Saint Patrick et la christianisation de l'Irlande par Jean Guiffan, chargé d’enseignement à l’université de Nantes
Une très ancienne tradition irlandaise fait de saint Patrick, de son nom chrétien de naissance Maewyn Succat, l'évangélisateur de l'Irlande dans le second tiers du Vème siècle. Amplifiées avec le temps, de nombreuses légendes courent autour de ce saint patron mais, faute de repères historiques précis, il est difficile à son sujet d'extraire la réalité du merveilleux. Les documents anciens attribués à Saint Patrick ou à ses disciples, deux écrits latins : la Confession et la Lettre aux soldats de Coroticus, sont sujets à caution et les récits de ses premiers biographes, Muirchu et Tirechan, ne sont pas très fiables : rédigés au VIIème siècle, lors du conflit entre Rome et les chrétientés celtiques, ils épousent manifestement les thèses de la cause romaine. C'est donc avec une extrême prudence que Jean Guiffan, auteur d'une Histoire de l'Irlande, a tenté de retracer la vie de saint Patrick.
La vie et la mission de saint Patrick
"Issu d'une famille bretonne romanisée et christianisée (son père était décurion et diacre), Patrick serait né vers 385-390 près de Dumbarton, au nord de l'Angleterre actuelle. Il aurait été enlevé à seize ans par des pirates scots, c'est-à-dire à cette époque irlandais, et emmené en Ulster, dans le comté d'Antrim, devenant pendant six ans l'esclave d'un druide. Obéissant à une vision divine, il se serait évadé, réussissant à rejoindre sa famille en Grande-Bretagne. Là, si l'on en croit la Confession, il aurait eu une autre vision dans laquelle les Irlandais l'imploraient pour qu'il revienne parmi eux.
Patrick va acquérir en Gaule la formation religieuse qui lui manque. Selon certaines sources, il aurait rendu visite à saint Martin de Tours, ce qui n'est chronologiquement pas possible. Une autre tradition tardive qui le fait séjourner à Lérins, fondation monastique du sud de la Gaule, semble également dépourvue de tout fondement. En revanche, il est possible qu'il se soit fixé à Auxerre, comme l'affirme "La vie de Saint Patrick de Muirchu", et même qu'il ait été consacré des mains de saint Germain avant d'être envoyé en Irlande par le pape Célestin.
D'après les Annales d'Ulster, Patrick serait arrivé dans l'île en 432, débarquant à Saul, près de Downpatrick. Selon la tradition, c'est lui qui aurait converti l'île païenne au christianisme en défiant les druides dans des joutes singulières comme l'épreuve du feu et en expliquant le mystère de la Sainte Trinité par la feuille trilobée du trèfle qui deviendra, avec la harpe celtique, le symbole de l'Irlande. S'adressant de préférence aux rois et à leur famille pour convertir ensuite plus facilement le reste de la population, il aurait été pendant une trentaine d'années, avec quelques disciples, l'infatigable propagateur de l'Évangile en Irlande, baptisant des milliers de personnes, fondant de nombreuses églises et l'évêché d'Armagh. Si des incertitudes planent sur la date exacte de sa mort, sans doute vers 461, (la légende parle du 17 mars, jour de sa fête actuelle) il n'en demeure pas moins qu'à la fin du Vème siècle, l'Irlande païenne était bien entièrement christianisée. On pense que la plupart des druides devinrent moines, adoptant la religion chrétienne. Il est enterré aux côtés de sainte Brigitte et de saint Columcille, tous deux également patrons de l'Irlande."
La tradition face à l'histoire
"Sans vouloir offenser la tradition irlandaise ni diminuer les mérites de saint Patrick, il est difficile de croire qu'il ait trouvé en 432 l'Irlande vierge de toute influence chrétienne alors que l'île voisine, la Grande-Bretagne, avait été touchée par la nouvelle religion au moins deux siècles plus tôt. Il est probable que le message chrétien avait en fait déjà été introduit dans l'île par des missionnaires venus de Grande-Bretagne, d'Aquitaine, d'Espagne ou même d'Orient dès la fin du IVe siècle ou les débuts du Ve siècle.
La chronique de Prosper d'Aquitaine, source généralement digne de confiance, nous apprend d'ailleurs qu'en 431 le pape Célestin avait envoyé en Irlande un certain Palladius comme évêque pour les Irlandais "croyant dans le Christ", in Christum credentes. Cela implique l'existence de communautés chrétiennes en Irlande avant l'arrivée de saint Patrick et souligne la volonté de Rome de les faire entrer dans l'obédience pontificale. On ne sait malheureusement rien de plus sur la mission de ce Palladius mais, comme le montre la création de l'évêché d'Armagh vers 445, c'est bien une Église épiscopale de type continental que Rome a cherché à implanter en Irlande.
Or c'est sous la forme du monachisme que le christianisme va se développer dans l'île aux VIème et VIIème siècles. Sans remettre en cause l'organisation diocésaine existante, l'Irlande se couvre alors de nombreux monastères indépendants les uns des autres qui deviennent les véritables centres de la vie religieuse. Leurs saints fondateurs ne se réfèrent jamais à Palladius ou à Patrick dont on semble même oublier le nom. Isolée de la papauté romaine par les invasions barbares, l'Irlande, comme les autres pays celtiques, va être pendant près de deux siècles le grand refuge du christianisme occidental face à un continent retombé en partie dans le paganisme, mais un foyer original que Rome ne tardera pas à reprendre en main."
L'église fut construite en 1095 sur le site d'une ancienne chapelle fondée par une communauté viking danoise, expulsée expulsée de la ville fortifiée de Dublin. Ce qui expliquerait la dédicace à Michan, qui aurait été un saint homme du Danemark. En 1095, à la mort de l'évêque, les danois élirent son neveu Samuel O'Haingli, un moine venant de Worcester, pour être son successeur. On retrouve à l'intérieur de l'église une statue de l'évêque dans sa tenue épiscopale datant du XIIème siècle. A sa mort, en 1121, il fut enterré dans l'église qu'il avait fait construire.
En 1547, l'église dépendait de la cathédrale Christ Church, et se trouvait sous la responsabilité du chantre. Saint-Michan fut, jusqu'en 1686, la seule église paroissiale du côté nord de la ville de Dublin, sur l'autre rive de la rivière Liffey. La population de cette paroisse était si nombreuse qu'elle fut reconstruite pour servir une congrégation plus prospère dans une zone créée par Sir Humphrey Jervis. Les historiens pensent que l'Eglise peut avoir été conçu par Sir William Robinson, arpenteur général de l'Irlande (1645 - 1712).
L'église contient l'un des orgues les plus anciens encore en usage en Irlande. Haendel est sensé l'avoir utilisé pour composer "Le Messie". L'église a eu d'importantes réparations en 1828. Pendant le bombardement de la Four Courts en 1922, le toit a subi des avaries En 1870, quand l'église anglicane rompit les liens avec l'état, la paroisse fut séparée de la cathédrale, pour revenir en son giron quelques années plus tard.
La crypte
Une particularité de Saint-Michan est qu'elle contient, dans sa crypte, de nombreuses momies, conservées grâce aux conditions atmosphériques particulièrement seches sous les voûtes. Les murs sont faits de calcaire, ce qui garde l'air très sec et maintient une température constante, créant des conditions idéales pour la préservation.
On entre dans la crypte par le côté nord de l'église, en descendant des marches de pierres abruptes. Le passage souterrain, tout en longeur, de chaque côté duquel se trouvent plusieurs cellules, dont certaines appartenant encore à des familles célèbres de Dublin, se termine par un autre escalier muré, qui correspondait avec l'intérieur de l'église.
Parmi ceux qui ont été momifiés, on retrouve les frères John et Henry Sheares, dirigeants de la rébellion de 1798 qui ont été exécutés, une bonne-soeur retrouvée en odeur de sainteté, un soit-disant croisé, un voleur à qui il manque les mains... Les différents titulaires du titre de comte de Kenmare sont également enterrés ici. Bram Stoker, l'écrivain bien connu de "Dracula", né à Dublin, est venu en visite. Il est dit qu'il s'inspira de la crypte pour son roman !
"Dublin (Baile Átha Cliath en irlandais) est la capitale et la plus grande ville d'Irlande, située à peu près au milieu de la côte est irlandaise, à l'embouchure de la Liffey et au centre de la Région de Dublin.
Le nom de Dublin est généralement considéré comme provenant du gaélique Dubh Linn (l'étang noir), le nom d'un bassin d'un affluent de la Liffey, près duquel s'est érigé la première place forte des Vikings.
Le nom gaélique contemporain Baile Átha Cliath (La ville du gué des haies de roseaux) fait référence au hameau qui se trouvait à côté du site de fondation de Dublin.
La première référence à l'existence de la ville se trouve dans les écrits de Ptolémée aux environs de 140. Elle est alors désignée sous le nom de Eblana. La proximité de ce nom avec le nom actuel (b, l et n en commun) suffit à jeter le doute sur le lien entre Dublin et Dubh Linn, mais on ne sait pas si ces deux origines sont liées.
Le nom Dubh Linn se retrouve également en islandais : djúp lind (mare profonde).
Selon Ptolémée, Eblana existait dès l'an 140 après J.-C. Le village celte Áth Cliath (le gué de la haie) est en fait antérieur à la fondation de Dublin en tant que "Dubh Linn" par les Vikings au IXème siècle.
Quelle que soit l'origine du nom de Dublin, en l'an 837, Turgesius y revient pour la deuxième fois, accompagné cette fois d'une flotte de 120 navires. Soixante d'entre eux remontent la rivière Boyne, les soixante autres la rivière Liffey.
Selon les annales de l'époque, cette formidable force militaire se rassemble sous son autorité. Inconnu dans son propre pays, tous les récits relatifs à ses conquètes se trouvent en Irlande et dans les îles britanniques. A leur arrivée à Dublin, ses hommes s'emparent de cette communauté de pêcheurs et agriculteurs et érigent un solide fort selon les méthodes de construction scandinaves, sur la colline où se trouve l'actuel château de Dublin.
Les noms modernes de Dublin font référence à cette double origine : le hameau originel pour le nom gaélique, et le village viking pour la version anglaise.
Après l'invasion de l'Irlande par les Normands, Dublin a remplacé la colline de Tara comme capitale de l'Irlande, le pouvoir s'installant au château de Dublin jusqu'à l'indépendance.
Un évêché y fut érigé en 1018 ; en 1213 les Anglais, qui s'en étaient rendus maîtres, y élevèrent un château, fortifié au XVème siècle.
Depuis le début de l'occupation anglaise au XIIème siècle, la ville a joué le rôle de capitale de l'île irlandaise, sous toutes les formes qu'a pu prendre l'autorité politique : la Seigneurie d'Irlande (1171-1541), le Royaume d'Irlande (1541-1800), l'île en tant que membre du Royaume-Uni (1801-1922) puis la République autoproclamée d'Irlande (1919-1922). À partir de 1922, à la suite de la partition de l'Irlande, Dublin est la capitale de l'État Libre d'Irlande (1922–1937)". (Wikipédia)
Les photos illustrant l'historique proviennent du Musée National d'Irlande, qui possède la plus prestigieuse collection d'objets préhistoriques en or d'Europe, ainsi que de splendides pièces d'orfèvrerie d'art celtique du Moyen Age.
Vous retrouvez les objets provenant du site de Newgrange et Knowth, la pierre gravée d'un labyrinthe de Glendalough, une pierre gravée d'oghams, une autre avec un triskell, la broche de Tara (VIIIème siècle), le calice d'Ardagh (VIIIème siècle), une copie du chaudron de Gundestrup, des nonnes portant haut les chakras, plusieurs sheela na gig, et....
Une vierge noire datant probablement du XIIème siècle. Sa provenance n'est pas indiquée, et à ma connaissance, il n'y en avait pas en Irlande.
Après Maeshowe , dans les Orcades, je vous présente Newgrange, sur la rivière Boyne (voir Bru na Boine).
Ces deux tumulus ont pour moi une seule et même fonction, celle d'un centre initiatique. Ils sont conçus de la même manière, et tous deux sont entourés d'un cercle de pierres levées. Tous deux sont présentés comme ayant été construits pendant la période néolithique, vers 3 000 avant notre ère, c'est à dire avant Kéops, en oubliant de préciser que la pyramide est datée "scientifiquement" (je précise...) par les géographes spécialisés dans les phénomènes d'érosions d'au moins 10 000 ans, voire plus.
Le monument est dans une zone mégalithique importante où se trouve une dizaine d’autres tumuli et les archéologues fouillent actuellement encore Knowth et Dowth, entre autres, qui sont fort proches de Newgrange : à 1 km 340 et à 2 km.
A en juger par la splendeur et la magnificence de Newgrange, Knowth et Dowth, il est probable que ces temples étaient d'importants sites astrologiques, spirituels et religieux, un peu comme aujourd'hui les cathédrales sont des lieux de culte où des dignitaires peuvent être enterrés. Ce site, appelé Bru na Boinne, porte le nom de la déesse Boann, maitresse du Dagda et mère d'Oengus.
Malheureusement, ce site étant vraiment très connu, il est difficile de pouvoir en profiter sans profiter en même temps des touristes, même en semaine au mois de janvier... Je n'ose imaginer ce que ça doit donner en août.
Newgrange, historique
Newgrange est donné donc pour être construit à la période néolithique selon la datation10 au carbone 14 corrigée de plus de 3 000 ans avant notre ère. Un astrophysicien, P.Ray, découvrit que la galerie centrale se trouvait au moment du solstice d’hiver d’il y a 5 150 ans en plein dans l’axe du levant. Il semble avoir été abandonné vers -2 800.
Le “livre des conquêtes” nous apprend que "les hommes d’Irlande firent le Brug sous la royauté des mystérieux et divins Tuatha dé Danann venus des Îles du Nord du Monde", il nous dit aussi que "Ruthraige (Rig le Rouge), roi des Fir Bolg leurs cousins, mourut dans le Brug".
"Les populations celtiques qui peuplèrent l’île d’Irlande y trouvèrent non seulement une population locale qui possédait déjà ses propres mythes, mais aussi d’impressionnants monuments mégalithiques auxquels leur singularité et leur ancienneté conférait un caractère sacré. Ceux-ci devinrent donc les demeures des Dieux, ce qui fut notamment le cas des lieux associés à des rituels particuliers comme les monuments mégalithiques du site de Tara . (voir le peuplement de l'Irlande et le domaine des Dieux )
Ces cavernes artificielles chargées de mystère et cachées sous des tertres représentaient pour les habitants celtiques de l’Irlande une ouverture vers le monde sous terrain, le Sidh (voir l'article sur le Sidh), l’Autre Monde qui est la résidence des Dieux, mais aussi celle des morts qui y jouissent d’une éternelle félicité.
Vers -2 000, à la fin du néolithique, de nouveaux peuples abordèrent les terres d'Irlande. Cette période prend le nom de Beaker, en raison des poteries qui y sont associées. Newgrange était déjà abandonné. Cependant, son pouvoir d'attraction en tant que site rituelique majeur n'a pas décliné.
Le peuple de Beaker construisit une énorme enceinte, double cercle de poteaux en bois d'environ 100 mètres de diamètre, que les archéologues nomment le "Pit circle", le cercle aux puits.
Avec l'arrivée des Celtes vers -500, Newgrange changea de statut. Il passa de lieu de rassemblement à celui de demeure des Dieux. Il prend le nom de Sid im Brug (le mont aux fées de Bru), résidence de Dagda Mor et de son fils Oengus. Ces divinités inspirèrent une telle crainte que le site fut révéré même par les visiteurs arrivant de Bretagne romaine jusqu'en 400. Des pièces de monnaie et des bijoux, offrandes déposées en guise de remerciement, ont été retrouvées à l'entrée de Newgrange.
En 1142, après la fondation d'une abbaye cistercienne à Mellifont, les terres autour de Newgrange furent acquises par l'ordre. Le site devint une annexe de l'abbaye, où elle posa plusieurs granges, d'où son nom actuel New farm of Mellifont, ou New-grange.
Newgrange redevint accessible en 1699 et devint un lieu très prisé des antiquaires. Ce n'est pourtant qu'en 1962 qu'il fit l'objet de fouilles. Le passage intérieur fut redressé. Pour soulager la pression, un autre couloir plus grand, invisible, fut mis en place. La façade en quartz et granit fut reconstruite à l'aide des pierres trouvées sur place.
Newgrange, description
C’est un tumulus de 85 mètres de diamètre (entre 79 m axe Nord-ouest/Sud-est et 85 m axe Nord-Est/Sud-Ouest)à l’intérieur duquel on atteint la chambre funéraire par un long passage couvert. Il fait partie de tout un ensemble appelé Brú na Bóinne, comprenant les deux autres tumuli Knowth et Dowth.
Sa hauteur est de 11 mètres et sa surface d'un demi hectare. La température interne est constante, de 8 à 10 °C.
les materiaux : 450 blocs de pierre, 7 millions de pierres lisses issues de la rivière Boyne avec les pierres de la façade en quartz blanc, provenant des monts Wicklow (où se trouve Glendalough ), et en granit, provenant de Mourne et de Carlingford. Le poids total est estimé à 200 000 tonnes.
La bordure est faite de 97 pierres d'entre 1,7 m et 4,5 m en longueur, dont 85 sont décorées de symboles. Le couloir couvert présente 22 pierres verticales à gauche et 21 à droite, hautes de 1,5 à 2 mètres.
Ce couloir, orienté sud/est fait 19 mètres de longueur, et aboutit sur une pièce centrale donnant sur trois pièces (je préfère les appeler ainsi plutôt que chambres funéraires...) orientées au nord, est et ouest.
Ces pièces sont couvertes par une toiture en encorbellement, qui est toujours étanche !
Une allée de cheminement sous le tumulus permet aller jusqu’à la chambre principale, mais elle est légèrement en zigzag et, de ce fait, les rayons du soleil ne peuvent y pénétrer.
La grande salle de Newgrange, la Chambre du Soleil ou Chambre d’Oengus, ne s’illumine donc qu’au matin du solstice d’hiver (comme à Gâvr Innis) à 9 h 54 progressivement et pendant 6 minutes comme une aurore en miniature, puis brille somptueusement pendant 9 minutes puis elle s’obscurcit progressivement en 6 minutes comme un crépuscule, pour s’éteindre brusquement à 10 H 15.
La “chambre du Soleil” ou Grianan a donc reçu la visite du Mac Oc (le Dieu Fils) pendant 21 minutes… et ceci se passe au bout d’un couloir lumineux de… 21 mètres, le… 21 décembre.
"Le “grand trèfle” que représente le Sidh du tumulus de Newgrange correspond tellement bien, dans sa structure avec ses trois salles et sa longue allée ondulée, au Trèfle du blason irlandais, mais aussi au Temple troglodytique de Malte, puis à la Croix podée qui structure certaines églises chrétiennes et toutes les cathédrales gothiques qu’on pourrait – ou qu’on devrait – penser qu’il en fut le prototype sacré.
Les grands maîtres du compagnonnage des bâtisseurs de cathédrales transmirent ainsi le “Sçavoir” par delà les siècles en traversant ces nouvelles modes imposées – et certains de leurs terrorismes intellectuels – comme il le firent aussi pour les labyrinthes des dallages (Chartres) ou les svastikas sacrés des rosaces, des balcons ou des pavages (Amiens) et pour les personnages symboliques (et non pas décoratifs) qu’ils sculptèrent sur les chapiteaux ! Il faut dire qu’ils profitèrent abondamment de l’inculture de leurs commanditaires obnubilés par le système mono-idéologique de la “nouvelle foi” totalitaire et qu’ils devinrent ainsi, malgré ceux-ci, les gardiens des restes de leur culture maternelle : “l’ancienne coutume”. Visitant le site du sidh avec des amis franco-irlandais, nous avons trouvé le mur qui entoure le tumulus de Newgrange bien décevant. Bien sûr, on l’a découvert, écroulé sous une masse de terre, et puisqu’il y avait des pierres blanches de quartzite en proportion à peu près constante parmi les grises, les archéologues ont pensé que ce devait être un décor régulier : une pierre blanche pour douze ou quinze grises, simplement “pour faire joli”…
Mais, si cela satisfait peut-être le touriste lambda, avouons que nous sommes resté sur notre faim… culturelle : voilà ce peuple des Danann qui se réfugie en Eire “le pays de la paix” après l’une des grandes submersions du Nord et qui, ayant conservé les connaissances de ses ancêtres en matière de construction navale, de navigation et d’astrologie/ astronomie, “colonise” pour ses besoins religieux le vieux Sidh des ancêtres Ethné de l’époque mégalithique – eux qui savaient déterminer le solstice d’une manière si précise – et il ne décorerait pas ce mur des figures des constellations, des astérismes runiques venus de leur “vieux pays” l’Alt-Land englouti dans… “l’eau de là” ?… Qui sait ? Mais, sans doute sommes-nous un peu trop “rêveur”… http://racines.traditions.free.fr/sidhnewg/index.htm
La pièce orientée à l'est est la plus grande et la plus décorée. Sur son sol reposent deux cuvettes de granit, appelées pierres à bassin, l'une placée à l'intérieur de l'autre : la cuvette supérieure dans laquelle ont été retrouvés des outils et des ossements, des billes en pierre polie, des pendentifs et autres perles et la cuvette inférieure qui, comme le sarcophage de la chambre du roi dans la pyramide de Kéops, a du être placée avant la fin de la construction du tumulus, ses dimensions l’empêchant de passer
Les pierres gravées
Nous retrouvons sur les pierres des combinaisons de spirales, de losanges, de chevrons, triangles, lignes parallèles, arcs, voire des symboles ne pouvant être compris par notre civilisation actuelle.
Les deux pierres les plus abouties se trouvent de part et d'autre de l'axe du couloir, et sont considérées comme figurant parmi les œuvres les plus réussies de l'art néolithique européen.
De nombreuses pierres portent des dessins sur des surfaces aujourd'hui cachées. Les fouilles ont révélé que ces pierres sont sculptées sur leurs faces intérieures et sur les côtés tournés vers l'intérieur du tumulus.
La seule présence de ces dessins, sans que l'on puisse les voir, suffisait à les transformer en objet "sacré" pour certains membres de la civilisation actuelle. D'autres membres de cette même civilisation, des fous, pourraient parler de "dessins actifs", de radionique.
Autour du tumulus, à une distance d'environ 15 mètres, se trouve un cercle composé de 12 pierres levées, celles qui restent d'un nombre bien plus élevé au départ, environ 35.
le diamètre moyen du cercle est de 103,6 mètres et enclôt une superficie d'environ un hectare.
les 4 pierres levées que l'ont voit en face de l'entrée sont les plus grandes de celles qui restent et ont une hauteur de 1,8 à 2,5 mètres au dessus du sol.
"Les hommes d’Irlande firent le Brug sous la royauté des mystérieux et divins Tuatha de Danann venus des Îles du Nord du Monde".
Parmi eux, le Dagda, le père des dieux, le dieu des druides. Il a en charge le sacré, la science, les contrats. Il règne sur le temps, l'éternité et sur les éléments, ainsi que sur le Sidh (l'autre monde celtique) mais lui-même habite le Brug na Boinne. Cette résidence, qui n'est autre qu'un Sidh. Dagda s'unit à Boann, l'épouse d’Elcmar, son frère, ou de Nechtan, forme gaélique de Neptune. Afin de cacher leur aventure, Dagda demanda au soleil de se maintenir au zénith pendant neuf mois, ainsi Oengus fut conçu, porté et accouché en un jour. Il était d'une grande beauté et quatre oiseaux planaient toujours au-dessus de sa tête. Pour réparer sa relation coupable, et voulant se purifier de ses fautes, elle se baigne dans l’eau lustrale et mortelle de la fontaine de la rivière Segais, dans laquelle elle perd un bras, une jambe et un œil. Dans sa fuite vers l’océan elle devient la rivière Boyne.
Dans la mythologie celtique irlandaise, Boann est un des aspects de la grande divinité féminine des Celtes : son nom qui provient de Bo Vinda, "Vache Blanche", en fait une représentation de la prospérité. Les autres aspects de cette déesse primordiale sont Brigit et Étain. Elle est liée au culte des eaux douces et se retrouve dans le personnage encore inexpliqué de Viviane, la fée aimée de Merlin, qui est aussi la "Dame du Lac". Gniark.
Les Tuatha de Danann régnèrent jusqu'à l'arrivée de la cinquième et dernière race d'envahisseurs, les fils de Mil ou Goidels (ou encore Gaëls), nommés ainsi d'après leur chef légendaire Mil Espaine. Les Milésiens étaient venus pour deux raisons : la première pour venger la mort d'Ith, grand-père de Mil qui était venu en Irlande avec tout son équipage. La seconde était que les druides leur avait dit que l'Irlande était leur terre promise. La terre où ils débarquèrent était, à cette époque, gouvernée par les trois petits-fils de dagda et leur épouses Banba, Fotla et Eriu, toutes trois déesses de suzeraineté. Les trois familles régnantes débattaient du partage du pays lorsque les Milésiens se présentèrent à l'embouchure de la Boyne et ordonnèrent aux Dannans de leur livrer l'île.
Après une bataille fatale aux trois rois, un compromis fut conclu : les Milésiens régneraient sur la partie visible du monde, tandis que les Tuatha De Danann régneraient sur l'Autre-Monde, partie invisible situé en dessous de la terre. Les Dananns ont donc du se réfugier dans les entrailles de la terre. Ils ont fixé leur demeures dans les dolmens et les tumulus, sous les collines et dans les palais de verre au fond des lacs et des océans. L'ensemble des ces habitats constituent l'Autre Monde, le monde merveilleurx du bonheur et de la paix que les Irlandais appellent le "Sidh". Mais l'Autre Monde est également situé de l'aute côté de l'océan où il n'y a ni souffrance ni mal, où tout est beau et pur. Elle porte dans la tradition gaélique, les noms de "Tir Nan-Og" (la terre des jeunes), "Tir na m-Beo (la terre des vivants), "Madg Meld" (la plaine de la joie), "Trir Tairngire" (la terre du bonheur), "Mag Mor" (la grande plaine), "Tirr Aill" (l'autre monde) ou enfin "Tir na ù-Ban" (la terre des femmes). L'Irlande fut ainsi laissée aux mains des Milésiens et de leur descendants, les Gaëls.
Si les dieux peuvent venir et déambuler à leur guise dans le monde des humains, l'inverse n’est que rarement possible. Seuls des héros, des êtres exceptionnels, tel Cúchulainn, Conle ou Bran Mac Febail ont le privilège de visiter et de séjourner dans le Sidh, généralement à l’invitation d'une Bansidh. Éternel par essence, tout homme qui y pénètre ne peut revenir à la condition humaine. Ainsi ces hommes qui croient passer quelques heures ou quelques jours en compagnie des dieux et y restent plusieurs siècles. Quand ils reviennent chez eux, ils tombent en poussière car ils sont morts depuis longtemps. La période de Samain (nouvel an des Celtes, vers le 1er novembre) est propice à l’ouverture des sidh.
Sidh, l'autre monde
L’étymologie de ce mot signifie “Paix” en celtique et, par extension, “paradis”, Vindomagos gwenva en Breton. Le
mot germanique Seidhr signifie magie et désigne la science de Freyja la
Vane, science qu’elle apprit aux Ases car la magie est d’abord la
science de l’évocation des ancêtres morts, de leur esprit “bon” (ce qui
se dit Mânes pour un Romain). Cet art chamanique d'évocation des
morts était cependant interdite chez les Ases et Wotan seul la
pratiquait comme Grand Prêtre des Ases. Mais Sidr serait le terme le
plus approprié pour traduire notre mot “religion”, concept qui
n’existait pas chez les Germano-Scandinaves : ils étaient “reliés” par
leurs croyances et leurs rites…
Siden
en vieil anglais signifiait encore “magie” mais, il a maintenant un
sens péjoratif, car post évangélique. Appartenant à la famille des
“ouvrages de terre sacrés” (rath en anglais), ce sont les tumulus des
ancêtres fondateurs. En Lapon un autel se dit seid, ce qui est aussi
la "pierre sacrée" chez les Grecs et ils ressemble tellement à Sidh
qu'on ne peut que les rapprocher du rite celtique du sacrifice des
prémices aux Dieux qui se fait sur la table du vieux dolmen de nos
ancêtres mégalithiques, laquelle comporte souvent des cupules. En
Sardaigne, le dieu éponyme est Sardus pater et les Sardes disent qu’il
descend de Sid, “une divinité sylvestre punique honorée par les
chasseurs à Antas”.
De
nombreux termes indous contiennent la même racine, citons : Siddhapura,
qui est une cité mythique “d’au delà des mers” et qui est “la ville des
parfaits” (Le Site du feu, le Pharos phrison, ou le Site des Purs) ;
les siddhis qui sont des “niveaux de conscience supérieure” ou “des
pouvoirs (dits) magiques” obtenus par la pratique du Yoga, et aussi les
saddhus qui sont des moines errants
Dans
les Mythologies celtiques, on dit que les Sidhs s’entrouvrent la nuit
de Samhain pour permettre à chacun de communiquer avec les Mânes des
grands ancêtres fondateurs du clan (les “bons” esprits Halloween). En
langage poétique, le Sidh est comparé à la grande plaine Mag Meld, “la
plaine du plaisir”, ou la “terre des femmes”, la “terre de la jeunesse
Og ou Oc” Tir na n’og, la “terre de promesse” ou ”terre des vivants”,
et la “terre des fées” : on voit très bien les parallèles entre Sidh,
Paradis et Monde englouti, c’est à dire l’Autre Monde, l’Au delà :
l’Eau de là, dans le “langage des oiseaux” que pratiquaient les
troubadours : "L’Autre Monde n’a rien à voir avec son interprétation
infernale propre au monothéisme puisqu’il regroupe à la fois le Monde
des Dieux (engloutis), celui des Esprits et celui des Ancêtres morts.
Difficile de dire alors si cet “Autre Monde” est situé dans les
entrailles de la terre ou au dessus de nos têtes."
"Le
Sidh est la partie visible de l’Autre Monde… On peut également les
localiser dans les Îles, au delà de l’Océan… Et toute divinité occupe
un Sidh qui, par sa nature, est en dehors du temps et de l’espace et
s’entre ouvre chaque Nuit de Samhain…" Ceci explique que nos Bretons
les nomment des “Tertre aux Fées”. On a vu en effet que si les corps
des ancêtres ou des enfants morts sont inhumés ou incinérés, leur
esprit s’envole au ciel “dans le soleil” par le truchement d’un oiseau
: Grue sacrée des Frisons/ Cygne des Germains de la forêt/ Cigogne des
Alsaciens ou encore l’alouette gauloise alauda. De même, c’est cet
“oiseau” qui rapportera l’esprit du genos/ clan lors de la naissance du
nouveau-né."
"Le
scribe qui copia le conte de Cûchulainn et de la fée Fann conclut par
ces mots : “ceci est l’histoire de la destruction de Cûchulainn par les
gens du Sid (résidence des esprits). Car la puissance des démons était
grande avant la Foi (chrétienne), et elle était telle que les démons
combattaient alors corporellement contre les hommes et leur révélaient
des prestiges et des mystères ; et l’on croyait qu’ils étaient
immortels. Et ce sont ces fantômes que les ignorants appellent Sîd
(esprits) et aes sîde (gent du Sîd)”. La Skuthi/ Skythie est, chez
les irlandais, un des noms de l’Autre Monde, ce que nous rapprocherons
de la Scythie des Grecs qui était probablement la matrie archaïque de
ces Celtes “éclaireurs” – scouts en anglais – qui, après leur “grand
trek”, se sont établis dans la région pontique. Remarquons donc une
parenté probable entre Sidh, Scythe et Celte/ (s)Kelt/ Kelt…
Mais
la racine “sombre”, scâth, se retrouve dans le personnage mythologique
Scâthach “l’ombreuse” tout comme dans celui de l’Écosse/ Scottia, mais
aussi dans Scandia/ Scandinavie. L’Autre Monde est pour les Lettons
vina saule, littéralement “l’autre soleil”, la partie du monde où le
soleil dort la nuit, par opposition à si saule “ce Soleil” qui est la
partie du monde ou vivent les hommes et où brille le soleil. Les deux
forment “l’Univers sous le Soleil” … le Cosmos. On remarquera que cette
racine vina se trouve dans Vinéta, l’Ys des Germains, dans le Vin-land
des Vikings et, sans doute aussi, dans Vanes et Vénètes ; ainsi que la
racine saul “sol, Sul, la soleil”, mais aussi Saüle “pilier”.
Dowth, en gaëlic "Dubad", veut dire "ténèbre" ou "obscurité". Ce tumulus, daté d'environ 5 000 ans, mesure 15 mètres de hauteur pour 85 mètres de diamètre. Il est bordé de 115 pierres, et comporte 2 galeries. La galerie la plus au nord mène à une salle cruciforme où se trouve un bassin en pierre. Elle est également connecté à un passage souterrain avec 2 cellules annexes.
La galerie la plus au sud mène à une chambre funéraire de 4 mètres de diamètre. L’une des galeries communique avec un passage souterrain datant de l’ère chrétienne. Au moins trente-huit pierres sont gravées, le cercle étant le motif le plus utilisé. De petites pierres de quartz ont été trouvées, montrant que la façade de l'entrée, comme à Newgrange, était blanche.
Dowth est le monument qui a le plus souffert de l’érosion. Il fut pillé en 1059 puis incendié en 1170. Au siècle dernier, une maison a même été construite sur le sommet de la butte. De plus, les pierres ont été utilisées pour les routes et comme matériaux de construction. L’intérieur reste officiellement inaccessible au public.
Comme Knowth, ce tumulus possède donc deux couloirs, opposés l'un à l'autre : un au nord, et un autre plus petit au sud qui fait face à Newgrange. Au solstice d'hiver, le matin, les rayons du soleil illuminent Newgrange, et illuminent le couloir sud de Dowth à la fin de la journée. Par contre, les rayons sont bien plus puissants à Dowth, qui permettent d'éclairer toute la pièce centrale. Cette pièce possède un renfoncement sur la droite dans lequel se trouve une pierre gravée de symboles circulaires.
Quand les rayons du solstice parviennent au fond du couloir, cette pierre convexe est mise en valeur. Deux autres pierres gravées, de chaque côté de la pièce principale sont aussi décorées de symboles.
Pendant les quelques jours avant et après le solstice, ces pierres sont éclairées les unes après les autres. Le symbolisme de Dowth semblerait se rapprocher du cycle lunaire. Ce qui confirmerait son alignement sur le satellite.
D'autres tentatives ont été faites pour expliquer le sens de ces symboles : certains disent qu'ils sont des représentations du soleil à différentes époques de l'année, d'autres disent qu'ils représentent des corps célestes tels que les comètes, ou bien l'alignement des Pléiades.
Cet alignement de Dowth au coucher su soleil le soir du solstice d'hiver, alors que les jours sont les plus courts, le place à la fin du cycle solaire et au début de la plus longue nuit de l'année. Il symbolise donc les ténèbre, l'obscurité.
Les légendes s'y rapportent : "Le druide Bresal voulut construire une tour montant jusqu'au ciel. Pour celà, il demanda au peuple Irlandais de l'aider pendant une journée. Comme celà ne fut pas suffisant, sa soeur jeta un sort au soleil, afin qu'il ne se couche qu'à la fin des travaux. Le frère et la soeur commirent un inceste, et le charme fut rompu. La tour ne fut jamais finie, et l'endroit fut appelé Dubhaigh, Dowth, qui veut dire "obscurité". Dans cette légende, nous trouvons un contraste avec les rites de souveraineté où le roi prend pour maitresse la Déesse-Mère afin d'assurer la fertilité de la terre et la prospérité pour le peuple...
Le couloir principal, de 8,2 mètres de long, est composé de pierres verticales soutenant le toit en linteau. Il conduit à une pièce cruciforme avec un grand bassin en pierre au milieu. Une série de petites pièces ouvertes au sud-ouest occupent une si petite partie de l'ensemble monticule que l'on peut se demander si d'autres pièces restent encore à découvrir. Le tunnel paléochrétien conduit à une série de pièces à chaque extrémité. Ce souterrain a probablement été construit au premier millénaire, lorsque le monticule a servi à la création d'une forteresse. http://www.megalithicireland.com/Dowth.htm
Knowth, en gaelic "Cnogba", Cnoc Bua, la colline de Bua, est le plus important des tumulus de la vallée de la Boyne, et il semblerait qu'il soit aussi le plus âgé, au moins 500 ans avant Newgrange. La légende raconte qu'une noble dame, Bua, a été enterrée ici et que la "grande colline" a été construite par dessus sa tombe. Knowth est aussi appelé "the Great Mother’s grave" ou “la Tombe de la Grande Mère”. Knowth est aussi associé à Englec, la fille d'Elcmar, lui même frère du Dagda et premier mari de Boann. Englec fut aussi la maitresse d'Oengus, fils de Boann.
Le tumulus est entouré de 17 autres tumulus plus petits, que l'on appelle les satellites. Au mois l'un d'entre eux existait déjà avant que le tumulus principal ne fut construit, qui fut considéré comme suffisamment important pour y avoir été incorporé.
Knowth a été abandonné aux environs de - 2 500. Une tombe de l'âge de bronze a été installée dans le tumulus 500 ans plus tard.
Un cercle composé de pieux datant de cette époque, à l'intérieur duquel furent retrouvés un nombre important d'objets, d'offrandes, laisse penser qu'il était utilisé comme un espace sacré ou rituelique après que le grand monticule fut déjà tombé en désuétude.
Knowth fut de nouveau utilisé à l'âge de fer, le site fut fortifié et un immense fossé fut creusé autour de la butte. Aux premiers temps de l'ère chrétienne, Knowth devint la capitale du royaume de Brega. Même les normands l'ont utilisé comme forteresse entre le IIème et le IVème siècle.
Puis les entrées ont été bouchées et oubliées. Knowth devint propriété des moines de l'abbaye de Mellifont. Après la dissolution des monastères, le site a été utilisé essentiellement à des fins agricoles jusqu'à ce que la majeure partie en fut acheté par l'Etat en 1939.
D'une hauteur de 12 mètres pour un diametre de 65, il est bordé de 127 pierres (3 d'entre elles ont disparu, 4 sont gravement endommagées) et contient deux galeries principales dont les entrées se situent côtés est et ouest. Elles font respectivement 40 et 34 mètres de long. Les 2 "chambres funéraires" sont à quelques mètres dos à dos au centre du tumulus, et l’une possède un bassin en pierre gravée. La découverte de ces deux passages fut faite en 1967 par l'archéologue George Eogan.
Une théorie longtemps admise selon laquelle les galeries étaient orientées sur le lever et le coucher du soleil aux équinoxes du printemps et de l'automne est remise en question. Il semblerait que l'alignement des couloirs soit en rapport avec la lune, nouvelle théorie confirmée si l'on en croit l'interprétation faite des gravures représentant les différentes phases du satellite.
Newgrange, cercle du soleil. Knowth celui de la lune. Dowth, celui des étoiles ? Celà me rappelle Brodgar, Stenness et O'Bookan dans les Orcades...
Knowth à lui tout seul représente 1/4 des pierres gravées mégalithiques d'Europe. Un certain nombre d'objets ont été découverts au cours des 40 années de fouilles à Knowth : une tête de massue en silex, une pierre phallique, un bassin gravé également connu sous le nom de chaudron de Dagda, sont parmi les plus importants.
Une théorie d'un universitaire suédois parle de la gravure de ce bassin comme d'une carte d'Atlantis, la capitale de l'Atlantide telle que décrite par Platon, avec ses trois canaux concentriques. On retrouve la même explication sur le site de Tara...
Les pierres sont gravées de symboles, le plus souvent de spirales. Il est intéressant de remarquer qu' une bonne partie de cette œuvre a été sculptée sur le dos des pierres, comme à Newgrange.
Et comme à Newgrange et à Dowth, les galets de quartz blanc et de granit noir...
Cette vierge,datant probablement du XIIème siècle, se trouve dans le national museum de Dublin. Sa provenance n'est pas indiquée, et à ma connaissance, il n'y en avait pas en Irlande.
Symbolique. Voyage initiatique. Anciennes civilisations. Menhirs et dolmens, églises romanes et gothiques, cathédrales, cloitres, vierges noires et gardiens, sources, arbres, fontaines sacrées et temples. Tous les hauts-lieux énergétiques.