L’église franciscaine de Bolzano
L'Ordre des frères mineurs (Ordo Fratrum Minorum), ou Ordre franciscain, est un ordre religieux catholique né en Italie sous l'impulsion de François d'Assise en 1210. Les moines franciscains se sont installés dans la région au XIIIe siècle, comme les dominicains.
A cette époque, saint François était encore vivant et il semblerait qu’il ait séjourné à Bolzano. La première mention du couvent date de 1221. Il fut construit autour d’une ancienne chapelle, dédiée à saint Ingenium, qui fut intégrée à l’église en prenant le nom de chapelle Saint-Erard.
L’église
Bâtie entre 1221 et 1237, elle fut endommagée par un incendie en 1291. Elle fut reconstruite et agrandie dans le style gothique, les travaux se terminant en 1348 avec l’achèvement du chœur.
Le clocher (financé par les de Rossi et Botsch) date de 1376, les voûtes de na nef, séparées par des piliers octogonaux, de la première moitié du XVe siècle, ainsi que la plupart des fresques. La façade fut refaite dans la seconde moitié du XIXe siècle en style néo-gothique.
L'église subit d'importants dégâts lors des bombardements de la seconde guerre mondiale, et fut réparée, en perdant une grande partie de ses fresques.
Il nous reste l’une d’entre elles, du XVe siècle, qui représente 16 maîtres franciscains des premières universités, comme Londres, Oxford, Paris, Naples ou Heidelberg.
Extérieurement, l'église, se situant plus bas que la rue, c'est-à-dire au niveau original datant de 800 ans, est très simple, avec des références à l'architecture traditionnelle locale.
L’église, d’un plan à trois nefs sans transept, possède un chœur suivi d’une abside polygonale. Les voûtes érigées au XVe siècle, sont traversées par un maillage dense de nervures gothiques. La plupart de ces structures, cependant, remontent à la reconstruction du XXe siècle.
Le cloître
Le côté gauche de l’église mène au cloître. Construit au XIVe siècle, parfaitement carré, il est couvert par un plafond voûté d’arcs gothiques trilobés soutenus par quatre groupes de quatre piliers.
Il fut couvert à l’origine de fresques de l’école de Giotto (1330-1340), recouvertes l'intervention partielle du XVIIe siècle de Ludwig Pfenodter, puis par celle d’ Hilarius Aufenbacher au XVIIIe.
Seuls quelques fragments sont visibles aujourd’hui.




