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lieux sacrés

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8 avril 2007

L'église de Châtel-montagne

Ch_tel_Montagne_1aaLa Limagne bourbonnaise est bordée par une montagne à l'est où, sur le rebord accidenté des monts de la Madeleine, sur les versants de la Besbre, s'impose un monument roman bien particulier : l'église de Châtel-montagne. C'est un édifice de rugueux granit qui associe les traditions auvergnates et celles de Cluny.






Ch_tel_Montagne_2aExistant déjà à une époque reculée comme en témoignent des silex taillés et des tessons de poterie, ce lieu devint probablement un oppidum gaulois, avant d'être occupé par les romains, protégeant l'une des antique voie qui relie Vichy à Roanne en passant par la Croix du Sud .













Ch_tel_Montagne_6_abOn a découvert, lors d'une récente restauration du dallage, une table dolménique sous le choeur de l'actuelle église, preuve que ce sanctuaire fut construit sur un ancien site mégalithique.
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Ch_tel_Montagne_4bEn 1082, le seigneur Dalmas et son épouse Etiennette donnent aux moines de Cluny tous les biens qu'ils possèdent à Châtel-Montagne dont l'église Notre-Dame, église construite en l'honneur de la Vierge Marie et dépendante du diocèse de Cluny. Selon une tradition orale locale, elle aurait été édifiée à l'initiative d'un riche habitant, nommé Ponthonnier. Le pape Urbain Il authentifie cette donation en 1095. Dénommée " castrum in montanis ", elle est le siège d'une des plus importantes baronnies du Bourbonnais.











Ch_tel_Montagne_5_abLa construction de l'église dans son volume actuel,  par agrandissement de l'église primitive, avec un cloître et un prieuré sur le terrain au nord de l'église, est donc l'oeuvre des moines clunisiens, entre 1082, date à laquelle ils ont reçu l'église en don, et le début du XIIème siècle, vers 1210,  période à partir de laquelle le style gothique s'imposa.  L'étude  archéologique  a  reconstitué  qu'elle  était  plus basse de  4 mètres, qu'elle s'étendait jusqu'au milieu du portail sud actuel et  avait  un  plan classique pour l'époque, avec un transept prolongé par trois absides, l'une médiane et deux latérales plus étroites.

Ch_tel_Montagne_43abDe cette église ont été conservées les parties basses de la nef et du transept ainsi que l'entrée des trois absides.

Puis en 1150, la nef est allongée, ainsi que surélevée de près de quatre mètres par la création des fausses tribunes, permettant ainsi le percement des fenêtres hautes qui assurent un éclairage direct.
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Après cette période fut crééCh_tel_Montagne_7_ab le massif occidental s'appuyant sur la façade qui vient juste d'être construite et dont les fenêtre doivent être rebouchées. La façade ouest sur deux plans, avec ses trois rangées de niches superposée est alors réalisée.











Ch_tel_Montagne_135aAu début du XIIème siècle, du choeur primitif, seule une très courte section de la partie droite des deux chapelles latérales  est conservée, assurant la jonction du nouveau choeur avec le transept primitif encore non remanié.










Ch_tel_Montagne_101aDeux grosses colonnes rondes marquent la séparation entre la partie droite du choeur et l'abside et facilitent le racordement des nouvelles voûtes avec ce qui a du être conservé.
















Ch_tel_Montagne__159aLes voutes du transept sont surélevées, unifiant les volumes. La tour du clocher, en deux étages, est érigée, probablement surmontée d'une flèche couverte de pierre. La construction s'achève avec la création d'un porche au devant de la porte latérale sud.

Au début du XIIIème siècle, époque où la grande église était achevée sous ses aspects actuels, la seigneurie appartient à la puissante famille de Montmorillon, puis à la fin du XIIIème siècle, au marquis de Lapalisse.











Ch_tel_Montagne_10abPendant la révolution, les manifestations locales du jacobinisme sont extrêmes,  le village est rebaptisé " Mont-sur-Besbre ", la flèche en pierre de 13 mètres de l'église est abattu à titre d'emblème de la superstition et toutes les archives détruites. En 1794, l'édifice est mis en vente et devient un entrepôt à salpêtre, gardé par les gardes nationaux, ce qui le sauve de la démolition.







Ch_tel_Montagne_18L'absence de modification à l'époque gothique ou à la renaissance, et une restauration complète entre 1850 et 1890, qui a effacé des modifications et les ajouts tardifs, ont globalement conservé à l'église Notre-Dame de Châtel Montagne et en particulier au chevet roman à déambulatoire un aspect proche de son aspect tel qu'au début du XIIIème siècle.














Ch_tel_Montagne_122aL'église de Châtel-Montagne porte dans sa construction l'empreinte de diverse influences : relèvent d'une influence auvergnate, les détails du chevet de l'église (dont la forme générale est courante au XIème siècle), ainsi que les fausses tribunes de la nef, utilisées dans un petit nombre d'édifices répartis en Europe romane et qui sont fréquentes dans les transepts des "grandes" églises romanes d'Auvergne les quatre chapelles rayonnantes,( Il n'y a pas de chapelle axiale dédiée à la vierge dans les églises portant son nom), le sommier courant le long du déambulatoire et supportant les piliers, les deux piliers jumelés à l'entrée du déambulatoire.










Ch_tel_Montagne_11abSont d'influence bourguignonne, l'ensemble de la nef ( à l'exclusion des fausses tribunes), la décoration sobre limitée aux bandes lombardes et l'ouverture du porche sur l'extérieur au rez de chaussée, les ouvertures regroupées par trois, les piliers carrés des fausses tribunes, le clocher composé d'un soubassement et de deux étages dont un aveugle, décorés de baies géminées et aux angles amortis par des boudins, la décoration sobre limitée aux cordons de bilettes, la  facade originale : batie sur deux plans avec ses ouvertures percées au fond de six niches réparties en deux étages, elle a probablement influencé la construction de la cathédrale du Puy.
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Ch_tel_Montagne_48aL'église comporte près de 90 chapiteaux, presque tous taillés dans un granit très dur, ce qui n'est pas sans conséquence sur le manque de finesse des sculptures et qui les a fait à tors traiter de "grossières".

Plusieurs chapiteaux ont été mutilés à la révolution ou par le zèle puritain du XIXème siècle, certains ont été remplacés par des chapiteaux à motifs végétaux lors des restaurations.


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Les tritons sont là pour nous indiquer les réseaux aquifères, les acrobates pour nous montrer la voie de l'initié.




 





Ch_tel_Montagne__162aLes 9 chapiteaux historiés les plus connus sont situés dans la nef : l'âne, tiré par une oreille, retenu par la queue, la luxure, aux cuisses martelées par la censure d'un conseil municipal vers 1835, l'orant bénissant l'assemblée, l'atlante à tête de grenouille, les joueurs de trompe.
Une partie des chapiteaux paraît antérieure au début du XIIème siècle et serait de réemploi.





 


Ch_tel_Montagne_66aDimensions de l'édifice : Longueur totale avec le porche : 41,35 mètres, largeur totale des 3 nefs : 11,45 mètres, hauteur de la voûte principale : 12,60 mètres.

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http://www.chatel-montagne.com/

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7 avril 2007

Église Saint-Gervais-et-Saint-Protais du Montet

Le_Montet_1bLa paroisse du Montet appartenait autrefois au diocèse de Bourges. Cette église romane marque le centre d'un ancien prieuré bénédictin fondé en 1195 par le sire de Bourbon, Archambault II, et dépendait du monastère de Michel-de-La-Cluse à Avagliana près de Turin dans le Piémont.

Le sommet de la colline où elle s'élève a livré les traces d'une importante occupation antique, site néolithique et ancien camp romain.

Dévastée par les protestants en 1568, l'église originelle, où les premiers Bourbon avaient choisi d'élever leurs tombeaux, a été amputée au XIXème siècle de sa partie est.








Le_Montet_12aLe_Montet_16aActuellement, elle ne comporte plus qu'une nef et deux bas-côtés terminés par un petit choeur.

 


















Le_Montet_2aSes chapiteaux et son portail principal à l'ouest ont reçu un décor sculpté d'un grand intéret.

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Le_Montet_7aOn retrouve là, gravé dans la pierre, les indications sur toutes les énergies présentes en ce lieu : les serpents entrelacés montrent bien les deux vouivres se croisant sous l'église. Il y aurait aussi présence de rivières souterraines artificielles sous forme de galets.


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Sur le parvis, un carré magique, et à l'emplacement du Saint Michel, une cheminée cosmo-tellurique.

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Le_Montet_18aSur les chapiteaux, des oiseaux affrontés buvant au même calice, des entrelacs, des rinceaux et autres feuilles d'acanthe rappellent ceux de Souvigny, alors que le portail, dont la frise grecque et les serpents sont authentiquement romans, rappelle l'un des portails du monastère de Cluse. Le style des chapiteaux porte à croire que l'équipe venue de Bourgogne vers 1150 pour embellir les monastères voisins se doubla d'une équipe de sculpteurs de l'école d'Auvergne pour les chapiteaux à personnages et les têtes phytomorphes (jaillissant de feuillages).

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Le_Montet_45aUn superbe triton nous parle encore des deux courants d'eau souterrains avec sa queue de poisson bifide.












 

Le_Montet_44aSur un autre pilier, de la gueule d'un taureau (tellurisme) sortent les deux courants, qui se séparent en deux chacun, puis en trois. Ce qui nous donne 12 à la fin. Entre ces entrelacs, une grenade, symbole de la connaissance.















Le_Montet_23aUn lion à tête d'homme, ailes d'aigle et pieds de taureau (tétramorphe ou sphinx), les deux pattes arrière dans un vase entouré du serpent terrestre, les énergies d'en bas,(sur le serpent, les 7 chakras principaux) montre le cordon autour des reins du personnage à sa gauche (d'ailleurs ce n'est pas un noeud qui ferme le cordon, mais les deux pans passent l'un dans l'autre, le "flux" n'est pas coupé). Ce personnage est bien ancré par la position de ses jambes à la terre, et se relie au ciel avec un bras levé. De l'autre main, il montre son chakra coronal. Le cordon, ou ceinture des moines marque la différence entre les chakras supérieurs et inférieurs. Un des pieds du personnage est relié à une sorte de bourgeon-grenade, ou peut-être le symbole des failles, sur lequel le tétramorphe pose aussi une patte. La queue de l'animal se termine par une tête de... je ne sais pas trop quoi, (il se pourrait que ce soit la tête du taureau vu précédemment) regardant en arrière, vers le passé, vers l'expérience.

Le_Montet_42aIl a la gueule ouverte, pour raconter, prévenir ?  Le tétramorphe de l'autre côté a une crinière différente. Je pencherai pour une face de soleil et une face de lune, ce qui relie aux astres.
L'énergie du lieu nous permettrait-elle de nous élever ?
Dans l'explication "éxotérique", il est dit que ce chapiteau représente le prophète Daniel dans la fosse aux lions, levant une main afin d'imposer le respect aux bêtes...


Que ceux qui ont des oreilles entendent.







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Et où va se nicher la connaissance ?










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Le clocher, situé à l'angle nord-ouest du monument, est l'oeuvre de l'architecte Lassus, auteur du sacré-coeur de Moulins. Il s'est servi des pierres de l'ancienne église ruinée.

La longueur de l'église est de 60 mètres, largeur 15 mètres, longueur du transept 28 mètres, sa largeur 6 mètres, la hauteur des bas-côtés de 9 mètres, la hauteur du transept de 13 mètres et celle de la grande nef de 15 mètres.











A l'intérieur, plusieurs maquettes représentent Le Montet aux différents âges de son histoire :

Le_Montet_34aHabitée depuis la plus haute antiquité, la colline était, avant que la main de l'homme n'en eut adouci les pentes, un rocher, au sommet duquel les gaulois bâtirent un premier sanctuaire. Les romains installèrent également un camp fortifié, avec la présence d'un temple.





Le_Montet_35aLe christianisme s'implanta dans la région, et Le Montet fut évangélisé par Saint Ursin. Une modeste église fut construite près du sanctuaire païen. Le village est protégé par des palissades en bois contre les invasions wisigothes. Le Montet de par sa position géographique, était situé à la bifurcation d'anciennes voies romaines, donc gauloises, ce qui a permi son rapide développement.

Le_Montet_36aAu moyen-âge, Le Montet devint un poste d'observation. Le monastère fut fondé en 940 et devint un important prieuré de plus de 50 moines. C'est sur leur initiative que fut érigée la muraille d'enceinte de la ville.L'église prieurale était  considérée à l'époque comme le plus beau et le plus vaste des édifices religieux du Bourbonnais. Jusqu'au désastre de 1568, où la ville fut ravagée par les protestants. Il reste des traces de l'incendie dans l'église, sur les pierres.








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6 avril 2007

L'église Saint Jacques de Villefranche et la source SainteThorette

Villefranche_d_Allier_1aC’est Archambauld VI de Bourbon et son épouse Agnès qui établirent en 1138 la charte de franchise autorisant la création, aux portes du chapitre de Montcenoux, d’une ville franche protégée par le seigneur de Bourbon et où les chanoines renonçaient à exercer leurs droits seigneuriaux.















Villefranche_d_Allier_5La charte accordait à une communauté d’habitants un ensemble de libertés et de garanties favorisant ainsi la mise en place d’un régime commercial sans entraves, créant un lieu de rencontres et de transactions permanentes entre les marchands bourbonnais et ceux des seigneuries voisines, et ce en substituant le principe de liberté à l’assujettissement seigneurial du droit commun.







Villefranche_d_Allier_9aLes privilèges accordés furent confirmés par les chartes qui suivirent et la commune devint un centre commercial prospère.

L’église Saint Jacques le Majeur date de la fondation de la ville au XIIème siècle. Placée sur un des itinéraires qui menaient à St Jacques de Compostelle, cette église romane de vastes proportions fut commencée en grès rose, continuée en grès houiller rouge, exhaussée et remaniée au début de l’époque gothique en grès jaune, ce qui lui donne une personnalité certaine.




Villefranche_d_Allier_19aLe passage des troupes protestantes dévastatrices au XVIème siècle lui coûta deux ou peut-être même trois travées dont il reste encore quelques traces sur le sol de la place.











Villefranche_d_Allier_13aLe chevet à l’est, le portail et la  rosace au sud sont remarquables ainsi que la statue de St Jacques le Majeur qui se trouve à l’extérieur sur la façade ouest. A l’intérieur, des peintures sur la voûte et les murs de l’abside, les différents tableaux, la châsse renfermant l’effigie de Sainte Thorette.









Villefranche_d_Allier_6aThorette était une humble bergère qui vivait à Nouzillers, hameau de Villefranche, au XIème siècle. Elle a fait de nombreux miracles et fut considérée comme sainte par la population locale de son vivant. Son gisant occupe la chapelle du transept nord. On l'invoque pour la protection des biens et des personnes.









L’oratoire de Ste Thorette

Villefranche_d_Allier_37Il se situe à la sortie de la ville, au fond du vallon de Montcenoux.



















Villefranche_d_Allier_34aIl a été construit en 1946 en hommage à la petite bergère qui, depuis sa naissance, a plusieurs fois protégé la ville de dangers qui la menaçaient.

















Villefranche_d_Allier_24aTout près se trouve une source à laquelle les pèlerins en route pour Compostelle venaient puiser de l’eau à laquelle ils ajoutaient un peu de roche sacrée qu’ils avaient récupérée par grattage des pierres de la maison natale de la sainte ou de celles de l’église comme en témoignent les cupules encore visibles sur le portail ouest.












Villefranche_d_Allier_23a La source est bien plus vieille qu'il n'y parait, et ma foi, est bien accompagnée. Une chouette nous y a accueilli, mais elle n'était pas seule.

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Villefranche_d_Allier_27ahttp://www.villefranchedallier.fr/

5 avril 2007

Colombier, la fontaine Saint Patrocle et l'église prieurale

Colombier_6La construction de l’église prieurale débuta au XIème siècle, des transformations furent exécutées aux XIIème et XIIIème siècles notamment. Le très beau clocher élevé sur la croisée du transept est du XIIème, de style roman. Le portail d’entrée et du début de la période gothique. A proximité de l’église coule la fontaine Saint-Patrocle, du nom du saint dont les restes reposent toujours dans l’église.













Colombier_3aÉdifice roman, composé d’une nef de cinq travées, flanquée de bas-côtés, d’un transept saillant, une absidiole ouvrant sur chaque bras. Le chœur à chevet plat date du XVème siècle, la sacristie, qui le prolonge, est du XIXème siècle. La façade actuelle a été construite au début de la période gothique.














Colombier_4aOutre l’église, la dévotion à saint Patrocle se centre sur la fontaine. Cette eau, toujours fraîche, est réputée avoir des vertus thérapeutiques. La légende rapporte que celui-ci manquant d’eau lorsqu’il construisit le monastère, il lança un marteau de telle force qu’il retomba à près de 300 mètres en créant la source. D'autres appellent l'endroit "le marteau de Thor". Pourtant, c'est Sucellus, le dieu gaulois, qui aurait été le mieux placé : "Sucellus, dieu au maillet et au chaudron, protecteur de la fécondité, il fait jaillir les sources sylvestres en frappant le sol de sa masse. Il a été assimilé à Sylvain ou à Vulcain. On le représente sous la forme d'un vieillard ou d'un homme d'âge mûr, vêtu à la gauloise d'une tunique à capuche, de braies et de bottes, et portant un maillet et parfois un chaudron, souvent accompagné d'un chien. Il est souvent accompagné de la déesse Nantosvelta. Contrairement aux autres dieux gaulois, qui ont leur équivalent en Irlande et au pays de Galles, on ne le trouve qu'en Gaule. "
La source est réputée pour la guérison des maladies de peau et pour que les jeunes filles à marier trouvent un partenaire. Il suffit pour celà qu'elles trempent leur pied droit deux fois dans le dernier bassin. Une procession à la fontaine a lieu le dernier Dimanche de Juillet. Le pélerinage à Saint Patrocle, survivance probable d'un culte gaulois, n'a cessé qu'en 1970.









Fontaine_Saint_Patrocle___Colombier_8aNé dans la région de Bourges, Patrocle s'intruisit très vite dans les sciences, les lettres sacrées et profanes. L'évêque de Bourges l'ordonna diacre à l'âge de vingt-cinq ans, puis archidiacre. On le considérait comme l'un des hommes les plus saints et les plus cultivés de son époque.
Devenu le précepteur des fils de Clodomir, roi des Francs, il eut pu vivre à la cour, être l'un des conseillers du royaume. Les honneurs ne le tentaient pas, une existence fastueuse ne convenait pas à son caractère. Le clergé séculier lui parut même trop attaché aux biens de ce monde. Il avait l'ardent désir de se consacrer uniquement à Dieu et il se retira dans la solitude, pour y vivre, prier, méditer.



Légende de Saint Patrocle










Fontaine_Saint_Patrocle___Colombier_5aIl s'arreta à Neris où il construisit une maison, un oratoire et une école. Les guérisons qu'il opérait lui valurent le renom de sainteté. Cherchant la solitude, il partit avec sa bêche et sa hache à deux tranchants, et s'installa en ermite à la Celle, dans la forêt. Dix ans plus tard, il repartit pour Colombier où il fondit un monastère. Le monastère fut vendu au prieuré de Souvigny au XIème siècle.




















Fontaine_Saint_Patrocle___Colombier_2aNous avons donc là un saint portant la francisque, ou le marteau cher aux dieux nordiques, une source miraculeuse, c'est à dire de l'eau chargée, l'ermitage dans la forêt, la biche compagne du saint... Voilà bien des ingrédients laissant paraitre un fond de druidisme. Quand à la forme de la fontaine elle-même, avec ses trois bassins, rond, carré et rectangulaire, nous y voici plongés. Les ondes de forme des bassins font le reste.
On peut voir, dans le premier bassin de forme ronde, l'eau qui bouillonne.




Fontaine_Saint_Patrocle___Colombier_10al'endroit a été christianisé, mais de très beaux arbres entourent encore cette fontaine miraculeuse qui se déverse dans le champ en contrebas.

















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A la fontaine Saint-Patrocle, christianisation d'un ancien culte païen, probablement à Dispater, l on trouve donc les restes bien conservés des captages gallo-romains de la source.

Le captage de la source est un puits gaulois de madriers, comme à Voingt.

http://www.cc-commentry.fr/tour.asp?IdPage=4668
http://www.coldev.org/sanctuaires/index.php?r=cons&sr=cons&id=216

5 avril 2007

Eglise Saint-Julien de Meillers

Meillers_2Cette église a été édifiée entre 1180 et 1248. elle était située sur la châtellenie de Bourbon et dépendait de l'évéché de Bourges. Elle a été placée sous le vocable de Saint Julien et  dépendait du prieuré de bénédictines de l'abbaye de Saint-Menoux.









Meillers_50aC'est un édifice roman dont l'abside est en hémicycle, le choeur de deux travées et la nef de trois travées. Les bas côtés furent édifiés lors d'une seconde campagne à l'époque romane. Les deux chapelles accolées à la façade sud ont été rajoutées au XIXème siecle, et la chapelle nord au XVème.

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Meillers_11aLe portail de l'église est célèbre pour la décoration des chapiteaux qui couronnent les colonnes de part et d'autre de l'entrée. Ils sont ornés d'animeaux musiciens : un lion jouant de la vielle et un âne jouant de la harpe, inspirés par le fabuliste antique Phèdre.

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Meillers_12aLe tympan du portail présente en son centre un Christ bénissant, entouré d'une mandorle soutenue par deux anges et abrité d'un dais en forme d'arc de mitre recouvert d'imbrications. De chaque côté, sous les arcades en plein cintre, sont sculptés cinq apôtres. Il manque Judas et Thomas, les deux plus importants dans la tradition ésotérique du christianisme à mon sens (celui que Jésus aimait et son frère jumeau). Ce tympan me fait penser à celui de l'église de Thuret. Ces deux églises présentent de fortes similitudes à mon sens.







Meillers_60bLe réseau Hartmann a été démultiplié devant les piliers de chaque côté de l'église. Sur la façade ouest, à hauteur de front, une étoile à 8 branches présente un trou en son centre. C'est ici, à mon avis, que débute la visite... Devant le porche, un carré magique. Un cavalier à tête de coq puis ce même cavalier sans sa monture qui cherche à maitriser un animal à tête de coq, pattes de taureau, ailes d'aigle...

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Meillers_9aUn acrobate, à l'extérieur, nous montre le retournement de l'initié.















Meillers_47Le clocher de plan barlong (plus long d'un côté) qui domine la travée orientale de la nef, présente deux étages percés de baies en plein cintre séparées par des colonnettes jumelles. De petits modillons (petites pièces en saillie) supportent l'assise de la courte flèche de pierre octogone dont les plans, correspondant aux angles du clocher, se raccordent avec lui par des talus triangulaires.













Meillers_14aLa nef se comporte de trois travées dont le berceau est plus haut que la voûte du choeur. les bas-côtés ont été achevés à une période plus tardive.
















Meillers_20aAu revers de la façade, les chapiteaux des deux grosses colonnes engagées se font remarquer par les entrelacs qui les décorent.











Meillers_16aMeillers_23aA l'est et à l'ouest, la voûte s'appuie sur deux arcs qui correspondent à des consoles ornées de masques.
Plusieurs figures sont situées sous les piliers du clocher dont le symbolisme parait bien mystérieux. Il faut à mon avis les voir dans leur ensemble pour trouver la clé de l'énigme.
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Meillers_22aLe choeur, voûté en berceau plein cintre et en cul de four, a été restauré. Deux piliers datent du Xème siècle.
Dans le bas-côté sud, une vierge en pierre sculptée en 1687. Mais le trésor ne se trouve pas encore là.
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La vierge de Meillers

Meillers_61bOn arrive à la chapelle nord par un étroit passage au dessus duquel on remarque l'écusson d'une famille de Meillers. ( symbolique druidique évidente, avec Cernunnos, le chêne et l'étoile).






Meillers_41aLà se trouve Notre-Dame de Meillers, vierge noire bourbonnaise et l'une des plus anciennes, faite dans la tradition auvergnate.

















Meillers_28aelle est en bois marouflé, et porte encore des traces de polychromie. Taillée dans du noyer, elle mesure 0,87 mètres de haut. Seule la vierge est d'époque, ses mains, le siège et l'enfant ont été rapportés.
























Meillers_42aElle est magnifique, et malgré ses restaurations, marche encore à merveille.
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Une adresse si vous voulez en savoir plus sur la façon de construire une église romane:

http://eglisedemeillers.chez-alice.fr/













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5 avril 2007

Eglise Sainte-Marie de Chappes

Chappes_1aL'église a fait partie d'un monastère proeuré dont des documents de 907,1095 et 1124 prouvent l'existance. Cette communauté religieuse dépendait de l'abbaye de Souvigny et a longtemps bénéficié des libéralités des ducs de Bourbon. Elle a cessé d'exister au milieu du XVIème siècle pour des raisons inconnues à ce jour. Beaucoup d'indices laissent à penser que les bâtiments se situaient au sud et à l'est de l'église.





L'église

Chappes_6Le clocher s'élève à une trentaine de mètres à la verticale du choeur. On remarquera le cordon de mascarons sculptés qui entoure l'abside et les deux absidioles, cordon que l'on retrouve sur les façades nord et sud.
















Chappes_3Le "caquetouer", ajouté au XVIIème siècle sur la façade sud, permet aux paroissiennes de "caqueter" (bavarder) à l'abri des intempéries à la sortie des offices.
Les contreforts de la façade sud ont dû être réalisés au XIXème siècle pour conforter l'édifice.









Chappes_9aLe portail roman de la façade ouest se compose d'une archivolte, d'un plein-cintre parfait, supporté par des colonnes engagées surmontées de chapiteaux à crochets rappelant les feuilles d'acanthe.
Elles s'élèvent jusqu'à la corniche en saillie le long de laquelle se développe un cordon d'arcs entrelacés. Les portes symétriques sont soutenues par des pentures en fer forgé qui dateraient du XIIème siècle. Leurs pointes sont en forme de serpents.
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L'intérieur

Chappes_29aL'église se compose d'une nef à quatre travées flanquée de bas-côtés symétriques et d'un transept non saillant. Les travées plus petites du transept font la liaison avec l'abside et les deux absidioles arrondies qui, à l'est, ferment le choeur.











Chappes_27aLes quatre travées de la nef centrale sont couvertes d'un berceau continu, soutenu par des arcs en doubleaux et les collatéraux ont reçu des voûtes en quart de cercle. le choeur, à la croisée du transept, est surmonté d'une coupole sur trompe.

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Chappes_19aLes piliers sur lesquels retombent les arcs latéraux dénotent plusieurs périodes dans la construction. Les deux piliers orientaux su transept, cruciformes, peuvent remonter au XIème siècle. La première ravée orientale de la nef présente des piles carrées flanquées de colonnes latérales regardant le vaisseau central. Elle daterait du début du XIIème siècle. Les trois autres travées de la nef avec leur piles carrées cantonnées de quatre colonnes engagées, sont elles aussi du XIIème siècle. Ces dernières sont couronnées de chapiteaux sculptés représentant des végétaux ou des êtres fantastiques.




Chappes_24aLes chapiteaux historiés sont au fond de l'église. On voit sur le pilier sud le plus proche du portail une sirène bifide (deux courants d'eau).









Notre-Dame de Sans-Parler de Chappes

Chappes_32acette vierge à l'enfant est une sculpture sur bois datée du XIIème siècle, restaurée "richement" au XIXème. La restauration n'est pas des plus heureuses, certes. On a mis sur la tête de la vierge et de l'enfant des couronnes en doublé ornées de verroteries, et on a recouvert de couleurs éclatantes et de dorures, chairs et costumes.














Chappes_38aLes étudiants la prient la veille des examens, elle guérit et commande à la pluie. Elle fut trouvée à la suite d'un orage, près d'une fontaine. Un sanctuaire lui fut construit, qui devint rapidement très fréquenté. Notre-dame de Sans-parler rendait la vie aux enfants morts-nés, le temps d'un baptême.

2 avril 2007

Saint Menoux

Saint_Menoux_21Situé à mi-chemin de Moulins et de Bourbon l'Archambault, Saint-Menoux possède une église remarquable.

Menoux, ou Ménulphe (les habitants du village sont les Ménulphiens), évêque irlandais, naquit au VIIème siècle. D'Irlande, il se rendit en Grande-Bretagne, puis en Armorique jusqu'à Quimper où il fut ordonné prêtre puis évêque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Menoux_16Au retour d'un voyage à Rome, épuisé et malade, il parvint au petit village de Mailly-sur-rose, devenu Saint-Menoux, où il s'arrêta pour prendre quelque repos. C'est là qu'il mourut un 12 Juillet, l'année n'étant pas connue. Avant de rendre le dernier soupir, il avait demandé à être enterré au cimetière de Saint-Germain.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Menoux_9Son tombeau devint un lieu de pélerinage, depuis que son serviteur, Blaise, un simple d'esprit (bredin en parler local) entreprit de percer un trou dans le sarcophage de son maitre afin de pouvoir passer la tête à l'intérieur et d'être plus proche ainsi de celui qu'il vénérait. Il en serait sorti "débrediné", guéri grâce à Menoux.
Un monastère fut créé pour honorer sa mémoire.

 

 

 

 

 

Saint_Menoux_2Au XIème siècle, ses reliques furent transportées dans une église construite en son honneur. Elle devint église abbatiale d'un couvent de bénédictines. Au XIème siècle, on remania le transept et on construisit le clocher actuel. La nef et les bas-côtés furent repris intérieurement au XV ème siècle. Au XVIème siècle, il fallut reconstruire le cloitre et partiellement l'église. La révolution détruisit les bâtiments et la tempête de 1806 emporta le clocher. L'église fut sauvée par son classement au patrimoine en 1837.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Menoux_17On peut encore voir dans le narthex un ancien sarcophage percé d'un trou. Il serait le véritable sarcophage de Saint Menoux, celui-là même que Blaise perça. A son côté, celui de Blaise. La débredinoire aurait été remplacé par un tombeau plus adapté aux visites de plus en plus nombreuses. Les reliques du saint y furent placées. On peut les apercevoir encore à travers les ouvertures vitrées.

 

 

 

 

 

 

Saint_Menoux_plan_4Elle est située dans le choeur, derrière l'autel, à la croisée des réseaux aquifères, telluriques et sacrés. Une cheminée cosmo-tellurique surmonte le tout. Le reste de l'église étant mal irrigué, les constructeurs ont fait appel à la mémoire de l'eau en posant un réseau de trois rivières en galets.

 

Allier_1151Si l'on place la tête dans l'ouverture semi-circulaire du sarcophage, après avoir suivi le bon chemin dans l'église, les idées deviennent plus claires, je peux en témoigner... Juste une chose : il est nettement conseillé (d'après le panneau posé au dessus) de ne pas " se livrer à des pratiques superstitieuses"...

 

 

 

 

 

Saint_Menoux_10Derrière la débredinoire, dans l'axe de la nef, un buste reliquaire de Saint Menoux, puis dans l'absidiole, un bas-relief mutilé figurant un Christ bénissant assis. Autour de lui, les symboles du tétramorphe. Ce serait un fragment de l'ancien tombeau de Saint Menoux. On trouve aussi deux fragments du dallage du XIIIème siècle, à incrustation de plomb et de ciment.

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L'église

 

Saint_MenouxLa façade est celle du XIème siècle avec seuls quelques fragments du petit appareil primitif. Derrière s'élève le pignon de la nef percé d'un occulus. Les contreforts au nord sont du XVème siècle alors qu'au sud se dessinent les vestiges d'un cloître de la fin du gothique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Menoux_1Le chevet se distribue en chapelles rayonnantes étayées de contreforts-colonnes aux chapiteaux feuillus. Modillons à copeaux et cordillon de billettes ornent l'ensemble.

Le clocher carré du XIIIème siècle est surmonté aujourd'hui par une charpente moderne, la flèche de pierre s'étant écroulée au début du XIXème siècle.

Le plan de l'église est compris dans un rectangle de 62 mètres de long sur 16 mètres de large, avec des chapelles rayonnantes greffées sur le déambulatoire entourant l'abside.

 

 

 

 

 

 

Le narthex

 

Saint_Menoux_18Partie la plus ancienne de l'église (vers 1100), le narthex forme une vaste salle en trapèze divisée en trois vaisseaux de trois travées par des colonnes appareillées en tambour.

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Saint_Menoux_30Le décor des chapiteaux est simple, mais nous raconte déjà une histoire, notamment les lions adossés et les crosses de fougères. Au dessus des arcades, une corniche de billettes soutenue par des modillons. Le plan suit deux failles, c'est la raison pour laquelle il n'est pas droit.

C'est ici que nous retrouvons les sarcophages mérovingiens et les fonds baptismaux du XIIème siècle.

 

 

La nef

 

Saint_Menoux_3Appliquée au narthex au XIIème siècle, peu étendue (20 mètres), reprise au XVème siècle et munie de voûtes sur croisée d'ogives, elle est divisée en trois vaisseaux de trois travées chacun. Le bas-côté nord a conservé son berceau primitif en plein cintre, sur doubleaux.

 

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Le transept

 

Saint_Menoux_13Il date de la fin du XIIème siècle et du début du XIII ème. L'architecture de la croisée atteste de la pénétration du nouveau style gothique : croisée d'ogives lancée à un niveau très élevé, cul de lampe à masques et à crochets, doubles baies géminées sous arcades de décharge.

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Saint_Menoux_34Il est raconté que plusieurs souterrains filent sous l'église, en diagonale sous la nef. L'un d'entre eux arriverait dans l'escalier à l'intérieur d'un des piliers centraux.

 

 

 

 

Le choeur

 

Saint_Menoux_5Daté d'environ 1150, il est en pierre calcaire de moyen appareil. L'art roman d'influence bourguignonne s'accomplit ici à la fois par l'ampleur de ses proportions et l'élégance de ses ornementations.
Le plan est celui des grands édifices romans, avec quelques éléments originaux, abside semi-circulaire, encadrée d'un déambulatoire ouvert sur cinq chapelles rayonnantes et précédée de deux travées droites, chapelles d'axe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Menoux_12L'élan ascentionnel est tempéré par une frise ornée d'une large grecque perlée et d'une rangée d'oves. A la naissance de la voûte, un bandeau de damiers. Les failles, l'eau, le tellurisme et la cheminée y sont représentés.
Les chapiteaux sont ici très parlants. Ils sont de style bourguignon et présentent de nombreux thèmes, dont les griffons buvant au même calice.

 




 

 

Saint_Menoux_24Le bénitier en marbre qui nous accueille est poli à force d'être caressé par les nombreuses mains des visiteurs...

 

 

 


Saint_Menoux_35Et comme d'habitude, un petit gardien sur les marches de l'église.

 

2 avril 2007

La fontaine Saint-Martin

Saint_Menoux_36A Saint-Menoux, la fontaine Saint-Martin, appelée parfois par les gens du pays fontaine du bon Menoux se trouve en contrebas de l'église, quelques 200 mètres plus loin. Il faut alors passer devant un boulanger qui fait son pain au feu de bois. C'est une merveille de déguster ses pâtés de pomme de terre, spécialité bourbonnaise.

La fontaine est probablement duidique, christianisée plus tard.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Menoux_37Un jour, un énorme serpent vint s'installer sur sa margelle, interdisant à quiconque de venir y puiser de l'eau. Saint Menoux glissa l'extremité de son bâton sous le reptile et le projeta au loin en disant : "Là où tu tomberas, tu seras couleuvre." Le serpent tomba en un lieu désert devenu la commune de Couleuvre. Qui dit serpent dit vouivre...

Le linge lavé dans la fontaine, seché puis porté à même la peau a la réputation de guérir les dermatoses. Autrefois, on y plongeait les bredins pendant que le prêtre récitait les oraisons à Saint Menoux...

L'eau y est très pure, des poissons y ont élu domicile. Le taux vibratoire en est très élevé.

16 mars 2007

Saint Nizier, historique

Lyon_224aLe premier édifice religieux situé sur le site de l'église actuelle est un monument romain, probablement un temple d'Attis. Attis ou Atys est une divinité d'origine phrygienne, parèdre de la déesse Cybèle, dont il est à la fois le fils et l'amant. Il peut être comparé à Adonis, parèdre d'Aphrodite-Astarté, ou encore Tammuz, parèdre d'Ishtar. Son culte à mystères s'est répandu en Grèce, puis dans tout l'Empire romain. Les monuments représentent Attis en berger phrygien, avec le bonnet, le bâton du pâtre, la syrinx et le tympanon, son costume collant laissant le ventre à découvert. Il porte un pantalon typiquement perse (anaxyrides). Un de ses emblèmes est le coq (galles), car Attis fut le premier des galles. On le voit aussi avec Cybèle, dans le même char traîné par des lions. Les fidèles d'Attis auraient joué un rôle dans la persécution antichrétienne de 177.




 

Lyon_231D'après la légende, un nouveau sanctuaire, en 150,  a été construit sur l'emplacement du monument romain, (dont on aperçoit encore les colonnes devant la façade sur le plan du XVIeme siècle) , par Saint Pothin. C'est un lieu de culte qu'il dédie à la vierge. Saint Pothin fut le premier évêque de Lyon et le premier évêque de Gaule. Issu d'une communauté du Levant en Phrygie, il fut arrêté en même temps que sainte Blandine et qu'un groupe de chrétiens sous le règne de Marc Aurèle en 177. Ils sont connus sous le nom de Martyrs de Lyon. Saint Pothin meurt en prison vraisemblablement le 2 juin à la suite des mauvais traitements infligées par ses bourreaux. Saint Irénée lui a succédé.



Saint_Nizier_1aAu Vème siècle, selon la tradition, Saint Eucher, 19ème évêque de Lyon, bâtit sur les ruines de l'édifice une basilique pour abriter les reliques des 48 premiers martyrs de Lyon, parmi lesquels saint Pothin et sainte Blandine.

L'église reçoit le nom d'« église des Saints Apôtres », à savoir Pierre et Paul. Les évêques de Lyon s'y font enterrer durant tout le VIème siècle, en particulier saint Nizier, 28ème évêque. Le corps de saint Nizier, oncle de Grégoire de Tours, enterré en 573, a donné lieu tout de suite à de nombreux miracles. Grégoire lui consacre plusieurs chapitres du Liber vitae patrum.

Saint_Nizier_13De ces textes on peut tirer une description du tombeau de Saint Nizier qui doit être en bonne place dans l'église et surélevé puisqu'un aveugle est guéri en se plaçant sous le cercueil. Très vite un culte de ce saint évêque de Lyon c'est développé au point que l'église finit par prendre son nom. Le corps de ce dernier attire une foule si grande, les miracles qu'on lui prête sont si nombreux que l'église finit par prendre son nom.


 

Saint_Nizier_36Dans la première moitié de VIIIème siècle, saint Nizier, comme les autres églises lyonnaises, est ravagé par des incursions de Sarassins remontant la vallée du Rhône puis par les brutales reconquêtes de Charles Martel. Elle n'est reconstruite qu'au IXème siècle, sur l'ordre de l'évêque Leidrade, ami de Charlemagne, qui lui adjoint un chapitre canonial. C'est alors une petite église romane avec clocher que l'on peut voir sur un sceau datant de 1271, et comme dans tout chapitre, la vie s'organise autour d'un cloître. Ce cloître était situé au sud de l'église, entre celle-ci et la rue Poulaillerie. Il devait avoir environ 15 mètres de côté.



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Le quartier de l'église s'embourgeoise, désormais l'élection des consuls et échevins y est proclamée. Pierre Valdo, au XIIIème siècle, en est le paroissien. Ses disciples, les vaudois, choqués par la richesse des lieux,  mettent le feu à l'église en 1253.




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L'archevêque Louis de Villars entreprend la construction de l'église actuelle au XIVème siècle, avec l'aide des bourgeois qui souhaitent avoir leur propre église dans la presqu'île (la primatiale Saint-jean est en cours d'achèvement sur l'autre rive de la Saône).


Saint_Nizier_35Il fonde en 1306 un chapître collégial, c'est à dire un collège de chanoines destiné à tenir l'église et à y assurer l'office divin. Il commence par le choeur, à l'est, comme le veut la tradition. Les travaux avancent progressivement, et l'église n'est achevée qu'à la fin du XVIème siècle.
Elle subit les dégâts causés par les bandes huguenotes de la région, qui pillèrent les tombes des évêques de Lyon, puis ceux de la Révolution française.


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Saint_Nizier_28 http://www.visitelyon.fr/eglises-cathedrales/eglise,saint-nizier.php

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Nizier_(Lyon)

14 mars 2007

Saint-Nizier, l'église

Ce monument de style gothique flamboyant annonce déjà par endroit la Renaissance. La construction s'est opérée par étapes, du choeur à la façade, à partir du XIVème siècle et jusqu'au XVIème siècle pour l'ensemble de la nef centrale, des nefs latérales et de leurs voûtements, ainsi que des chapelles latérales. Le clocher Nord avec sa flèche de briques roses est élevé au milieu du XVème siècle. Ce n'est que la fin du XVIème siècle que l'architecte Benoit achève la façade par la construction du pignon gothique au-dessus du portail central et du clocher Sud en 1856.




Saint_Nizier_10Sur un mur de la crypte, un fragment de l'épitaphe de saint Sacerdos, évêque de Lyon (549-552). Toujours dans la crypte on peut admirer une première statue de Notre-Dame de Grâce du XVIème siècle.

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Saint_Nizier_15La première crypte a été détruite en 1883. Grâce à une enquête datant de 1308, nous savons qu'elle contenait les tombes des évêques et leurs épitaphes.

Saint_Nizier_34Les descriptions de 1883 sont assez précises : le carré central de 4m de côté est entouré de 4 absidioles de 2,50m de diamètre. Une tombe en forme d'auge apparait à la naissance d'une voûte. Des escaliers latéraux donnent accès au choeur.



Saint_Nizier_20Le plan de l'église est caractéristique du XIVème et du gothique flamboyant : 3 niveaux d'élévation avec un triforium, 3 nefs, un transept, une abside et 2 absidioles, 9 chapelles latérales, de vastes baies et des voûtes gothiques finement décorées.






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Ses dimensions sont impressionantes pour une église paroissiale : 74m de longueur, 28 de largeur et 29 de hauteur.

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A l'extérieur, on admire les arcs boutants sur les façades latérales nord et sud. Les blocs de calcaire de la partie basse de l'édifice proviennent en partie des récupérations de la ville romaine de Lugdunum sur la colline de Fourvière.

Saint Nizier est la seule église de Lyon ayant deux clochers.


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Posé à l'extérieur de l'abside, un homme velu s'interroge : que faire pour sortir de l'animalité ?
















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