Saint-André-de-Bâgé, description
L'extérieur
Le chevet, typiquement roman, est formé d’une abside percée de trois fenêtres en plein cintre. Deux absidioles posées sur les bras du transept le complètent.
Le clocher de pur style bourguignon forme une tour octogonale posée sur la croisée du transept. Il s’élève sur trois étages de proportions allant en s’amenuisant. Trois cordons de pierre soulignent les étages.
Le niveau inférieur est aveugle avec bandes lombardes reliées par des arcatures en plein cintre, des baies géminées ajourent les niveaux supérieurs. La flèche culmine à 27 mètres du sol.
Remarquez que du sol à la pointe de la flèche, l'élévation totale se divise en trois volumes de hauteur sensiblement égale : corps de l'église, tour, flèche. De la corniche de l'abside au cordon qui ceint le premier étage, la hauteur est à peu de chose près celle des deux étages supérieurs, et l'étage moyen contient un peu moins de deux fois le dernier. Le nombre trois, symbole de la trinité, est très présent dans toute l’architecture. C’est le corps (la matière), l’âme (l'énergie) et l’esprit (l'information). C’est donc l'énergie qui va faire le lien entre l’homme et la connaissance.
La façade se divise également en trois niveaux. 
Le portail est encadré de pilastres cannelés reliés à leur sommet par des arcatures en plein cintre. Les arcatures du premier étage sont plus simples.
Le troisième étage, ou pignon, est ajouré d'une fenêtre en plein cintre, surmontée d'une grande arcature encadrée de deux plus petites et supportée par des colonnettes.
Les chapiteaux des colonnes du portail nous montrent à gauche des feuilles de Chélidoine, symbole de l’accès à la lumière.
A droite, saint Pierre reconnaissable à ses clés, le Christ tenant en main un livre sur lequel se déchiffre l'inscription Trado Petro claves regni caelorum, et de trois autres personnages, des saints ou des évangélistes.
L’intérieur
La nef unique est éclairée de chaque côté par trois baies en plein cintre (dont deux au nord, et une au sud ont été rouvertes ou percées lors de restaurations). Un banc de pierre, dit « banc de miséricorde », en fait le tour.
Elle n’a jamais été voûtée, la charpente fut refaite à l’identique en 1844.
La nef communique avec la croisée du transept, moins large qu'elle, par une haute arcade en plein cintre, et par les deux petits passages qualifiés de « passages berrichons ».
L’axe de la nef est marqué par des pierres qui ressortent bien au milieu des pavés. Mis à part celles qui sont des pierres tombales, elles sont de la largeur de la rivière souterraine et la suivent parfaitement.
Quatre arcades en plein cintre, non doublées, délimitent la croisée du transept, que coiffe une coupole octogonale sur trompes. 
Le chœur possède une abside en hémicycle voûtée en cul de four. Elle est éclairée par trois fenêtres encadrées de deux arcs aveugles. Les cinq arcades retombent sur six colonnettes dont nous étudierons la symbolique plus tard.
L’autel présente la particularité d’avoir remplacé la croix de consécration centrale par un rectangle creusé de quelques centimètres. C’est le quadrilatère solsticial du lieu.
Les absidioles aveugles, comme pour laisser la lumière dans l’abside principale, possèdent quand même chacune un autel et sont également voûtées en cul de four. L’absidiole sud est plus écartée de l'abside principale que celle du Nord : 1 m 92 contre 1 m 42. 