10 juillet 2006

Pierres levées (Ecosse)

C'est ici que, n'ayant plus les noms des sites, je ne puis vous donner plus de renseignements.... Juste les photos de ces merveilles, avec la certitude qu'ils sont aussi des lieux sacrés.

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21 juin 2006

Le trône

Ce n'est pas à proprement parler un mégalithe, mais un joli siège posé au fil de l'eau. Malheureusement, l'accès est difficile. Je vois bien le druide posé sur la roche, donnant audience.

Ce site se trouve à côté du village de Lavoûte sur Loire.

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19 juin 2006

Dolmen de la Pineyre

Il est distant de seulement 500 mètres du menhir de Freydefond. Son nom rappelle le petit bois de pins qui l'entoure. Il est enchassé dans un tumulus d'une quinzaine de mètres de diamètre, et seule émerge une partie de l'énorme dalle de couverture dont le poids est supérieur à 25 tonnes. C'est une plaque de basalte, arrachée à une coulée de lave, qui a glissé sur les supports qui sont au nombre de 4, et ne repose plus que sur deux d'entre eux.polignac_095polignac_096

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Menhir de Freydefond

Au nord de Saint Nectaire, ce menhir de dimension modeste (1 mètre 50 ) est visible de très loin. Il est situé sur un plateau basaltique tabulaire. Il était surmonté d'un petit bloc de basalte dans lequel était fiché une croix. Elle fut brisée à la révolution, restaurée et à nouveau détruite faute d'entretien. Il travaille sur la sphère "amortisseur".A sa droite, le dolmen de la Pineyre.polignac_076polignac_075polignac_078polignac_079

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Le menhir de pierre-fiche de Champeix



Ludesse_11Il est situé sur la petite commune de Ludesse, sur la route qui mène à Champeix. Planté au milieu d'un champ de blé, il s'élève à près de 3 mètres 37. Son poids total est de 10 tonnes. C'est l'un des plus gros monolithes d'Auvergne.

 

 

 

 

 

Ludesse_7Il est visible de très loin et est connu sous plusieurs appelations qui témoignent de son empreinte profonde dans le paysage et dans les croyances :  pierre Fichade, pierre des Fées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ludesse_1La légende raconte que ce sont les fées qui ont érigé le menhir. Les fées sont très présentes dans la région.

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Ludesse_8Constitué d'arkose, il est daté par les archéologues de la fin du néolithique (environ 4 000 avant notre ère).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ludesse_6Le menhir est orienté est/ouest.
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Ludesse_2Sa face ouest est parcourue de deux grandes fissures obliques qui lui donnent l'aspect d'un hyppocampe, ou d'une tête de cheval repliée sur elle-même.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ludesse_3Le menhir était relié à un dolmen dont il reste la trace vibratoire sur le sommet de la colline qui le surplombe à l'est. Il est placé sur une CCT puissante.

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Dolmen de la pierre des fées

Le dolmen de Saint Elbe à Mazerat d'Allier est un monument imposant.Il a été très abimé au siècle dernier de l'inconséquence des hommes. Il existe une description précise du mégalithe datant de 1880, où il est présenté comme une allée couverte...Une fouille sauvage , 50 ans plus tard, a destabilisé la rangée occidentale et provoqué son effondrement. Il y avait un très beau dallage, dont les pierres sont maintenant posées en tas dans le champ voisin.

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Les habitants du village en ont attribué la construction aux fées. Un érudit écrivait il y a un siècle:

"Les paysans de cette contrée croient ou racontent que des fées très petites et blondes, pâles et couvertes d'un voile, avaient porté les pierres sur leur tête en filant leur quenouille. Les enfants vont de temps en temps danser sur l'emplacement de ce monument puis se font peur entre eux."

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Aujourd'hui, les enfants  ne jouent plus sur la pierre mais elle a gardé son nom de pierre des fées et il y a encore des personnes qui n'oseraient pas s'aventurer sur le site aux alentours de minuit...

Des guêpes ont commencé leur maison sur les pierres.  Des pierres pleines de bonne volonté d'ailleurs, mais beaucoup trop abîmées pour communiquer.polignac_443

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24 mai 2006

Dolmen champignon...

Au cours d'un voyage, voilà un curieux champignon. Normal, nous sommes en Dordogne !

Il ne faut pas le réveiller... Il est bien tranquille, loin de l'agitation du monde et des hommes...

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sg5_001Celà me donne envie de vous faire un cadeau: une histoire tirée d'un ouvrage de monsieur Maurice guingand:

Le chant des étoiles

En cette nuit là, le temps n'existait plus.

Pas de vent, pas de bruit. Seule la clarté de l'aurore grandissante rendait les rochers d'alentour plus sombres.

Dans une vallée circulaire, baignée de lumière orange, un cratère béant dont l'intensité du noir intérieur permettait de supposer la profondeur inquietante.

Tout pres de ce cratère, sur un monticule, une grande pierre sombre, droite comme un menhir.Sa silhouette se détachait parfaitement sur la clarté de l'herbe environnante et son ombre s'y déplaçait lentement, plongeant ce qu'elle recouvrait dans un mysterieux violet.

Plus loin, à terre, près du cratère, une autre grande pierre, plate cette fois, luisait comme une large lame ou comme un miroir géant regardant le ciel.

La grande pierre levée, aux rudes contours d'un beau bleu sombre, ressemblait aux vestiges lointains que des civilisations inconnues pointaient vers le ciel.

Plus la clarté montait, plus les contours s'adoucissaient.Elle ressemblait maintenant à une forme humaine qui aurait pris une grande robe de pierre pour franchir sans crainte les siècles attendus.Puis elle prit des formes plus précises, bougea lentement; se retourna, comme un golem petrifié dont le poids et le long réveil auraient ralenti la giration.

La métamorphose s'accomplit progressivement.Ses derniers aspects rudes se fondirent et s'évaporèrent dans un halo lumineux.

C'est une femme qui se trouvait maintenant empreinte encore de la raideur de son sarcophage de grès, reprenant peu à peu vie.Une grande robe bleu-noir, couleur du firmament sous les étoiles, la couvrait toute entière, un châle dissimulait sa tête et ses épaules et quelques mèches blondes s'évadaient vers la lumière.

De visage, il n'y avait point.Seules deux lueurs verdâtres phosphorescentes remplaçaient les yeux et animaient ce visage de vide.

Ses bras bougèrent quelque peu et ses deux mains, longues, fines, blanchâtres, glissèrent sur les plis raides de sa robe.Un murmure grandissant sortit alors de sa personne, prenant des sons plus précis pour former des mots que la brise matinale emportait.

"Je suis  de meurée fixée au regard des étoiles, disait-elle, j'étais placée près de la bouche de la terre pour entendre son chant et écouter la musique sans fin des astres qui nous entourent.

Le mouvement a son rythme, sa lumière, sa mélodie et le vide sa symphonie.Je me suis maintenue là depuis des siècles en un corps dur et froid pour un enchantement de mon esprit.Ma compagne, allongée dans l'herbe, est faite pour entendre et moi pour voir et nous pouvons nous completer.

Maintenant, les temps sont venus.Je peux parler et je veux bien réveler ce que je sais.Mais que personne ne cherche à voir mon visage, ou à le reconnaitre.Je suis celle qui demeure incréee, celle qui fut poursuivie pendant des millenaires et que mon manteau de fille de la montagne dissimulait.

Une partie de mon peuple dort encore, inerte dans ces hauteurs.L'autre partie est disséminée sur la face de la terre, en autant d'êtres sensibles.Certains sont devenus des choses utiles; d'autres des choses glorieuses, d'autres enfin des choses sacrées.

C'est à dire que chacune de nos parcelles n'a eu que le langage que l'homme a bien voulu lui donner.Mais c'est aussi par la faute de l'homme et par son ignorance que d'autres sont perdues ou gâchées.

Rappelez-vous de moi.

Alors vous apprendrez à vivre les pierres, celles qui sont levées dans les matins du Nord, celles que l'on a empilées sous les cieux plus limpides, celles qui sont sculptées pour des aurores plus douces.

Il vous faudra chercher leur nombre et le mien et celui de ma compagne qui dort encore."

Pendant qu'elle murmurait ainsi, le bord du cratère était devenu un grand cercle blanc et, lentement vers l'est, le soleil entamait sa course quotidienne.

Le murmure reprit.

"Dans vos civilisations successives, il y a toujours eu des hommes qui connaissaient les mystères de la marche du monde.Ils avaient des doigts pour les déterminer, pour figurer les symboles.Ils ont eu des pierres pour les y graver.Du nombre est venu le signe, puis du signe le symbole et, plus tard, le chiffre.

Par la voix de l'homme, le nombre prit un son,puis une gamme et enfin un chant.Dans ce chant, il y avait un rythme et tout cela provoquait une résonnance, résonnance du coeur de l'homme sur le coeur de la nature, à travers le coeur des pierres et ceci afin d'être compris par le coeur des dieux.

Et les dieux envoyèrent sur terre des fées pour guider les hommes vers un merveilleux perpétuel.Ces fées étaient des femmes, mais ces femmes furent des rêves.

Il plait à l'homme de revivre ces rêves, il lui plait de rejoindre ces fées, parce que ces fées dorment dans la pierre.

Et ces pierres furent les premiers médiums de l'homme vers la création et son harmonie."

C'est dans un faible souffle que les derniers mots s'évanouirent.Une lueur subite se fit dans la vallée verte, jaillissant au-dessus des cîmes.

Les yeux de la femme disparurent et une brume légère sortant de de sa face vide, comme la rosée matinale, s'évapora doucement en la tiedeur des premiers rayons du soleil.

On eut pu distinguer un sourire d'une douceur ineffable et d'une indicible joie comme un envol vers un appel mysterieux.Des volutes de ces vapeurs matutinales, rosée des philosophes, pierres des sages, furent absorbées intimement en leur montée allègre.

Il ne resta plus bientôt, au bord du cratère toujours sombre, qu'une grande pierre figée dans le sol indiquant les mystères d'un temps.

D'autres pierres seront d'autres femmes.il se peut que l'une d'entre elles,Venus hyperboréenne ou fille de khéops, prêtrese du soleil ou odalisque orientale revenue aux bords de la mer bleue vivre tout à son souvenir de cristal une réminiscence du passé et une vibration de l'avenir, comme l'émeraude au milieu des roses rouges.

Le nombre lui sera peut-etre froid, mais elle saura aussi que son ombre est celle du mystère qui voile les choses et les rends plus vraies.

La connaissance apporte une joie et c'est cette joie que nous essayons de partager.

Maurice Guingand

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