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lieux sacrés

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7 juillet 2010

La Rochepot, église Notre-Dame-de-la-Nativité

La_Rochepot_croix_1Le site de La Rochepot, au croisement des deux grandes routes de l'Europe occidentale (la "voie de l'étain" et la "voie du sel"),  fut habité depuis fort longtemps, dès le Néolithique. 











La_Rochepot_croix_4Il existe de nombreux dolmens, allées couvertes et autres menhirs alentours, comme ceux dits du "Cul-Blanc", l'ancien "Tonton Martel" aujourd'hui disparu, "La Pierre qui Vire", la "Pierre-Brûlée", la "Pierre Chaume", l'allée de "Chateillon" ou la "Pierrefite".
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La_Rochepot_2L'église Notre-Dame-de-la-Nativité, autrefois prieurale Saint-Georges, fut édifiée dans le deuxième quart du XIIème siècle par les bénédictins de l'abbaye de Flavigny.
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La_Rochepot__glise_6De cette époque elle a conservé la nef, des parties du transept, son abside et ses absidioles, ainsi que des décorations du portail ouest, et des chapiteaux.











La_Rochepot__glise_2L'archivolte du portail possède une caractéristique bien étonnante... 












La_Rochepot__glise_4Les moulures du côté gauche représentent des signes particuliers, comme une sorte d'alphabet composé de signes lapidaires compagnoniques...

















La_Rochepot__glise_3La  nef possède 4 travées flanquées de bas-cotés.
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La_Rochepot__glise_1Le clocher, datant du XVème siècle, est surmonté d'une flèche construite en 1822, l'édifice fut remanié au XIXème siècle.
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La_Rochepot__glise_8Les chapiteaux historiés (ânesse de Balaam, annonciation, combat d'un chevalier contre un aigle)
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La_Rochepot__glise_9sont inspirés de ceux de Saint-Lazare d'Autun et de Saint-Andoche de Saulieu.
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Pour voir la carte, cliquer ici.









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7 juillet 2010

La Rochepot, le château

La_Rochepot_10Depuis l'âge du bronze, il y avait sur le piton rocheux un poste de garde. Ce poste conserva son importance durant la période gallo-romaine, puis au moyen-âge, sa situation clé permettant de protéger la route permettant le transport de l'étain.






La_Rochepot_3Le rocher devait déjà faire partie des sites sacrés. Il s'y trouve encore des grottes, dont l'une d'elles est appelée la "grotte de la Vierge".
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La_Rochepot_21Son entrée fut barricadée par une grille, posée là au siècle dernier : la première marche se trouvant 3m en contrebas... Il existait à cette époque une statue de la Mère, volée depuis.
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La_Rochepot_7Plus haut, d'antiques escaliers sont taillés dans le roc.
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La_Rochepot_9Le château primitif aurait été construit sur cette crête vers 1180 par Alexandre de Bourgogne, fils du duc Hugues III. Il s'appelait alors La Roche-Nolay. Les sires de Thil, de Beaujeu, les comtes de Savoie héritèrent de cette forteresse.










La_Rochepot_14Suite à un incendie au XIIIème siècle, il fut rebâti plus bas, sur le triangle rocheux qui domine le village, là où se trouvait le puits de 72 mètres de profondeur creusé en 1228
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La_Rochepot_16et la chapelle qui avait résisté au feu (construite à l'emplacement d'un oratoire romain au XIIème siècle, elle fut dédiée à la  Vierge), et
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La_Rochepot_27La chapelle fut englobée dans les plans de reconstruction.
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La_Rochepot_12Puis le château fut racheté par un chevalier berrichon,  Régnier Pot, conseiller des ducs de Bourgogne, chambellan de Philippe le Hardi et chevalier de la Toison d'Or. Celui-ci entreprit des ouvrages de fortification et des agrandissements.
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La_Rochepot_15aUne légende nous rapporte que lors d’une bataille livrée en 1396 devant Nicopolis par le duc de Nevers, futur Jean sans Peur, contre les troupes du sultan Bajazet, Régnier Pot fut fait prisonnier. Mais sa bravoure saluée par l’ennemi lui valut une proposition en mariage… avec la sœur du sultan ! Étant déjà marié et refusant d’adopter la religion islamique, le prisonnier déclina l’offre et fut alors contraint de prouver son courage dans un ultime affrontement.












La_Rochepot_28La veille du combat, il fit ses prières et dormit profondément. La Vierge apparut alors dans son sommeil pour lui donner un conseil : « Frappe bas ». Le matin suivant, il fut conduit dans une arène et, armé d’un cimeterre, se retrouva face à un lion furieux. Après une courte prière à la Madone, « A la belle, tant elle vaut » (qui deviendra la devise de sa maison), Régnier trancha d’un coup les deux pattes antérieures de l’animal et n’eut aucun mal ensuite pour l’achever. Le sultan décida alors de libérer le noble prisonnier qui revint en Bourgogne pour acheter La Roche Nolay et fortifier le château existant.










La_Rochepot_30Son petit fils Philippe Pot, surnommé  "le chevalier le plus accompli de son temps" (faisant concurrence à Guillaume le Maréchal) lui aussi chevalier de la toison d'Or et filleul de Philippe Le Bon dont il était le chambellan puis son ambassadeur à Londres, devint Grand Sénéchal de Bourgogne. Propriétaire également de Châteauneuf-en-Auxois,  il poursuivit conjointement la construction et l'agrandissement des deux châteaux. Il mourut en 1493, et son tombeau nous est resté : cette œuvre est aujourd'hui exposée au Musée du Louvre.




La_Rochepot_17Parmi les propriétaires successifs se trouvèrent Anne de Montmorency au XVIème siècle, maréchal de France et connétable,  et le cardinal de Retz au XVIIème.
A la Révolution française, le château fut renommé Château de La Roche Fidèle. Il fut déclaré bien national puis cédé à des démolisseurs : le donjon  fut vendu pierre par pierre.








La_Rochepot_18Puis il fut acheté par la famille Carnot en 1893. Le fils du président Sadi Carnot en fit la restauration finale et confia à Charles Suisse, architecte en chef des Monuments Historiques, la direction des travaux qui durèrent jusqu'en 1926.
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La_Rochepot_19http://www.larochepot.com/
http://www.maison-hantee.com/files/morvan/morvan_legendes.htm
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Pour voir la carte, cliquer ici.









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5 juillet 2010

Ladoix-Serrigny, l'église Saint-Marcel

Ladoix_Serrigny_4Ladoix-Serrigny, dont l'étymologie provient de "douix", qui veut dire fontaine ou résurgence d’eau (ou du nom d'un homme dénommé Sourinus à l'époque gallo-romaine. Ce qui fait penser à sourdre, du latin surgere,se lever, se dresser, et en ancien français jaillir, apparaître), possède une église du XIIIème siècle, époque des premiers seigneurs de Ladoix. Elle est dédiée à  Saint Marcel, protecteur des moissons et des vendanges.













Ladoix_Serrigny_8Construits à intervalles différents, le chœur et le transept sont apparemment du XIIIème siècle, alors que la charpente du clocher est de 1774.










Ladoix_Serrigny_9Bien des vestiges anciens  peuvent être admirés à l'intérieur de l'église tels que :  les  demi piliers en forme de pilastre avec arcs doubleaux aigus, le sol en pente, le chœur légèrement incliné sur la gauche(l'axe suit une faille et un cours d'eau souterrain), la grande nef romane soutenue par cinq piliers carrés.








Ladoix_Serrigny_10Quatre figures finement sculptées qui terminent les arcs en cul de lampe sont énigmatiques : nous trouvons un premier personnage à l'intérieur d'un cercle, un feuillage au dessus de lui.
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Ladoix_Serrigny_13Ensuite, deux autres personnages ont le feuillage poussant directement au-dessus de leur tête, pour terminer avec une figure où les feuilles sortent directement de la bouche...
Que faut-il comprendre ?
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Ladoix_Serrigny_6Chose assez rare pour être remarquée, l'ancien puits fait toujours partie de l'intérieur de l'église.  Il est situé sur le croisement de deux veines d'eau souterraines.
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Ladoix_Serrigny_14La statue de Marie, appelée Notre-Dame du Chemin, ancienne vierge noire de la chapelle du même nom, se trouve dans cette église. Une procession se fait encore chaque 15 août, qui amène la statue dans la chapelle.
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Ladoix_Serrigny_15http://monsite-orange.fr/notredameduchemin/page1/index.html
http://www.ladoix-serrigny.fr/patrimoine
http://cem.revues.org/index6042.html

Pour voir la carte, cliquer ici.

5 juillet 2010

Ladoix-Serrigny, chapelle Notre-Dame du Chemin

Ladoix_Serrigny_Chapelle_ND_1L'histoire du sanctuaire appelé aujourd'hui Notre-Dame du Chemin remonte bien avant le christianisme.
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Ladois_Serigny_chapelle_003aSe trouvaient là une source miraculeuse, disparue de nos jours, et un puits celtique, qui existe encore sur le côté nord.
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Ladoix_Serrigny_Chapelle_ND_7Le culte de la déesse-mère fut remplacé par celui de Marie, comme bien souvent.  Au XI ème siècle, une vierge noire était vénérée qui permettait aux enfants morts-nés de revivre le temps du baptême, avant d'être inhumés dans le cimetière tout proche, entouré de buis (on a retrouvé, lors des fouilles, les sépultures : ces enfants devaient être enterrés séparément des autres chrétiens).

Ladois_Serigny_chapelle_004aC'était un  culte dit "à répit".Il existe encore la piscine qui servait aux rituels des offices...










Ladoix_Serrigny_Chapelle_ND_11Le sanctuaire, construit sur le "tapet" ou tertre, où les marchands, commerçants de l'étain et du sel s'arrêtaient pour se reposer, devint une halte sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, puis un lieu de pèlerinage  recevant les vœux de grossesses des duchesses de Bourgogne. Ces dernières revenaient après leurs couches en cérémonies de relevailles pour remercier la Vierge.







Ladoix_Serrigny_Chapelle_ND_2Les différentes paroisses de Beaune et des villages proches venaient régulièrement en procession. On compta lors de telles manifestations jusqu'à 3000 fidèles en 1512.

Puis la chapelle fut vendue comme bien national à la Révolution. Elle fut habitée, partagée entre plusieurs familles et même utilisée comme grenier, grange et écurie. La partie romane fut ainsi  utilisée jusqu'au début du XX ème siècle tandis que la partie gothique fut rachetée et restaurée à la fin du XIX ème.





Ladoix_Serrigny_Chapelle_ND_12La chapelle se compose de deux parties distinctes : une partie occidentale romane du XI ème siècle, divisée en pièces et étages (anciennement  transept et nef), et un agrandissement gothique du XVème siècle, chœur et nef, correspondant aux travaux financés en 1434 par le duc de Bourgogne Philippe le Bon.
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Ladoix_Serrigny_Chapelle_ND_14Il semblerait que la chapelle gothique du XI ème siècle,  était vouée à remplacer la chapelle romane réaménagée au XII ème, mais les travaux furent arrêtés à mi-chemin au moment où la nef gothique rencontre le chœur roman dont l'abside et ses absidioles ont été détruites à ce moment-là.









Ladoix_Serrigny_3bDeux sondages ont permis de prouver l’existence de collatéraux pendant l’état du XII ème siècle de la chapelle. Le plan d’état du XII ème siècle serait donc bien celui d’une église pourvue d’un transept terminé par un triplet d’absides et de collatéraux de même largeur, la nef étant rythmée par des piliers que relient, d’est en ouest, des arcs en plein cintre. Seule la croisée de transept possède encore une voûte d’arêtes, portée par des piliers composés.



Ladoix_Serrigny_Chapelle_ND_4La "Société civile immobilière de Pernand", ancêtre de la "Société des amis de la chapelle Notre-Dame du Chemin" a racheté à quatre propriétaires la partie occidentale de l'édifice et débuté les opérations de restauration qui se poursuivent actuellement.Ladoix_Serrigny_Chapelle_ND_8

Pour voir la carte, cliquer ici.









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1 juillet 2010

Veilly, la chapelle

Veilly_1Le village était à l'origine une ancienne villa gallo-romaine, située sur l'un des flancs du Mont de Veilly. Le village se serait déplacé du site autour du XIVème ou XVème siècle vers l'endroit où se situe le village aujourd'hui.


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La chapelle du XVème siècle, dite Notre-Dame de consolation, est vouée à l'assomption de Marie. Selon la tradition, ce sanctuaire a remplacé une très ancienne chapelle.

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30 juin 2010

Les dolmens de Ternant

Ternant_1Entre Ternant et la ferme de Rolle, à la lisière du bois, deux dolmens ont été restaurés en 1975 par l'association des amis de Vergy en accord avec la direction des antiquités préhistoriques.











Ternant_8Déjà en 1932 des fouilles ont été effectuées, qui ont permis de retrouver des grattoirs, des silex, des monnaies gauloises, des poteries et des outils. On les data du premier âge du bronze, soit 2 000 ans avant notre ère.

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Ternant_4L'un des dolmens est surnommé "la chambre au prêtre". Sa table de 5m12 sur 1m93 a un poids estimé à 15 tonnes.

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Ternant_5Ayant chutté, les restaurateurs ont du utiliser quatre vérins à vis pour l'élever. Les dalles latérales furent remises d'aplomb et consolidées.

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Ternant_2Le deuxième, plus petit, possède une table rectangulaire de 2m67msur 1m26 et pèse déjà près de 5 tonnes.

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Un troisième dolmen, 800 mètres plus loin, au flanc d'un petit massif calcaire, nous a échappé. Il parait qu'il se mérite... (informations tirées du livret de Patrice Vachon, "De menhirs en dolmens")

Ternant_7Par contre, je pense qu'il y a plus dans le bois que des dolmens...

29 juin 2010

Le tilleul

 

Veilly_3Le tilleul de Sully, situé derrière l'église, fut planté sous le règne d'Henri IV, au XVIIème siècle.

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Veilly_5La particularité de cet arbre est qu'il est creux.











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Il est donc possible d'entrer à l'intérieur de son tronc.





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Il mesure 25 mètres de hauteur, et 10 mètres de circonférence.


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Pour voir la carte, cliquer ici.

  

29 juin 2010

L'église Saint-Pierre et Saint-Paul

Sussey_4Étymologiquement, Sussey vient du latin « le domaine de Sucius ». Il en est fait mention dès 920 sous le nom de Succiacus. On y a retrouvé les vestiges d’un gîte d'étape celtique, d'une villa gallo-romaine, d'un cimetière mérovingien. L’occupation humaine remonte encore plus loin dans le temps : la commune possède un très beau menhir, le menhir de Pierre-Pointe, au lieu-dit Le Maupas.







Sussey_7Située au centre du village, cette église remonte, pour ses parties les plus anciennes, au XIIème siècle. Elle était située dans l’enceinte du château dont il ne reste que l'arcade d'entrée.

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Sa tour du clocher, son avant chœur, son chœur et sa nef principale sont de style roman.


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Sussey_1Les peintures murales du chœur et de l'avant chœur sont les œuvres majeures de l'église de Sussey, classées monument historique par arrêté du 29.12.1983. Ces peintures murales des XIIème et XVème siècles ont été découvertes fortuitement, sous les enduits qui les recouvraient, à l'occasion de travaux de restauration menés en 1982-83.







http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=21615_1
http://pagesperso-orange.fr/cantondeliernais/communes/Sussey%20Le%20Maupas/Sussey%20le%20Maupas.
htm http://www.sussey.net/Pages/lescuriosites.htm

29 juin 2010

Le menhir de Pierre-Pointe

Sussey_pierre_pointe_1La pierre est située sur le haut d'une collline, au milieu d'un champ près du hameau de Vousvres (qui ressemble fort à vouivre...). Elle se trouve exactement au point de partage des eaux du bassin de l'Yonne et de la Loire. C'était également la limite des trois anciennes divisions des Eduens :
- le Pagus Morvinnensis ou Morvan
- le Pagus Alesiensis ou Auxois
- le Pagus Arebrigus ou région d'Arnay le Duc.






Sussey_pierre_pointe_5C’est un bloc de granit de 4m30 de haut sur une largeur de près de 1m50. Sa partie enfouie mesure 1m30, ce qui en fait un monolithe de 5m60. Daté du Néolithique, il fût classé Monument Historique le 7 mars 1910.

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Sussey_pierre_pointe_6Au siècle dernier, on pouvait encore y voir, adossée, une sorte de table de pierre ou autel, constituée d’une pierre de 1m50 de long sur 1m de large. Enlevée en 1808, elle a, de nos jours, disparu.
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Sussey_pierre_pointe_4Une légende raconte qu’on voulut un jour l’abattre :
Afin d’aller chercher sous la pierre un trésor, un seigneur voulut la faire tomber. On l’attacha à l’aide de solides cordes que l’on fit tirer par des bœufs. La pierre commença à basculer. Elle appela alors sa voisine, la pierre Sarazine, à son secours. « Sârâienne, ma bonne Vouâienne, si tu ne vins ai mon aide, les bœufs de devez pierre pointe m’emmeunent ! »











Sussey_pierre_pointe_2Les cordes alors cassèrent et les bœufs, pris de panique, se sauvèrent. Ce fut l’affolement et l’on vit même un pigeon blanc s’échapper. C’était la fée qui habitait la pierre. Depuis ce jour, personne n’a jamais plus osé recommencer un tel sacrilège.

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29 juin 2010

La fontaine Saint-Martin

Beuray_Bauguay_1Ce village possède un ancien sanctuaire. Très ancien. Comme d’habitude, le lieu de culte fut repris par le christianisme, et une chapelle Saint-Martin fut édifiée à ses côtés.












Beuray_Bauguay_7Entourée d’un cimetière, la chapelle date du XIIème siècle et fut remaniée au XVème. Une restauration de l'édifice eut lieu en 1985. La toiture est couverte en laves, et la façade surmontée d’un clocher-mur. Elle est éclairée par deux fenêtres en plein-cintre, l'accès se fait par un portail en arc segmentaire.










Beuray_Bauguay_3De nombreuses et anciennes dalles mortuaires sont encore posées tout autour, ainsi que sous un arbre.

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Beuray_Bauguay_6La fontaine est probablement le vestige d’un ancien sanctuaire de source païen. Seule la coupole sculptée est d’époque gallo-romaine, les piliers (sans doute plus élevés à l'origine), les murets et le bassin ont été refaits au XIXème siècle à partir d’éléments en remploi.










Beuray_Bauguay_5Selon une tradition orale, l’eau de la source passait pour avoir des vertus curatives et on y trempait les linges des enfants malades. Encore de nos jours, elle passe pour soigner la fièvre, mais pour cela faut-il tourner trois fois autour de la pierre en coupole posée sur la source, puis s’allonger dessus à plat ventre et dormir…









Beuray_Bauguay_10L’édicule de plan carré abrite un bassin bordé d’un muret sur trois côtés. Il est constitué de quatre courts piliers de section octogonale supportant une superstructure monolithe en forme de coupole en pendentifs, à extrados en couverture.











Beuray_Bauguay_12Sur les quatre côtés, la coupole forme un arc segmentaire, couronné d’une archivolte moulurée faisant saillie sur l’extrados. Un trou d’écoulement des eaux pluviales est ménagé dans chaque angle. L’angle antérieur gauche brisé a été rescellé au ciment et renforcé par deux agrafes de fer.










Beuray_Bauguay_9La coupole est ornée d’un décor concentrique en bas-relief formé d’une rosette centrale entourée d’une guirlande végétale, de deux rangs de feuilles imbriquées en écaille, puis d’une seconde guirlande.











Beuray_Bauguay_8Les pendentifs sont sculptés de motifs en volutes adossés. L’intrados des arcs présente un décor de caissons avec alternance d’une rosette et de deux quatre-feuilles, et l’archivolte, une frise végétale.

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