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lieux sacrés

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9 septembre 2006

L'abbaye royale de Santes Creus, la salle capitulaire et le deuxième cloître

poblet_santa_creus_199La salle capitulaire occupe un vaste espace carré de 11 mètres de côté et couvert de 9 voûtes disposées sur des croisées d'ogive soutenues par 4 colonnes.

De la salle capitulaire part un escalier qui nous mène au dortoir. Cette immense salle de 46 mètres par 11 communique au nord avec l'église.

Le parloir ou corridor unissant le cloître gothique au deuxième cloitre, est suivi de l'entrée à la salle des moines transformée à l'époque moderne en chapelle Saint Bernard. La salle des moines fait 17 mètres par 11; elle est recouverte de 6 voûtes soutenues par 2 colonnes.C'est l'une des plus belles salles de l'architecture de Santes Creus, avec la salle capitulaire. Malheureusement, je n'ai pu la prendre en photo.

 

poblet_arches2Le deuxième cloître est construit sur un plan rectangulaire de 25 mètres par 37. Il est considéré par de nombreux chercheurs  comme une oeuvre de la première période de l'abbaye.

poblet_santa_creus_135Il serait donc antérieur au cloître principal. Il joua un rôle de trait d'union entre les espaces en intégrant le palais royal. On peut voir au sol les restes du premier lavabo.

Guillem de Ferrera intervint dans cet espace pour le réorganiser au plan plus fonctionnel. Il fit sculpter ses armes dans la cour du palais. Ce palais fut construit par Jacques II lorsqu'il décida de fixer sa résidence à Santes Creus.

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poblet_santa_creus_212Le palais était indépendant de l'abbaye et l'on pouvait y entreret sortir sans gêner les moines. La structure du palais est gothique: une cour entourée d'une zone d'habitation. De royal, il devint abbatial et fut réaménagé.

 

 

 

 

 

 

 

 

poblet_santa_creus_223La zone située derrière le cloître s'organisait autour d'une chapelle, qui fut la première église de l'abbaye avant de devenir chapelle de l'infirmerie au XIII ème siècle: c'est la chapelle de la trinité.

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Elle est construite sur un plan rectangulaire de10 mètres par 5. Elle reproduit le modèle typique des églises de la fin du XII ème siècle. Il n'y a pas d'abside se détachant de l'ensemble, la porte est orientée au sud, eu égard à la fonctionnalité de la chapelle et non pas au modèle. (fonctionnalité englobe réseaux telluriques)


 

 

 

 

poblet_santa_creus_218Ces premières dépendances de Santes Creus ont non seulement été modifiées, mais aussi démembrées en grande partie. Seuls subsistent aujourd'hui quelques pans de mur qui témoignent de leur existence. Il nous reste une merveilleuse fontaine... C'est ici que je me suis sentie le mieux.

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9 septembre 2006

L'abbaye royale de Santes Creus, l'abbatiale

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Retour à l'église abbatiale. Elle est en forme de croix latine. A son chevet, seule se détache l'abside centrale, carrée. Les 4 absides latérales n'ont pas de projection extérieure, ce qui vcontribue à favoriser la disposition en croix. Il y a 3 nefs séparées par de solides piliers soutenant les voûtes de la nef centrale et des latérales. Sa longueur intérieure est de 71 mètres, et le transept en fait 35. De partout des eclatoirs d'une forme particulière. Je sais que j'en ai déjà vu de semblables, mais je ne me souviens plus où....

Le baptistère reste sobre...

 

 

 

poblet_santa_creus_225L'église a une grande abondance d'ouvertures, malheureusement la grande rosace est cachée par un retable baroque. ( bon, j'espère qu'ils auront bien froid et plus de bois pour chauffer... plus que le retable baroque...ohhh, c'est ballot !!!!) (non, c'est joli quand même un retable baroque) (si si, je vous assure) (ah bon ? ça se voit tant que ça que j'aime pas ? ) (mais y'en a qui aiment, alors bon...)

 

 

 

 

poblet_santa_creus_117L'architecture extérieure de l'église fut modifiée  par une tour-lanterne coiffant le transept à partir de 1314, financée par...devinez-qui...Jacques II. Cette tour est visible de très loin et semble étrangère à l'esprit de l'abbaye. Par contre, l'esprit de l'abbaye se retrouve, comme à Poblet, dans les vignes magnifiques qui l'entourent.

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4 septembre 2006

les fontaines et le réseau de l'eau à Mende

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lozere_039Dans toutes les descriptions de Mende, depuis le moyen-âge, on parle du grand nombre de fontaines. Les eaux serpentent aussi sous les maisons à travers un réseau de canaux souterrains qui rejoignent le Lot.

lozere_042Pas étonnant qu'une petite Dame ait élu domicile au milieu de tout ça!  Les eaux, la montagne de Menât non loin, où Saint Privat tient lieu de parèdre à défaut de Saint Michel. Il y a même sa grotte... Mais ce sera pour une prochaine visite.

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lozere_036La fontaine qui se trouve au sud de la cathédrale s'appelle la "fontaine du griffon". Griffon est un mot occitan qui désigne le jaillissement d'une source. les Mendois connaissent la fontaine comme la fontaine de l'Aoumenet, le petit homme, qui commande la sortie des eaux et porte sur son poingt un faucon dont le bec laisse couler un filet d'eau. Cette fontaine existait déjà au XV ème siècle. C'est l'une des plus importantes de Mende, en raison de sa position haute, qui permettait à ses eaux abondantes de s'écouler dans presque toutes les rues de la ville.

4 septembre 2006

La vierge noire de Mende

Cette vierge aux lignes byzantines, les croisés l'auraient rapporté d'Orient par Guillaume de Peyre entre entre 1212 et 1222, où les moines du mont Carmel, héritiers d'Isaïe, l'auraient sculptée dans un bois très dur, (peut-être de l'olivier), "dans le culte de la vierge-mère. Elle est datée pourtant du XI ème siècle.

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Assise sur un siège d'époque récente, drapée dans une robe aux plis harmonieux, elle tend les bras en avant. tout le corps était peint en rouge, seule la tête et le cou sont recouverts d'un vernis noir.

Elle apparait dans l'histoire dès 1249: Randon de Chateauneuf rend hommage à l'évêque Odilon de Mercoeur devant " l'altar de Madona Santa Maria, en la gleiza de Mende ".

lozere_025Deux fois elle fut sauvée de la destruction. En 1579, quand les Huguenots eurent pris Mende, une vieille femme aurait eu l'astuce de demander "cette vieille souche de bois" pour son feu aux soldats de Merle qui allaient la brûler. Le 8 décembre 1793, les révolutionnaires la jetèrent à bas de son trône pour faire monter sur l'autel la déesse raison. Après la fête, une femme vint ramasser la statue oubliée et l'emporta, furtivement, sous son manteau.

Le 15 août 1894, on lui fit quitter sa chapelle (chapelle des mariages qui fut plus tard celle de Saint Roch) pour l'installer à nouveau sur le maitre-autel.

Revenue à sa chapelle en 1960, depuis que le maitre-autel n'est plus qu'une simple table .

Un nombre impressionant de reliques sont cachées entre ses deux épaules, dans une cache-reliquaire,ce qui est presque unique chez les vierges noires. L'inventaire canonique de 1857 en donne le détail:

Cheveux de la vierge, parcelles de ses vêtements, de son tombeau, fragments de la vraie-croix, sans oublier des restes des Saints Pierre, André, Paul, Martial, Denis, Jacques...

lozere_012Pour le cinquantenaire de son couronnement, en 1946, l'ancien curé de Mende écrivit ces lignes:

" Les 15 Madones Lozériennes les plus marquantes étaient les invitées de Notre-Dame de Mende: les unes venues en personne, comme celle de la Carce (Marvejols), de tout pouvoir (Langogne), de Pitié (Saint chély); d'autres, trop lourdes pour se déplacer, s'étaient fait représenter: ainsi les vierges du rocher (Meyrueis et Serverette) ou de la sentinelle (Nasbinals). Les madones de Quézac, de Nogaret, de la Malène étaient là; celle du bon-secours (les Salelles), de Beaulieu (Paulhac), de la Salette (Saint-Privat de Vallongue), de toutes grâces (Cheylard l'évêque) et enfin celle de Bouldoire, la dernière mais non la moins ancienne. Toutes assistaient à cette parade, qui eut étonnée nos aïeux du moyen-äge, habitués pourtant aux processions de reliques et aux rassemblements de prélats."

On ne saura jamais ce qu'est devenu son fils.....

pour les vierges noires, voir ici

4 septembre 2006

La cathédrale Notre-Dame et Saint-Privat de Mende

lozere_001La région est un ancien site de peuplement remontant à l'âge du bronze, mais la ville à proprement parler ne date que du Moyen Âge. (Viculus Mimatensis, tiré du Mont Mimât où se trouve l'ermitage de Saint Privat). la montagne du Gévaudan était un lieu sacré pour les Celtes qui vénéraient la déesse-mère.

lozere_005951 est la date souvent avancée comme celle de la constitution de l'évêché de Mende. Avant celle-ci, une église devait s'élever, suivant la coutume, au-dessus de la crypte de Saint Privat pour glorifier ce martyre qui suscita de nombreux pèlerinage dans la ville de Mende.

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lozere_003Le Gévaudan, au XIIème siècle, c'était couvert d'églises romanes, humbles pour la plupart mais d'une austère beauté, en harmonie avec cette terre.

Ce fut le pape gévaudanais Urbain V qui offrit à son diocèse natal la cathédrale gothique. En mars 1369, il donne à la future cathédrale une relique précieuse: une épine de la couronne du Christ que Saint Louis avait ramenée de terre sainte.(Je vous dis pas le poids de ses valises à ce pauvre Louis, avec tout ce qu'il a ramené de là-bas. Heureusement pour lui, je pense qu'il avait des porteurs...) Il donne aussi le chef de saint Blaise et des reliquaires.

lozere_007Les travaux de 1369-70 permirent d'édifier la nef. De nombreux tailleurs de pierre étrangers se joignirent aux ouvriers du pays: on reconnait le maître d'oeuvre Pierre Morel, de Majorque.( Il a construit la Chaise-Dieu, qui a les mêmes dimensions que Mende, puis on le retrouvera à Lyon et à Avignon) et Pierre Juglar.(qui édifia plus tard La Sainte Chapelle de Riom et le palais du Duc de Berry)

lozere_021La mort du pape marque l'arret des travaux. Pendant 60 ans, la cathédrale fut réduite à la nef: au milieu, côté sud, l'autel de la Sainte-Croix, au desus de la crypte de Saint Privat, les taisseries des galères d'Urbain V décoraient les murs; dans l'armoire aux reliques, on avait enfermé la Vierge, saint Blaise et les joyaux précieux.

lozere_024la cathédrale fut consacrée en 1521, de même que la monumentale cloche de la tour nord, baptisée la " non pareille de toute la Chrétienté ".(plus grosse cloche au monde, fondue entre 1517 et 1521 à Villefort et détruite lors des guerres de religion. Il n'en subsiste que le battant. )

lozere_046Détruit en grande partie durant les guerres de Religion, l'édifice fut restauré en deux étapes : à chaque fois, on chercha à renouer avec le style gothique. Ce principe présida à la rapide reconstruction qui intervint au début du 17e siècle - ce qui est un fait exceptionnel -, mais aussi aux importants travaux entamés de 1868 à 1906, où les architectes cherchèrent à imiter le gothique du XV ème siècle. On restaura alors les décors sculptés - et parfois on les restitua. Les chapelles, voûtées en berceau, furent couvertes d'une voûte d'ogives.

Quelques dates et chiffres:

Longueur: 67 mètres, Largeur totale:29, Hauteur: 25. Abside entourée d'un déambulatoire (pas de transept ni de chapelles absidiales). Les chapelles latérales sont rectangulaires et les deux chapelles de Notre-Dame et de saint Privat sont pentagonales.

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image1105: consécration de l'autel

1308: Urbain V fait édifier la nef

1452-1467: achèvement de la nef et construction de l'abside.

1508-1516: construction des deux clochers

1581: Merle détruit la plus grande partie de la nef

1599-1605: reconstruction sans ornements

1846: installation de 9 cloches venues d'Avignon

1855: On dégage l'édifice au sud par la démolition du palais episcopal. On refait les portails nord et sud dans le style flamboyant

1896-1905:on édifie le grand porche d'entrée sous la rosace.

lozere_029De temps immémorial, l'Église de Mende est sous le patronage de Saint Privat. Dans son histoire des Francs, Grégoire de Tours relate les circonstances de sa mort et le range parmi les saints illustres des Gaules, avec Denis de Paris, Saturnin de Toulouse, Martial de Limoges, Martin de Tours, Ferréeol de Vienne, Julien de Brioude...
Saint Privat aurait été envoyé en Gévaudan par Saint Austremoine. Il serait né à Coudes, non loin de Clermont.

lozere_049La date du 21 août serait celle de son martyre. Grégoire de Tours le situe au temps de Valérien et Gallien (253-260). Dans son ouvrage sur Saint Privat le chanoine Remize dit qu'il fut martyrisé par les bandes de Chrocus aux vers l'an 258. A cette époque, des Alamans dévastèrent le Gévaudan après avoir ruiné Javols. La défense se concentra sur la forteresse de Grèzes qui tint en échec les envahisseurs.

lozere_050 Ceux-ci mirent la main sur Saint Privat réfugié dans la grotte du Mont Mimat. Il refusa d'ordonner la capitulation de son peuple. Maltraité et poussé à coups de bâtons jusqu'à Mende, on lui demanda de sacrifier aux idoles. Sur un nouveau refus, les bourreaux continuèrent à le supplicier et se retirèrent, croyant leur victime morte. N'ayant pu obtenir la réalisation de leur projet, les Alamans traitèrent avec les assiégés et quittèrent le pays. Saint Privat ne tarda pas à succomber et fut enseveli dans une crypte de la cathédrale de Mende.
Vers 631, son corps fut transporté à Saint Denis près de Paris. Vers 776, il fut transféré à Salone en Lorraine. Plusieurs localités du nom de Saint Privat, font état de ce séjour. Plus tard, un moine du nom de Clocbert le ramena en Gévaudan; sur le chemin du retour des églises furent bâties sous son vocable dans les environs d'Orléans et de Bourges.

lozere_047Les Mendois dissimulèrent les restes de Saint Privat dans les sous-sols de l'église Sainte Thècle à l'ouest du grand clocher actuel de la cathédrale jusqu'en 1170, où l'évêque Aldebert III du Tournel le ramena dans la crypte primitive. En 1579, les guerres de religion et plus tard la Révolution firent disparaître en partie ses reliques. Ce qui en subsiste est conservé en l'église de l'Ermitage.
Le culte de Saint Privat s'est toujours maintenu dans le diocèse de Mende. Le livre des « Miracles de St. Privat » relate un certain nombre de faits extraordinaires qui lui sont attribués.

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La grotte du Mont Mimat, n'a jamais cessé d'être un lieu de pèlerinage fréquenté. Dès le Xlle siècle l'évêque y installe à demeure, un chapelain. Les divers édifices qui l'avoisinent de nos jours, constituent un site propice au recueillement et à la prière.
Une quinzaine de paroisses lozériennes s'honorent du patronage de Saint Privat. L'aire de son rayonnement s'étend bien au delà du diocèse. Tout cela marque le crédit dont jouit encore le Saint que le Gévaudan a eu pour apôtre.

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31 août 2006

Monestir de Poblet, les enceintes et le palais royal

poblet_santa_creus_001Le monastère se trouve entouré de trois enceintes.

poblet_santa_creus_004Dans la première, nous retrouvons une chapelle dédiée à sainte Marie, Saint Michel et Saint Georges (on retrouve les parèdres).



poblet_santa_creus_002Près de cette chapelle, la porte dite "dorée", qui doit son nom au métal dont elle était faire selon la tradition.

poblet_santa_creus_025Dans la deuxième se trouve la place avec au fond la muraille imposante du monastère et la façade de l'église. Cet espace était autrefois bien plus construit. On y trouve encore les restes de l'ancienne auberge du XIV ème siècle.

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Les tours royales permettent l'entrée à ce qui fut proprement la claustration. C'était à l'époque la seule porte d'entrée à l'enceinte fortifiée par les murailles.




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poblet_santa_creus_019Dans la troisième, après avoir traversé les tours, se trouvent l'entrée du palais royal et les dépendances auxilliaires de la communauté. Dans le palais, le musée, avec une statue de Sainte Anne portant la vierge et l'enfant. Rarissime, je n'en ai vu qu'une autre comme celle-là à Polignac, dans l'église romane. Elle date du XII ème siècle...

31 août 2006

Monestir de Poblet, le réfectoire et le dortoir

poblet_santa_creus_096poblet_santa_creus_097L'ancien dortoir du XIII ème conservait à l'époque les pressoirs qui servaient à faire le moût (actuellement le parloir où se trouve la statue de Saint Bernard ).

 

 

 

 

 

 

 

 

 poblet_santa_creus_089Le refectoire a été transformé en cellier (on rabaissa le niveau du sol pour poser les cuves) qui porte encore les traces des conduits pour le vin et un silo en pierre).

31 août 2006

Monestir de Poblet, l'église

poblet_santa_creus_006L'église a un plan de basilique avec 3 nefs et 7 travées et un large transept sur lequel s'ouvre deux chapelles absidiales et le chevet formé par un déambulatoire. Elle fut construite entre 1166 et 1198, mesure 85 mètres de long sur 28 de haut.

 

 

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poblet_santa_creus_072poblet_santa_creus_012poblet_santa_creus_056L'église abbatiale est longue et étroite. La nef septentrionale et le déambulatoire ont conservé leur toiture originale qui n'est pas encore de style gothique, contrairement à la nef méridionale qui possède une croisée d'ogives splendide. Dans le déambulatoire, à l'arrière de l'autel, de beaux éclatoirs que l'on retrouve un peu partout. Présence donc d'une énergie importante.

de partout sur les pierres, des signes lapidaires compagnoniques.poblet_santa_creus_018

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poblet_santa_creus_087Au XIV ème siècle, l'abbé Copons modifia la nef latérale méridionale pour rajouter les 7 chapelles. C'est lui également qui fit construire la lanterne qui se trouve au croisement  du transept.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

poblet_santa_creus_074L'abbatiale porte les tombes de 8 rois d'Aragon et comtes de Barcelone sur les 13 qui ont éxisté, de 6 reines, nombreux infants et princes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous ne finirons pas la visite sans parler de ce qui a toujours fait la grandeur des abbayes... Je veux parler de ça:

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Benoit, quand il fit sa règle, voulut rajouter le fait que les moines n'avaient pas le droit de boire de vin. C'est la seule fois, sous la pression de ses compagnons, qu'il dut faire marche arrière !

29 août 2006

Cham des Bondons

cham_des_bondons_075Pas de commentaires avant d'avoir visité les sites suivants:

http://perso.orange.fr/deesse-mere/1menhir.htm

http://prehist.free.fr/bondons/

Le premier étant plus proche de ma vision des choses, le deuxième ayant une approche plus archéologique.

Nous voici donc dans la Cham des Bondons....tirant son nom de l'occitano-patois Cham (plateau ou causse) et de la proximité de la commune des Bondons en Lozère. C' est un plateau calcaire d'une dizaine de kilomètres carrés s'étendant au pied du Mont Lozère.

cham_des_bondons_007(Wikipédia):Avec ses 154 menhirs de granit, le site constitue la deuxième concentration de monuments mégalithiques en Europe après les alignements de Carnac en Bretagne.cham_des_bondons_013

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cham_des_bondons_009 On estime que la mise en place de ces pierres doit se situer entre la fin du Néolithique et l'âge du Bronze. (Moi je demande à voir... Personne n'a osé jusqu'à présent donner des dates plus conformes aux travaux de radiesthésistes, sauf un site présentant des mégalithes de Bretagne dont j'ai perdu le lien, et qui proposait des -25 000 ans...)

cham_des_bondons_090Ce site recèle également une curiosité géologique : deux mamelons calcaires ayant résisté à l'érosion et dominant la vallée du Tarn. Ces puechs (du latin podium, terre élevée), comme on les appelle, seraient issus selon la légende de la boue tombée des sabots de Gargantua. (On le retrouve vraiment partout ce brave géant...)

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cham_des_bondons_020cham_des_bondons_014cham_des_bondons_024Sur une aire d’à peine 10 km² ont été plantés il y a plus de 4000 ans (Ca c'est au moins...) plus de 150 menhirs. Certains chercheurs avancent le nombre de 154 et d’autres au-delà de ce chiffre. Le premier grand inventaire de ces monolithes remonte aux années 1940 avec le docteur Morel.

cham_des_bondons_025cham_des_bondons_027Depuis, peu ou pas de publications sur ce site, sinon confidentielles. Grâce aux collectivités territoriales et au Service des Antiquités dirigée en Lozère par Gilbert Fages, ce patrimoine est en train de sortir petit à petit de l’ombre.( oui, il sort de l'ombre, et c'est tant mieux... Dommage que les pierres ne soient pas relevées  tout à fait comme elles ont été plantées.)

cham_des_bondons_030En effet, tout au début du XXe siècle, c’était tout au plus entre 3 et 7 menhirs qui étaient encore debout. Dans les années 1980-1990, une trentaine de pierres avaient été relevées. Aujourd’hui, ce sont au moins 80 menhirs qui ont retrouvé la verticale.

cham_des_bondons_125cham_des_bondons_127Parmi ces derniers, on notera au sud des hameaux de la Vaissière et de la Fare, deux très grands menhirs mesurant respectivement 4,80 m et 4,50 m hors sol. Encore couchés il y a quelques années mais aujourd’hui remis à la verticale, ils avoisinaient 6 m de long.

cham_des_bondons_049cham_des_bondons_048cham_des_bondons_046cham_des_bondons_044En premier lieu, on remarque que tous les menhirs de cet ensemble sont en granit extrait des pentes sud du massif du Mont Lozère. Or, ces pierres ont été plantées en terrain entièrement calcaire. Elles ont donc été transportées pour être érigées à cet endroit sur une distance minimum de 800 m. Pour certaines pierres, la distance entre le lieu d’extraction et le lieu d’érection doit se compter en kilomètres.

cham_des_bondons_056cham_des_bondons_062En second lieu, les menhirs ne semblent pas disposés dans l’espace de manière rationnelle. On trouve un grand nombre de menhirs seuls, des menhirs par paires et plus rarement en ligne de trois. Des demi-cercles et de vagues cercles (cromlechs) se dessinent aux groupes n°2 de la Fage et à la Baraque de l’Air.

cham_des_bondons_117Il n’y a donc pas ici de longs alignements du type Carnac en Bretagne ou des dispositions en cercles parfaits comme sur le Causse de Blandas (département du Gard) Les plus grands menhirs sont souvent sur des buttes mais là encore ce n’est pas une généralité.

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cham_des_bondons_088cham_des_bondons_095cham_des_bondons_101En troisième lieu et le plus sujet à hypothèses, c’est bien sûr de connaître la motivation des constructeurs préhistoriques d’élever autant de pierres en un endroit aussi restreint. On a ainsi parlé de balisages de chemins antiques par temps de fortes neiges,( j'avais pas pensé à ça), de bornes indicatrices d’entrées de mines,(non plus) de jalons d’une « route de l’uranium » (à voir)…

cham_des_bondons_131Rien ne permet aujourd’hui d’étayer ou de réfuter totalement telles ou telles hypothèses. Néanmoins, on peut avancer l’idée que ces monolithes dressés par dizaines auraient pu démontrer le fort sentiment religieux et la puissance d’une tribu sur d’autres.(pourquoi vouloir toujours mêler la religion aux mégalithes... Sauf si on prend le mot dans sa première signification qui est "relier à".)

Nombreuses sont les légendes arrivées jusqu’à nous et qui rappellent le pouvoir de fertilité et de force attaché aux pierres plantées.( on se rapproche)

cham_des_bondons_135En planter autant sur quelques kilomètres carrés devait revêtir une très importante symbolique religieuse (encore!!!) sinon politique (si la politique se mêlait d'initiation aux courants telluriques...) et ainsi conférer à la Cham des Bondons il y a plus de 4000 ans la notion de « lieu sacré » . Ce qui est sûr aujourd’hui, c’est que la mystérieuse Cham des Bondons garde jalousement le mystère des peuples qui ont dressés ces monolithes dirigés vers le ciel et leur fonction originelle. La Cham des Bondons, en plus d’être la seconde plus importante concentration française de menhirs après Carnac, est aussi un très agréable lieu de randonnée très facile à explorer et où la Préhistoire lozérienne et cévenole se dévoile à chaque détour de chemins.(Wikipédia)

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Bon, je me moque un peu, mais cet article est très bien fait et a le mérite de parler d'un des sites les plus extraordinaires que je connaisse. Mes photos vous l'auront, je l'espère, démontré.

Il est vrai qu'il n'est plus très brillant aux niveau des énergies, mais quelques endroits marchent très bien encore. De plus, à chacun ses ressentis: il y a tant de pierres levées, que toute personne doit pouvoir trouver celle qui va la faire vibrer...

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Et que de bonheur de pouvoir toucher les pierres, les renifler, leur parler, sortir son pendule, tourner autour, les caresser, méditer, danser si le coeur vous en dit, sans zones interdites ni foule dévisageante... j'ai même pensé voir, sur une colline au loin, plusieurs pierres dressées côte à côte: zoom x 24. Surprise...

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La Cham des Bondons se compose de plusieurs groupes de menhirs de taille et d’intérêt variable :

Le groupe de la Fage, fort d’une vingtaine de menhirs couchés, se confond dans un reboisement et les monolithes sont de taille moyenne (entre 1,50 et 2,50 m). Du fait de son occultation par la végétation et de la relative petitesse des menhirs, l’intérêt de ce groupe est peu élevé.

cham_des_bondons_080Le groupe n°2 de la Fage est certainement le plus connu et le plus visité. Il compte plus d'une vingtaine de menhirs redressés, un dolmen et des tumulus.

cham_des_bondons_105Le parking aménagé est implanté très près du point de départ de ce groupe et de son menhir emblématique « la Pierre des Trois Paroisses ». On reconnaît facilement cette belle pierre aux marques taillées dans la roche laissées par des essais de débitage effectués par des carriers. Autrefois couchée, elle aurait avoisiner 5,45 m de longueur. Elle a été en partie amputée par les carriers et aujourd’hui, une fois redressée, elle culmine à moins de 3 m de hauteur.

cham_des_bondons_142Tout autour de cette pierre et en se rapprochant du hameau des Combettes (en contrebas dans la vallée), on rencontre en suivant le GR le dolmen de la Fage, quelques menhirs isolés et sur un replat un peu plus bas, le bel ensemble formé par les trois menhirs alignés de Chabusses.

cham_des_bondons_097cham_des_bondons_026Une fois traversé la petite pinède située juste à côté et en suivant le GR, ce sont des menhirs seuls ou par groupes de deux qui attendent les randonneurs et cela jusqu’aux Combettes. En allant vers l’est à partir de « la Pierre des Trois Paroisses », plusieurs paires de menhirs ont été replantés et cela jusqu’au sommet d’un mamelon.

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Le groupe de la baraque de l'Air compte une vingtaine de menhirs dont la taille moyenne se situe entre 1,70 et 2 m. Ils sont pour leur grande majorité implantés aux sommets de petites croupes situées au sud de la maison dite de la Baraque de l’Air. Ces pierres semblent dessiner pour certaines des demi-cercles de petites envergure ou des alignements imparfaits.

cham_des_bondons_136Le groupe de la Vaissière présente les plus grands menhirs de la Cham des Bondons. Situé au sud des hameaux quasi-abandonnés de la Vaissière et de la Fare, c’est un ensemble numériquement très important (une quarantaine de menhirs) mais aussi très étalé sur le terrain.

cham_des_bondons_149C’est ce groupe qui a le plus bénéficié des dernières restaurations, ce qui a permit de revoir érigé en majesté de très grands monolithes avoisinant les 5 mètres de hauteur. En se baladant dans ce groupe, on remarque encore près d’une dizaine de pierres couchées, pierres qui devraient être replantées dans les mois ou les années à venir.

cham_des_bondons_126Très proche du groupe de la Vaissière mais séparé par un profond ravin, le groupe de Colobrières est facile à atteindre en une demie-heure de marche. L’intérêt vient surtout du beau menhir de Colobrières haut de près de 4 mètres et planté en haut d’une croupe. Les autres menhirs alentours sont toujours couchés et de taille inférieure.

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J'allais oublier mon petit pote...

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28 août 2006

Bredons

lozere_174Michel Rouche, professeur d'histoire médiévale à la Sorbonne,a tenu une conférence sur le thème:" 15 siècles d'histoire de Bredons".
Une histoire jalonnée de luttes intestines, de rivalités pour le partage du pouvoir et des privilèges.
Ainsi il précisait que le nom de Bredons vient du mot celtique dunum, qui signifie : site élevé, forteresse.
Les premiers habitants se sont installés sur des collines aisément fortifiables, ce qui explique une présence
humaine sur le site de Bredons dès le néolithique.
Un monastère y sera fondé au XI° La communauté ne dépassera jamais 6 moines.Le territoire de Bredons dépendait au XI ième siècle des biens de la famille de Henry, noble famille possédant de vastes domaines entre Murat et Saint-Flour.

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La construction du prieuré Saint-Pierre-Saint-Paul de Bredons débute en 1050, sous l’impulsion de Durand de henry, converti moine bénédictin et originaire d’une famille importante de Murat. Il deviendra, en 1057, abbé de Moissac.
Construite en 1075, l’église prieurale est consacrée en 1095 par l’évêque de Clermont, à l’occasion de la visite du pape Urbain II. Elle est édifiée à l’emplacement de l’ancienne chapelle Saint-Timothée et de la Sainte croix, et est dédicacée aux saints Pierre et Paul.

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En 1284, par un contrat entre le Prieur de Bredons et le Bailly des Monts d'Auvergne aux termes duquel est partagée la souveraineté judiciaire et financière, le Roi St. Louis fit élever sur le rocher de Bredons, au point culminant, la tour de Beccoire. Il ne reste rien de ces constructions. Cette tour qui dominait le prieuré de Bredons à portée de voix apparaissait parfois sans doute au Prieur comme un symbole encombrant du pouvoir laïque.

Vers 1350, en haute Auvergne, apparurent des bandes de pillards connus sous le nom de "Bandes Anglaises ". Beaucoup d'églises furent incendiées. La région sortait à cette époque d'une longue période de misère où le simple manque d'entretien avait pu précipiter la ruine des constructions. C'est peut-être dans ces temps que disparaissent les voûtes de la nef de l'église.lozere_188

En 1384, l'évêque de Saint-flour autorise le chapitre de Murat à construire une église indiquant que le voisinage des Anglais et la guerre sans merci que se faisaient les prétendants à la vicomté de Murat empêchaient les habitants de la ville d'aller remplir leurs devoirs religieux à Bredons. Elle fut construite en deux ans. Cette décision fut l'objet de querelles entre le Prieur de Bredons et le chapitre de Murat

Vers 1704, la cure de Murat est donnée au prieuré. Depuis cette époque, la ville a pour église paroissiale celle de l'abbaye. Les relations entre Murat et Bredons ne cesseront de se dégrader, nécessitant parfois l'intervention du pape. Ainsi Urbain II (1088-1099), qui a prêché la première croisade, doit trancher des procès concernant leprieuré.
Les chanoines de la collégiale Saint-Martin à Murat contestent l'autorité du prieuré de Bredons. Des différends apparaissent au début du XIV° entre le vicomte de Murat et le prieuré de Bredons. Cette communauté entre en conflit avec les moines de la collégiale Notre-Dame de Murat.

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A la fin du XV ièmè siècle, de grandes réparations furent entreprises à l'église de Bredons par le prieur Jean II des Prez de Montpezat. Entre 1517 et 1542, le nouveau Prieur Antoine d'Auriol, amateur éclairé à l'époque de l'influence italienne dota l'église d'un ensemble de stalles et boiseries de grande qualité dont on peut regretter qu'une partie seulement nous soit parvenue.
Antoine d'Anglade, dernier Prieur régulier de Bredons entrepris d'importants travaux de restauration de la partie sud-ouest de l'église où son blason est visible au revers de la façade occidentale. Entre 1664 et 1757, l'esprit de la réforme transforme le décor intérieur de Bredons, mais les importants retables que l'on peut aujourd'hui y admirer furent surtout dus aux curés et marguilliers : les Prieurs d'alors abandonnent volontiers l'administration du temporel entre les mains d'un fondé de pouvoir et résident de moins en moins sur place.lozere_194
Une loi de L'assemblée nationale ayant ordonné la vente des biens nationaux avant le 15 septembre 1790, la municipalité de Murat mit en vente le Prieuré de Bredons. Aucun acquéreur ne se présenta. La population, fuyant les prêtres assermentés, venait suivre à Bredons les offices des réfractaires. En 1791, la municipalité de Murat fermait l'église de Bredons. Des émeutes assez violentes s'en suivirent.
En 1795 le quartier du " Fontillou " à Murat ayant brûlé, le conseil municipal autorisa les sinistrés à prendre des pierres des bâtiments du Prieuré pour reconstruire leurs maisons. A la même époque le clocher fut démoli et reconstruit dans son état actuel.
En 1840 l'église de Bredons fut classée Monument Historique et on répara les désordres qu'avait provoqué dans les maçonneries la démolition des bâtiments du Prieuré. (d'après Michel Jantzen ,
Architecte en chef des M.H.)

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Il est étonnant que dans l'historique du prieuré, personne ne parle de la vierge noire, merveilleuse statue romane de majesté, volée en 1953. On lui accordait une parenté orientale grâce à saint Louis qui en aurait fait don à l'église.(décidément, ses valises devaient être bien lourdes à son retour).

Celà explique aussi pourquoi, de l'autre côté de la vallée, la vierge noire de Murat, bien que postérieure en date, tienne à se rattacher à Saint Louis.( Jacques Bonvin )

Avant d'arriver au prieuré, dans le village de Bredons, une magnifique fontaine et ses différents bassins me fait penser au druidisme. Surtout quand on voit la figure d'où coule l'eau...lozere_196

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Non loin, une pierre posée à même le sol rappelle un menhir couché.lozere_197

Le paysage alentours est magnifique, et le deck volcanique servant de base vibre très fort.

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