Le reliquaire

Le reliquaire contient un fragment de tibia et une mèche de cheveux.
Ces reliques ont fait l'objet d'une étude anthropologique en 1974 avec le crâne situé à saint Maximin et les ossements de l'église de la Madeleine à paris.
Conclusion: les ossements appartiennent à une femme de petite stature, de type méditerranéen gracile, âgée d'une cinquantaine d'années.
Sur sa partie basse, est figurée la traversée de la Méditerranée. Marie-Madeleine se tient debout au centre de la barque la conduisant à Marseille, en position d'orante. La barque, conformément à certaines versions de la légende, est guidée par deux anges. Plusieurs compagnons de voyage de Madeleine sont figurés. Un détail retient l'attention : à l'avant de l'embarcation ramenant Marie-Madeleine en Provence, repose un corps entouré de bandelettes....
La grotte
De nos jours on accède au "rocher de la pénitence" par un escalier integré dans l'ensemble architectural du maître-autel réalisé en 1867. C'est sur ce rocher que la légende établit l'endroit de la couche de Marie-Madeleine.
L'intérieur de la grotte, très humide...Le souffle forme de petits nuages de fumée, qui s'élèvent vers la chapelle du pilon, située juste au dessus, où Marie -Madeleine se faisait élever sept fois par jour par les anges.
J'ai senti la présence d'une autre grotte, située juste en dessous cette fois. Mais les fouilles ne sont pas au goût du jour.
Le père dominicain, gardien du sanctuaire, avec qui j'ai discuté un peu, m'a dit non sans humour que la pauvrette devait avoir des nausées à faire ainsi autant de trajets dans les airs...
Cette fois, ça me rappelle Saint michel d'Aiguilhe, au Puy,où j'ai eu à faire au même ascenseur...
Les sources
En particulier l'eau est abondante dans le massif et dans la grotte. Il faut comprendre que c'est elle qui détermine la qualité vibratoire d'un lieu sacré. Dans la Genèse, ce sont les choses du second jour de la création qui apparaissent : les eaux d'en haut et les eaux d'en bas. L'eau, c'est la mémoire du monde. C'est le principe même de la vie. L'eau c'est l'élément qui relie : elle relie nos cellules entre elles, elle relie l'homme avec le cosmos.
Le lieu saint, d'une manière générale, est un endroit ou l'homme peut passer de sa condition terrestre au monde de la lumière. L'eau intervient dans ce processus d'échange ; elle est utilisée depuis toujours dans la construction des sanctuaires car elle porte l'information indispensable à un lieu sacré. C'est justement la rencontre, en un endroit précis, d'un ou plusieurs courants d'eau avec des réseaux, dits géomagnétiques ou géobiologiques, que peut apparaître, avec l'aide de l'homme, le sens sacré dans toute sa force. (revue Arcadia ).
Dans l'ordre, je vous présente saint Zacharie,
la source de Nans,
et saint Sidoïne.
Falaise de la sainte Baume
Notre Mère des Eaux, ancien nom de la Sainte Baume
, n'a cessé de provoquer de ferventes démarches. Il y a 15 à 20.000 ans, en pleine époque glaciaire, c'était déjà un lieu de spiritualité. Au néolithique, les hommes ont continué à visiter et à respecter ce lieu sacré. Mille ans avant J.-C., nos informations se font plus précises : nous savons que c'était un important lieu de pèlerinage à Isis la Vierge Noire ; les druides y consacraient les chênes-rois.
Plus tard, un culte à Artémis, la Diane des Romains, profitera aussi des vibrations très puissantes et très particulières du massif. La grotte de la Sainte-Baume est devenue un haut lieu du monde chrétien. Il y a un peu moins de 2000 ans, la légende bien connue nous dit que Marie Madeleine découvrit le site prédestiné de la Sainte Baume. Prier dans la grotte est un acte intime effectué dans le ventre de la Terre Mère. Prier sur le saint Pilon, le "pilier", inondé de soleil, où le regard porte jusqu'à la mer et au delà de l'horizon, c'est prier sur l'axe du monde qui assure l'ouverture à la transcendance -- c'est se relier à l'infini.
Les signes ne trompent pas : quand Marie Madeleine arrive à la grotte, elle trouve un dragon qui est chassé par Saint Michel et la caverne est infestée de vipères. Le dragon est une représentation ambivalente ; c'est le symbole de forces cachées et contenues, c'est lui qui empêche le profane d'entrer dans le ventre matriciel. Il refuse l'accès aux profondeurs de la Terre. Ce lieu sombre ne peut être atteint qu'après la maîtrise du gardien et de l'initiation. Les dragons peuvent vivre dans l'eau et faire naître les sources, ils sont la représentation des forces telluriques qui s'expriment fortement dans un lieu à travers une rivière, un fleuve ou une montagne. La vipère, issue de l'inconscient, symbolise l'agent des transformations physiques et spirituelles qui s'opèrent. Nous avons là l'affirmation symbolique du caractère très particulier de cet endroit qui participe à notre transformation.
les gardiens
le premier accueil est fait par le chêne d'Heraklès, le bien nommé, tant il parait fort au milieu d'un champ de blé. A ses pieds, une pierre plate, posée là dans quel but.... premier gardien des lieux.
Deuxième sentinelle, à deux pas d'Heraklès, le chêne de Merlin. Il a été baptisé ainsi depuis très longtemps, les légendes de duides étant encore présentes en ce lieu.

La sainte Baume
Avant de recevoir le nom de Sainte-Baume, le massif était connu comme Le Gargare. Garganos, héros celte bon vivant dont Rabelais s'inspira librement, a prêté son nom à bien des sommets de nos contrées, de la Normandie à l'Italie du Sud. Outre sa richesse relictuelle, un massif aussi prestigieux que celui-ci ne pouvait pas laisser là aussi l'Église indifférente. Ses émissaires vinrent tailler 150 marches dans les côtes du géant Garganos, condamnant par la même occasion toute tentative de perpétuation de rites païens.
http://balades.contingences.com/La-Marie-Madeleine-de-la-Sainte
Valfleury
Valfleury est située sur un rebord de la vallée du Gier à l’extrémité des Monts du Lyonnais. La commune est située à environ 16km de Saint-Etienne et à 50km de Lyon. Le sanctuaire se voit de loin, situé sur le dos du dragon.
L'église actuelle a été bâtie par Pierre Bossan, l'architècte de Fourvière, sur l'emplacement de l'ancien lieu de culte.
La source sacrée a été conservée sous l'église, dans une crypte. Il y a encore quelques années, on pouvait s'y désaltérer, et nous avions même à disposition des gobelets, posés sur le bord. Malheureusement, les "autorités" sont passées par là, et la source a du être fermée au public et déclarée non potable, pour cause de non analyse sérieuse. Il faut dire que ces analyses coûtent cher, et la petite commune ne peut s'offrir cette dépense. Moi je conseillerai aux personnes qui s'occupent de l'église de mettre un gros panneau "NON POTABLE", mais de laisser l'eau s'écouler. Ceux qui savent... (clin d'oeil...). C'est par l'union des forces telluriques et acquifères que l'endroit peut rester miraculeux.
Le site peut paraitre déroutant. En effet, les pélerinages se sont succédés depuis fort longtemps afin de rendre hommage à la Dame, et nous nous retrouvons devant une église du XIXème siècle.
Même impression que devant Fourvière. Mais l'architecte savait, ou du moins avait connaissance d'une partie du sacré. Laissons donc nos premières impressions et laissons-nous porter par l'histoire.
Il y avait donc là une ancienne chapelle dédiée à la vierge où coulait une source guérisseuse. Notre Dame de Valfleury a été trouvée, la veille de Noël, un peu avant l'an 800. Un berger vit un genêt en fleurs au milieu d'un champ de neige. En ayant écarté les branches, il trouva la statue. Le curé la transporta dans l'église, et le lendemain, elle fut retrouvée dans son buisson...
Encore une fois un symbole chrétien vient se lier au rocher, à la source ancienne, comme si les anciens lieux de culte ne pouvaint se séparer des nouveaux. Les mêmes forces de la terre et du ciel donnent des lieux privilégiés
se succédant au cours du temps. Les nombreux miracles et guérisons
spontanés répertoriés au cours des derniers siècles prouvent
l'importance des forces de Valfleury.










