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lieux sacrés

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9 juin 2010

Notre-Dame la Noire de Lantenay

Dijon_Mus_e_art_sacr__ND_Lantenay_2Sur la commune de Lantenay, en Côte d'Or dominant le bourg, se trouve, dans une propriété privée, la chapelle Notre-Dame la noire. Datant du XIIème siècle, elle fut construite par Agnès de France, fille de saint Louis, à côté d'une source sacrée.

























Dijon_Mus_e_art_sacr__ND_Lantenay_9Il y a encore quelques années, trônait en son sein une vierge noire de toute beauté, d'une hauteur de 70 cm, de style "byzantin".
Elle était le but d'un pèlerinage très fréquenté, et répondait à sa sœur, Notre-Dame d'Étang, de l'autre côté de la vallée. La légende dit qu'elle fut donnée par un croisé, donc d'origine orientale.

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Dijon_Mus_e_art_sacr__ND_Lantenay_6Cette vierge se trouve aujourd'hui à Dijon, au musée des Arts Sacrés. Oubliée, mais en bonne compagnie, puisqu'une autre de ses soeurs, Notre-Dame de Vievy, se trouve à ses côtés.

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27 mai 2010

Châteauvieux

Yzeron_098Avant d'arriver à l'église Saint-Jean-Baptiste, indiquant le hameau, une croix moderne remplace l'ancienne détruite en 1984.

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Yzeron_124aLa paroisse de Châteauvieux semble antérieure à celle d'Yzeron : l'église date du XIème siècle. En 1250, la villa et le prieuré appartenaient à l'abbaye d'Ainay qui nommait le curé. Ce n'est qu'en 1658 que Châteauvieux devint annexe d'Yzeron.
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Yzeron_081aLa chapelle est entourée de son ancien cimetière, devant lequel se trouvent trois tilleuls "Sully" âgés de plus de 400 ans et l'ancien puits.
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Yzeron_094aLe mur de l'ancien cimetière est surmonté d'une croix byzantine que l'on dit vieille de deux mille ans. Des environs de Lyon, c'est certainement la plus ancienne.
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Yzeron_084aUne petite cour devant la chapelle fait office de parvis, où deux pierres tombales sont placées à droite et à gauche du portail. L'une, en calcaire doré, sans décor, est sans doute celle de François de Talaru : par un testament daté de 1311, madame Hubert de Solognat voulait que les ossements de son époux, François de Talaru, fussent transportés, d'un tombeau situé devant l'église de Châteauvieux, dans le monastère d'Ainay où elle avait élu sépulture. L'autre, en calcaire blanc, est sans doute un réemploi d'une dalle romaine.






Yzeron_175Le tympan de la porte est entouré d'un arc en plein cintre formé de 16 claveaux concentriques. Il s'appuie sur un robuste linteau monolithe.












Yzeron_176aLe côté nord est aveugle : la porte, que l'on dit la plus vieille de l'édifice, fut murée il y a longtemps.


















Yzeron_093aAu sud, la chapelle est éclairée par 4 fenêtres d'inégales grandeurs : primitivement, les 4 étaient des petites ouvertures romanes en plein cintre dont il reste un seul spécimen, puis, l'éclairage étant insuffisant, deux furent agrandies et une autre baissée.
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Yzeron_101aLe clocher, carré, repose sur la croisée du transept.
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Yzeron_088aL'intérieur comporte une nef à trois travées, voûtée d'arêtes. D'après le plan primitif, les fermes de la toiture devaient se reposer sur des becs de corbeaux qui sont en saillie entre chaque travée. Chacune de ces travées est séparée par des piliers à arcatures en plein cintre le long des murs latéraux qui forment des contreforts intérieurs, les murs extérieurs étant unis et sans ressauts. On peut remarquer une déviation très nette de l'axe entre la nef et le choeur : le plan suit les anciennes failles et cours d'eau souterrains.












Yzeron_107Le chœur, voûté en berceau plein cintre, est carré. L'arc triomphal est surmonté aux 4 côtés d'une seconde voûte, superposée en arc de cercle, formant des arcs de décharge en forme de loculus.











Yzeron_180aDe chaque côté du maître autel, deux petites chapelles sans autel au chevet carré, éclairées d'une petite fenêtre taillée dans un seul bloc de pierre. Ces chapelles donnent sur un transept dont les arcades d'inégales hauteurs forment un curieux emmanchement de voûtes superposées.










Yzeron_118aLa pierre du maître autel fut découverte lors de la récente restauration de l'église en 1960 faite à l'initiative du Père Granjon alors curé de la paroisse d'Yzeron. Elle mesure 1m22 de longueur par 60 cm de largeur. Elle repose sur un pilier en pierre au milieu duquel se trouve enchassée une pierre ronde figurant  une ancienne croix  grecque pattée, d'époque romane, mais que l'on pourrait qualifier de celtique.                                             












Yzeron_116aLa poutre de gloire, très simple, en bois, porte l'inscription: "MA DOLEVR TE CONVIE A CORIGE TA VIE". Elle est surmontée d'un très beau Christ en bois (XVIIème siècle) d'une facture très naïve. Ce n'est pas un Christ souffrant mais un Christ souriant, rayonnant.
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Yzeron_132aLe sol, ancien, en grandes dalles de schiste, est conservé sur toute sa surface.


















Yzeron_181Le bénitier double, en granit, possède une petite vasque pour les enfants. La vasque supérieure porte la date 1669 et deux visages. L'un est souriant, l'autre, portant cornes (le savoir ?) grimace.
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Yzeron_120aPrès de l'absidiole droite, on remarque un catafalque de quarantaine en bois peint de façon très naïve. (Le catafalque désigne une estrade sur laquelle on place un cercueil lors d'une cérémonie funèbre)











Yzeron_153aLes trois statues en pierre représentant saint Étienne, saint Nicolas et sainte Anne, sont estimées du XVème siècle. Une autre statue de sainte Anne portant Marie qui elle même porte l'enfant, rarissime, se trouve à Polignac.
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Je n'oublierai pas de remercier notre guide,  et tous ceux qui se battent pour sauvegarder le sanctuaire : http://pagesperso-orange.fr/chapellechateauvieux/
L'accueil fut chaleureux et les discutions passionnées.

26 mai 2010

La roche Saint-Martin

Yzeron_239C'est aux alentours du lieu-dit Le Bayard que se trouve un site non répertorié qui me semble très ancien. Le sommet de la colline parait arasé.












Yzeron_240aD'un côté, une pierre alignée très exactement est/ouest, présente 7 cupules servant à la fabrication de l'eau lustrale. Chaque cupule possède des vertus curatives différentes.
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Yzeron_229Tout autour, les restes d'une triple enceinte, dont les pierres ont été récupérées et mises en place par les bergers et paysans : un mur impressionnant nous montre également une sorte de puits.
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Yzeron_231Ces pierres ont gardé l'information de leur fonction d'enceinte, même si elles ont été déplacées récemment.


















Yzeron_255De l'autre côté de la colline, un ensemble de pierres à cupules et de sièges.
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Yzeron_254Il semblerait que plusieurs cultes se soient superposés ici. Cet endroit pourrait avoir été un collège druidique. Les romains s'en sont servis pour mettre en place un temple, et nous retrouvons l'emplacement de sépultures.
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Yzeron_269Plus bas, la pierre Saint-Martin. Ce site ressemble à la roche des fées d'Yzeron.
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Yzeron_276Le culte devait comporter des rituels d'initiation, et le bassin creusé à partir d'un trou naturel servir à des guérisons.
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26 mai 2010

La roche des fées

Yzeron_191aCet ensemble chaotique se trouve dans le bois des Fay, autrement dit le bois des fées.


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Yzeron_193aEn arrivant par le sentier qui descend de la chapelle de Châteauvieux, les premières pierres forment un dolmen. Les anciens racontent qu'avant, une deuxième pierre de couverture formait avec celle qui reste une allée couverte.

















Yzeron_199Ce n'est qu'une petite partie, la plus importante à mes yeux se trouvant derrière. Là, après une porte de vie, avec la pierre mâle et la femelle, nous trouvons le véritable sanctuaire. Il devait servir au culte lunaire.

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26 mai 2010

La table des Rivoires

Yzeron_018aCe dolmen, situé sur la gauche du chemin des Rivoires, est au départ formé par des roches naturelles. Haut de 4,50 mètres, large de 2,50, il nous rapelle que l'endroit fut considéré par nos anciens comme enceinte sacrée.
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Yzeron_035aTout autour, des pierres de guérison, sorte de siège qu'il faut activer pour obtenir leurs bienfaits.












Yzeron_047Plus haut, un passage entre deux pierres nous montre que l'endroit possède un "chemin initiatique". Un gardien est bien posté là : nous devons nous débarrasser des scories afin de recevoir les énergies du lieu.
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26 mai 2010

L'église d'Yzeron

Yzeron_312Yzeron se situe entre le Lyonnais et le Forez. La région occupée naguère par les Ségusiaves, peuple d’origine celtique. Le village est perché sur un piton rocheux au carrefour des vallées de l’Yzeron et du Garon. Les seigneurs de Fontaneys et les archevêques de Saint-Martin d’Ainay édifièrent château, chapelle et église.








Yzeron_311La racine « is ou yz » peut désigner les lieux où coulent les sources (comme pour l'Isère), mais peut laisser penser aussi à Isis, déesse primordiale de la fécondité. Il est vrai que les sources sont nombreuses, les romains ayant construit un aqueduc desservant Lugdunum ne s'y sont pas trompés.

Plus loin, la montagne de Py Froid, dédié à Bel, son parèdre.












Yzeron_301aL'église du village fut commencée avant 1469 : un PV de cette année contient l'ordonnance d'achever l'église. Par la suite, elle fut agrandie et les chapelles furent converties en basses nefs. Le clocher fut construit au XIXème siècle, vers 1863, le porche en 1935.









Yzeron_297aDans deux niches de chaque côté de l'entrée sont exposés des objets de culte. On retrouve la croix de procession du XVIème siècle en cuivre et argent, qui se trouvait dans l'église de Châteauvieux.
















Yzeron_298aSur une face est sculpté le Christ, sur l'autre une Vierge à l'enfant.

3 mai 2010

Lieux Sacrés sur Youtube

3 mai 2010

Les églises romanes sur Youtube

3 avril 2010

Le crâne de cristal

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Nous voici devant le British Museum. Je l'ai tant trouvé cité dans les livres... Émotion.

Crâne de cristal

British_Museum_3Le crâne dit « de Londres » n'est pas translucide mais opaque. E. Boban l’avait tout d’abord proposé sans succès au Smithsonian Institute, il fut finalement acquis par Tiffany's à New York, à qui le musée le racheta en 1898 pour l’exposer comme objet précolombien. Le crâne a bénéficié d'une première analyse en 1996, puis d’une plus poussée en 2004, qui tendrait à prouver qu'il s'agit d'un faux.












British_Museum_4Des observations au microscope électronique ont permis de détecter sur la surface du crâne des marques droites et parfaitement espacées, qui apportent la preuve de l'utilisation d'une roue de polissage moderne. Un polissage manuel aurait conduit à la formation de minuscules traces réparties aléatoirement.
Le cristal utilisé vient du Brésil, les techniques utilisées pour le couper et le polir sont résolument européennes. En fait, il a probablement été fabriqué en Allemagne au XIXème siècle.








Pour plus d'informations sur les différents crânes, voir ici.

British_Museum_2Cinq crânes ont été étudiés récemment par les scientifiques : celui de Nick Nocerino baptisé "Sha-Na-Ra", celui de Jo Ann Parks, "Max", celui de Norma Redo (crâne à la croix reliquaire) ainsi que celui du British Museum et celui du Smithonian Institute.Trois ont été définitivement considérés comme faux. Mais... pour "Max" et "Sha-Na-Ra", silence radio. Le mystère des crânes continue.


3 avril 2010

Assyrie

Première visite. Je dois dire que la lecture de livres tels que ceux d'Aton Parks ou de Zecharia Sitchin a changé ma vision des choses...

L'obélisque noir de Salmanazar III, Assyrie, environ 827 avant notre ère, Nimrud.


British_Museum_14La pierre est un calcaire à grain fin, noir strié de blanc.
L'obélisque fut érigée dans le centre de Nimrud peu avant la mort de Salmanasar III. Il représente les campagnes du roi, et l'hommage rendu de tous les peuples conquis :











British_Museum_13de haut en bas

1 Gilzanu (ouest de l'Iran). Salmanazar tient un arc et reçoit le tribut de Sua le Guilzanéen. Il fait face à un capitaine et à un personnage officiel.
2 Jéhu, roi d'Israël. Salmanazar, sous un parasol, accepte le tribut de Laua, de la maison d'Humri. C'est le roi Jehu, cité dans la Bible (Rois, 9-10)
3 Musri (peut-être l'est de l'Iran). Des serviteurs amènent le tribut de Musri, deux chameaux. Musri veut dire "frontière", c'est donc probablement un pays frontalier de l'est.
4 Suhi (moyen Euphrate). Un lion et un cerf de Marduk-Apla-Usur le Suhéen, probablement pour le parc de chasse du roi.
5 Patina (sud de la Turquie). Le tribut de Qarparunda le Patinéen : argent, or, étain, bronze, ébène et ivoire.








Stèle de Shamshi-Adad V (823-811 avant notre ère)

British_Museum_15Cette stèle montre le roi priant devant le symbole des dieux. La large croix sur sa poitrine est un symbole du dieu soleil. Sa robe et sa barbe indiquent son rôle de roi de Babylone après la défaite de Marduk-Balassu-Iqbi en 814 avant J.C. L'inscription est un compte-rendu des campagnes du roi. L'écriture cunéiforme utilisée était en usage 1 000 ans auparavant, sans doute l'a-t-on utilisée afin de donner une impression de grand âge et d'autorité au roi.













Esprit protecteur, Assyrie, temple de Ninurta, 865 avant notre ère.

British_Museum_16L'esprit porte une tunique, et par dessus, accrochée dans son dos, une peau de poisson avec la tête du poisson au-dessus de la sienne. Il porte un seau dans lequel se trouve un liquide purificateur. Il se tenait à l'intérieur de l'entrée du temple de Ninurta, en compagnie d'un de ses semblables.
















Humain ailé à tête de lion, Assyrie, 860 avant notre ère, palais de Nimrud

British_Museum_17Il est l'un d'une paire ornant la porte de la salle du trône du palais du roi Assurnazirpal II. Il apportait une protection magique.











Les portes

British_Museum_18Durant l'empire assyrien (900-612 avant notre ère), les portes et les accès étaient considérés comme des endroits à travers lesquels pouvaient passer des influences, bonnes ou mauvaises. Les annales des rois assyriens nous disent que les figures colossales, mi-humaines mi-animales, qui ont été placées de chaque côté des entrées des plus importants palais, non seulement ornaient le bâtiment et impressionnaient les visiteurs, mais aussi le surveillaient :









British_Museum_19«les colosses de pierre gardiens du seuil qui, par leur apparence, éloignent les mauvais esprits, protègent le chemin du roi leur créateur, je les ai placés à droite et à gauche de l'entrée. "

















Esprits protecteurs

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Boite en calcaire contenant des tablettes de fondation, Assyrie, vers 875 avant notre ère. Balawat, proche de Nimrud

British_Museum_22Cette boite était placée dans le temple de Mamu, déesse des rêves. Les tablettes portent les titres du roi Assurnazirpal II. Elles décrivent comment il a fondé le temple, apportant le bois du Liban pour le toit et les portes, et fait la décoration des portes en bronze.










Écriture cunéiforme

British_Museum_23Le premier système d'écriture connu apparaît dans la seconde moitié du IVème millénaire avant notre ère, en basse Mésopotamie, pour transcrire le sumérien. Dans l'ancienne Mésopotamie, les premiers signes d'écriture sont apparus pour répondre à des besoins très concrets : dénombrer des biens, distribuer des rations, etc. Comme tous les systèmes d'écriture, celui-ci apparaît donc d'abord sous forme de caractères pictographiques, dessins schématisés représentant un objet ou une action. Le génie de la civilisation sumérienne a été, en quelques siècles, de passer du simple pictogramme à la représentation d'une idée ou d'un son.




Esprit protecteur, Assyrie, Palais est de Nimrud, 865 avant notre ère.

British_Museum_24Cet esprit, tenant une masse d'armes, surveillait l'une des portes d'entrée de la salle du trône royal.


















  Roi Assurnazirpal II, entouré d'esprits protecteurs à tête d'aigle, Assyrie, 860 avant notre ère, palais de Nimrud

British_Museum_25Cette paire de panneaux se trouvait à l'intérieur d'une salle aux murs entièrement lambrissés d'esprits protecteurs à tête d'aigle et d'arbres sacrés.











Scène symbolique, Assyrie, vers 860 avant notre ère, palais de Nimrud

British_Museum_26Le roi Assurnazirpal II apparaît deux fois, habillé de robes rituelles et portant le sceptre symbolisant l'autorité. Devant lui se tient un arbre sacré, symbolisant probablement la vie. Le roi fait un geste rituel devant un dieu dans un disque ailé. Le dieu, qui pourrait être le dieu du soleil Shamash, tient un anneau dans une main, symbole de royauté de droit divin de l'ancienne Mésopotamie. Derrière, des esprits protecteurs entourent le roi de chaque côté. Cette scène symétrique, très chargée en symboles, était placée derrière le trône royal. Il y en avait une autre, à l'opposé de l'entrée principale de la salle du trône, et des scènes similaires occupaient des places importantes dans quelques autres palais assyriens. Elles étaient également brodées sur les vêtements royaux.

La "reine de la nuit", Babylonie ancienne, sud de l'Irak, vers 1800-1750 avant notre ère.

British_Museum_57La "reine de la nuit" représente une déesse nue ailée à pieds d’oiseaux juchée sur deux lions flanqués de chouettes. Cette grande plaque est faite d'argile cuite et de paille trempée. A l'origine, la déesse était peinte en rouge, sur fond noir.  Elle porte une coiffure cornue, caractéristique d'un dieu mésopotamien et tient dans ses mains une tige et la bague de la justice, symboles de sa divinité. Ses longues ailes multicolores pendent vers le bas, ce qui indique qu'elle est une déesse des Enfers. Cette déesse  pourrait être Ishtar, déesse de l'amour et de la guerre, ou sa sœur et rivale, Ereshkigal qui règne sur les Enfers, ou bien encore la démone Lilitu (la Lilith de la Bible).










Bornes en pierre, sud de l'Irak, vers 1100 avant notre ère.

British_Museum_60Un type de monument particulier prit naissance à l'époque kassite, le koudourrou. II en est de deux sortes : les uns sont des pierres dures roulées ou galets ovoïdes, les autres des stèles taillées. Ce sont des bornes en pierre à valeur d'acte de donation, duplicata de titres de propriété, dont le texte s'achève par des malédictions très développées : les dieux devant accabler de toutes sortes de maux celui qui contreviendrait aux clauses de l'acte.













British_Museum_59Souvent, au premier plan est représenté un serpent. Comme le serpent, beaucoup d'autres symboles peuvent être liés à des constellations. La représentation des constellations remonte aux toutes premières civilisations. Ainsi, les plus anciens textes cunéiformes consacrés à l'astronomie – seconde moitié du IIème millénaire avant notre ère – mentionnent les noms sumériens des constellations encore appelées aujourd'hui Lion, Taureau et Scorpion. Des bornes babyloniennes de la même époque sont ornées de dessins représentant ces animaux astronomiques. Cependant, la présence de ces motifs sur des sceaux, sur des vases sumériens et sur des plateaux de jeu suggère une origine bien antérieure, peut-être dès 4 000 avant notre ère.








British_Museum_58Cette pierre par exemple est un monument commémoratif donnant l'histoire d'un particulier, fonctionnaire dans le temple de Morduk. Il a été érigé par son fils entre 900 et 800 avant notre ère, et porte une mention légale sur la propriété d'un lopin de terre. Neuf dieux sont invoqués pour protéger le monument, ainsi que des symboles divins :  le disque solaire du dieu soleil Shamash, le croissant de lune de la déesse Sin, l'étoile à huit branches d'Ishtar, déesse de la fertilité et de la guerre. Dessous, la représentation d'autels avec les symboles des dieux moins importants dans la hiérarchie : les coiffes à cornes, la bêche triangulaire de Marduk, le stylet en forme de coin de Nabu, dieu de l'écriture. Le texte se termine par des malédictions lancées sur ceux qui ignoreraient ou détruiraient la borne.









Borne, Sippar, sud de l'Irak, 1125-1104 avant notre ère

British_Museum_62Le texte cunéiforme de ce koudourrou décrit les services militaires de Ritti-Marduk, sous le roi Nabuchodonosor I (1125-1104 avant notre ère) au cours d'une campagne en Elam (au sud-est de la Mésopotamie), en représailles à des raids dans le nord de la Babylonie élamite. La campagne a été menée durant l'été et l'armée babylonienne a beaucoup souffert de la chaleur et le manque d'eau. Ritti-Marduk, le capitaine des chars, a mené l'attaque contre les Elamites. Le texte liste treize hauts fonctionnaires qui étaient présents à l'octroi de la charte, et invoque neuf dieux pour protéger le monument. Il y a également vingt symboles divins gravés en relief.












Têtes de Pazuzu, Nimrud, nord de l'Irak, vers 800-550 avant notre ère

British_Museum_61Pazuzu est un démon  d'origine Assyrienne, souvent dépeint avec le corps d'un homme mais avec la tête d'un lion ou d'un chien, avec des griffes à la place des pieds, deux paires d'ailes, une queue de scorpion  et un pénis en forme de serpent. Il est aussi représenté avec la main droite levée, et la main gauche baissée, ce qui symbolise la vie et la mort, la création et la destruction. Doté d'une double paire d'ailes (qu'on trouvera aussi plus tard sur certaines représentations de chérubins ou d'anges), Pazuzu est le démon du vent du sud-ouest, connu pour apporter sécheresse et famine en saison sèche, et des Inondations lors de la saison humide. Il était le roi des démons du vent mais il ne semblait pas totalement inamical avec les Hommes. Son aspect terrible n'est vraisemblablement destiné qu'à terrifier les démons malfaisants : il est invoqué pour produire des amulettes qui permettront de combattre les pouvoirs maléfiques de la déesse Lamashtu, qui blesse mère et enfant durant un accouchement. Pazuzu était aussi réputé protéger les humains de la peste et des forces mauvaises. Pazuzu est évoqué dans le récit légendaire de l'Épopée de Gilgamesh.

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