Santa Maria in Cosmedin, l'intérieur
Malheureusement, la plupart des touristes venus place de la Bocca de la Vérità ne rentrent pas à l'intérieur de cette merveille d'église. Pourtant, c'est l'une des seules, avec San Clemente et Santa Maria in Aracoeli, qui vibrent encore de l'énergie puissante accordée aux hauts-lieux.
Conservée dans sa simplicité primitive du VIIIème siècle, elle présente un plan basilical à trois nefs.
1- Façade
2- Portique
3- Nef centrale
4- Sacristie
5- Chapelle du chœur
6- Schola cantorum
7- Entrée de la crypte
8- Autel majeur
9- Abside
10-11 Absidioles
12- Chapelle de la confession
13- Chapelle de Saint Jean de Rossi
14- Baptistère
On y retrouve les éléments essentiels du décor des églises primitives : le presbytérium, réservé aux prêtres, ainsi que la Schola Cantorum, espace réservé aux chanteurs, séparé des fidèles par une balustrade derrière laquelle s'élève un autel surmonté d'un baldaquin de style gothique florentin, œuvre de Déodat Cosma, troisième fils de Cosma le jeune (1294).
Sous ce dais gothique de la fin du XIIIème siècle, une baignoire de porphyre orange sombre sert d'autel depuis 1123. On peut imaginer qu'un riche citoyen byzantin, ou un citoyen de la Rome impériale, ait pris des bains parfumés dans ce futur autel chrétien.
Derrière l'autel, la cathèdre ou trône épiscopal, surélevée de trois
marches, est une oeuvre d'Alfano, du XIIIème siècle. Les accoudoirs du
siège représentent deux lions, le dossier en marbre est surmonté d'un
disque en porphyre rouge.
A droite de la Schola s'élève le cierge de Pâques, ainsi que le pavement aux décors géométriques, les deux travaillés par les Cosma, nom générique donné aux marbriers, sculpteurs, ornementistes romains du XII et XIIIème siècles.
La nef centrale, la plus large, est séparée des deux nefs collatérales par des colonnes de marbre. Un plafond plat en bois, typique des basiliques byzantines, la couvre. Les peintures situées juste sous le plafond sont du XIIème siècle.
Dans la nef de gauche, près de la porte et dans la sacristie, les grandes colonnes à chapiteaux corinthiens prises dans les murs sont encore dans leur position d'origine, appartenant au siège du praefectus annonae qui s’étendait transversalement sur la moitié de l’église actuelle.
Du VIIIème siècle, époque du pape Adrien Ier, il reste le chœur à 3 absides parallèles, dérivé du plan des églises orientales.
L'accès à la sacristie se fait par le couloir de droite. Dans la sacristie se trouve une mosaïque du VIIIème provenant de l'oratoire de l’originelle basilique Saint Pierre. Elle fut comanditée par Jean VII en 706 et représente l'Epiphanie, avec Marie tenant l'enfant sur ses genoux, et un des mages offrant son présent. Les autres pièces de la mosaïque sont conservées au Vatican et un fragment à l'Uffizi de Florence.
Dans la chapelle du Choeur ou de la madone, construite en hiver 1686, est conservée une image de Theotokos, la mère de Dieu, du XIVème siècle. Elle était posée avant dans l'abside, et on lui attribue plusieurs miracles.
Santa Maria in Cosmedin abrite aussi les reliques d'un certain... Saint Valentin, martyr romain. La fête de la Saint Valentin fut instituée pour contrer la Lupercalia,
fête païenne donné le jour de la fertilité et dédiée à Lupercus, dieu
des troupeaux et des bergers, et Junon, protectrice des femmes et du
mariage romain. Tiens, pas loin du dieu des bovins et de Cérès on dirait.
http://www.rome-passion.com/santa-maria-in-cosmedin.html
http://www.voix-nomades.com/carnets-voyages/voyager-id-3710_Rome___Sainte_Marie_in_Cosmedin.html
http://www.italie1.com/santa-maria-in-cosmedin-rome-6327.html