28 novembre 2007

L'intérieur

Saint_Laurent_d_Agny_057aLa nef rectangulaire unique est voûtée en berceau plein cintre. Chacun des deux murs latéraux comporte trois arcs de décharge compensant la poussée de la voûte.
















Saint_Laurent_d_Agny_014aUn Christ du XVIIIème siècle est situé au dessus du choeur, et sur le mur nord, une statue très abimée probablement de Saint Vincent.
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Saint_Laurent_d_Agny_022a Le transept est surmonté en son centre d'une coupole octogonale sur trompes et tablettes horizontales de facture romaine, celles-ci permettant de passer du plan carré du transept (domaine terrestre) à l'arrondi de la coupole (domaine céleste).
Les voûtes du transept non saillant sont en berceaux transversaux.







Saint_Laurent_d_Agny_002aA gauche, une statue de Notre-Dame de la Bonne Garde, du XVème siècle, a été classée monument historique.

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Saint_Laurent_d_Agny_020aA droite, deux statues de la fin du XVIIème siècle, sont celles des saints Abdon et Sennen, martyrs venant de Perse. Leur dévotion a été introduite en France au IXème siècle. (Nous retrouvons les reliques de saint Abdon dans un sarcophage miraculeux d'où suinte en permanence de l'eau. Il est à Arles-sur-Tech, dans les Pyrenées). Saint Abdon a été longtemps l'objet d'une coutume particulière : les jeunes filles souhaitant se marier devaient planter une épingle dans les pieds de sa statue.
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Saint_Laurent_d_Agny_009a L'abside semi-circulaire, en cul-de-four, est typique de l'art roman primitif. La chapelle est éclairée par 7 ouvertures : deux au nord, une à l'est, trois au sud et une à l'ouest (oculus).
L'autel actuel provient de l'église romane, à l'époque en ruines, du vieux bourg de Montagny. L'ancienne pierre d'autel est devenue la pierre de seuil de la porte sud.
(source : "Art roman, art gothique en pays Lyonnais", édité par l'APRAC)
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Etude géobiologique

Saint_Laurent_d_Agny_085aCette église se situe donc sur un site sacré immémorial. Rien d'étonnant à celà : nous y retrouvons le croisement de plusieurs réseaux telluriques, dont un d'un métal rare, et de cheminées cosmo-telluriques. A celà s'ajoute la présence d'un réseau sacré, celui des Saint-André, la reliant au Mont-Blanc que l'on aperçoit les jours de beau temps.
Un autre réseau la relie à l'église de Mornant. Plusieurs failles se retrouvent sous l'église, ainsi qu'une rivière souterraine artificielle se joignant aux naturelles. Le jourdain se retrouve après la pierre d'abaissement, et n'est pas indiqué par les piliers comme on le voit souvent.










Saint_Laurent_d_Agny_015aTout ce beau monde nous est indiqué par les pierres noires se trouvant à l'intérieur et à l'extérieur du bâtiment. Le point le plus élevé se trouve devant l'autel. La porte d'entrée primitive est décentrée afin de se trouver sur le réseau sacré des Saint-André.
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Saint_Laurent_d_Agny_071aIl semblerait que le lieu de culte primitif se soit situé en amont de l'église, sur le sommet de la montagne d'Agny, (colline Saint-Vincent qui se dénommait "Dagninus") là où se trouve actuellement la table d'orientation.










Saint_Laurent_d_Agny__092aEn contrebas, après avoir passé la porte de vie composée d'un menhir (masculin) et d'un dolmen (féminin), nous nous retrouverions dans la partie "térapeuthique" du lieu. L'église en fait partie, ainsi que les pierres à cupules.










Saint_Laurent_d_Agny_077aL'une d'entre-elles profite des énergies telluriques (croisement de plusieurs réseaux) et soulage les pelerins fatigués. Radical pour le mal de dos. D'ailleurs, les arbres répondent aux courants.

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24 novembre 2007

Piper's stones

Irlande_304aAthgreany, situé non loin de la retraite de Kevin et de Hollywood, fait certainement partie des lieux sacrés entre Glendalough et Kilcullen, autre monastère ayant une lanterne des morts. C'est isolé au sommet d'une colline au dessus d'une plaine innondable (j'en sais quelque chose...) que l'on trouve un cercle de pierre, nommé le Piper's Stone.









Irlande_305abAu centre du cercle, les énergies sont puissantes et réconfortantes. Le cercle de quatorze pierres, dont certains sont des rochers, et d'autres des piliers atteignant jusqu'à 1,8 mètres de haut, fait environ 28 mètres de diamètre. Il semblerait qu'il manque plusieurs pierres. Il est apparement composé de deux formes de pierres distinctes : alternativement plates et rectangulaires puis en forme de diamant au sommet légèrement pointu.





Irlande_314aHors du cercle, nous retrouvons une autre pierre dressée, qui formerait avec lui un alignement au nord-est, dans l'axe du lever du soleil au solstice dété. celà ammènerait à un point précis sur la colline d'en face.
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Irlande_302aLa légende rapporte que son nom vient d'un joueur de cornemuse, et de jeunes filles, venus danser un soir de sabbat, qui furent pétrifiés. Encore une christianisation d'un lieu païen...
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Irlande_309aUn grand arbre à fée s'est fait une belle place dans le cercle. Une autre légende locale dit que les fées y vont jouer de la cornemuse à minuit. Ce n'est pas difficile à imaginer dans un  lieu aussi magique.
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19 novembre 2007

Le menhir de Langenstein

Soultzmatt_2Le nom du village Soultzmatt dérive de "Sulz" ou source minérale, et de "Matte" ou pré. A l'époque romaine, il s'appelait "Rubeaquum", eau rouge, en raison de la présence d'une source d'eau ferrugineuse. Six sources d'eau minérale y furent découvertes au XVème siècle.















Soultzmatt_1Près du village, un menhir dit Langenstein ou longue pierre. Ce monolithe en grès rose extrêmement caillouteux, dit "poudingue", se dresse dans un sentier boisé, non loin du cimetière roumain dans la vallée des bergers.










Soultzmatt_7Il fut érigé à cet endroit en 1906 par un archéologue passionné, l'industriel Kessler de Soultzmatt, qui reconnut dans ce bloc un menhir renversé, afin que les curistes, se promenant au-dessus des thermes de Soultzmatt, puissent l'admirer.

Le menhir fut dressé en 1904 par un industriel de Soultzmatt, qui reconnut dans ce bloc un menhir renversé. Une légende nous conte que durant les nuits de pleine lune, les fées ou des Dames blanches, viennent danser autour du Langenstein. Durant cette cérémonie, la pierre se mettrait à tourner sur elle même.









Soultzmatt_8Ce menhir possède une base presque carrée. La dimension de la face Nord est de un mètre, celle de la face Est de 1,16 mètre, celle de la face Sud de 1,04 mètre et celle de la face Ouest de 1,04 mètre. Sa hauteur est de 4 mètres.















Soultzmatt_10Il semble être placé dans le prolongement de l'alignement de l'Appenthal. Il n'est pas très vaillant, mais semble avoir tiré à lui quelques réseaux...

http://www.alsace-route-des-vins.com/newversion/index.cfm/fuseaction/Villages.ShowVillage/ID/56/Language/fr.cfm
http://www.vallee-noble.net/tourisme/soultzmatt.htm
http://www.lieux-insolites.fr/alsace/langenstein/langenstein.htm

 

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Le dolmen de Saint-Cergues

Saint_Cergues_Reignier_094aLe massif des Voirons connut une occupation précoce aux temps néolithiques. La tradition place à son sommet un lieu de culte à Jupiter, et plusieurs statuettes d'Hercule ont été retrouvées dans le secteur. Puis le massif fut christianisé et ne cessera d'attirer dévotions et édifices religieux.









Saint_Cergues_Reignier_126aUn monument commémore le parcours de saint François de Sales venu en ces lieux en septembre 1594, dans le cadre de sa mission de reconquête du Chablais alors passé à la réforme. La croix fut érigée en 1868 et marque l'endroit où il serait venu confier sa mission à l'ange gardien du Chablais. Depuis cette date, elle marque l'entrée de cette région.














Saint_Cergues_Reignier_097aDe l'autre côté de la RN 206, le dolmen de Saint-Cergues, appelé "la cave aux fées", est relié à celui de Reignier : "Ce dolmen faisait partie d'un groupe de 7, dont il ne reste que celui de Saint-Cergues et celui de Reignier. Ont disparu ceux de Pers-Jussy, détruit en 1864, Cranves-Salles, en 1864 également, Bons-en-Chablais au XIXème siècle, Larringues en 1820 et Etremblières en 1836. Mais leur emplacement reste connu.






Saint_Cergues_Reignier_100aPers-Jussy, Cranves-Salles, Reignier et Cergues sont sur une ligne droite nord-sud qui ne fait un écart que de 5° avec l’axe des pôles, sur laquelle vient s'ajouter un peu décalé Bons-en-Chablais. Etramblières, Cergues et Larringues sont aussi alignés... Il y a là matière à recherche sur les courants telluriques, et sur les réseaux sacrés. Peut-être chercher l'axe passant par Amancy, où l'on retrouve un menhir appelé "Pierre du milieu du monde ?""









Saint_Cergues_Reignier_121aDaté lui aussi de 2 500 à 3 000 avant notre ère, il se situe en amont du pont sur la Chandouze, torrent qui descend des Voirons, et qui l'ensevelit partiellement sous les alluvions. Il comporte 6 dalles en protogine et en roche feuilletée assemblées formant une chambre rectangulaire de 3,20 m sur 2,30 m.

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Saint_Cergues_Reignier_108aUne ouverture située au nord-ouest au milieu d’un des grands côtés, haute de 1 mètre et large de 1 mètre 30, permet d’y accéder. La dalle de couverture en arkose, mesurant 5 m x 3 m x 0,4 m et d'environ 15 tonnes, est brisée. Le dolmen contenait des ossements partiellement carbonisés. Les montants verticaux, non jointifs, présentent dans les interstices un appareillage de petites pierres.
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Saint_Cergues_Reignier_110aComme à Reignier, le dolmen possède des légendes liées aux fées : il aurait été l'une de leur demeure. Il fut classé monument historique le 10 juin 1910.

http://www.saint-cergues.fr/spip.php?article184
http://www.saint-cergues.fr/spip.php?article30
http://www.lieux-insolites.fr/hsavoie/cergues/cergues.html
Revue du syndicat d'initiative, 1950

 

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Le Dolmen de Reignier

Reignier_067aCe dolmen faisait partie d'un groupe de 7, dont il ne reste que celui de Ceignes et celui de Reignier. Ont disparu ceux de Pers-Jussy, détruit en 1864, Cranves-Salles, en 1864 également, Bons-en-Chablais au XIXème siècle, Larringues en 1820 et Etremblières en 1836. Mais leur emplacement reste connu.













Reignier_060bPers-Jussy, Cranves-Salles, Reignier et Ceignes sont sur une ligne droite, sur laquelle vient s'ajouter un peu décalé Bons-en-Chablais. Etramblières, Cergues et Larringues sont aussi alignés... Il y a là matière à recherche sur les courants telluriques, et sur les réseaux sacrés.









Reignier_076aLe dolmen de Reignier est situé au hameau de Saint-Ange, sur la plaine des Rocailles, à la lisière d'un bois de chênes. C'est une région morainique parsemée de nombreux blocs erratiques laissés là par les glaciers. Il est composé d'une table de couverture en granit du Mont-Blanc nommé protogine, supportée par trois dalles.








Reignier_085aReignier_082aLa table mesure 4,90 m de long sur 4,50 m de large sur 1 m d'épaisseur et pèse 80 tonnes. Les dalles de support sont creusées de sillons verticaux permettant l’encastrement d'autres dalles, et la table elle même comporte des rainures sous son plafond. J'imagine que ce dolmen fut, il y a quelques temps, le cadeau d'un père à son fils : "Mon fils, il faut que tu saches monter des légos."





Reignier_062aTrêve. Le dolmen est prolongé par plusieurs dalles couchées de moindre importance, une dizaine. Peut-être des pierres ayant servi à la consolidation d'un cairn. Certains avancent la possibilité d'une allée couverte. Le dolmen est ouvert au sud-ouest.









Reignier_080aClassé monument historique, il est daté de 2 000 à 3 000 avant notre ère. Les radiesthésistes donnent pour sa première utilisation des dates bien plus éloignées dans le temps. De plus, trois courants d'eau souterrains se rejoignent sous le dolmen. Présence de croisements de réseaux ainsi que d'une cheminée cosmo-tellurique importante. L'énergie de la pierre est assez puissante, c'est peut-être pour cette raison que l'on trouve une rigole le long de la face orientale de la table, à son point culminant : l'eau recueillie devait avoir des vertus curatives, entre autres.




Reignier_092aUne légende nous rapporte qu'autrefois, le chevalier Raymond de Bellecombe, brave mais pauvre, tomba amoureux d'Alice, la fille du baron du Châtelet. Il demanda sa main, mais le baron, considérant qu'il n'était pas d'assez noble naissance et espérant l'éloigner, lui posa une condition : il devait, avant le lever du soleil, transporter 4 grosses pierres de la plaine afin qu'elles servent de table au repas nuptial.




















Reignier_093Les fées intervinrent : l'une d'entre elles mit la grosse pierre sur sa tête, en prit deux autres sous chacun de ses bras, et la dernière dans son tablier. Le lendemain matin, la table était dressée. Le baron honteux et confus, jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus...

http://www.ateliersante.ch/hauts-lieux.htm
http://www.larochesurforon.com/francais/index.htm?/francais/curios/fees.htm
http://www.lieux-insolites.fr/hsavoie/fees/fees.htm
http://site.voila.fr/louloufab/Reignier.htm
"Les mystères de Haute-Savoie", de Jean-Philippe Buard et jean-Jacques Gabut

 

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14 novembre 2007

Abbaye Sainte-Marie de Fontfroide, historique

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Allez, me direz-vous, encore un reportage sur l'abbaye de Fontfroide. De plus, ce n'est pas celle que je porte le plus dans le coeur, en rapport avec quelques parfaits de ma mémoire. Mais le temps passant et la sagesse prenant le pas sur les rancoeurs, je me suis dit que cette abbaye restait un lieu sacré. Je m'y suis donc rendue pour la deuxième fois, prenant le temps de m'impregner de la beauté des paysages.

Fontfroide__4_aLa présence de l'homme est attestée dans les environs depuis fort longtemps. C'est dans le sud du massif des Corbières, à une trentaine de km de Fontfroide, que fut découvert l'homme de Tautavel, pré-néanderthalien, vieux de 450 000 ans. Deux sites de l'époque magdalénienne ont été découverts dans le massif même de Fontfroide et confirment cette implantation humaine.
A un mile romain (1,5km) de l'abbaye commence la plaine de Lézignan, passage obligé entre Corbières et Cévennes de tous les flux migratoires venus de l'est. Celtes, Volques, Ibères puis Romains et Wisigoths s'y implantèrent.


Fontfroide_baVers la fin du XIème siècle, dans le massif de Fontfroide, un mouvement réunit des ermites dispersés, et le 12 des calendes de juin 1093, le Vicomte Aymeric II de Narbonne autorise une communauté de moines à se constituer sur ses terres de Fontfroide. Le lieu est propice, caché au creux des collines calcaires, encerclé et donc défendu par un torrent, abreuvé par la "fons frigida", protégé à quelques distances par les pitons fortifiés de Saint Pierre des Clars et de Saint Martin de Toques. La communauté suit la règle de Saint Benoit de Nurcie.





Fontfroide__96_aMais la jeune communauté mène une existence obscure et ne joue aucun rôle important, semblant oubliée, même par la dynastie qui l'a fondée. Vers 1114, Géraud de Sales avait fondé l'abbaye de Grandselve au nord-ouest de Toulouse après avoir vécu dans un ermitage, où sa prédication comme ses dons de thaumaturge avaient amené de nombreux disciples. La notoriété de l'abbaye est telle que Fontfroide lui demande en 1144 des réformateurs pour appliquer la règle d'une manière stricte. Fontfroide devient ainsi la fille de Grandselve bien que créée avant elle, d'où son appellation de "filia ante mater", fille née avant sa mère.

Pour une plus grande explication des évènements qui se sont déroulés à Fontfroide, voir le site officiel de l'abbaye : http://www.fontfroide.com/







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Et pour mieux comprendre les différents bâtiments, le livre de Nicolas d'Andoque, "Abbaye de Fontfroide", aux éditions Gaud, ainsi que l'article de Wikipédia.

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Abbaye Sainte-Marie de Fontfroide, l’église abbatiale

Fontfroide__25_aFontfroide__116_aUne analyse métrologique des constructions amène à conclure que l'unité de mesure employée à Fontfroide fut la "canne lombarde", équivalant à 188 de nos centimètres. Elle se trouvait subdivisée en unités appelées "pans" et organisée en "modules".
Ici, la largeur de la nef de 9,40m correspond à 5 cannes, en 12 modules. Celle des collatéraux en représente la moitié et le carré du transept multiplie de 12 modules par 12.












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Le parti pris de dépouillement se retrouve à l'extérieur de l'église. Point de porche richement sculpté mais une simple porte qui ne s'ouvrait que pour recevoir les dépouilles mortelles des membres de la famille des vicomtes de Narbonne.
Le chevet exprime également parfaitement cet esprit de simplicité et de logique qui apparaît partout dans les abbayes et églises cisterciennes.

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La nef

Fontfroide__56_aLa construction de la nef fut entreprise dès l’affiliation à Cîteaux en 1145 ou, au plus tard, après la donation définitive par la vicomtesse Ermengarde de Narbonne en 1157. Contrairement aux usages, on commença les travaux par la nef.
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Fontfroide__53_aRythmées par cinq travées, la nef élève jusqu’à vingt mètres sa voûte en berceau brisé que soutiennent de massifs doubleaux rectangulaires. Ces arcs prennent appui sur des colonnes géminées, engagées dans de gros piliers carrés et s’arrêtant sur des consoles en quart de rond, à deux mètres du sol. Des stalles sont disposées de part et d’autre de la nef pour constituer le chœur des moines.







Fontfroide__50_aCette nef est contrebutée par deux collatéraux dont la voûte en demi-berceau monte à quatorze mètres. Ils communiquent avec la nef par de grandes arcades, à rouleaux soutenus par des colonnes engagées dans les piliers et reposant sur des piédestaux, à la même hauteur que les consoles de la nef. Dans le collatéral sud s’ouvrent cinq chapelles qui datent très certainement du XVème siècle.

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Le transept et le chœur

Fontfroide__70_aÉlevé après la nef, à la fin du XIIème siècle, le transept a peut-être été remanié un siècle plus tard ou même au début du XIVème siècle. Au fond de la croisée du transept nord, un escalier relie directement l’église au dortoir des moines.
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Fontfroide__64_aDans chacun des croisillons s’ouvrent deux chapelles, toutes quatre orientées à l’Est. Les plus proches du sanctuaire ont une forme rectangulaire à chevet plat, les autres plus profondes, se terminent par une petite abside à cinq pans.
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Fontfroide__57_aÀ la croisée centrale du transept, la clef de voûte est remplacée par une ouverture circulaire, un oculus. L’édifice de l’église a dû s’achever par le sanctuaire, comportant chœur et abside. Légèrement surélevé de deux marches, le premier est couvert d’une voûte d’ogives. Du côté de l’Évangile, on aperçoit les vestiges, très mutilés, de tombeaux dont on peut penser qu’ils furent ceux des vicomtes de Narbonne.
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La vierge de Fontfroide

Fontfroide_1aPersonne ne sait d'où elle vient, cette merveilleuse dame, tenant l'enfant dans son giron (tous deux porteurs de la fleur de lys) avec son ventre laissant présager un nouvel enfantement. Assise sur sa cathèdre, surmontée de l'étoile à 7 branches, entourée des deux colonnes, ne dirait-on pas la papesse ? Seraient-ce les rois mages lui portant hommage ?












La crypte

Fontfroide__114_aPartie basse de l'église abbatiale, elle est creusée dans le rocher sur son côté sud. Elle est construite en pierres de taille dans ses parties nord. Elle rattrape ainsi la déclivité du roc et sert de fondation au monastère. Les murs massifs, la courbe large du choeur et l'épaiseur imposante des arcs en plein cintre au dessus du transept sont les traits essentiels de son architecture.













Fontfroide__126_aCes éléments, hétités de l'antiquité romaine, caractérisent au XIIème siècle l'éclosion du style roman provençal. La taille parfaite de la pierre rend compte du savoir faire remarquable des carriers. Certaines pierres sont gravées de lettres majuscules, marque des confréries des tailleurs ou tâcherons. Les 7 chapelles de la crypte étaient vouées à la liturgie, à la célébration de messes privées et aux offices funéraires. Ainsi, un accès direct conduit au cimetière qui enveloppe le chevet.

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Abbaye Sainte-Marie de Fontfroide, le cloître

Le cloître
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Galerie ouest

Fontfroide__24_aDans la ruelle des convers une porte de ferronnerie fait passer au cloître lumineux. La lumière y est diffusée par des arcatures et des oculi. Cette cour intérieure est le cœur même de l’abbaye. C’est par la galerie ouest longeant le bâtiment des convers qu’on aborde cet espace clos enserrant un petit jardin.

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Fontfroide__26_aL’arc brisé ouvrant la première travée découvre la perspective des massifs fleuris qui entourent le puits devant l’angle des grandes arcades dominées par le clocher. Deux périodes de construction et deux styles différents se sont succédé ici.
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Fontfroide__28_aUn premier cloître, bâti de la fin du XIIème au début du XIIIème siècle, fut élevé selon les règles de l’art roman. L’ensemble des parties basses, notamment la double procession des colonnettes et leurs chapiteaux à décor de feuillages supportant des petits arcs plein cintre, appartient à cette époque, mais c’est alors une charpente de bois avec son toit en appentis qui couvrait les quatre galeries.







Fontfroide__99_aDans la seconde moitié du XIIIème siècle, quand Fontfroide, riche de multiples donations, entame le temps de sa plus grande prospérité, un important remaniement est réalisé suivant le goût et les techniques nouvelles, celles de l’âge gothique. Dans chaque travée, les colonnettes romanes, toujours en place, sont désormais surmontées d’un haut tympan, percé d’oculi différemment répartis et qui s’inscrit lui-même dans un profond arc brisé.






Fontfroide__101_L’ancienne couverture de bois est remplacée par la pierre et, à l’intérieur des galeries, les voûtes d’ogives retombent le long des murs sur d’élégants culots, à deux mètres du sol. Il faut encore parcourir la galerie sud pour atteindre le portail donnant accès à l’église abbatiale.










Galerie sud

Fontfroide__34_aElle jouxte le collatéral de l’abbatiale et fût bâtie la toute première, aussi bien lors de la construction romane que lors du remaniement ogival.

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Fontfroide__36_aLes colonnettes sont ici groupées, dans chaque travée, en cinq paires : leurs marbres alternent le rose de Caunes, la griotte des Pyrénées, le blanc veiné de gris ou de vert ; leurs chapiteaux offrent les motifs végétaux les plus variés.
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Fontfroide__98_aAu dessus, les deux tympans centraux s’aèrent par trois oculi, au lieu de l’unique, présent partout ailleurs. Mais ce sont les voûtes qui recèlent les particularités les plus curieuses. La croisée d’ogives y est accompagnée d’un lierre longitudinal torique et les compartiments très bombés sont appareillés en lit concentrique comme à la voûte du carré du transept dans l’église.







Fontfroide__33_aTout au long de la galerie existent des bancs où les moines venaient s’asseoir soit pour lire individuellement, soit pour se reposer en méditant ce que leur mémoire et leur cœur avaient retenu de la liturgie ou de la lecture. Dans cette même galerie, deux bassins de pierre servaient au rite du "mandatum", le lavement des pieds que les Cisterciens pratiquaient mutuellement chaque semaine.








Galerie est et salle capitulaire

Fontfroide__37_aFontfroide__49_aLe mur de la galerie est, immédiatement contigu à la porte de l’église et laisse deviner, derrière une statue bourguignonne de la Vierge à l’Enfant et au panier de roses, l’emplacement obturé de l’armarium. Dans cet évidement ménagé sous l’escalier du transept étaient conservés les livres nécessaires aux offices, les textes de l’Ancien et du Nouveau Testament, les œuvres des Pères de l’Église.







Fontfroide__47_aLa porte qui s’ouvre aussitôt après introduit à la sacristie, belle pièce voûtée en berceau. Cinq travées rythment la galerie Est et la travée centrale apparaît vers le jardin entièrement évidé, sans arcature de colonnettes au-dessus de la banquette et sans tympan, ouverture symétrique de celle qui, lui faisant face, constitue l’entrée de la salle capitulaire.
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Fontfroide__46_aLe seuil servant de transition entre le cloître et la salle elle-même marie la sobriété et la majesté, la puissance et la légèreté. L’arcade centrale en plein cintre s’appuie sur deux groupes de quatre colonnes de marbre entourant une cinquième. La salle a vraisemblablement été construite entre 1180 et 1280.
Fontfroide__43_aContre les trois murs pleins, arcs et nervures reposent sur les chapiteaux très simples de colonnes engagées. Au centre, ogives et doubleaux sont soutenus par quatre colonnes de marbre. Leurs chapiteaux évasés s’ornent de deux rangs de feuilles plates, représentations stylistiques du « citel », le roseau d’eau des étangs de Bourgogne qui a donné son nom à Cîteaux.


Fontfroide__42_aD’ici, à travers les colonnes du chapitre et de la galerie, répétée au-delà par celles des autres travées du cloître, se découvre une surprenante perspective : fûts de marbre et arcs de pierre multipliés imposent l’image d’une forêt au profond recueillement.
Fontfroide__44_aDeux bancs de pierre superposés courent le long des murs. À l’Est, trois fenêtres éclairent la salle Au-delà de la salle capitulaire, un passage conduit au second cimetière, celui de la communauté du XIXème siècle. À l’origine, il servait pour le rangement des outils que prenaient les religieux avant de rejoindre les jardins ou les ateliers.

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Abbaye Sainte-Marie de Fontfroide, la chapelle des étrangers

Fontfroide__115_aA l’extérieur de la clôture et seule construction qui subsiste du premier monastère, elle permettait aux pèlerins et aux étrangers d’assister aux offices sans déranger les moines. Elle se trouvait à proximité de la seule porte d'entrée du XIIème siècle, blottie contre la colline.
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Fontfroide__111_aAu XIVème siècle, des contreforts permettent de surélever le bâtiment et de construire une salle, peut-être utilisée comme chapelle par les pères abbés.

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Fontfroide__15_aPrès d'elle, contre la paroi, une source accueille les visiteurs, humains ou non.
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