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lieux sacrés

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12 janvier 2011

Les clés de saint Pierre


Maguelone_27aSymbole double, ouverture et fermeture, la clé a à la fois un rôle d'initiation et de discrimination. La clé ouvre la voie initiatique. Le pouvoir des clés est celui qui permet de lier et de délier, d'ouvrir ou de fermer le ciel. Selon la terminologie alchimique, c'est le pouvoir de coaguler et de dissoudre.














Maguelone_Janus_2La clé d'or et la clé d'argent furent les emblèmes de Janus, le dieu romain, gardien des portes. Ces clés ouvraient entre-autres, les portes solsticiales, c'est-à-dire l'accès aux phases ascendante et descendante du cycle annuel qui trouvent leur équilibre aux équinoxes. Janus était considéré comme le guide des âmes (d'où son double visage : l'un tourné vers la terre et l'autre vers le ciel). Janus garde toutes les portes et gouverne toutes les routes. Le double aspect du pouvoir (diurne et nocturne) de la clé correspond à l'autorité spirituelle et aux fonctions royales dont le but respectif est, selon Dante, l'accession au paradis céleste et au paradis terrestre. La clé est aussi symbole du chef, du maître, de l'initiateur, celui qui détient le pouvoir de décision et la responsabilité.








Maguelone_cl_sElle est donc aussi l'attribut de saint Pierre qui ouvrait et fermait l'accès au Royaume des Cieux. Selon la terminologie hermétique, la clef est reliée aux Grands Mystères et Petits Mystères. Dans les contes et légendes, elles marquent les étapes de la purification et de l'initiation.










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12 janvier 2011

Les plumes de paon

 

Maguelone_52Ce sont des flabella. L'usage de ces éventails se retrouve en Égypte antique, où sous le nom de nékhekh, ils faisaient partie des attributs du pharaon. Dans l'Église catholique, ces éventails étaient portés devant le pape, jusqu'à la simplification des cérémonies induites par le dernier Concile sous le pontificat de Paul VI. Les plumes de paon dont ils étaient confectionnés, à cause de leurs ocelles, symbolisaient le regard, et donc la vigilance du pape sur l'ensemble de l'Église.














Maguelone_l_gende_6Mais le paon peut représenter plusieurs symboles: pour les premiers chrétiens, il est considéré de façon bienveillante car sa chair passait pour être imputrescible comme le corps du Christ au tombeau. La chute et la repousse de ses plumes au printemps était interprétée comme symbole de renouveau et de résurrection. Il faut donc voir le paon comme symbole d'immortalité.









Maguelone_52aSelon une croyance populaire, le sang du paon passait aussi pour écarter les démons. Le paon a souvent été représenté sur les images de la nativité. Deux paons buvant à une coupe indiquent la renaissance spirituelle, la dualité harmonisée et l'initié libéré des désirs et du pouvoir de l'égo et les ailes des anges sont souvent en plumes de paon.















Maguelone_l_gende_7La plume, symbole de justice chez les Égyptiens, dont le poids suffit à rompre l'équilibre, est associée à un symbole lunaire représentant la croissance de la végétation. Symbole de puissance aérienne, la force ascensionnelle de la plume libère l'homme des pesanteurs de ce monde. Mais aussi symbole solaire, lié au déploiement de sa queue en forme de roue. Par la multitude de ses "yeux", et les couleurs de ses plumes, c'est la manifestation d'un principe de totalité, de plénitude solaire.







Maguelone_l_gende_8Les Égyptiens appelaient aussi la plume « le traceur de tout ». C'est le symbole de l'expression de la parole divine délivrée par l'écriture. Mais, comme la plume est l'attribut exclusif des oiseaux, elle symbolise aussi des vertus anthropomorphiques prêtées à certaines espèces d'oiseaux comme l'aigle, qui est symbole de sagesse et messager spirituel entre les dieux et l'homme. Pour les peuples nord-amérindiens, la plume d'aigle apporte la sagesse à celui qui la porte.










Maguelone_Junon_MoreauDans la Religion romaine antique, des bijoux à base de plumes ou des plumes étaient déposés dans les sanctuaires de Junon. Cette tradition, venue vraisemblablement d'Orient, était équivalente à celle retenue pour le culte grec d'Héra. Dans la mythologie, c'est Junon/Héra qui a placé les ocelles sur les plumes du paon. À Rome, les plumes de paon symbolisaient Junon (IVNO REGINA) puisque justement sa beauté résidait, paraît-il surtout dans ses yeux.

 

 

 

 

 

 

 

paon_bLégende issue de la mythologie védique : « A l'origine les paons mâles avaient un plumage brun et terne. Seule la longueur de leurs plumes les distinguait des femelles. Un jour un paon aperçut Indra qui courait comme si un démon était à ses trousses et il lui en demanda la raison. Indra répondit dans un souffle qu'effectivement il était pourchassé par le terrible Râvana et malgré ses armes il préférait ne pas s'exposer inutilement. Comme Râvana arrivait en courant, l'oiseau déploya rapidement sa large queue et Indra put ainsi se dissimuler derrière. Râvana passa sans rien remarquer. Une fois le danger passé, Indra remercia le paon et lui offrit des plumes aux merveilleuses couleurs. On dit aussi qu'il devint le héraut d'Indra et que son cri perçant annonce l'orage. »

En Inde, le paon est un tueur de serpent, insensible à leurs morsures. La lutte du paon et du serpent renvoie à celle de la lumière contre l'obscurité.











10 janvier 2011

La tapisserie de la dame à la licorne (Paris)

paris_430aDans une île bleu-nuit, flanquée de quatre essences d'arbres différentes (pin, chêne, oranger et houx), on distingue la silhouette élancée d'une jeune femme élégante...
La tapisserie représentant la Dame à la Licorne fait partie d'une série de six, dont l'histoire est longue et mouvementée.

paris_431aEn 1882, le musée de Cluny achète à la ville de Boussac, au centre de la France, un lot d'objets d'origine médiévale, dont ces tapisseries murales. Le conservateur du musée estima à l'époque qu'il s'agissait de tapisseries françaises sorties d'un atelier ambulant, qui travaillait dans les pays de Loire.
A l'époque de leur création, au XVè siècle, l'on distinguait les " tapisseries à hystoires " et les " verdures ". La Dame à la Licorne appartenait à ces dernières, appelées aussi " mille-fleurs ".

paris_433aEn 1965 et 1966, des experts internationaux les examinèrent, et cette thèse fut rejetée. Depuis, on incline à penser qu'elles sont originaires de Bruxelles, comme en témoigne leur haut degré de perfection et la technique complexe qu'elles révèlent. En outre, les personnages et les animaux qui y figurent rappellent le style puissant d'un excellent peintre, probablement Hans Memling, l'un des grands peintres bruxellois du XVe siècle.

paris_434aLa présence de cet animal dans les armes britanniques contribua à des erreurs d'interprétation de cette série de tapisseries.
Sur la tapisserie, la plus représentée, la licorne contemple son image dans le miroir que lui tend la dame, au centre de la composition. A droite, se trouve un lion qui tient entre ses pattes antérieures une hampe, dont la bannière porte un blason " de gueules à la bande d'azur chargée de trois croissants d'argent".
A ce propos, de nombreux experts se sont interrogés sur la signification de cet étendard. Certains ont suggéré que ces tapisseries aient pu être commandées par le prince Djem, fils infortuné de Mahomet II, le conquérant de Constantinople. L'idéal de ce prince, longtemps captif dans la Creuse consistait à réunir la Croix et le Croissant.

paris_441aFinalement Edmond du Sommerard, nommé conservateur du musée de Cluny en 1842, trouva la solution de cette énigme. Il s'agissait des armes des Le Viste, importante famille de juristes établie à Lyon, et dont plusieurs membres occupèrent des places en vue à la cour de Bourgogne. Le blason de cette famille à côté d'un lion, emblème de la noblesse, ne doit pas nous étonner : en effet, une demoiselle Le Viste épousa un gentilhomme dont la noblesse était d'épée. Ces emblèmes représentent l'union des deux familles. Ces tapisseries turent introduites plus tard par une descendante de cette union au château de Boussac, dont elle avait épousé le seigneur. Au cours d'un voyage dans la Creuse, George Sand découvrit ces tapisseries. Cette anecdote n'est qu'un épisode de plus dans l'histoire de la Dame à la Licorne.

paris_436aOn admet maintenant que ces tapisseries représentent les Cinq Sens, facilement discernables malgré leur symbolique discrète.

La vue est symbolisée par l'attitude de la licorne contemplant son image dans le miroir que lui tend la dame. Pour l'ouïe, la jeune femme tient un petit orgue. Le goût est évoqué par le geste de la suivante qui tend une coupe à sa maîtresse; de plus, le singe s'apprête à goûter un fruit, et le lion montre des signes de gourmandise. Dans la quatrième, l'odorat, la dame tresse une guirlande, et le symbole est accentué par la mimique du singe respirant une fleur.
Au cinquième tableau, le toucher, la dame effleure d'une main la corne de l'animal au pouvoir magique et, de l'autre, elle tient fermement la hampe de l'étendard.
Quant à la sixième tapisserie,connue sous le vocable "à mon seul désir", elle pourrait être une sorte de conclusion philosophique : la dame ne choisirait pas un bijou dans le coffret que lui présente sa suivante, mais, au contraire, y déposerait, en signe de renoncement, le collier qu'elle porte dans les cinq autres tapisseries. Selon certains auteurs, cette sixième tapisserie serait l'entendement, vertu qui, avec la vue et l'ouïe, définit les choses de l'esprit, alors que toucher, goût, odorat sont des sens de la matière.

Selon cette théorie, monde matériel et monde spirituel se sont unis dans cet animal fabuleux. Cette symbolique rejoint l'hermaphrodite de l'hermétisme et il n'en faut pas plus pour que certains aient vu dans ces tapisseries une représentation du Grand Oeuvre des alchimistes.

http://www.france-secret.com/dame_licorne_art2.htm

Autre interprétaion, complémentaire:

paris_438aDans la sixième et dernière tapisserie de la célèbre série du musée de Cluny, intitulée "La Dame à la Licorne", la jeune femme, qui se dépouille de ses bijoux, est sur le point d'être absorbée par la tente, symbole de la présence divine et de la Vacuité. L'inscription qui surmonte la tente, "A mon seul désir", signifie que le désir de la créature se confond avec celui de la volonté qui la dirige. Dans la mesure où notre existence est un "jeu divin", notre part devient libre et active, lorsque nous nous identifions au marionnettiste qui nous crée et nous dirige. Alors le Soi se dissout pour faire place au Grand-Soi, sous la tente cosmique reliée à l'étoile polaire.

La Dame par sa grâce et sa sagesse (Sophia - Shakti - Shekinah, c'est à dire, celle qui est sous la tente) autant que par sa pureté, pacifie les animaux antagonistes du Grand-Oeuvre : le lion qui symbolise le souffre, et la licorne, le mercure. Souvent la Dame est assimilée au sel philosophal. Elle est très proche de la parèdre d' Hevajra dont le nom signifie "celle qui  est sans ego". La corne dressée de la licorne, qui symbolise la fécondation spirituelle et qui capte le flux de l'énergie universelle est en accord avec le symbolisme axial de la tente, prolongé par une pointe avec le symbolisme des deux lances, de la coiffure de la Dame et de sa suivante, célèbrent les noces mystiques de l'Orient et de l'Occident (le chêne et le houx répondant à l'oranger et à l'arbre à pain.)  L'île ovale qui supporte la scène est découpée comme un lotus, symbole de l'épanouissement spirituel. Quand au petit singe assis devant la Dame, il désigne l'alchimiste en personne, le "singe de nature" veillant sur sa maîtresse, qui peut être assimilée à la "Materia Prima";

http://esotcelt.unblog.fr/2006/11/26/la-licorne-et-son-symbolisme/

paris_437aLe lion représente la force et en alchimie. La licorne représente la pureté et en alchimie le mercure. Le griffon sur le coussin représente la fidélité maritale. Le chêne, le houx, l'oranger et le pin représentent les quatre points cardinaux. Le petit singe représente l'animalité de l'homme. Les lièvres sont la symbolique de la vie souterraine. Le héron royal et le faucon symbolisent le bien et le mal.
La dame à la licorne se dépouille de ces bijoux pour passer de la vie matérielle à la vie spirituelle.

http://tapisserie.com.free.fr/Explications.htm

8 janvier 2011

Arrivée au Mont Saint-Michel

Le Mont Saint-Michel. Là bas, tout est plus large.



17 heures, nous arrivons, Gw, Rem, Calou et moi. De loin, nous l'avons déjà senti.



Petite sœur, Tombelaine m'attire.



Un paysage où se mêlent la mer, la terre et le vent.



Il est là. Nous y sommes.



La nuit tombe, nous savons que nous ne pourrons pas entrer, il est trop tard.



Qu'à cela ne tienne, nous apprendrons la patience. Profitons ainsi de ce cadeau que nous offre Gaïa.















Il sera là demain, bonne nuit.



L'archange veillera sur nos rêves.



Il y eut un soir. Il y eut un matin. Tombelaine au réveil, la magie opère.



Que dire de plus...



Cette fois, nous sommes à l'heure.



Premiers à prendre un ticket, premiers à prendre des photos, première à verser une larme.

24 décembre 2010

Belleville, historique

Belleville__2_aBelleville, petite cité du Beaujolais, a une très longue histoire, ainsi que l'attestent des outils de silex découverts sur place. A l’époque romaine, on retrouve le toponyme de Luna. Luna, Séléné chez les grecs, supplantée plus tard par Artémis/Diane, le lieu était peut-être déjà dédié au culte de la déesse.












Belleville__13_aCette ville romaine de Luna s’étendait du nord au midi le long de la voie romaine qui la traversait, reliant Lyon à Autun par Avenas et Cluny. Ville forte, elle fut ravagée au Vème siècle par les troupes d’Attila puis anéantie en 732 par les musulmans d’Espagne. Reconstruite, elle prit le nom de Bellavilla à la fin du XI ème siècle.










Belleville__119a_ Entourée de hautes murailles doublées de larges fossés remplis d’eau courante que fournissait la rivière d'Ardière, elle fut la seconde prévôté du Beaujolais.
Belleville__191a_















Belleville_armoiries2Les drapeaux portaient une salamandre dans le feu sur fond vert parsemé de fleurs de lys avec le mot "Durabo" (je durerai). Les armes actuelles de Belleville : « d’azur à la salamandre d’argent, sur un feu de gueule, la tête retournée » sont incontestablement les héritières de ces drapeaux et la devise est restée.







P1060538A l'époque des Croisades, Humbert III, Sire de Beaujeu, régnait sur le Beaujolais. Engagé dans la milice du Temple, il partit pour la Palestine. Il fut rappelé par son proche parent, Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, qui obtint du pape le retour du baron et l'annulation de ses vœux, sur la demande de son épouse en proie aux convoitises des seigneurs voisins.








Belleville__5_aContraint de déporter du vœu qu'il avait fait à l'ordre des templiers, et afin d'expier cette faute qu’il considérait comme une apostasie, il choisit Belleville pour recevoir le gage de sa soumission et de sa générosité. Il y fonda une commanderie, puis en 1158, un prieuré de l'ordre de Saint-Augustin, élevé en 1164 au rang d'abbaye par Dreux, archevêque de Lyon, qui y installa comme premier prieur Étienne, prieur de Saint Irénée.







Belleville__179a_En 1168, Landric, troisième abbé, bénit la première pierre, posée sur une pièce d'or. Onze années suffirent à élever cet imposant monument, consacré à la Vierge en 1179. Il devint même avant son achèvement le tombeau de son jeune fils Guichard. A sa suite, les princes de Beaujeu furent inhumés en ces lieux. A cette époque, 30 chanoines vivaient dans l'enceinte de l'abbaye, qui couvrait le septième de la ville intra-muros. L’abbaye renfermait dans son enceinte une première église disparue sous la révolution, un cloître, une salle capitulaire, un cellier, un cimetière.







Belleville__56b_Ravagé par les Huguenots en 1567, l'église fut pillée et mutilée, l'abbaye fut livrée aux flammes. Le malheur des temps ne permit que de modestes réparations, et la mauvaise administration des abbés qui se succédèrent acheva la ruine de cet établissement. Le chapitre se dépeupla au cours des siècles, et fut finalement réuni en 1768 à la Congrégation de France.

L'église Notre-Dame de Belleville constitue le seul vestige de l’abbaye.







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24 décembre 2010

L'église Notre-Dame de Belleville

Belleville_planConsacrée à la vierge Marie, l’église offre un heureux assemblage du style roman finissant et du style gothique. Ses dimensions sont imposantes : 63.33 m de long sur 17.45m de large et 28.65m au transept.
















Belleville__4b_La façade, de pur style roman, forme un tout régulier et simple, qu'embellit le portail principal, coiffé de quatre voussures encadrées de colonnettes. La remarquable rosace qui le domine est l'une des premières réalisées et date de 1175.

Les portails jumeaux du flanc sud marquaient le passage vers le cloître.
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Belleville__15_aLe clocher comporte deux étages, l’un ouvert sur chaque face de deux baies en plein-cintre, l’autre, de deux baies géminées reposant des colonnettes ornées de chapiteaux.
Sur le clocher, des éclatoirs nombreux sont le signe d'une énergie puissante se dégageant de l'édifice.

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Belleville__30b_Le dallage refait conserve une dénivellation de 1cm par mètre, ce qui semblerait traduire l'effort à fournir pour approcher le Sancta Sanctorum.

















Belleville__78_aA la base du chœur, les baies de pur style roman ont été condamnées au XIVème siècle lors de l'élévation de l'abside en style ogival. Dieu le père en représentation sur la clé de voûte domine.
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Belleville__58b_La nef s’élève sur deux étages. Elle se partage en neuf travées voûtées sous croisées d’ogives et bordées de bas-côtés couverts de voûtes d’arêtes. 18 lucarnes flanquées au dehors et au-dedans de colonnettes engagées l’éclairent.











Belleville__41_aDe 1850 à 1870, les voûtes reçurent leur badigeon bleu de Prusse et les murs leurs tracés géométriques. Les chapiteaux et les clés de voûte comportent des peintures paraissant plus anciennes, peut être certaines sont-elles d’origine.










Belleville_aAu centre du transept, on remarque 3 ouvertures au sommet des voûtes. Elles sont destinées au passage des cordes des cloches, laissant supposer qu'initialement 3 clochers étaient prévus. Seul celui du sud fut achevé au XIII ème siècle, haut de plus de 30 mètres. Celui du nord fut en partie brûlé par les huguenots, celui du centre ne fut jamais construit.














Belleville__177_Les piliers de plan cruciforme sont ornés à mi-hauteur de consoles sculptées. La sculpture était, à l'époque, le moyen de communication pour une population en majorité illettrée, et bien pratique pour faire passer le message ésotérique qui se devait d’être caché aux yeux de l'inquisition.
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24 décembre 2010

La vierge de Belleville

Belleville__106_aL'église de Belleville est consacrée à Notre-Dame. Une représentation de la vierge, sous forme de vierge noire, se trouve dans la chapelle de l'absidiole sud.
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Malheureusement, la statue n'est pas d'époque. Nulle part trace d'une vierge noire en ce lieu, et pourtant tout est réuni pour son implantation. La statue fait quand même son effet, même si elle ne véhicule pas les énergies dues à son rang.
















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24 décembre 2010

Analyse symbolique de l'église Notre-Dame de Belleville

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Le parvis de l’église nous accueille déjà, avec un carré magique de 9 cases bien positionné.












P1060501aLe nombre 8+1, cher aux templiers, que nous retrouverons à l’intérieur, sur le dallage de l’absidiole nord, où une croix templière est gravée. Le sire de Beaujeu, Humbert III, y est surement pour quelque chose.












Belleville_croixMais les templiers eux-mêmes suivirent la symbolique plus ancienne de nos druides. Une croix celtique se trouve en haut de la façade ouest. Nous retrouverons leur influence à l’intérieur, avec les feuilles de chêne et les glands, tout au long des piliers.



Les portes sud


Belleville__16_aBelleville__19_aLes deux portes se trouvaient à l'époque à l'intérieur du cloître.


















Belleville__21_La première que nous trouvons nous montre, sur le chapiteau du pilier de droite, une sirène bifide. Elle est androgyne, moitié mâle, moitié femelle, ce qui nous fait comprendre qu'il faut arriver à la maitrise des côtés antagonistes afin de bien profiter des bienfaits énergétiques du lieu.









Belleville__20_aBifide, elle indique la présence de deux courants d'eau se croisant sous le bâtiment. Sa queue ne touche pas le sol, elle remonte vers le ciel, et la sirène la tient dans ses mains : retournement, maitrise, rapprochement du divin, permis par les énergies présentes.








Belleville__17_La deuxième, au pied du clocher sud, nous montre un singe sculpté sur le chapiteau de gauche. De sa bouche sortent des rinceaux, symbole du verbe.












Belleville__18_aLe singe représente habituellement la partie animale de l'homme, celle qu'il faut maitriser. Le verbe, c'est la création. L'homme, en tant qu'animal, serait-il aussi créateur ? Les pèlerins de Compostelle passaient par cette porte, se déchargeant sur la pierre de seuil qui est une pierre d’abaissement. Ils allaient ensuite se remplir des énergies de l’église.









Les piliers et leurs chapiteaux


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Les piliers de l’église nous montrent une progression des énergies, d’ouest en est. En commençant par les chevaliers, faisant face aux musiciens.
















Belleville__153_aUn monstre avale un personnage. Si tu fais le mal, tu iras en enfer. Mais non, je rigole. En fait, comme d’habitude, l’initié sort de la gueule du monstre pour renaitre. La partie animale, matérielle, l’a bien compris, elle qui ouvre ses oreilles. L’initié a les bras tournés vers le chœur, vers l’est.








Belleville__158_aEn face, un loup tient dans sa gueule des végétaux, sur fond vert. C’est le loup vert (l’ouvert), celui qui montre le départ du chemin intérieur.

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Belleville__49_aUn homme est entièrement empêtré dans la matière. Ses jambes et ses bras, tordus, sont accrochés à la terre… Il va lui falloir se retourner.
















Belleville__45_aPuis deux aigles, les ailes repliées, regardent le sol. L’aigle, représentation tétramorphique de saint Jean (la voie ésotérique), se trouve souvent comme gardien de l’entrée de la partie haute du sanctuaire. Il montre le chemin, lui qui peut voler vers le soleil. Ici, les aigles sont prêts pour l’envol.









Belleville__149_aEn face, le serpent, symbolisant les énergies telluriques, est maintenu dans la bouche d’un homme. Les énergies sont maitrisées physiquement. La femme, tête penchée, comme pour mieux l’écouter, ou pour mieux regarder le ciel, tient dans ses mains un bâton, semblant guider l’animal. Elle est la mère des énergies tellurique, liaison entre ciel et terre.   








Belleville__159_aEnsuite vient le pilier des Atlantes, symbolisant la prise de conscience de l’homme qui va faire son « retournement ». Il a les bras tournés vers le ciel, se tenant à l’arbre de vie. Les initiés ont les jambes tournées vers le ciel, ce qui n’est pas encore le cas. Les accomplis se tiennent debout, les pieds posés à terre, les bras au ciel.













Belleville__62_aUn homme se perce la langue avec un couteau. Dans les explications données habituellement, il s'agit du mensonge. Oui, certes. Mais la langue tirée est aussi symbole de la parole, donc du verbe, comme dans le célèbre Baphomet des Templiers. Mais là, ne sommes-nous pas en face de la devise de silence est d’or, or que nous retrouvons sur le côté droit, et sur les oreilles, pour signifier que l’écoute est importante ? 










Belleville__162_aEn face, deux oiseaux buvant au même calice. Une patte a quitté le sol, les ailes sont déployées. On se rapproche.










Belleville__66_aLe sonneur de trompe, qui tient l’instrument avec deux et trois doigts. La tradition chrétienne retient le rythme ternaire comme la perfection, le binaire comme imparfait. La musique est une harmonie des nombres, un moyen d’arriver à la plénitude par la vibration. Et toujours les oreilles pour écouter.









Belleville__157_aLes pommes de pin, symbole de fécondité, des cycles de vie et d’éternel retour, d’immortalité.














Belleville__67_aPlus loin, le musicien tient son instrument avec Huit doigts (symbolique du 8), quatre dessus et quatre dessous, les énergies sont mieux maitrisées. Neuf trous sont visibles : le 8 des Templiers, plus le point central.










Belleville__63_aEn face, la tête de taureau, symbole tétramorphique de saint Luc, des forces telluriques maitrisées, souvenir de Mithra. Les bœufs ont remplacé le taureau dans le christianisme, chassant l’ancien dieu concurrent. Mais c’est lui qui découvre la vierge noire, il est le parèdre d’Hathor, et donc symbole lunaire en même temps que solaire.













Belleville__164_bLes deux piliers suivants montrent des porcs couronnés la gueule ouverte, d'où sortent les énergies : les telluriques, descendantes, et les cosmiques, montantes. La pomme de pin est aussi présente, rappel des cycles de fécondité. Le porc, ou le sanglier, est l’emblème des druides, du pouvoir sacerdotal, de la sagesse et de la maîtrise, qui pourrait être traduite par la lance posée entre eux.













Belleville__141_aC'est là où nous retrouvons les éclatoirs importants, avec une ligne brisée sous eux. L'énergie est puissante. C'est la première fois que je vois ainsi représentée l'énergie suivant le pilier pour arriver dans l'éclatoir où elle est dispersée, maintenant l'édifice dans un équilibre énergétique qui, s'il n'était pas respecté, ferait s'écrouler le bâtiment.








Belleville__175_aLes têtes de lions, l'une plus "humaine" que l'autre. Le lion, emblème tétramorphique de saint Marc, symbole solaire, peut représenter le courage et la force, mais aussi être associé au lion obscur de l’apocalypse. Deux natures s’affrontent. Que celui qui a des oreilles entende. D’ailleurs, les lions sont bien à l’écoute avec leurs grandes oreilles. Le gardien se trouve à ce niveau.







Belleville__53_aUn personnage dont la chevelure ressemble à un canal passant au dessus de sa tête : les cheveux sont symboles de la force physique (voir Samson) mais aussi spirituelle. Ils captent les énergies.











Belleville__44_aLa chèvre, symbole de puissance et de fécondité, comme Amalthée qui nourrit Zeus et dont la peau servit à fabriquer l’égide, dont les cornes nous ramènent à l’abondance, elle qui guida l’homme vers Delphes, nous montre comment poser les sabots sur terre et cornes au ciel.















Les piliers du chœur


Belleville__81_aBelleville__82_aBelleville__83_aBelleville__84_aBelleville__85_aBelleville__86_areprennent la symbolique des piliers du chœur d'Avenas.

















Belleville__51_aD'autres chapiteaux parlants

Belleville__52_a














7 novembre 2010

La vierge noire d’Orcival

Orcival_Notre_Dame_1a

 

La statue, datant approximativement de 1170, est faite de bois de noyer recouvert dès l’origine de minces feuilles d’argent et de vermeil. Elle mesure 75 cm de haut. C’est l’une des rares statues romanes à posséder encore ce revêtement. Il fut refait par la ville de Clermont en 1631 à la suite d’un vœu. La dernière restauration date de 1960, date à laquelle elle a retrouvé la couleur d’origine de son visage. La main droite est du XVIIIe siècle, la gauche est encore plus tardive.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Orcival_Notre_Dame_10Des trous de fixation furent percés dans les têtes en 1894 pour poser des couronnes. La restauration permit de découvrir une logette dans le dos de la statue, rendue inaccessible par le placage de métal d'origine : la toute première intention a pu être d'en faire un reliquaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

Orcival_Notre_Dame_9Elle est aussi connue sous l’appellation de Notre-Dame des Fers, comme en témoignent les chaines des captifs libérés, posées en ex-voto sur le mur du transept sud de l’église.

Orcival_Notre_Dame_6

 

 

 

 

 

 

 


Orcival_Notre_Dame_3Notre-Dame fit d’autres miracles, comme ramener à la vie des enfants mort-nés, ce qui incombait auparavant à la source miraculeuse. Elle s’occupe aussi de la fécondité et de la grossesse, de la conception à la naissance. En cas d’accouchement difficile, les auvergnates priaient en ces termes : « Moun Diu, bouna Vierza d’Ourcivau, fasta bada la pourto que moun houme a tant baiza pa bada », je vous laisse le soin de la traduction… Et ne vous moquez pas, je suis auvergnate d’origine.

 

 

 

 

 

 

Orcival_Notre_Dame_11La vierge d’Orcival se trouvait dans la crypte jusqu’à une époque assez récente, en 1885, à l’emplacement du Saint-Sacrement, dans la niche centrale. C’est là que les pèlerins venaient la vénérer. Elle fut remontée dans le chœur et posée à un endroit où, le 15 août (fête de l'Assomption) à midi heure solaire, les rayons du soleil pénétrant dans l’église l’illuminent, seul moment de l’année où elle est entièrement éclairée. Mais elle ne retourne plus, comme la tradition le voudrait, dans les ténèbres de sa grotte, les mois d’hiver, quand, le signe de la Vierge se finissant, les énergies passent à saint Michel.

 

 

 

 

 

Orcival__tombeau_de_la_vierge_1Plusieurs légendes se rapportent à la statue. Une première raconte qu’elle fut faite de la main de saint Luc. Une autre qu’elle fut trouvée dans l’ancienne chapelle, l’église primitive qui se trouvait plus haut sur la colline, près d’une source sacrée, à l’endroit que l’on nomme le Tombeau de la Vierge. C’est de là que le maitre d’œuvre, voulant bâtir une nouvelle église, lança son marteau afin qu’il lui indique la meilleure place. Il atterrit là où se trouve le sanctuaire actuel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Orcival_sucellos_1Le marteau du maitre d’œuvre… Serait-ce celui de Sucellos, qui représente dans le monde celtique la puissance créatrice et ordonnatrice d’un lieu ?  Celui que l’on retrouve sur le pilier roman du chœur de l’église de Rozier-Côtes-d'Aurec

 

 

 

 

 

 

 

 

Orcival_Sucellos_2aSucellos, le dieu gaulois au maillet et au chaudron, protecteur de la fécondité (sa parèdre, Nantosuelta, est la déesse de la nature, de  la terre, du feu, de la fertilité, une vraie vierge noire en fait) qui fait jaillir les sources en frappant le sol de son maillet.

 

 

 

 

 

 

Orcival_DagdaIl est assimilé au Dagda celte, le dieu-druide par excellence (et par conséquent le dieu des druides) qui a en charge le sacré, la science, les contrats. Il règne sur le temps, l'éternité et sur les éléments, ainsi que sur le Sidh (l'Autre Monde celtique). C’est le dieu de la transfiguration (son maillet tue d'un côté, et ressuscite de l'autre) qui marque le passage de la vie purement terrestre à la vie spirituelle. Sucellos se retrouve à Dijon, ou à Gannat par exemple.

 

 

 

 

 

Orcival_Thor_Johannes_Gehrts_1Ou bien ce marteau est-il à rapprocher de Mjöllnir, le marteau de Thor, le dieu de la foudre et du tonnerre, symbole de la protection de l'univers face aux forces du chaos ? Ou est-il simplement la représentation de l’outil des maçons qui ne tarderont pas à devenir francs ? D’autres légendes similaires me reviennent à l’esprit, comme celle de la fontaine de Colombier.

 

 

 

 

 

 

 

Orcival__tombeau_de_la_vierge_3Le marteau partit donc du Tombeau de la Vierge, situé sur un petit promontoire où, en 1872, un édicule contenant une copie en pierre de la statue de la vierge noire fut construit. Juste à côté, une grande croix blanche fut érigée en 1945 par des prisonniers venus à Orcival remercier pour leur libération.

 

 

 

 

 

 

 

Orcival__tombeau_de_la_vierge_4Le chemin du pèlerinage actuel de l’Ascension se termine ici. La procession se déroule la nuit, conduite par l’évêque de Clermont.

 

 

 

 

 

 

Orcival_procession_2aLa statue de la Vierge et l’enfant, revêtus de leurs manteaux d’apparat et de leurs couronnes de pierreries, est mise sous un dais et portée par des hommes pieds-nus de la nouvelle église à l’ancienne, suivant un chemin de croix qui ne date que de 1917.

 

 

 

 

 

 

 

Orcival_plan_6Au siècle dernier, la procession se divisait : un groupe partait vers ce promontoire, le second vers la chapelle de la Fontaine de Notre-Dame située sur le versant opposé. C’est ce que l’on appelle le retour aux sources ?

 

 

 

 

 

 

 

Orcival_chapelle_2aCette chapelle, celle de la colline d’en face, contient elle aussi une source miraculeuse. Depuis que celle de la basilique ne coule plus, elle a pris la relève.

Orcival_chapelle_1a

 

 

 

 

 

 

 

 

Orcival_chapelle_3aLes eaux de la source sont reçues dans un bassin au rez-de-chaussée, alors qu’une vierge en majesté trône sur l’autel situé à l’étage.

Orcival_chapelle_8

 

 

 

 

 

Orcival_chapelle_5L’eau coule à l’extérieur, par un tuyau où l’on peut la récupérer sans avoir à entrer dans le sanctuaire.

23 octobre 2010

Les vierges noires de Clermont



La vierge d’Etienne II



Notre_Dame_de_l_Assomption_VN_10C’est au Xe siècle à Clermont qu’apparut la toute première statue d’une vierge en majesté. Vers 946, Etienne II, alors évêque, commanda à Alleaume, un clerc à la fois architecte, sculpteur et orfèvre, une statue reliquaire pour la Vierge. N’oublions pas qu’Etienne fut tout d’abord évêque de Conques, où nous trouvons la statue de sainte Foy, statue reliquaire dorée à l’or fin, fabriquée sans doute au IXe siècle. Etienne a du s’en inspirer. Cette première statue, destinée à orner l’autel de la nouvelle cathédrale, est sans doute l’archétype des vierges romanes auvergnates. Cette statue reliquaire avait une tête en vermeil entourée de pierreries, son corps étant recouvert de plaques d’or, d’argent et de cuivre, la chaire rehaussée d’or et de pierres précieuses.
Détruite et fondue pour la monnaie de Paris pendant la révolution, sa trace fut retrouvée dans le « Codex Claramontanus » de la bibliothèque de Clermont-Ferrand. Le Codex, copié au XIe siècle en latin, décrit, par l’intermédiaire du diacre Arnaud racontant la vision de Robert, abbé de Mozac, les circonstances de la réalisation de la statue : « Il la (la cathédrale) dédia en l’honneur de la Mère de Dieu toujours vierge, et la fit si belle qu’en nos temps on n’en trouverait pas de pareille dans tout l’univers ».
Au verso de la page se trouve un dessin à la plume représentant la statue. La Vierge est assise sur un trône, l’enfant sur les genoux, représenté avec une tête adulte. Les mains sont démesurées. 9a rappelle quelque chose il semblerait…



Notre-Dame de la Bonne-Mort



Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_1La vierge noire présentée à l’heure actuelle dans la cathédrale n’est pas la vierge d’Etienne. Personne ne sait d’où elle provient vraiment. Elle fut retrouvée en 1972 dans le tombeau d’un évêque de Clermont qui s’était fait enterrer avec elle, et porte à cause de cela le nom de Notre-Dame-de-la-Bonne-Mort.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_4aC’est une vierge en majesté du plus pur style auvergnat, proche de Notre-Dame de Marsat. Elle fut restaurée, transformée en vierge noire et dorée au XIXe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le trésor de la cathédrale nous présente trois autres vierges auvergnates :



Notre-Dame de Chalus-Lembron




Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_Chalus_1Le château de Chalus et sa chapelle, devenue église paroissiale, possédait une vierge en majesté. Sans doute cachée pendant la révolution, elle fut retrouvée par une petite fille de 7 ans, Marie Panel, en 1886 alors qu’elle jouait à cache-cache avec des copains dans une cave du village.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_Chalus_2Réalisée au XIIe siècle, de couleur rouge et verte, elle mesure 75 cm. Elle ressemble trait pour trait à Notre-Dame de Tournus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Colamine-sous-Vodable

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_ColamineCette vierge en majesté fut retrouvée en compagnie de 6 autres statues polychromes, cachée derrière le retable du maître-autel de l’église du village le 16 août 1979 lors de travaux de réfection. Elle fut réalisée au XIIe siècle, et possède des plis verticaux sur sa robe avec bandeaux à mi-manche.

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_Colamine_1

 

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Roche-Charles

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_Roches_charlesC’est dans la chapelle du château de Roche-Charles, perchée sur un piton escarpé et encore à l’écart de toute route, que se trouvait une vierge en majesté du XIIe siècle. Près de l’église coulait une source, la fontaine Notre-Dame. La statue est partie pour Clermont, mais le pèlerinage, chaque 15 août, continue.
Cette vierge a la particularité de tendre ses bras, comme l’enfant qu’elle porte, vers celui qui la regarde.

 

 

 

 

 

 

Et le musée d'art Roger-Quilliot possède deux autres vierges en majesté :



Notre-Dame de Vernols



Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_Vernols_1Datant de la fin du XIIe, la vierge, droite, porte un voile maintenu sur le front par un bandeau circulaire. Un pallium noué au cou retombe droit sur son torse. Le pallium est un ornement liturgique catholique dont le port, sur la chasuble, est réservé au pape, aux primats et aux archevêques métropolitains pendant la célébration de la messe. Bizarre de le retrouver sur une Vierge. La statue aux longs doigts, en bois fruitier, mesure 78cm de haut, sur une base de 30 cm. Elle est restée dans son église jusqu’en 1911.

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame d’Usson



Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_VN_Usson_1La vierge en majesté en bois sculpté et peint polychrome, date du XIIe siècle. Usson est certes plus connu par son château, démoli sur l'ordre du cardinal de Richelieu : il fut en 1585 le lieu de résidence surveillée de Marguerite de Valois dite la Reine Margot, première épouse du roi de France Henri IV.

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