Le temple de Taulignan
Un premier temple est construit à Taulignan en 1601 sous le règne d'henri IV. Il est détruit en 1684 peu avant la révocation de l'édit de Nantes. Près de deux siècles plus tard, en 1868, est édifié hors les remparts le temple actuel.
L'architecture en rotonde n'a touché qu'un nombre réduit de temples, dont quelques-uns en Provence.
C'est l'époque où les formes des églises réformés évoluent, parfois semi-circulaire,octogonales ou rondes.
L'église Saint Vincent de Taulignan
L'église est celle d'un prieuré dépendant de l'abbaye de Saint Ruf. Elle est mentionnée dès 1119 dans un cartulaire de Die. Au XVI ème siècle, elle reçoit le titre de paroissiale, à la place de Saint pierre, ruinée. Saint Vincent est installée au somment du bourg d'origine castrale organisé de manière concentrique autour du château et détruit à la révolution.

L'église a été en partie reconstruite au XV ème siècle et à l'époque moderne.
Elle comprend une nef unique et deux travées, ainsi qu'un transept et une abside semi-circulaire. Les parties romanes sont visibles à l'extérieur, à la base des murs sud et ouest.
Par ailleurs, on opeut remarquer de nombreux réemplois dans les refections : inscriptions médiévales dans le contrefort nord du mur occidental, petites têtes sculptées dans le mur sud.
L'église comprend un ossuaire, celui de Saint Martin des ormeaux qui vécut au VII ème siècle. Nommé évêque de Saint-Paul-trois-châteaux en 657, il fut atteint par la lèpre et se retira à Taulignan, dans une petite maison à proximité de la rivière Letz. C'est là qu'il mourut.
L'ossuaire exposé ici était dans une chapelle du XI ème siècle édifiée sur les lieux de son décès, chapelle Saint Martin, maintenant domaine agricole.
L’église Saint-Jean-Baptiste de Crupies
Etablie sur un site gallo-romain au-dessus du cours du Roubion, elle apparaît dans les textes en 1107, mais son origine est bien plus ancienne (peut-être était-ce une église baptismale), comme le prouvent les fragments remployés au-dessus de la porte.
Y sont sculptés en méplat des rameaux de vigne, aux feuilles très découpées, que picore un oiseau, travail préroman, voire pré-carolingien. Église dépendant du prieuré de Bourdeaux, lui-même dépendant de l'abbaye bénédictine de Savigny, près de l'Arbresle (Rhône), l'édifice était en ruines après les guerres de religion. Remplaçant aux XVIle et XVIlle siècles l'église Sainte-Catherine du village perché de la Vialle, il fut transformé en temple protestant de 1806 à 1904, désaffecté, puis restauré en 1960.
La nef unique comprend deux travées, dont les murs sont renforcés d'arcs de décharge en plein-cintre. Les impostes qui reçoivent ces derniers sont formées de deux cavets superposés ou d'un cavet surmonté d'un tore, moulures peu fréquentes dans le voisinage. A l'époque classique, on a fait disparaître un dosseret aux pilastres, rebâti la voûte et la façade, ouvert de grandes fenêtres.
Le petit appareil en moellons de grès roux des murs gouttereaux de la nef contraste avec les assises plus minces, où se mêlent des moellons calcaires romains, de la partie orientale de l'édifice : le raccord se voit bien dehors à la seconde travée, au sud.
L'église était en travaux quand je suis venue dans le pays.
Le contraste apparaît tout aussi net à l'intérieur, quand on arrive à la travée de chœur, vaste et insolite, dépourvue d'arcs de décharge.Deux hauts pilastres, disposés légèrement en oblique pour bien correspondre aux contreforts et portant des tailles décoratives, marquent l'entrée de la travée. Comme ceux de l'abside, ils sont surmontés d'une imposte que décore, seul luxe de l'édifice, une frise de deux ou trois spirales, auxquelles peut s'en ajouter une demie. Le motif, dérivé du rinceau, se rencontre à l'époque carolingienne et deux des frises conservent, entre des spirales, le souvenir déformé d'une petite feuille dont la signification n'était plus perçue. Dans l'hémicycle de l'abside, frappante elle aussi par sa nudité, se remarque une assise de moellons complétés par des briques. Au sud s'ouvre dans la travée une porte ancienne, contiguë à l'un des contreforts très massifs, construits en partie avec le même appareil que l'édifice, ce qui prouve que celui-ci était voûté dès le début.
Travée et abside paraissent contemporaines, ou peu s'en faut, de l'installation des moines de Savigny dans plusieurs églises autour de Comps, et en particulier à Bourdeaux, à partir de 1031. La simplicité des structures, le dégagement des volumes dû à la nudité des parois, l'emploi du petit appareil, l'archïsme de la décoration ne démentent pas cette datation ; le motif des spirales se retrouve en remploi à Comps. Quant à la nef, avec sa modénature, elle paraît remonter au Xlle siècle.
http://www.centcols.org/les_rendez-vous/damian/monuments_romans.htm
Saint ¨Pierre de Vesc
« Vaiesch » en 1113, « Vaiesco » en 1409 (du latin « episcopatum » qui donna en vieux français « evesquet »), Vesc est un ancien fief des évêques de Die.
L'église Saint-Pierre est celle d'un prieuré relevant de l'abbaye de Cruas en Vivarais. De l'édifice roman, il ne reste que la nef et la façade occidentale : une nef de trois travées, laissant apparaître, à l'extérieur, dans la façade méridionale, les arrachements des contreforts et les deux baies en plein cintre, aujourd'hui obturées, qui éclairaient les deuxième et troisième travées, la première, plus longue, restant aveugle.
Ce même mur Sud montre bien aussi que la construction de l'édifice s'est développée à la fois d'Est en Ouest mais aussi, par étapes, de bas en haut : en effet, alors que le moyen appareil en calcaire paremente la partie basse de toute la nef et la totalité de l'élévation de la troisième travée, les parties hautes des deux premières travées sont montées - du fait d'un arrêt du chantier, d'un changement d'entreprise ou d'un approvisionnement auprès d'une nouvelle carrière - dans un grès roux bien différent du matériau utilisé pour le reste du monument.
La façade occidentale est la partie la plus remarquable de l'édifice, avec son portail en plein cintre formé de deux voussures séparées par un tore retombant sur deux colonnettes à chapiteaux ornementaux, aux motifs archaïsants, l'archivolte étant décorée de dents d'engrenage et d'une mouluration qui s'amortit sur deux consoles, celle de droite présentant un couple de têtes humaines (les donateurs ?). L'un des tailloirs est orné d'entrelacs et la corbeille des chapiteaux couverte de feuillages stylisés, de faible relief mais soigneusement ciselés, aux arêtes vives et, de ce fait, accrochant bien la lumière : à n'en pas douter il s'agit là de sculptures sortant de l'atelier auquel on doit la décoration de la tribune de Cruas (Vivarais).
On observera enfin, ici et là, dans les façades, de nombreux remplois romans : des fragments de reliefs ornementaux dans le mur Sud, des tailles décoratives et des marques de tâcherons (A) dans la façade Ouest et, dans le mur Nord, dont le parement a été remonté, des claveaux numérotés (I, III) et des marques de tâcherons : BA, G, N, R, W. Toutes ces caractéristiques permettent de situer la construction de ce prieuré particulièrement attachant vers le milieu du XIIème siècle.
http://www.centcols.org/les_rendez-vous/damian/monuments_romans.htm
Notre-Dame-de-la-Calle à Dieulefit
Mentionnée dès 1031 dans la «Gallia Christiana» comme une chapelle de la «vicaria» de Comps, NotreDame-de-la-Calle à Dieulefit, en ruine depuis quelques siècles, se trouve dans le cimetière, à l'ouest de la ville.
Construite sur un site gallo-romain, elle ne présente plus que quelques pans de mur en petit appareil, recouverts de lierre. A l’est, les vestiges de l'église romane reposent sur des murs plus anciens, entre lesquels on a découvert des pièces de revêtement de marbre en «opus sectile», et des tombes recelant des armures, probablement celles des Vesc qui sont enterrés ici.
En effet, la coseigneurie de Dieulefît était pariée entre les seigneurs de Comps, puis de Vesc et les Hospitaliers de Saint-Jean de Poët-Laval tout proche. Notre-Dame-de-la-Calle fut utilisée jusqu'aux guerres de religion.
Elle avait été restaurée à l'époque gothique, ce qui pas sa ruine quelques années après. A l'ouest par contre, l’analyse des murs permet de restituer un édifice de plan polygonal.
http://www.centcols.org/les_rendez-vous/damian/monuments_romans_suite.htm
Notre-dame de Béconne, la Roche-saint-Secret
Notre-dame de Béconne à la Roche-saint-Secret est aussi appelée Notre-Dame de la fistule. Au moyen-âge, elle est le siège d'une paroisse du diocèse de Die.
L'église est entourée d'un cimetière et offre une vue remarquable sur les ruines du château de Béconne. Réputée pour ses guérisons miraculeuses, elle devint un lieu de pélerinage : de nombreux ex-votos y sont déposés.
L'église date du XIV ème siècle. La nef unique, décorée à l'est et au nord d'une litre funéraire aux armes des Seigneurs de Vesc, est couverte d'une voûte romane en berceau.
Au XVII ème siècle, l'édifice st agrandi : on y ajoute des chapelles latérales et on reprend le choeur. L'abside présente désormais un fond plat et une voûte en plein-ceintre peinte en bleu.
Elle fait 16 m de long, 4,25m de large, et 4m de haut. Dans la chapelle latérale de droite se trouve une statue primitive de la vierge, dite miraculeuse. Malheureusement l'église était fermée quand je suis arrivée.
La chapelle Saint-Vincent au cimetière de Grignan
Le monument le plus ancien de Grignan. De style roman primitif, la chapelle date du XI ème siècle. Sa façade si pure aussi bien que la régularité de sa construction en petit appareil, en font un édifice remarquable.
Dans ce cimetière existait autrefois deux églises, dépendantes dès 1105 de l'abbaye de Tournus : Notre-Dame, détruite, appartenait au diocèse de Saint-Paul-trois-châteaux et Saint Vincent au diocèse de Die.
Mentionnée dans une bulle du pape Pascal II, du 24 avril 1105, elle dépendit du prieuré des Tourrettes et fut église paroissiale depuis 1280 jusqu'au XV ème siècle. L'intérieur est digne de l'extérieur. Son abside, voûtée en cul de four, paraît cependant avoir subi de nombreuses transformations.
Les biens de l'abbaye de Tournus furent rattachés au chapitre de Grignan en 1539 peu avant son installation dans la collégiale Saint Sauveur.
La nef très sobre a été allongée d'une travée vers l'ouest. Le portail est un bel ouvrage du début du XIII ème siècle dans la tradition romane. L'intérieur est digne de l'extérieur.
Son abside, voûtée en cul de four, paraît cependant avoir subi de nombreuses transformations.
L'abside à pans extérieurs a été reconstruite au XVII ème siècle.
L'église Saint Raphaël de Solérieux, intérieur
L'intérieur est très sobre, sans aucune prétention. L'atmosphère porte au recueillement.
L'ancien choeur, qui se trouvait en place du cimetière, est remplacé par l'une des chapelles latérales. 
De chaque côté, deux colonnes sculptées portent la symbolique des énergies, et bien plus encore. L'endoit est serein, bien que peu ou pas du tout entretenu. Mais nos amies arachnéennes s'y trouvent bien. Et moi aussi.
L'ancien monastère de Saint-Pierre et l'église Saint-Blaise
Cette ancienne église, primitivement sous le vocable de Notre-Dame-des-églises, fut le siège d'un prieuré dépendant de l'abbaye de Cluny et fut ruiné dès la fin du XIV ème siècle.
Ce site, désservi par un ancien chemin, du Pontaujard à Nyons, était occupé dès l'époque antique.
Des fouilles ont montré l'ampleur du bâtiment (tois nefs de quatre travées, chevet à tois absides) qui a remplacé aux XI ème et XII ème siècles une église plus ancienne.
Des tombes rupestres ont été creusées dans le rocher, surplombant le site.










