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lieux sacrés

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12 août 2010

Rhodes, les monuments chrétiens


La basilique Saint-Michel

Rhodes_la_basilique_Saint_MichelÀ l'angle des rues Chimarra et P. Méla se trouvent les vestiges d'une vaste basilique paléochrétienne longue de 60 m, pavée d'une mosaïque du V ème siècle.












L’église Notre-Dame du Château

Rhodes_l__glise_Notre_Dame_du_Ch_teau_3Cette église byzantine en forme de croix latine, possédant de nombreux éléments gothiques, fut construite aux XI ème et XII ème siècles. L'intérieur de l'église fut achevé par les chevaliers de Saint-Jean avec des absides, alcôves et des fenêtres longues et étroites.









Rhodes_l__glise_Notre_Dame_du_Ch_teau_2Elle fut cathédrale catholique avant d’être transformée en mosquée durant l’occupation ottomane.
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L’église Saint-Spyridon

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Saint Spyridon fut évêque de Trimythonte dans l'île de Chypre, au IV ème siècle. On situe la date de sa naissance vers 270, et celle de sa mort vers 348.  Sa légende veut qu'il ait d'abord été berger, ou du moins propriétaire d'un grand troupeau de brebis.









Rhodes_l__glise_Saint_Spyridon_5En tant qu'évêque, il eut à souffrir des persécutions de Galère, étant notamment forcé d'aller travailler dans les mines. On considère qu'il est intervenu au concile de Nicée I, où condamna en 325 l'hérésie d'Arius. Il est très vénéré à Chypre, où on lui attribue de nombreux miracles. Il est aussi très vénéré à Corfou où se trouve la relique de son corps. Il est représenté, dans la tradition iconographique orthodoxe, coiffé, par humilité, d'une ruche en osier.












Rhodes_l__glise_Saint_Spyridon_6Son église à Rhodes est à mon sens l’une des plus belles.



















L’église Saint-Phanourios

Rhodes_l__glise_Saint_FanouriouCette église se trouve rue Agiou Phanouriou. Elle date du XIII ème siècle. Elle fut transformée en mosquée sous l'occupation ottomane (mosquée Pial-ed-din). On sait peu de choses de ce martyr du V ème siècle, Egyptien de naissance. Une icône fut retrouvée dans les ruines d’une ancienne église à Rhodes en 1500, et il fut appelé à ce moment là le « nouveau révélé ».  Il est prié pour l’aide aux choses perdues. La tradition dit qu’il fut incapable de convertir sa mère. A la mort de celle-ci, il pria plus pour son salut que pour le sien. Quand il fut lapidé, au moment de sa mort, il dit : « Par mes souffrances, Seigneur, fait que tous ceux qui prieront pour toi prient pour le salut de ma mère ». Ainsi, en Egypte, où il est particulièrement vénéré, de nombreux chrétiens prient en disant « O Seigneur, sauve la mère de Phanurius et aide-moi ». 

L’église Saint-Jean

Rhodes_l__glise_Saint_Jean_1Aujourd'hui disparue, elle fut construite au début du XIVème siècle à droite de la place du Palais des Grands Maîtres, auquel elle était reliée par un tunnel.
















Rhodes_l__glise_Saint_Jean_2Elle était la chapelle de l'ordre où étaient enterrés les grands maîtres et où l'on vénérait la main de saint Jean-Baptiste donnée à Pierre d'Aubusson par le sultan Bajazet. 











Rhodes_l__glise_Saint_Jean_3L'église fut détruite en 1856 dans l'explosion d'une poudrière qui endommagea le palais des Grands Maîtres. 
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L'église Sainte-Marie du Bourg

Rhodes_L__glise_Sainte_Marie_du_Bourg_4Elle fut bombardée lors de la seconde guerre mondiale.



















Rhodes_L__glise_Sainte_Marie_du_Bourg_5On ne voit plus aujourd'hui que les trois absides du sanctuaire de cet édifice gothique tardif construit au XIV ème siècle.
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L'église byzantine de Saint-Panteleimon

Rhodes_L__glise_Saint_Pant_l_monSaint-Panteleimon (Agios Panteleimon) date du XV ème siècle. Né à Nicomédie d’un père païen et d’une mère chrétienne, il fut élevé dans la religion de Jésus-Christ, quoique non encore baptisé. A la mort de sa mère, il subit l'influence de son père et finit par en oublier les principes. Il s'attacha à l'étude de la médecine et y devint si célèbre, que l'empereur Maximien-Galère le choisit pour médecin et voulut l'avoir à sa cour. Un prêtre chrétien, nommé Hermolaüs, résolut de ramener à la foi chrétienne. Panteleimon fit alors plusieurs miracles, ramenant un enfant mort d’une morsure de vipère à la vie, guérissant un aveugle. Des médecins jaloux le dénoncèrent comme chrétien à l'empereur, il fut martyrisé.



L'église Sainte-Marie de la Victoire

Rhodes_l__glise_Sainte_Marie_de_la_VictoireDans la même cour que l’église Saint-Panteleimon se trouvent quelques vestiges de l'église gothique Sainte-Marie de la Victoire (Panagia tis Nikis) construite après le siège turc de 1480. Ces deux églises datent de la même époque.











L'église Agia Paraskévi

Rhodes_l__glise_Agia_Parask_vi_1A gauche de la rue Ipodamou, l'église Agia Paraskévi date du XV ème siècle.  Elle fut transformée en mosquée sous l'occupation ottomane (mosquée Taketji, rattachée à l'école des derviches).












L’église de la Sainte-Trinité

Rhodes_l__glise_de_la_Sainte_Trinit__1Dans la rue des Chevaliers, à côté de l'Auberge de France, se trouve la chapelle de France, ou église de la Sainte-Trinité. C’est un petit édifice gothique des XIV ème et XV ème siècles.
















Rhodes_l__glise_de_la_Sainte_Trinit__2L'église était probablement voûté à l'époque médiévale, mais elle présente aujourd'hui une coupole, souvenir de sa transformation en chapelle musulmane (Khan Zade Mejid) sous l'occupation ottomane. Parmi les écussons décorant la façade, ceux du pape, d'Angleterre et du Grand Maître Raymond Bérenger(1365 -1374).















L’église de l’Annonciation

Rhodes_la_cath_drale_2Elle se situe dans la ville nouvelle, près du port. Elle fut édifiée en style néo-gothique durant la seconde moitié de l'occupation italienne, en 1925, sur le modèle de l'église Saint-Jean qui s'élevait dans le Collachium. Elle est également dédiée à saint Jean, et est aujourd’hui l’une des principales cathédrales de l’île.
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Rhodes_la_cath_drale_1Les peintures murales sont l’œuvre de Fotis Kontoglou.   
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12 août 2010

Rhodes, les mosquées

La mosquée de Soliman le Magnifique

Rhodes_la_mosqu_e_de_Soliman_le_Magnifique_1Datant du  XVI ème siècle, fondée peu après le siège de 1522 sur le site de l'église byzantine des Saints-Apôtres (Aghioi Apostoli), elle fut la plus importante mosquée de Rhodes.
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Rhodes_la_mosqu_e_de_Soliman_le_Magnifique_2Reconstruite  au XIX ème siècle, elle possède un vaste dôme central et aux petites coupoles latérales.
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Rhodes_la_mosqu_e_de_Soliman_le_Magnifique_5Elle a été rouverte au public en 2005 après 18 années de travaux de restauration, notamment de son minaret en pierre de 34 m de haut, qui sert de point de repère lorsque l'on s'enfonce dans les ruelles.
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La mosquée de Recep Pacha

Rhodes_la_mosqu_e_de_Recep_Pacha_1Construite en 1588, la mosquée fut laissée à l'abandon.













Rhodes_la_mosqu_e_de_Recep_Pacha_2Sur la place, la fontaine attenante où les musulmans faisaient leurs ablutions.

12 août 2010

Rhodes, les bâtiments laïcs



La loge des marchands

Rhodes_la_loge_des_Marchands_4Sur la place Hippocrate, un édifice du XVI ème siècle, la Châtellenie, ou Castellania, ou loge des marchands, servait de lieu de réunion, de bureau d'inspection et de tribunal du commerce. C'est un édifice à escalier extérieur, dont la construction fut achevée par le grand maître Émery d'Amboise. La Castellania est probablement l'édifice connu au Moyen Âge sous le nom de « Basilica Mercatorum ».







Rhodes_la_loge_des_Marchands_6Au rez-de-chaussée, à droite d'un large escalier, s'ouvre sous une galerie une loge voûtée d'ogives.
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Rhodes_la_loge_des_Marchands_2Sur la façade sont gravées les armes de Pierre d'Aubusson, ainsi qu'une fenêtre à croisée de marbre ornée de fleurs de lys.
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Rhodes_la_loge_des_Marchands_3Au-dessus de la porte d'entrée, sur le linteau de marbre, un ange tient l'écusson de l'Ordre à gauche, et celui d'Émery d'Amboise à droite.










Le palais des grands maîtres

Rhodes_le_palais_des_grands_ma_tres_1Le palais actuel est la reconstruction, dénuée de rigueur archéologique, du palais forteresse édifié par Hélion de Villeneuve au XIV ème siècle sur le site même d'un ancien temple dédié à Hélios.










Rhodes_le_palais_des_grands_ma_tres_2L’ancien palais fut détruit en 1856, lors de l’explosion d'une poudrière.
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Rhodes_le_palais_des_grands_ma_tres_3Lorsque les Italiens s'installèrent à Rhodes, ceux-ci le reconstruisirent, et en firent une résidence d'été pour le roi Victor-Emmanuel III. La rénovation fut achevée en 1939. 
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Les remparts

Rhodes_les_remparts_1Construits au XIV ème siècle sur les fondations de l'enceinte byzantine, ils s'étirent sur 5 km de longueur.
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Rhodes_les_remparts_4La fortification de la ville de Rhodes fut basée sur les méthodes de construction des chevaliers, tenant compte de la création et l'utilisation d'armes à la pointe de l'art militaire.
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Rhodes_les_remparts_2Lors du second siège turc, chaque « maison » ou  « langue » fut chargée de la défense d'une partie des remparts. On y retrouve de nombreux blasons témoignant de la contribution du pape et des grands maîtres à la réparation et à la consolidation des remparts et du fossé.
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La rue des Chevaliers

Rhodes_la_rue_des_Chevaliers_1Cette rue pavée médiévale, la même qu'empruntaient autrefois les habitants pour se rendre à l'Acropole, descend de la place du palais des Grands Maîtres jusqu'à l'église Notre-Dame du Château.
















Rhodes_la_rue_des_Chevaliers_3Les édifices de cette rue, comme les auberges, appartiennent, pour la plupart, à la seconde période architecturale des chevaliers, postérieure au siège des Turcs de 1480. Ils sont construits à l'aide de blocs de roche poreuse locale régulièrement agencés.
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Rhodes_la_rue_des_Chevaliers_2Les auberges, au nombre de 7, de style gothique, construites au XIV ème siècle, étaient l'endroit où se réunissaient les chevaliers. Les chevaliers étaient divisés en sept nationalités ou langues : France, Auvergne, Provence, Castille, Aragon, Italie et Angleterre. Chaque langue protégeait un quartier de la ville. Il ne reste plus que 4 des 7 auberges du départ.









La tour de l'Horloge

Rhodes_la_tour_de_l_horlogeA côté de la mosquée de Soliman le Magnifique se dresse la tour de l’Horloge (Pirgos tou Orologiou),  construite au  XIX ème siècle sur l'emplacement d'une tour médiévale de garde qui servait d'observatoire. La tour a été construite sur l'emplacement d'une tour médiévale de garde qui servait d'observatoire.















L'armurerie

Rhodes_l_hopital_3Elle s'est installée dans l'ancien hôpital des chevaliers.













Rhodes_l_hopital_2Un puits dans la cour porte leur croix.
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12 août 2010

Rhodes, le musée archéologique

Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_1Le musée est aménagé dans l'ancien hôpital des chevaliers de Saint-Jean.
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Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_5Sa construction commença en 1440 sous le magistère de Jean Bonpart de Lastic, dont les armoiries, supportées par deux anges, surplombent le portail.
















Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_6Les malades et les blessés soignés à l'hôpital venaient de toute l'Europe chrétienne.

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Rhodes_le_mus_e_arch_ologiqueLes arcades du rez-de-chaussée, donnant sur la place du Musée, s'ouvraient sur des dépôts.












Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_10A l'étage se trouvait la grande salle des malades,
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Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_12et la chapelle de l'hôpital.





















Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_2Dans la cour d’entrée, un lion couché, tenant dans ses pattes une tête de taureau, nous accueille. Il surmontait une tombe monumentale de la période hellénistique tardive, et fut trouvé dans la nécropole de Rhodes.

12 août 2010

Les collections

Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_25Les collections du musée archéologique de Rhodes présentent des éléments historiques de l’île, remontant aux périodes préhistoriques, puis minoenne et mycénienne,

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Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_22jusqu’aux périodes grecque et romaine.
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Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_14La pièce la plus importante du musée est la sculpture en marbre du Ier siècle avant notre ère, l'Aphrodite de Rhodes. La sculpture représente Aphrodite accroupie, tenant sa chevelure dans ses mains. Elle fut réalisée par des sculpteurs grecs lors de la période impériale romaine. 























Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_17Le musée présente un nombre important d’autels funéraires cylindriques.









Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_8Celui de Bithys et Eueteria par exemple, avec un  décor en relief de guirlandes avec des raisins, des fleurs, des rubans et des pendentifs, fut trouvé dans la région de l'Acropole.
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Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_9Un bas-relief en marbre présente une scène de chasse. Il fut découvert lors des fouilles de la tetraplyon romaine de la ville de Rhodes. Un coureur attaque de sa lance un félin. Un deuxième homme tenant une massue, prêt à l'attaque, est perceptible à droite. Le paysage est suggéré par les deux arbres et les oiseaux sur une branche. Il date de la  période hellénistique.


Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_19Une stèle funéraire surmontée d’un fronton présente plusieurs personnages, peut-être les membres d’une même famille : deux enfants au centre, entourés par un couple. Une inscription donne les noms des membres décédés de la famille. Elle date de la fin de la période impériale, III ème,  IV ème siècle.
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Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_HeliosUne tête en marbre représentant Hélios, dieu du soleil, date du II ème siècle avant notre ère. Hélios est le fils du Titan Hypérion et de sa sœur Théia. Il est le frère de Séléné (Lune) et d'Éos (Aube). Personnification du Soleil, Hélios est progressivement assimilé à Apollon, dieu de la musique et des arts. Son rôle principal est celui de révélateur de tout ce qui se passe sur Terre. Dans l'Odyssée, c'est lui qui révèle à Héphaïstos les amours coupables d'Arès et Aphrodite. Selon l'Hymne homérique dédié à Déméter, c'est également lui qui apprend à la déesse qu'Hadès a enlevé sa fille Perséphone. L'hymne le qualifie d'observateur divin des Dieux et des hommes, tandis qu'Homère le nomme celui qui voit et entend toutes choses.
Son culte développe à partir de l'époque hellénistique, principalement en Égypte où il est assimilé au dieu solaire Rê et où les Ptolémée encouragent le culte syncrétique d'Hélios-Sérapis. À l'époque romaine, Hélios devient une divinité universelle sous le nom de Sol, tout en conservant un fort ancrage égyptien.
En littérature, Hélios est progressivement confondu avec Apollon-Phébus, dieu de la lumière solaire, de la divination, de la musique et de la poésie.






Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_HygeiaHygie (Valetudo ou Salus). Les Grecs l'honoraient comme une déesse puissante, chargée de veiller sur la santé des êtres vivants. Non seulement les hommes, mais tous les animaux étaient l'objet de ses soins. C'est elle qui suggérait mystérieusement aux uns et aux autres le choix des aliments nécessaires à leur existence et les remèdes appropriés à leurs maux.  Elle personnifiait en quelque sorte l'instinct de la vie et, en soutenant les forces des mortels, en prévenant même la maladie, évitait à son père la peine d'intervenir continuellement afin d'alléger ou de guérir la douleur.












Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_AsclepiosAsclépios (Esculape, Imothep) est dans l'épopée homérique un héros thessalien puis, à l'époque classique, le dieu de la médecine. Fils d'Apollon, il meurt foudroyé par Zeus (Son crime est d'avoir tenté de ressusciter les morts grâce à du sang de la Gorgone que lui a remis Athéna : le sang coulé du côté gauche est un poison violent, mais celui du côté droit est un remède merveilleux), avant d'être placé dans le ciel sous la forme de la constellation du Serpentaire. Son attribut principal est le bâton d'Asclépios, autour duquel s'enroule un serpent, aujourd'hui symbole de la médecine. Ancêtre mythique des Asclépiades, une dynastie de médecins, dont Hippocrate est le plus illustre membre, il est invoqué dans son serment aux côtés de son père Apollon et de ses filles Hygie et Panacée.










Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_26Asclépios et ses filles appartiennent à la lignée d'Apollon, dieu de l'intelligence rationnelle, qui préfigure déjà la science telle qu'on la concevra plus tard en Occident. Ces statues les représentant ont le mérite d'être rares.....











Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_BacchusDionysos (Bacchus, Liber Pater) est le dieu de la vigne, du vin et de ses excès ainsi que du théâtre et de la tragédie. Il est le fils de Zeus et de la mortelle Sémélé. Selon les listes, il fait partie ou non des douze Olympiens, bien qu'il ne vive pas sur le mont Olympe : c'est essentiellement un dieu errant.




















Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_ZeusZeus. On ne le présente plus.


















Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_15Des représentations mystérieuses de serpents enlacés sur un guerrier,


















Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_16des mosaïques montrant des êtres de la mythologie,







Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_18 des dauphins aux lignes pures font partie des trésors que renferme le musée. 












Rhodes_le_mus_e_arch_ologique_20Digne des plus grands.

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10 août 2010

L'église Saint-Pierre d'Hauteville-lès-Dijon

Hauteville_l_s_Dijon_1Hauteville s'appelait autrefois Alta Villa, d'après les archives datant de 903. La fondation de l'église Saint-Pierre remonte au X ème siècle. Elle possède une particularité rare en Bourgogne : la façade et le mur intérieur nord sont sonstruits en "opus spicatum". 









Hauteville_l_s_Dijon_3L'opus spicatum, dit aussi "appareil en épi de blé" (du latin spica, épi), est réalisé avec des briques ou des pierres plates posées inclinées sur la tranche et disposées alternativement en épi : le joint entre les lits successifs n'est pas horizontal et rectiligne comme dans l'appareil en "arête de poisson" (opus piscatum), mais en zig-zag.

Cet appareil fut utilisé à l'époque romaine et à l'époque carolingienne. Il pouvait se retrouver en parement ou servir de remplissage dans un mur, assurant une stabilité pour l'édifice, ou permettre de réaliser des revêtements de sol en brique.

Les paysans voyaient là l'ouvrage des fées.








Hauteville_l_s_Dijon_6L'église fut partiellement détruite par un incendie au XVIII ème siècle. Elle fut reconstruite vers 1720 par Jean III de Berbisey, premier Président du Parlement de Dijon et seigneur en partie d'Hauteville.










Hauteville_l_s_Dijon_2Le porche en bois, épargné lors de l'incendie, date du XV ème siècle.












Hauteville_l_s_Dijon_5L'église, de plan basilical orienté, est surmontée d'un clocher. La sacristie forme une extension sur le bas-côté sud de la nef au niveau du transept.
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9 août 2010

L'église de Remigny

Remigny_4Le site fut occupé depuis l'antiquité : de nombreux tombeaux de grès, des tuiles et des médailles romaines y furent découverts.
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Remigny_3A l'époque Mérovingienne, le village était situé près d'une source. L'église date du XIII ème siècle. En forme de croix latine, elle ne possède qu'une seule nef.
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Remigny_5Elle était reliée au couvent tout proche par un souterrain, dont on retrouve la porte au niveau du sol dans l'ancienne cave.
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Remigny_7Le village possède un lavoir à impluvium, c'est à dire avec un toit récupérant l'eau de pluie.

9 août 2010

Le Mont de Sène

 

Santenay_Mont_de_S_ne_1En montant depuis Santenay en direction du cirque du bout du monde se trouve le hameau de Saint-Jean, dominé par les falaises du Mont de Sène. Cette montagne est également connue sous le nom de Montagne des Trois Croix ou bien Mont Saint-Jean. Le site fut occupé depuis le néolithique, comme en témoignent les dolmens et tumulus retrouvés lors de fouilles. Parmi eux, le dolmen dit du Cul Blanc.
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Santenay_Mont_de_S_ne_4A l'emplacement des trois croix en béton que l'on voit maintenant se trouvait un ancien lieu sacré celte, repris par les romains qui y bâtirent deux temples : l'un dédié à Mercure, l'autre à la déesse tutélaire de la source qui coule au pied de la falaise, donnant naissance à un petit torrent primitivement appelé Narosse, baptisé de nos jours le Terron. Ces temples furent détruits au début du V ème siècle : des fragments de colonnes sont conservés au musée d'Autun.




Santenay_Mont_de_S_ne_3La partie basse de la falaise est occupée par le Bois de la Fée.














La légende veut qu'un dimanche, un paysan accompagné de sa femme, de ses deux enfants et de son chien, au lieu de respecter le jour du Seigneur, était parti labourer la terre à cet endroit . La fée horrifiée par le sacrilège, transforma les mécréants en pierre.
Il n'y a pas très longtemps, on voyait encore nettement quatre tas de pierres au milieu du bois qui empêchaient la végétation de pousser et qui représentaient les bœufs de l'attelage.
Le paysan, la paysanne pour leur part sont devenus des roches à forme vaguement humaine que l'on appelle le Vilain et la Vilaine et qui sont encore visibles. A côté de la Vilaine, deux petits rochers rappellent le souvenir de ses enfants.

http://www.ville-de-santenay.fr/santenay/fr/la_ville/histoire.htm

9 août 2010

Saint-Jean de Narosse

Santenay_Saint_Jean_de_Narosse_9Au pied de la falaise surplombée par le Mont de Sène, en-dessous du Bois de la Fée, se trouve l'église romane de Saint-Jean de Narosse.
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Santenay_Saint_Jean_de_Narosse_13Construite à partir de 1220 dans la partie de Santenay appelée alors Narosse, maintenant Santenay-le-Haut, Saint-Jean ne fut à l'origine qu'une chapelle dédié à saint Jean-Baptiste et ne devint église paroissiale que vers 1270.
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Santenay_Saint_Jean_de_Narosse_14Elle est formée alors d'une nef flanquée de deux collatéraux en style roman tardif, avec probablement un chœur plat surmonté d'un clocher à peigne.
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Vers 1480, le mur du chœur et des collatéraux fut démoli pour permettre la construction d'un nouveau chœur complété par deux chapelles latérales qui furent consacrées le 7 octobre 1490.
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Santenay_Saint_Jean_de_Narosse_4Il reste de cette époque quelques fresques  dans le collatéral de gauche, figurant Saint-Michel le peseur d'âmes.













Santenay_Saint_Jean_de_Narosse_3Vers la fin du XVI ème siècle, une importante campagne de rénovation fut entreprise : remplacement des poutres des toits de la nef et des collatéraux, construction d'un clocher au centre du faux transept qui abrite deux cloches neuves. Ces travaux furent terminés en 1603.
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Santenay_Saint_Jean_de_Narosse_17La construction de Notre Dame du Rosaire à Santenay-le-Bas entraîne la fermeture de Saint-Jean au culte, le 27 octobre 1892.

http://loeilduphotographe.forumactif.net/bourgogne-f23/saint-jean-de-narosse-santenay-le-haut-cote-d-or-t9.htm

9 août 2010

L'église de Saint-Aubin

Saint_Aubin_3Le site de Saint-Aubin est habité depuis l'âge du fer : des fouilles archéologiques entreprises dans les années 40 ont mis en évidence des tumulus.
















Saint_Aubin_2Le village porte le nom d'un évêque d'Angers du VI ème siècle. Le premier nom, cité en 1112, est Oreor puis Oratorium sancti Albani : il s’agit donc d’un ancien oratoire de l'époque mérovingienne. Sur les archives de 1149, se trouve mentionné "l'église Saint-Aubin d'Oroux". A la révolution, le village s'appelle Oroux-la-Montagne.














Saint_Aubin_1L'église fut érigée au X ème siècle, et dédiée à Saint Aubin. La partie la plus ancienne, à l'ouest, conserve des traces de cette église primitive qui comportait une tour de façade carrée surmontée d'un toit en batière (ancien clocher-porche).















Saint_Aubin_5La tour  date de la seconde moitié du XI ème siècle et fut coiffée, au XII ème siècle, d'une flèche bombée en pierre, de type romane.

















Saint_Aubin_4L'église se distingue par son chœur à deux niveaux. L’abside primitive a laissé place vers 1450 à une seconde nef, plus vaste, à laquelle fut adjointe une sacristie au XVI ème siècle puis un chœur au XIX ème siècle.
La couverture de lave fut récemment restaurée.

Saint_Aubin_plan













Saint_Aubin_6http://www.henri-prudhon.fr/SaintAubin/SaintAubin.htm
http://cem.revues.org/index5952.html
http://cem.revues.org/index11200.html

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