23 septembre 2008

L'abbaye de Caunes-Minervois, le cloître

Caunes_Minervois_9C'est la congrégation de Saint-Maur qui édifia en 1663 le cloître actuel, sur les souches de l'ancien cloître roman. Restaurées, ces galeries sont d'une grande sobriété. Longeant l'église, une balustrade permet désormais de surplomber les soubassements d'origines de la nef et les vestiges du cloître roman.









Caunes_Minervois_7Un escalier dessert les éléments subsistants de l'ancien cloître : un tronçon du mur bahut septentrional et une longue calade.












Caunes_Minervois_8Celle-ci constitue un agencement soigné de petits galets posés de chant.

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19 septembre 2008

La Pyramide de Cestius

Pyramide_de_Cestius_13La Pyramide de Cestius se trouve près de la Porte Saint-Paul et du cimetière "non chrétien" de la ville de Rome. Il se dresse au carrefour de la Via Ostiensis, qui menait à Ostie, et de la route qui longeait le Tibre.










Pyramide_de_Cestius_32La pyramide fut construite vers 18 avant notre ère pour servir de tombeau à Caius Cestius, préteur, tribun du peuple, et membre du collège des septemviri epulones, l'une des quatre grandes sociétés religieuses à Rome : il était chargé de veiller aux grands festins sacrés. Elle s'inspire des modèles égyptiens, très à la mode à Rome après la conquête de l'Égypte en 30 avant notre ère.

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Pyramide_de_Cestius_17Le bâtiment est en briques, revêtu de plaques de marbre blanc, et mesure 36,4 mètres de haut pour une base de 29,5 mètres de large.
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Pyramide_de_Cestius_7A l'intérieur se trouve la chambre funéraire, un simple petit caveau rectangulaire de 5,95 mètres de long, 4,10 de large et 4,80 de haut, voûté en plein cintre, dont les murailles recouvertes de stuc portent des peintures très abimées.
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Pyramide_de_Cestius_11Une dédicace est gravée sur les faces est et ouest de la pyramide de manière à être visibles des deux côtés :
"C(aius) Cestius L(uci) f(ilius) Pob(liliatribu) praetor, tribunus plebis, (septem) vir epolonum" , Caius Cestius, fils de Lucius, de la Tribus Publilia, préteur, tribun du peuple et Septemvir epulonum

Une deuxième inscription mentionne que le monument fut érigé en 330 jours sous la surveillance de son héritier Lucius Pontius Méla, fils de Publius, et de l'affranchi Pothus.










Pyramide_de_Cestius_33La pyramide fut incorporée à l'enceinte des murs auréliens au IIIème siècle. Les travaux commencèrent vers 272 et durèrent onze ans jusqu'au règne de Probus (276-282). Le mur comportait un soubassement en blocage (opus caementicium), haut d’environ 8 mètres, surmonté de chambres voûtées appuyées contre un mur extérieur de un mètre d’épaisseur. Un chemin de ronde couronnait l’édifice. Les chambres servaient de salle d’armes et de magasins, et diminuaient le volume à construire.












Pyramide_de_Cestius_20Tous les 30 mètres une tour quadrangulaire faisait saillie.
L’enceinte fortifiée n’était pas destinée à résister en cas d’un long siège, ce que les barbares n’étaient pas capables de réaliser, mais seulement à préserver Rome d’une attaque soudaine en attendant une armée de secours. Le tracé s’appuya un certain nombre de monuments existants, tels que la caserne de la garde prétorienne, un petit amphithéâtre, des tombeaux dont la pyramide de Cestius, les arches des aqueducs sur l’Esquilin, les substructions des jardins en terrasses sur le Pincio.











Pyramide_de_Cestius_3Les origines de la pyramide ont été oubliées au cours du Moyen-Age. Les habitants de Rome pensaient alors que c'était le tombeau de Remus et que son homologue à proximité du Vatican était celui de Romulus. Sa véritable origine fut clarifiée par le pape Alexandre VII lors des fouilles des années 1660, quand la végétation envahissante fut enlevée et que l'on découvrit les inscriptions.  Le tombeau était scellé, et pour y acceder, il fallut creuser un tunnel et ouvrir une petite porte sur le côté ouest.





Pyramide_de_Cestius_16Près de la pyramide s'ouvre la Porte Ostiense, d'où sortait la Via Ostiensis, route qui reliait la ville avec le port d'Ostie. Elle prit le nom de porte Saint-Paul, en référence à l'église voisine.











Pyramide_de_Cestius_22Elle est intéressante pour son système défensif demeuré quasiment intact. La partie extérieure date de la construction des murs mais fut modifiée par Honorius au début du Vème siècle. Une galerie au dessus de la porte s'appuie sur deux tours cylindriques crénelées.
C'est par cette porte que Totila, ou Baduila l'Immortel, roi ostrogoth, entra en 546 dans Rome.







Pyramide_de_Cestius_14Sur un terrain adjacent acheté par les étrangers résidant à Rome au XVIIème siècle, naquit le cimetière non catholique où furent enterrés entre autres, les poètes anglais Shelley et Keats, le fils de Goethe et Antonio Gramsci. Marrant, plus de japonais, plus de bus bondés, plus d'agitation, juste le silence et la paix. Endroit magique.

Le gardien doit s'y ennuyer un peu. Il ne faut pas entamer la conversation, il ne vous lâche plus... Quel homme gentil ! Si la pyramide est imposante, elle vaut moins le coup que ce bout de paradis.
Pyramide_de_Cestius_30


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http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_de_Cestius
http://www.rome-roma.net/pyramide_cestius.html
http://www.romaviva.com/Piramide/home_fra.htm

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18 septembre 2008

Santa Croce in Gerusalemme


Santa_Croce_in_Gerusalemme_30Dans la première moitié du troisième siècle, à l'emplacement de la basilique actuelle, se trouvait une villa impériale construite par Septime Sévère, puis ayant appartenu à Elagabal. Elle comprenait le Sessonarium, ou palais impérial, qui devint la résidence au siècle suivant de l'imperatrice Hélène, mère de Constantin.








Santa_Croce_in_Gerusalemme_Hel_neHélène, à son retour de Jérusalem en 329, déposa dans l'église les reliques qu'elle avait rapportées : un clou (dont les dimensions correspondent aux plaies du Suaire de Turin), des fragments du bois de la Croix et de la couronne d'épines, la traverse de la croix du Bon Larron, le titulus de la Croix (INRI), longtemps resté caché, muré près de la clef de voûte de la nef centrale et redécouvert en 1492. (Le titulus fut peut-être caché là en 445, pour le protéger de l'invasion des Wisigoths). Le plancher fut recouvert de la terre ramenée du Golgotha. 


Santa_Croce_in_Gerusalemme_25aAux environs de l'an 400, après la mort d'Hélène, Constantin fit transformer le bâtiment en une basilique chrétienne afin d'y abriter les reliques, et lui donna le nom de basilique Eleniana ou Sessoriana.
L'église fut restaurée sous le pntificat de Grégoire II (715-31). En 1049, l'église fut donnée aux bénédictins du Monte Cassino, puis en 1062 aux chanoines réguliers de San Frediano de Lucques.













Santa_Croce_in_Gerusalemme_jaLe clocher roman en briques, comportant quatre étages et des fenêtres à meneaux, et le cloître, furent construits en 1144 par le pape Lucius II. Il divisa l'intérieur de l'église en 3 nefs et la dota d'un narthex.

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Santa_Croce_in_Gerusalemme_32Le sol fut fait par la famille Cosma. A cette époque, l'église fut dénommé Sanctae Crucis. Un guide des pélerins du moyen-âge parle de ce lieu comme tellement saint, que l'entrée en était interdite aux femmes. Commence à me plaire, moi, tout ça. Avec la chapelle du Sancta Sanctorum interdite aux femmes, plus le reste... fait pas bon être une femme à Rome. Heureusement que Rome sait être autre chose. (scuzez l'aparté)

En 1370, quelques années avant le retour de la papauté, le pape Urbain V donna l'église aux Chartreux qui la restaurèrent. En 1561, elle passa aux mains de cisterciens de la congrégation de saint Bernard.








Santa_Croce_in_Gerusalemme_33Puis l'église fut modifiée au XVIème siècle. Les 12 colonnes en granit sont restées et datent de la première basilique, les autres ont été murées. Son aspect actuel date du XVIIIème siècle, sous le pontificat de Benoît XIV, qui fit ajouter la façade Baroque. Sous l'autel sont conservées les reliques des saints  Caesarius et Anastase.














Santa_Croce_in_Gerusalemme_36Dans la chapelle d'Hélène, qui se situe encore au niveau de l'ancienne basilique, se trouve sa statue, qui fut faite à partir de la statue de Junon conservée au Vatican. A ses pieds, sous un monceau de papiers posés là par les fidèles, les restes de la terre du Golgotha.















A l'heure actuelle sont encore conservées dans une chapelle du XXème siècle construit en 1930 par l'architecte Florestano di Fausto quelques reliques :

Santa_Croce_in_Gerusalemme_f-les morceaux de la croix


















Santa_Croce_in_Gerusalemme_19a-un tiers de l'inscription du Titulus Crucis : le fragment montre le mot "Nazaréen" écrit en hébreu, en latin et en grec, de droite à gauche, à la façon des anciens hébreux. Hélène aurait divisé la relique en trois parties, en laissant une à Jérusalem, en donnant une à Constantin, et envoyant la dernière à Rome.






Santa_Croce_in_Gerusalemme_23aJuste après sa découverte, en 1492, il devait être en meilleur état : Bosio a écrit 60 ou 70 ans plus tard que la peinture rouge sur les lettres avait disparu et que les vers avaient rongé les mots «Jésus» et «Judaeorum»...
















Santa_Croce_in_Gerusalemme_b-un clou de type romain, l'un de ceux qui sont le plus susceptibles d'être vrais.

















Santa_Croce_in_Gerusalemme_d-deux épines de la couronne. La plante dont ils sont issus n'a pas été identifiée. Ils peuvent être comparées à d'autres épines gardées en reliques.
















Santa_Croce_in_Gerusalemme_a-des fragments de la crèche de Bethléem


















Santa_Croce_in_Gerusalemme_c-le doigt de Saint Thomas..
Les photos des reliques sont tirées du site  http://www.basilicasantacroce.com/basilica.aspx

















Santa_Croce_in_Gerusalemme_31Devant la basilique, la louve veille.

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La basilique San Giovanni

Saint_Jean_de_Latran_6Le site sur lequel se trouve l'archibasilique San Giovanni in Laterano fut occupé au début de l'empire romain par le palais des Laterani, dont plusieurs membres servirent comme administrateur de l'empereur : Sextius Lateranus fut le premier plébéien à atteindre le rang de consul, et Plautius Lateranus est devenu célèbre pour avoir été accusé de complot contre l'empereur par Néron. L'accusation a abouti à la confiscation et la redistribution de ses biens.






Saint_Jean_de_Latran_7Le Palais du Latran devint propriété de l'empereur après le mariage de Constantin avec sa seconde femme Fausta, sœur de Maxence. Connu comme "Domus Faustae", il fut finalement donné à l'évêque de Rome par Constantin. On ne connait pas la date réelle de cet évènement, mais le palais accueillit le synode en 313, au cours du pontificat du pape Miltiade. Le palais-basilique fut agrandi, devenant la cathédrale de Rome, le siège des papes comme des évêques.




Saint_Jean_de_Latran__dessinLa dédicace officielle fut faite par Sylvestre Ier en 324, qui la déclara  Domus Dei, et le trône pontifical y fut placé. Depuis lors, elle porte le titre, inscrit sur le fronton, de "Sacrosancta Lateranensis omnium Ecclesia Urbis et Orbis Ecclesiarum mater et caput ", qui signifie "la Très Sainte Eglise de Latran, mère et tête de toutes les églises de la ville et du monde". La basilique fut dédicacée deux fois : par le pape Serge III, à saint Jean-Baptiste au Xème siècle, en l'honneur du nouveau baptistère, puis par le pape Lucius II, au XIIème, à Jean l'évangéliste. Mais la première dédicace est Saint-Sauveur : le nom fut oublié au cours de l'histoire. Le palais adjacent, le Patriarcho, fut la résidence des papes jusqu'en 1309, date à laquelle Clément V fit transférer le Saint-Siège à Avignon. Ce fut le début du déclin. 

Saint_Jean_de_Latran_2San Giovanni avait déjà subi des dégâts lors des sacs de Rome, par Alaric Ier en 410, puis Genséric en 455. Un tremblement de terre la détruisit en l'an 896. Reconstruite entièrement par le pape Serge III au Xème siècle, elle fut à nouveau détruite par un terrible incendie dans la nuit du 6 mai 1308 sous le pape Clément V qui la fit reconstruire. Les travaux furent terminés sous le règne de son successeur Jean XXII. Elle fut encore endommagée par un séisme en 1349, puis par un autre incendie en 1361, et à nouveau restaurée par Urbain V qui confia les travaux à l'architecte Giovanni Stefani.










Saint_Jean_de_Latran_22L'édifice actuel est en fait une reconstruction du XVIIème siècle, due pour la nef et l'aménagement intérieur à l'architecte Francesco Borromini, réalisés pour le pape Innocent X à l'occasion du Jubilé de 1650, et pour la façade extérieure, monumentale, construite en travertin en 1734, à l'architecte Alessandro Galilei.
Saint_Jean_de_Latran_8La façade latérale possède une loggia qui sert à la bénédiction papale le jour de l'ascension. Elle est surmontée de deux campaniles du XIIIème siècle.





Saint_Jean_de_Latran_19La nef, qui  mesure 130 mètres, en fait la plus grande église après Saint-Pierre. Il semblerait que les piliers de l'ancienne basilique soient encastrés dans les piliers actuels.
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Saint_Jean_de_Latran_14Au XVIIIème siècle,  douze sculptures géantes, qui représentent les douze apôtres, y sont installées.

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Saint_Jean_de_Latran_5Le sol fut réalisé au XIIIème siècle par les Cosma.

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Saint_Jean_de_Latran_13A la croisée des transepts, le maitre-autel refait en 1851, enveloppe, selon la tradition, une table de bois sur laquelle saint Pierre aurait célébré la Messe, la table de la Cène du Jeudi saint.
















Saint_Jean_de_Latran_16Il est surmonté d'un baldaquin réalisé en 1369. Seul le pape peut officier sur cet autel. Le baldaquin contient aussi les bustes reliquaires avec les crânes de saint Paul et de saint Pierre. En dessous, la "tombe de saint Jean".

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Saint_Jean_de_Latran_11L'abside présente une fresque faite en 1291 par deux frères franciscains, Jacopo da Camerino et Jacopo da Torriti, sur les ordres du pape Nicolas IV. Elle englobe une partie de l'ancienne fresque, du IXème siècle, et une autre, du IVème dans la partie supérieure, où l'on voit le Christ entouré de séraphins. (référence à la tradition qui veut que le Christ soit apparu au cours de la première consécration de la basilique).

Le Président de la République française est d'office le «premier et unique chanoine honoraire" de la basilique, un titre hérité des rois de France depuis Henri IV. L'église fait partie du patrimoine mondial de l´UNESCO depuis les années 1990.



Saint_Jean_de_Latran_21San Giovanni in Laterano est une église-cathédrale, siège de l'évêché de Rome, dont l'évêque n'est autre que le pape. Elle est la propriété du Saint-Siège et bénéficie à ce titre du privilège d'extraterritorialité.










Saint_Jean_de_Latran_plan



























  1. Porte principale
  2. Autel papal
  3. Cloître
  4. Abside
  5. Portique septentrional
  6. Palais du Latran
  7. Scala Sancta
  8. Obélisque
  9. Baptistère

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17 septembre 2008

Le cloître

Saint_Jean_de_Latran__clo_tre_4Entre la basilique et le mur de la ville fut construit, au XIIIème siècle, le grand monastère abritant la communauté des moines servant la basilique.
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Saint_Jean_de_Latran__clo_tre_1Il n'en reste que le cloître, avec ses colonnes de marbre droites ou torsadées. Elles sont d'un style intermédiaire entre le roman proprement dit et le gothique, œuvre de la famille de Vassalletto et la famille Cosma.
















Saint_Jean_de_Latran__clo_tre_2Il contient de nombreux fragments, vestiges des premiers temps de la basilique.









Saint_Jean_de_Latran__clo_tre_6Il mesure 36 mètres de long, et fut construit à l'époque des papes Innocent III et Honorius IV entre 1215 et 1231. En fait, la structure originale du IXème siècle était plus large, mais quand l'église fut reconstruite au XIIème siècle, étant plus grande, une des allées fut incluse dans le plan de l'église.






Saint_jean_de_latran_cloitre_2__1_aLa fontaine qui est au cœur du jardin date du IXème siècle et ornait autrefois l'atrium de la basilique où elle servait de vasque pour les ablutions.










Saint_jean_de_latran_cloitre_2__7_aLe cloître de Vassalletto s'ouvre sur le côté est de la Basilique. Sur l'un des murets entre deux colonnes est gravé le symbole incontestable d'une triple enceinte, avec deux traits en forme de V qui se superposent au dessin. Deux autres triples enceintes sont gravées, mais sur les murs.
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Saint_jean_de_latran_cloitre_2__3_aTout autour du cloître sont exposés des fragments des précédentes basiliques. Sur plusieurs d'entre eux, on note la présence de nœuds de Salomon, gravés de trois anneaux et de forme ogivale.
Saint_jean_de_latran_cloitre_2__4_aLe triple anneau est un rappel de la symbolique ternaire complexe, que le christianisme reprit dans la Trinité divine, tandis que l'ogive se rattache à la mandorle mystique, la matrice divine.




Saint_jean_de_latran_cloitre_2__5_aUn autre fragment se compose d'une plaque de marbre ornée d'un motif constitué par la juxtaposition des fleurs de l'apocalypse, et un autre avec la représentation de la fleur de vie. Tous les fragments remontent à peu près au IXème siècle.
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http://www.angolohermes.com/Luoghi/Lazio/Roma/S_Giovanni_Laterano/S_Giovanni_Laterano.html

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L'obélisque de Thoutmôsis III

Saint_Jean_de_Latran_1L'obélisque en granit rose, le tekhen wâty, est couvert d'hiéroglyphes : on voit, sur les colonnes centrales des quatre faces, le roi Thoutmôsis III, de la dix-huitième dynastie (1400avant notre ère), recevant la bénédiction d'Amon-Rê ou Amon-Aton, et aussi déposant des offrandes aux dieux. Son fils Thoutmôsis IV a ajouté les colonnes latérales qui content l'embellissement du temple par ce roi, et aussi les travaux des artisans sur l'obélisque, qui ne durèrent pas moins de trente-cinq ans.

Les spécialistes se sont longtemps demandé quel pouvait être l'emplacement d'origine de cet obélisque. L'égyptologue français Gustave Lefebvre (1879-1957) pensait, à la lumière des inscriptions, que le monolithe devait provenir de Karnak et, plus précisément, de la partie est du grand temple. Son collègue Paul Barguet découvrit l'emplacement exact à l'est de la salle des fêtes de Thoutmôsis III en mettant au jour quatre gros blocs de grès assemblés en queue d'aronde identifiés comme son soubassement.

Ammien Marcellin rapporte qu'Auguste avait songé à transporter cet obélisque, puis avait dû y renoncer et en choisir un de taille plus modeste, au vu des difficultés techniques que cela posait à l'époque.






saint_jean_de_latran_ob_lisque_2C'est Constantin (272-337) qui, en 337, le fit transporter de Thèbes à Alexandrie, pour l'ériger à Constantinople. Mais il n'eut pas le temps de mener à bien son projet, et son fils Constance II (337-361), son successeur, préféra l'acheminer vers Rome en 357, le destinant à la spina du Circus Maximus : le géant vint donc prendre place au côté de l'obélisque d'Auguste, actuellement obélisque de la piazza del Popolo.

Il fut retrouvé en 1587, à une profondeur de 7 m, brisé en trois morceaux, lors de fouilles menées au Grand Cirque par le pape Sixte Quint, qui le fit restaurer et enfin réériger sur la place Saint-Jean-de-Latran l'année suivante le 3 août 1588 par l'ingénieur Domenico Fontana. L'inauguration eut lieu le 10 août 1588.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ob%C3%A9lisque_du_Latran

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Le baptistère de San Giovanni in Laterano

Saint_Jean_de_Latran__baptist_re_2À l'écart de la Basilique, sur la place San Giovanni, se trouve le baptistère, de plan octogonal et surmonté d’un dôme. Il fut construit Vème siècle (environ 440), sous le pontificat de Sixte III, sur un ancien  baptistère carré de l'époque constantinienne. Saint_Jean_de_Latran__baptist_re_20La légende rapporte que Constantin y fut baptisé, mais cela reste une légende. En effet, il le fut, mais en Orient, et par un évêque arien, ou comme le pense l'historien Eusèbe, sur son lit de mort à Constantinople. Une tradition raconte que c'est ici que le pape saint Grégoire le Grand (590-604),  transcrivit pour la première fois le chant grégorien.






Saint_Jean_de_Latran__baptist_re_4Pendant plusieurs siècles, il fut le seul baptistère de Rome, et sa forme octogonale servit de modèle à bon nombre d'autres baptistères, à Rome, ailleurs en Italie (Florence, Parme), puis dans toute la chrétienté. Il était dédié à saint Jean-Baptiste. L'eau était fournie par l'ancien aqueduc Aqua Claudia.
L'entrée principale se fait face à la basilique, par le biais de la chapelle de St Venantius, mais il existe aussi une entrée latérale, plus petite.
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Saint_Jean_de_Latran__baptist_re_18Les façades extérieures, de brique, ont été ornées en 1657 par une frise dessinée par Francesco Borromini, incorporant les armes du pape Alexandre VII, que l'on retrouve sur la fontaine à l'extérieur.
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Saint_Jean_de_Latran__baptist_re_12Sur les murs, il y a cinq fresques reproduisant des épisodes de la vie de Constantin dont celle de la bataille du pont Milvius (312), au plafond, remportée sur Maxence où se fit l'apparition de la Sainte Croix, avec la promesse in hoc signo vinces (Par ce signe tu vaincras).
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Saint_Jean_de_Latran__baptist_re_5La cuve circulaire où les chrétiens étaient baptisés jadis par immersion est au centre, entourée de huit belles colonnes en porphyre rouge aux chapiteaux ioniques et corinthiens, qui soutiennent un entablement de 8 colonnes de marbre blanc. Un déambulatoire entoure le bassin.
Pendant les six premiers siècles, seul l’évêque, successeur des apôtres, faisait entrer dans l’église le catéchumène au cours de la liturgie pascale






Saint_Jean_de_Latran__baptist_re_10Sur ces colonnes repose une architrave, avec des vers en latin, attribués au pape Saint Sixte II (432-440) et qui résument admirablement bien la doctrine chrétienne sur le Baptême :

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GENS SACRANDA POLIS HIC SEMINE NASCITVR ALMO               
QVAM FECVNDATIS SPIRITVS EDIT AQVIS                                  
VIRGINEO FETV GENITRIX ECCLESIA NATOS                              
QVOS SPIRANTE DEO CONCIPIT AMNE PARIT                              
COELORVM REGNVM SPERATE HOC FONTE RENATI                  
NON RECIPIT FELIX VITA SEMEL GENITOS                                    
FONS HIC EST VITAE QVI TOTVM DILVIT ORBEM                         
SVMENS DE CHRISTI VVLNERE PRINCIPIVM                              
MERGERE PECCATOR SACRO PVRGANTE FLVENTO                  
QVEM VETEREM ACCIPIET PROFERET VNDA NOVVM               
INSONS ESSE VOLENS ISTO MVNDARE LAVACRO                     
SEV PATRIO PREMERIS CRIMINE SEV PROPRIO                        
NVLLA RENASCENTVM EST DISTANTIAQVOS FACIT VNVM         
VNVS FONS VNVS SPIRITVS VNA FIDES                                     
NEC NVMERVS QVEMQVAM SCELERVM NEC FORMA SVORVM
TERREAT HOC NATVS FLVMINE SANCTVS ERIT
   


                     

Saint_Jean_de_Latran__baptist_re_11C'est ici que jaillit ce peuple de noble lignée, voué au Ciel
Que l'Esprit engendre en ces eaux fécondées.
C'est dans l'eau que Notre Mère l'Église, dans un accouchement virginal,
met au monde ceux qu'elle a conçus par l'oeuvre de l'Esprit divin.
Vous qui êtes nés à cette source, vivez dans l'espérance du royaume des cieux.
Il faut renaître pour avoir la vie éternelle.
Voici la source de vie qui lave toute la terre,
et prend sa source aux plaies du Christ.
O pécheur, viens te plonger dans ce flot sacré et purificateur
Dont les ondes rajeuniront tout vieil homme qui s'y plonge.
Si, sous le poids du péché hérité ou de ton péché personnel,
tu tiens à l'innocence, lave-toi dans ces eaux.
Plus rien ne sépare ceux qui y sont renés. Ils sont devenus un,
Grâce à une seule source baptismale, à un seul Esprit, à une seule Foi.
Que personne ne craigne le nombre et la gravité de ses péchés :
Celui qui est rené de cette eau vive deviendra saint.

Saint_Jean_de_Latran__baptist_re_8C'est beau, très beau même, surtout si l'on sait lire entre les lignes.

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La chapelle Saint-Laurent, Sancta Sanctorum

Saint_Jean_de_Latran_Sancta_SanctorumC'est une annexe de l'archibasilique. Ce sanctuaire, ancienne chapelle privée des papes ou Sancta Sanctorum, était reliée au palais pontifical. A la suite du départ des Papes pour Avignon en 1313, le palais primitif du Latran ayant été démoli et remplacé, il resta isolé, bien que faisant toujours partie de la basilique.









La Scala Santa

Saint_Jean_de_Latran_scala_sanctaOn donne ce nom à l'escalier montant directement en face de la porte principale du sanctuaire. De chaque côtés, d'autres escaliers à l'usage du commun des mortels, donnent accès à l'étage supérieur.
Cet escalier, appelé auparavant  Scala Pilati et que le pape Sixte V plaça là lorsqu'il fit construire l'édifice englobant le Sancta Sanctorum, constitue la partie la plus importante du bâtiment. Ayant appartenu au palais habité par Ponce Pilate à Jérusalem, il faisait partie du tribunal ou prétoire de ce gouverneur, et le Christ l'aurait gravi à plusieurs reprises. Hélène, mère de Constantin le grand, le fit venir à Rome.
Il comporte 28 marches en marbre, à l'heure actuelle recouverte d'estrades de bois. À plusieurs endroits, des panneaux de verre dans le bois laissent voir des taches dans le marbre : des gouttes de sang du Christ, répandu quand il a monté l'escalier. Il se monte à genoux, et rapporte l'indulgence pour ses péchés, à défaut de 100 jours par marche.






Le Sancta Sanctorum

Saint_Jean_de_Latran_sancta_sanctorum_8Ce nom désigne la chapelle placée au sommet de la Scala Santa, que l'on voit à travers des barreaux de fer.











saint_jean_de_latran_dCe nom fait référence au Saint des Saints du temple de Jérusalem, où seul le grand prêtre peut entrer : c'est une chapelle privée pour le Pape. Au-dessus de l'entrée de l'abside se trouve l'inscription NON EST IN TOTO SANCTIOR ORBE LOCUS,  "il n'y a pas lieu plus saint au monde".

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Saint_Jean_de_Latran_sancta_sanctorum_6Cette chapelle, que l'on dit construite pour Fausta, femme de Constantin, est l'unique reste de l'ancien Patriarcat du Latran et date du VIIIème siècle. Elle fut décorée au XIIème siècle par les Cosma. Ce fut saint Sylvestre qui consacra le premier ce lieu, et l'autel érigé en cet endroit fut à l'origine dédié à saint Laurent. De nos jours encore, c'est un autel sur lequel seul le pape peut célébrer.









Saint_Jean_de_Latran_sancta_sanctorum_9Actuellement, cette chapelle, toujours fermée, ne s'ouvre que lorsque les chanoines de la basilique de Saint-Jean-de-Latran vont découvrir ou voiler l'image, et en ces circonstances même, elle reste encore fermée aux femmes, étant de clôture papale.
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saint_jean_de_latran_mCette chapelle était autrefois utilisée comme trésorerie du palais des papes, et aurait contenu des reliques comme un morceau de pain de la Cène, le manteau se saint Jean-Baptiste, l'épaule de saint Matthieu, le menton de saint Barthélémy, et les têtes des saints Pierre, Paul , Agnès et Euphemia.

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L'Image Achiropite

Saint_Jean_de_Latran_sancta_sanctorum_3Ce mot derive du grec "acheiropoiétès" qui signifie "non fait de main d'homme".  La légende dit que cette icône aurait été exécutée par un agent céleste. Elle fut apportée de Constantinople à Rome lors des persécutions des iconoclastes sous le pontificat de Grégoire II.









Saint_Jean_de_Latran_sancta_sanctorum_11Peinte sur une planche épaisse, elle fut recouverte de lames d'argent et l'on ne voit plus que la tête et les pieds du Christ.

La tradition l'attribue à saint Luc par l'intermédiaire d'un ange.

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Le triclinium Leoninum

Saint_jean_de_latran_aaSur la place en face de la basilique se trouve une niche richement décorée d'une mosaïque, témoin de ce qui reste de l'une des plus grandes salles de l'ancien palais du pape Léon III, l'abside de la salle à manger, le Triclinium Leoninum. La mosaïque que nous voyons aujourd'hui conserve certaines parties d'origine.















saint_jean_de_latran_bbElle représente le Christ, dans une position centrale, qui confie aux Apôtres leur mission. Sur la gauche, le Christ donne les clés à Sylvestre II et la bannière à Constantin, sur la droite, saint Pierre, avec le pape Léon III et l'empereur Charlemagne.  Le pape Léon III a une auréole carrée, montrant qu'il était en vie quand la mosaïque fut faite, vers l'an 800, lorsque Charlemagne fut couronné à Rome.

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15 septembre 2008

Santa Maria Sopra Minerva

Santa_Maria_Sopra_Minerva_9Santa Maria Sopra Minerva (Sainte-Marie sur la Minerve) est bâtie sur la piazza della Minerva : cette petite place attire l’attention par le monument qui se trouve en son centre, le "Pulcino della Minerva", un éléphant portant un obélisque. L’obélisque a été trouvé au XVIIème siècle dans le jardin du couvent dominicain attenant à l'église. Il aurait été l'un des deux obélisques de Sais, construits là bas dans les années 589 -570 avant notre ère, durant le règne d'un pharaon identifié par différentes sources comme étant Apriès, Waphres, Wahibre ou Hophra, de la vingt-sixième dynastie d'Égypte. Les deux obélisques ont été amenées à Rome par l'empereur Dioclétien, au cours de son règne de 284 à 305, pour le temple d'Isis.









Santa_Maria_Sopra_Minerva_1L'inscription latine sur le socle, choisie par le pape qui a commandé la sculpture au Bernin, Alexandre VII, serait "... un esprit fort est nécessaire pour soutenir une solide connaissance". Bien vu.
La statue fut conçue par le sculpteur, et réalisée par son élève Ercole Ferrata en 1667. Elle se veut symbole d’intelligence et de piété, socles du christianisme.











Santa_Maria_Sopra_Minerva_11Santa Maria sopra Minerva fut fondée au VIIIème siècle, reconstruite au XIIIème siècle, souvent modifiée jusqu'au XIXème siècle, c'est l'une des rares églises romaines de style majoritairement gothique. Comme d'autres églises romaines antiques, elle fut construite sur les fondations d'un lieu de culte antérieur, dédié à la divinité romaine Minerve Chalcidica.

Santa_Maria_Sopra_Minerva_8On sait peu de choses sur le temple de Minerve, qui aurait été construit par Pompée vers -50. Un temple dédié à Isis et Sérapis aurait également existé sur les lieux actuels de l'église. La crypte de l'église renferme quelques vestiges antiques. Il est probable que le temple ait existé jusqu'au règne du pape Zacharie (741-752), qui offrit le lieu à des moines venus d'Orient. Cette première église du VIIIème siècle a aujourd'hui disparu. L'édifice actuel doit son existence aux Dominicains, qui en reçurent la propriété du pape Alexandre IV au XIIIème siècle, et y bâtirent une église et un couvent.




Santa_Maria_Sopra_Minerva_10En effet, les Dominicains voulurent bâtir une église nouvelle et moderne pour abriter leur quartier général romain. Deux religieux, Fra Sisto Fiorentino et Fra Ristoro da Campi, qui avaient travaillé à la construction de l'église Santa Maria Novella, à Florence, commencèrent la construction du nouvel édifice en 1280, sous le pontificat de Nicolas III. Le pape Boniface VIII finança largement les travaux, et l'église fut achevée en 1370.
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Santa_Maria_Sopra_Minerva_12Par la suite, elle fut rénovée et modifiée par Carlo Maderno, entre autres, qui lui donna une façade classique, puis de nouveau restaurée au XIXème siècle, dans le style néo-gothique. Les portes de l'église datent du XVème siècle. De belles colonnes antiques rythment les arcades et montent jusqu’aux voûtes peintes de bleu et d’or.

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Santa_Maria_Sopra_Minerva_17Sainte Catherine de Sienne, qui devint la patronne de l'Italie, est enterrée dans l'église. Derrière la sacristie, la chapelle qui lui est dédiée fut construite en 1637 sur la décision du cardinal Antonio Barberini, en transportant les murs de la pièce où la sainte mourut en 1380 depuis le couvent voisin des Dominicaines. Catherine, docteur de l'Église, ne savait pas écrire et ignorait le latin, dit-on! Les œuvres qu'elle a dictées sont considérables, par leur ampleur, leur contenu et aussi leur importance dans l'histoire de la langue italienne.
Elle est la sainte patronne des journalistes et des médias (Internet inclus), ainsi que de tout les métiers de la communication


Santa_Maria_Sopra_Minerva_29Fra Angelico, le peintre de la Renaissance, mourut dans le couvent attenant et fut enterré dans la chapelle à gauche du chœur. De même les papes Paul IV, Léon X et Clément VII sont enterrés dans le chœur dans des tombeaux d’Antonio da Sangallo le Jeune réalisés en 1541. En effet, avant la construction de l'église Saint-Jean-des-Florentins, Santa Maria Sopra Minerva était l'église de la nation florentine à Rome et abrite à ce titre de nombreuses sépultures de prélats, de nombreux membres éminents de la famille des Médicis, seigneurs et citoyens toscans.

La sacristie de l'église fut le lieu de deux conclaves. Le premier se tint en mars 1431, et aboutit à l'élection du pape Eugène IV, le second, en mars 1447, à celle du pape Nicolas V.







Santa_Maria_Sopra_Minerva_21Le transept droit abrite la chapelle Carafa, construite de 1489 à 1493 et revêtue de fresques de Filippino Lippi représentant sur les trois murs la vie de Saint Thomas d'Aquin, l’Assomption et l’Annonciation où le saint présente à la Vierge le cardinal Carafa.










Santa_Maria_Sopra_Minerva_20Cette fresque de la Renaissance fait partie des plus célèbres.

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Santa_Maria_Sopra_Minerva_27A côté de la chapelle, le tombeau d’un évêque, surmonté d’une mosaïque représentant une Vierge à l’enfant.

















Santa_Maria_Sopra_Minerva_28Devant le pilastre gauche du chœur figure une statue du Christ ressuscité de plus de deux mètres, sculptée entre 1519 et 1521, commencée par Michel-Ange à Florence et achevée par ses élèves. Un pudique voile doré fut ajouté après coup sur la statue, la nudité de Jésus étant assez peu répandue dans les églises. On la qualifie "d'atypique" parce qu'elle associe un thème religieux chrétien à l'image d'un héros athlétique.

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Santa_Maria_Sopra_Minerva_14http://www.rome-passion.com/santa-maria-sopra-minerva.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_de_la_Minerve
http://www.rome-decouverte.com/vers-la-piazza-della-rotonda/sainte-marie-de-la-minerve.html
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