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lieux sacrés

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1 août 2007

La salle des moines

Noirlac_001aLa salle des moines date de la fin du XIIème siècle. Cette pièce est agrémentée d'une cheminée, peut-être rajoutée à une date ultérieure. Les grandes fenêtres datent du XVIIIème siècle siècle.
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Noirlac_004aCette salle, très remaniée, à conservé sa voûte d'arêtes. Sur la cheminée, deux crosses d'abbé adossées, image emblématique de l'ordre cistercien.
Elle devait servir de scriptorium.    
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1 août 2007

Le réfectoire

Noirlac_005aSitué dans l'aile sud, il en forme l'axe principal. Transformée au XVIIIème siècle par un plancher à mi-hauteur, afin d'édifier l'appartement des hôtes, cette salle a retrouvé aujourd'hui son volume primitif : 24 m de longueur, 11 de largeur, 9 de hauteur.

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Noirlac_007aElle est couverte de 8 voûtains sur croisée d'ogives dont les retombées prennent appui sur une file de trois colonnes médianes. Elle est éclairée au sud par quatre hautes lancettes surmontées de deux roses polylobées.
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refectoire_noirlacLa restauration recente a permis de retrouver la chaire du lecteur et les banquettes en pierre qui courent au bas des murs. L'implantation biaise du mur sud s'explique par la présence du cours d'eau des pêcheries, comblé depuis le XVIIIème siècle. Au début, le refectoire communiquait avec une cuisine rasée en 1725.

1 août 2007

Les dortoirs

noirlac_071aLe premier se trouve dans l'aile des moines, au premier étage. Il était éclairé à l'est comme à l'ouest par les petites fenêtres dont ne subsistent que celles de la face occidentale. Communautaire jusqu'au XVIIème siècle, il fut aménagé à cette époque en cellules individuelles par des cloisons de bois.









Noirlac_045La facade sur le jardin fut considérablement modifiée et permit, avec ses larges ouvertures, de construire de véritables appartements privés. La dernière salle au fond du couloir servait d'appartement au prieur.
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noirlac_076aLe dortoir des convers, 28 m de long sur 13 m de large, transformé en grenier au XIIIème siècle, ne présente plus beaucoup de traces de ses dispositions primitives. Il servit d'annexe au donjon au XVème siècle et pris le nom de logis abbatial au XVIème. Récupéré par les moines, en 1703, il faillit être détruit en raison de son état pitoyable à la suite d'un incendie. Les murs nord et ouest furent refait ainsi que la charpente.
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1 août 2007

Le cellier

noirlac_055aLes murs du cellier sont certainement antérieurs au mur de la façade de l'église qui vient s'y coller, et datent de la campagne de travaux effectuée de 1170 à 1190.











Noirlac_014aLes voûtes datent probablement de la première moitié du XIIIème siècle. A l'origine, ses ouvertures étaient fermées par des toiles huilées.

(Tiré de l'ouvrage de Jean-Yves Ribault, "l'abbaye de Noirlac" aux éditions Ouest-France )
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16 juillet 2007

La Sacra di San Michele, histoire


Sacra_San_Michele_207aLe mont Pirchiriano, sur le versant duquel se trouve la Sacra di san Michele, domine à 962m, et se dresse dans la vallée de Suse, non loin de Turin. Le val fut formé lors de la période glaciaire et fut raboté par la puissance des glaces, comme le prouvent les coupoles de roches dures et la surface polie des escarpements. Ainsi se forma la "Chiusa", la cluse, du latin claustra, verrou dans une gorge étroite.









Sacra_San_Michele_002aLe nom ancien du Pirchiriano semble être la forme élégante du modeste porcarianus, le mont des porcs, par analogie avec ses voisins, le caprasio, le mont des chêvres, et le Musiné, le mont des ânes. Ces noms ont un lien avec la religion des Celtes, et nous retrouvons là nos druides, dont l'emblème était le sanglier. Ce n'est pas étonnant si cette montagne reçut un sanctuaire.

Sacra_San_Michele_004aLes premiers habitants connus furent les éleveurs néolithiques de Vaie et de Villarforchiardo, puis les habitants des villages lacustres de Trana et Avigliana.











Sacra_di_San_Michele_020aFortifié dès l'époque des Ligures, puis par les Celtes, le mont devint le fief des deux rois Cozius, dont le premier était un ami de César Auguste. A l'arrivée des Romains, en 63, ceux-ci placèrent le lieu sous la protection d'une divinité alpine dont on retrouve les traces sur des fragments de stèle en marbre.
En 461, les habitants furent envahis par les Burgondes, puis en 477 la vallée passe sous l'autorité bizantine.













Sacra_San_Michele_007aLes Lombards l'envahirent de 569 à 773, eux qui, les premiers construisent des fortifications. Charlemagne impose alors sa domination. Aux Carolingiens succèdent les Sarrasins, vers 888. Ils restèrent peu de temps. En 933, la vallée est réunie au royaume de Bourgogne, et en 942, le roi d'Italie, Hugues de Provence, désigne Arduin Glabrion comme comte de Turin. Celui-ci avait reçu en récompense la Marche de la vallée de Suse pour avoir défait les Sarrasins.








Sacra_San_Michele_159aUn jour, passe un noble seigneur d’Auvergne, Hugues de Paillers-Montboissier dit le Décousu, qui se rend a Rome pour expier ses fautes ; alors qu’il monte les marches de la basilique Saint-Pierre, il se sent arrêté, retenu en arrière. Le pape l’engage à voir là un signe divin et lui donne l’ordre de construire un monastère pour effacer ses péchés.








Sacra_San_Michele_016aRevenant en Gaule par la vallée de Suse, Hugues y fait halte chez des amis, qui, mis au courant de son dessein, lui parlent de l’oratoire de Saint-Michel. Une visite aux lieux, accompagnée d’un nouveau miracle, décide notre Auvergnat à concrétiser sur le Pirchiriano sa pénitence. Il se présente a Avigliana chez le marquis Arduin d’Ivrée et lui achète le terrain, afin de rendre sa fondation totalement indépendante du pouvoir temporel local ; il obtient aussi un privilège de l’évêque de Turin pour les futurs moines. C’est un certain Advert, abbé de Lézat, parti de son monastère où régnait l’indiscipline, qui devient le premier chef de la communauté monastique de La Cluse. Quelque temps plus tard, Hugues, qui était retourné en Auvergne (ou son fils), revient en Piémont parachever sa fondation et demander les diplômes confirmatifs au pape (Sylvestre II) et à l’empereur (Otton le Jeune).










Sacra_San_Michele_005Dans la seconde moitié du Xème siècle, un certain Jean « Vincent », ex-évêque de la région de Ravenne, voulant retourner à la vie solitaire, quitte sa cite épiscopale et se fixe sur le Monte Caprasio, au col de la Celle, face a l’antique lieu de culte du Monte Pirchiriano. Une nuit, saint Michel lui apparaît et lui ordonne de reconstruire un oratoire sur le Pirchiriano. Jean accomplit le vœu de l’archange, non sans s’être fait aider miraculeusement par des colombes dévouées a la tâche. L’oratoire auprès duquel l’ermite élit désormais domicile est, sur sa demande, consacré par l’évêque de Turin, après un second miracle pour convaincre celui-ci. Il devient un lieu de pèlerinage fréquenté.

Au XIIIème siècle, l'abbaye comptait plus de 100 bénédictins et dirigeait 140 monastères. Au XIVème siècle, elle possédait de nombreuses terres et vivait une période de grande puissance. Puis vint la décadence, avec ses deux derniers abbés et la mise sous commende.

Depuis 1836, les pères Rosminiens, appelés par la famille de Savoie, maintiennent une vie spirituelle au sommet du mont et accueillent les fidèles venus prier l’Archange.


Si vous voulez une autre version de l'histoire, plus... cocasse, rendez-vous sur http://patsand.blogspirit.com/archive/2006/10/index.html
On dit qu'Umberto Eco s'inspira de ce site pour son roman fameux "Le nom de la rose".





Le culte de Saint Michel

michelDiffusé rapidement en Italie depuis l'Orient, spécialement dans les lieux élevés et solitaires, le culte fut implanté aux Vème et VIème siècles par les moines Persans exilés de leur patrie, envoyés par Rome afin d'évangéliser le Nord de L'italie. La présence de ces moines est encore attestée aujourd'hui par la dédicace d'une petite chapelle à Saint Abacus, l'un des leurs, au pied du Mont Musiné.
Les Byzantins développèrent le culte. Les Lombards le célébrèrent, eux qui avaient comme protecteurs Saint Michel, Saint Pierre et Saint Ambroise.
Clemente Rebora, l'un des meilleurs représentants de la Poésie Religieuse du Xème siècle, définit l'Abbaye de Saint Michel comme un "sommet vertigineusement sacré".









michel2L'Abbaye est étroitement liée à la figure de Saint Michel, considéré comme le prince des milices célestes et comme le bras droit de la divinité. Le chroniqueur de l'Abbaye proposait déjà cette particulière description de Saint Michel lorsqu'il écrivait, à la moitié du onzième siècle, les vers suivants: "Grâce à plusieurs documents des Saintes Ecritures, nous savons maintenant que non seulement le Bienheureux Michel a, grâce à la volonté de Dieu,  la suprématie des milices célestes, mais il possède également, pour ainsi dire, une principauté sur la terre , qui se trouve, plus exactement, dans les contrées occidentales.









st_michel3l’Archange s’est choisi entre tous trois lieux particuliers dans ces régions occidentales du monde pour les visiter lui et les siens, et les inonder de sa lumière : le premier au mont Gargan, déjà très connu du monde entier ; le deuxième près de l’océan, qu’on appelle “au péril de la mer” ; le troisième placé très exactement à mi-chemin, c’est le mont Pirchirianus, au milieu des hautes montagnes, où il est possible de contempler de plus près la majesté divine ».













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16 juillet 2007

Fondations et premières constructions de l'abbaye

Sacra_di_San_Michele_021aEntre 983 et 987, peu après l'expulsion des Sarrasins, deux oratoires furent reconstruits, selon un chroniqueur clunisien. C'est à la fin du Xème siècle que fut construite la troisième chapelle, plus vaste que les deux autres, par l'ermite Jean Vincent. Elle même adossée à la roche, elle fut, selon ce chroniqueur, sacrée par les anges, d'où le nom de Sacra désignant l'ensemble des constructions.






Sacra_di_San_Michele_024aPeu après, la communauté  de moines bénédictins dirigée par l'abbé Advertus, fit appel à un architecte, peut-être Guillaume de Volpiano, pour concevoir un plan majestueux de la quatrième église, au dessus des trois existantes.
Entre 1015 et 1035, la cîme du Pirchiriano est englobée dans la structure de cette nouvelle église, dite de Hugues, dont il subsiste la partie Ouest, appelée choeur ancien.






Sacra_di_San_Michele_027aL'église nouvelle s'avère vite trop courte. Le nombre de moines, la renommée du monastère, réclamaient un choeur de vastes proportions. (L'Abbaye se trouve au milieu du parcours qui allait du Mont Saint Michel au Gargano, la destination d'un nombre considérable de visites fréquentes et de haut rang.)
L'idée d'une telle construction en revient probablement à l'abbé Ermenegaldus qui dirigea l'abbaye de 1099 à 1130. Il s'agissait de dresser un énorme soubassement qui, s'appuyant sur le dernier pic du mont, rejoindrait le sommet, au niveau duquel pourrait ainsi s'élever la cinquième église.





Sacra_San_Michele_023aCeci fut fait par un grand maitre de la sculpture et de l'architecture, maître Nicholaus, qui par la suite travaillera dans les cathédrales de Plaisance et de Ferrare ainsi que dans l’église de San Zeno à Vérone. C'est lui qui réalisa la fameuse porte du zodiaque, en haut de “l’escalier des morts”, qui compte parmi les œuvres sculptées les plus belles et les plus raffinées de la première moitié du douzième siècle.






La fresque des deux légendes

Sacra_San_Michele_073aElle est actuellement placée sur la paroi Nord du choeur ancien, à l'intérieur de la basilique. Elle résume l'histoire légendaire de la fondation du sanctuaire. Huit épisodes sont représentés :
-Saint Jean Vincent taillant les poutres pour la construction d'une chapelle dédiée à Saint Michel sur le mont Caprasio (haut droite)
-Anges et colombes transportent les poutres du Caprasio au Pirchiriano (haut centre)
-Un ange tire Jean Vincent hors d'une grotte et lui montre le Pirchiriano (haut droite)
-L'ange conduit Jean Vincent en direction de la Sacra (centre)
-Le monastère déjà édifié entouré de 3 flammes symbolisant l'apparition angélique (haut gauche)
-Le sépulcre auprès du monastère (gauche)
-L'évêque de Turin Amizzone monte à la Sacra pour consacrer la chapelle et découvre que celà a déjà été fait miraculeusement (bas droite)
-Le comte Hugues quitte Suse pour la Sacra en compagnie de sa femme Isengarde et d'une petite cour (bas gauche)

16 juillet 2007

L'arrivée à la Sacra di San Michele

Sacra_San_Michele_186aCette "merveille" se voit de loin, et l'on a cette impression furtive que l'on va la toucher bientôt. Furtive certes, car il faut, comme au Mont Saint-Michel au péril de la mer, faire une bonne marche avant de trouver l'entrée.










Sacra_San_Michele_187aComme d'habitude dans un haut-lieu, il faut un exercice physique permettant de se vider avant de se remplir à nouveau. L'énergie reçue, la vision du mont et de la vallée en contrebas, sont déjà une récompense.










Sacra_San_Michele_204aLe chemin d'accès est bien dans la tradition magique. Plusieurs portes de vie se présentent, ainsi qu'un premier gardien.
Le passage est emprunté, mais à peine dégagé. Son entrée par contre est bien cachée. Il faut montrer patte blanche, monsieur gardien n'est pas commode. Mais il fait bien son travail.














Sacra_San_Michele_198aUne fois entré sur la voie, un deuxième gardien pointe le bout de son nez. Plus loin, une "station" sous une pierre me fait penser aux trous creusés dans la roche le long de l'escalier montant à la chapelle Saint-Michel  d'Aiguilhe au Puy.
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Sacra_San_Michele_181aLe vrai chemin, plus haut que la route bétonnée reservée aux touristes ignorant les vertus des énergies, serpente sur la crête du passage. Un vrai dos de dragon.











Sacra_San_Michele_168a__640x480_Je n'ai pas compté précisément le nombre de portes, gageons qu'elles sont au nombre de 12.
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Sacra_San_Michele_175aUne pierre me fait penser au rocher de Merlin dans le massif du Pilat...












Sacra_San_Michele_183aPlusieurs pierres présentent des cupules. Je ne connais pas leur signification, (je ne pense pas qu'elle servaient à fabriquer de l'eau lustrale, plutot un signe, ou une trace d'ancienne barrière), mais étant donné que l'endroit était sacré bien avant la construction de l'édifice du Xème siècle, elles représentent les traces de reconnaissance par les anciens de l'énergie dégagée au sommet de la montagne.

Nous voilà prets pour la rencontre avec le sanctuaire...

16 juillet 2007

La rencontre avec le sanctuaire

Le sépulcre des moines

Sacra_San_Michele_013aLa première rencontre, et non des moindres, se fait avec les ruines d'une petite église romane de plan centré, dont sont encore visibles les absidioles. Sa construction remonte aux années 1000.
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Sacra_di_San_Michele_029aLes restes ainsi que l'amas de pierres de la partie effondrée suggèrent un édifice de forme octogonale, formé de 4 chapelles rectangulaires greffées aux extrémités d'une croix grecque, reliées entre elles par quatre niches circulaires. On reconnait le type "baptistère".








Sacra_San_Michele_014aOn l'appelle sépulcre car autour s'étendait le cimetière des moines. L'église servait de chapelle mortuaire. Cependant, il est aussi possible que cette forme octogonale soit inspirée du Saint-Sépulcre de Jérusalem.










Sacra_San_Michele_015aUne tradition veut qu'elle soit construite sur un ancien temple païen (mais presque comme dirait patsand..), là où s'ouvrait le fossé qui bloquait l'entrée du castrum.
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Sacra_San_Michele_161aDétruite en partie en 1661 "grace" aux bombardements espagnols, elle fut dédiée à Saint Etienne. Les ruines furent restaurées par les monuments historiques.



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16 juillet 2007

L'entrée du sanctuaire

La façade

Sacra_San_Michele_022aIl s'agit de la partie la plus grandiose et la plus monumentale de l'Abbaye. La façade, massive, a une hauteur de 41 mètres. Le soubassement fait déjà 26 mètres de haut et soutient la structure de l'église.


Le 24 Septembre 2005, la statue de Saint Michel Archange réalisée par l'artiste Paul De Doss-Moroder a été placée près de la rampe des escaliers extérieurs.
























Sacra_San_Michele_146aLe complexe monumental est caractérisée par une particulière combinaison géométrique et d'effets de couleurs entre les lignes droites de l'embasement gris fer et les lignes courbes de l'église, avec son abside centrale et sa galerie.
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Sacra_San_Michele_153aLes moines bénédictins ont commencé les travaux pour la réalisation de l'embasement dans la première moitié du XIIème siècle, pour y bâtir, au-dessus, la grande église composée de cinq absides.


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Sacra_San_Michele_145aLe porche d'entrée nous présente deux animaux se tenant par la queue. (énergie tellurique remontant en volutes ?)
De l'autre côté de beaux éclatoirs, signe que les énergies peuvent s'échapper sans s'accumuler, ce qui rendrait l'édifice propice aux éboulements...

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La galerie des arcades

Sacra_San_Michele_157aEn haut, cette galerie compte parmi les plus exceptionnelles galeries absidiales de l'Italie romane. Elle est située à l'emplacement le plus élevé.











Sacra_San_Michele_154aUne couronne d'arcades (appellées viretti en italien) repose sur 16 colonnettes, enrichies de chapiteaux, tous différents dans leur ornementation. La corniche domine le seuil d'accès de 41 mètres.

16 juillet 2007

Le grand escalier

Sacra_San_Michele_027aA l'intérieur du soubassement fut érigé un immense escalier, appelé escalier des morts. Un dénivelé de 20 mètres sépare le départ de l'escalier du niveau de l'église et de son dallage, ce qui le rend particulièrement raide.










Sacra_San_Michele_037aLorsque l'on monte les premières marches, sur le côté gauche, un pilier de 18 mètres. Ses grands arcs qui prennent appui sur lui soutiennent le choeur de l'église.











Sacra_San_Michele_041aCôté Nord et Est, deux occulus. Celui du Nord est décalé par rapport à la fenêtre du dessous. M'est avis que l'architecte savait très bien ce qu'il faisait...
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Sacra_San_Michele_040aSur le pilier, gravé à la base des arcs, un ouroboros dans lequel se trouve un personnage. Un pied dedans, un pied dehors. Une main dedans, une main dehors... Signe de maîtrise ?











Sacra_San_Michele_029aLe long des parois rocheuses, à intervalle régulier, s'ouvrent des niches où, jusqu'en 1937, se trouvaient les sépultures d'abbés et de bienfaiteurs du monastère. D'où son nom d'escalier des morts.

















Sacra_San_Michele_034aSacra_San_Michele_017aJ'irai même plus loin, comme dirait l'un des Dupon t/d. Si vous connaissez la toile de Jérôme Bosch représentant un tunnel, avec la lumière au bout et les anges accompagnant les âmes, vous aurez une idée de ce que l'on ressent en commençant l'ascension.

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