22 juin 2008
Vierge à l'enfant, titre inconnu
Au Louvre, à côté de Notre-Dame de Baroille, se tient cette merveilleuse vierge. Elle fut acquise par le musée en 1894.
En bois de noyer, datant du deuxième quart du XIIème siècle, elle porte des restes de sa polychromie d'origine.
Cette vierge est une statue reliquaire, comportant une cavité destinée à abriter des reliques.
Impossible, malgré mes efforts, de savoir d'où elle provient.... Si l'un d'entre vous peut éclairer ma lanterne ?
Notre-Dame de Baroille
Au Louvre, dans l'aile du pavillon Richelieu, se tient une très belle vierge en majesté, qui ressemble fort à nos vierges noires, Notre-Dame de Baroille. Le petit hameau de Baroille se trouve dans le département de la Loire, sur la commune de Saint-Georges-de-Baroille, aux confins nord de la plaine du Forez. Dans la chapelle du XIIème, se tenait cette Vierge, pour laquelle de nombreux pèlerins se sont mis sur les routes chaque année, le 8 septembre. En 1952, faute de participants, la statue fut vendue au musée du Louvre.
Cette statue de 53 cm de haut obtenue à partir d'un moule, est faite d'un alliage à base de plomb et posée sur un support de bois.
Plusieurs autres statuettes furent obtenues à partir du même modèle dont la plus célèbre, Notre-Dame de la Victoire, est conservée à Thuir.
D'autres, comme celle de Châteauneuf-les-Bains, dans le Puy-de-Dôme, ou celle de Barcelone, en Espagne, ont aussi la même origine.
07 juin 2008
Notre-Dame de Confession, l'antique Vierge noire de Marseille
Le
vocable de Notre-Dame de Confession est connu à partir du XIIème
siècle. La statue, d’une hauteur de 98 centimètres, fait partie de la
renommée de l'abbaye, et se situe dans la crypte. Quant à son histoire,
elle est ancienne. On affirmait autrefois qu'elle avait été rapportée
par Lazare, et sculptée par saint Luc dans un bois de fenouil. En
réalité, elle serait du XIIIème siècle, et en bois de noyer très
sombre. Son autre surnom de Feunou serait issu, non pas de fenouil,
mais du feu nouveau. La Vierge, couronnée et voilée, trône en majesté,
tenant, de la main gauche, l’enfant Jésus sur ses genoux.
Il semble attesté qu'à la Chandeleur, le 2 février, la Vierge était et
est habillée de vert, et que les fidèles appelés à la procession
reçoivent des cierges bénis de couleur verte. François Marchetti
signale cette pratique dans son livre "Explications des usages et
coutumes marseillais", paru en 1683.
Pendant la Révolution, cette statue a pu être sauvée mais le trésor,
constitué de vêtements et bijoux, est dispersé en 1794. La statue est
vendue aux enchères et adjugée à M. Laforêt, officier municipal ; elle
est ensuite exposée dans différentes églises.
Le 19 mai 1804, veille de Pentecôte, l'église supérieure est rendue au
culte et devient paroissiale. Le lendemain, 20 mai, on rapporte la
Vierge Noire de l'église de Saint-Jérôme (aujourd'hui Saint-Charles), à
Saint-Victor. Le 2 février 1822, la Vierge Noire est descendue dans sa
chapelle souterraine enfin restaurée.
Actuellement,
l'office se célèbre dans les catacombes et la tradition est de toucher
la robe verte de la statue avec des cierges verts et de ne les allumer
qu'ensuite. On y vend des patisseries dont la fabrication est gardée
secrète de père en fils. Elles portent le nom de navettes et affectent
très exactement la forme de la barque d'Isis, ou, pour les marseillais,
la barque qui, selon la légende, aurait amené aux
Saintes-Maries-de-la-Mer Marie Salomé, Marie Jacobé et Marie Madeleine
accompagnées de Sarah. Cette fête, typiquement marseillaise, très
populaire, a rassemblé au début du XIXème siècle entre 60 000 et 80 000
personnes.
La
Vierge noire de Marseille ouvre, symboliquement, le Mystère des
Cathédrales de Fulcanelli, dont elle fournit la première planche.
"Notre Dame de Confession, célèbre Vierge noire des cryptes saint
Victor, à Marseille, nous offre un beau spécimen de statuaire ancienne,
souple, large et grasse. Cette figure, pleine de noblesse, tient un
sceptre de la main droite et a le front ceint d'une couronne à triple
fleuron", commente brièvement Fulcanelli. Les Vierges noires figurent,
dit-il, "dans la symbolique hermétique, la terre primitive, celle que
l'artiste doit choisir pour sujet de son grand ouvrage. C'est la
matière première, à l'état de minerai, telle qu'elle sort des gîtes
métallifères, profondément enfouie sous la masse rocheuse. Dans le
cérémonial prescrit pour les processions de Vierges noires, on ne
brûlait que des cierges de couleur verte."
"Une
jeune fille de l'antique Massilia, nommée Marthe, simple petite
ouvrière, et depuis longtemps orpheline, avait voué à la Vierge noire
des Cryptes un culte particulier. Elle lui offrait toutes les fleurs
qu'elle allait cueillir sur les coteaux, - thym, sauge, lavande,
romarin, - et ne manquait jamais, quelque temps qu'il fît, d'assister à
la messe quotidienne.
La veille de la Chandeleur, fête de la Purification, Marthe fut
éveillée, au milieu de la nuit, par une voix secrète qui l'invitait à
se rendre au cloître pour y entendre l'office matinal. Craignant
d'avoir dormi plus qu'à l'ordinaire, elle se vêtit en hâte, sortit, et
comme la neige, étendant son manteau sur le sol, réfléchissait une
certaine clarté, crut l'aube prochaine.
Elle atteignit vite le seuil du monastère, dont la porte se trouvait
ouverte. Là, rencontrant un clerc, elle le pria de bien vouloir dire
une messe en son nom; mais, dépourvue d'argent, elle fit glisser de son
doigt un modeste anneau d'or - sa seule fortune -, et le plaça, en
guise d'offrande, sous un chandelier d'autel.
Aussitôt la messe commencée, quelle ne fut pas la surprise de la jeune
fille en voyant la cire blanche des cierges devenir verte, d'un vert
céleste, inconnu, vert diaphane et plus éclatant que les plus belles
émeraudes ou les plus rares malachites ! Elle n'en pouvait croire ni
détacher ses yeux...
Quand l'Ite missa est vint enfin l'arracher à l'extase du prodige,
quand elle retrouva au dehors le sens des réalités familières, elle
s'aperçut que la nuit n'était point achevée: la première heure du jour
sonnait seulement au beffroi de Saint-Victor.
Ne
sachant que penser de l'aventure, elle regagna sa demeure, mais revint
de bon matin à l'abbaye; il y avait déjà, dans le saint lieu, un grand
concours de peuple. Anxieuse et troublée, elle s'informa; on lui apprit
qu'aucune messe n'avait été dite depuis la veille.
Marthe, au risque de passer pour visionnaire, raconta alors par le menu
le miracle auquel elle venait d'assister quelques heures plus tôt et
les fidèles, en foule, la suivirent jusqu'à la grotte. L'orpheline
avait dit vrai; la bague se trouvait encore au même endroit, sous le
chandelier, et les cierges brillaient toujours sur l'autel, de leur
incomparable éclat vert."
Citant
l'abbé Laurin, et sa Notice sur l'antique abbaye saint Victor de
Marseille (1915, nombreuses rééditions), et Hippolyte Matabon et sa
Légende des cierges verts (1889), il précise, s'agissant de la légende:
"Cette légende contient, derrière le voile allégorique, la description
du travail que doit effectuer l'alchimiste pour extraire, du minéral
grossier, l'esprit vivant et lumineux, le feu secret qu'il renferme,
sous forme de cristal translucide, vert, fusible comme de la cire, et
que les sages nomment leur vitriol."
Dans
le numéro 26 de la revue Liber Mirabilis (2002-2003) Myriam Philibert
revient elle aussi sur la signification symbolique, hermétique et
alchimique de la verdeur des cierges de "Marseille la mystérieuse": "Il
faut se rappeler qu'il s'agit de naissance, sur le plan végétal donc de
printemps. En matière d'alchimie, deux interprétations sont possibles:
les trois couleurs de l'OEuvre, le noir qui devient vert, le blanc et
le rouge. Mais on peut aussi envisager les trois principes: soufre
(rouge ou jaune), mercure (blanc), sel (vert)."
Notre-Dame de la Sagesse, la nouvelle Vierge noire
Cette
Vierge en majesté de 1m20, installée à l'entrée de la chapelle du
Saint-Sacrement, a été réalisée en bois de châtaigner d'après une
Vierge catalane du XIème siècle appartenant à un collectionneur de
l'Aude. L'artiste a redonné l'austérité des Vierges romanes, qui n'ont
pas l'attitude d'une mère : l'enfant reste dans son giron, ses mains ne
le touchent pas. La Vierge est assise sur un trône, mains ouvertes.
L'enfant se tient sur son genou gauche, côté du coeur, de la force
vitale. De sa main droite, il bénit.
26 mai 2008
L'énergie de la Dame
Etonnant quand même. Cela a commencé dès les
années 50, tout doucement. Depuis quelques mois, le phénomène
s'intensifie gravement : les vierges noires sont volées, disparaissent
des musées et atterrissent dans les réserves, sont déplacées, partent
en restauration. Même Fourvière n'échappe pas à la règle : la vierge
dorée au dessus du sanctuaire a été enlevée par une grue hier, et la
vierge romane en dessous est en restauration depuis un bon moment.
Une intention particulière ? L'énergie de la Dame doit-elle être mise en sourdine, et si oui, par qui et pourquoi ?
Laisser
la place aux énergies de Michel afin qu'il puisse bosser tranquille, qu'elle puisse revenir une fois le boulot fait avec une intention nouvelle
destinée aux humains de l'ère du Verseau ?
Ou bien un bâillon pour qu'elle ne puisse plus parler à ses enfants ?
L'imbécilité à l'état brut et l'appât du gain, ou l'intelligence, malhonnête ou pas ?
Ou ma propension à la parano, je n'exclus pas non plus...
03 avril 2008
Notre-Dame de Marceille
Dans l'église de Notre-Dame de Marceille, près de Limoux, sur
la gauche, la chapelle de la Vierge Noire où est exposée la statue
miraculeuse. Cet endroit serait l’emplacement de l’ancien chœur roman.
La vierge, de facture du XIème ou XIIème siècle, haute de 55 cm, trône
dans une cavité qu’encadre un riche retable en bois doré. La tête de
l’enfant semble avoir été réalisée plus tard. Une légende, conforme aux
critères des vierges noires, nous en raconte l’histoire :
« A
une époque bien lointaine qui se perd dans la nuit des temps, un
laboureur qui cultivait son champ sur le coteau de Marcellan voit ses
bœufs arrêtés soudain par un obstacle invisible. Il a beau les presser,
les exciter, ils demeurent immobiles et résistent à l’aiguillon. Le
laboureur, d’abord stupéfait, se sent bientôt envahir par une
impression indéfinissable : il se prosterne en invoquant le secours du
Ciel. Poussé par une inspiration subite, il creuse la terre pour
découvrir l’obstacle qui arrête ses bœufs.
Tout à coup une madone de
bois, à la figure brune, au sourire céleste, se présente à ses regards
étonnés. Il prend avec respect la statue de Notre-Dame et la porte dans
sa maison où elle est accueillie avec bonheur par toute la famille.
Mais hélas ! Le lendemain la madone a disparu ! ! !
Le laboureur
revient à son champ, et il retrouve l’image vénérée dans le lieu où la
veille, il avait eu le bonheur de la découvrir. Vainement il l’emporte
une deuxième et une troisième fois : la statue miraculeuse disparaît
toujours pour regagner la Colline de Prédilection »
La
madone a aussi la propriété d’arrêter le feu, ce qu’elle fit en 1685 en
sauvant la ville de Limoux d’un incendie. La madone a aussi la
propriété d’arrêter le feu, ce qu’elle fit en 1685 en sauvant la ville
de Limoux d’un incendie.
01 février 2008
La vierge de Dublin
Cette vierge,datant probablement du XIIème siècle, se trouve dans le national museum de Dublin. Sa provenance n'est pas indiquée, et à ma connaissance, il n'y en avait pas en Irlande. 
16 juin 2007
Notre-Dame du Coral
Comme beaucoup de vierges anciennes, Notre-Dame du Coral de Prats-de-Mollo fut découverte au XIIIème siècle par un bouvier dont le boeuf meuglait obstinément devant un arbre. A l'intérieur, une vierge polychrome, assise, tenant un enfant bénissant sur ses genoux. Autour de la vierge, on construit une église qui devint l'église paroissiale du village disparu de Miralles, dépendant de l'abbaye de Camprodon.
Notre-Dame du Coral devint le lieu de pèlerinage de prédilection des habitants de Prats-de-Mollo, Serralongue et Lamanère.
(tiré du reportage de Josiane Cabanas)
13 juin 2007
Notre-Dame de la Daurade, la vierge noire
Comme
nous l’avons vu, le culte marial de Notre-Dame de la Daurade fut le premier en
Gaulle. Puis Toulouse, étape obligée vers Saint-Jacques-de-Compostelle,
attire de nombreux fidèles qui viennent vénérer la vierge Marie. Au
Xème siècle, il est fait mention d’une d'une vierge brune. La statue
est volée au XIVème siècle, et est remplacée par une copie.
Dès le XVIème siècle, Notre-Dame la Brune fut connue sous le nom de Notre-Dame la Noire.
Au
début du XVIIème siècle, le Parlement de Toulouse confie le couvent aux
bénédictins de Saint-Maur qui rendent au sanctuaire tout son éclat : le
culte de la Vierge s’affirme avec force chaque jour d’avantage. De
multiples processions sont organisées avec beaucoup de faste et les
sorties de Notre-Dame sont nombreuses.
Les
bénédictins de Saint-Maur ont rédigé un précieux manuscrit tenant le
compte de ces « descentes » réalisées de 1627 à 1790. Seuls les
Capitouls sont habilités à décider de l’intervention de Notre-Dame
lorsqu’un fléau - feu, sécheresse, inondation ou épidémie - menace la
ville. Elle aurait sauvé le quartier Saint-Michel d'un incendie en
1672. La dernière des processions triomphales eut lieu le 23 juin 1790.
Après
la révolution, lorsque le culte est rétabli en 1795, la dévotion
mariale est loin d’être éteinte. Lors du retour de la statue de la
vierge qui avait été déposée au Musée, la foule se presse avec une
telle ferveur que l’administration prend peur et ordonne la destruction
de la sculpture.
Le 14 juin 1807 une copie aussi fidèle que possible
est réalisée et présentée aux Toulousains, lors d’une grande
procession. Elle connaît les plus grands honneurs et suscite toujours
respect et dévotion.
Une
hypothèse récente semble démontrer que la statue primitive a émigré en
Espagne : ce serait la vierge noire de Solsona, en Catalogne.
04 juin 2007
Notre-Dame de la Crèche de saint-Michel de Cuxa
Dans la crypte de Saint-Michel de Cuxa, la parèdre est là. C'est la grotte de la vierge noire, celle du pilier central dégageant une puissante énergie tellurique.
Une deuxième Dame nous attends dans l'église :
14 mai 2007
Notre-Dame de Pena de Cases-de-Pène
La
découverte d’une statue de la vierge dans la grotte située au-dessus de l’ermitage
a été à l’origine de la construction de la chapelle de l’ermitage. Voici le
récit de la découverte :
« Malgré
l’aridité des rochers, quelques bœufs d’Espira de l’Agly étaient venus y paître.
Tandis qu’ils cherchaient leur nourriture, l’un d’eux se détachant, allait
fréquemment vers la grotte, comme attiré, et il y découvrit l’image de Marie. Le
berger intrigué monta à la hâte vers l’animal et aperçut à son tour l’image. Sa
joie fut grande ainsi que celle de toute la contrée, à qui il communiqua la
nouvelle, de telle sorte qu’on décida l’érection de la chapelle sur le rocher d’en
face. »
Le père
Camos donne une description de la statue : « Elle est d’un bois très
ancien, faite comme en demi-relief, assise sur un trône dont le dossier remonte
à la hauteur de la tête. Elle est peinte d’une couleur très ancienne. Sa
dimension est d’un peu moins de trois palmes. L’enfant est assis sur le genou
gauche de la vierge, soutenu par sa main. Il bénit de sa main droite et tient
de la gauche un livre. »















