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lieux sacrés

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18 octobre 2006

Eglise Saint Hymetière

 

Hymetériens, hymetériennes, voici une étude de votre église qui m'a envoûtée. A prendre au sens premier et au sens ancien, qui est "passer sous la voûte"...

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Simandre_St_alban_St_hymetiere_127_1Joyau de l'art roman, l'église de Saint Hymetière, près d'Arinthod, typique du 1er art roman méditerranéen, se compose d'un porche, de trois nefs, d'un transept au milieu duquel s'élève une coupole supportant le clocher de forme octogonale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Simandre_St_alban_St_hymetiere_164_1L'influence méridionale se retrouve dans l'abside avec ses bandes lombardes typiques. A l'intérieur, la nef centrale est flanquée de bas-côtés et limitée par des piliers ronds et carrés, alors que l'abside, en cul de four, est fermée par cinq arcades. le chevet est en hémicycle.

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Simandre_St_alban_St_hymetiere_169_1Ses dimensions sont de 12,80 mètres de longueur dans la nef centrale, de 18,65 mètres dans la largeur du transept, de 15,30 mètres dans la largeur des trois nefs, et de 9,50 mètres dans la hauteur de la coupole du transept.

 

 

 

 

 

 

 

Saint-Hymetière plan 1bDans le milieu du XI ème siècle, l'église romane voit le jour, avec sa nef soutenue par des piliers ronds. Cette église connut rapidement des problèmes de stabilité du fait de sa construction sur une terre marneuse. Dès le XI ème siècle, il fallut consolider l'arc triomphal et la croisée du transept. Au XIII ème et XIV ème siècles, une reprise de la voûte et tout le mur nord fut réalisée avec des contreforts. Au XVII ème siècle, d'importants travaux eurent lieu: consolidation, suppression de l'abside nord, ajout des porches ouest et sud.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Simandre_St_alban_St_hymetiere_177Saint Hymetière, ou Imeter, moine de Condat (tiens, c'est un clin d'oeil à la chapelle visitée précédemment, Saint Romain...), qui vivait au VI ème siècle, quitta son abbaye pour se retirer dans la vallée de la Valouse alors déserte où il fonda un ermitage. Il avait probablementavec lui quelques compagnons. Peu à peu, les habitations se formèrent autour de sa cellule et donnèrent naissance au village qui porte son nom.

 

 

 

 

 

Simandre_St_alban_St_hymetiere_186_1Saint Hymetière mourut en son ermitage et ses vertus le firent honorer comme un saint. Il fut inhumé dans une chapelle qui fut placée sous son invocation. Il est possible que le prieuré ait été fondé de son vivant, ou peu de temps après sa mort. Il en est fait mention pour la première fois au IX ème siècle dans un diplôme de Charles le Chauve.

 

 

 

 

 

 

 

 

Simandre_St_alban_St_hymetiere_121A cette époque, les moines suivaient la règle de Saint Augustin. La maison prieurale était au sud de l'église et fut détruite en même temps que le village qui l'entourait par les troupes de Louis XI au XV ème siècle.

Après l'ouverture de son tombeau, le 22 Octobre 1653, ses reliques furent posées dans une chasse que l'on retrouve à l'intérieur de l'église aujourd'hui.

 

 

 

 

 

Simandre_St_alban_St_hymetiere_132Pour ce qui est de l'étude énergétique du lieu, il suffit de regarder sur le porche d'entrée.

 

 

 

 

 

 

 

Simandre_St_alban_St_hymetiere_135Simandre_St_alban_St_hymetiere_116Il nous est proposé, de chaque côté, un magnifique tourbillon dextrogyre. Pas de sénestrogyre, ce qui pourait indiquer que les énergies sont masculines, c'est à dire cosmiques.

 

 

Simandre_St_alban_St_hymetiere_148Le 8 est à l'honneur, puisque nous le retrouvons dans la forme du clocher, mais aussi dans la fleur de la clé de voûte, et dans la croix posée à l'est de l'église, en son centre. Nous ne sommes pas loin des rose-croix...

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Simandre_St_alban_St_hymetiere_139Le pédiluve à l'entrée montre bien que les moines furent les premiers utilisateurs du lieu. Qui dit pédiluve dit eau. Je pense que le Jourdain passe juste en dessous.

Les restes de Saint Hymetière dégagent une douce énergie, très apaisante. Le lieu incite à la méditation. A l'entrée, une pierre d'abaissement fait son office, pour que nous puissions, après le vide, nous remplir de cette douce énergie.

 

 

 

 

 

Simandre_St_alban_St_hymetiere_209Et le bénitier situé sous le porche me fait penser à la coupe du graal.

Pour terminer, je dirais que l'énergie dégagée par l'endroit est reposante, étalée, à l'image de la campagne environnante... Et un gardien se trouve au dessus de l'entrée, à l'intérieur de l'église.

 

Une dernière petite chose: ce n'est pas pour rien que le clocher a une forme octogonale. Les templiers étaient présents dans la région, comme le laisse entendre le village proche de Montagna-le-Templier. Une grande commanderie devait se trouver à Saint Julien.

 

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17 octobre 2006

Chapelle Saint Romain de Roche

Simandre_St_alban_St_hymetiere_026Nous voilà donc sur le chemin de la chapelle Saint Romain après être passés devant le gardien des lieux. L'âne nous a montré que le site peut nous permettre de nous rapprocher de l'Initiation absolue  et d'être enfin digne de revêtir sa peau.

Qui était Saint Romain ?

Saint Romain de Condat était moine dans le Jura, fondateur de monastères et abbé. Il était le frère de Saint Lupicin de Lauconne, moine et abbé comme lui.

Gallo-romain, saint Romain aurait été originaire d'Izernore dans le Haut-Bugey (non loin de Nantua, actuel département de l'Ain).

Saint_Romain_1La jeunesse de Romain demeura pure de toute corruption du siècle. Après s'être mis quelques temps sous la conduite d'un saint abbé, qui lui fit étudier sérieusement la vie cénobitique, il se retira, âgé de trente-cinq ans, à Condat, dans les forêts du Jura, où il mena la vie des anciens anachorètes, au milieu des bêtes féroces, et oublié du monde, qu'il avait oublié le premier. Mais ce n'était là, dans les desseins de Dieu, qu'une préparation: la vocation de Romain était de fonder des monastères où l'on verrait fleurir toutes les merveilles de sainteté accomplies depuis plus de deux siècles dans les déserts d'Orient. Le premier de ses disciples fut son frère Lupicin. Pour leurs nombreux disciples, il fondèrent vers 425-430, au confluent de la Bienne et du Tacon, l'abbaye de Condat qu'ils gouvernèrent ensemble.

Simandre_St_alban_St_hymetiere_043Saint Romain et saint Lupicin avaient installé leur sœur Iola comme abbesse de leur fondation pour moniales à La Balme ou La Baume, dans une combe pittoresque qui s'ouvre sur la rive droite de la Bienne, appelée ensuite Saint-Romain-de-Roche.

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C'est en effet là que fut enseveli saint Romain après sa mort en 460. Mais ce monastère devint plus tard un simple prieuré d'hommes dépendant de l'abbaye de Saint-Claude. Celle-ci enleva la relique au VIIe siècle pour en enrichir sa propre église.

Tous ces faits furent rapportés par un moine anonyme auteur de "la vie des pères du Jura". Cet ouvrage décrit l'installation de Romain" au bord de la Bienne, aux pieds d'un noir sapin, au milieu d'un désert...

Simandre_St_alban_St_hymetiere_034On identifie d'époque romane cette chapelle par son portail ouest encadré de colonnettes, sans doute de la première moitié du XIII ème siècle.

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Simandre_St_alban_St_hymetiere_056_1Au fronton nous attend de nouveau l'âne initiateur.

Ses oreilles forment un angle d'environ 60°, la tête est penchée du côté droit, comme pour éviter un courant tellurique, (vraissemblablement une faille ou une caverne située juste en dessous) ce qui est confirmé par la vrille de l'arbre enraciné juste à côté.Saint_Romain5

Simandre_St_alban_St_hymetiere_057Sur la droite, une figure humaine se trouve à l'extrémité d'une ligne partant du haut des colonnettes, qui arrive au niveau de ses yeux. Bien regarder ce qu'il se passe ?

Simandre_St_alban_St_hymetiere_076Sur la facade nord, un bel éclatoir.

Saint_Romain_2Un peu plus haut se trouve une butte qui, dans la légende, servait de lieu de culte aux druides.

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Saint_Romain_4Elle est desservie par un escalier en pierre qui part du pied de la butte, à l'endroit où se trouve un autel de plein air. Cet endroit vibre singulièrement...

Saint_RomainA l'intérieur de la chapelle, quelques apports du XVII ème siècle. Heureusement ils ne sont pas très nombreux...

Simandre_St_alban_St_hymetiere_050 Une poutre de gloire datée de 1627 ainsi qu'un muret qui sépare la nef du choeur. Par contre, la sculpture se trouvant sous un arc en plein cintre est d'une autre facture !

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16 octobre 2006

Pratz, le puits des moines et le gardien

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Pratz est un petit village du Jura situé au sud de Moirans-en-montagne et Saint-Lupicin. Il faut laisser sa voiture et parcourir les quelques kilomètres qui le séparent d'un site exceptionnel, la chapelle saint Romain de Roche.

Simandre_St_alban_St_hymetiere_006Mais avant d'arriver sur le promontoire, nous avons à dire bonjour au gardien des lieux, le passeur, le Cerbère de la porte, et aller se désalterer au puits des moines. Se désalterer ou bien se laver, se purifier afin d'être présentable devant la grotte du gardien ?

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Sur le chemin de la chapelle, les paysages grandioses nous appellent à la méditation et nous donnent un sentiment d'humilité... Un âne gravé dans la roche nous renvoie à sa symbolique. On le retrouvera sur le fronton de Saint romain.

Simandre_St_alban_St_hymetiere_024Contrairement aux idées reçues, l'âne n'est pas que le symbole de la bêtise... Loin de là. Il y eut deux courants de symboles sur cet animal.

"La tête d'âne est symbole de Mithra, emblème de la fin de l'initiation. Dans un graffiti des catacombes on montre une croix surmontée de cette tête (étrange union qui semble nous confirmer la possibilité d'une fusion de certaines communautés du rite de Mithra dans le christianisme).
Dans une influence du rite de Mithra ne pouvons-nous pas inscrire cette insolite fête de l'âne qui subsistait en plein moyen-âge et où l'on dansait autour d'un âne ? Le conte initiatique de Peau d'âne repris par Perrault, mais bien antérieur, va nous montrer l'initiée revêtir tour à tour des robes de différentes couleurs pour finir par la peau d'âne... Dernière étape. Zoroastre, le Prophète Balaam ont un âne pour monture; dans l'antiquité il est la monture des sages et Jésus en chevauche un dans sa marche triomphale sur Jérusalem."

Simandre_St_alban_St_hymetiere_056"Peut-être serait-il bon avant de relire Peau d'Ane de feuilleter cet autre texte: L'âne d'or ou les métamorphoses, roman d'Apulée, ce philosophe latin d'origine africaine qui écrivait au deuxième siècle. Il y est raconté les transformations d'un certain Lucius depuis la chambre parfumée d'une prostituée de grand luxe jusqu'à l'athmosphère spirituelle d'un temple où le jeune homme se met en contemplation devant la statue de la déesse Isis. Une suite de métamorphoses accompagne l'évolution intérieure de Lucius. Celui-ci va plus loin que l'héroïne du conte de Perrault, il ne se revêt pas de la peau d'âne, il se transforme totalement en ce quadrupède et ce n'est que par l'intervention bénéfique d'Isis qu'il retrouve sa forme première."

_ne_musicienMais revenons au conte de Perrault et au Roi propriétaire de cet âne (traduisons de cette si importante source de Sagesse, de Conseil, d'Initiation); ce Roi était nous dit le conteur "le plus grand et le plus aimé des monarques". Qui pourrait être désigné ainsi si ce n'est Dieu, oui, l'Eternel Dieu Très Haut.

Ane2Mais alors, si nous avons bien reconnu Dieu en ce roi, comment ne pas reconnaitre en sa première épouse l'Humanité des temps anciens. Alors nous pouvons traduire ainsi le sens de Peau d'Ane.

L'Humanité nouvelle tente d'atteindre son plein épanouissement, chacun des appelés à cet état que certains appellent état de Rose-Croix et que l'Apôtre Paul désignait par: "la pleine stature du Christ", chacun de ces appelés doit "revêtir robe après robe", c'est à dire passer d'un enseignement à un autre jusqu'à ce qu'il soit enfin digne de revêtir la Peau d'Ane de l'Initiation absolue.

le cheval symbolise la connaissance, l'âne a une mission spéciale: l'âne c'est la révélation.

ane_vieleCe Maître âne, bien avant que Perrault ne le glisse dans son conte, des maîtres sculpteurs l'avaient ciselé dans la pierre tenant l'évangéliaire, comme dans la cathédrale de Strasbourg, ou jouant de la musique comme dans la cathédrale de Nantes; en chasuble ou en manteau de choeur, avec une mitre, avec une crosse, avec un rouleau, avec un livre, avec une flûte, avec une vièle, avec une trompette... Ce Maître âne est partout au lieu le plus apparent.

Etonnez-vous, étrangers au symbolisme, le bon Perrault rit dans sa barbe. Il a réussi à sauver le message asinaire en l'enveloppant dans un conte pour bambins. La Compagnie des Invisibles, la Secte des Dévots n'y ont vu que du feu et la police a laissé publier et diffuser l'histoire..." http://www.gallican.org/peaudane.htm

16 octobre 2006

Le menhir de Simandre

Simandre_1Nous sommes ici dans la vallée du Suran, entre Bourg en Bresse et Oyonnax, non loin des merveilleuses gorges de l'Ain. France profonde gardienne de nos traditions...

Simandre_3Occupé très tôt dans l’histoire comme le montrent les traces préhistoriques et gallo romaine, à l’origine Simandre était un hameau bâti le long de la voie romaine qui a disparu lors de l’édification de la chartreuse de sélignat au XIII ème siècle.

Dans un champ de maïs se dresse un mégalithe impressionnant. Les propriétaires des lieux, un peu moins bornés que leurs voisins, ont conservé cette merveille et donnent la possibilité aux voyageurs de tous poils de rendre hommage à ce géant.

Simandre_5Il mesure 3 m 80 de haut, 50 cm d'épaisseur et dans sa plus grande largeur, il atteind 1 m 30. Les fouilles qui ont été faites sur le site disent que la pierre est enfonçée de 4 m dans le sol !

Penché vers l'est, il est orienté nord/sud. La pierre provient d'une carrière proche du village de Thioles qui se trouve à quelques kilomètres.

Simandre_8La toponymie va nous éclairer un peu:

" les "Thioles" ou "les Thyolières" sont les "Tuilières" ou les"Tuileries" si fréquentes autrefois quand tout le travail se faisait à la main. Elles s'installaient à côté d'une carrière d'argile - un creux de terre - et dévoraient le bois de feu des environs.Ce nom de Thiole ou Thieules est à remarquer; il ne se rapproche par sa forme d'aucun langage connu; nous permettra-t-on de penser qu'il s'agit d'un reste du langage de nos très anciens pères? La Thiolles et un certain nombre de ces toponymes, en des endroits où l'on ne rencontre que de la pierre et pas d'argile, pourraient donc bien indiquer l'emplacement de menhirs existants ou disparus."

Le lieu-dit s'appelle "Pierre-fiche"...

Il y avait à l'origine au moins deux menhirs. Ils éxistaient encore au milieu du XVIII ème siècle. Celui qui se situait dans le champ voisin, plus au nord, avait la même taille et fut enlevé par le propriétaire...

Simandre_7On parle aussi d'un troisième menhir que plusieurs archéologues ont pensé voir dans la passerelle du moulin tout proche. Et aussi d'un dolmen disparu depuis longtemps, dont la couverture de tuiles aurait "donné son nom à Thioles" (voir la légende et la toponymie). Il se serait situé plus près du village de Chavannes, et servait de cabane aux fées.

Simandre_9la légende des trois fées est parvenue jusqu'à nous:

"Trois fées s'en allant à la veillée, passant sur le chemin reliant Blanchin à Thioles, s'arretèrent dans un champ et plantèrent leurs quenouilles. Les quenouilles se transformèrent en menhirs..."

SimandreA notre arrivée, la pierre semblait déjà opérationnelle (20 %).  Elle nous a parlé. Il semblerait qu'elle s'adresse à chacun suivant ses besoins. Travaillant sur les poumons chez quelqu'un, sur l'enracinement chez un autre, ventre chez un troisième...

Mon petit doigt me dit que toutes ces pierres étaient reliées entre elles... Les trois menhirs plus le dolmen devaient être reliés par un même courant tellurique. Mais je pense qu'ils étaient reliés par autre chose de plus subtil...

Avec mes remerciements au propriétaire.

13 octobre 2006

Orphir, Earl's Bu

Orcades_652Orphir nous présente les restes de la seule église médiévale ronde d'Ecosse. malheureusement, les deux tiers de ses pierres servirent à la construction d'une nouvelle église paroissiale, en 1757.






Orcades_659









Orcades_656L'église se composait d'une nef d'environ 6 mètres de diamètre interne, jointe par un mur d'1 mètre d'épaisseur. L'église a été construite en 1123 et a été consacrée à Saint Nicholas. Elle reprend le plan de l'ancienne église du Saint Sépulcre à Jérusalem.









Orcades_658Orcades_657Selon la saga d'Orkneyinga, le comte Hakon, après le meurtre de magnus, ayant des remords, fit construire cette église? S'il n'eut pas de remords, le simple fait que ses sujets commencent à parler de Magnus comme d'un saint l'incita surement à faire des concessions... Il fit donc le pélerinage à jérusalem et à son retour, commença l'édification de l'église.

 

Orcades_665Il est mentionné aussi dans la saga qu'un palais du comte se tenait tout près de l'église, et qu'entre deux beuveries, ses gens allaient se repentir à l'intérieur... Les ruines de ce palais ont été découvertes en 1859. Il est bien difficile de s'imaginer un palais en ce lieu. Il s'agissait plus probablement d'une ferme importante.









ophir

 

 

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11 octobre 2006

Saint Martin de Laives

Saint_Martin_de_Laives_005L'église est bien connue des routiers empruntant l'A6 en direction de Paris. C'est elle que nous voyons sur la gauche, tout en haut de la colline, illuminée tous les soirs, à la hauteur de Tournus nord.

st_martin_5Il est connu que les lieux dits "saint Martin" ont souvent été d'anciennes places mégalithiques, puisque Saint Martin a passé sa vie à les détruire. Mais il nous a laissé un précieux renseignement sur la localisation des pierres.

Saint_Martin_de_Laives_004Juste avant d'arriver, rencontre avec un ami, celui qui m'accompagne lors de mes visites aux lieux sacrés.

Saint_Martin_de_Laives_007"Des vestiges préhistoriques permettent de penser que d’anciennes peuplades se réfugièrent sur ce mamelon entre Saône, Grosne et Grison.

Après les invasions barbares, sur le point culminant, le christianisme éleva une chapelle sous le vocable de Saint Martin, guerrier évangéliste de la Gaule au IVème siècle. Cette chapelle était entourée d’un village, à partir des IXème et Xème siècles. L’église était dénommée  "ecclesia Sancti Martini in monte". Saint Martin est situé sur le Chemin des Moines, chemin de crête qui mène à Cluny.

Selon la tradition, l’église est orientée le chœur à l’Est, l’entrée au couchant.

st_martin_plan2Le plan basilical, le plein ceintre, l’absence de transept à l’origine permettent le classement dans l’art roman du XIème siècle.

st_martin_1A droite de l’entrée, les fonds baptismaux sont représentés par une cuve sans ornements.

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La dalle du second pilier à droite est une ancienne tombe du 12ème siècle. C’était l’autel de Sainte Anne. (tiens, Anna qui revient par là...)

st_martin_6Sous le sol du chœur, existe une petite cave qui fut maçonnée vers 1945, au niveau de la marche de l’autel, des éboulements dangereux étant à craindre. Une légende raconte qu’un souterrain existe. Les anciens du pays se rappellent en tout cas, qu’ils sortaient sous les tilleuls après avoir progressé dans un éboulis." (J'adore les légendes. Il faut savoir lire entre les lignes. Elles sont sources inépuisables de vérités cachées.)

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A mon avis, cet endroit fut bien un ancien lieu sacré...récupéré. L'énergie n'y est plus très présente, mais comme je n'ai pu avoir accès à l'intérieur... On prend quand même devant l'entrée, en face du porche. Ce réseau là est encore bien efficace.

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Merci à http://www.saintmartindelaives.com/Saint_Martin_Final/iphp/index.php qui m'a permis de retracer l'histoire de Saint Martin de Laives et de trouver les photos d'intérieur. (L'église était fermée quand j'y suis allée...)

9 octobre 2006

La cascade de Rûnes

lozere_231Non loin du plateau de la Cham des Bondons, entre Florac et le pont de Montvert, à côté d'un charmant village nommé Rûnes, bouillonnent les eaux du ruisseau qui descend de sa source située à environ trois kilomètres en aval  du Mont Lozère.

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lozere_229lozere_218C’est une brusque rupture de pente qui transforme les eaux en cascade. Le chemin d’accès surplombe la rivière et, le parcourant, vous pouvez admirer la vue qui s’étend au loin jusqu’à la bordure du plateau du causse Méjean.

Beaucoup de guides présentent la cascade de Rûnes comme l'un des plus beaux sites naturels de France.

lozere_224En effet, cet endroit est magique, plein de vie bouillonnante. Il ne serait pas invraissemblable de voir dans la baignoire creusée dans la roche se baigner les ondins...

runesDe plus, l'histoire du lieu présente la venue en des temps lointains des vikings. Ils auraient laissé gravée dans la pierre la trace de leur passage. Cette pierre représente un Ouroboros, serpent se mordant la queue. A l'intérieur, une inscription: "frà iordu himini bui frà himini til iorbar", ce qui peut se traduire par "de la terre jusqu'au ciel et du ciel vers la terre".(Leamilly)

Ce pétroglyphe est bien mystérieux. sauf si l'on considère que l'endroit est une belle cheminée cosmo-tellurique !

Qui a dit que les vikings étaient de gros barbares ?


30 septembre 2006

La tour Fenestrelle et la cathédrale Saint Théodorit

Uz_s_191Uzès possède des vestiges préhistoriques qui attestent de son ancienneté, autour de la source de l'Eure et dans les grottes de l'Alzon.

Au V ème siècle avant J.C., l'oppidum d'Ucetia fut le centre d'une colonie Grecque, dont il reste un tronçon de mur non loin de la fontaine Saint Théodorit. Puis les Celtes occupèrent le site à partir du III ème siècle.

Uz_s_033Plus tard, les romains s'installèrent et firent construire un aqueduc de 50 km (Le pont du gard en est un témoignage).

En 1090, sur l'emplacement d'un temple romain, un premier édifice de style roman est construit. Il est sous influence de Cluny.

Uz_s_020La cathédrale fut partiellement détruite plusieurs fois au cours des siècles, comme pendant la croisade des albigeois en 1177, puis en 1563 pendant les guerres de religion. Destruction totale en 1621. (merci beaucoup, circulez...)

Uz_s_021Seule la tour Fenestrelle, le campanile, resta debout, mais amputée de deux étages.

Reconstruite de 1642 à 1663, elle a été transformée en 1801 quand elle est passée d'église de l'évéché à église paroissiale.

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Rien de bien passionnant, peu d'énergie, reste la tour qui mérite le dé..tour. Une étude plus poussée de son symbolisme reste à faire.

Uz_s_183Finalement, la place aux herbes et sa fontaine m'a fait meilleure impression...

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25 septembre 2006

L'Ermitage de Collias

Uz_s_084Non loin d'Uzès se trouve le village de Collias, dans la vallée du Gardon. Cette vallée compte un nombre important de grottes préhistoriques, dont la fameuse "grotte de Bayol", qui est malheureusement fermée au public, et qui abrite des peintures classées parmi les plus anciennes du monde.

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Le site de Collias est lui même très ancien: des flèches datant de l'âge du bronze et des stèles votives ont été mises à jour.  Parmi les stèles votives trouvées sous les ruines de l'Ermitage, dans une petite cour qui précède immédiatement la chapelle, l'une d'elles, datant du premier siècle, porte l'inscription "Aramoni Porticum Licina.P.F. Acceptilla Ex voto.D.S.P.F., qui peut se traduire par "Licinia Acceptilla, Fille de Publius, a élevé à ses frais, en ex-voto, cette chapelle à Aramon".

Uz_s_132Cette stèle se trouve au musée de Nîmes. Aramon, que l'on ne trouve qu'à Collias, devait être le nom d'une divinité topique puisque n'ayant rien à voir avec les dieux de Rome ou d'Athènes.(ou bien c'est Amon-Râ ? Dans ce cas, manque Ptah... La trinité, plus la déesse-mère: beau programme!)

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En grec KOLIAS est l'un des surnoms d'Aphrodite, déesse de l'Amour mais qui, pour les romains, est aussi, souvent la déesse des sources. Il se pourrait donc que ce soit la source de l'Ermitage qui soit à l'origine même du nom du village.


Uz_s_086Et non loin de Collias... l'Ermitage donc. Il n'a pas été facile de le localiser, les panneaux indicateurs inexistants ou presque... Une charmante Allemande a essayé de me renseigner. Dommage, je ne garde de mes quatre années de la langue de Goethe que peu de souvenirs...

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Bref, le sentier menant au sanctuaire fut localisé. Le chemin suit un cours d'eau venant se jeter dans le Gardon, et serpente au milieu des chênes verts. Plusieurs portes de vie durant le parcours indiquent que l'endroit doit être approché en connaissance de cause. Les lieux furent habités depuis la nuit des temps, et je ne serai pas étonnée que des gardiens aient été laissés sur place.




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Passé le pont romain, puis les escaliers en pierre sèche, nous arrivons sur les lieux. La première chose que l'on voit est un autel en plein air, adossé à une petite falaise.


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Puis ce que l'on appelle l'Ermitage, qui est en fait une grotte occupée dès le néolithique, aménagée pendant des années par les ermites qui se sont succedés. Les premiers sous l'influence de Saint Vérédème, le dernier, frère Mailhan, à la fin du XVIII ème siècle.

Uz_s_117Uz_s_123Une fresque magnifique sur la paroi nous montre un ange les mains ouvertes. Saint Michel ? Si une Dame est présente, son parèdre doit se trouver dans le coin.

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Enfin la chapelle Notre-Dame de Laval.  Récemment restaurée par l'Association des "Amis de l'Ermitage", elle est en fait élevée sur les bases d'un temple romain dont les vestiges et les stèles étaient encore en place en 1887.

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A l'intérieur, une inscription:

Uz_s_129"Bâtie sur l'emplacement d'un temple païen (Celtes-Gaulois-Grecs et Romains), -50 ans avant J.C., Temple dédié à Jupiter, mars, Minèrve, Aramon. Au XII ème siècle, le temple devient chapelle dédiée à la vierge."

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Un important pélerinage fut mis en place. Plus rien des fastes d'antan, le lieu est protégé par son accès difficile. Comme pour la sainte Baume, ou Rocamadour, il faut grimper longtemps, se vider le corps et l'esprit, avant de rencontrer l'âme du lieu. A l'intérieur, un bénitier porte les traces d'une croix templière, et une statue représentant la Dame ?



Uz_s_155Le nez au vent, sans connaitre son existence, je me suis retrouvée sur un socle en pierre taillée situé au dessus de l'Ermitage, sur lequel est planté une croix. Il est de construction romaine, et personne ne connait son utilité. Il était autrefois surmonté d'un petit sanctuaire dédié à Saint Etienne.

Pour que les romains aient édifié un tel ensemble cultuel dans un endroit aussi perdu, il ne fait aucun doute qu'il s'agissait d'un haut lieu sacré.

19 septembre 2006

Pointe du Van, rocher de Morgane

"Située à l'extrême ouest de la commune, cette pointe n'est autre que la petite soeur de la pointe du Raz, toutes deux sont gardiennes de la baie des Trépassés. Elle a, par chance, été plus épargnée que son ainée et certains la préferent pour ce coté plus naturel, moins ravagé par les aléas du tourisme de masse.

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La roche qui la compose est plus friable que celle de la pointe du Raz. En conséquence, elle est plus vulnérable aux attaques de la mer. Elle n'a donc de pointe que le nom car, lorsqu'on s'y promène, on a souvent des difficultés à trouver l'extrémité de la pointe tant elle est évasée et tant ses avancées rocheuses sont nombreuses. C'est peut-être ce qui caractérise cette pointe, pas de direction logique, les chemins y sont nombreux et la promenade peut-être longue. Plusieurs rochers monumentaux se distinguent de la pointe, dont le fameux rocher de Morgane.


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"Le village actuel de Trouguer, au sommet des falaises de le Pointe du Van qui surplombent la Baie des Trépassés, est bâti à coté d'un vaste établissement romain dont les restes affleurent partout à la surface du sol. La culture, très intense  dans cette partie du littoral où les villages sont très peuplés, a malheureusement nivelé presque entièrement les vestiges de construction en petit appareil qui s'élevaient encore, il y a quelques dizaines d'années, à plusieurs mètres au-dessus du sol.

De ce camp, il restait à la fin de XVIème siècle un mur de près de 6 mètres de haut. Aujourd'hui, les vestiges qui subsistent sont enfouis à quelques centimètres sous terre et constituent encore un quadrilatère 120 mètres de long environ.

(http://www.cleden-cap-sizun.com/)

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Morgane, et plus loin le rocher de Merlin, bien évidemment. C'est vraiment un lieu "envoûtant", dans tous les sens du terme. Porte d'un autre monde: baie des trépassés, de ceux qui passent trois fois, départ des marins pour l'océan et ses îles perdues, envol au gré du vent et du Van...

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