23 janvier 2008

La pierre des daims

   

Glendalough__107_aSelon la légende, Colman, un chef de clan, divorcé de son épouse Cainech, se remaria. Cainech, devenue sorcière, tua tous les enfants du second mariage de son ex-époux. Alors qu'elle était très âgée, la seconde épouse eut un dernier fils : l'enfant fut nommé Foelan, et Colman demanda à Kevin de l'élever après la mort de sa mère pendant l'accouchement. Kevin pria alors afin de trouver de quoi nourrir le bébé.













Glendalough__109_aUne daine vint alors tous les jours sur cette pierre et laissait en son creux son lait pour le nourrisson. Cette légende, encore une fois, christianise une ancienne pierre païenne...
Mais nous ne sommes pas à la fin de nos surprises, et il devait y avoir un bon troupeau de daims dans la contrée !














Glendalough_pierres_1aDe nombreuses pierres à cupules sont parsemées autour du monastère, comme cette série de 4 pierres, dont les trois premières portent une cupule unique, alors que la quatrième en a 4, trois au fond d'une dépression rectangulaire, la dernière à l'extérieur. Celà fait 7 cupules, d'où le nom des pierres : les 7 fonds.







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Glendalough__35_Nous retrouvons encore une autre pierre, cette fois enchassée dans le mur de la cathédrale...












http://www.megalithomania.com/show/site/1731/Brockagh.htm

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La cellule de saint Kevin

Glendalough_11Construite sur un éperon rocheux surplombant le lac, près d'un petit ruisseau de montagne, cette structure en pierre faisait 3,6 mètres de diamètre avec des murs de 90cm d'épaisseur et une porte à l'est. Aujourd'hui, seules subsistent ses fondations. Il est possible que la cellule ait possédé une toiture de pierre à encorbellement, comparable à celles des huttes "en ruche" de Skellig Michael...

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Le "caher"

Glendalough_8cette enceinte circulaire aux murs de pierre située entre les deux lacs a 20 mètre de diamètre. Sa date de construction est encore inconnue.  Tout autour de la caher, il existe des vestiges de pierres et de croix, autour desquelles les pèlerins tournaient 7 fois (tiens...) en partant vers la droite. Ancienne coutume druidique reprise par le christianisme encore une fois ?

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Le temple Na Skellig et le lit de Kevin

Glendalough_2Cette petite église rectangulaire située sur la rive sud du lac supérieur n'est accessible qu'en bateau. Et bien sûr, pendant la saison touristique. Tant pis, je préfère rater ça que d'avoir la foule en cet endroit magique.
Des huttes d'habitation se tenaient probablement autour. L'église, partiellement reconstruite au XIIème siècle, possède une porte de granit. Non loin de là se trouve le "lit" de Kevin, une grotte creusée dans la roche à environ 8 mètres au dessus du niveau du lac. Cette grotte aurait été un lieu de retraite de Kevin, et plus tard, de saint Laurence O'Toole. Entièrement due à la main de l'homme, elle s'enfonce d'environ 2 mètres dans le rocher. L'approche de la grotte est très difficile, et les historiens la considèrent comme le témoin d'une époque très reculée. Il est impossible de se tenir debout à l'intérieur, c'est pourquoi les pèlerins ont pensé que Kevin ne l'utilisait que comme endroit pour se coucher, d'où son nom de "lit".

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Conclusion

Glendalough__133_a
En écrivant ce reportage, je me suis aperçue que cet ancien chemin de saint Kevin où l'on retrouve tous ces hauts lieux ressemble fort à un ancien pèlerinage du type Compostelle, partant de l'Est pour arriver au Finistere, là en l'occurence à Skellig Michael. Comme l'ancienne route du sud de l'Angleterre finissant au Saint Michael's Mount, comme la route du Mont Sainte-Odile finissant à la pointe du Van, comme Compostelle finissant à Noia...

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Eglise Notre-Dame d'Avenas

Extrait des "Archives historiques et statistiques du département du Rhône", Publié 1825 par J.M.Barret, copie de l'exemplaire de l'Université de Harvard par Google-books :

Avenas_120a"Avenas est situé à une lieue de Beaujeu : la route de Lyon à Autun passait, du temps des romains, par Avenas. Quelques traces de cette route subsistent encore près de Saint-Jean-d'Ardière. Au haut de la montagne, il existe des ruines d'un ancien monastère dont l'origine remontait au berceau du christianisme. La tradition rapporte que, dans la suite, les moines de Cluny ayant introduit la réforme dans l'ordre de Saint Benoit, plusieurs monastères l'adoptèrent, entre autres celui d'Avenas. On remarque dans l'église qui est sous le vocable de l'assomption de Notre-Dame, et qui dépendait du diocèse de Mâcon, l'épitaphe suivante : Hic jacet dominus Joannes Minet P. curatus hujus ecclesioe, qui obiit anno Domini MCCXCII (1292).

Avenas_123aSévert, dans son histoire, prétend que Louis , traversant nos provinces gouvernées alors par Balmundus, environ l'an 824, résolut de raser entièrement le château de Ganelon, bâti sur le sommet de la montagne de Torvéon, dans la paroisse de Chenelette, et que Charlemagne avait déjà fait détruire en partie.
Ce fut, suivant le même auteur, pour rendre grâces à Dieu de la victoire remporté sur Ganelon, que l'empereur fit bâtir l'église d'Avenas, dont il confia le service à des religieux de l'ordre de Saint-Benoit qui résidaient alors dans le même territoire, près de Foux ou Fouteau d'Avenas. Le bas-relief était destiné à conserver la mémoire de cet évenement dont Sévert place la date au 12 de juillet.
Le cardinal de Tournon, au nom du roi, vendit, par acte du 21 novembre 1537, à Guillaume Barjot, écuyer, la prévôté et justice de Varennes et de la terre d'Avenas.
"

 

 

 

 

Avenas_006aLe village, habité par les Avenaudis, est donc situé sur une ancienne voie romaine allant de Lyon a Autun, non loin de la forêt voisine du col du Fût d’Avenas (760 m). Cette voie est connue sous le nom de Chemin Ferré ou Chemin des Romains. On sait par les Romains que la région était habitée à l'époque de l'invasion de la Gaule mais il n'existe que tres peu de vestiges de ce passé.

 

 

 

 

 

Le village fut marqué par les légendes, dont celle de la " Source des Fées ", aux vertus curatives pour guérir le paludisme. La source existe toujours, un peu plus haut sur un terrain communal accessible au public. Elle vibre encore de nos jours.

Avenas_011aAu début du Moyen-Age, entre 880 et 910, des moines cisterciens fondèrent un monastère et construisirent une église de style roman entre 1088 et 1150. Le village se nommait alors Avenacum.

 

 

 

 

 

 

Avenas_012aUne légende parle des origines de la construction de l'église : "Il fut décidé de reconstruire une église sur les ruines de l'ancien monastère du Pélage, détruit par les barbares. Le chantier commença, mais tous les matins, les outils des ouvriers se retrouvaient dispersés... Le maitre d'ouvrage, pensant que Dieu ne voulait pas de cet emplacement, eut une idée : il lancerait son marteau, et là où il retomberait, sera le futur chantier. Il retomba à 1200 mètres, dans un buisson d'aubépine, près de la fontaine sacrée d'Avenas..."

 

 

 

 

 

 

 

Avenas_108aL'aubépine est plante sacrée des druides, près de laquelle plusieurs vierges noires ont été trouvées. Cette plante est aussi appelée l'arbre aux fées... L'église n'est-elle pas dédiée à Notre-Dame, représentant l'ancienne Déesse-Mère ? Et le marteau n'est-il pas attribut de Thor ? Le monachisme bénédictin transporte bien l'ancien savoir des druides.
A l'avènement du Christianisme, nombreux furent les pèlerins participant à l'Assomption le 15 août. Réminiscence du culte à l'ancienne déesse...

 

 

 

 

Avenas_022aL'église, modeste par sa taille, a suscité plusieurs hypothèses pour son origine, entre l'époque carolingienne et l'intervention protectrice du roi Louis VII qui contrôle le Mâconnais. Le remarquable autel sculpté et classé, avec son Christ en majesté entouré des douze apôtres et la représentation de la fondation de l'église par le roi Louis, en fait une des merveilles de l'art roman clunisien finissant du XIIème siècle.

 

 

 

 

 

Avenas_037aL'église a été restaurée au 20ème siècle : la tourelle à 8 faces et la sacristie datent de cette époque.

L'intérieur, très simple, a une nef de 15 par 5,50 mètres environ, couverte en charpente, avec transept saillant, coupole sur trompes à la croisée et abside en cul-de-four décorée de pilastres.

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Avenas_020Les fonds baptismaux, simple cuve en pierre, ont un couvercle en bois sur lequel est inserré une croix que l'on peut comparer avec la croix templière du "gratte-cul de Chartres", servant de maitre-étalon à l'édifice.

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http://notes.romanes.free.fr/images/rhone/avenas/photos.htm
http://www.aucoeurdubeaujolais.fr/article.php3?id_article=176

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L'autel de l'église Notre-Dame d'Avenas

Avenas_035abCet autel, un des chefs d’oeuvre de la sculpture romane classé monument historique, unique en France, est formé de quatre blocs en calcaire blanc marmoréen. Il fut sculpté dans le premier quart du XIIème siècle siècle :

- sur la face principale, un Christ en gloire entouré de ses apôtres.
- sur la face nord, quatre scènes de la vie de la Vierge (Annonciation, Nativité, Présentation de Jésus au Temple et Assomption)
- sur la face sud, la donation de l’église, où l’on voit un roi remettant au chapitre de Saint-Vincent de Mâcon une maquette de l’édifice.











Le Christ en gloire

Avenas_047cExtrait de "Histoire du beaujolais et des sires de beaujeu, suivie de l'armorial de la province", publié 1853 par le Baron Ferdinand de La Roche La Carolle, copie de l'exemplaire de la New York Public Library par Google-books :
"La face antérieure représente le Christ assis sur une chaise à l'antique et dans l'attitude de donner sa bénédiction. Cette figure est enfermée dans un médaillon creusé en forme d'ellipse ogivale, occupant toute la hauteur du panneau depuis la plinthe jusqu'à la corniche."






Avenas_054a"A gauche et à droite de ce médaillon se trouvent les douze apôtres, rangés trois par trois, tous assis et disposés sur deux lignes, une supérieure et l'autre inférieure. Les noms de quatre apôtres sont gravés au-dessous des figures du premier rang.
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Avenas_057aIl est impossible de juger aujourd'hui si, dans la ligne inférieure, quelque nom avait été écrit, attendu l'état de détérioration de la base.Saint Pierre tient une clef, presque tous ont un livre à la main. Les animaux symboliques des quatre évangélistes sont placés autour du médaillon : l'ange, l'aigle, le bœuf et le lion."










Avenas_048bLes doigts du Christ sont très longs, comme ceux des vierges noires. La chaise antique ressemble fort à un utérus flanqué des deux trompes. Regardez-bien. La mandorle en est un autre symbole... Ses pieds sont nus, comme chez les grands sages au contact direct de la Terre, et ne sont pas posés au sol, signe de rapprochement avec le divin, mais aussi signe d'initiation. Il nous montre la voie.
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Avenas_056a"Presque tous les apôtres ont un livre à la main", sauf un, qui par l'orientation de ses mains, nous indique les courants énergétiques de l'église.

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Donation de Notre-Dame d'Avenas

Extrait des "Archives historiques et statistiques du département du Rhône":

Avenas_045b"Sous le maitre-autel est un fort beau retable en marbre blanc, sculpté en relief, que Sévert regardait comme un des plus anciens monuments chrétiens qui existât dans le diocèse. Il représente Louis-Le-Débonnaire, la couronne en tête, fléchissant le genou, tenant entre les mains une espèce de chapelle qu'il présente à un religieux (Saint Vincent), et que celui-ci reçoit, ayant la main gauche sur la poitrine, pour marquer l'acceptation qu'il en fait, ou comme si tous les deux voulaint offrir ce temple à la Vierge. On y voit aussi les douze apôtres. Au bas est cette inscription en lettres, partie gothiques partie romaines :



(RE) X LUDOVICVS PIVS ET VIRTVTIS AMCVS  (c'est) le roi Louis, (l'homme) pieux et ami de la vertu
OFFERT AEECLESIAM RECIPIT INTIVS ISTAM  (qui) offre (cette) église : (saint) Vincent la reçoit
LAPADE BISSENA FLVITVRVS IVLIVS IBAT      dans une douzaine de jours Juillet allait être révolu
MORS FVGAT OBPOSITV REGIS AD INTITUM   la mort met en fuite et conduit à sa perte (celui) qui s'oppose au roi.

Avenas_123aOn assure que ce bas-relief a été découvert, en 1612, par les soins de l'évêque de Mâcon, Gaspart Dinet."

L'inscription est sujette à polémique :

"Severt, chanoine de Beaujeu, est le premier qui ait fait connaître cet autel. Il lui fut signalé par monseigneur Dinet, évêque de Mâcon, qui l'avait découvert pendant le cours d'une visite pastorale. Notre historien dit que Louis-le-Débonnaire, se rendant à Aix en Provence en 824 ou 830 pour assister à un concile, passa par Avenas, où il s'arrêta chez des religieux qui y avaient un couvent ; qu'il profita de son séjour en ce lieu pour faire démolir le château de Torvéon, ancienne retraite du traître Ganélon que Charlemagne avait vaincu, et qu'en commémoration de cette victoire, Louis-le-Débonnaire aurait fait édifier l'église et l'autel d'Avenas.
L'autel d'Avenas, étudié sous le rapport de l'art, ne peut plus être classé au nombre des monuments carolingiens. Le style de la composition, le trait du dessin, l'exécution de la sculpture et surtout la forme des lettres de l'inscription s'y opposent invinciblement; tandis que tout y révèle au contraire l'époque du XIème siècle, dont il porte tous les caractères. Il faut donc abandonner l'ancienne prétention, ainsi que la légende rapportée par Severt, et chercher le motif de l'érection ailleurs que dans l'histoire de Ganélon et la prétendue démolition de sa forteresse par Louis-le-Débonnaire."

Nativité de Notre-Dame d'Avenas

Avenas_039bOn retrouve autour de cette Nativité trois autres scène de la vie de la vierge : l’Annonciation, La présentation au temple et la Dormition-Assomption. Au milieu, un pilier où se retrouvent 3 éclatoirs, signe que 3 courants se croisent sous l'autel.






Avenas_084abRegardez la figure centrale de la Dormition-Assomption : la Vierge au centre, comme au dessus d'un bateau (la barque d'Isis), sur lequel serpente un reptile (Apophis)... Un voyage dans l'au-delà en barque, égyptien comme concept, non ?










Avenas_088a"La Présentation au temple occupe la partie droite : le vieillard Siméon se dispose à prendre dans ses bras l'enfant Jésus apporté par la Sainte-Vierge et saint Joseph.
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Avenas_087aLes deux tableaux de la partie inférieure sont plus difficiles à expliquer. Celui de droite représente une figure alitée ; un homme la soutient, et une jeune fille assise vers le pied du lit paraît se livrer à la douleur. Dans le fond apparaît le buste d'un homme enveloppé d'une draperie soutenue par deux mains qui semblent descendre du ciel.
Dans le tableau de gauche, on voit une figure couchée sur un lit et dans l'attitude de la souffrance ; une femme lui présente un enfant au maillot."







Les svastikas

Avenas_040aAux quatre coins du dessus de l'autel et en son centre on trouve des svastikas dextrogyres, ainsi qu'un papier scotché indiquant aux visiteurs que ce symbole, datant de la consécration de l'église au XIIIème siècle, n'a rien à voir avec L'Allemagne hitlérienne...
















Avenas_076a"Le svastika est le symbole de la connaissance du transcendantal et peut se faire dans les deux sens : par les voies détournées de la main droite ou de la main gauche (c’est à dire par tous les moyens possibles). En effet la connaissance du transcendantal ne peut être atteinte directement étant en dehors de toute logique humaine, c’est pourquoi les branches de cette dernière sont tordues et se perdent dans l’immensité indéterminée de l‘espace.
Ceci dit, suivant son orientation, on lui attribue une signification de chance ou de malchance mais même si ce symbole est commun à toutes les civilisations, ces dernières n’ont jamais donné la même signification à son sens rotatif.
C’est le symbole de l’homme qui se place au centre de la croix, au centre des 4 directions ou des 4 éléments, et qui cherche à s’orienter dans l’espace qui l’entoure, espace infini en perpétuel mouvement rotatif.
C’est donc le symbole de l’humilité dont l’Homme doit faire preuve face à l'Univers et à la Connaissance suprême qui ne lui est pas accessible." ( http://www.jainisme.com/symbolique/svastika/ edit 26/09/10 : lien disparu)

svastika_monde

Avenas_042aA l'arrière de l'autel, comme on peut le voir sur le dessin tiré de l'ouvrage de Ferdinand de La Roche La Carolle, se trouve un réceptacle, où devait se trouver les reliques servant à la dédicace.
Avenas_129b

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Les piliers de l'église d'Avenas

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L'abside en cul-de-four de l'église d'Avenas est décorée de pilastres. Il y en a 4, séparés par 3 fenêtres.

«  4 est le chiffre de notre matière matrice, symbole de notre Univers Matière. Il est formé du chiffre 1 croisé à la barre horizontale terrestre. Effectivement, nous sommes "dans" Dieu et tout ce qui nous environne est une partie de lui. Notre matière est un contenant, une quadrature, un carré stable de formation : les 4 dimensions.   

Le 3 a une une symbolique particulière. Il est la représentation d'une divinité assez spéciale. La trinité, le symbolisme du triskel breton ou du triangle franc-maçonnique et bien d'autres choses font de ce chiffre, un chiffre à part. La trinité existe bien, mais elle vient de la structure de notre univers local, à savoir une hiérarchie fondée sur une tri-unité centrale.

Le 3 est formé de deux demi sphères, comme si le cercle initial avait été coupé et séparé, donnant 3 points origines superposés et reliés entre eux par les demi sphères. Le chiffre 3 représente donc le sommet de la hiérarchie divine, insondable pour l'instant, mais qui transparaît à travers les symboles. »

4 et 3 font 7, "le sens d'un changement, après un cycle accompli et d'un renouvellement positif".

Ces pilastres se retrouvent (ou du moins sont de même nature) dans l'église de Belleville mais aussi dans l'église de Beaujeu, ainsi que dans la crypte de Tournus. Ils sont datés du IXème siècle, donc d'inspiration romane.

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Le premier pilier

Il est composé de 6 cercles dans lesquels on trouve une fleur, chaque fois différente. Chaque cercle correspond aux 6 premiers chakras.

 

chakra_1« Les chakras se placent tous dans le corps éthérique de l’Homme. Ils ressemblent aux calices des fleurs, ils ont la forme d’un entonnoir, avec un nombre inégal de pétales. Les orientaux évoquent très souvent la fleur de lotus à leur propos. Les divisions de ces ‘fleurs’ en plusieurs ‘pétales’ représentent les nâdis ou canaux énergétiques, par lesquels l’énergie pénètre dans les chakras, pour être transportée ensuite vers les corps subtils. Le centre de chaque calice est creux ; il part de celui-ci un autre canal allant vers la colonne vertébrale. »

 

 





Avenas_059ASur le chapiteau, une fleur stylisée, dont les 3 feuilles se dressent vers le ciel. Le chapiteau correspond au 7ème chakra, le coronal, siège de l'accomplissement de l'être humain. Il est situé au sommet du crâne. Ce chakra est celui des mystiques. Centre de l'extase et de l'illumination, il libère de la roue des réincarnations. Il est le siège du savoir, de l'intelligence du raisonnement et de la conscience. Il est le point d'entrée dans le corps humain de l'Energie Universelle, de l'énergie cosmique, dont la puissance n'a aucune limite. C'est par une communion avec cette énergie, une acceptation de la présence Divine, que l'être inspiré pourra réaliser des guérisons.












Avenas_070ABCPareil à la lumière incolore qui réunit toues les couleurs du spectre, le chakra supérieur réunit toutes les énergies des chakras inférieurs. Par le développement du septième chakra, les derniers blocages limitatifs des autres chakras seront également libérés, et leurs énergies pourront atteindre les fréquences les plus élevées.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chakra

 http://aboudet.chez-alice.fr/doc_humain/chakras.html

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Le deuxième pilier

ChakrasIl nous montre cette fois les 7 chakras en forme de fleur posés le long d'une ligne ondulante qui part de la base du pilier pour remonter jusqu'au chapiteau. Sur celui-ci, une tête humaine couronnée d'une fleur de lys, et de chaque côté, une feuille de chélidoine.

La chélidoine, appelée aussi grande éclaire, tire son nom du grec "Khelidon", qui signifie hirondelle. On pensait autrefois que l'hirondelle se servait du latex de la plante pour nettoyer les yeux de ses petits. A vous de "voir"...

"Les auteurs anciens sont unanimes et citent en premier lieu les effets ophtalmologiques de la chélidoine :
Dioscoride renchérit, au chapitre traitant de la chélidoine: "Le suc cuit au feu de charbon, dans un récipient en bronze avec du miel éclaircit la vue" (Dioscoride, Sur la matière médicale, II, 173). Mais il explique aussi qu'il utilise la racine du simple pour les ictériques et pour les maux de dents.
Pline mentionne le même type de préparation que celle citée par Dioscoride: "On exprime le suc quand elles sont en fleur, et on le fait cuire doucement dans un vase de cuivre, avec du miel attique. C'est un remède unique contre les taies oculaires. On emploie aussi le suc pour des collyres appelés chelidonia, du nom de la plante" (Pline, Histoire Naturelle, XXV, 90).
Le Pseudo-Apulée l'utilise avant tout: pour la cécité, pour enlever les taies cornéennes et les rugosités de l'oeil, mais aussi pour les parotidites et les brûlures (Pseudo-Apulée, Herbarius)."

http://www.arbre-celtique.com/encyclopedie/chelidoine-thona-1994.htm


Avenas_060AUne remarque : les fleurs ne sont pas à égale distance les unes des autres, mais sont placées exactement aux endroits où sont les chakras sur le corps humain. L'espace entre elles est plus étroit entre le chakra coronal et le frontal. Je vois d'ici de grands spécialistes dire que le sculpteur, ayant mal calculé son coup, a resserré les fleurs quand il est arrivé en haut pour gagner de la place... Comme l'inclinaison de l'axe des églises, (et celle-ci d’ailleurs par son inclinaison, correspond au sostice d'hiver)  ils ne savaient pas se servir d'un trait droit, ces pauvres moyen-âgeux. Ce trait serpentiforme peut nous indiquer la vouivre, mais… ce pilier me fait étrangement penser à une montée de kundalini.

« La Kundalinî ( Sanskrit racine "kundal" signifiant "boucle" ) est un concept lié au Yoga qui désigne une puissante énergie qui se trouverait lovée dans l'os sacrum. Par la pratique de la Méditation, la Kundalinî s'éveillerait et monterait le long de la colonne vertébrale depuis l'os sacrum jusqu'à la fontanelle, progressant d'un des sept Chakras à l'autre afin de les harmoniser un à un. Le déploiement de la Kundalini conduirait à l'éveil spirituel du pratiquant et à la plus haute conscience de soi. »









Avenas_069ABCLe personnage sur le chapiteau serait alors l'homme éveillé, les yeux ouverts, prêt à utiliser les énergies comme un initié, le couronné. Il a atteint l'illumination.


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