Trente, Santa Maria Maggiore
Historique
C’est à cet endroit que, pendant la période romaine, se trouvait le forum de la cité, Tridentum, et plus particulièrement l’ancien temple. Dans les premiers siècles, une première église chrétienne fut construite intra muros, différente de la cathédrale actuelle, San Vigilio, se tenant hors les murs, associant lieu de culte et nécropole.
Cette première église épiscopale, cathédrale du diocèse de Trente où se tenait l’évêché, devint le principal lieu de culte de la ville du IVe au IXe siècle. Puis une nouvelle église fut construite en style roman, Santa Maria della Neve (Sainte-Marie des Neiges).
L’église actuelle, Santa Maria Maggiore (le titre de Santa Maria Maggiore était déjà utilisé dans les documents du XIVe siècle, sans doute pour la distinguer de l'église de Santa Maria Maddalena), fut construite au XVIe siècle à la demande du prince-évêque Bernardo Clesio en style renaissance.
C’est l’architecte Antonio Medaglia qui la réalisa entre 1520 et 1524, sur le modèle de San Andrea de Mantoue. De trois nef au départ, il n’en fit plus qu’une, et se servit des pierres romanes et autre décorations de l’époque comme matériau de construction.
Elle accueillit la troisième période du concile de Trente, d’avril 1562 à décembre 1563. En 1897 la façade fut refaite, ne conservant de l’église du XVIe siècle que le portail principal, et enfin, l’église fut restaurée en 2007.
L’extérieur
L’église est construite en pierre blanche et rouge. La façade principale possède un portail Renaissance construit par le prince-évêque Cristoforo Madruzzo en 1539. Le tympan illustre l'Annonciation.
Le clocher mesure 53 mètres de haut, c’est le plus haut dans la ville. Construit en calcaire blanc, il possède deux rangées de trois fenêtres à meneaux et un dôme polygonal roman.
Au côté nord de l'église, une colonne fut érigée en 1845 pour commémorer le troisième centenaire de l'ouverture du conseil.
L’intérieur
L’église possède une nef unique flanquée d’une série de chapelles de style baroque. L’une d’entre elles contient les reliques attribuées à saint Clément. Le chœur se compose d'une grande tribune finement ouvragée.
Pour l’instant, l’église est fermée, les archéologues ayant entrepris un immense chantier de fouilles suite à la suppression du plancher de l'église pour l'installation d'un système de chauffage par le sol.
Les fouilles
Les archéologues ont découvert dans le sol de l’église 57 tombes datant des alentours du XVIe s’étalant sur une période de plus de deux siècles. Ce fut le lieu d'inhumation des notables privilégiés de Trente, membres des familles qui avaient financé la conception intérieure du bâtiment promu par le prince-évêque Bernardo Clesio en 1519.
En dessous, des tombes datant de la période romane.
Les traces de l’ancienne église, avec son abside.
Une fresque représentant la Vierge, datant du XIIIe siècle, un fragment de corniche.
Puis des éléments de l’église du VIe siècle. Plus loin encore, les traces de l’église paléochrétienne avec des mosaïques datant de 550 à 600, puis des fragments de mosaïque de l’an 70.
On remonte encore le temps, avec des sculptures de l'époque romaine impériale (comme cette tête en marbre blanc représentant peut-être Aphrodite) ainsi que des canalisations appartenant peut-être à d’anciens thermes.
http://www.santamariamaggiore.trento.it/
http://www.youtube.com/watch?v=6KkLXliq8tY&feature=player_embedded#at=12





