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lieux sacrés

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25 avril 2009

l'église Saint-André d'Alet-les-Bains

Alet_les_Bains_1Jouxtant l'abbaye de Notre-Dame d'Aleth et l'ancienne cathédrale, se trouve l'église paroissiale Saint-André, qui date de la fin du XIVème siècle.

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Alet_Saint_Andr__1aDe style gothique méridional, elle possède un portail sculpté et des fresques bénédictines du XVIème siècle. L'abside est à 5 pans voûtée d'ogives, le clocher en forme de flèche octogonale.

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Alet_Saint_Andr__2bLes vitraux, de la forme du sceau de Salomon (étoiles à 6 branches), s’ornent des représentations des 4 évangélistes.

Pour voir la carte, cliquer ici.

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14 avril 2009

L’église de l'Assomption de Bossòst

Bossost_6aBossòst, dans la province de Lérida, est une petite ville espagnole du Val d'Aran, en Catalogne. C'est dans cette vallée, que la Garonne prend sa source avant d'entrer en France. N'ayant eu que peu de communications avec le reste du monde, les habitants ont conservé leur langue, l'aranais, dialecte du gascon.
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Elle abrite, sur le point le plus haut, l’église de l'Assomption (Era Asunción de María). De style roman, à plan basilical, elle est datée du XIIème siècle.

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Bossost_15Elle possède trois nefs séparées par des piliers circulaires et trois absides décorées d'arcatures et de bandes lombardes.












Bossost_13La nef centrale est voûtée en berceau, avec des arcs doubleaux toriques retombant sur les piliers. Les nefs latérales sont des demi-berceaux.

 















Bossost_16L'abside nord, détruite, fut reconstruite en blocs de granite. Cinq occulus percent le chevet.

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Bossost_5Accolé à la nef, côté nord-est, le clocher est construit sur une grande base rectangulaire. Présentant trois rangs de baies en plein cintre de largeur croissante, il se termine par une flèche octogonale couverte d'ardoise. Le deuxième étage possède une grande fenêtre de style lombard avec des arcs aveugles décorés en dents de scie, le troisième étage contient sur chacune des quatre faces, une double fenêtre géminée. L'étage supérieur est ouvert par deux fenêtres.












Bossost_8Le portail nord possède un tympan archaïque de marbre noir sculpté inscrit dans un damier, supporté par deux paires de colonnes à chapiteaux travaillés. Le linteau au-dessous du tympan est composé d'un bloc dans lequel apparaît dans un cercle un chrisme avec alpha et l'oméga.

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Bossost_11Le Christ en gloire est associé aux symboles des quatre évangélistes, le Tétramorphe, plus le soleil et la lune. Sa tête et ses mains sont disproportionnées. Les plis du vêtement font penser à ceux du Christ de Vézelay, les genoux étant bien marqués.















Bossost_9Le Christ parait décentré. Le lion et le taureau, Marc et Luc, tournés vers l'extérieur, sont de petite taille comparé à l'aigle, Jean, et à l'ange, Mathieu, qui sont au dessus et tournés vers l'intérieur. Il est a noter que l'ange est presque aussi grand que le Christ. L'explication officielle nous dit que l'artiste fut maladroit. Mais à cette époque, rien n'est fait au hasard, il nous suffit de déchiffrer le message.







 

Bossost__Le portail sud, ouvert dans l'axe du portail nord, beaucoup plus simple que le précédent, porte une double voussure, dont l'une ornée de billettes, avec un chrisme sur le tympan.














 

Bossost_14A l'intérieur, une vierge en majesté rappelle que la région fut un creuset de vierges noires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 avril 2009

L'église de Cazeaux

Cazeaux_13Dans la vallée du Larboust, la plus importante des vallées suspendues du pays de Luchon, le village de Cazeaux s'étale sur sa terrasse morainique, issue de la haute vallée d’Oô. Il possède une  petite église romane du XIIème siècle. Une source est captée un peu plus haut.
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Cazeaux_15Le clocher, pur roman, est ajouré vers son milieu par un petit oculus qui éclaire la tribune intérieure. Tour carrée au sommet, chacune des faces est munie d’une petite fenêtre étroite à colonnette centrale.
Vers le sommet, à l’emplacement des cloches, se trouvent 4 grandes claires-voies parallèles. La tour est couronnée par une flèche très hardie.
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Cazeaux_19Les murs de la nef très épais, en pierres maçonnées, sont enlacés par des contreforts en granit. Seules deux petites fenêtres romanes laissent pénétrer le jour à l’intérieur. La toiture prend appui sur une légère corniche supérieure.










Cazeaux_16Une porte unique permet l’accès à l’intérieur. Au dessus, on aperçoit un autel votif funéraire romain. Les fleurs de lys sont postérieures à sa mise en place. Une pierre noire de seuil, abaissant les énergies, ne fait pas peur au petit gardien.
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Cazeaux_12Orientée à l’est, la chapelle se compose d’une abside et d’une nef, divisée par des arcs doubleaux en trois travées inégales. L’abside couronnée par une voute arrondie se relie gracieusement à la voute à arc brisé de la nef. Cette chapelle possède un rare ensemble de fresques datant du XVème siècle, découvertes en 1873 : elles étaient badigeonnées à la chaux depuis plusieurs siècles. La ressemblance avec d’autres peintures datées du diocèse de Comminges les font classer vers 1470.





Cazeaux_11Au fond de l'abside, le Christ en mandorle entouré des évangélistes et diverses scènes de sa vie. Dans la nef, des scènes qui vont de la création au cortège des saints :

Dieu créant Adam et Eve, puis le péché originel et l’ange du seigneur les chassant du paradis,














Cazeaux_4Saint Michel terrassant le dragon, ou bien Saint Michel aux ailes déployées qui tient la balance du jugement dernier : un démon à face humaine, à longue queue, à quatre pattes de différentes couleurs, s’accroche au plateau pour le faire pencher de son côté. L’âme menacée s’accroche aux jambes de Saint Michel, tandis que celui-ci essaie de faire lâcher prise au démon avec la hampe de la croix.
Un autre démon se sert de sa queue pour appuyer sur le bras de la balance. Un troisième à figure de chauve souris griffe le saint au visage.

Cazeaux_23Saint Georges perçant de sa lance un monstre pour délivrer le roi de Lybie.

Saint Michel et Saint Georges sont tous deux en costumes de chevaliers de Malte. Cet ordre avait des abbayes dans les vallées luchonnaises.








Cazeaux_9la Vierge Marie qui presse ses seins et envoie une giclée de lait pour adoucir les plaies de son fils et calmer sa colère, comme l’indique l’épée qu’il laisse échapper de ses mains. Son couronnement. Des anges soutiennent sa tête pour la porter au ciel.
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cazeaux_24Saint Christophe qui porte le Christ sur ses épaules.
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Cazeaux_1Le Christ suspendu au pilier gauche de l’abside est aussi vieux que les fresques. Il est peint dans ses couleurs d’origine, sans retouches.

Pour plus de photos, voir ici.

13 avril 2009

L'église Saint-Geniès de Benque-dessous

Benque_Dessous_et_Dessus_2L'église Saint-Geniès de Benque-dessous, entourée de son cimetière, possède une voûte en bois peinte et un étrange clocher extérieur auquel on grimpe par une échelle.
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Benque_Dessous_et_Dessus_3Saint-Geniès est une église romane datant du XIIème siècle. Elle fut remaniée au XVIIème siècle.
La maçonnerie extérieure intègre quelques remplois gallo-romains.
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Benque_Dessous_et_Dessus_8A l’intérieur, on trouve un bénitier roman orné de douze médaillons dont quatre à visages humains.
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Benque_Dessous_et_Dessus_4Le décor mural du chœur, datant du XVIème siècle, est parfaitement lisible. A ses extrémités, les représentations en pied de Jean-Baptiste et de Salomé : en habit du XVIème siècle, Salomé tient la tête de Jean-Baptiste. Les deux personnages se détachent sur de beaux fonds paysagés.
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Benque_Dessous_et_Dessus_7Il y a encore quelques années, Saint-Geniès possédait une statue de vierge à l'enfant assise sur sa cathèdre, c'est à dire une vierge noire. Cette statue du XIVème siècle, classée au titre des monuments historiques, fut volée. la vierge, d'allure romane, présentait une main vide, comme si elle levait un sceptre? L'enfant, d'une conception très fruste, avait les mains vides posées sur les genoux.













Comminges_Raz_s_403Saint Geniès, scribe arlaten, fut décapité sur les berges du Rhône près d'Arles pour avoir refusé de transcrire l'édit de persécution des chrétiens de l'empereur Diocletin en 303. La tradition affirme qu'il se releva et jeta sa tête dans le Rhône qui atteignit le port de Carthagène en Espagne où elle reçut un culte. Le corps du saint céphalophore, quand à lui, fut enterré aux Alyscamp à Arles dans l'église Saint-Geniès qui deviendra Saint-Honorat. Il fut très populaire en Provence, Languedoc, Petite Camargue, jusqu'au XIIIème siècle. Il connaîtra une extraordinaire popularité dans le Midi pendant le Moyen-Age.

Plus d'info (français/anglais) sur ce fichier issu de www.comminges.info/

BENQUE_DESSOUS_DESSUS.pdf

 

10 avril 2009

L'église de Siradan

Siradan_1Le village de Siradan se trouve dans la vallée de la Barousse, habitée depuis la préhistoire. Cette vallée montagnarde révèle pour la période antique de nombreux vestiges lapidaires utilisés pour leur plus grande part en remplois dans les édifices religieux.
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Siradan_4A Siradan furent retrouvés un autel votif dédié au dieu Aereda, trouvé in situ au pied de la montagne de Gert, au lieu-dit Plan de Chets, un autre autel votif dédié à Jupiter encastré dans une fontaine, des fragments d'auges cinéraires.










Siradan_2La plupart des églises de cette vallée sont connues dès 1384, ce qui est le cas du village de Siradan, d'abord groupé autour de l'église disparue Saint-Pierre de Louga. Il aurait été déplacé à une date inconnue.

Siradan, où se trouvait une source d'eau sulfatée calcique magnésienne, fut une ancienne station thermale autrefois réputée, tombée en sommeil entre les deux guerres.





Siradan_3L'église actuelle, de style classique, ne fait pas exception à la règle : un bas-relief d'époque gallo-romaine, ainsi qu'un chrisme, sont encastrés dans sa façade.











Siradan_9A l'intérieur, une statue de saint Blaise, datant du XIVème siècle.


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Siradan_10Une statue de vierge, qui pourrait avoir les attributs d'une vierge noire, Notre-Dame du perpétuel secours.

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10 avril 2009

Chapelle Saint-Julien de Saléchan

Sal_chan_2Inconnue des guides, et pourtant si belle, la petite chapelle Saint-Julien de Saléchan nous réserve bien des surprises.












Sal_chan_1Construite au XIème siècle, cette chapelle romane comporte de nombreuses pierres romaines dans ses sous-bassements.

















Sal_chan_4Nous y retrouvons la croix en forme de svastika, et, comme à Saint-Aventin, un bas-relief d'époque gallo-romaine représentant deux hommes, des jumeaux ?
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Sal_chan_5A l'extérieur, des tombes semblant dater du moyen-âge. Et deux trous, dans la façade, de chaque côté du portail, qui sont axés directement sur l'autel... Pourquoi ?

10 avril 2009

l'église de Signac

Signac_1Une agréable route file en corniche sur le versant qui domine la vallée de la Pique, à travers plusieurs petits villages. Signac en fait partie. Son histoire est connue à travers les vestiges préhistoriques, puis gallo-romains. Le village possède une charte de coutumes datée de 1464.

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Signac_3L'église est romane, et possède un portail à tympan sculpté de façon très primitive. Comme beaucoup d'églises de la région, elle est surmontée d'un clocher-mur à 3 baies, et son abside est semi-circulaire voûtée en cul-de-four.







Signac_5Malheureusement fermée lors de ma visite, je n'ai pu voir ses vestiges de peintures murales. Ni sa vierge en majesté, qui ressemble fort à une vierge noire... Elle fut vendue dans les années 70 à un antiquaire !

10 avril 2009

La chapelle Saint-André de Burgalays

Burgalays_1En contrebas du village de Burgalays, entourée du  cimetière, la chapelle Saint-André est le plus ancien monument de la commune. Elle adopte un plan typiquement roman : nef voûtée en berceau se terminant par une abside en cul-de-four. L’éclairage est concentré dans l’abside, qui constitue le sanctuaire, grâce à trois fenêtres en plein cintre à double retrait.







Burgalays_2A la chapelle Saint-André, le clocher-tour a été transformé en clocher-mur à baies géminées, ou ouvertures jumelles. Ici, son emplacement paraît anormal. Une pierre sculptée au décor de tête est utilisée en remploi sur le haut du clocher.
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Burgalays_3Le portail est en marbre blanc de Saint-Béat. Deux voussures, ces deux arcs emboîtés surmontant la porte, retombent sur leurs pilastres par l’intermédiaire d’impostes, tablettes saillantes ornées ici de boules typiques du style roman pyrénéen. Pas de demi-cercle pour le tympan, mais une simple pierre quadrangulaire où sont sculptés une main bénissante timbrée d’une croix et un chrisme, monogramme du Christ, symbole chrétien dont l’origine remonte au IVe siècle. Traditionnellement, les lettres grecques X (khi) P (rho) désigneraient le Christ et S (sigma) le mot « Sauter », Sauveur.

C'est dans cette église que se tenait une vierge noire du XIIIème siècle.
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http://www.comminges.info/art%20roman/COMM-BURGALAYS.pdf

8 avril 2009

La commanderie de Montsaunès

Montsaun_s_15Ce lieu fait partie, depuis l'antiquité, des lieux sacrés de la région. L'ancien tumulus, les restes d'une villa gallo-romaine, puis une tombe probablement mérovingienne en sont la preuve. Le nom de Montsaunès vient du latin "Montis Salinensis", donné par les romains qui exploitaient le sel à cet endroit.
C'est ici que les Templiers décidèrent de bâtir une commanderie en 1156. Elle devint rapidement la principale commanderie de Haute-Garonne, possédant de nombreuses dépendances dans la région.





Montsaun_s_16Montsaunès, par sa situation et par ses biens, défendait pratiquement tout le comté de Comminges. La vallée de la Garonne n'était pas seulement le couloir emprunté par la grande voie Toulouse-Bayonne, une halte sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle, mais aussi le débouché sur la plaine de nombreux ports pyrénéens : "la route des pèlerins, des marchands et des armées passaient sous ses portes".
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Montsaun_s_26La présence de l'ordre du Temple durera jusqu'en 1312, date de la cession des biens des Templiers aux Hospitaliers qui entreprirent dès la fin du XIVème siècle de grands travaux afin d'augmenter la sécurité du village. Après la révolution, tous les biens de la commanderie devinrent la propriété de l'état et furent vendus aux enchères en 1791. Les murailles et les bâtisses du château servirent de carrières de pierres aux villageois.

Il ne reste de cet immense domaine que la chapelle romane.











Montsaun_s_30Elle fut construite et dédiée à saint Jacques en 1180 sur l'emplacement d'un ancien édifice chrétien, lui même implanté sur les fondations d'un ancien lieu de culte de Mithra.

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Montsaun_s_32Elle est en briques et en pierres, dotée à l’ouest d’un mur clocher, et comporte trois portes : une en façade pour le peuple, une au nord pour les chevaliers et une au sud conduisant au cimetière (disparu) et à la factorerie.
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Montsaun_s_6_planLe plan de l’église est simple, un cœur semi-circulaire, une nef rectangulaire et à leur jonction, une tour escalier qui servait d’accès aux combles et à la galerie extérieur. L'église servait peut-être de donjon à la commanderie : une galerie de bois cernait son sommet.

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Montsaun_s_18Le portail ouest comporte trois arcades. La porte centrale est surmonté d'un chrisme et d'un bandeau figuré où cinquante-deux têtes humaines sont accolées deux par deux.
"Les élus présents aux côtés de Dieu (au centre), ont le visage calme et en paix. Ceux qui ont vécu loin de Dieu, les damnés (en allant vers les extrémités), ont le visage déformé par la laideur, la terreur et la souffrance de l'enfer".
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Montsaun_s_23Les quatre colonnettes qui l'encadrent portent des chapiteaux ouvragés où l'on rencontre plusieurs fois le Christ bénissant, tenant toujours un livre fermé. C'est le symbole de l'enseignement ésotérique.
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Montsaun_s_17La rosace est constituée de treize cercles (un grand et douze plus petits) représentant le Christ-Soleil et les Apôtres-zodiaque.











Montsaun_s_27La porte sud, celle des templiers, nous réserve une surprise. En effet, nous trouvons sculptée sur l'un des chapiteaux de droite une belle vierge noire en majesté. C'est Notre-Dame, chère aux chevaliers.
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Montsaun_s_28"En pays de Comminges et de Couserans, on ne trouve pas moins de trente-huit grottes (tutas), où l'on considère comme un fait historiquement incontestable que sont apparues des hadas, c'est-à-dire des formes féminines blanches à l'attitude divinement douce et bienveillante, lesquelles entretenaient en outre un rapport étroit avec des sources. Parmi ces évidentes résurgences de la Terre-Mère (la grotte et la source ), quatre furent reconnues par l'Eglise du XIXe siècle comme étant des apparitions d'une Vierge Marie (Montsaunès, Miramont, Sauveterre et Lourdes)."


















http://www.templiers.org/montsaunes.php
http://www.insolite.asso.fr/templiers/montsaunes.htm
http://www.templiers.net/departements/index.php?page=31
http://templum.zabra.org/vestiges/comminges/montsaunes/text_fr.php

8 avril 2009

L'intérieur de la chapelle

Montsaun_s_10L'intérieur de la chapelle est décoré de fresques peintes à "fresco secco" datant du début du XIIIème siècle,  présentant des scènes figurées et un grand nombre de figures géométriques. Des personnages, apôtres et prophètes, sont placés sous les arcades proches du chœur.
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Montsaun_s_1La voûte est décorée de motifs géométriques en ocre rouge sur fond blanc : semis d'étoiles, rosaces, croix du Temple, damiers, chevrons, rubans ou festons. Illustrations d'une symbolique hermétique, elles n'ont encore pas donné leur secret.
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Montsaun_s_9aMme Laborde , dans son article "L'Église des Templiers et les vestiges du château de Montsaunès", paru dans la Revue de Comminges n°92, en 1979, nous donne le mot de la fin :






Montsaun_s_12« On ne peut nier qu'une grande partie du décor peint de Montsaunès est en dehors des programmes ordinaires. Sans cacher l'influence de nombreux ouvrages à sensation traitant des rites secrets de l'Ordre, il n'y a pas de légendes sans fond de vérité, et on ne peut pas rejeter l'hypothèse que certains éléments de l'Ordre aient été impressionnés par des croyances ésotériques plus ou moins orthodoxes.
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Montsaun_s_14Si la plupart des Templiers étaient des religieux sans culture, sans formation théologique, d'autres se situaient à un niveau différent. Les Templiers furent souvent en relations non guerrières avec les mondes musulman et juif. La chrétienté médiévale elle-même abritait de nombreux groupes clandestins, cultivant l'ésotérisme dans une symbolique hermétique, dont la voûte de Montsaunès est, peut-être, une illustration...»

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