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lieux sacrés

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9 janvier 2009

La façade occidentale de Sainte-Foy


Sainte_Foy_S_lestat_51Deux tours élancées donnent le ton. Il y a opposition entre la nudité du soubassement et la richesse décorative des beffrois du porche. Le beffroi de chaque tour comporte deux étages : celui du bas est orné sur chaque face d'une triple arcature aveugle retombant sur des colonnettes, les arcs étant percés d'ouies. L'étage du haut est ajouré sur chaque face de deux grandes baies géminées aux arcs à double ressaut richement sculptés, reposant au centre sur trois colonnettes, et aux extrémités sur deux colonnettes.
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Sainte_Foy_S_lestat_11Un cordon à billettes cerne les voussures et se continue en remontant en gradin jusqu'aux angles de la tour. Les horizontales marquent le massif : chaque tailloir des chapiteaux extrêmes est prolongé le long des tours aux deux étages, une corniche à billettes sépare les étages, et sous la flèche court une frise de feuilles à gordons.
Par l'utilisation du grès rouge de Schirmeck et le granit gris d'Andlau, le maître roman a su faire vibrer et donner de la vie aux grandes surfaces nues et monotones des façades.












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9 janvier 2009

La tour de croisée de Sainte-Foy


Sainte_Foy_S_lestat_37La tour de croisée s'élève à 43 mètres du sol. Le soubassement repose dans les angles du carré sur des trompes coniques assemblées d'énormes claveaux de grès. A l'extérieur, des glacis triangulaires en dallage réalisent le raccord aux toitures de la nef et du transept.















Sainte_Foy_S_lestat_52Les deux étages du beffroi reproduisent les mêmes divisions et le même décor que le haut des clochers de la façade. Mais les motifs sont bien plus variés. L'ensemble est coiffé d'une haute flèche de pierre aux côtés légèrement bombés. La tour est un chef d'œuvre de la stéréotomie romane en Alsace.

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9 janvier 2009

Le porche de Sainte-Foy

Sainte_Foy_S_lestat_13Avant de pénétrer dans la nef, on traverse un porche voûté qu'on peut considérer comme un narthex, survivance d'une tradition paléochrétienne : les catéchumènes (postulants au baptême à l'époque de l'Eglise primitive) n'étaient pas autorisés à entrer dans le sanctuaire et devaient suivre les offices depuis ce vestibule.
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Sainte_Foy_S_lestat_53L'entrée du porche est surmontée de trois arcatures aveugles dans les archivoltes ornées de torsades retombent sur de fines colonnettes. L'arcature du centre en plein cintre est percée d'une grande arcade ronde, celles des cotés, en ogive, sont percées de deux baies géminées. Sur les clés de chaque arc et sur leurs retombées reposent sept colonnettes supportant, à hauteur du ressaut du soubassement des tours, un bandeau à dessin de losanges doublé d'une frise à rosaces. Le tympan repose sur deux atlantes formant console. Il est plat et recouvert d'une peinture moderne.










Sainte_Foy_S_lestat_15Les tailleurs de pierre responsables des chapiteaux des colonnes arrivant de Saint-Dié, d'un monastère de l'église primitive d'Irlande, possédaient une liturgie fortement emprunte de symboles celtes : on retrouve une forte ressemblance entre le décor des chapiteaux et ceux reproduits dans le manuscrit de Kells-Iona. Des chapiteaux à feuilles d'acanthes, provenant probablement de l'édifice primitif du XIème siècle, sont remployés lors de la reconstruction du XIIème siècle.

9 janvier 2009

Les portails de Sainte-Foy

Sainte_Foy_S_lestat_14Le portail principal de l'église, datant de la seconde moitié du XIIème siècle, conserve toutes ses sculptures d'origine. Les vantaux en bois et le décor, peint sur le tympan, datent de 1890.
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Sainte_Foy_S_lestat_4La porte nord romane, à colonnes, coussinets et rouleaux sculptés, date de la seconde moitié du XIIème siècle. Le tympan, orné d'une fuite en Égypte, est sculpté en 1847. Les chapiteaux présentent un décor de dragons ailés et d'entrelacs.
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Sainte_Foy_S_lestat_57Une ancienne porte gothique, datant peut-être de la fin du XIVème siècle, donnait autrefois accès depuis le cloître du prieuré au bas-côté de l'église. Probablement murée depuis la démolition du cloître par les jésuites, ses montants sont sans doute refaits à la fin du XIXème siècle. Un porc et un aigle sont représentés sous l'arc brisé du côté gauche et un chien sous l'arc du côté droit.





9 janvier 2009

L'abside de Sainte-Foy

Sainte_Foy_S_lestat_47Parfaitement équilibré, dominé par l'extraordinaire tour de croisée, le chevet constitue la partie la plus ancienne de l'édifice. Avec sa double rangée d'arcades richement décorées (aveugles au niveau inférieur), cette tour peut faire penser à une tiare pontificale. L'absidiole sud est une reconstitution du XIXème siècle. De la même époque date aussi la sacristie néo-romane qui lui est accolée.













Sainte_Foy_S_lestat_46L’abside comprend une triple arcature largement étalée autour du tambour dont les colonnes interrompues trahissent une reprise dans la construction. Cette triple arcature en plein cintre encadre trois fenêtres percées à cru. Les colonnettes ne portent pas directement l'arc à billettes, mais reçoivent leur retombée par un bandeau horizontal.
Au dessus règne un ordre de colonnettes à fût lisse dont les bases sont posées tantôt sur les clés, tantôt sur les impostes des arcades inférieures. Les chapiteaux de ces colonnes supportent, en alternance avec de petites consoles, une série d'arceaux simplement équarris, surmontés d'une corniche moulurée.




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9 janvier 2009

La nef de Sainte-Foy

Sainte_Foy_S_lestat_18De plan basilical, l'intérieur s'ordonne en une nef centrale voûtée d'ogives et deux nefs latérales voûtées d'arêtes. Un transept peu saillant relie ces vaisseaux au chœur voûté en cul-de-four. Tous les vitraux sont modernes et datent de la restauration du XIXème siècle.









Sainte_Foy_S_lestat_25L'élévation de la nef se compose des grandes arcades et des fenêtres hautes.
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Sainte_Foy_S_lestat_31Le vaisseau à trois nefs est composé de trois travées doubles, ce qui entraine l'alternance des supports forts, faits d'une pile avec 4 colonnes engagées, et faibles avec une section quadrilobée. De même les bases de ces piliers présentent une apparence originale. Le voûtement est caractéristique des édifices romans alsaciens de la fin du XIIème siècle avec une voûte d'ogive quadripartite dans la nef et des voûtes d'arêtes dans les bas côtés.












SELESTAT_Ste_Foy_L'ensemble des chapiteaux et des bases des piliers présente une décoration sculptée variée s'inscrivant dans un registre qui diffère de la tradition alsacienne. On observe qu'ici est privilégié l'ornementation à principe géométrique au détriment  des motifs figuratifs, que l'on trouve uniquement sur les chapiteaux du pilier sud ouest de la croisée et sur un bas relief vraisemblablement plus ancien.







Sainte_Foy_S_lestat_35Les chapiteaux néo romans des piles faibles du vaisseau central datent de 1891.
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Sainte_Foy_S_lestat_24Un couvercle de sarcophage d'enfant, mis au jour en 1892, est fixé au mur du bas-côté nord. On distingue, aux quatre coins de ce remarquable bas-relief roman, les attributs des évangélistes. 
















Sainte_Foy_S_lestat_19En 1892, on enleva l'ancien dallage pour le remplacer par une mosaïque. Ce pavement, à l'entrée de l'église, présente un labyrinthe entouré des 4 fleuves du paradis.
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Sainte_Foy_S_lestat_54Dans le transept sont représentés les signes du zodiaque. Dans le chœur, les symboles des 4 évangélistes. Au cours de l'enlèvement du vieux dallage, on découvrit l'ancienne crypte, fermée par les jésuites au XVIIème siècle.
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9 janvier 2009

La crypte de Sainte-Foy


Sainte_Foy_S_lestat_32Deux escaliers coudés permettent d'accéder à la crypte située sous le chœur, vestige de la première église construite à la fin du XIème siècle. Le vestibule fut retrouvé presque intact, mais on dut reconstruire presque entièrement le petit pronaos, appelé "chapelle des anges", et reconstruire les escaliers.









Sainte_Foy_S_lestat_33Desservi par un vestibule rectangulaire, ce pronaos, un caveau funéraire (hypogée) de forme carrée et voûté d'arêtes expose un tombeau dépourvu de décor. Cet espace peut être considéré comme une copie du tegurium, lieu de sépulture du Christ à Jérusalem. Le sol primitif devait se situer bien en dessous du dallage actuel vu la faible hauteur des impostes.
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Sainte_Foy_S_lestat_moulageAu cours de ces travaux, parmi les gravats, on découvrit un moulage en creux : le buste d'une femme, probablement inhumée sous le dallage de la chapelle et dont le corps avait été préalablement recouvert de chaux vive, un usage du moyen-âge quand une personne mourrait de maladie suspecte. Cette femme, "la belle inconnue de Sélestat", morte dans la trentaine, est peut-être Adélaïde, la fille de la fondatrice, décédée vers l'an 1100.

8 janvier 2009

Saint-Georges de Sélestat

Selestat_Saint_Georges_4Au VIIème siècle, une chapelle baptismale carolingienne était déjà en place, située dans l'enceinte du palais impérial édifié par Charlemagne. L'empereur lui même y aurait passé le Noël de l'an 775. Les vestiges d'une vaste rotonde furent dégagés lors de fouilles effectuées dans la crypte en 1876 et 1902.
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Selestat_Saint_Georges_36L'église fut rebâtie à partir de 1220 sur cet ancien sanctuaire par les bourgeois de la ville de Sélestat affranchie de la tutelle du monastère bénédictin de Sainte-Foy. De style roman, de plan en croix latine possédant trois nefs et deux transepts opposés, elle fut tout d'abord dédiée à la Vierge.
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Selestat_Saint_Georges_12Un chœur polygonal, remplaçant l'ancien devenu trop petit, dont les plans furent faits par maître Mathis, fut construit par maître Ehrard Kindelin de 1414 à 1430. Le bâtiment fut terminé en 1490 avec le narthex et la tour occidentale de 60 mètres de haut, en style gothique flamboyant.
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Selestat_Saint_Georges_14En 1500, une nouvelle dédicace à saint Georges lui fut donnée.
Au XVIIème siècle, la tour de croisée fut couverte d'une toiture galbée de style baroque après l'intervention d'architectes milanais.

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Selestat_Saint_Georges_22Scandée par six contreforts, la façade ouest du XIVème siècle correspond au mur d'un véritable transept occidental.

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Selestat_Saint_Georges_26Les sculptures du portail sont du XIXème siècle et remplacent celles détruites durant la Révolution. Le revers du tympan est sculpté d'une Sainte Face.
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Selestat_Saint_Georges_35L'essentiel de l'ornementation se trouve rassemblé au portail sud qui constitue d'ailleurs la vraie entrée principale de l'édifice. Cette entrée superpose trois niveaux : celui du portail à voussures et tympan sculptés, celui de la grande rose à dix pétales représentant la Décapole (La Décapole, en allemand Zehnstädtebund ou Dekapolis, était l'alliance de dix villes libres alsaciennes en une ligue fondée en 1354 et dissoute en 1679.), celui enfin de l'étage supérieur avec balustrade, pignon et horloge.

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Les murs extérieurs des nefs latérales, construits lors de la première campagne, obéissent à l'esthétique de transition des années 1220-1230, avec des fenêtres en plein-cintre d'inspiration romane et un portail en plein-cintre à colonnettes. Les portails romans au sud et au nord ont été repris de l'ancien édifice. La porte romane de la petite nef nord est celle où, selon la tradition, le bourreau assistait à la messe.
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Selestat_Saint_Georges_2La haute nef est contrebutée par des arcs-boutants, selon la technique nouvelle du premier art gothique, ce qui autorise une datation de cette partie d'église aux alentours de 1250.
La partie orientale de l'église se ferme sur le chevet plat d'un chœur surélevé du XVème siècle ayant remplacé celui du XIIème.








Selestat_Saint_Georges_10Les chapiteaux des piles des arcades et des voûtes d'ogives de la nef et du massif antérieur datent du XIIIème siècle et XIVème siècles, ceux du transept du XIIIème siècle, et ceux du chœur datent du XVème siècle.
























Selestat_Saint_Georges_7Certains chapiteaux sont décorés de corbeilles et de feuilles. Ceux des absidioles du transept sont peints et dorés.
La châsse de verre du chœur compte sept baies et comporte encore d'importantes parties réalisées entre 1430 et 1460.

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Selestat_Saint_Georges_42La crypte est malheureusement fermée.













Selestat_Saint_Georges_16Un sarcophage en grès taillé, datant des XIème ou XIIème siècle, est conservé dans l'église. D'origine inconnue et en mauvais état (son couvercle bombé est cassé en deux parties), il possède des stries sur la cuve et une croix est visible sur le couvercle.






S_lestat_plan_2aLongueur totale: 64,85m
Largeur totale: 18,70m
Hauteur de la tour: 60m
Hauteur de la nef: 20m









Selestat_Saint_Georges_24http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Georges_de_S%C3%A9lestat
http://www.lesverts-selestat.org/sel_10sgeorges.htm
http://acpasso.free.fr/archives/stgeorges.pdf
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4 janvier 2009

Eglise de la Nativité de Saint-Jean-Baptiste de Ternand

Ternand_12Le site de Ternand, promontoire rocheux barrant la vallée de l'Azergues, fut occupé dès le néolithique : on y a retrouvé plusieurs silexs taillés. Les Celtes donnèrent son nom au village, l'appelant "Ter nan", "ter" signifiant trois et "nan" ruisseau. Puis les romains s'y installèrent, comprenant l'intérêt stratégique du lieu. Il fut même occupé par les arabes pendant la première moitié du VIIIème siècle. Au Xème siècle, les bénédictins y fondèrent un prieuré. Au XIIème siècle, Ternand devint propriété des archevêques de Lyon qui en firent une place forte.




Ternand_13En 1190, pour contrarier les projets de Guichard IV, sire de Beaujeu, Jean de Bellesmains (1182-1193), archevêque de Lyon, fit élever un mur d'enceinte autour de la cité. Il la transforma ainsi en une véritable forteresse qui verrouillait l'accès de la vallée, considéré comme vital pour la ville de Lyon. Du château médiéval, il ne reste plus que des vestiges, transformés à présent en jardin public.







Ternand_6En 1210, Renaud de Forez (1199-1226), successeur de Jean, bâtit un puissant donjon. Du haut de ses 31 mètres d'origine (il n'en fait plus que 17), on pouvait surveiller tous les environs et prévenir en cas d'attaque. Cela n'a pas empêché les troupes huguenotes du baron des Adrets d'envahir et de détruire une partie du village en 1562. Un pont-levis situé entre le donjon et le château donnait l'accès à la cité.
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Ternand_11L'église romane datant du XIIème siècle fut implantée au cœur du village. La nef date de 1682.

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Ternand_8Au dessus de l'entrée principale, on peut lire "Seigneur, j'ai aimé la décoration de votre maison" et Que si quelqu'un profane le temple de Dieu, Dieu le fera périr".
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Ternand_10Sur la droite se trouve une galonnière du XVème siècle (porche donnant accès à l'intérieur de l'église, servant autrefois aux funérailles des pauvres), typique des églises beaujolaises avec un toit de tuiles creuses reposant sur des colonnes de pierre.

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Ternand_2Sous le chœur aux chapiteaux carolingiens du XIème siècle, la crypte Saint-Benoît, sépulture gallo-romaine à l'origine, décorée sur toute sa surface de peintures à la détrempe d'époque carolingienne, fut découverte en 1948. Par mesure de protection, elles ne sont visibles que lors des journées du patrimoine.








Ternand_3"Les murs et la voûte de la crypte étaient entièrement peints, mais le décor a perdu beaucoup d'éléments et l'état sanitaire n'est pas stabilisé.
Le décor de la voûte représente sur toute sa surface le Christ en Majesté dans une mandorle, vêtu d'une tunique blanche et beige. Cette scène est complété sur le côté sud par des anges musiciens (à gauche, jouant de la trompette, et à droite, d'une harpe), entre ces deux anges, un séraphin. Aux quatre angles de la voûte, dans des médaillons, les quatre évangélistes. Seul Mathieu, au sud-ouest est identifiable. Il présente l'évangile ouvert sur sa poitrine et regarde vers la droite.



Ternand_4Au registre inférieur, du côté sud, on distingue un âne et un bœuf entourant un enfant emmailloté et la Vierge au premier plan : il s'agit de la Nativité. A côté de cette scène, on aperçoit une série d'apôtres. Sur le côté nord, on observe une composition identique ; la Fuite en Égypte et une autre série d'apôtres. Aux extrémités, du côté ouest, une Vierge voilée, en buste, dans un demi-cercle, tenant une olive et un rameau d'olivier. De la même manière, sur le côté est, un ange dans un demi-cercle.











Ternand_5De part et d'autre de l'entrée, à l'ouest, deux apôtres dont un tient un livre surmonté de deux personnages, à mi-épaule; En face, la même composition et au-dessus de la porte un personnage dans un demi-cercle. Dans l'embrasement de la baie est, à gauche, saint Grégoire le Grand, nimbé, avec la colombe de l'Esprit Saint, et un clerc avec un livre sous des arcs en mitre supportés par des colonnes."

Les photos d'intérieur sont tirées du site :
http://www.edelo.net/roman/images/rhone/ternand/photos.htm

http://www.ternandmedieval.com/index_bis.htm

4 janvier 2009

L'église Saint-Maurice de Lozanne

Lozanne_1Selon la version la plus probable, le nom de Lozanne viendrait de l'Hosanna chanté le jour des Rameaux. Lozanne fut longtemps un relais de diligence important sur la route de Lyon à Paray-le-Monial et au-delà par le col des Écharmeaux.

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Lozanne_2L'église romane, avec son clocher du XIIIème siècle, serait l'agrandissement d'une chapelle du VIème siècle, placée sous le vocable de saint Maurice, martyr au IIIème siècle.

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Lozanne_9Une peinture du tympan le représente à l'extérieur, au-dessus du grand portail.











Lozanne_10A l'intérieur de l'église, (malheureusement fermée...) se trouve une piscine liturgique, utilisée dans l'ancien temps pour les baptêmes par immersion, et une date gravée au bas du vitrail (877).
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Lozanne_6La nef centrale, unique au départ de la construction de l'édifice, le clocher et le chœur sont du XIIIème siècle, la nef de droite et celle de gauche du début du XIVème, le portail de la fin du XVème siècle.

Lozanne_7http://fr.wikipedia.org/wiki/Lozanne

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