14 janvier 2008

Le menhir Langenstein (Bas-Rhin)

Dorlisheim_Langenstein_3__1600x1200_Ce petit menhir, situé sur la commune de Dorlisheim (au lieu-dit Gansweidt), entre Molsheim et Altorf, fut utilisé comme borne de limite mitoyenne aux trois localités. Il est posé sur l'ancienne via romana, la Bergstrasse, reliant Strasbourg au col stratégique du Donon.
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Dorlisheim_Langenstein_5__1600x1200_En grès rose des Vosges et mesurant 1mètre 40, il fut sculpté tardivement du blason d'Altorf, représentant un crampon de piège à loup accroché à un anneau. La légende voulait que ce soit le tombeau d'un géant. Il est daté de 2 000 avant notre ère.

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Dorlisheim_Langenstein_2__1600x1200_Le pauvre, il se retrouve presque dans une décharge, les employés municipaux déversant à côté de lui les végétaux encombrants... Difficile à remettre en marche. Il dort vraiment.
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05 janvier 2008

La chapelle Notre-Dame du Bon-Secours de Châtillon

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Ch_tillon_d_Azergues_11Le village de Châtillon d'Azergues est juché sur un promontoire rocheux, entre les vallées de l'Azergues et d'Alix, au pays des pierres dorées.

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Ch_tillon_d_Azergues_19__1600x1200_Le bourg fut fortifié dès la fin du Xème siècle, d'où l'étymologie de son nom : du latin "castellio, castellionis", qui signifie petite forteresse. Le château date du XIème siècle.












Ch_tillon_d_Azergues_22__1600x1200_Jouxtant le château, la chapelle  fut construite au XIIème siècle sur l'emplacement d'un édifice plus ancien. Deux chapelles en fait se superposaient : Saint-Barthélemy au dessus de Nostre-Dame. Le vocable de Saint-Barthélemy, donné à la chapelle supérieure, fut conservé jusqu'en 1854 au moment de sa restauration par Tony Desjardins, puis l'ensemble devint chapelle Notre-Dame du Bon-Secours.







Ch_tillon_d_Azergues_5On y accède par un bel escalier, puis par une ruelle qui porte le nom de... "chemin de l'enfer" !

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Ch_tillon_d_Azergues_15La chapelle supérieure possède une abside en encorbellement (Il n'en existe que deux exemplaires de cette époque en France), le chœur rectangulaire est de même largeur que la nef.

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Ch_tillon_d_Azergues_8De la pierre blanche fut utilisée à titre décoratif aux fenêtres du premier niveau et aux chaînes d'angle.

















Ch_tillon_d_Azergues_1Dans la chapelle inférieure, une dalle permettait autrefois l'accès à la crypte.












Ch_tillon_d_Azergues_3Le chœur est voûté en trois parties, avec une coupole sur trompes dans la partie centrale et des voûtes en berceau pour les chapelles latérales. Au Nord de la nef, une arcature en plein-cintre ouvre sur l'oratoire qui comprend deux travées inégales, l'une voûtée d'arêtes, l'autre sur croisée d'ogives.

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Ch_tillon_d_Azergues_20__1600x1200_Ch_tillon_d_Azergues_7Au sud est encore visible une porte romane murée au XVème siècle. En partie haute, la façade est percée de trois ouvertures qui éclairent la nef de la chapelle haute. Deux autres petites fenêtres s'ouvrent dans le chœur. En partie basse, deux petites fenêtres s'ouvrent dans la chapelle inférieure.








Ch_tillon_d_Azergues_10Côté ouest, la chapelle fut agrandie au XVème siècle par Geoffray de Balsac qui fut enterré dans l'oratoire. Deux portes de style gothique flamboyant, ajoutées à cette époque, donnent accès en haut à la chapelle seigneuriale, et en bas à l'église paroissiale.
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Ch_tillon_d_Azergues_14La flèche du clocher de style clunisien est construite en pierres et briques alternées : il présente sur chaque face deux rangs de baies géminées, dont les arcs en plein-cintre s'appuient au premier niveau sur des piliers carrés et au second, sur des colonnettes doubles, couronnées de chapiteaux en pierre blanche. On peut le comparer à celui de Notre-Dame de l'ile Barbe, qui date de la même époque.
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Ch_tillon_d_Azergues_17A demi ruinée, après abandon au XVIIIème siècle, la chapelle fut restaurée entre 1849 et 1852. La décoration intérieure date du XIXème siècle.

Les photos d'intérieur sont tirées du site : http://www.edelo.net/roman/images/rhone/chatillon/photos.htm

 

 

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04 janvier 2008

Saint-Jean-des-Vignes

Saint_Jean_des_Vignes_2Saint-jean-des-Vignes, village situé dans le Beaujolais à 353 mètres d'altitude, fait partie du canton d'Anse.

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Saint_Jean_des_Vignes_5L'église dédiée à saint Jean fut construite aux XIIème et XIIIème siècles sur un promontoire rocheux, dans une situation dominant la vallée du Rhône. De forts courants telluriques arrivent des contreforts.
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Église Saint-Julien de Belmont d'Azergues

Belmont_d_Azergues_11Belo Monte ou Bellomonte fut certainement un bourg gallo-romain qui fut désigné par sa position même, à devenir lieu de retraite et de défense. Primitivement, c'était le Mont de Bel, dieu gaulois. Dans la mythologie celtique, le dieu gaulois Bel, Belen ou Belenos est comparable à l’Apollon du panthéon classique.







belenos2C’est un dieu lumineux, dont le nom signifie « resplendissant », « éclatant », ses fonctions principales sont la médecine et les arts. Il est honoré lors de la fête de Beltaine, qui marque une rupture dans l'année, le passage de la saison sombre à la saison claire, lumineuse. Lui sont consacrées les ghauteurs, comme le Mont Saint-Michel, qui au départ se nommait Tombelaine, Mont de Belen. Sur ce point culminant à 300 mètres aurait existé un sanctuaire élevé à cette divinité. Puis ce fut une forteresse. Dépendant de la châtellenie de Châtillon, le sire de Belmont était feudataire des sires de Châtillon (charte de 1262).


Belmont_d_Azergues_14Guillaume de Varey, dit Ploton, issu d'une illustre famille de drapiers lyonnais, fut le premier seigneur de Belmont en 1324. La dernière seigneurie s'éteignit dans la famille d'Albon qui fut érigée en baronnie en 1570.
Le château avec ses dépendances comprenait la demeure seigneuriale, le prieuré, l'église et une trentaine de feux. Détruit pendant la guerre de 100 ans, il fut reconstruit par Girard de Varay vers 1450. Le village, entouré de remparts, avait pour élément essentiel son château.





Belmont_d_Azergues_13A côté, le prieuré, où vivaient 5 ou 6 moines, dépendait du prieuré de Fleurieux rattaché au prieuré de l'ile Barbe. Seul le seigneur et sa famille et les serviteurs venaient aux offices dans la chapelle, qui ne serait devenue église paroissiale qu'au XVIIème siècle. Le clocher n'existait pas

La place actuelle de l'église occupe l'emplacement du prieuré qui devint par la suite un cimetière. Les pierres tombales à l'intérieur de l'église au centre du sol de la nef, sont attribuées aux seigneurs.




Belmont_d_Azergues_5L'église Saint-Julien, à l'origine donc chapelle du prieuré, fut très remaniée. Seule l'abside, semi-circulaire et voûtée en cul de four, est romane. Dans le mur, une piscine liturgique s'écoulait dans les fondations. De l'autre côté de l'abside, une porte donnant au nord avec un arc en plein cintre ouvrait sur l'extérieur.

Belmont_d_Azergues_7La chapelle actuelle remonte au XVème siècle. Son architecture s'allie avec l'art roman de l'abside qui fut rehaussée : les pierres du haut sont différentes.











Belmont_d_Azergues_2A l'extérieur, les murs de la face nord laissent apparaitre l'emplacement de 3 baies murées. Les fenêtres actuelles ont des linteaux taillées à la boucharde. On devine un chaînage en pierre brune vers le fronton d'entrée. L'édifice a été agrandi d'un mètre, sans doute à la suite d'un effondrement.
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Belmont_d_Azergues_10Le clocher carré, d'inspiration italienne, en pierre différente de la nef, daterait du XIVème siècle.
Il fut construit au dessus de la sacristie.



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Belmont_d_Azergues_8L'ouverture centrale de l'abside taillée en claveau est d'origine. Une pierre blanche taillée a été posée, peut-être une pierre prise au sol dont le rôle était de capter les eaux.











Belmont_d_Azergues_9De chaque côté de l'abside, des piliers massifs d'origine consolident l'édifice. Les pierres de contrefort usées à hauteur d'homme ont sans doute été utilisées comme pierre à aiguiser. Il reste encore des traces de porte d'échoppes médiévales d'artisans.

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Belmont_d_Azergues_4La face sud, avec un chaînage en pierre plus apparent que sur la face nord, confirme que l'église fut agrandie. On devine également sur cette face 4 baies murées.
D'importants travaux ont été réalisés : construction d'une voûte en 1868, église remise à neuf en 1880.










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Sainte-Paule

Sainte_Paule_14Sainte-Paule est un petit village du Beaujolais très accueillant. J'ai eu la chance de rencontrer son ancien maire, qui venait fermer l'église. Non seulement il nous a laissé entrer, mais il est retourné chez lui afin de rapporter les clés de la sacristie pour pouvoir allumer et nous permettre de prendre de meilleures photos. Merci à lui. Rares sont les villages ayant encore leur église ouverte, rarement sont ouverts le cœur de leurs habitants.

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Sainte_Paule_10Sainte-Paule, seule commune en France à porter ce nom (il existe une autre Sainte-Paule, mais au Canada), fait partie du pays des pierres dorées, appelé ainsi à cause des pierres calcaires jaunes ocres qui caractérisent l'architecture locale. 

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Sainte_Paule_0L'origine de ce patronyme vient de sainte Paule. " Cette grande dame romaine avait épousé à dix-sept ans un mari qui la rendit heureuse et dont elle eut cinq enfants. Elle souffrit beaucoup quand elle le perdit. Alors elle décida de rejoindre saint Jérôme en Palestine puisqu'elle l'avait connu à Rome. Elle distribua son héritage à ses enfants et partit en 385 en pèlerinage avec l'une de ses filles, sainte Eustochium, dans l'un des monastères fondés par saint Jérôme à Bethléem où elle mourut en 404.
Elle assura à saint Jérôme deux biens précieux : une grande part de sa fortune pour continuer les travaux du monastère, une grande patience pour calmer ses colères. On dit que son corps repose depuis le IXème siècle siècle dans la cathédrale de Sens."







Sainte_Paule_32La première église de Sainte-Paule fut construite au XIème siècle et fut à l'origine du village. En 1078, elle fut donnée à l'abbaye de Savigny, abbaye bénédictine fondée à l’époque carolingienne, aujourd’hui disparue (les textes anciens attestent qu'elle existait en l'an 817). Cette abbaye, haut lieu de la chrétienté, prospéra autour de l’an mil.










Sainte_Paule_31Elle possédait de nombreuses propriétés, non seulement dans le département du Rhône, mais aussi dans les diocèses de Mâcon, Genève, Lausanne, Saintes et Die (paroisse de Comps ). Sa richesse attirant les convoitises, elle se protégea en faisant édifier des châteaux et des maisons fortes dans les communes alentours ( Bibost, Sain-Bel, L'Arbresle,  Montrottier, forteresses de Chessy et de Saint-Romain de Popey, etc..). Sainte-Paule dépendait du prieuré de Saint-Laurent d'Oingt.
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Sainte_Paule_27En 1562, Sainte-Paule fut victime des ravages du baron des Adrets et connut une terrible épidémie de peste. En 1763, les habitants se révoltèrent pour protester contre les corvées et les charges. La Révolution lui enleva son nom, trop religieux aux yeux du gouvernement révolutionnaire. Elle devint la commune de Roche-Guillon. En 1808, elle fut érigée en paroisse.








Sainte_Paule_30L'église d'origine romane, construite aux XIème et XIIème siècles, a connu plusieurs transformations au cours du temps, jusqu'à sa restauration en 1979. Il en subsiste les ouvertures en plein cintre qui sont inscrites à l'inventaire des monuments historiques.

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Sainte_Paule_12Le clocher de l'église fut érigé au XIVème siècle, et malheureusement il ne fut pas restauré aussi bien qu'il l'aurait mérité.

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Sainte_paule_33La chapelle saint Joseph, la dernière travée de la nef et la façade furent construites en 1867. C'est pour cette raison qu'un décalage se retrouve à l'extérieur, où l'on voit très bien la position de l'ancienne façade.

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Sainte_Paule_6Le bas-côté droit, dit chapelle de la sainte Vierge, de style gothique, est soutenu par des culots d'angles, curieux culs-de-lampe : un chantre à bésicles, un prophète portant phylactère.

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Sainte_Paule_20Une piéta en marbre du XVème siècle avec un écusson représentant la passion se trouve au dessus de l'autel, ainsi que la statue de sainte Paule, du XVIIème siècle.
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Sainte_Paule_9Le bénitier en pierre datant du XIVème siècle, provient de l'ancienne église. C'est l'un des plus beaux de la région lyonnaise.











Sainte_Paule_4Devant l'autel se trouve le tombeau présumé de 5 personnes de la famille des Vaurion, anciens seigneurs de Chamelet.

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Sainte_Paule_15Sur la place du village se trouve une très belle croix sculptée, datée de 1596. On reconnait le couronnement de la vierge face à l'église, et à l'opposé le christ avec dessous saint Jacques bénissant un pèlerin.

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Sainte_Paule_8http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte-Paule_(Rh%C3%B4ne)

 

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27 décembre 2007

Castelruddery

Castelruddery__13_aCe site fait partie des rares monuments cérémoniaux d'Irlande. Il est connu localement comme un "cercle de pierres", mais il appartient plus à un type de monument appelé enclos endigué ou henge. Les sites de ce type datent d'environ 2500 avant notre ère (d'après les archéologues), à la fin du néolithique et au début de la période du bronze.
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Castelruddery__15_aCes monuments en Grande Bretagne et en Irlande semblent avoir été alignés sur des événements astronomiques ou sur des caractéristiques du paysage qui avaient une importance rituelle.
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Castelruddery__4_aLe site présente un talus de terre, d'environ 30 mètres de diamètre, bordé à l'intérieur de 29 pierres levées. L'entrée, au sud-est de l'enceinte, formée par deux énormes blocs de quartz blanc, reste énigmatique. Le quartz a toujours eu une importance dans les sites sacrés. Il reflète la lumière sans l'absorber, très différent du granit qui l'absorbe et la modifie suivant la position du soleil.
Un certain nombre de pierres couchées laissent penser qu'elles furent posées en duo.
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Castelruddery__17_aL'enceinte est entourée par un fossé extérieur d'environ 60 mètres de diamètre, soit exactement le double de la première enceinte (elle est maintenant uniquement visible par voie aérienne). Ceci est inhabituel. On peut penser que des cercles de pierres avaient une fonction purement cérémonielle, on peut penser également que les talus avec fossés extérieurs étaient purement défensifs. Pourtant, nous avons ici les deux ensemble, et leurs dimensions, l'une de moitié de l'autre, montrent qu'elles ont été construites à la même période.





castelruddery__22_aÀ gauche de l'entrée est posée une grande pierre couchée, qui possède sept petites cupules.










Castelruddery__1_aLa première approche m'a semblée rude. Je ne me sentais pas très bien. Puis, je me suis aperçue que de gros fils électriques passaient juste au dessus du cercle, reliés à une importante ligne haute-tension passant à proximité...





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A proximité se trouve un château avec motte de terrassement qui a été construit par les anglo-normands à la fin du XIIème siècle, en surplomb de la rivière. Mais le site est interdit aux visiteurs.

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19 décembre 2007

Ars

ars_031L'église Saint Sixte d'Ars date de la fin du XVIème siècle. Elle fut construite, comme beaucoup, sur un ancien lieu de culte dont il ne reste rien. Elle a été construite selon les normes énergétiques courantes à toutes les églises, avec la présence de deux courants d'eau parallèles à la nef et deux autres sensiblement perpendiculaires, dont l'un sert de "jourdain".



 

ars_004Par contre, la nouvelle basilique, construite fin XIXème en extension de l'ancienne église, et la crypte, construite en 1961, n'ont rien d'énergétique. Les tonnes d'acier et de béton, plus les installations électriques véhiculent même des énergies que l'on nomme "vert electrique".












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La seule présence de la chasse du curé d'Ars, jean- Marie Vianney, fait que le lieu se classe parmis les lieux sacrés. Il se dégage une énergie protectrice incroyable de son corps, exhumé au XXème siècle.






2007_Stampf_094b Il n'a pas subi de putréfaction, et seul son visage a été recouvert de cire.












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Le curé

Cur__d_Ars"Voilà un petit paysan qui, à 17 ans, se lance dans des études lui demandant des efforts surhumains. Peu doué, dépourvu de toute passion intellectuelle, il ne reçoit l'ordination qu'en raison de la pénurie de prêtres de l'époque. Dès lors, il vit une incroyable aventure: brusquement, il se met à lire dans les êtres et les âmes comme à livre ouvert. Il est capable d'entrer en relation avec n'importe quel cerveau humain, fût-il celui d'un clochard ou d'une sommité scientifique. Il semble survoler l'espace et le temps. Il parait avoir accès à des informations qui n'ont rien de livresque et qui lui permettent d'operer des guérisons, laissant pantois les maîtres de la médecine. (Il peut y avoir comparaison avec Edgar Caice).

-"Monsieur Vianney n'est pas savant, a dit son évêque, mais il est éclairé." Telle est la différence entre savoir et connaissance.

Il est un grand mystique, et sa passion le pousse à l'accomplissement d'une mission surhumaine. Il devient le symbole d'un autre monde. Son chemin  n'est plus le nôtre. Nous marchons, il vole." (Renée-Paule Guillot, "le curé d'Ars, l'énigme", aux éditions Dervy)






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Certains ont même vu, autour de son visage une auréole, et des flammes s'élevant au dessus de sa tête. Qui peut dire si cet homme hors du commun n'a pas eu le réveil de sa kundalini... Le serpent de feu se serait réveillé brutalement, comme souvent dans les cas d'ascètes mystiques. Il a réussi l'exploit de révéler les zones endormies de son cerveau, celles de la clairaudience, clairvoyance, télépathie, voire même télékinésie (il fut retrouvé en état de lévitation plus d'une fois.)

Le décret de l'inscription au procès de béatification est signé en 1904 par Pie X. Il est canonisé par Pie XI en 1925. Il est proclamé en 1929 <<patron de tous les curés de l'univers>>, ce qui signifie qu'il est recommandé à ceux-ci de s'inspirer de son exemple. Sa vie pastorale exemplaire peut en effet être un foyer de ressourcement pour tous les prêtres de l'Église catholique. Mais, bien sûr, tous les habitants de la terre peuvent trouver en lui un modèle de charité. (Wikipédia)

Il est même le saint patron des voyants...ars_002

Je dois dire que j'ai ressenti une chaleur et un amour inoubliables près de lui...  Je reconnais que je le crois protecteur, et que son sourire m'est d'un grand recours...

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La crypte

ArsLa crypte semi-souterraine, oeuvre de Pinsard,  fut construite en 1959-1961 pour permettre de grands rassemblements. un ami a assisté à plusieurs messes de guérison en ce lieu. Malheureusement, elles ne sont plus permises.















Ars_2Il est vrai que cette crypte, au premier abord, ne me laisse pas la même sensation qu'une crypte comme celle de l'abbaye de Montmajour, du XIIème, ou bien celle de Saint-Gilles, dans le Gard. Mais une certaine sérénité s'en dégage. Et le seul fait que le curé d'Ars ne soit pas éloigné fait de cet endroit une bonne place pour se recueillir.

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Le presbytère

Ars_5Le Curé d’Ars y vécut 41 ans, jusqu'au 4 Août 1859. Il est resté dans l’état où il se trouvait à sa mort, tout spécialement sa chambre. Ses objets personnels sont présentés, ainsi que les vêtements liturgiques et les objets du culte dont il se servit durant les messes.
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Ars_3Les différentes pièces où il a vécu, comme la cuisine où l'on peut voir le chaudron dans lequel il faisait cuire les pommes de terre pour la semaine, sont impreignées de l'aura du curé.











Ars_4La paillasse sur laquelle il dormait présente encore les traces du feu que le "grappin" comme il l'appelait, c'est à dire le tentateur, fit démarrer afin de lui faire peur.
Tout est simple dans cette modeste demeure, et vrai, à l'image de celui qui l'occupa.

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