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lieux sacrés

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13 juin 2007

Notre-Dame de la Daurade, la vierge noire

Basilique_Notre_Dame_la_Daurade_de_Toulouse__25_aComme nous l’avons vu, le culte marial de Notre-Dame de la Daurade fut le premier en Gaulle. Puis Toulouse, étape obligée vers Saint-Jacques-de-Compostelle, attire de nombreux fidèles qui viennent vénérer la vierge Marie. Au Xème siècle, il est fait mention d’une d'une vierge brune. La statue est volée au XIVème siècle, et est remplacée par une copie.
Dès le XVIème siècle, Notre-Dame la Brune fut connue sous le nom de Notre-Dame la Noire.













Basilique_Notre_Dame_la_Daurade_de_Toulouse__10_aAu début du XVIIème siècle, le Parlement de Toulouse confie le couvent aux bénédictins de Saint-Maur qui rendent au sanctuaire tout son éclat : le culte de la Vierge s’affirme avec force chaque jour d’avantage. De multiples processions sont organisées avec beaucoup de faste et les sorties de Notre-Dame sont nombreuses.







Basilique_Notre_Dame_la_Daurade_de_Toulouse__13_aLes bénédictins de Saint-Maur ont rédigé un précieux manuscrit tenant le compte de ces « descentes » réalisées de 1627 à 1790. Seuls les Capitouls sont habilités à décider de l’intervention de Notre-Dame lorsqu’un fléau - feu, sécheresse, inondation ou épidémie - menace la ville. Elle aurait sauvé le quartier Saint-Michel d'un incendie en 1672. La dernière des processions triomphales eut lieu le 23 juin 1790.








Basilique_Notre_Dame_la_Daurade_de_Toulouse__12_aAprès la révolution, lorsque le culte est rétabli en 1795, la dévotion mariale est loin d’être éteinte. Lors du retour de la statue de la vierge qui avait été déposée au Musée, la foule se presse avec une telle ferveur que l’administration prend peur et ordonne la destruction de la sculpture.
Le 14 juin 1807 une copie aussi fidèle que possible est réalisée et présentée aux Toulousains, lors d’une grande procession. Elle connaît les plus grands honneurs et suscite toujours respect et dévotion.











solsona_1aUne hypothèse récente semble démontrer que la statue primitive a émigré en Espagne : ce serait la vierge noire de Solsona, en Catalogne.
solsona_2a

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4 juin 2007

Notre-Dame de la Crèche de saint-Michel de Cuxa




Saint_Michel_de_Cuxa__9_aDans la crypte de Saint-Michel de Cuxa, la parèdre est là. C'est la grotte de la vierge noire, celle du pilier central dégageant une puissante énergie tellurique.
St_Michel_de_Cuixa_vierge_noire



















Saint_Michel_de_Cuxa__48_aUne deuxième Dame nous attends dans l'église :























3 juin 2007

L'église Saint-Paul

Saint_Paul__17_aL'église Saint-Paul, située sur la rive droite de la Saône, au pied de la colline de Fourvière, est l'une des trois plus anciennes églises de Lyon actuellement conservées.
Le quartier, tout proche de la cathédrale, fut longtemps un centre commercial et financier très important. Lorsqu'on la découvre, elle aparait juste en dessous de la basilique de Fourvière. Sept de ses autels ont été dédiés à la vierge.












Saint_Paul_LyonUne tradition attribue à Saint Sacerdos, évêque de Lyon de 549 à 552, la fondation d'un monastère d'hommes en ce lieu où s'élevait auparavant un autre édifice religieux. C'était sous le règne de Childebert et de sa femme Ultrogothe (j'adore...) qui avaient établi non loin de là un hôpital sous le vocable de Notre-Dame de la saulnerie, le premier hôtel-Dieu, appelé ensuite Saint-Eloi.














Saint_Paul__48_aAu VIIIème siècle, le monastère, en cette époque difficile et troublée, eut beaucoup à souffrir, en particulier au passage des armées. Heureusement, Leidrade, archevêque de Lyon de 798 à 814, "remit en état la maison de Saint Paul" selon ses propres termes. C'est le temps de la renaissance carolingienne qui effaça les traces des dévastations des siècles précédents.











Saint_Paul_aPour assurer la restauration spirituelle et morale, ainsi quue l'évangélisation, il remplaça les moines par un chapitre d'une vingtaine de chanoines. Plus tard, au XIème siècle, quand les paroisses furent organisées, elle devint église paroissiale.

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Saint_Paul__77_aAu temps de la réforme grégorienne, Hugues 1er, archevêque de Lyon de 1081 à 1106, demanda que l'église collégiale fut reconstruite, car elle était à nouveau en très mauvais état. Pour permettre l'entreprise, il fit des dons importants, et la générosité des paroissiens compléta le patrimoine foncier qui assura la continuité des travaux.

Nous ne savons pas ce qui reste des églises primitives, tout en remarquant que la présence d'arases de briques dans les façades Nord et Sud du transept rappellent les constructions carolingiennes. Le choeur avec sa coupole, la croisée du transept, la nef datent du XIIème siècle, en style romano-byzantin.
Les voûtes d'ogives furent posées au XIIIème siècle. Le cloître qui bordait l'église fut démoli plus tard pour permettre la construction de chapelles sur les bas-côtés.





Saint_Paul__6_aLe clocher date de 1440. ( La flèche fut remplacée en 1875, sa couverture refaite en 1982.). Le portail roman fut remplacé en 1648 par un portail d'ordre dorique (puis en 1877 dans un style néo-classique).
De nombreux travaux furent faits en 1653. Mais vers 1780, l'aspect de l'église fut complètement changé. L'abside centrale fut allongée. L'église fut restaurée tout au long du XIXème siècle.

A l'emplacement de l'actuelle place Gerson existait l'église Saint-Laurent, qui fut reconstruite en 1250, puis de nouveau en 1635, entièrement détruite par un incendie en 1793.









Saint_Paul__3_aDe forme basilicale, l'église mesure 45m de long par 16m de large. La coupole du XIIème siècle comprend deux dômes octogonaux superposés. Le lanterneau a été posé en 1833.











Saint_Paul__20_De la place Gerson, on entre par la porte Saint Laurent, du XIIème siècle, qui donnait accès à un passage couvert conduisant à l'église du même nom. L'arcivolte en plein cintre, d'époque romane, est formé de trois voussures décorées. Au tympan a été placé au en 1987 le moulage d'un bas-relief en marbre actuellement au musée Gadagne. Il provient du cloître de l'église et était près du tombeau d'un certain Richard. On retrouve des pierres romaines de réemploi à caractères très lisibles.
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Saint_Paul__16_aLes corniches des toits sont soutenues par des modillons à la décoration variée. Il me semble y voir les différentes phases du grand-oeuvre.
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Saint_Paul__56_aLa nef comporte quatre travées délimitées par quatre piliers avec chapiteaux sculptés de feuillage ou de têtes humaines. Une frise court au-dessus des arcs. La voûte est soutenue par des croisées d'ogives ornées de fleurs dorées et par des arcs doubleaux.
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Saint_Paul__64_aSaint_Paul__65_aLes chapelles latérales datent du XVème siècle. La seconde à droite est originale : sur la voussure de l'arc ogival sont sculptés huit médaillons. Les deux du bas, de chaque côté, portent les armoiries des donateurs. Ensuite, en partant de la gauche, on trouve des anges chantant et jouant d'un instrument : de la cornemuse, de l'orgue, de la harpe, du théâtre, du luth, de la trompette.
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Saint_Paul__70_aDans la chapelle suivante, les ogives de la voûte sont curieusement ornés de têtes d'anges.







Saint_Paul__80_aLa croisée du transept est dominée par une coupole sur trompes dont les arcs se rejoignent en faisceau à la clef de voûte curieusement ornée d'une colombe dorée pendante. Sous la voûte sont des fenêtres séparées par une série d'arcades romanes ornées de chapiteaux sculptés.
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Saint_Paul__37_aLe choeur se termine par une abside en cul de four. Restauré en 1899, ses pilastres cannelés ont été remplacés par des peintures.

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Saint_Paul__40_aLa chapelle Sainte-Marguerite fut fondée en 1400 par jean de Precieu. C'est en cet endroit que je me suis sentie le mieux. Peut-être parce qu'avant se trouvait là le cloître des bons moines...








Saint_Paul__25_aLa chapelle des fonds baptismaux date du XVème siècle. L'écusson au plafond est celle du maitre d'oeuvre, Jean Palmier...

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Saint_Paul__55_aCe qui était la chapelle de Notre-Dame et des trois rois fut très réduite à cause de l'élargissement de la rue. Elle est devenue la chapelle de Jean Gerson.
















http://www.lyon-evasion.com/indexeglisestpaul1.htm

30 mai 2007

L'église Saint-Nicolas de Beaujeu

BeaujeuLorsque les premiers sires vinrent s'établir sur le rocher de Pierre-Aigüe, au fond du vallon qu'occupe Beaujeu, s'étendait, si l'on en croit une tradition très vraisemblable, un petit lac. Le chemin venant de Belleville prenait de l'altitude en côtoyant les flancs de la montagne de Gonty pour arriver à la forteresse des sires. C'est là, sous les murs protecteurs du château, que Beaujeu commence à naître. La construction de l'Eglise de St-Nicolas, vers 1130, créa un nouveau point d'attraction pour les nombreux artisans qu'amenait à Beaujeu sa situation sur la grande route de la Saône à la Loire. En, 1260, la ville obtint de Guichard IV des privilèges semblables à ceux de Villefranche. Dès lors elle prit un rapide développement.



L'église Saint-Nicolas de Beaujeu

Beaujeu__3_aC'est une des plus importantes églises romanes du Beaujolais. C'est le 12 février 1132 que l'église fut consacrée par le pape Innocent II, venu en France chercher un soutien contre son compétiteur, l'Antipape Anicet II (Pierre de Léon). Passant par Beaujeu, il consacra l'église et la dédia à Saint-Nicolas, qui était le patron du monastère dont il avait été l'Abbé.








Beaujeu__4_aL'église avait été fondée par le puissant Seigneur de Beaujeu, Guichard III. La légende raconte que le lieu où est implanté cette église était un étang, que le fils du prince Guichard III, revenant de chasse, y voulu faire boire son cheval et tomba dedans et ne parut plus; la nouvelle de cet accident, si inopiné, étant portée à sa mère, elle voua de faire bâtir une église au lieu où son fils paraîtrait, ce vœu ne fut pas plutôt énoncé de la bouche de cette princesse, qu'on vit le prince fils, remonter du fond de l'étang au dessus, ce qui fit que Guichard III fit bâtir l'église au lieu où elle est encore présente.
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Le Clocher

Beaujeu__5_aImposant par son antiquité, c'est le monument le plus ancien de la ville. C'est le clocher clunisien en forme de lanterne, se terminant par une croix surmontée d'un coq. Ce genre était en honneur au XIIème Siècle.
C'est un lourd clocher carré à trois étages: l'étage supérieur est percé sur chaque face de deux fenêtres à plein cintre dont la retombée intérieure des archivoltes vient reposer sur un massif de trois colonnettes disposées en demi-quinconces; la retombée extérieure des archivoltes se fait sur des pieds-droits cantonnés chacune d'une colonnette. Les deux groupes de fenêtres géminées sont séparés par une colonne engagée qui, reposant sur le cordon d'où s'élève l'étage, va soutenir la corniche de la flèche. Les arêtes verticales du clocher sont cantonnées elles-mêmes, chacune des deux colonnettes. L'étage médian n'a qu'une fenêtre amortie en plein cintre sur des pieds-droits cantonnés de colonnettes. L'étage inférieur, très bas, est aveugle.




La Nef

Beaujeu__7_aUne longue nef, sans colonne ni pilier, est éclairée par sept fenêtres: trois sur le portail et quatre dans la nef, celle-ci est séparée du transept par un grand mur sur lequel deux puissants contre forts à ressauts contrebutent les piliers du clocher; ce mur est percé d'un grand arc triomphant en ogive doublée, surhaussée, et latéralement de deux étroits passages haut voûtés en arc brisé. Les travées du chœur sont voûtées, la centrale, en berceau brisé, les extérieures en compartiments d'arêtes. La dimension de la nef est de 30 mètres du portail au choeur, et de 12 mètres de largeur. Deux petites absides ou absidioles, voûtées comme la principale, flanquent celle-ci, éclairées chacune par une fenêtre en plein cintre.


Beaujeu__9_aLe carré du transept, qui communique avec la travée de chœur par une arcade en ogive doublée, est circonscrit par quatre forts piliers carrés, cantonnés de colonnes engagées et supportant une coupole octogonale sur trompes. Les bras de la croisée, voûtés en berceau par une fenêtre, ils sont séparés du chœur par des arcs simples et du carré du transept par des arcs doublés; tous sont en cintre brisé.
Au centre de la croisée des transepts, une dalle de couleur grise fait en sorte de séparer l'âme du corps. Pratique utile quand on pose le cercueil du défunt dessus.
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Les Pilastres de l'Abside

Beaujeu__17_aBeaujeu__19_aL'abside, en cul-de-four, est entouré - ce qui est rare - d'une arcature à cinq baies en plein cintre; les deux extérieurs sont aveugles, les trois autres, refaites, ébrasées en sens contraire. Les retombées des arcs s'atténuent sur des pilastres.
Ces pilastres, qui, dans l'abside, encadrent les vitraux, sont au nombre de quatre, avec des chapiteaux composés de motifs différents. Ces sculptures représentant des guirlandes, des spirales savantes, des décorations faites d'entrelacs compliqués.

Ils semblent reprendre la symbolique des piliers d'Avenas, en moins complets. Nous retrouvons les 7 chakras avec la fleur correspondant aux organes qu'ils gouvernent, puis une kundalini partant de la bouche d'un homme. Des feuilles d'acanthes et des roses de Jéricho complètent la décoration.
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La chapelle sainte-Anne   
         

Beaujeu__27_aCette chapelle fut édifiée à la période du beau style gothique flamboyant, c'est-à-dire vers le début du XVème siècle.
La voûte est garni de nervures savantes, qui viennent se résoudre aux quatre angles en des corbeaux finement sculptés qui révéleraient plus de détails s’ils n’étaient recouverts de peinture. La clé de voûte est dentelée.
La chapelle est éclairée par une remarquable ouverture partagée par un meneau central, qui s'entrelace avec ceux de étale avec beaucoup de grâce les figurines contournées dans l’ogive. Il est dommage que le temps n'ait pas respecté le vitrail qui garnissait cette ouverture, une simple fenêtre le remplace.
L'autel de la chapelle est en bois. Dans une niche creusée au dessus du tabernacle, on voit une grande statue de Sainte Anne debout. À sa gauche, on trouve la Sainte Vierge Marie encore fillette, tenant un livre ouvert et lisant les Saintes Écritures sous la surveillance de sa mère.
Au pied des statues, un petit tonnelet sur lequel on lit : « Confrérie de Sainte Anne. 1866. » indique que Sainte Anne est la patronne des vignerons. N'est-elle pas la grand'mère de Jésus, dont le premier miracle a été de changer l'eau en vin aux noces de Cana ?

L'enfeu de la chapelle

Beaujeu__26_aL'enfeu est cet enfoncement dans le mur de séparation de la nef avec la chapelle, enfoncement dont la paroi est ajourée par de superbes ouvertures taillées dans la pierre. Sa dimension est de 2,20 m de base, de 0,60 m de profondeur. Le mot « enfeu » vient de enfouiret désigne une sorte de caveau funéraire pratiqué dans un mur, comme on en voit dans les catacombes.
On prétend qu'à la mort d'un Sire de Beaujeu, son corps était exposé dans cet enfeu avant l'inhumation. La forme, la grandeur et surtout l'étymologie du mot enfeu, enfouir, caveau, semble être vraisemblable.

http://www.beaujeu.com/histoire.html

14 mai 2007

Notre-Dame de Pena de Cases-de-Pène

 

Cases_de_P_ne_vierge_noire__3_La découverte d’une statue de la vierge dans la grotte située au-dessus de l’ermitage a été à l’origine de la construction de la chapelle de l’ermitage. Voici le récit de la découverte :

 









Cases_de_P_ne_vierge_noire« Malgré l’aridité des rochers, quelques bœufs d’Espira de l’Agly étaient venus y paître. Tandis qu’ils cherchaient leur nourriture, l’un d’eux se détachant, allait fréquemment vers la grotte, comme attiré, et il y découvrit l’image de Marie. Le berger intrigué monta à la hâte vers l’animal et aperçut à son tour l’image. Sa joie fut grande ainsi que celle de toute la contrée, à qui il communiqua la nouvelle, de telle sorte qu’on décida l’érection de la chapelle sur le rocher d’en face. »

Cases_de_P_ne_vierge_noire__2_

 








Cases_de_P_ne_vierge_noire__4_Le père Camos donne une description de la statue : « Elle est d’un bois très ancien, faite comme en demi-relief, assise sur un trône dont le dossier remonte à la hauteur de la tête. Elle est peinte d’une couleur très ancienne. Sa dimension est d’un peu moins de trois palmes. L’enfant est assis sur le genou gauche de la vierge, soutenu par sa main. Il bénit de sa main droite et tient de la gauche un livre. »

Cases_de_P_ne_vierge_noire__5_

 







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14 mai 2007

Notre-Dame de Vinça


Vin_a_vierge_noire_1La vierge noire de Vinça est une vierge en majesté aux grandes mains, du XIVème siècle, qui a la particularité d'avoir les pieds posés sur deux dragons. Il n'en existe qu'une autre celle de Valfleury dans la Loire.


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Vin_a_2_vierge_noire_aNous nous trouvons donc en présence d'une Mère maîtrisant la vouivre. Comme d'habitude, la vierge n'était pas sur place, mais en rénovation. Bizarre, non ? Toutes les vierges noires du coin, volées ou parties ?

14 mai 2007

L'église Saint-Nicolas de Murat

Murat__11_Murat le riche a été un fief réputé depuis plus de mille ans. Bordé par deux rivières, l'Aumance et le Murat, ce bourg historique montre fièrement les vestiges de son château du XIème siècle, ancien poste fortifié romain, puis domaine des Bourbons.









MuratL'église Saint-Nicolas fut construite aux XIème et XIIème siècles en grès rouge. Le clocher fut ajouté au XVIIIème siècle.

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14 mai 2007

Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul de Souvigny

Souvigny__2_C'est Aimard, ancêtre des Bourbons, qui, en 915 ou en 920, donna à l'abbaye de Cluny (elle même fondée en 910) quelques biens qu'il possédait à Souvigny ainsi qu'une église dédiée à Saint Pierre.










Souvigny__5_Le modèste monastère, établi vers 960, connaitra très rapidement un essor providentiel. Saint Mayeul et Saint Odilon, abbés clunisiens, y décédèrent successivement en 994 et 1049.
Souvigny__3_










Souvigny__24_Souvigny devint alors l'un des centres de pélerinage les plus fréquentés de l'occident chrétien. Jusqu'au milieu du XIIème siècle, alors que la puissance temporellle s'affirmait, le prieuré fut source d'un très grand rayonnement spirituel.
Souvigny__27_














Souvigny__22_Cette expansion est indissociable de l'ascension de la famille des Bourbons, fondateurs et protecteurs du monastère. Bien vite cependant, des frictions se manifestèrent  entre les deux pouvoirs, et c'est très certainement l'une des raisons qui conduisirent les sires de Bourbon, au début du XIIIème siècle, à délaisser leur résidence de Souvigny pour s'installer à Moulins.

Souvigny__29_












Souvigny__10_Le XVème siècle, avec les prieurs Eudes de la Ferrière qui réinstaura la rigueur monastique, et Geoffroy Chollet qui remit de l’ordre dans les finances et releva les bâtiments, le retour des Bourbons qui y établissent leur sépulture et comblent de leurs largesses le prieuré, relève Souvigny.









Souvigny__12_Souvigny, qui avait été la première capitale du Bourbonnais, en demeura l'une des principales villes jusqu'au XVIIIème siècle. A l’époque de la Révolution, Il ne reste que quinze moines. Les bâtiments conventuels sont vendus comme Biens Nationaux. L’église prieurale devient paroisse. En 1991, l’église retrouve sa vocation prieurale avec l’installation à Souvigny des frères de la congrégation Saint-Jean.

L'immense église de pélerinage pouvait accueillir dix à douze mille fidèles a été maintes fois remaniée au cours des siècles. Elle a gardé une nef en grande partie romane, comme son chevet.










14 mai 2007

La colonne du zodiaque

Souvigny_001aLe musée de la colonne du zodiaque présente la pièce la plus singulière du patrimoine de l'abbaye, le fameux "calendrier" roman. Aussi connu sous le nom de pilier, d'octogone, ou de colonne du zodiaque, ce qui traduit bien la perplexité des spécialistes à son sujet, ce vestige est un fort pilier octogonal de 840kg, d'une hauteur de 1,80 m, qui est manifestement tronqué de la moitié.
Une face sur deux est sculptée : la première face de la colonne représente les travaux des mois, la seconde, les signes du zodiaque, la troisième et la quatrième, les peuples et les monstres les plus singuliers de l'Asie et de l'Afrique.
Entre ces faces à thèmes se développent des ornements abondants, grecques perlées, rinceaux, bandeaux d'entrelacs et palmettes, ce qui fait dater la colonne de la fin du XIIème siècle.

A quoi était destiné ce fabuleux pilier ? On a imaginé qu'il servait de socle d'une lanterne funéraire, de gnomon pour un cadran solaire...















souvigny22Voici d'abord les peuples les plus étranges de la terre ; une seule figure personnifie chacun d'eux. Trois de ces personnages fantastiques se suivent sur la colonne : le satyre, le sciapode, l’hyppopode. Le satyre a deux cornes sur le front et des pieds de chèvre. Le sciapode n'a qu'une jambe, mais cette jambe unique lui permet de courir avec une merveilleuse vitesse ; parfois, il s'étend sur le dos et se sert de son pied comme d'un parasol. À Souvigny, le sciapode est debout. L’hyppopode, que l'on rencontre dans les déserts de Scythie, est un homme qui à deux sabots de cheval. Au-dessus de l’hyppopode, la colonne nous montre un être singulier, que n'accompagne aucune inscription, une sorte de chien qui a des pieds humains. C'est, suivant toutes vraisemblances, un cynocéphale, un de ces êtres qui ressemblent plus à une bête qu'a un homme. Vient ensuite un Éthiopien qui offre cette bizarrerie d'avoir quatre yeux. Si nous consultons le Polyhistor de Solin, nous trouvons le texte qui explique cette singulière : "Les Ethiopiens, qui habitent au bord de la mer passent pour avoir quatre yeux".


souvigny23Après ce tableau, des peuples étranges, dont nous n'avons qu'une partie car la colonne de Souvigny est à moitié brisée, nous rencontrons, sur une autre face, les monstres qui vivent aux extrémités de la terre. L'artiste s'inspire, ici, des chapitres qu'Honorius d'Autun a consacrés aux merveilles de l'Inde, car tous les monstres, dont le nom est inscrit sur la colonne, se retrouvent dans ce chapitre. Voici la mantichore de Ctésias, ce monstre à face humaine qui court plus vite que l'oiseau ne vole et qui siffle comme le serpent. Voici le griffon, à la fois aigle et lion, qui garde les trésors. Voici la licorne, avec sa corne sur le front : fidèle à une vieille tradition de l'art oriental, le sculpteur a représenté cette corne rejetée en arrière. Voici le plus célèbre des animaux de l'Inde, l'éléphant ; et voici enfin la sirène, moitié femme et moitié poisson.






souvigny17Ainsi la colonne de Souvigny était à la fois un calendrier et un tableau des merveilles du monde. Jadis elle s'élevait peut-être au milieu du cloître, portant à son sommet le gnomon d'un cadran solaire. Le moine méditatif y voyait une image de l'espace et du temps. Ce double tableau zoologique et ethnographique devint un des thèmes des artistes clunisiens.

http://www.ville-souvigny.com/SouvignyII/Souvigny/Tourisme/Musee/Zodiaque.html
http://www.art-roman.net/souvigny/souvigny2.htm

13 mai 2007

Notre-Dame d'Espira de Conflent

Espira_de_Conflent__11_aLe seul élément roman qui subsiste à l'intérieur de l'église est une Vierge reliquaire à l'Enfant, en bois délicatement travaillé.
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Espira_de_Conflent_vierge_noireSon visage est serein, une  fine tresse retombant avec grâce sur les plis du vêtement. Sa construction iconographique originale englobe, dans le plissé de la robe, l'ensemble du siège qui n'apparait pas. Elle n'a pas de dos, étant entièrement creuse, de manière à pouvoir y déposer les reliques sacrées.















Espira_de_Conflent__15_aUne vierge noire étonnante. Bon, encore une fois, la statue n'était pas dans l'église. Elle n'est pas volée, comme beaucoup d'autres, mais simplement en dépot à Perpignan pendant les travaux de restauration entrepris dans l'église.

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