 6 août. En 1946, une statue dédiée à notre dame de Fatima fut érigée à quelques 250 mètres de la chapelle, en remerciement à la vierge pour la protection de la vallée pendant la guerre 39-45, et le retour chez eux de tous les prisonniers de la région.










Saint_Gely_2La messe est célébrée le 1er Mai, suivie d’une marche en prière vers la statue de Notre-Dame. Là, on prie pour les récoltes et pour la prospérité de la vallée de la Cèze. Le pèlerinage d'août est plus ancien, il existe depuis des temps immémoriaux.










Saint_Gely_10Il est vrai que l'endroit fut habité depuis fort longtemps : le quartier de Camper était habité au premier âge du Fer. Des sépultures sous tumulus y ont été fouillées en 1975 et 1980 permettant d’exhumer une série de bracelets de bronze. Les traces discernables des installations gallo-romaines, mises en place sept siècles plus tard. Ce qui tendrait à prouver que les pierres devant la chapelle sont bien des pierres à cupules... et que l'endroit fut dédié à une divinité de la fécondité.






Saint_Gely_11Il est connu que les romains de la plaine ont construit au Ier siècle d'immenses villae où l'on a retrouvé des fragments de bas-reliefs, dont l’un paraît se rattacher au culte de Jupiter et de la nymphe Thalia.
Dans la mythologie grecque, Thalie (en grec ancien Tháleia ou Thália, « la Joyeuse, la Florissante », de thállein, « fleurir, verdoyer ») est une nymphe, fille de Vulcain. Aimée de Zeus, et pour échapper, elle et les fruits qu'elle portait dans son sein, à la jalousie et à la vengeance de Junon, elle souhaita que la terre s'entr'ouvrit et la tint cachée jusqu'au jour où finirait sa grossesse. Son vœu fut exaucé. Au jour fixé, les enfants, des jumeaux, sortirent de la terre. Ils parurent à la lumière, ou, comme dit Eschyle, ils y revinrent. Ce sont les Paliques.








Saint_Gely_4Une autre légende se rattache à Saint-Sauveur : "le comte Henri de La Roque sur Cèze, orphelin prématurément, vivait dans son château, aimé de tous, car bon et généreux. Il avait cependant un ennemi, le comte Louis de Verfeuil, que l’on disait altier et dur.









Saint_Gely_7Les troubadours contaient que, pour ne pas partager l’héritage paternel, il séquestrait dans une tour sa jeune sœur Solange, belle et très pieuse. Henri décida d’aller la délivrer et partit cerner le château avec une petite armée. Ils réussirent à pénétrer dans la place, et à décider la jeune fille de les suivre. Henri plaça Solange sur la selle de son fidèle cheval, et ils partirent, à bride abattue vers son domaine.













Saint_Gely_20Arrivés au carrefour des chemins où se dresse une croix qui indiquait l’entrée des terres de La Roque, tous deux mirent pied à terre, et s’agenouillant remercièrent Dieu de sa protection. Ils promirent d’élever une chapelle dédiée à Saint-Sauveur . Bien entendu, ils se marièrent, vécurent heureux en faisant le bien autour d’eux.

On prétend que, si les jeunes filles arrivent à faire tenir un brin de buis rigide dans les interstices des pierres de la croix, elles se marieront dans l’année.

www.cornillon.fr/spip.php?article24

2 septembre 2009

La chapelle Saint-Jean-Baptiste

V_n_jan_4Vénéjan se situe sur sur l’ancien chemin reliant Saint-Saturnin-du-Port (Pont-Saint-Esprit) à Bagnols-sur-Cèze. D’abord domaine gallo romain : Veneianum, au bord du Rhône, abandonné au Vème siècle pour l’oppidum de Lombrun, le premier castrum du XIème siècle s’implantera sur la colline du site actuel, puis sa chapelle castrale. Un Guillaume de Vénéjan sera évêque d’Uzès au XIIème siècle, il fondera la Chartreuse de Valbonne. Il reste dans le village le premier donjon féodal du XIème siècle et le château avec la chapelle cimétériale Saint-Pierre, qui sont propriété privée.




V_n_jan_3La chapelle romane Saint-Jean-Baptiste possède des fondations du XIème. Le plan primitif se résume à une abside semi circulaire s'ouvrant sur une nef de deux travées couverte d'une voûte en berceau.
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V_n_jan_5Le seigneur fit bâtir une chapelle au sud à l'époque où la chapelle castrale devint paroissiale. Vers la fin du XlVème siècle, une troisième travée fut ajoutée et l'on construisit la façade actuelle.
Au XVIème siècle, sous l'impulsion de la contre-réforme et à la suite de l'accroissement des fidèles, on établit une tribune. La chapelle nord, dédiée à la Vierge, est élevée un siècle plus tard.
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V_n_jan_7Le mur méridional présente un appareil très diversifié qui s'explique par les nombreux remaniements de la chapelle au cours des âges. La façade occidentale, remploi de la façade romane initiale, est percée d'une fenêtre en plein cintre et surmontée d'un clocher-mur.
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V_n_jan_2La plupart des peintures murales date du XIVème siècle (entre 1320 et 1330), et sont peut être une commande du cardinal Napoléon Orsini, seigneur de Vénéjan. Le thème traditionnellement représenté aux Xlème et XIIème siècle au cul de four de l'abside est le Christ bénissant accompagné des quatre Evangélistes. Il semble que ce soit effectivement le cas à Vénéjan, le Christ nimbé est bien visible au centre.






V_n_jan_1Dans la partie haute de l'arc triomphal est représenté une Roue de la Fortune la Fortune : femme vêtue d'une robe rouge et qui actionne la roue incarnant le destin










V_n_jan_11A côté de l'église, le moulin à vent de Vénéjan date de 1813. Il fut construit à la demande d'un certain Joseph Dumas, meunier à Bagnols sur Cèze. Il a servi pendant une centaine d'années. En 2000, la tour a été rehaussée, la structure en bois reconstruite et on l'a dotée de meules toutes neuves.

http://www.venejan.fr/
http://venejan.free.fr/monument.htm

2 septembre 2009

La collégiale Saint-Martin de Bollène

 

Boll_ne_6L’histoire de Bollène commença avec un cromlech, puis avec les Ligures qui vinrent s’installer. Plus tard, au deuxième millénaire avant notre ère, les Celtes arrivèrent et se mélangèrent. Le cromlech devint le sanctuaire de Bélénos : Bollène.

 

 

 

 

 

 

Boll_ne_11Du temps des romains, le cromlech de Bélénos devint un temple consacré à Apollon, le dieu consacré à la lumière. Plus tard, les romains édifièrent sur l’emplacement actuel de la collégiale un temple dédié à Mercure, qui sera christianisé. Une église vit le jour sous le titre de Saint-Sauveur.

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Boll_ne_2En l’an 971, un parchemin cite la ville d’Aboliène dans une donation faire par Conrad le Pacifique à l’abbaye bénédictine de l’Isle Barbe. Les moines s’établirent sur le rocher du Puy, qui deviendra place forte autour de laquelle se regroupera la population.

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Boll_ne_7150 ans plus tard, l’église Saint-Sauveur sera remplacée par celle que Guy de Bourgogne (plus tard pape sous le nom de Calixte II) aurait consacrée sous le titre de Saint-Sauveur, de la bienheureuse Vierge Marie et de Saint-Martin. C’est celle que nous voyons en partie aujourd’hui.

 

 

 

 

 

Boll_ne_4Au cours des guerres de religion et lors de la prise de Bollène par le Baron des Adrets en 1562, l’édifice fut en partie démoli. Il fut reconstruit mais par mesure d’économie, on renonça à la voûte. Les travaux furent achevés en 1584. En 1618, une modification du clocher lui donna sa forme actuelle. C’est en 1727 que l’édifice sera érigé en collégiale. En 1960, la toiture fut refaite sur le modèle de celle peinte sur une toile conservée à la chapelle de Notre-Dame du Pont.

 

 

 

 

Boll_ne_16La chapelle Saint-Roch, située plus près du chœur, fut construite en 1580 dans la reconstruction générale de l’édifice. Elle fut financée par Bertrand de Roquard. La chapelle de la purification et de Saint-Blaise serait due à la générosité des confréries de tisserands et cardeurs. En 1602, la chapelle du rosaire vit le jour grâce aux dons de la confrérie du Chapelet.

 

 

 

 

 

Boll_ne_Saint_Martin_3Dans le mur est s’ouvrent une abside et deux absidioles, voûtées en cul de four éclairées chacune par une fenêtre axiale.

 

 

 

 

 

Boll_ne_17La chapelle gothique de Notre-Dame de l’Assomption fut construite en 1519 et échappa au Baron des Adrets. En 1950, on y transporta la statue de Notre-Dame de Bonne Garde, érigée primitivement devant la porte du Pont, en reconnaissance de ce que la ville de Bollène avait été préservée de la peste qui ravagea la Provence en 1721.

 

 

 

 

 

 

 

 

Boll_ne_Saint_Martin_1La chapelle adjacente, dite de Saint-Crépin fut construite sur croisée d’ogives en 1526 par la confrérie des cordonniers.

 

 

 

 

Boll_ne_3On entre dans l’église par un porche établi sur croisée d’ogives dont l’extérieur est surmonté d’une accolade fleuronnée.

 

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Boll_ne_planA l’intérieur, la nef est un quadrilatère de 25,40 mètres de long sur 16,40 mètres de large, et d’une hauteur de 17,40 au faîtage. L’angle en est coupé par le clocher dont l’axe n’est pas perpendiculaire à celui de la nef.

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Boll_ne_10Le clocher, première défense du prieuré appelé autrefois tour Saint-Antoine, parait avoir fait partie des bâtiments qui s’élevait au nord et à l’ouest de l’église.

 

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31 août 2009

Église Saint-Pierre de Cavanac

Cavanac_2Ce charmant petit village de l'Aude possède une église remarquable. Ceux qui désirent la visiter doivent aller chercher les clés à la mairie. Bon, elle n'est pas ouverte très souvent, j'en ai fait les frais. Tant pis, je vous donne les quelques indications que j'ai pu trouver sur l'église Saint-Pierre.









Cavanac_9Elle date du XIIème siècle, et fut remaniée au XVème.
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Cavanac_6L'abside en hémicycle est construite en grand appareil. Elle est divisé par 4 colonnes, reposant sur des hauts contreforts.
Les chapiteaux à feuilles d'acanthes sont très érodés. La corniche est surmontée par des modillons sculptés de têtes humaines et animales. La symbolique du moyen-âge est très bien représentée.
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Cavanac_11Tout d'abord trois têtes féminines tirant la langue. A rapprocher de la déesse triple Hécate ?
"Hécate présente deux aspects opposés : déesse protectrice liée aux cultes de la fertilité, accordant richesse matérielle et spirituelle, honneurs et sagesse, conductrice des âmes emportées par la tempête, mais aussi déesse de l'ombre et des morts.







h_cate_5Ses pouvoirs sont redoutables la nuit notamment, à la lumière de la Lune, à laquelle elle s'identifie et qui est considérée comme le séjour des morts. Cette déesse des morts et chthonienne est honorée comme la déesse des carrefours parce qu'elle relierait les enfers, la terre et le ciel. Elle est aussi la déesse de l'ombre, qui suscite les cauchemars et les terreurs nocturnes (symboles des désirs secrets ou refoulés de l'inconscient), ainsi que les spectres et les fantômes. Elle est la magicienne par excellence et la maîtresse en sorcellerie à qui font appel tous les magiciens.
Hécate est souvent représentée comme une déesse tricéphale. Ces trois têtes sont le symbole des trois phases de l'évolution humaine (croissance, décroissance, disparition) et des trois phases correspondantes de l'évolution vitale puisqu'elle est liée aux cultes de la fertilité."


Cavanac_13La langue est un instrument de la parole, elle crée ou anéantit. La langue des oiseaux ou art du son, qui expliquerait la présence de l'âne ?











Cavanac_12Ailleurs, un ours mange une galette de miel. L'ours est le symbole du pouvoir temporel des rois, de la force. L'ours, sortant de son hibernation au printemps, peut symboliser l'éveil des forces primitives de la vie, physique mais aussi spirituelle, vers la pleine conscience.









Cavanac_16Et nous voilà avec notre loup, qui apparemment est très bien membré. Il dévore un malheureux petit agneau. Ce genre de sculpture, des animaux dévorant des personnes, est souvent représenté aux côtés d'une Sheela-Na-Gig.










Cavanac_17La Sheela-Na-Gig est une sculpture exhibitionniste qui pourrait représenter une gardienne de la Terre, une ancienne déesse-mère, rémanence de la religion pré-chrétienne de la fertilité. Les Sheela sont très connues dans les îles Britanniques, on en trouve de très belles au musée de Dublin par exemple.

Devinez ce que l'on trouve à Cavanac ?






Cavanac_14Non seulement elle tire la langue, donnant la parole, mais notre déesse-mère possède un beau chakra coronal. Une sirène semble l'inspirer.... Transporterait-elle dans son panier la connaissance ?










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31 août 2009

Le dolmen des Fades

Dolmen_des_Fades_17Situé au milieu d'un bosquet de pins un peu à l'écart de la route, le dolmen s'élève sur un coteau au lieu-dit "Lo Morrel dos Fados"ou  "Morrèl de las Fadas", ce qui veut dire en Occitan coteau des Fées. Le monument, connu aussi sous le nom de "Palet de Roland", est le plus grand dolmen à couloir large (autrefois appelé allée couverte ) du sud de la France.








Dolmen_des_Fades_2Il fut construit, d'après les archéologues, vers 3 500 avant notre ère (fin du Néolithique) par le peuple de la culture de Véraza : des vestiges de cette culture furent retrouvés sur place d'abord en 1903, après un labourage en profondeur, puis en 1946 après les fouilles plus minutieuses d'Odette et Jean Taffanel qui révélèrent une nécropole du type "Champs d'Urnes". On y a retrouvé entre autres, un poignard à rivets de cuivre, pièce très originale conservé au musée d'Olonzac.






Dolmen_des_Fades_4Au début du XXème siècle, la partie visible du dolmen ne comportait qu'une grosse dalle calcaire inclinée reposant d'un côté sur le sol, de l'autre sur trois piliers de grès.
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Dolmen_des_Fades_11De 1962 a 1965, une action de sauvetage est entreprise sous la direction de Jean Guilaine : fouilles et construction d'un pilier postiche pour soutenir la table de couverture, pesant environ dix tonnes, qui fut vraisemblablement apportée du causse de Siran, le site le plus proche comportant ce matériau.
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Dolmen_des_Fades_6Cette restauration aboutit au classement définitif du dolmen par arrêté ministériel du 5 Mars 1969. En 1972, une consolidation générale du monument est réalisée par la Conservation Régionale des Bâtiments de France.










Dolmen_des_Fades_9Vingt-cinq ans après la dernière action de sauvegarde, une remise en état s'avérait nécessaire afin que la plus grande tombe dolménique de la France méridionale soit présentée au public et aux spécialistes sous une image plus proche de son état initial. Les travaux ont été réalisés sous la conduite de Régis Martin, architecte en chef des monuments historiques, et le contrôle de Jean Guilaine ainsi que de l'archéologue Yann Geay, en ce qui concerne les murets.












Dolmen_des_Fades_7Les piliers orientaux ont été remontés à leur hauteur initiale qui était connue. La teinte, la patine et la forme, ont été reconstituées. La restauration a l'avantage de soustraire à la vue le pilier artificiel supportant la dalle de couverture dont l'effet était disgracieux. Un remblaiement a été effectué pour redonner au tumulus, dégradé par l'érosion, un aspect plus proche de l'origine. Les murets en pierre sèche du couloir d'accès ont été repris. De vieilles pierres, récupérées dans l'environnement du monument, ont été utilisées.





Dolmen_des_Fades_5Avec son axe approximativement sud-ouest nord-est, il est constitué par une galerie mégalithique de 24 m de long incluse dans un tumulus de quelque 35 m de longueur, comprenant trois parties :










Dolmen_des_Fades_8- Un couloir de 11,40m de développement sur 2,10 m de large, marqué par des piliers disposés face à face, alternant avec des murets de pierres sèches dont subsistent quelques témoins d'origine.










Dolmen_des_Fades_14- Une antichambre de 6 m de longueur, ayant conservé son importante table de couverture ( 6,70m de long sur 2,80 m de large) reposant sur des piliers dont deux viennent d'être restaurés.
















Dolmen_des_Fades_10- Une "cella" terminale, barrée par une épaisse dalle de chevet.

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Dolmen_des_Fades_12La transition du couloir à l'antichambre et de celle-ci à la cella est assurée par deux portes réalisées par des dalles jointives sculptées en hublot. Les matériaux qui ont servi à la construction de ce monument sont d'extraction locale. On distingue du grès rouge, dont certains affleurements sont encore visibles auprès de la butte portant le mégalithe, du grès grisâtre, affleurant également à proximité du site, et du calcaire dont l'origine est plus éloignée : une énorme dalle, qui pèse entre vingt et trente tonnes, a été transportée sur près de deux kilomètres.




Dolmen_des_Fades_16Cet endroit est vraiment bien nommé le dolmen des Fées : à l'intérieur de la dernière chambre, celle que l'on appelle la cella, se passent des choses bizarres. Il m'a semblé que c'était une porte ouverte sur un espace-temps différent...










Dolmen_des_Fades_19Et comme il se doit dans le midi, les gardiennes du site ont un chant prononcé... Les cigales cymbalisent !

D'après les documents mis à disposition sur le site
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dolmen_Lo_Morrel_dos_Fados
http://www.le-minervois.com/fr/history/support/fades.php

30 août 2009

Le menhir de la Lèque

Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_4Appartenant à un espace de plateaux calcaires et de combes particulièrement propices à l'habitat primitif, la région de Lussan est riche au point de vue préhistorique. Si le témoignage le plus spectaculaire de cette richesse est le menhir de la Lèque, dit de Pierre Plantée ou Peyrefiche, nombreuses sont les grottes qui ont servi à l'habitat préhistorique ou aux sépultures de ces temps reculés.
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Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_3Un certain nombre d'entre elles, à la suite des découvertes qui y ont été faites, figurent en bonne place sur la carte de l'archéologie préhistorique de notre région comme le site de Las Très Tinos ("tinno", cuves, marmites de géant, en patois languedocien), la Grotte des Fées, la grotte sépulcrale du Renard, l'aven du Camelier (à l'origine Camp Milhièr : champ de maïs, francisé en chamelier). Les habitats temporaires nés de la nécessité de se défendre (oppida des Serres, de Saint Martin et de Saint Pierre, de la Lèque et probablement de Prades et de Lussan) vont soit être abandonnés dans les époques les plus sûres, soit devenir l'objet d'un habitat permanent.









Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_8Dominant le site des Concluses et à 3 km du hameau de Beth, au lieu-dit du bois du Vallat-de-Nerderie, la Pierre Plantée est donc un menhir de grande taille : il mesure 5,60 m de hauteur. Il est le plus haut du sud de la France.
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Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_17Les archéologues pensent qu'il date de la période Chalcolithique : le chalcolithique désigne la « période où un outillage principalement en pierre peut être complété par des objets en cuivre », ce qui est caractéristique, en archéologie, de certaines cultures ayant existé à la fin du Néolithique ou au début de l'Âge du bronze (vers -2300 à -1800 en Europe occidentale). Quand à moi, je trouve pour date de sa mise en place -11 500, avec réutilisation en - 7 500 et - 2 400.












Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_13Très isolé dans la garrigue, il est encore très puissant pour ceux qui peuvent mesurer les énergies. Autour de lui, des "paliers" ou "portes énergétiques" sont encore en place.
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Pas très loin du hameau de la Lèque, Le dolmen de la table des Turcs se situe aussi non loin du hameau de la Lèque. A ma prochaine visite, les photos...

http://pagesperso-orange.fr/tourisme.gard/tourisme/LUSSAN.htm

20 août 2009

Le couvent des Cordeliers et la tour des Valois


Sainte_Colombe_1Au début du XIIIème siècle arrivèrent à Vienne des religieux cordeliers de l'ordre de saint-François d'Assises. Ils s'installèrent près du ruisseau Saint-Gervais, non loin de la gare actuelle de Vienne. Trop à l'étroit dans cette maison, l'archevêque de Vienne Jean de Bernin leur fit construire un couvent plus spacieux sur la rive droite du Rhône, à Sainte-Colombe.  Les frères mineurs en prirent possession en 1250.







Sainte_Colombe_11Le monastère connut très vite une grande célébrité. Les notables viennois voulurent avoir leur tombeau dans le cimetière attenant, d'autre se faisant enterrer dans le choeur de l'église.











Sainte_Colombe_12Durant le concile de Vienne, les voyageurs de marque logeaient chez les Cordeliers. Le roi Philippe le Bel y reçut la visite du pape Clément V, du roi d'Angleterre et du roi d'Aragon.











Sainte_Colombe_3En 1335, le roi Philippe VI de Valois exigea de l'archevêque de Vienne Bertrand de la Chapelle lui remette Sainte-Colombe et la rive droite du Rhône. Il fit construire la tour dite des Valois à l'entrée du pont qui relie Vienne. Une nouvelle chapelle fut construite.
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Sainte_Colombe_6En 1343, Philippe VI s'installe à nouveau au couvent des Cordeliers  lors du transport du Dauphiné à la France par Humbert II.

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Sainte_Colombe_10Le couvent  fut pillé et incendié au cours des guerres de religions du XVIème siècle.

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Sainte_Colombe_9Les crues fréquentes du Rhône endommagèrent régulièrement les bâtiments et obligea à de constantes remises en état.

Le cloître actuel date de 1690 et remplace l'ancien cloître du moyen âge.









Sainte_Colombe_4La vie conventuelle fut présente jusqu'à la révolution. les Cordeliers disparurent alors et le couvent fut vendu aux enchères publiques en 1789. En 1793, la façade est, en bordure du Rhône, fut réhaussée. Plus tard, la chapelle du couvent servit au culte de la paroisse de Sainte-Colombe, les bâtiments furent repris par l'enseignement catholique.
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20 août 2009

La cathédrale Saint-Maurice de Vienne, historique

Saint_Maurice_Vienne_7La cathédrale primitive du diocèse de Vienne, mentionnée dès 314, appartenait au groupe épiscopal construit à l'intérieur de l’enceinte de la cité gallo-romaine, non loin de l’ancien forum et du temple d'Auguste et de Livie. Ce groupe était composé alors de plusieurs églises, du baptistère et de la maison de l'évêque.









Saint_Maurice_Vienne_1Leur emplacement est à peu près localisé : l'église principale (l'ecclesia) sous la partie orientale de la cathédrale actuelle, à l'extrémité est de la place Saint-Paul, le baptistère, de plan circulaire ou octogonal, et au nord une église dédiée à sainte Marie. Le souvenir de ces premières églises fut perpétué au XIIIème siècle lorsque furent construites sur le flanc nord de la nouvelle cathédrale gothique trois chapelles qui donnaient sur le cloître des chanoines. Leur vocable pérennisait les titres des églises du groupe épiscopal : les Maccabées ou Saint-Maurice-le-Vieux, Saint-Jean (le Baptiste), Notre-Dame. Leur destruction ainsi que celle du cloître, dans les premières années du XIXème siècle, ont donné naissance à la place Saint-Paul.









Saint_Maurice_Vienne_4En janvier 361, l'empereur Julien assista à la fête de l'épiphanie dans la cathédrale. Dès le Vème siècle, l'ecclesia fut placée sous le patronage des frères Maccabées. Au début du VIème siècle, vers 515, un monastère y fut établi par le roi burgonde Sigismond. Cette fondation fut en réalité l'oeuvre d'une grande figure du siège épiscopal de Vienne, Avit, qui peupla la nouvelle abbaye avec des moines venus de Vienne, où les ordres monastiques fleurissaient alors.
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Saint_Maurice_Vienne_2Au début du VIIIème, le culte des reliques des martyrs de la légion thébaine, saint Maurice et ses compagnons (entre autres Victor, Candide, Exupère : voir Saint-Victor de Marseille), fut introduit à Vienne : un petit édifice en forme de crypte fut construit à l'ouest de la cathédrale d'alors pour abriter les reliques des martyrs. Leur culte bénéficia de la piété et des largesses des souverains carolingiens puis des rois de Bourgogne.
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Saint_Maurice_Vienne_23Au début du IXème siècle, une communauté de chanoines régie par une règle fut créée. L'usage du vocable Saint-Maurice se généralisa peu à peu pour désigner la cathédrale, qui fut agrandie vers l'ouest d'un sanctuaire consacré au Sauveur et utilisé par le chapitre des chanoines. Le roi Boson (879-887), élu roi de Bourgogne et de Provence et qui résidait à Vienne, eut une dévotion particulière pour saint Maurice dont il fit rouvrir le reliquaire d'or et de gemmes. Il fut inhumé à Saint Maurice.





Saint_Maurice_Vienne_3La cathédrale fut reconstruite entre 1030 et 1070  par l'archevêque Léger. L'archevêque de Vienne, Gui de Bourgogne (1119-1124) après avoir été élu pape sous le nom de Calixte II, fut couronné dans la cathédrale. Peu après il fit du siège épiscopal de Vienne la primatiale pour les six provinces ecclésiastiques du sud de la France. Entre 1130 et 1160 se fit une nouvelle campagne de construction dans le style Roman. Au XIIIème siècle, l'évêque Jean de Bernin (1218-1266) reprit les travaux en délimitant le nouveau périmètre agrandi de l'église.
Le 20 avril 1251, le pape Innocent IV consacra la cathédrale, dédiée définitivement à saint Maurice. Durant le XIIIème siècle, la construction progresse: triforium, fenêtres supérieures, voûtes de nef centrale, portails de la façade occidentale, chapelles latérales.







Saint_Maurice_Vienne_15D'octobre 1311 à avril 1312, le Concile de Vienne convoqué par le pape Clément V se déroule dans la cathédrale. Ce concile œcuménique, en présence du roi de France Philippe IV, ordonna la suppression des Templiers. La nef et la façade furent achevées au début du XVIème siècle, et en 1529 la dernière pierre de la cathédrale fut posée.

En juillet 1548, le cœur du Dauphin François, fils de François Ier, fut déposé dans le choeur de la cathédrale. François III mourut en 1536 au château de Tournon, après avoir bu un verre d'eau à Lyon...



Saint_Maurice_Vienne_53Le 20 mars 1561, les bandes de Réformés s'attaquèrent aux statues de la façade. Le saccage se poursuivit en 1562, par des compagnies huguenotes du baron des Adrets, puis en 1567 à nouveau par les Réformés. En juillet 1790, en vertu de la Constitution civile du clergé, l'évêché de Vienne fut supprimé : la cathédrale échappa à la vente des biens religieux nationalisés. Pendant la Révolution, elle fut un lieu de réunion d'assemblées populaires et patriotiques, et servit ensuite de grenier à fourrage, ou de casernement. L'église fut rouverte au culte en juin 1802, en tant qu'église paroissiale.En 1869, la tour nord fut détruite par un incendie.

Saint_Maurice_Vienne_24Du haut de sa tour, Amalthée, tournée exactement au sud, tient son rôle de protectrice et d'initiatrice...

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D'après le dépliant de l'office du tourisme
D'après la fiche de visite distribuée dans l'église
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Maurice_de_Vienne
http://architecture.relig.free.fr/jalbum/vienne_isere/interieur/index2.html
http://medieval.mrugala.net/Architecture/Vienne%20-%20Saint%20Maurice/

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