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lieux sacrés

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8 mars 2011

Saint-Bonnet-le-Château, historique

 

 

Saint_Bonnet_le_Ch_teau_30Saint-Bonnet et ses environs furent habités dès le néolithique. Il nous en reste le beau dolmen de Luriecq.

 Saint_Bonnet_Luriecq__dolmen

 

 

 

 

 

 

Saint_Bonnet_le_Ch_teau_1aLes celtes s’y établirent (les Ségusiaves), puis les romains et les francs. La cité, un camp fortifié, s’appelle au départ Castrum Vari. Elle prend le nom de Castel-Vair puis celui de Saint-Bonnet-le-Castel en 722, suite au passage du cortège funèbre ramenant le corps de Bonnet de Lyon à Clermont.

 

 

 

 

 

Saint_Bonnet_le_Ch_teau_32Nous connaissons l’histoire de Bonnet grâce à un récit écrit en 715 par un moine de l’abbaye de Manglieu. Bonnet naquit en Auvergne en 623. Son père, sénateur romain, lui fit faire des études de droit. Il passa à la cour de Sigebert III, roi d’Austrasie, puis à Marseille en 677 où il exerça la fonction de préfet, s’opposant au commerce des esclaves.

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Saint_Bonnet_le_Ch_teau_3Puis il fut appelé à Clermont en 691 pour succéder à son frère Avitus à la charge d’évêque. Las de sa fonction, préférant l’ascèse, il démissionna en 701 et se retira à l’abbaye de Manglieu dans le Puy-de-Dôme.

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Saint_Bonnet_le_Ch_teau_7Il partit pour Rome en pèlerinage, et mourut sur le chemin du retour, à Lyon, dans l’abbaye de l’île Barbe, en 710. Il fallut attendre 722 pour que Clermont enfin récupère son corps.

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Saint_Bonnet_le_Ch_teau_19Le chemin que parcourut le cortège est jalonné de villages ayant pris son nom : Saint-Bonnet-le-Froid, Saint-Bonnet-le-Courreau, Saint-Bonnet-les-Oules, Saint-Bonnet-le-Château. Mais le nom de Bonnet, que prit notre saint, peut être aussi considéré comme une christianisation de Belénos. Son culte est alors en rapport avec un culte solaire.

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Saint_Bonnet_le_Ch_teau_5Au XIII ème siècle, la seigneurie de Saint-Bonnet-le-château devint la plus importante du Forez. Une chapelle y est mentionnée pour la première fois en 1225, qui devait servir le château.  Située à l’emplacement de l’actuelle collégiale, elle fut érigée en église paroissiale au XIV ème siècle.

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Saint_Bonnet_le_Ch_teau_8Des murailles défensives furent érigées lors de la guerre de Cent Ans, puis le 8 mai 1400 fut posée la première pierre de la collégiale, grâce à un don fait par un marchand drapier, Jean Taillefer. Elle fut terminée en 1418. En 1562, le baron des Adrets s'empara de la ville, et saccagea l’église. Elle fut ensuite réaménagée jusqu'au XVIII ème siècle.

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Le couvent des Ursulines

 

Saint_Bonnet_le_Ch_teau_33 Construit en 1620 dans l’enclos de l’ancien château, le couvent abrite une copie de la vierge noire du Puy-en-Velay, brûlée pendant la révolution. Elle fut faite au Puy. Elle est signée Samuel Fécit et datée au revers de  1723.

 Saint_Bonnet_le_Ch_teau_la_vierge_noire_de_la_chape1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Bonnet-le-Ch%C3%A2teau

http://www.insitu.culture.fr/article.xsp?numero=2&id_article=bd002-495

http://www.forez-info.com/encyclopedie/memoire_et_patrimoine/la_collegiale_saint-bonnet_588.html

http://www.st-bonnet-le-chateau.fr/contenu/collegiale.htm

http://www.bernard-guinard.com/Documents/saint_bonnet_le_chateau/Saint-Bonnet-le-Chateau.html

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8 mars 2011

La collégiale de Saint-Bonnet-le-Château, description


Saint_Bonnet_le_Ch_teau_plan5Cette collégiale fut construite en gothique flamboyant au XV ème siècle sur une ancienne église datant du XII ème, elle-même remaniée au XIII ème.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Bonnet_le_Ch_teau_4Elle est de type basilical, et se compose d'une nef de quatre travées à trois vaisseaux.  La pente du terrain s'accentuant vers l'est, un étage de soubassement qui contient une chapelle dédiée à la Vierge et à saint Michel, et connue pour ses peintures murales du XV ème siècle, fut aménagé sous le chœur lors de l’agrandissement de l’édifice. Malheureusement, je n’ai pu visiter l’intérieur : l’église était fermée.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Bonnet_le_Ch_teau_9Les deux tours encadrant la façade, reliées par une terrasse, s'élèvent au-dessus de la première travée de la nef. Elles présentent quelques différences qui traduisent des fonctions distinctes. La tour sud est conçue principalement pour la sonnerie. La tour nord, plus grande et située sur le point le plus élevé de la ville, servait aussi de tour de guet.
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Saint_Bonnet_le_Ch_teau_17La façade ouest, datant du XVI ème siècle,  possède un portail surmonté d'une rose et flanqué de deux piliers en forme de tourelles qui servent de contreforts. Le portail marque la transition du Gothique à la Renaissance. Il est encadré de part et d'autre par quatre niches vides surmontées d'un dais.

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Saint_Bonnet_le_Ch_teau_11De l’ancienne église du XIII ème siècle ne restent que deux chapelles, à gauche du porche ogival nord, dont les baies à deux formes sont surmontées d'un oculus.
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Saint_Bonnet_le_Ch_teau_15Le mur porte quand à lui une corniche ornée de motifs sculptés qui pourrait dater du XII ème.

 

 

 

 

Saint_Bonnet_le_Ch_teau_21Le porche sud, qui donne accès à la chapelle basse, est bien conservé. Il comporte deux accolades flanquées de pinacles. Les célèbres momies de Saint-Bonnet, une trentaine de corps bien conservés grâce à la composition du sol (présence d’alun et d’arsenic),  furent découvertes en 1837.
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Saint_Bonnet_le_Ch_teau_22La légende rapporte que ces gens furent victime du baron des Adrets en 1562. Des recherches au carbone 14 ont montré que les momies dataient en réalité des  XV ème, XVI ème et XVII ème siècles. Il s'agit en fait simplement du caveau d'une famille de notables locale.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Bonnet_le_Ch_teau_25Sur le contrefort central, cette tête m’a parue bizarre. Les énergies présentes ne sont pas du meilleur cru… Est-ce du aux « momies » conservées dans un caveau de la crypte ? Finalement, je ne regrette pas de n’avoir pas pu y entrer. Il y a des endroits qui m’attirent, et d’autres.... J’ai eu beaucoup de mal à faire ce reportage.

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1 mars 2011

Le prieuré de Saint-Romain-le-Puy, historique




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Saint_Romain_le_Puy_4Il est dit que la première chapelle fut construite au IV ème siècle sur le neck (piton volcanique) de Saint-Romain par saint Martin de Tours, bien connu pour avoir créé les premiers monastères en Gaule, et pour avoir remplacé les temples païens et les mégalithes par des églises. C’est exactement la même configuration que pour la chapelle de Saint-Michel d’Aiguilhe, au Puy en Velay. D’ailleurs, la même énergie s’en dégage.

 

 

Saint_Romain_le_Puy_5Il semblerait donc qu’il y ait eu, dans les temps reculés, un mégalithe posé au sommet de la colline (une pierre percée en forme d’auge, à ouverture circulaire, dont l’avocat Grangeon de Montbrison raconte que l’on y déposait les enfants chétifs pour les faire vivre), transformé en sanctuaire druidique au temps des celtes.

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_21aLa présence de nombreuses pierres de remploi d’origine gallo-romaine dans la structure même de l’édifice, des trois enceintes du château ainsi que la symbolique des chapiteaux tendent à prouver l’ancienneté du sanctuaire. La chapelle devint vite populaire, et un premier village se construisit à proximité.

 

 

 

 

 

 

 

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Saint_Romain_le_Puy_11En 993, Boschitaleus Miles, le seigneur du lieu, fit ériger la première église et en fit don à l’abbaye d’Ainay. Ainay désigna Aldebertus comme premier prieur, et les premiers bâtiments du monastère se mirent en place ainsi que le château en 1007.

 

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_74Aldebertus fit agrandir l’église vers l’est. Il mit en place une crypte afin de recevoir les reliques de saint Romain, et pour cela, remplaça l'ancienne abside et les absidioles. Les travaux s’achevèrent en 1017, date à laquelle le nom de Saint-Romain-le-Puy apparut.

 

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_8En 1173 l’archevêque de Lyon céda les lieux au comte du Forez Guy II. Au XIII ème siècle, la vigne plantée alentours donnait le vin de Nuyts. Le vignoble disparut pendant la guerre de 14, mais en 1997 il fut replanté sur les pentes du pic : le Viognier depuis porte le caractère de son sol basaltique.

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_37La peste noire en 1348, qui ne laissa que trois habitants dans le bourg, puis la guerre de Cent Ans affaiblirent le prieuré.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_28Au XV ème siècle, le prieur Jacques de Bouthéon fit édifier une chapelle sur le mur nord de la nef ainsi que le portail ouest. C’est grâce à lui et à ses mémoires, réalisées à partir d’anciennes archives en sa possession (comme les actes primitifs de l’église) que nous connaissons mieux l’histoire du sanctuaire.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_12Les reliques de saint Romain furent probablement détruites par le baron des Adrets et ses troupes calvinistes lors de leur passage en 1562. En 1633, sous Louis XIII, les murailles du château furent détruites par ordonnance de Richelieu.
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Saint_Romain_le_Puy_13Le prieur fut remplacé par un simple chapelain dépendant d’Ainay, les derniers moines furent transférés à Lyon. En 1666, Jacques de Bérulle, archevêque de Lyon et prieur non-résident de Saint-Romain, décida de mettre fin à la communauté. Les bâtiments tombèrent peu à peu en ruine, et ce qui restait du prieuré fut vendu comme bien national en 1789, pendant la révolution.

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_62La famille Jullien de Pommerol, alors propriétaire des lieux, donnèrent l’église à la commune en 1885 sous réserve qu'elle en assure l'entretien. Les premiers travaux furent entrepris, et les peintures murales dégagées en 1887.
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http://www.forez-info.com/encyclopedie/memoire-et-patrimoine/23-un-cri-vers-le-ciel-le-prieure-de-saint-romain-le-puy.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_prieurale_de_Saint-Romain-le-Puy

http://www.mairie-saintromainlepuy.fr/fr/information/14875/histoire


« Le prieuré de Saint-Romain-le-Puy » (Publications de l’université de Saint-Etienne, 1992)

1 mars 2011

Le prieuré de Saint-Romain-le-Puy, l’extérieur



Saint_Romain_le_Puy_71Pour arriver sur le site, il faut suivre un chemin sinueux qui rejoint l’ancienne carrière de basalte. Son exploitation au XIX ème siècle détruisit une partie des enceintes et des maisons qui couvraient les pentes du pic.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_17Des anciens bâtiments conventuels et du château, il ne reste que quelques ruines. Le château formait un quadrilatère irrégulier long de 40 mètres et large de 20. Ses murailles avaient trois pieds d’épaisseur. Le cloître avait la forme d’un carré de 20 mètres de côté.
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Saint_Romain_le_Puy_75L’église Saint-Romain est posée sur le point le plus haut du pic, un rocher se terminant par une pente abrupte du côté nord, et se prolongeant au sud par une pente plus douce.
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Saint_Romain_le_Puy_73Le mur gouttereau sud de l’église, construit avant 980, présente les vestiges d’une ancienne porte dégagée en 1910. Le croisillon du transept est un  vestige du bâtiment initial.
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Saint_Romain_le_Puy_22Sur les murs, des panneaux sculptés du même type que celles qui se trouvent à la basilique de Saint-Martin d'Ainay. Sous le toit est gravée l’inscription « HEC EST ECCLESIA IN HOHORE …MUNDI », « cette église est construite en l’honneur du sauveur du monde ».
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Saint_Romain_le_Puy_61La frise présente des symboles empruntés au paganisme, comme les lions affrontés, et la signature d’Aldebertus.

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_18aLe chevet à l’est, élevé sur la crypte, date du début du XI ème siècle. Une ancienne porte offrait un accès direct à la crypte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_14Le clocher est construit au-dessus de la croisée du transept.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_27Le portail occidental quand à lui date du XV ème siècle. Il fut réalisé vers 1430 par Jacques de Bouthéon en molasse, matériau friable, et ses décorations gothiques, qui contrastent avec la simplicité du reste de l’église, sont très abimées.

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1 mars 2011

Le prieuré de Saint-Romain-le-Puy, l’église



Saint_Romain_le_Puy_plan_a1Sa caractéristique principale, comme à Saint-Michel d’Aiguilhe, est la présence d’une première chapelle englobée dans un édifice plus grand. On peut constater cinq étapes de construction.


- La première connue peut dater des IV ème et V ème siècles. Les fouilles ont mis à jour des vestiges de l’antiquité tardive, des sépultures. 
- La deuxième, (gris) voit l’extension du sanctuaire pendant le haut-moyen-âge. Le plan centré triconque de l’église encore modeste en est encore visible.
- La troisième, (noir) au X ème siècle, voit l’ajout d’une nef à l’ouest.
- La quatrième, (hachures) au XI ème siècle, date de l’installation du prieuré. L’ancienne abside est supprimée, laissant place à un chœur plus vaste, surélevé pour laisser place à la crypte.
- La cinquième, (pointillés) au XV ème, met en place des embellissements gothiques, comme la chapelle au nord et le portail.

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_41aL’axe de l’abside et de la crypte est décalé vers le nord par rapport à celui de l’ancien sanctuaire. Il ne s’agit pas de donner l’inclinaison de la tête du Christ sur la croix, mais de respecter les lignes d’énergies telluriques du sous-sol.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_34La nef a une hauteur de 12 mètres sous la voûte. Le sol fut abaissé en 1988 afin de restituer le niveau de circulation roman. La poutre de gloire qui la traverse date du XV ème siècle, et porte les armes de la famille de Bouthéon.
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Saint_Romain_le_Puy_38aDans les parties hautes, les murs sont doublés par une arcature aveugle jouant le rôle d’arc de décharge pour les murs soutenant le clocher.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_45aDe la première chapelle de plan centré triconque reste les exèdres semi-circulaires (salle de conversation équipée de sièges ou de bancs qui suit le plus souvent un plan semi-circulaire facilitant le contact entre les interlocuteurs), à l’intersection du chevet et de la nef. Voûtées en cul de four, elles ont été tardivement percées d’un oculus.

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_48Celle du Nord donne accès à la crypte.

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_56aLe chœur, situé 3 mètres plus haut, est accessible par plusieurs marches. Il est flanqué d’absidioles.

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Saint_Romain_le_Puy_58La beauté de l’édifice, outre son architecture complexe, réside dans la présence de fresques datant pour les plus vieilles du X ème siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_63Sur l’une d’elles, datant du XIII ème, nous trouvons représenté le martyre de saint Romain d’Antioche. L’hagiographie raconte que Romain, diacre de l’Église de Césarée en Syrie, se trouvait à Antioche quand commença la persécution de Dioclétien. Ne pouvant supporter de voir des chrétiens se plier aux normes des décrets impériaux et s’avancer vers les statues des idoles, il les incita fortement à résister.

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_36aConduit devant un juge, il fut torturé, eut la langue coupée et finalement fut étranglé par le bourreau dans sa prison en l’an 303. Avec lui un enfant, saint Barallah ou Barulas, fut pris au hasard dans la foule pour apporter son témoignage. L'enfant dit qu’un seul dieu devait être loué, et, pour cela, il fut battu de verges et décapité.

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_59aUne autre fresque du XV ème montre deux saintes, Marie-Madeleine qui tient un flacon de parfum et Catherine d’Alexandrie accompagné de la roue de son supplice.

 

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_47aDe part et d’autre du chœur, dans des arcs aveugles, un personnage fait le geste de la bénédiction. Il porte le pallium, bande de laine blanche croisée sur la poitrine. Un autre personnage en buste se trouve au dessus de lui. Il s’agit là probablement d’archevêques de Lyon.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_70Les 49 chapiteaux soutenant colonnes et arcatures présentent une variété de thèmes et de motifs imprégnés de l’influence méditerranéenne :
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Saint_Romain_le_Puy_43aanimaux fantastiques, entrelacs, figures symboliques, motifs floraux et feuillages, des têtes de béliers et une seule représentation humaine.

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1 mars 2011

Le prieuré de Saint-Romain-le-Puy, la crypte



Saint_Romain_le_Puy_plan_2aLe tracé de la crypte Saint-Jean-sous-Terre reproduit à peu près le plan du chœur de l’église.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Romain_le_Puy_crypte_6Deux escaliers de part et d’autre mènent l’un dans la nef, l’autre à une porte condamnée vers l’extérieur.

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Saint_Romain_le_Puy_crypte_8Elle comporte cinq arcs, dont deux aveugles.

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Saint_Romain_le_Puy_crypte_7Ils reposent sur des colonnes dont les chapiteaux sont ornés d’animaux affrontés, des lions, des phénix et des paons, des oiseaux buvant dans le même calice, des fleurs épanouies. 
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Saint_Romain_le_Puy_crypte_9A l’ouest, la voûte retombe sur deux piliers doublés de colonnes encadrant une niche à laquelle on accède par deux marches : elle devait abriter les reliques de saint Romain.

25 février 2011

La commanderie de Verrières

Verri_res_6Verrières faisait partie des commanderies de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, avec celle de Montbrison et de Chazelles-sur-Lyon. En France, les commanderies étaient réparties en trois « langues » ou « nations » : celles de Provence, de France et d’Auvergne.
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Verri_res_4Celle de Verrières relevait de la langue d’Auvergne.  Dans une charte de 1238, Geoffroy de Saint-Maurice concède aux Hospitaliers de Verrières les droits de pâturage. Le plus ancien commandeur connu est Girin de Roussillon en 1318.
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Verri_res_31Cette église, datée du début du XIII ème siècle, placée sous le double vocable de saint Jean-Baptiste et de la nativité de Notre-Dame, fut bâtie d’un seul jet.

 

 

 

 

 

 

 

 

Verri_res_18Elle appartient à l’architecture de transition entre le roman et le gothique. 

 

 

 

 

 

 

Verri_res_24aLes formes générales et les procédés d’exécution sont tous romans, mais l’arc brisé s’est substitué au plein cintre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Verri_res_1Les bâtiments de la commanderie, vaste quadrilatère accolé à l’église du côté sud, étaient entourés de fossés et d’un  pont-levis.
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Verri_res_4aIl en reste une tour possédant une fenêtre du XVI ème siècle. La girouette porte la croix de l’ordre de Malte.

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Verri_res_7Le portail d'entrée de la cour provient de l'ancienne église de Boën.
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Verri_res_10C’est maintenant devenu un gîte.
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Verri_res_14Sur la place, une haute croix de pierre, œuvre du XVI ème siècle, présente un Christ en croix et une Vierge couronnée par un ange.
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Verri_res_17La porte d’entrée, ouverte dans le mur ouest, est abritée sous une double voussure en arc brisé.

 

 

 

 

 

 

Verri_res_42Les chapiteaux des deux colonnes sont meublés de têtes plates et de crochets. Les 2 chapiteaux de cette porte gothique pourraient représenter l'étoile et les têtes des 3 rois mages. Une ligne de corbeaux placés au dessus du portail indique l’existence d’un porche en charpente. Une fenêtre en plein cintre, longue et étroite, occupe le centre de la façade.
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Verri_res_19Le clocher, rectangulaire et ajouré sur chaque face de deux fenêtres jumelles, à plein cintre, s’élève à l’aplomb de celle-ci. La toiture repose sur des merlons qui lui donnent un faux air de tour fortifiée. Cet exhaussement ne date que de 1731 et a été réalisé pour une meilleure diffusion du son de la cloche
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Verri_res_40Le chevet à cinq pans est percé d’étroites ouvertures.
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Verri_res_37On descend à l’intérieur par cinq marches. Il règne en ce lieu une grande sérénité. Les protections énergétiques sont encore détectables, et la pierre d’abaissement opérationnelle. Il semblerait qu’un gardien soit présent.
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Verri_res_24Le plan comporte une nef unique divisée en trois travées, la première étant surmontée d’un clocher, avec abside en cul de four semi-circulaire à l’intérieur, pentagonale à l’extérieur.

 

 

 

 

 

 

Verri_res_20Elle fait 20 m de long, 7 de large et 9,50 de hauteur sous voûte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Verri_res_29La première travée, qui supporte le clocher, est recouverte d’une coupole sur trompes octogone surbaissée. De style roman, elle a une base rectangulaire.
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Verri_res_33Une tribune en bois, à laquelle on accédait depuis les bâtiments de la commanderie, et qui pouvait servir à entendre la messe aussi bien qu'à défendre l'édifice en cas d'attaque, la masquait en partie.

 

 

 

 

 

 

Verri_res_23Les deux travées suivantes sont voûtées en berceau approchant le plein cintre, mais les arcs prennent la forme bisée. L’abside voûtée est un peu moins large et moins élevée que la nef.

 

 

 

 

 

Verri_res_32Au milieu du passage entre la première et la deuxième travée, un bénitier porte quatre coquilles Saint-Jacques, le chemin passant par cet endroit, alternant avec des rameaux d’olivier. Dans la 2ème travée, à gauche, se trouvent les fonds baptismaux.

 

 

 

 

 

 

 

Verri_res_20bLes deux autels latéraux dédiés à la Vierge et à St Antoine datent de 1610. L’autel central semble posséder un trou à relique, belle énergie.
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Verri_res_27aLes murailles et les voûtes conservent des traces de décoration peinte de la deuxième moitié du XVII ème siècle, des croix de consécration de chaque côté de la porte et la croix de Malte au-dessus du chœur.
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Sur la droite, à la fin de la deuxième travée, j’ai détecté la possibilité d’un début d’escalier menant à une crypte cachée, sous toute réserve bien évidemment.

24 février 2011

Le prieuré de Pommiers, historique

 

Pommiers_5Le site fut habité depuis l'âge du bronze : des sépultures de cette époque furent retrouvées sur les rives de l’Aix, petite rivière qui prend naissance dans les Bois Noirs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pommiers_8La fondation du village de Pommiers, construit sur une terrasse argileuse qui domine la vallée et l’antique voie de communication (qui deviendra au moyen-âge le grand chemin de Forez, variante de la route d’Allier), date de l'époque gallo-romaine.

 

 

 

 

 

Pommiers_14L’empereur Trajan (98-117) installa à la fin du Ier siècle une colonie de vétérans, une villa occupant l’emplacement actuel église. C’est elle qui donna son nom latin au village, pommaria, verger, ou bien pomerium, post murum : « derrière le mur » (lors d’un rite de fondation, la charrue traçait le sillon primordial, et était relevée à l'emplacement des portes. Ainsi, les murs de la cité étaient sacrés, mais pas les portes, ce qui permettait le transport de choses impures dans ou hors de la cité.)

 

 

 

 

 

 

 

Pommiers_15Une borne milliaire du II ème siècle dédiée à l’empereur Trajan, découverte en 1880, en porte la preuve, l’’inscription mentionne Trajan :

" Imperatori Divi Nervae Filio
Nervae Trajano Cesari Augusto
Germanico Pontifici Maximo
Tribunitia Potestati Patri Patriae
Consuli iterum
Colonia Flavia Fori"

 

 

 

 

 

 

Pommiers_6Au milieu du IX ème siècle, une première communauté de moines bénédictins venant de Nantua s’installa à Pommiers.  Une première église paroissiale dédiée à saint Julien de Brioude fut érigée sur la hauteur. Avec les maisons bâties à la périphérie du cimetière sur des constructions plus anciennes, elle formait un enclos primitif. Ce premier monastère fut confisqué par l'archevêque de Lyon et rendu en 891 par le nouvel archevêque, Aurélien, ancien abbé de Nantua. C’est à cette époque que l’on trouve la première mention de Pommiers, « cella quoe dicitur de Pomeirs »,  sur l’acte de restitution.

 

 

Pommiers_19En 960, Saint Mayeul, abbé de Cluny, admit Nantua et toute sa filiation dans l'ordre clunisien. Pommiers devint donc dépendance de l'abbaye et prospéra. Le prieuré et son église furent alors reconstruits. Au XI ème siècle, une nouvelle église prieurale dédiée à saint Pierre et saint Paul fut édifiée, puis agrandie au XII ème, les bâtiments conventuels construits parallèlement à l’église sur la déclivité orientée vers la rivière. Il existe donc à l’époque deux sites religieux distincts : un pôle séculier, l’église paroissiale entourée d’un habitat civil, et un pôle régulier avec le prieuré. Un faubourg s’installa le long de la voie d’accès entre le pont et le village.

 

 

Pommiers_37Au XIII ème siècle, le prieuré, centre religieux, politique et économique, comptait alors une douzaine de moines soumis à la règle de Saint-Benoît. Le prieur, seigneur du lieu, était vassal du comte du Forez. Au XIV ème siècle, la guerre de cent ans entraina la fortification de l’ensemble du village et la construction de grosses tours percées d’archères.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pommiers_61En 1452, Charles VII vint à Pommiers où il signa l'édit royal qui confirmait l'université de Caen dans ses privilèges. Il apprit alors l'entrée des Anglais dans Bordeaux et tint le conseil du roi, qui décida la reprise de la guerre. Quelques années plus tard, en 1531 et 1537, le roi François Ier y séjourna avec la reine et son entourage administratif.

 

 

 

 

 

Pommiers_20Au début du XVI ème siècle, le prieuré tomba en commende, le prieur fit construire le logis prieural avec une façade renaissance. Au XVIII ème Siècle, les bâtiments conventuels furent reconstruits, l’église demeurant romane.

 

 

 

 

 

 

 

Pommiers_plan_5Durant la révolution, le prieuré fut vendu comme bien national, les moines quittèrent les lieux et leurs biens furent dispersés. Les archives disparurent en 1789. De grandes familles du Forez devinrent les propriétaires et transformèrent le prieuré en château, jusqu’en 1946 où il est transformé en maison de retraite pour les prêtres. L’association n’ayant plus les moyens de l’entretenir, il est vendu au conseil général de la Loire qui le restaura.

 

 

 

 

 

 

http://www.pommiers.fr/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pommiers_%28Loire%29

http://www.france-pittoresque.com/index.php

http://claude.pardon.pagesperso-orange.fr/pommiers.sgl/pommiers.html

24 février 2011

Le prieuré de Pommiers, description



Pommiers_7On arrive à Pommiers en passant devant l’ancien pont de la Valla, édifié au XV ème siècle au dessus de l’Aix. Il est composé de trois arches gothiques renforcées d’épais éperons. C’est sur ce pont, dit-on, que le prieur de Pommiers, seigneur ecclésiastique qui avait droit de justice, remettait les condamnés au comte du Forez.
Pommiers_7a

 

 

 

 

Pommiers_11Puis l’ancien chemin du pavé, appelé ainsi en souvenir des romains, nous amène à la porte du Pavé, datant du XIII ème siècle.
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Pommiers_plan_3Cette porte fortifiée comportait un système défensif composé de deux tours portières et d’un pont-levis, précédés d’une rampe d’accès bordée de murs et plus bas, une barbacane. C’était à l’époque la seule entrée du monastère.

 

 

 

 

 

 

Pommiers_45Sur son tympan, une plaque garde le souvenir de l'édit royal de Charles VII en faveur de l'Université de Caen :
« En l’an de grâce MCCCCLII et de son règne le XXXI ème, le roi Charles VII confirme à Pommiers en Forest les privilèges, libertés et franchises de l’université de Caen, le XXXI ème jour d’octobre ».

 

 

 

 

Pommiers_43Le chemin passe alors devant l’ancienne église paroissiale Saint-Julien. Datant du XI ème siècle, elle fut convertie en habitation en 1821. 

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Pommiers_42Les propriétaires, agrandissant leur demeure, firent disparaître le portail ouest et amputèrent l’abside. Très simple, elle était composée d’une nef à trois travées et d’une abside semi-circulaire. 
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Pommiers_39Devant le parvis, l’ancien puits fait face à l’église prieurale. C’est à cet endroit que devait se trouver l’ancien lieu de culte, datant à mon avis d’avant l’arrivée des romains.


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Pommiers_48Sur la façade d’une habitation, Adam et Eve en simple appareil nous contemplent.

 

 

 

 

 

Pommiers_plan_1Nous arrivons alors à l’endroit où se tenait la porte desservant l’enclos monastique. Il comportait à l’est l’église bénédictine et le cloître, dont seule deux galeries furent construites.
 

 

 

 

 

 

 

Pommiers_27A droite de l’église se trouve la façade souvent remaniée du prieuré primitif.

 

 

 

 

 

 

Pommiers_3aEntre l'église et le monastère, le cloître est formé d'arceaux à plein cintre supportés par des piliers carrés. Il entoure de trois côtés une petite cour qui comporte en son centre une margelle d'une seule pierre surmontée d'un toit. Sous les arceaux du cloître ouvraient la cuisine, le réfectoire, la salle capitulaire.
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Pommiers_22Au sud, l’hôtel particulier du prieur commendataire, datant du premier tiers du XVI ème siècle, le pressoir et le cuvage. La façade de l'hôtel est due au prieur Jean de Bourbon. Elle comporte trois arcatures surmontées de trois belles fenêtres à meneaux qui éclairent une galerie au premier étage.

 

 

 

 

 

Pommiers_36Dans la tour octogonale se tenaient les assises du juge-châtelain qui rendait la justice au nom du prieur. Son entrée est surmontée d'une armoirie très abimée dans un tympan très orné. A l’ouest, les écuries et au nord, les étables et la basse-cour. Ces dépendances sont aujourd’hui des habitations.

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Pommiers_38La cour débouche sur un porche du XV ème siècle sans ornement.

24 février 2011

Le prieuré de Pommiers, l’église Saint-Pierre et Saint-Paul


Pommiers_9L’église date des XI ème et XII ème siècles et a gardé son style roman.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pommiers_21Au XIV ème siècle, à l’époque de l’édification des fortifications du village, on construisit un grenier adossé au collatéral nord, ce qui explique l’asymétrie de la façade occidentale. Deux gaines en bois assuraient l’évacuation des grains : un dégorgeoir en pierre existe encore.
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Pommiers_16L’église prieurale devint paroissiale en 1821, lorsque l’église Saint-Julien fut désaffectée. 
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Pommiers_13Le carré du transept supporte au dessus d'une coupole un clocher de type clunisien percé sur ses faces de fenêtres jumelées. Sa toiture date par contre du XIX ème siècle, ainsi que la sacristie.
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Pommiers_26L’église possède trois nefs et cinq travées. Les piliers sont larges et carrés, dépourvus d'ornements y compris dans leurs chapiteaux.
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Pommiers_29L’abside possède un plan trapézoïdal, le bras nord du transept de grands arcs aveugles. Des fenêtres rares et étroites, comme les trois baies nord, diffusent une faible lumière.
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Pommiers_35Une trentaine d'échéas en terre cuite (vases acoustiques) sont déposés dans l'épaisseur de la voûte, dans la grande nef au-dessus de la dernière travée, ce qui donne à l’église une exceptionnelle acoustique.
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Pommiers_50Dans l'abside sud, on découvre une statue en bois de saint Julien du XVII ème.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pommiers_46Les bâtisseurs utilisèrent d’anciennes pierres romaines pour la construction, comme le prouve une colonne en marbre dans le chœur, ou le sol de l’abside. Le maître autel est un ancien couvercle de sarcophage datant de l’antiquité tardive.
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Pommiers_33Le tombeau de sainte Prève, dans le bras nord du transept, date du XI ème siècle.  Ce sarcophage est décoré d'un ange en pierre sans aucune ornementation. Il porte l’inscription suivante, du XVI ème siècle, à l’arrière : Tumul Stae Prevae virgis et martiv (?) Hujus monrii fondat.

 

 

 

 

 

La légende de sainte Prève

Sainte Prève, fille du comte Gérard II de Forez, fut la fondatrice mythique du monastère de Pommiers au XI ème siècle. Voici son histoire :


« Le Comte de Forez avait trois fils, Artaud, Geoffroy-Guillaume et Conrad, et deux filles, Rotulphe, mariée au seigneur Guigues de Lavieu, et Prève. Prève ne désirait pas se marier et souhaitait se retirer du monde. Son père lui donna comme retraite le château de Pommiers. Mais un jeune seigneur qui la désirait lui fit des avances. La jeune femme lui déclara qu'elle avait déjà fait choix de son époux et l'amoureux éconduit, sans comprendre le sens de ces paroles, s'en alla trouver les frères de Prève, qui étaient de ses amis, pour leur annoncer que leur jeune sœur s'était déshonorée. Ceux-ci allèrent au couvent où elle s’était retirée, lui coupèrent la tête qu’ils jetèrent avec son corps dans un puits. La stérilité frappa alors toute la contrée et des signes de feu annonçaient dans le ciel le courroux céleste. Si on cherchait de l'eau dans le puits, on n'en tirait que du sang, et, à l'endroit où avait roulé sa tête, sur une dalle de pierre, avait fleuri un lis d'une éclatante blancheur. Convaincus par ces manifestations de la volonté divine, les frères s'en retournèrent au couvent, donnèrent la sépulture au corps de la jeune fille, lui consacrèrent une fondation pieuse, et depuis ce temps Prève compte, dans le martyrologe, au nombre des vierges saintes. A titre de réparation à sa mémoire outragée, le château de Pommiers fut converti en un prieuré bénédictin. »

En fait, le comte de Forez, Gérard II, donna la terre de Pommiers à sa fille qui demandait à vivre seule avec les pauvres. La Prève historique n’a jamais été assassinée.

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