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lieux sacrés

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17 février 2007

Le musée de Cluny (Paris)

paris_368Le palais des Thermes de Cluny, qui servait en même temps de citadelle, fut bâti, selon toute probabilité, au temps de l'empereur Constance Chlore, le césar des Gaules, le conquérant de l'Angleterre, qui habita Lutèce de 287 à 292 après Jésus-Christ.


paris_376a En l'an 360, le césar Julien dit l'Apostat fut dans ce même palais proclamé auguste, c'est-à-dire empereur, par l'armée et le peuple et il y attacha sa renommée, car on l'appelle communément les Thermes de Julien. On lui devait bien cet honneur en reconnaissance de l'attachement particulier qu'il avait pour « sa chère Lutèce ». Après lui, les empereurs Valentinien et Gratien y passèrent l'hiver de 365.






paris_485Adossé à deux voies romaines : la grande route du Midi, dont le tracé est indiqué aujourd'hui par la rue et le faubourg Saint-Jacques, et une autre dont les substructions ont été découvertes en 1839 sous le sol de la rue de la Harpe, aujourd'hui représentée par le côté oriental du boulevard Saint-Michel, le palais impérial devait présenter au midi sa principale façade, devant laquelle s'étendait jusqu'à la rue Soufflot le campus ou place d'armes.



paris_371Du côté de l'ouest, il dominait d'immenses jardins prolongés jusqu'à l'emplacement actuel de Saint-Germain des Prés, et jusqu'à la Seine du côté nord.





 

paris_374Le palais des thermes sera construit  sur le modèle de tous les grands établissements de bains publics implantés alors dans les capitales de l'Empire romain : une salle chaude (caldacium), une salle tiède (tepidarium), une salle froide (frigidarium). On attribue sa construction à la puissante corporation des Nautes de Paris, qui détenait le monopole de l'eau. Il était alimenté en eau par l'aqueduc romain d'Arcueil, et équipé d'égouts et de couloirs souterrains, les plus anciens de Paris. Il servira de refuge aux parisiens pendant les invasions successives des Huns et des Normands.


paris_378aLe roi mérovingien Childebert l'habitait encore et le poète Fortunat en chantait la magnificence au commencement du VIIe siècle. Les empereurs carlovingiens, qui résidèrent habituellement à Aix-la-Chapelle, abandonnèrent le palais de Paris ; l'Anglais Alcuin, qui fut comme le ministre de Charlemagne pour le développement de l'instruction publique, y établit, dit-on, une école ou plutôt un atelier de manuscrits et de miniatures.



paris_490 Les ruines actuelles ne représentent qu'un tiers du vaste édifice gallo-romain sans doute édifié par la puissante corporation des nautes parisiens. Les Thermes étaient constituées d'espaces pour les bains comme le caldarium (salle chaude), le tepidarium (salle tiède) et le frigidarium (salle froide), ou encore des pièces communes et de services. Des souterrains alimentaient le système de chauffe (hypocaustes) permettant une évacuation des eaux dans le Seine. L'approvisionnement en eau était assuré par un long aqueduc de près de 15 kilomètres directement relié à la plaine de Rungis. Les Thermes furent saccagés et incendiés par les barbares à la fin du IIIème siècle.

paris_380La construction de l'enceinte de Philippe-Auguste, en faisant entrer dans la ville les vastes jardins du palais, qu'on appelait le Clos de Laas, c'est-à-dire de la citadelle (en latin arx, en vieux français li ars), en détermina le lotissement et le morcellement. Les quartiers Saint-André-des-Arts, jusqu'à la rue Hautefeuille et la rue de l'École-de-Médecine, sont formés aux dépens des anciens jardins du vieux palais. Ce fut alors que Philippe-Auguste, par une charte de 1218, fit don à son chambellan Henri du palais lui-même, réduit à l'état de domaine rural, car il contenait un pressoir


paris_379aVers 1330, Pierre de Châlus, abbé de Cluny-en-Bourgogne, achète les ruines et les terrains avoisinant pour y batir un hôtel destiné aux abbés venus au collège qu'il vient de fonder près de la Sorbonne. Rebâti par Jacques d'Ambois, êveque de Clermont à la fin du XIIIème siècle, cette demeure privée du XVème comporte encore des éléments médiévaux tels les tourelles recevant les escaliers ou les crénaux sur le chemin de ronde mais il préfigure aussi les futurs hôtels particuliers parisiens avec un bâtiment construit sur un plan en U et un corps du logis entre cour et jardin. L'hôtel accueille Marie d'Angleterre, veuve de Louis XII, en 1515 puis les nonces du pape au XVIIème siècle.




paris_381Pendant la Révolution, l'hôtel est décrété bien national. Il est vendu et en 1833, Alexandre du Sommerard vient loger à Cluny et y installe une collection d'objets d'art du Moyen-Age et de la Renaissance.  Enfin, lorsque l'État se rendit acquéreur, à la mort de M. du Sommerard, de l'admirable collection formée par cet antiquaire dans l'hôtel de Cluny, la ville de Paris offrit en pur don les ruines du palais des Thermes, et le nouveau musée fut constitué par la loi du 24 juillet 1843 sous le nom de musée des Thermes et de l'hôtel Cluny.







paris_383L'entrée de l'Hôtel de Cluny se trouve rue du Sommerard, dans laquelle on pénètre par une porte en arc surbaissé. La façade de l'hôtel abbatial se compose d'un grand corps de logis flanqué de deux ailes, et divisé dans sa ligne médiane par une grande tourelle à pans coupés.



paris_377La façade et la tourelle sont surmontées d'une galerie à jour derrière laquelle s'élèvent de hautes lucarnes richement sculptées, et dont les tympans représentent les écussons, les insignes et les devises de la famille d'Amboise. L'aile gauche, en entrant dans la cour, est percée de quatre arcades ogivales qui donnent accès dans une salle communiquant au palais des Thermes.




 


paris_372Les murs sont ceux d'une construction romaine, dont l'antique couverture n'a été remaniée qu'en 1737. On l'a remplacée dans les dernières années. L'aile droite renfermait autrefois les cuisines et les offices. Le puits, situé dans l'angle de la cour, a conservé son ancienne et artistique ferrure. Dans l'angle opposé, rejoignant la façade principale, se trouve l'entrée du musée et de ses collections.

paris_382Autour des bâtiments, du côté de la rue de Cluny et sur la grande façade septentrionale que longe le boulevard Saint-Germain, un jardin verdoyant répand sa fraîcheur et son ombre sur les monuments de pierre, statues, colonnes, pilastres, bas-reliefs, inscriptions, autels et pierres tombales qui doublent les collections intérieures d'un musée en plein air. C'est là qu'on a réédifié le portail de l'église Saint-Benoît, retrouvé sous la façade postiche du théâtre du Panthéon, démoli par le passage de la rue des Écoles.




paris_479a La chapelle contiguë à cette chambre conserve également ses voûtes à fines nervures, retombant en faisceaux sur un pilier central, soutenant celui du premier étage, et qui supporte une voûte aux arcades ogivales ; il est surmonté d'un chapiteau portant le K (Karolus) couronné du roi Charles VIII, et les armes de la famille d'Amboise ; on le considère, suivant l'expression de M. E. du Sommerard, comme la pierre de consécration de l'édifice.





 


Paris_00bAujourd'hui les salles du palais des Thermes sont remplies de sculptures, statues, bas-reliefs, ornements votifs, etc., tirés soit du sol parisien, soit d'anciens monuments provenant des anciennes provinces : antiquités romaines, débris du moyen âge et de la Renaissance, tristes épaves de nos révolutions religieuses, politiques ou seulement édilitaires. C'est dans la grande salle du frigidarium que les curieux d'antiquités parisiennes peuvent contempler les plus anciens monuments découverts sur le sol de Lutèce ; ce sont les quatre autels gallo-romains élevés à Jupiter par les Nautes ou corps des mariniers de Lutèce, sous l'empereur Tibère, qui datent par conséquent du 1er siècle de l'ère chrétienne et furent trouvés le 16 mai 1711, comme nous l'avons déjà dit, dans les fondations d'une muraille très ancienne qui traversait du nord au sud le chœur de Notre-Dame, par les ouvriers chargés de creuser l'emplacement d'un caveau pour la sépulture des archevêques de Paris.


Paris_000Le premier de ces autels se compose de deux assises superposées et forme un cippe carré représentant Jupiter, Vulcain, le Mars gaulois ou Esus, cueillant le gui sacré, et un taureau portant trois grues, avec cette inscription : TARVOS (POUR TAURUS) TRIGARANUS. Le second autel est orné, sur trois faces, de figures et d'inscriptions frustes.

L'une de ces pierres renferme l'importante inscription qui se trouve reproduite ci-dessous :

TIB. CAESARE
AVG. I0VI. OPTVMO
MAXSVMO ....M (ARAM)
NAVTAE. PARISIACI.
PVBLICE. POSIERVNT.

Paris_00cC'est-à-dire : « Sous le règne de Tibère César Auguste, à Jupiter excellent et très grand, les NaUtes parisiens posèrent publiquement cet autel. » Il est donc avéré que, dès le commencement de l'ère chrétienne, quatre siècles avant la fondation de la monarchie, il existait à Paris une compagnie de navigateurs ou négociants fluviatiles, qu'il est plausible de considérer comme les ancêtres de la municipalité parisienne.




Paris_00dLe troisième autel représente d'un côté la figure de Pollux, armé de la lance et domptant un cheval ; du côté opposé, une figure semblable, mais sans nom, qui doit être Castor ; sur la troisième face, un vieillard barbu, dont le front chauve est armé de deux cornes de cerf dans lesquelles sont passés des anneaux. C'est le dieu CERNUNNOS, à qui Guilhermy, l'archéologue parisien par excellence, prêtait un caractère mystérieux purement imaginaire ; car c'est le nom très légitime du Bacchus cornu (en grec corne) qui se trouve dans plusieurs inscriptions gallo-latines recueillies par Forcellini ; la quatrième face représente le profil d'un homme, peut-être Hercule, brandissant une massue sur la tête d'un serpent. Le quatrième autel est aussi mutilé dans ses figures que dans ses inscriptions.

Loin d'être un lieu sacré au départ, le musée l'est devenu par le nombre important d'objets sacrés eux-mêmes qu'il contient. Parmi eux, une vierge noire provenant d'Auvergne, quelques belles pieces de représentation de la déesse-mère chrétienne. L'une d'elles porte même des trous sur les chakras. La célèbre tapisserie de la dame à la licorne fait l'objet d'un article à part entière.

http://www.paris-pittoresque.com/monuments/28b.htm

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17 février 2007

Eglise Saint Séverin (Paris)

paris_354En sortant de la rue Saint-Julien-le-Pauvre sur la rue Galande, quelques pas nous ramènent à la rue Saint-Jacques, au débouché de la rue Saint-Séverin, qui longe le mur septentrional de l'église de ce nom.


paris_313Elle est placée et comme étouffée au centre d'un lacis extrêmement curieux de rues étroites et tortueuses, qui subsistent comme par miracle entre les larges voies de la rive gauche. Une étroite place devant le portail s'étrangle sur la gauche en une ruelle qui s'appelle la rue des Prêtres.

St Séverin est la doyenne des églises paroissiales de la rive gauche de la Seine.

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L‘église Saint-Séverin, d'origine mérovingienne, a été construite vers 650 par le moine ermite Saint-Séverin, dit le solitaire. Il s'était retiré près de la porte méridionale, au temps de Childebert Ier, à proximité d'un oratoire dédié à saint Martin.


paris_315Il eut pour disciple Clodoald, le futur Saint Cloud, dernier petit fils de Clovis qui avait échappé au massacre de sa famille par ses oncles. Le petit oratoire qui honorait Séverin devint par la suite une chapelle puis une basilique car les femmes des rois de France qui habitaient alors les Thermes prirent l'habitude de venir y faire leurs dévotions.



paris_319L'église sera reconstruite au XIème siècle après avoir été brûlée et pillée à de nombreuses reprises par les Normands deux siècles plus tôt. Le curé Foulques de Neuilly y prêchera la quatrième Croisade devant une importante foule de fidèles.









paris_320L'église sera reconstruite au XIIIème siècle, sous Philippe-Auguste, dans le style gothique flamboyant que nous connaissons aujourd'hui. La façade a conservé certains vestiges de la période romane.


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St Séverin devint aussi l'église des voyageurs car elle est située à proximité du Petit Pont, l'unique pont qui reliait au Moyen Age l'île de la Cité à la rive gauche de la Seine. Ceux-ci prirent l'habitude de venir dédier leurs fers à cheval à St Martin avant de partir en voyage.





paris_324Dans l'église du XIII ème siècle, une chapelle de la vierge était accolée au chevet, à la jonction actuelle de l'entrée du choeur et de la sacristie. Là fût érigée en 1311 la première confrérie établie en France en l'honneur de la très sainte vierge sous le titre de la conception immaculée. Les étudiants du collège des normands semblent avoir été à l'origine de cette dévotion mariale novatrice. Les bâtisseurs du XV ème siècle en ont perpétré le souvenir dans la clé de voûtes : le baiser d'Anne et Joachim, les parents de Marie, exprime la chaste conception de l'enfant.


paris_335Toujours au XIII ème siècle, les étudiants prétaient serment devant Notre-Dame de bonne espérance, de ne rien dire ou écrire qui pût offenser la très sainte vierge. La statue de bois disparut au XVIII ème siècle.

Connaissant les étudiants et les confréries, sous ce rituel se cache surement autre chose. Celà me rapelle les cornards du Puy ou les troubadours et leur trobar clus.


 


paris_331L'église est aujourd'hui un robuste monument gothique de 38 mètres de largeur, 58 mètres de longueur, et 17 mètres de hauteur située au coeur du quartier latin. Il renferme l'une des cloches les plus ancienne de la capitale qui porte le nom de Macée, fondue en 1412.


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Entourée de gargouilles qui dominent la façade des chapelles du bas-côtés, l'église est surmontée d'un clocher carré à deux étages. L'aspect médiéval des ruelles qui l'entourent rappelle la ville d'antan.




paris_316L'église actuelle présente, vue du côté de la façade, un haut pignon triangulaire, accosté d'un clocher en forme de tour carrée, de structure élégante et fine, percée de deux étages de longues baies ogivales, garnies de délicates colonnettes dans les ébrasements.


paris_314 Cette partie de l'édifice remonte au XIIe siècle ; son couronnement, ses clochetons et sa balustrade sont de deux siècles plus jeunes. La tour se termine par une flèche très aiguë, décorée de lucarnes et coiffée d'un lanternon, dont la pointe, dépassant les hautes maisons du vieux quartier, se laisse apercevoir de toute la ligne des quais de la Seine.


paris_345L'église comporte une nef à six travées, un chevet plat et des bas-cotés sans fioritures. La deuxième nef latérale, coté sud, date du XIVème siècle et les chapelles latérales de la fin du XVème.



paris_347La nef a la forme d'un parallélogramme terminé par une abside demi-circulaire. Elle n'a pas de transept. Elle a, comme celle de Notre-Dame, des collatéraux doublés, c'est-à-dire cinq nefs en largeur, environnées d'un centre de chapelles, disposition qui donne une grandeur étonnante à tout l'édifice. Celles-ci sont décorées de placages de marbre, qui enveloppent les piliers et transforment les ogives en arcades cintrées ; cette décoration, fort riche, mais qui dénature le style de cette partie de l'église, a été exécutée en 1684, ainsi que le petit baldaquin du maître-autel, aux frais de Mlle de Montpensier, celle qu'on surnommait la Grande Mademoiselle, la cousine germaine de Louis XIV.




paris_325Cette église possède le plus ancien triforium de Paris, un très beau déambulatoire composé de 10 doubles travées de piliers-palmiers.


paris_332La sacristie, construite en 1540, sera agrandie six années plus tard. Les architectes adopteront une structure triangulaire comportant un pilier central pour résoudre le problème du voûtement qui devait prendre appui sur des bases étroites en raison de la largeur de l'édifice. Le compagnon de Violet le Duc, Lassus, greffera en 1839 le portail du XIIIème siècle de l'église Saint-Pierre-aux-Boeufs de l'île de la Cité, récemment démolie lors du percement de la rue d'Arcole.



 

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Ce monument comporte de nombreuses sculptures médiévales ainsi que des bustes de Saint Pierre et de Saint Paul, exécutés au XVIIème siècle. La Vierge à l'enfant a été sculptée par Joseph Marius Ramus en 1839.

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paris_349Le jardin extérieur, curieusement appelé cloître, et dont les côtés sont constitués de curieuses niches d'architecture gothique, est un ancien cimetière. En fait, il s'agit des tombes de notables parisiens édifiés à partir du XVème siècle. Au centre étaient enterrés dans une fosse commune les dépouilles des déshérités.

paris_351Charnier à l'origine, ce cimetière n'en fut pas moins un lieu de vie. C'est ici que s'effectua en 1474 la première opération chirurgicale sur un condamné à mort souffrant de calculs rénaux. L'opération ayant réussi, l'homme fut grâcié. Par ailleurs, dès le XVIIème siècle, les niches furent fermées pour servir d'habitations aux prêtres de Saint Séverin. Il fallut attendre 1920 pour qu'elles soient restaurées.



 

paris_353http://www.paris-pittoresque.com/monuments/27b.htm
http://www.insecula.com/salle/MS01901.html
http://www.uquebec.ca/musique/orgues/france/sseverinp.html

16 février 2007

L'église abbatiale Saint-Germain-des-prés (Paris)

paris_495L'église et le monastère de Saint-Germain des Prés remontent, comme l'église cathédrale de Notre-Dame dans la Cité, et comme l'église collégiale de Saint-Germain-l'Auxerrois sur la rive droite, aux plus anciennes époques de la monarchie mérovingienne, c'est-à-dire à Childebert Ier, un fils de Clovis, et à Ultrogothe, sa femme, qui régnèrent à Paris de 511 à 538.


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L'actuelle abbaye de Saint-Germain-des-Prés a été fondée à l'emplacement de l'ancienne abbaye créée par Childebert dans les années 540. Il souhaitait y abriter la Tunique de Saint Vincent obtenue des arabes lors de la prise de Saragosse en 542. L'abbaye est alors dédiée à la Sainte-Croix et à Saint Vincent. Il y fait venir des moines de l'Abbaye Saint Symphorien d'Autun.
Les historiens considèrent généralement que cette église est la plus ancienne de Paris.




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Elle tient son nom de l'évêque Germain (496-576) qui participa à sa fondation et qui l'administra. Dès 557, Germain, évêque de Paris en fait un lieu de culte et lorsque celui-ci meurt en 576, sa tombe y est déposée et l'église devient un lieu de pélerinage. Elle prendra le nom de Saint-Germain (des Prés) au IXe siècle.

Childebert Ier y fut inhumé et, après lui, l'abbatiale recevra les sépultures des rois mérovingiens de Paris : Childebert Ier en 558, Chilpéric Ier en 584, Frédégonde en 598 et Clotaire II en 628.

Les corps, entourés d'un suaire ou vêtus, furent déposés dans des tombeaux placés dans le chœur des moines, ainsi l'abbaye de Saint-Germain-des-Près, fut, avant l'abbaye de Saint-Denis, la première nécropole royale. Charlemagne lui donne des privilèges et immunités qui la rendent indépendante de autorités civiles et religieuses de Paris.




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En 861, l'abbaye est incendiée par les Vikings, elle fut reconstruite de 990 à 1021 sous la direction de l'abbé Morard. Un Lombard, Guillaume de Volpiano, devient Abbé en 1024. Il réforme le monastère qui suit alors la règle de Saint Benoît. Le nombre de moines s'étant accru, , le choeur est agrandi , il est consacré par le Pape Alexandre III en 1163. Au XIIIème siècle les bâtiments conventuels sont reconstruits.



paris_531L'abbaye demeura longtemps isolée sur le versant méridional du petit Pré aux Clercs ; les hautes murailles élevées autour du couvent en 1239 par Simon, abbé de Saint-Germain, devinrent en 1368 de véritables fortifications par ordre de Charles V, qui, en guerre avec les Anglais, craignait une surprise de leur part contre les faubourgs de Paris ; en même temps fut creusé un petit canal large de huit à onze toises et profond de cinq toises, qui mettait les fossés de l'abbaye en communication avec la Seine. Ce canal, appelé la petite Seine ou la Noue, et qui séparait le petit Pré aux Clercs du grand, comblé vers le milieu du XVIe siècle, devint ensuite la file des Petits-Augustins, puis la rue Bonaparte.

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Une petite agglomération s'est formée peu à peu autour de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, située comme son nom l'indique à l'extérieur de l'agglomération au Moyen Âge, c'est elle qui va former le Quartier Saint Germain des prés. Plus tard elle cède une partie de ses terrains au bord de la Seine (le Pré-aux-Clercs) à l'Université de Paris.


Pendant tout le Moyen-Âge, l'abbaye a été très riche et très puissante. Le monastère devient, avec les siècles, un des grands centres intellectuels européens.


paris_551Pendant l'Ancien Régime (XVI - XVIIIème siècles), l'Abbaye se transforme, elle adopte la règle des Bénédictins de Saint Maur en 1631 et bénéficie d'un renouveau intellectuel. De nouveaux bâtiments sont construits.

L'abbaye est dissoute lors de la révolution française et, en 1791, l'église devient d'abord une église paroissiale puis est convertie en usine de salpêtre. Les anciennes tombes des rois mérovingiens sont dispersées, les statues du portail sont détruires et la bibliothèque disparait dans un incendie en 1794.  Les batiments et annexes de l'Abbaye sont finalement vendus. Les terrains sont lotis par des immeubles d'habitation.
Les bâtiments sont dévastés par le percement de la rue de l'Abbaye en 1800.

paris_568aEn 1803, l'église est rendue au culte et au cours des années qui suivent, elle menace alors de tomber en ruines au point qu'on envisage de la démolir. Les deux tours au niveau du chevet sont détruites. De 1819 à 1823, la nef de l'église est condamnée pour raison de sécurité. Grâce à l'active campagne de sauvegarde menée par Victor Hugo et par le curé de la paroisse, l'église et la palais abbatial, rue de l'Abbaye, sont restaurés au XIXe siècle par l'architecte Goddle alors que le peintre Hyppolite Flandrin couvre la nef de compositions murales.




paris_497A l'extérieur, la vieille église s'annonce par un porche mesquin, construit au XVIIe siècle et surmonté d'une grosse tour carrée ; à son plus haut étage, deux baies cintrées du XIIe siècle, accompagnées de colonnes, s'ouvrent sur chacune de ses quatre faces et laissent échapper les vibrations de ses cloches sonores ; terminée par une haute flèche couverte en ardoises, la tour de Saint-Germain des Prés, avec ses arceaux romans, domine majestueusement cette région de Paris, qui est née et s'est développée sous son ombre. Un souvenir curieux s'y rattache : le 2 novembre 1589, Henri IV, assiégeant Paris, monta au sommet de la tour, accompagné d'un seul religieux, pour examiner la situation de la ville ; il fit ensuite le tour du cloître sans entrer dans l'église, et se retira sans dire un mot.

paris_574L'édifice incorpore des éléments d'époques très différentes. La voûte en ogives de la nef date du XVIIè siècle, le presbytère du XVIIIè et une grande partie de la décoration intérieure du XIXè siècle. Enfin, le charmant square, attenant à l'église, abrite les ruines de la Chapelle de la Vierge

Avec ses 65 mètres de longueur, 21 mètres de largeur, 19 mètres de hauteur, l'église est de petite taille. Si l'architecture abbatiale romane a beaucoup changé d'aspect depuis le XIème siècle, au gré des destructions et des restaurations multiples, il reste néanmoins un grand nombre d'éléments d'origine.




paris_563aLes chapiteaux du choeur à quatre travées présentent des thèmes traditionnels caractéristiques du style roman. Des trois clochers d'origine, subsiste aujourd'hui la massive tour de façade, dit le clocher-porche (construit entre 990 et 1014) qui est l'une des plus anciennes tours de France. C'est au XIIème siècle que l'on donnera à cette tour ses arcades et sa flèche, restaurée au siècle dernier. La façade principale date du XIIème siècle, et l'on discerne encore les souches des deux tours latérales primitives.


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Le déambulatoire conserve également à peu près intacte son architecture romane du XIIème siècle. Il est bordé par cinq chapelles rayonnantes, voûtées d'ogives et consacrées en 1163 par le pape Alexandre III. Les vitraux de la quatrième chapelle sont les seuls à être composés de fragments de verrières du XIIIème siècle.





paris_538_copieLes arcades, construites vers 1163 sur le modèle de Senlis, de Saint-Denis et de Noyon (dont une partie est encore en plein cintre), supportaient autrefois des tribunes (comme à Notre-Dame), supprimées en 1646. Les fûts de marbre sont beaucoup plus anciens et proviennent de l'édifice primitif de Childebert. Ils constituent les plus beaux vestiges mérovingiens de la capitale. Le choeur présente d'admirables les colonnes du triforium. Elles proviennent de la toute première basilique mérovingienne, construite au VIème siècle.


paris_545Au cours de sa dernière restauration, l'église entière, depuis la voûte jusqu'aux murailles, a été peinte de diverses couleurs, sous la direction de l'architecte Baltard ; cette décoration polychrome s'applique même aux colonnes, dont les chapiteaux sont dorés.

http://www.paris-pittoresque.com/monuments/40b.htm

http://www.insecula.com/salle/MS01891.html



paris_543Quelques pieds de colonnes représentent surement des indications quand aux courants telluriques présents sous l'église.


paris_569Un beau bénitier nous accueille sur la gauche en entrant. C'est un gros coquillage, le tridacne.

Plus grand mollusque du monde après le calmar géant, le bénitier ou tridacne géant fait partie de la triste liste des animaux en voie  de disparition. Pêché de manière excessive pour l'intérêt de sa coquille et parce qu'il est comestible, le tridacne est aujourd'hui en danger et fait     l'objet d'une protection internationale.

Ce coquillage énorme dont les valves sont bien connues à l'entrée   des églises et des cathédrales, peut atteindre des dimensions   assez surprenantes.
Le record connu avoisine 1,40 m pour près de 250kg.
Cet   animal jouit d'une mauvaise réputation: la légende dit qu'il pourrait   happer le bras ou la jambe d'un plongeur et ne plus les lâcher... Une   simple observation de la biologie de cet animal montre qu'il est totalement   incapable de faire de mal à quiconque.

tridacneA cela deux raisons :
la première vient du fait que notre géant débonnaire ne   peut se refermer sur une proie éventuelle sans se blesser lui-même   en pinçant la chair de son manteau qui déborde de la coquille,   ce mouvement lui demandant plusieurs minutes.
La deuxième raison vient du fait que le tridacne est végétarien.   Ce régime végétarien qui nous rassure sur les intentions   de l'animal, est assez peu commun. En effet, pour se procurer sa nourriture,   il abrite et "cultive" dans ses tissus vivants, des algues vertes   microscopiques dont il se nourrit. Pour se développer, ces algues ont   besoin de lumière, ce qui explique que le bénitier vive dans les   eaux peu profondes des récifs coralliens du sud-ouest Pacifique.
Comme toutes les autres espèces de bénitiers (il en existe 6),   le tridacne géant vit parmi les coraux des récifs, enfoncé   verticalement, l'ouverture de la coquille dirigée vers le haut.
Lorsqu’il est jeune, l’animal sécrète un byssus, touffe de filaments qui passe par l’ouverture de la coquille et par laquelle il se fixe au fond marin, la charnière dirigée vers le bas. A mesure que la colonie grandit, des coraux, des éponges, des algues la recouvre ou l’entourent, la dissimulant sous leur masse, n’en laissant dépasser que le bord. Les valves légèrement écartées laissent entrevoir le manteau brillamment coloré en vert, en rouge, ou en bleu. Les bords de ce manteau sont hérissés de protubérance enfermant les organes hyalins, sortes de de lentilles qui concentrent la lumière dans les profondeurs des tissus et y favorisent par la photosynthèse, la multiplication d’algues microscopiques. Il est plus beau dans l'eau, non ?

paris_521Quelques photos de chapiteaux expressifs, d'anciennes sculptures.


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16 février 2007

Eglise Saint-Julien-le-pauvre (Paris)

paris_356Au croisement des voies romaines, vers Orléans et vers Lyon puis l'Italie, un sanctuaire occupait le lieu depuis le VIè siècle. Depuis le VIème siècle s'élevait à l'emplacement de l'Eglise actuelle un oratoire bâti sur la route de Saint-Jacques de Compostelle qui eut successivement pour patron Saint-Julien le Martyr, êveque de Brioude, Saint-Julien le Confesseur, êveque du Mans dit le Pauvre et Saint-Julien l'Hospitalier. Ce fut un lieu de sépulture mérovingienne. L'église est offerte à l'état de ruines par le roi Henri premier au chapitre de Notre-Dame en 1045.







paris_358 Détruite par les Normands, une église plus grande fut élevée de 1165 à 1220 par les religieux de Longpont pour les pélerins et les voyageurs sans argent sous le Nom de Saint-Julien le Pauvre, accompagnée d’un hospice.

Les recteurs y sont élus.
















paris_359Du XIIIème au XVIème, l'Eglise est le siège des assemblées de l'université. L'Eglise leur est cependant fermée en 1524 après que les étudiants aient malmené l'Eglise lors d'une réunion agitée. En 1655, l'Eglise devient une chapelle de l'Hôtel-Dieu.














paris_361Fortement endommagée au XVIIème siècle, , où l'on remplaça notamment la façade par celle quel'on voit aujourd'hui, elle sert de grenier à sel et de magasin de fourage pendant la Révolution. Par la suite, Saint-Julien est redevenu une simple chapelle, rattachée au XIXè siècle à l'Hôtel Dieu.










paris_364Aujourd’hui encore, elle a l’allure d’une église de campagne gothique encore marquée par le roman. Ainsi, les gros contreforts  qui soutiennent les absidioles (les petites chapelles rondes derrières le chœur) sont caractéristiques du 12è siècle. Au 17è siècle, l’église était si endommagée quelle fut en partie démolie. Servant de grenier à sel pendant la Révolution, l'église fut affectée en 1889 au culte catholique grec melkite, c'est à dire Eglise catholique de rite byzantin comme en témoigne sa décoration intérieure.











paris_362A l'intérieur, Saint-Julien offre un décor simple, les piliers portent des chapiteaux restaurés, la nef de quatres travées est voutée en charpente et en platre. Le puits que l'on voit à l'extérieur, du VII ème siècle, était jadis installé dans l'eglise. La source située à l’extérieur de l’église Saint Julien le Pauvre était réputée miraculeuse et était vendue au profit de l’église.













paris_363Il faut vraisemblablement mettre la titulature de la chapelle Saint Julien de Saint Bertrand de Comminges en relation avec l'église parisienne. 











Histoire de Saint Julien:

De retour de chasse, le jeune et noble Julien crut un jour surprendre son épouse au lit avec un amant. Dans un accès de fureur, il tua le couple. Horrible méprise : en son absence, sa femme avait accueilli les propres parents de son mari venus voir leur fils et les avait fait coucher, par respect, dans leur propre chambre qui était la plus belle du logis. Nouvel Oedipe tuant sans le savoir ses propres parents, Julien, effaré de son acte fit voeu de pauvreté et d'humilité se retira sur les bords d'une rivière ayant décidé de consacrer le restant de sa vie à faire passer les voyageurs de l'autre côté du fleuve.
Un soir terrible de tempête, un humble pélerin, lépreux, se présenta au passeur et lui demanda, malgre les grands dangers de le faire passer de l'autre côté.
Après quelques hésitations, Julien accepta et invita l'étranger sur sa barque. Au milieu du fleuve, la tête du lépreux se nimba d'une aura lumineuse. Julien reconnut alors Jésus venu relever de ses péchés le malheureux parricide.
L'histoire fut reprise par flaubert : http://fr.wikisource.org/wiki/La_L%C3%A9gende_de_saint_Julien_l%E2%80%99Hospitalier

5 février 2007

L'église Saint Loup de Penol

La_c_te_Saint_Andr__004Dans l'église Saint-Loup de Penol, seule l'abside et les absidioles remontent au Moyen-Age et peuvent être datées de la seconde moitié du XII ème siècle. L'église est classée Monument historique pour l'abside et inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques pour la nef et la baie du clocher.






















La_c_te_Saint_Andr__045L'intérêt de ce monument réside dans le riche décor des colonnes à chapiteaux. Son portail du XIème siècle, fortement en saillie, est remarquable. Il se compose de 2 colonnes cylindriques avec chapiteaux à feuilles d'acanthe et volutes accompagnées de masques grimaçants (je dirais la représentation du verbe jaillissant) supportant une arcade en plein cintre.














La_c_te_Saint_Andr__0143 baies éclairent le chœur leurs colonnes présentent les mêmes caractéristiques que celles du portail.


















La_c_te_Saint_Andr__021aUne autre explication pour les sculptures des chapiteaux: il pourait s'agir d'indications quand aux énergies du lieu. On retrouve souvent les nombres 2, 3 et 8, représentés par les pétales de la rose, les traits horizontaux entre les feuilles, les liens enserrant ce qui sort de la bouche des "monstres".










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La_c_te_Saint_Andr__026aDe plus, ce qui sort se termine en volutes. Donc je dirais deux failles, trois cours d'eau et deux cheminées cosmo-telluriques. Plus un réseau sacré, ce qui donne 8. La présence des éclatoirs nous montre bien que les énergies sont importantes ici.



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La_c_te_Saint_Andr__018aDans l'église, une grille protège une cavité se trouvant à droite du choeur. Il est dit dans le village que le bâtiment fut construit sur un ancien cimetière et que la cavité est l'une des tombes. Il me semble que les anciens évitaient ce genre d'emplacements pour leurs lieux de culte. Par contre, une ancienne crypte mithraïque ne me déplairai pas.

Des travaux ont révélé un sol pavé de mosaïques. L'église aurait donc été construite sur les ruines d'une villa gallo-romaine. Ou bien d'un ancien temple.

La_c_te_Saint_Andr__037_bLe titre de Saint-Loup, bien connu en Champagne, fut aussi donné à quelques églises de la région Dauphinoise, comme celle de Penol et celle de la minuscule paroisse d’Uriol, initialement placée sous la protection de Saint Michel (vocable fréquent dans les lieux élevés, l’archange étant censé relier la terre et le ciel), qui subsiste jusqu’à la Révolution.

Saint Loup, (évêque de Troyes de 426 à 470), issu d’une famille de l’aristocratie gallo-romaine, fut d’abord marié. Au bout de six ans de vie commune, les époux décidèrent, par consentement mutuel, de se séparer : elle, pour devenir moniale ; lui, pour entrer à l’abbaye de Lérins. C’est là qu’on vint le chercher pour le placer à la tête de l’Eglise de Troyes. Il dut bientôt s’absenter de son diocèse, en 429 accompagner l’évêque Germain d’Auxerre en Angleterre où sévissait l’erreur du pélagianisme. Passant à Nanterre, il eut l’occasion d’y bénir une petite fille qui deviendra Sainte Geneviève. Plus tard, il osa affronter le terrible Attila qu’il parvint à émouvoir, grâce à sa grandeur d’âme.

La_c_te_Saint_Andr__020_a"... En ce temps-là, florissait le bienheureux Saint-Loup, évêque de Troyes. Quand Attila attaquait cette ville, le bienheureux Loup lui demanda de dessus la porte à haute voix qui il était pour venir fondre ainsi sur eux. " Je suis, lui répondit-il, Attila, le fléau de Dieu." L'humble prélat lui répliqua avec gémissement : " Et moi je suis Loup; hélas! je ravage le troupeau de Dieu et j'ai besoin d'être frappé par le fléau de Dieu." Et à l'instant il fit ouvrir les portes. Mais Dieu aveugla les ennemis qui passèrent d'une porte à l'autre, sans voir personne et sans aucun mal. Le bienheureux Germain prit avec lui Loup et partit pour les îles Britanniques où pullulaient les hérétiques..." (la Légende Dorée,Jacques de Voragine XIIIè siècle) "


La_c_te_Saint_Andr__005Le bénitier semble ancien, ainsi que les traces à l'extérieur d'un cadran solaire et d'une ancienne porte comblée.

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5 février 2007

Les arbres remarquables

La_c_te_Saint_Andr__106La côte Saint André possède deux arbres plus que centenaires, deux saules, qui malheureusement vont bientôt être cernés par un lotissement, chemin                 du Pollard.
L'un d'eux présente une association originale : un frêne, d'une cinquantaine d'années, a poussé au milieu de son tronc.

Ils sont pour l'instant au milieu des gravats, et le bruit des bulldozers doit bien casser les oreilles de ceux qui auraient pu trouver refuge dans leurs ramures...




La_c_te_Saint_Andr__104La_c_te_Saint_Andr__108














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5 février 2007

La halle

La_c_te_Saint_Andr__102_aLes Halles, un bâtiment en voûte à charpente de bois, furent construites vers la fin du 13e siècle par Maître Jacques de St Georges.
La date exacte de construction de l'édifice se situe sans doute entre 1257 et 1309, date à partir de laquelle il est fait mention d'une "maison de marché". Avec 76 mètres de long sur environ 29 de large, il s'agit de l'une des plus vastes halles de la France médiévale. La toiture, à quatre pans, est faite de bois de charpente de la région.








La_c_te_Saint_Andr__100La Halle est composée de cinq allées. Autrefois, chacune était réservée aux commerçants de même profession : tisserands, merciers, marchands, cuiratiers et escoffiers (cordonniers) et bouchers.

Classée monument historique, la Halle continue à accueillir comme dans le passé le marché le jeudi matin. Lieu d'échange, de rencontre et de contact, la Halle est aussi un lieu culturel où se produisent les concerts du Festival Berlioz.

Rien de sacré, mais remarquable.

5 février 2007

Eglise Saint André

La_c_te_Saint_Andr__093Le nom du bourg de La côte Saint André  viens de "Santi Andréa de Costa", apparu pour la première fois sur des documents au moyen age. Cette ville est donc ancienne et possède de nombreux édifices présentant une architecture des XI ème, XVI ème et XIX ème siècles.
La Côte-Saint-André, capitale de la Bièvre, est idéalement placée à la croisée des chemins entre Vienne et Valence, Lyon et Grenoble. Située à 400 mètres d'altitude, sur le flan d'un coteau, elle offre un large panorama sur les Alpes et laisse deviner le relief des Cévennes et du Massif Central.

















La_c_te_Saint_Andr__056_aSa position centrale en fait une ville-étape idéale pour les touristes et les pélerins de Saint-Jacques de Compostelle, de passage dans notre région.











La_c_te_Saint_Andr__062_aEglise Saint André:

Elle fut bâtie entre 1088 et 1102 par les moines de Saint-Ruf, surnommés "curés blancs". Artistes, ils avaient un atelier de sculpture où ils taillaient la pierre et ciselaient les colonnes (celles actuelles du chœur). Son clocher est d'origine romane.













La_c_te_Saint_Andr__064_aL'église présente des styles roman, gothique et moderne qui donnent à cet édifice une physionomie originale.L'étude archéologique de cet édifice complexe reste à faire. La partie la plus ancienne en est assurément la croisée du transept avec sa coupole sur trompes, d'époque romane. Le clocher en briques qui développe ses deux étages de baies au-dessus, n'est pas sans évoquer celui de la cathédrale de Grenoble et, comme lui, pourrait dater du début du XIIIe siècle. Quant à la nef, diversement remaniée, on y reconnait plusieurs périodes de l'art gothique.




La_c_te_Saint_Andr__077_aInscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, l'église est dotée d'une acoustique exceptionnelle. Elle accueille, entre autres, les concerts du Festival Berlioz au mois d'août.










La_c_te_Saint_Andr__057Saint André

Frère de Simon-Pierre, saint André né à Bethsaïde, au nord du lac de Tibériade, habitait avec saint Pierre à Capharnaüm, et fut d'abord, comme saint Jean, un disciple de saint Jean-Baptiste. La tradition grecque appelle André le Protoclet, c'est-à-dire le premier appelé des douze apôtres.

Après saint Pierre et saint Paul, saint André est l'apôtre qui a le plus d'églises en France où il est le patron d’Agde, d’Avranches, de Bordeaux, d’Orange et de la Bourgogne dont le duc Philippe III le Bon mit sous sa protection l’ordre de la Toison d’Or. A l’étranger, saint André est le patron d’Amalfi, de Baeza (Andalousie) qui fut arrachée aux Maures le 30 novembre 1227, du Brabant, de Brescia (Italie), du Brunswick, de l’Ecosse, du Holstein, de Lunebourg (Hanovre), de la Hongrie, de Mantoue, de Minden (Westphalie), de Pesaro (Italie), de Ravenne, de Rochester (comté de Kent), de la Russie, de Santander (Espagne), du Sleswig, de Verceil (Italie) et de Wells (comté de Somerset). Saint André qui est le patron des pêcheurs de poissons d’eau douce, des poissonniers et des cordiers, est aussi invoqué par les femmes qui cherchent un mari et celles veulent devenir mères.

La_c_te_Saint_Andr__049_bLes diverses mentions de reliques ou d'édifices dédiés à l'apôtre André au haut Moyen Âge s'inscrivent, pour la plupart, dans l'aire de développement de la piété martyriale au Ve siècle. Parti des régions méditerranéenne et bourguignonne, son culte s'est répandu vers l'ouest et le nord de la Gaule.









saintandreSaint André dans la toponymie au Moyen Âge

Le vocable Saint-André s'est assez largement diffusé sur le territoire français. Les départements qui possèdent un taux élevé de toponymes Saint-André se situent au sud de la ligne Eu-Genève : l'Aude, le Gard, l'Hérault, l'Ardèche, la Sarthe, l'Isère et l'Ain. L'aire de développement du culte de saint André recouvre ainsi les provinces du Languedoc et du Dauphiné (Viennois), qui possèdent plusieurs édifices anciennement dédiés à saint André. Le vocable Saint-André a pu pénétrer en France par la Méditerranée, à la faveur des échanges avec l'Orient, pour remonter ensuite le long de l'axe rhôdanien.(http://theses.enc.sorbonne.fr/document24.html)







La_c_te_Saint_Andr__081Nous avons dans l'église la présence des reliques de saint Théodore.Et une roue représentant les instruments de son martyr.La_c_te_Saint_Andr__082







La_c_te_Saint_Andr__072Il est vrai que l'accoustique est merveilleuse. A peine entrée, je fus accueillie par le jeu d'orgue magnifique d'un musicien solitaire.
Rien de particulier, si ce n'est, derrière l'autel, une énergie douce. Et un petit quelque chose dans le baptistère.

La_c_te_Saint_Andr__074_a

22 janvier 2007

L'église prieurale de Champdieu

montbrison_285Le nom de Champdieu a évolué au fil des âges. On cite d'abord Candicus (chef romain), puis au XI ème siècle  le village se nomme Candiaco. Au XIIIème siècle vient Chandiaco puis Chandieu et pour finir au XVIème siècle il devient Champdieu.















montbrison_182Champdieu s'est avant tout construit autour de son prieuré. Les traces de vie sont cependant encore plus anciennes dans cette commune : on a retrouvé quelques vestiges du néolithique et d'autres de l'empire romain.















montbrison_195Mais c'est le Xème siècle qui marque surtout la constitution du village. En l'an 980 sous le règne de Conrad le Pacifique, des moines viennent fonder à Champdieu un prieuré. La première construction, celle de la crypte, est de cette époque mais l'accroissement fut considérable au fil des siècles. On estime que le prieuré fut achevé au XIIIème siècle.









montbrison_198Le prieuré de Champdieu fut créé par la volonté de l'abbaye de Manglieu en Auvergne, il en fut très vite un des plus beau fleuron. 24 établissements virent le jour lors de l'essaimage intensif qui eut lieu au cours des IXe et Xe siècles. Position avancée en terre forézienne, ce prieuré bénédictin placé sous le vocable de Saint Domnin, assura son importance en contrôlant des prieurés de même ordre comme Bard, Sail-sous-Couzan, Essertines.







montbrison_206Romane dans sa presque totalité, l'église de Champdieu fut édifiée pour les besoins de la communauté paroissiale locale, les besoins des moines du prieuré et aussi le service du pèlerinage à Saint Domnin.








       

montbrison_268L'influence auvergnate qui marque le transept et les nefs s'explique par le fait que le prieuré de Champdieu a relevé, pendant très longtemps, de l'abbaye de Manglieu en Auvergne.











montbrison_2_139__1600x1200_La partie la plus ancienne est la crypte, l'une des plus belles du Forez, qui s'étend sous le choeur (Xème, XIème siècles).


















montbrison_2_127L'église fut bâtie dans sa plus grande partie aux XIème et XIIème siècles, mêlant les influences Lyonnaises, voire Byzantines (chœur et crypte), et les influences Auvergnates (transept, clocher, nef et narthex).






montbrison_294Au XIVème siècle, aux temps de grande misère de la Guerre de Cent Ans, l'église a été entourée, ainsi que le prieuré, d'une ceinture de fortifications, dont les murs surélevés du chevet et les grands arcs mâchicoulis en sont des restes.




montbrison_286 A la fin du XVème siècle fut édifiée la Chapelle des Bourbons dans l'angle sud-ouest et surélevé le clocher dominant la façade occidentale, bien différent du clocher roman de la croisée du transept, aux proportions très harmonieuses.















montbrison_220L'édifice possède les aspects essentiels de l'art roman qui est à la fois épique, tératologique et symbolique et qui a su s'adapter à des besoins architecturaux et spirituels spécifiques.
















montbrison_189Dès l'entrée, l'édifice nous parle et nous dit l'essentiel dans deux chapiteaux remarquables :












montbrison_2_121- à gauche une petite sirène bifide, montrant la présence de deux courants d'eau souterrains
   - à droite des feuilles d'acanthe servant à la progression spirituelle du pèlerin.
- le porche où l'on retrouve le symbole de l'eau.











champdieuTout le vaisseau, dans tous ses éléments, est chargé de symbolique, vous la trouverez omniprésente dans les chapiteaux très pur, dans les arcs, dans les ouvertures, dans le puits de la crypte, dans les colonnes, dans son orientation.








champdieu_1 Vous pouvez cheminer en reconnaissant au passage le symbole de la Trinité dans le chiffre trois (3 ouvertures, 3 arcs du transept, 3 chapelles au chevet, 3 sortes de colonnes, etc.), le symbole connu des 2 griffons buvant au même calice (griffon, animal mi-lion mi-aigle, énergies solaires terrestres et célestes), celui du Ciel (coupole), celui de la Terre (carré de la croisée du transept), celui de la Force (feuilles de chêne), celui du Martyr (palmier), le Cycle Solaire (tête d'ours), la Vie Eternelle (entrelacs).





montbrison_256Des Atlantes (personnages portant le monde et se retournant pour accéder au céleste), des sirènes, des griffons et autres entrelacs à caractère celtes nous sont parvenus afin que nous puissions travailler sur leur symbolisme.





 

champdieu_3Tout autour du bâtiment, bien visibles sur la façade sud, les éclatoirs nous prouvent que le lieu dégage de fortes énergies.







montbrison_231Dans la crypte, les reliques de Saint Domnin guérissent les troubles locomoteurs.


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montbrison_255La dalle des morts



montbrison_254Sirènes à l'intérieur





montbrison_259Piliers et cornu...





montbrison_273Le chœur

montbrison_277Et la pierre d'abaissement à l'entrée




http://dmd.free.fr/champdieu/champdieu.html

21 janvier 2007

Eglise Saint André de Saint Rambert sur Loire

montbrison_080A l'origine, Saint Rambert, un village romain du nom d'Occiacum, fut donné à l'Abbaye de l'Ile-Barbe. Les moines fondèrent un prieuré et rebaptisèrent le lieu  Saint-André-des-Olmes.
En 1078, lorsque les reliques de Saint Rambert furent apportées, le village prit son nom définitif, et fut alors un lieu important de pélerinage.

montbrison_099Bâti sur une butte dominant la plaine et le fleuve, Saint Rambert était, au moyen âge, entouré de 2 murs d'enceinte dont il reste aujourd'hui quelques éléments.





montbrison_077La chapelle Saint Jean date probablement du VIIème ou VIIIème siècle. Elle fut élevée hâtivement par les moines, près du Prieuré, en attendant que la grande église prieurale et conventuelle fut construite. Il a été découvert dans le sol de la chapelle de nombreux corps enterrés suite à une épidémie de peste qui frappa le village au moyen-age.
"Elle servait aux douze moines mais aussi permettait d'y recevoir les ouvriers occupés à la construcion de l'église.
De même, moines et manants devaient s'y réunir pour prier ensemble au VIIème siècle, sous la voûte de bois et sur les marches d'un autel de bois, pour le succès des travaux et de l'entreprise" (cf. abbé Signerin).




 


montbrison_2_058Le prieuré, dépendant de l’Ile Barbe, près de Lyon, est cité dès le Xème siècle. Mais la tour de l’église actuelle, à l’origine tour de défense, offre la particularité d’avoir de très nombreux débris gallo-romains incrustés dans sa façade (pierres, colonnes, cippes ou autels) qui laissent entrevoir l’existence d’un temple païen antérieur à la fondation de l’église. Ces vestiges en remploi sont les derniers témoins d’ Occiacum.

montbrison_081La rive gauche prit le nom de Saint-André-des-Olmes quand douze moines bénédictins dépendant du monastère de l'lle Barbe s'y installèrent au VIIIème siècle (entre 603 et 608) et construisirent d’abord la chapelle qui est mentionnée sous le nom de chapelle Saint-Jean à partir de 1307. Une autre chapelle, sous le patronage de Saint-Côme est citée dès 971. La chapelle Saint-Jean, à côté de l’église, servit par la suite de baptistère jusqu’en 1828. Quant au cloître, c’est sur les ruines d'un temple romain, ainsi que nous l’avons déjà écrit, que les moines entreprirent de l’élever. Ils le dédièrent d’abord à Saint-André. Ce n’est qu’à partir de 1078 que le prieuré, et la cité avec lui, prirent le nom de Saint-Rambert. Tout simplement parce que les reliques du Saint y furent amenées.

montbrison_083La légende, maintes fois racontée, nous dit que les reliques de Rambert, assassiné le 13 juin 675 par les sicaires d’Ebroin (maire du Palais), étaient gardées au monastère de Saint-Domitien, à Saint Rambert en Bugey. Bien loin du Forez donc, au-delà de Lyon, jusqu’au jour de l’an 1078 où un homme le vit apparaître en songe pour lui commander de transporter ses restes du Bugey en Forez ! Et voilà notre homme qui enleva les ossements de Rambert (et de Domitien, tant qu’à faire) les enfouit dans des sacs de toile et prit le chemin de Saint-André. Dans une forêt, il rencontra le comte Guillaume de Forez (ou Widelin) à qui il raconta son aventure et dévoila le contenu de son fardeau. Guillaume emmena notre homme dans sa demeure et son épouse, la belle Vandalmonde, sortit une belle chape de ses bahuts pour y enfouir les reliques. Et un joyeux cortège prit le chemin de Saint-André où tout le monde, y compris les eaux de la Loire au « Gué de la Roche », firent une haie d’honneur aux reliques de Saint Rambert et de Saint Domitien.(http://www.forez-info.com/encyclo.php)


montbrison_116Au premier étage de la tour de l'église Saint André, on trouve une salle voûtée en plein cintre, où le tombeau de Saint Rambert fut placé, dans une niche large de 2m40. Pour que les fidèles puissent défiler dans cet espace étroit, deux escaliers desservaient la salle, percés dans l'épaisseur des murs nord et sud. On retrouve la même configuration dans les cryptes de pelerinage, et dans l'église de la Morenita, à Montserat. Les deux escaliers existent toujours mais leur entrée a été bouchée.


montbrison_118montbrison_124Le choeur comporte 4 énormes piliers chargés de supporter le clocher. Il est voûté d'une coupole octogonale comprenant 4 trompes ayant un rôle acoustique.

montbrison_128Dans la chapelle de droite, une statue de vierge, se rapportant aux vierges noires, veille sur l'église. Elle est la reproduction de l'une des vierges des portes de la ville:

la porte de la Franchise, porte de l'enceinte intérieure, où se trouve une reproduction de " Notre-Dame de la porte de Franchise " (l’originale en bois de noyer se trouve au musée) tient son nom du droit d'asile dont bénéficiaient les délinquants qui parvenaient à entrer dans l'enceinte du prieuré. La cité comportait quatre autres portes, ouvrant le bourg : la porte de Bost (ou du Bois ?) qui conduisait vers le sud, vers Chambles et l’Hermitage de Notre-Dame de Grâces, la porte du Poyet en direction de Saint-Marcellin en Forez et de l’Auvergne, la porte de Bourg-Chorier qui menait au cimetière des pestiférés. Cette dernière était donc gardée par Notre-Dame de Bon Secours. La porte du Pré-Fangéat menait en direction de la Loire.

montbrison_111Le bénitier en marbre que l'on retrouve près du choeur, sur la gauche, derrière un des piliers centraux, est classé monument historique. D'après la légende, il aurait servi à recueillir le sang des sacrifices en l'honneur des divinités païennes. Il remonte à une époque antérieure au VII ème siècle.




 

montbrison_148L'abside centrale date du début du XII ème siècle. Elle est légèrement inclinée sur la gauche par rapport à l'axe central de la grande nef. Sans doute pour que l'on se remémore la dédicace à Saint André. Il faudrait calculer l'angle.










montbrison_085Sur le côté gauche de l'église, derriere la chapelle Saint Jean, se trouve un ancien puits, sans doute celui qui servit aux bons moines.




StRambert_lionLes pierres nous livrent un message. Nous retrouvons ici les symboles utilisés dans l'architecture sacrée. Sur la porte nord de Saint André, un "lion" garde l'accès. Drôle de lion...


montbrison_097montbrison_103D'autres pierres nous parlent: étoiles à 6 ou 8 branches, "chandelier" à 4 branches, indiquant peut-être le nombre de courants acquifères passant sous l'église...

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