Canalblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

lieux sacrés

Publicité
11 avril 2008

La symbolique du serpent

 

Serpent_5aL’humanité telle qu’on la connaît, faite de chair et duelle, n’existerait pas sans le serpent qui, dans la Septante, est qualifié d’avisé (le temps passant, on le retrouve rusé dans la Vulgate. Le message n’est plus le même…).

 

 

 

 

 

 

ouroborosCe serpent avisé, on le retrouve dans les cosmogénèses diverses et variées, depuis l’aube des civilisations, maitre du principe vital des origines, maitre des énergies et des forces de la nature. Il sera ce qui anime, ce qui maintient. Il créera le temps en plus de la vie, dans sa représentation de l’ouroboros.

 

 

 

 

 



Atoum_3Les chaldéens n’avaient qu’un seul mot pour dire serpent et vie. Il sera dieu créateur aux origines comme Atoum chez les Egyptiens, représentant de l’incarnation de l’esprit dans la matière, maitrisant la vie, mais aussi la mort.

Il sera initiateur en portant les symboles des 4 éléments : la terre (la Déesse-Mère le maitrisera), le feu se transformant alors en dragon, l’air lorsque les ailes lui poussent (dragons ailés) et l’eau (vouivre). Il sera alors symbole des sciences, de la connaissance et de la sagesse.

 

 

 

 

 

 

Quetzalcoatl_1De part sa capacité à changer de peau, il sera symbole d’immortalité et de renaissance, comme Quetzalcoatl le serpent à plumes chez les Aztèques. Il deviendra protecteur sous la forme de l’uraeus au front des pharaons, guérisseur s’enroulant sur le bâton d’Asclépios. Chez les indiens, lové au niveau du premier chakra, il attendra d’être éveillé pour conduire à l’état de samadhi, état d’expansion illimitée de la conscience.

 

 

 

 

 



Caducee_dHermesL'image du serpent enroulé autour de l'arbre de la connaissance, du bâton d'Asclépios à la baguette d'Hermès, le caducée (les serpents: le feu et l’eau, la baguette : la terre, les ailes: le ciel) qui signifie le bâton du héraut, symbolise la communication, la connaissance et sa diffusion (voir le site sur la symbolique du caducée, très bien fait).

 

 

 

 

 

 

 

 

Caducee_alchimiqueEn alchimie, les deux serpents enroulés autour du caducée symbolisent le soufre et le mercure, les principes antagonistes, qui seront unis par le sel.

Caduc_e_alchimique1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

serpent_2aAlors, avisé ou rusé le serpent ? Il faut savoir que ce n’est qu’au Moyen-âge qu’il deviendra la représentation directe du mal, le Satan, responsable du péché de la femme. Même au début du christianisme, la secte gnostique des ophites, considérés comme hérétiques assez rapidement somme toute,  considérait Nahash (le serpent en hébreu) comme le héros apportant la connaissance sous forme du fruit défendu aux hommes, le démiurge créateur étant un être diabolique ne sachant que maudire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Serpent_6aComme les ouvrages ophites ont beaucoup servi de combustible, il ne nous reste que les témoignages de leurs ennemis, et quelques écrits originaux trouvés à Nag Hammadi. Irénée de Lyon, dans son livre « Contre les hérésies »,  en parle en ces mots :

« Certains disent que c’est la Sagesse elle-même qui fut le serpent : c’est pour cette raison que celui-ci s’est dressé contre l’Auteur d’Adam et a donné aux hommes la gnose ; c’est aussi pour cela qu’il est dit que le serpent est le plus rusé de toutes les créatures. Il n’est pas jusqu’à la place de nos intestins, à travers lesquels s’achemine la nourriture, et jusqu’à leur configuration, qui ne ferait voir, cachée en nous, la substance génératrice de vie à forme de serpent. »

Publicité
3 avril 2008

Notre-Dame de Marceille

 

 

Notre_Dame_de_Marceille_10Dans l'église de Notre-Dame de Marceille, près de Limoux, sur la gauche, la chapelle de la Vierge Noire où est exposée la statue miraculeuse. Cet endroit serait l’emplacement de l’ancien chœur roman. La vierge, de facture du XIème ou XIIème siècle, haute de 55 cm, trône dans une cavité qu’encadre un riche retable en bois doré. La tête de l’enfant semble avoir été réalisée plus tard. Une légende, conforme aux critères des vierges noires, nous en raconte l’histoire :

Notre_Dame_de_Marceille_20








Notre_Dame_de_Marceille_8« A une époque bien lointaine qui se perd dans la nuit des temps, un laboureur qui cultivait son champ sur le coteau de Marcellan voit ses bœufs arrêtés soudain par un obstacle invisible. Il a beau les presser, les exciter, ils demeurent immobiles et résistent à l’aiguillon. Le laboureur, d’abord stupéfait, se sent bientôt envahir par une impression indéfinissable : il se prosterne en invoquant le secours du Ciel. Poussé par une inspiration subite, il creuse la terre pour découvrir l’obstacle qui arrête ses bœufs.
Tout à coup une madone de bois, à la figure brune, au sourire céleste, se présente à ses regards étonnés. Il prend avec respect la statue de Notre-Dame et la porte dans sa maison où elle est accueillie avec bonheur par toute la famille. Mais hélas ! Le lendemain la madone a disparu ! ! !
Le laboureur revient à son champ, et il retrouve l’image vénérée dans le lieu où la veille, il avait eu le bonheur de la découvrir. Vainement il l’emporte une deuxième et une troisième fois : la statue miraculeuse disparaît toujours pour regagner la Colline de Prédilection
»




Notre_Dame_de_Marceille_19La madone a aussi la propriété d’arrêter le feu, ce qu’elle fit en 1685 en sauvant la ville de Limoux d’un incendie. La madone a aussi la propriété d’arrêter le feu, ce qu’elle fit en 1685 en sauvant la ville de Limoux d’un incendie.

Notre_Dame_de_Marceille_30






11 mars 2008

Menhir Peyro-Hitto

Saint_Martory_7Le menhir Peyro-Hitto (ce qui signifie pierre plantée), daté du Néolithique, est actuellement situé en bordure de la N117, dans l'enceinte de l'église, à coté d'une stèle funéraire gallo-romaine. Il a été déplacé : son emplacement d'origine était le quartier de Peyro-Hitto à Saint-Martory (route de Montsaunès) où il avait été abattu vers 1850. Donné à la ville par son propriétaire en 1962, il est maintenant classé monument historique.













Saint_Martory_8Il s'agit d'une dalle calcaire d'épaisseur à peu près constante. Sa partie visible est d'environ 3 mètres de haut sur 0,90 mètre de large et 0,40 mètre d'épaisseur. Il est classé monument historique. Sa mise en place permit de découvrir un fragment de l'ancienne voie romaine reliant Toulouse à Saint-Bertrand de Comminges.

Il est apparenté aux menhirs de Mancioux.

http://www.t4t35.fr/Megalithes/AfficheSite.aspx?NumSite=9482

 
11 mars 2008

Les menhirs de Mancioux

Mancioux_menhirs_1Les deux menhirs de Mancioux sont dressés côte à côte à la bifurcation d'une ancienne voie romaine (en fait ancienne voie celte, voire ancienne voie préhistorique) qui reliait Toulouse à Lugdunum Convenarum, l'actuel Saint-Bertrand-de-Comminges, près du pont dit 'romain' sur la Noue (en fait, il date du moyen-âge).














Mancioux_menhirs_2Ils sont datés de - 4 000, et sont de même nature que le menhir de Peyro-Hitto à Saint-Martory. Ils sont constitués d'une dalle calcaire Nankin, que l'on trouve dans la région. Ils sont tous deux d'une hauteur d'environ 350 cm sur 90 cm de large et font 40 cm d'épaisseur. Le menhir de droite a été brisé en deux et recimenté.














Mancioux_menhirs_3Ils furent découverts dans le mur en pierres sèches et redressés en 1962. Situés sur un petit chemin à quelques mètres de la rue, ils sont très faciles d'accès.

 
25 février 2008

L'église de Luriecq

Luriecq_1Luriecq, village connu pour son dolmen de Roche-Cubertelle, était, au début du moyen-âge, éloigné de toute voie de communication.

Luriecq_5

 

 

 

 

 

 

 

 

Luriecq_9Des moines bénédictins virent s’installer et lui donnèrent son nom, Lidriaco ou Loutrio qui signifierait « lieu humide ». Le monastère se dota d’une première église aux alentours de l’an 1000.

 

 

 

 

 

Luriecq_7La première mention historique de la paroisse date de 1214, date à laquelle le seigneur de Saint-Bonnet, Robert, fit don de la moitié de la dîme perçue à l’église Saint-Just de Lyon. L’église est alors sous le vocable de Saint-Polycarpe, évêque de Smyrne.
Luriecq_6

 

 

 

 

 

Luriecq_8L’église fut reconstruite au XV ème siècle, gardant toutefois des parties romanes. En 1662, elle prend le nom de Saint-Irénée, évêque de Lyon.

 

 

 

 

 

 

 

Luriecq_2De style gothique flamboyant, elle a gardé l’arc principal en plein cintre roman du porche d’entrée.

Luriecq_11

 

 

 

 

 

 

Luriecq_4De chaque coté, des contreforts sont surmontés de clochetons. Un pyramidion en maçonnerie, souvent détérioré par la foudre, surmonte le campanile.

 

 

 

 

 

 

Luriecq_10Un pyramidion en maçonnerie, souvent détérioré par la foudre, surmonte le campanile.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.premiumorange.com/luriecq/spip.php?article3

Publicité
11 février 2008

La cathédrale Christ Church de Dublin

Christ_Church_Dublin__99_aLa Cathédrale de la Sainte-Trinité, communément appelée Christ Church, maintenant cathédrale des diocèses de Dublin et Glendalough, est le plus vieux monument de la ville.
Christchurch_cath_drale_dessin_a











Christ_Church_Dublin__11_aElle fut construite en bois autour de l'an 1038, surplombant la rivière Liffey, par Sitric Silkenbeard, le roi danois des vikings venus s'installer sur place, pour le premier évêque de Dublin Donan ou Donagh (le diocèse de Dublin était à l'époque un petit territoire entouré de l'immense diocèse de Glendalough).
Christ_Church_Dublin__10_a














Christ_Church_Dublin__plan_aSa forme définitive lui fut donnée en 1172, après qu' Henri II ait assisté à la messe de Noël en 1171, par l'archevêque Saint Laurence O'Toole et par le chevalier normand Richard de Clare, plus connu sous le nom de Strongbow. Le plan devient cruciforme, et le bâtiment reconstruit en pierre : construction d'un choeur, des transepts et allées, de la crypte, des chapelles Saint-Edmond, Sainte-Marie et Saint-Lo.



Christ_Church_Dublin__53_aDès sa nomination en 1162, O'Toole entreprend de réformer la tradition celtique de la cathédrale en suivant le modèle européen. Ses chanoines devinrent moines, ou chanoines réguliers de l'ordre de saint Augustin, et la liturgie suivit l'usage de Sarum (Salisbury).
Christ_Church_Dublin__107_a















Christ_Church_Dublin__65_aUne chapelle dédiée à Saint-Laurent O'Toole a été ajoutée en 1200 et la majeure partie de la nef a été construite en 1230. En 1358, la nef de la cathédrale a été en partie utilisée à les fins laïques, et un nouveau choeur de plus de 10 mètres a été rajouté.
Christ_Church_Dublin__103_a















Christ_Church_Dublin__54_aA partir de 1530, la réforme anglaise atteind l'Irlande, et lorsque Henri VIII rompt avec le pape, l'église et la majorité de ses évêques se voient obligés de suivre le courant politique prédominant. A Christ Church, le dernier prieur augustinien devient le premier doyen, et la liturgie adopte l'usage et la langue anglaise.
Christ_Church_Dublin__62_a














Christ_Church_Dublin__78_aEn 1562, la voûte de la nef s'est effondrée et le tombeau de Strongbow a été détruit.


























Christ_Church_Dublin__71_aC'est le tombeau d'un inconnu, transféré de l'église de Drogheda, qui prit sa place. Le petit tombeau qui se trouve juste à côté semblerait être un fragment de l'original.
Christ_Church_Dublin__74_a









Christ_Church_Dublin__89_aLa cathédrale était en ruines et une reconstruction d'urgence a eu lieu immédiatement. Cette solution temporaire a duré jusque dans les années 1870. Le mur nord, qui visiblement se penche, a survécu.
Christ_Church_Dublin__91_a










Christ_Church_Dublin__4_aLa cathédrale a été largement rénovée à l'époque victorienne, grâce aux dons du distillateur Henry Roe, qui a également construit la salle adjacente du Synode, reliée par un pont, en se servant des vestiges de l'église Saint Michael, restauration et rénovation effectuée par l'architecte George Edmund Street. D'autres rénovations ont été effectuées, notamment entre 1980 et 1982.





Christ_Church_Dublin__10_aLa cathédrale fait 69,8 mètres de long, 35.7mètres de large aux transepts, pour une hauteur de voûte de 24,7 mètres.
La tour fait 48 mètres de haut. Seuls les transepts, la crypte, et quelques petites parties ayant survécu aux rénovations datent de l'époque médiévale.
Christ_Church_Dublin__43_a














Christ_Church_Dublin__8_aÀ l'extérieur de la cathédrale, côté sud, on peut encore voir les ruines de la maison du chapitre, datant du XIIIème siècle, époque où Christ Church était encore un monastère.











Christ_Church_Dublin__9_aUne ancienne porte romane nous montre que l'église n'a pas été construite n'importe où, et que les énergies sont bien présentes.

Christ_Church_Dublin__93_a

















Christ_Church_Dublin__59_aLe carrelage actuel a été refait d'après des dessins originaux trouvés pendant la restauration.
Irlande_713














11 février 2008

La crypte de la cathédrale Christ Church


Christ_Church_Dublin__24_Construite en 1172, elle est l'une des plus vastes cryptes médiévales des îles britanniques, originale par sa disposition sous la nef aussi bien que sous le choeur.











Christ_Church_Dublin__18_aAu cours des XVIème et XVIIème siècles, elle fut utilisée comme marché, lieu de rencontre pour les commerçants, et même comme taverne en 1633.











Christ_Church_Dublin__plan_crypte_Mesurant 63,4 mètres de long, elle comporte une multitude de piliers massifs en pierre brute soutenant le poids entier de la cathédrale et de la tour centrale.








Christ_Church_Dublin__27_aLa crypte renferme plusieurs objets historiques ayant survécu simplement parce qu'ils ne gênaient personne...
Christ_Church_Dublin__14_a












Christ_Church_Dublin_crypte_st_gabriel_aSur les murs de la chapelle Saint-Gabriel, une fresque représentant saint Jean-Baptiste.
Christchurch_nd_a

11 février 2008

Árd Eaglais Naomh Pádraig, la cathédrale Saint-Patrick de Dublin

Saint_Patrick_Dublin_dessin_aOn dit que saint Patrick, de son vrai nom Maewyn Succat, baptisait ceux qui se convertissaient à la foi chrétienne avec l'eau d'un puits. Pour commémorer cet événement, une petite église en bois fut construite à cet endroit dès le Vème siècle.
Saint_Patrick_Dublin_dessin_2a









Saint_Patrick_Dublin_aL'invasion anglaise sous Henri II, dans la seconde moitié du XIIème siècle, a abouti à d'importantes réformes au sein de l'Eglise en Irlande.
En 1191 John Comyn, le premier archevêque de Dublin anglo-normand, a élevé la petite église de Saint Patrick au statut d'église collégiale, confirmé par une bulle du pape Céléstin III.







Saint_Patrick_Dublin__1_aElle fut alors desservie par un corps de clergé  et consacrée à l'adoration et à l'apprentissage. Une partie de sa motivation résidait dans l'aversion des normands pour les ordres monastiques, mais peut-être plus important encore, par la construction de son propre palais et d'une église en dehors des murs de la ville.
Saint_Patrick_Dublin__42_














Saint_Patrick_Dublin__44_aSur son propre territoire, Comyn n'était plus soumis à la juridiction des prévôts. Seul le baptistère à l'entrée de la cathédrale reste de cette époque.
Saint_Patrick_Dublin__6_a
















Saint_Patrick_Dublin__35_aLe successeur de Comyn, Henry of London, fut élu en 1212 par les chapitres de Christ Church et de Saint-Patrick et reconnu par le pape Innocent III. C'est à ce moment là que l'on croit que l'église fut élevée au rang de cathédrale, fait sans précédent puisque la ville de Dublin possédait déjà Christ Church. Il est possible que Saint-Patrick devait remplacer la première, ce qui ne fut évidemment pas du goût de celle-ci. Il y eut donc deux cathédrales...



















Saint_Patrick_Dublin__56_aUn ordre du roi Henri III en 1225 a permis la collecte de dons pendant 4 ans à travers l'Irlande afin de financer la reconstruction de la cathédrale et Henry fut chargé des travaux.










Saint_Patrick_Dublin_plan_3Il lui donna la forme sous laquelle nous la voyons aujourd'hui. La construction de la nouvelle église dans le style gothique anglais dura environ trente ans.
Saint_Patrick_Dublin__67_a

















Saint_Patrick_Dublin__29_aLa chapelle de la Dame fut ajoutée par l'archevêque Foulques de Saundford en 1270.
Saint_Patrick_Dublin__52_a

















Saint_Patrick_Dublin__4_aEn 1362,  la tour et la partie ouest de la nef ont été détruites par le feu. En 1370, après l'incendie, l'archevêque Minot fit reconstruire la tour ouest.
Au XVIème siècle, la cathédrale dut subir de nombreux changements à la suite des tribulations politiques en Angleterre. En 1537, par une ordonnance de Thomas Cromwell, toutes les sculptures des saints dans les niches du chœur ont été démolies, et il fit de la nef de la cathédrale une écurie pour ses ses chevaux... L'état de la cathédrale a empiré en 1544 avec l'effondrement du toit de la nef.




Saint_Patrick_Dublin__32_aEdward VI réduisit le statut de  Saint-Patrick à celui d'église paroissiale, et désigna une partie du bâtiment pour être utilisée comme palais de justice en 1559.
Après les guerres de religions en France, de nombreux huguenots ont trouvé refuge et tolérance religieuse en Irlande. A Dublin, il n'y avait pas d'église où ils auraient pu faire leur culte dans leur langue maternelle. À cette fin, le comte d'Ormonde, vice-roi de l'Irlande a demandé à l'archevêque de Dublin, qui a suggéré l'utilisation de la cathédrale Saint-Patrick.
En 1666, le chapitre de la cathédrale leur donne la chapelle de la Dame, qui prit le nom de l'église française de Saint-patrick.


Saint_Patrick_Dublin__15_aL'écrivain et satiriste Jonathan Swift, auteur des Voyages de Gulliver, fut doyen de la cathédrale de 1713 à 1745. La toute première interprétation du "Messie" de Handel fut donnée dans le choeur de la cathédrale en 1742.
Saint_Patrick_Dublin__16_a
















Saint_Patrick_Dublin__46_Ce n’est qu’en 1860 que Benjamin Guinness prit les choses en main et entreprit une restauration d’envergure basée sur la charte architecturale originale de l’édifice religieux : des modifications plus radicales, et notamment l'adjonction des arcs rampants, furent effectuées grâce à son financement. Décidément, le clergé d'Irlande, dans la pureté du culte, doit beaucoup aux distributeurs d'alcool... et je m'en réjouis.
En 1870, Saint Patrick devint la première cathédrale du pays au détriment de Christ Church.
Saint_Patrick_Dublin_dessin_3a













Saint_Patrick_Dublin__34_aDe 1783 jusqu'en 1871, la cathédrale a servi de chapelle au très illustre Ordre de Saint Patrick. Avec la dissolution de l'Église d'Irlande en 1871, les cérémonies ont déménagé à Saint-Patrick's Hall, château de Dublin, mais les bannières des chevaliers sont restées sur place.
Saint_Patrick_Dublin__24_a









Saint_Patrick_Dublin__26_aSaint-Patrick est l'une des plus grandes cathédrales d'Irlande, où elles ont tendance à être plus petites que celles du continent. Elle fait 91 mètres de long et 17 mètres de haut.
Saint_Patrick_Dublin__20_a

11 février 2008

Les pierres celtiques de la cathédrale Saint-patrick

Saint_Patrick_Dublin__82_aEn 1901, le puits de Saint Patrick fut découvert par Sir Thomas Drew, architecte, au cours de fouilles autour de la rivière Poddle dans Patrick Street, c'est à dire à proximité de la première église construite avant 1192.








Saint_Patrick_Dublin__11_aLa pierre en granit, qui recouvrait le puits et sur laquelle est gravée une croix celtique, a été transférée dans la cathédrale, ainsi qu'une autre pierre gravée, retrouvée aussi pendant les fouilles, surement la dalle du tombeau d'un chrétien.
Saint_Patrick_Dublin__7_a















Saint_Patrick_Dublin__8_aLes archéologues pensent que les pierres ont été taillées entre 800 et 1100. Par contre, les carrières d'où elles ont été extraites restent inconnues. Je pencherai pour la réutilisation d'un mégalithe, la pierre du puits dégage plein de choses...

Seulement 32 pierres de ce type ont été trouvés à Dublin : 6 se trouvent dans la cathédrale Saint-Patrick.
Saint_Patrick_Dublin__11_b

11 février 2008

La Porte de la Réconciliation de la cathédrale Saint-Patrick

Saint_Patrick_Dublin__13_aCette  porte capitulaire, avec son "trou", a une histoire fameuse : celle d'une réconciliation qui amena la paix entre deux lords anglais en 1492.
Après une bataille, l'un des protagonistes, James Black, comte d'Ormond, fut contraint de se retirer dans la salle capitulaire à l'intérieur de la cathédrale. Il fallait la paix. L'autre, Gerald Fitzgerald, huitième comte de Kildare, ne voulait pas entrer en ce lieu où ses serviteurs furent assassinés. James Black, soupçonnant une traitrise, ne voulut pas sortir. Fitzgerald fit alors un trou dans la porte et tendis son bras à l'intérieur afin d'offrir sa main en signe de paix...

Publicité
Publicité
Newsletter
Derniers commentaires
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 3 626 626
lieux sacrés
  • Symbolique. Voyage initiatique. Anciennes civilisations. Menhirs et dolmens, églises romanes et gothiques, cathédrales, cloitres, vierges noires et gardiens, sources, arbres, fontaines sacrées et temples. Tous les hauts-lieux énergétiques.
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Archives
Publicité