26 mai 2008
L'énergie de la Dame
Etonnant quand même. Cela a commencé dès les
années 50, tout doucement. Depuis quelques mois, le phénomène
s'intensifie gravement : les vierges noires sont volées, disparaissent
des musées et atterrissent dans les réserves, sont déplacées, partent
en restauration. Même Fourvière n'échappe pas à la règle : la vierge
dorée au dessus du sanctuaire a été enlevée par une grue hier, et la
vierge romane en dessous est en restauration depuis un bon moment.
Une intention particulière ? L'énergie de la Dame doit-elle être mise en sourdine, et si oui, par qui et pourquoi ?
Laisser
la place aux énergies de Michel afin qu'il puisse bosser tranquille, qu'elle puisse revenir une fois le boulot fait avec une intention nouvelle
destinée aux humains de l'ère du Verseau ?
Ou bien un bâillon pour qu'elle ne puisse plus parler à ses enfants ?
L'imbécilité à l'état brut et l'appât du gain, ou l'intelligence, malhonnête ou pas ?
Ou ma propension à la parano, je n'exclus pas non plus...
01 février 2008
La vierge de Dublin
Cette vierge,datant probablement du XIIème siècle, se trouve dans le national museum de Dublin. Sa provenance n'est pas indiquée, et à ma connaissance, il n'y en avait pas en Irlande. 
16 juin 2007
Notre-Dame du Coral
Comme beaucoup de vierges anciennes, Notre-Dame du Coral de Prats-de-Mollo fut découverte au XIIIème siècle par un bouvier dont le boeuf meuglait obstinément devant un arbre. A l'intérieur, une vierge polychrome, assise, tenant un enfant bénissant sur ses genoux. Autour de la vierge, on construit une église qui devint l'église paroissiale du village disparu de Miralles, dépendant de l'abbaye de Camprodon.
Notre-Dame du Coral devint le lieu de pèlerinage de prédilection des habitants de Prats-de-Mollo, Serralongue et Lamanère.
(tiré du reportage de Josiane Cabanas)
13 juin 2007
Notre-Dame de la Daurade, la vierge noire
Comme
nous l’avons vu, le culte marial de Notre-Dame de la Daurade fut le premier en
Gaulle. Puis Toulouse, étape obligée vers Saint-Jacques-de-Compostelle,
attire de nombreux fidèles qui viennent vénérer la vierge Marie. Au
Xème siècle, il est fait mention d’une d'une vierge brune. La statue
est volée au XIVème siècle, et est remplacée par une copie.
Dès le XVIème siècle, Notre-Dame la Brune fut connue sous le nom de Notre-Dame la Noire.
Au
début du XVIIème siècle, le Parlement de Toulouse confie le couvent aux
bénédictins de Saint-Maur qui rendent au sanctuaire tout son éclat : le
culte de la Vierge s’affirme avec force chaque jour d’avantage. De
multiples processions sont organisées avec beaucoup de faste et les
sorties de Notre-Dame sont nombreuses.
Les
bénédictins de Saint-Maur ont rédigé un précieux manuscrit tenant le
compte de ces « descentes » réalisées de 1627 à 1790. Seuls les
Capitouls sont habilités à décider de l’intervention de Notre-Dame
lorsqu’un fléau - feu, sécheresse, inondation ou épidémie - menace la
ville. Elle aurait sauvé le quartier Saint-Michel d'un incendie en
1672. La dernière des processions triomphales eut lieu le 23 juin 1790.
Après
la révolution, lorsque le culte est rétabli en 1795, la dévotion
mariale est loin d’être éteinte. Lors du retour de la statue de la
vierge qui avait été déposée au Musée, la foule se presse avec une
telle ferveur que l’administration prend peur et ordonne la destruction
de la sculpture.
Le 14 juin 1807 une copie aussi fidèle que possible
est réalisée et présentée aux Toulousains, lors d’une grande
procession. Elle connaît les plus grands honneurs et suscite toujours
respect et dévotion.
Une
hypothèse récente semble démontrer que la statue primitive a émigré en
Espagne : ce serait la vierge noire de Solsona, en Catalogne.
04 juin 2007
Notre-Dame de la Crèche de saint-Michel de Cuxa
Dans la crypte de Saint-Michel de Cuxa, la parèdre est là. C'est la grotte de la vierge noire, celle du pilier central dégageant une puissante énergie tellurique.
Une deuxième Dame nous attends dans l'église :
14 mai 2007
Notre-Dame de Pena de Cases-de-Pène
La
découverte d’une statue de la vierge dans la grotte située au-dessus de l’ermitage
a été à l’origine de la construction de la chapelle de l’ermitage. Voici le
récit de la découverte :
« Malgré
l’aridité des rochers, quelques bœufs d’Espira de l’Agly étaient venus y paître.
Tandis qu’ils cherchaient leur nourriture, l’un d’eux se détachant, allait
fréquemment vers la grotte, comme attiré, et il y découvrit l’image de Marie. Le
berger intrigué monta à la hâte vers l’animal et aperçut à son tour l’image. Sa
joie fut grande ainsi que celle de toute la contrée, à qui il communiqua la
nouvelle, de telle sorte qu’on décida l’érection de la chapelle sur le rocher d’en
face. »
Le père
Camos donne une description de la statue : « Elle est d’un bois très
ancien, faite comme en demi-relief, assise sur un trône dont le dossier remonte
à la hauteur de la tête. Elle est peinte d’une couleur très ancienne. Sa
dimension est d’un peu moins de trois palmes. L’enfant est assis sur le genou
gauche de la vierge, soutenu par sa main. Il bénit de sa main droite et tient
de la gauche un livre. »
Notre-Dame de Vinça
La
vierge noire de Vinça est une vierge en majesté aux grandes mains, du
XIVème siècle, qui a la particularité d'avoir les pieds posés sur deux
dragons. Il n'en existe qu'une autre celle de Valfleury dans la Loire.
Nous
nous trouvons donc en présence d'une Mère maîtrisant la vouivre. Comme
d'habitude, la vierge n'était pas sur place, mais en rénovation.
Bizarre, non ? Toutes les vierges noires du coin, volées ou parties ?
13 mai 2007
Notre-Dame d'Espira de Conflent
Le
seul élément roman qui subsiste à l'intérieur de l'église est une
Vierge reliquaire à l'Enfant, en bois délicatement travaillé.
Son
visage est serein, une fine tresse retombant avec grâce sur les plis
du vêtement. Sa construction iconographique originale englobe, dans le
plissé de la robe, l'ensemble du siège qui n'apparait pas. Elle n'a pas
de dos, étant entièrement creuse, de manière à pouvoir y déposer les
reliques sacrées.
Une
vierge noire étonnante. Bon, encore une fois, la statue n'était pas
dans l'église. Elle n'est pas volée, comme beaucoup d'autres, mais
simplement en dépot à Perpignan pendant les travaux de restauration
entrepris dans l'église.
12 mai 2007
Notre-Dame de Corneilla
L'église de Corneilla de Conflent,
malheureusement fermée à mon arrivée, abrite plusieurs vierges : Notre
Dame de Corneilla (la Mare de Déu de Cornellà, XIIème siècle, la
vierge noire),
une
vierge romane, Notre Dame de la Crêche (la Mare de Déu del Pessebre,
XIVème siècle), venant de l'abbaye St Michel de Cuxa, et une Vierge
romane (XIIIème siècle), de Barcelone.

La vierge de la Victoire de Thuir
Cette statue haute de 50 cm datant de la fin du XIIème siècle, est en étain et en plomb moulé. Celle de Châteauneuf-les-Bains, dans le Puy-de-Dôme, sort du même moule.
"Bien
que le revêtement métallique soit d'un poids modeste, on peut supposer
que nombre d'entre elles ont été fondues. Notre-dame de Châteauneuf
peut être comparée aux Vierges de Thuir (Pyrénées-Orientales),
Saint-Georges-de-Batailles (Loire) et de Barcelone (Espagne).
Une légende rapporte qu'elle aurait été ramenée d'Orient par un
seigneur de Montmorin St Héreme qui avait participé aux Croisades.
Cachée durant la Révolution par Mme Foussat, du Got, cette vierge fut
exposée en l'église St-Valentin avant d'échouer à la cure, où l'abbé
Rance l'a prise pour l'installer en bonne place dans l'église."
Celle-là
porte une couronne ornée de crochets et de perles, surmontée d'une
sorte de boule, ce qui semble une allusion à son appellation de
"Notre-Dame de la Victoire" et à une légende qui nous ramène au temps
de Charlemagne.
"Charlemagne,
prêt à marcher contre les Sarrasins, se trouvait dans la plaine de
Thuir, et il avait placé la statue de la Vierge au milieu de son armée
(on remarquera l'anachronisme fréquent dans ce type de légende).
L'ennemi se trouve sur les hauteurs de Passa ; il contemple les Francs
épuisés par la chaleur et par la soif, désespérés, laissant l'un après
l'autre tomber leurs armes. Semblable à Moïse, l'empereur est sur le
point d'être abandonné par ses troupes lorsqu'il se décide à invoquer
la Vierge et à plonger son épée dans le sable d'un torrent desséché :
aussitôt jaillit une source abondante qui redonne des forces aux
soldats francs. Une fois désaltérés, ces derniers n'auront aucun mal à
chasser l'ennemi au-delà des montagnes. Aussitôt après la bataille,
Charles décide de fonder sur le lieu du miracle un monastère qu'on
appellera plus tard le Monestir del Camp.
Par
la suite, les Sarrasins ayant de nouveau envahi les terres chrétiennes,
la statue sera cachée jusqu'à ce qu'un berger à la recherche d'une bête
égarée la découvre dans un bois épais, sur l'emplacement de l'actuelle
ville de Thuir qui n'existait pas encore. En hommage à cette Vierge
miraculeuse, on bâtit une chapelle au milieu du bois, et peu à peu les
habitants de l'ancien village de Thuir viendront bâtir leurs maisons
auprès de la chapelle, sous la protection de la Vierge."
La Vierge de Thuir était l'objet d'un culte très
important, et lors des cérémonies on ne manquait pas de la recouvrir de
vêtements et de pierreries: un prêtre élu chaque année avait même pour
mission de l'habiller et de la déshabiller. On peut penser que l'ancien
manteau de soie de provenance orientale, dont l'église de Thuir a
conservé quelques fragments, lui était destiné.












