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lieux sacrés

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14 mars 2007

Fourvière, l'église

Depuis longtemps on projetait de construire un nouveau sanctuaire. En 1870, les prussiens sont aux portes de la ville. A la suite de la demande de Lyonnaises, Mgr Ginoulhiac fait un vœu : une Basilique sera édifiée si Lyon échappe à l'occupation ennemie. Le voeu est exaucé. La première pierre est posée en 1872. La construction est très rapide : le nouvel édifice votif dédié à la Vierge est inauguré en 1896.

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Lyon_032aBossan (1814-1888), l'architecte lyonnais, avait déjà réalisé l'église Saint-Georges et l'Immeuble de rapport de J. Blanchon (membre de la Commission de Fourvière), de style "mauresque".
Son séjour en Sicile et surtout sa rencontre avec le curé d'Ars sont décisifs pour son premier projet (gravé en 1856) confié par la Commission de Fourvière pour la construction de la future Basilique.
Lyon_048aA sa mort en 1888, son collaborateur, Sainte-Marie Perrin (1835-1917), lui succède.
Autres réalisations de Bossan : les Basiliques d'Ars et de Saint-François-Régis à la Louvesc, l'églises de l'Immaculée-Conception à Lyon, Valfleury.
Dès 1872, le chantier est très populaire car il reproduit les modes de construction du Moyen Age mais également parce que les Lyonnais sont invités à participer au projet en achetant des pierres situées sur un plan nominatif qui leur est remis.


Lyon_036aTrès éclectique, la basilique a été surnommé "l'éléphant renversé" selon l'expression d'Huysmans. De forme très massive, elle est flanquée de quatre tours crénelées dont la hauteur avoisine les 48 mètres, symbolisant chacune une vertu cardinale. Au sud-ouest, c'est la tour de la Justice ; au nord-ouest, celle de la Force. Le nord-est représente la Prudence  et la sud-est la Tempérance. Il faut savoir que les croix que l'on aperçoit aux sommets des deux tours de chaque côté de l'abside sont en fait des relais téléphoniques. (argh....)





Lyon_024aLes façades nord et sud-ouest sont décorées de scènes ou personnages de l'Ancien Testament. Du parvis, on peut distinguer, au fronton, la Vierge. A sa droite, les échevins l'implorent de les sauver de la peste et à sa gauche, le clergé la supplie de protéger la ville des allemands...



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14 mars 2007

Fourvière, la façade


Lyon_029a20 ans (1875 - 1895) : c'est le nombre d'années qu'il aura fallu pour que la facade de la basilique de fourvière soit construite.
35 mêtres : c'est la largeur totale de la facade.
56,70 mêtres : c'est la hauteur de la facade.
Quelques éléments d'architecture frappent le regard. Il s'agit avant tout du contraste séparant les tours caractérisées par leur simplicité (peu de décoration) et le centre de la facade caractérisé par un grand nombre d'ornements en tous genres.

Le lion de juda, au centre de la facade, domine l'entrée de la crypte.
Ce lion, imaginé et sculpté par Dufraisne entre 1884 et 1888, constitue un double hommage à Saint-Joseph et à la ville de lyon. Originairement, Dufraisne était résponsable du fronton. Bossan, architecte principal, ne lui a finalement confié que la seule charge du lion, reprochant à son collègue de "tomber dans le baroque".
- Les portes de la crypte : faites de bronze, elles ont été installées dans un objectif de simplicité.







Lyon_030aPlus haut, sur le fronton, 12 personnages (de gauche à droite : J. Planchon, L. Brun, A. Frapet, P. Dugas, A. Boissieu, P. Brac de la Perrière, Carndinal Coullié, Cardinal Cavert, Mgr Ginoulhiac, Cardinal de Bonald, P. Bossan). Il s'agit des grandes figures lyonnaises du XIXeme siècle. Au dessus d'eux : la vierge. A la gauche de celle-ci est représenté l'archange Raphaël, à sa droite, l'archange Michel.






14 mars 2007

Fourvière, la crypte


Lyon_081aLa crypte de fourvière est consacrée à Joseph. Plus qu'une crypte, il s'agit en fait d'une église basse dont les voûtes sont inférieures à 10 mètres.

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Lyon_070En 1880, Pierre Bossan (1814-1888) offrira ses honoraires annuels pour décorer le choeur de la crypte.
Le choeur de la crypte est décoré de mosaïques qui comportent les textes évangéliques et des anges.

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Lyon_071Au sol, les 7 péchés capitaux : en premier le mal est représenté par un dragon à sept têtes. Ensuite la paon figure l’orgueil, les fourmis traînant une mouche l’avarice, le bouc la luxure, le serpent l’envie, le chat la colère, le loup la gourmandise et enfin la tortue figure la paresse.








14 mars 2007

Fourvière, l'abside

Lyon_089L'abside de Fourvière est une chapelle semi-circulaire qui ferme le chœur de la basilique. Elle est traditionnellement orientée vers l'Est, ce qui est le cas de l'abside de la Basilique de Fourvière















14 mars 2007

Fourvière, les fresques


Lyon_052bSaint pothin arrive à Lyon : dans la partie supérieure de cette scène terrestre, la Vierge Marie, assise, l'Enfant Jésus dans son giron, est entourée de six anges qui planent et lui offrent des couronnes, et, sur une légère ligne de nuages, les martyrs de Lyon, victimes de la persécution de Marc Auréle en 177, nommément désignés dans la lettre des chrétiens de Lyon et de Vienne aux églises de Phrygie.
Inscription : Saint Pothin, disciple de Saint Polycarpe, apportant la foi chrétienne des plages de l'Orient, institua à Lyon, au IIeme siècle, le culte de la Vierge Marie.

Cette belle composition devait être le dernier ouvrage du peintre Charles Lameire (1832-1910). Le grand artiste était venu à Lyon pour présider à l'achèvement de son oeuvre; il eut la supréme joie de la voir en place le jeudi 11 aout 1910. Quelques jours plus tard il s'alitait et il mourait chrétiennement, le dimanche 21 aout, à l'age de 78 ans. Une inscription posée à gauche du panneau et dans le bas rappelle la douloureuse coïncidence de l'achèvement de l'ouvrage et de la mort du peintre.

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14 mars 2007

Fourvière, la vierge noire



Lyon_043aLa vierge est très présente sur la colline. Comme Cybèle en son temps, on lui voue un culte ardent.  Je n'ai pas compté les représentations de Marie, je vous en présente quelques-unes. Et bien sûr, quand un culte à la déesse-mère se met en place, son parèdre n'est pas loin. C'est pourquoi Saint Michel est à la place d'honneur, tout en haut de la cathédrale, lui qui est habitué aux sanctuaires élevés. La colline de Lug devient la colline de Saint Michel...













Lyon_042aNotre-Dame de Fourvière est une statue en bois, haute d'un mètre. Elle date de 1598. La statue originelle, la vierge noire, a été détruite par les protestants en 1562. La légende veut en faire une vierge de Saint Luc, envoyée en Gaulle par Saint Polycrate, disciple de Saint Jean. Saint Pothin lui aurait élevé un culte dans la crypte de Saint Nizier, puis au XVIIème siècle la statue se retrouve sur la colline. Aucun document ne vient prouver cette affirmation.
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12 mars 2007

Santa Maria del Fiore

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Santa_Maria_del_Fiore__2La cathédrale ou Dôme de Florence tel que nous le voyons aujourd'hui est le résultat d'un long travail qui traversa plus de six siècles d'histoire. Le plan architectural de base est celui dessiné par Arnolfo di Cambio à la fin du XIIIème siècle; la coupole, devenue un symbole pour toute la Toscane, est le fruit du génie de la Renaissance, Filippo Brunelleschi, tandis que la façade complétant l'édifice ne fut complétée qu'à la fin du XIXème siècle.







Santa_Maria_del_Fiore_17Toutes les interventions structurelles et décoratives ont été exécutées entre ces deux périodes, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur et ont enrichi l'histoire du monument: cela va de la construction des deux sacristies au sol en marbre du XVIème siècle, de la réalisation des sculptures à celle des fresques signées de Paolo Uccello, Andrea del Castagno, Giorgio Vasari et Federico Zuccari (le Jugement Universel de la coupole).








La cathédrale

Santa_Maria_del_Fiore__4D'une longueur de 153 mètres, soit 23 mètres de plus que Notre-Dame-de-Paris, et d'un largeur de 38 mètres, l'édifice gothique est dominé par une coupole octogonale culminant à 115 mètres de 90 mètres de large, construite entre 1420 et 1434 par Filippo Brunelleschi.









Santa_Maria_del_Fiore__5L'église de Santa Maria del Fiore est la cathédrale de Florence. C'est la quatrième église d'Europe par sa taille, après Saint-Pierre de Rome, Saint-Paul à Londres et la cathédrale de Milan. Son plan est particulier, composé d'un corps de basilique à trois nefs soudé à un chevet en arc trilobé qui soutient l'immense coupole. C'est la plus grande coupole en appareil maçonné jamais construite. On peut voir, à l'intérieur, une des plus grandes fresques narratives : 3 600 m2 de fresques, exécutées entre 1572 et 1579 par Giorgio Vasari et Frederico Zuccari.




Santa_Maria_del_Fiore__8La construction, commencée sur les anciennes fondations de l'église Santa Reparata, en 1296 par Arnolfo di Cambio, a été continuée par Giotto de 1334 (qui n'entamera que la construction du Campanile) jusqu'à sa mort en 1337. Francesco Talenti et Giovanni di Lapo Ghini continueront la construction en 1357.






Santa_Maria_del_Fiore__12En 1412, son nom fut changé en Santa Maria del Fiore, faisant ainsi clairement allusion au lys, symbole de la ville. L'église fut consacrée le 25 mars de l'an 1436, à la fin des travaux de la coupole de Brunelleschi, par le Pape Eugenio IV. A l'heure actuelle, elle est la cathédrale de l'archidiocèse de Florence.









Santa_Maria_del_Fiore__16A la fin du XIIIème siècle, la "Platea Episcopalis", l'ensemble épiscopal de Florence, présentait les trois édifices qui le composent encore, aux relations et rapports spatiaux complètement différents.















Santa_Maria_del_Fiore__15L'actuelle place San Giovanni était à peine plus qu'une rue élargie faisant le tour du baptistère de San Giovanni, qui était alors le véritable cœur de l'ensemble. Il était juste complété par son attique et son toit en marbre en forme de pyramide octogonale. A l'est, aussitôt franchie la "Porte du Paradis", qui n'était pas encore ornée de ses portes en bronze faites par Ghiberti, apparaît le seuil de l'église de Santa Reparata qui disposait à son extrémité orientale d'un véritable cœur harmonique muni de deux campaniles.








Santa_Maria_del_Fiore__17Comme couronnement de cette "Platea Episcopalis" se dresse aussi l'ancienne église de San Michele Visdomini, plus tard déplacée plus au nord, qui se trouvait sur le même axe Baptistère - Dôme, ainsi que le plus ancien hôpital Florentin. Au sud se dressent les habitations des chanoines, organisées autour d'un cloître central. Sur cette ligne se retrouve un nombre important de sanctuaires, ce qui me laisse à penser qu'elle fait partie des lignes sacrées.






Santa_Maria_del_Fiore__7La cathédrale de Santa Reparata, bien qu'ancienne et vénérée, ne convient plus en tant qu'église d'une cité en forte expansion, riche et puissante, qui vient juste de régler ses comptes avec sa rivale, Sienne, et imposé son hégémonie sur un échiquier toscan chaotique. Santa Reparata est décrite par Villani comme "Bien trop de forme grossière et petite en comparaison d'une cité si établie" et dans les documents communaux comme "croulante par son état extrême".

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Comme dans d'autres structures religieuses, le siège du gouvernement de la République de Florence s'y tient, et finalement, en 1294, il décide la reconstruction de l'église avec des dimensions telles qu'elle doit éclipser les cathédrales des cités adverses, dont Pise et Sienne.

Santa_Maria_del_Fiore__6Le cardinal Pietro Valeriano, légat du pape Bonfiface VIII, pose solennellement la première pierre de la nouvelle basilique pendant la fête de la nativité de la Vierge en 1296. La construction de l'édifice fut un vaste projet qui dura au moins 170 ans (bien plus si l'on tient compte de la fin de la réalisation de la façade du XIXème siècle), auquel participeront de nombreux artistes importants. Elle fut au centre des efforts collectifs de nombreuses générations.












Santa_Maria_del_Fiore__9Sous la cathédrale de difficiles travaux de fouille furent réalisés entre 1965 et 1974. La zone souterraine de la cathédrale fut utilisée pour enterrer les évèques de Florence pendant des siècles.






Santa_Maria_del_Fiore__10L'histoire archéologique de cette zone a été reconstituée récemment, d'après les restes d'habitations romaines et de pavements paléo-chrétiens jusqu'aux ruines de la vieille cathédrale Santa Reparata. On accède aux fouilles par une échelle dans la nef de gauche.





Le baptistère

Santa_Maria_del_Fiore_Baptist_re_11Lieu de culte constuit entre le Vème et le XIIIème siècle aujourd'hui dédié à saint Jean Baptiste - saint patron de Florence -et dont la tradition prétend qu'il est un ancien temple romain dédié au dieu Mars.









Santa_Maria_del_Fiore_Baptist_re_3Il a subi d'importantes modifications au XIème et XIIème siècles. Ce bâtiment octogonal est complètement recouvert de marbre blanc et vert aux motifs géométriques. Les murs intérieurs sont décorés de mosaïques byzantines d'artistes florentins réalisées au XIIIème siècle.

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Santa_Maria_del_Fiore_Baptist_re__10Les oeuvres les plus connues du baptistère sont les trois portes de bronze décorées par Andrea Pisano et Lorenzo Ghiberti, connues comme "les portes du paradis".

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Santa_Maria_del_Fiore_Baptist_re_7A l'intérieur, un baptistère attire l'attention, ainsi que le pavement qui semble nous indiquer quelquechose. L'atmosphère y est sereine, malgré les visiteurs.

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Le campanile

Santa_Maria_del_Fiore__3Il fut construit entre 1334 et 1359 par Giotto, premier architecte du Campanile qui dirigera le chantier de 1334 à 1337 - année de sa mort -  et n'exécutera que le registre sculpté inférieur de l'édifice. Il est composé de sept panneaux hexagonaux sur les cotés ouest, sud et est, représentant la marche de l'homme vers la perfection. Le chiffre de sept est le symbole biblique cet objectif.





















Santa_Maria_del_Fiore_16http://fr.wikipedia.org/wiki/Santa_Maria_del_Fiore

11 mars 2007

Santa Maria Novella

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Santa_Maria_Novella_9L'église, la première basilique de Florence, est située sur la place Santa Maria Novella. Construite au XIIIème siècle par les dominicains, elle remplace l'oratoire Santa Maria delle Vigne, édifié sur le même emplacement dès le IXème siècle (d'où son qualificatif de Novella).









Santa_Maria_Novella_15 La tour du campanile de style Gothique et la partie postérieure déshabillée de l’église font un beau contraste avec la façade.












Santa_Maria_Novella_10Le complexe de Santa Maria Novella se compose de l'église, de trois cloîtres monumentaux et des dépendances du couvent dominicain. Le Chiostrino dei Morti, ou Petit Cloître des Morts, est le plus ancien des trois.









Santa_Maria_Novella_11Il fut construit vers 1270 et modifié au XIVème siècle. A l'intérieur se trouve la chapelle funéraire des Strozzi décorée avec des fresques d' Andrea Orcagna. Le Chiostro Grande ou Grand Cloître date aussi du XIVème siècle mais a subi d'importantes modifications au XVIème siècle.









Santa_Maria_Novella_12Le cloître le plus célèbre du couvent est le Chiostro Verde, ou Cloître Vert, ainsi surnommé à cause de la tonalité verte (la terra verde) des fresques de Paolo Uccello qui décorent ses murs. Exécutées entre 1430 et 1446, elles représentent des scènes de l'Ancien Testament parmi lesquelles sont surtout remarquables le Déluge Universel et l'Ivresse de Noé.








Santa_Maria_Novella_7L’église doit notamment sa célébrité aux fabuleuses fresques qu’elle possède : Giotto, Brunelleschi, Lorenzo Ghiberti, Benedetto da Maiano, Masaccio, Domenico Ghirlandaio Filippino Lippi, Andrea Orcagna di Cione pour son retable de la Chapelle Strozzi, et dans le cloître, les fresques et grisailles de Paolo Uccello.














Santa_Maria_Novella_3La façade renaissance de l'édifice, en marbres blanc et noir, commencée en 1300, est terminée par Leone Battista Alberti, en 1470.

À côté de l’église se trouve un cimetière dans lequel reposent nombre de nobles florentins qui ont financé l’édifice.














Santa_Maria_Novella_16http://fr.wikipedia.org/wiki/Santa_Maria_Novella
http://www.galilei.it/ecolelangueitalienne/visitesflorence.html

11 mars 2007

Orsanmichele

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Orsanmichele_1Ce site fut un couvent bénédictin aux débuts de l'ère chrétienne, et les terres alentour cultivées en jardin maraîcher, probablement jusqu'à l'Arno.




Orsanmichele_2En 750, l'oratoire devint une petite église, dédiée à St Michel Archange, "San Michele in Orto" (St Michel au Jardin), abrégé en un nom qui subsiste encore : Orsanmichele.

Orsanmichele_3La première église fut démolie complètement en 1240, lorsque la République Florentine décida de construire un bâtiment public sur le site, pour abriter un marché aux céréales.





Orsanmichele_4Construit par Arnolfo di Cambio (1284-1290), le bâtiment fut détruit par un incendie en 1304, et remplacé (1337-1350) par le bâtiment actuel dont la réalisation fut confiée aux architectes florentins les plus renommés de l'époque : Francesco Talenti, Benci di Cione, Neri di Fioravante qui a aussi construit le Ponte Vecchio. Le projet comportait l'agrandissement du local, et l'ajout d'étages supplémentaires. Les piliers extérieurs furent attribués aux différentes corporations, qui eurent la charge de les décorer avec des stat

Orsanmichele_6La structure du bâtiment est modifiée en 1367-1380, puis terminée en 1404 par Simone Talenti : les arches furent fermées, et l'édifice fut à nouveau consacré à la religion. Au dessus de l'église subsistaient des greniers à grain, jusqu'à ce que le Grand Duc Cosimo les fasse transformer en centre d'archives notariales, en 1569.



Orsanmichele_8Actuellement, cette partie du bâtiment qui se visite sur rendez-vous, est utilisée pour la conservation d'archives, et des expositions d'art. Ces pièces sont accessibles également depuis le Palazzo dell'Arte della Lana, situé en face d'Orsanmichele, les étages des deux bâtiments étant reliés par une large arche du XVIème siècle. A l'extérieur, on peut admirer 14 statues, abritées dans des niches, chacune étant financée par une des corporations majeures de l'époque. Les corporations demandèrent aux artistes les plus célèbres du moment de décorer les niches et de réaliser des statues en marbre ou en bronze, dédiées à leurs saints patrons.

Orsanmichele_9

http://www.creusot.net/creusot/histoire/monuments/statues/st_eloi/florence.htm

11 mars 2007

San Miniato al Monte

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San_Miniato_al_Monte_3La belle église romane de San Miniato est située sur l'une des collines de Florence, d'où on a une très belle vue sur la ville.

Elle fut construite quelque temps après l'an 1000 sur l'Oratoire pré-existant bâti par San Miniato (Saint Minias), le premier évangéliste et martyr chrétien de Florence.













San_Miniato_al_Monte_4Victime des persécutions de l'empereur Decio (249-251) on dit que Miniato était peut-être un prince arménien: la légende raconte qu'après avoir été décapité, il ramassa sa tête, la remit sur son cou et s'en alla mourir dans la grotte du sommet du mont Fiorentinus, appelé aujourd'hui le mont alle Croci où il vivait en ermite et où ensuite on construisit l'oratoire et l'église portant son nom. Son tombeau se trouve dans la crypte.







San_Miniato_al_Monte_14La construction du temple, qui reste un des plus beaux exemples de pure architecture romane florentine, commença en 1018 grâce à l'évèque Ildebrando et se poursuivit jusqu'en 1207. La façade fut réalisée en marbre blanc de Carrara et vert de Prato (XII-XIIIème siècles) et divisée en deux ordres reliés entre eux par des marqueteries de forme rhomboidale qui font allusion à l'opus reticolatum, tissage mural romain typique de l'âge impérial, qui fut également repris par Leon Battista Alberti pour les bases du Palais Rucellai. Elle est caractérisée par trois nefs et un choeur surélevé au-dessus de la crypte.



San_Miniato_al_Monte_2Il s'agit d'une église romane à plan basilical à 3 nefs et monastère qui a remplacé la chapelle initiale en 1018 sur les ordres de l'évèque Hildebrand.

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San_Miniato_al_Monte_11La façade comporte une mosaïque sur fond d'or, du XIIème siècle dans laquelle sont rassemblés la Vierge, le Christ et San Miniato. L'aigle d'or de la corporation florentine Calimala trône au sommet.
Elle inspira Alberti pour l'achèvement du revêtement des façades de Santa Maria Novella, du Dôme et de Santa Croce.














San_Miniato_al_Monte_9Mais l'originalité de San Miniato réside dans les colonnes de la nef qui viennent d'édifices romains, d'une nef qui possède un pavement comportant du marbre et inspiré du zodiaque et d'une charpente en bois polychrome ce qui rend l'ensemble encore plus disparate.













San_Miniato_al_Monte_8La crypte à 7 nefs, du XIe siècle dédiée aux reliques du saint, est en partie recouverte de vestiges de fresques de Taddeo Gaddi datant de 1341.











http://fr.wikipedia.org/wiki/San_Miniato_al_Monte
http://www.florencewelcome.com/eglises-florence/san-miniato-eglise.htm

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