23 juin 2015

L’église Saint-Boniface de Papay

Papa_Westray_saint_Boniface_1Après la visite du knap O’Howar, il faut longer le rivage rocheux en direction du nord.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_saint_Boniface_4Là, isolée dans une partie très peu peuplée de l’ile, se tient au milieu de son ancien cimetière l’église Saint-Boniface.

 

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Papa_Westray_st_Boniface_1

Papa_Westray_saint_Boniface_11Difficile d’imaginer que cette petite église ait été au centre d’un site immense, disparu aujourd’hui. Les fouilles ont permis de dire que cet endroit fut très largement peuplé, depuis le Néolithique jusqu’à la fin de la période médiévale.

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_saint_Boniface_14Les archéologues ont retrouvé l’emplacement d’un grand broch entouré de maisons, suggérant un centre de vie important. Les pictes s’y installèrent, comme le prouvent des dalles du christianisme primitif retrouvées sur place et datées du VIIe siècle.

 

Papa_Westray_saint_Boniface_15

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_saint_Boniface_13La première église date certainement de cette époque, quand les premiers missionnaires virent convertir les populations locales. Les proportions de Saint-Boniface et son emplacement près d’un centre d’habitations aussi important prouvent qu’elle fut non seulement acceptée mais soutenue et dotée par la classe dirigeante locale.

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_saint_Boniface_3Le nom donné au hameau voisin, Munkerhoose, prouve aussi que l’endroit fut occupé par un monastère. L’invasion des vikings de Norvège qui virent tout d’abord piller puis qui s’installèrent dans les Orcades à la fin du IXe siècle mit fin aux activités missionnaires et fit retourner les iles au paganisme. Ce sont eux qui donnèrent son nom à l’ile de Papay, l’ile des prêtres, les papars. À partir du milieu du Xe siècle, cependant, les Scandinaves furent eux-mêmes progressivement convertis.

 

 

 

 

Papa_Westray_Saint_Boniface_Orkneyinga_saga_1The Orkneyinga saga, écrite vers 1230, parle des conquêtes norvégiennes puis des comtes des Orcades et particulièrement de l’un d’entre eux, Rognvald Brusason, qui fut assassiné sur Papa Stronsay en 1046. Il fut enterré à Saint-Boniface, preuve supplémentaire de l’importance de cette église et de la sacralité de ce lieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_saint_Boniface_12Un grand personnage fut aussi enterré dans le cimetière de Saint-Boniface au XIIe siècle. Sa pierre tombale en forme en toit de maison norvégienne, importée de l’ile d’Eday, date des plus anciennes pierres maçonnées de l’église. Certains disent que la pierre marque le lieu de sépulture du bien aimé comte Rognvald… certains disent aussi que Saint-Boniface pourrait être le site du premier évêché des Orcades. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_saint_Boniface_16L’église actuelle date donc du XIIe siècle. Elle fut prolongée vers l’ouest et fortement remaniée vers 1720. On peut apercevoir sur le mur nord une fenêtre du XIIe siècle comblée.

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_saint_Boniface_9Abandonnée en 1929, elle fut restaurée en 1993. Elle est encore régulièrement utilisée pour des services et des concerts.

 

Papa_Westray_saint_Boniface_10

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_saint_Boniface_18La petite église fut dédiée à saint Boniface, alias Wynfrid de Wessex, né dans le Devonshire vers 675. Bénédictin, évangélisateur de la Germanie, consacré évêque de Mayence par le pape Grégoire II en 722, il rechercha l’appui des grands de ce monde et des monastères (il en fonda lui-même beaucoup) pour convertir le plus de païens possible. C’est lui qui sacra Pépin le Bref roi des Francs. Le prénom Boniface provient du latin bonifacius, bonus, « bon », et fatum, « destinée ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_saint_Boniface_17Place maintenant à la légende. Il est aussi connu pour avoir détruit nombre d’arbres sacrés de l’ancienne religion, dont le fameux chêne de Thor des environs de Geismar : en tombant, l’arbre se coupa en 4 morceaux et écrasa tout, sauf un petit sapin, qui devint le symbole du Christ. Il expliqua la trinité aux gens par la forme triangulaire du nouvel arbre sacré.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_OghamsSauf que… le sapin, ou l’épicéa, était déjà considéré chez les païens comme le symbole du renouveau de la vie, de l’enfantement. L’épicéa, c’est le symbole « ailm » en écriture oghamique (une voyelle, le A, bizarement la seule qui représente une croix simple), l’enthousiasme, la transformation en action positive.

 

 Notre Boniface embêta tant les braves gens de Teutonie en défrichant leurs forêts de chênes qu’un beau jour de 754, près de Dokkum, ils en eurent assez et lui fendirent le crâne à travers son livre qu’il avait pris pour se protéger. Il devint alors saint et martyr.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_Dark_Island_2La seule chose qui le rende sympathique à mes yeux c’est qu’il est devenu le saint patron des brasseurs de bière. Impossible qu’un brasseur puisse se tromper à ce point… Bon, en France, ce serait plutôt saint Arnoult de Soissons, en Lorraine saint Arnoult de Metz, dans le Nord saint Arnoult de Tiegen, à Strasbourg saint Léonard de Nollac, saint Venceslas en République Tchèque, et si on va par là, Sucellus ou Anu en Gaule, Déméter en Grèce et Cérès à Rome, Aegir en Norvège.

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_beer_bottles_1

 

Papa_Westray_biere_egypte_1On remonte ? Isis était déesse de l’orge et Isis patron des brasseurs. Plus encore ? Ninkasi, la dame qui remplit la bouche (Sirish en acadien), fille d’Enki et de Ninhursag, était la déesse de la bière en Mésopotamie, où la boisson était fabriquée exclusivement par des femmes et où elle se buvait à l’aide de pailles ou de roseaux.

Papa_westray_biere_sumer_1

 

 

 

 

 

« L’orge est le corps de la bière, l’eau en est le sang, le houblon en est l’âme, et la levure à l’origine de son esprit ». Mais revenons à nos légendes orcadiennes.

Papa_Westray_st_Tredwell_4Boniface est lié à une autre histoire légendaire, celle du roi picte Nechtan et de la vierge Triduana (Tredwell, Trodline, Trøllhaena). Plusieurs versions existent. L’abbesse Triduana faisait partie de l’entourage de Boniface. Sa beauté était telle que le roi picte Nechtan en tomba amoureux.

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_st_Tredwell_2Il lui envoya une lettre dans laquelle il lui disait combien ses yeux l’éblouissaient. Pour se débarrasser de lui, elle lui répondit en lui renvoyant ses yeux qu’elle avait arrachés. Il est dit que Nechtan abdiqua, qu’il devint moine. Triduana s’installa sur l’ile de Papay dans une petite église posée sur l’ile (devenue presqu'ile) du loch où elle finit ses jours. Lors des fouilles, sous l'autel, gisait un squelette de femme...

 

 

 

 

 

Papa_Westray_saint_Boniface_19aVoici un autre Nechtan, cité par Georges Dumézil et Gaël Milin : « Boand, femme de Nechtan, fils de Labraid, l'un des Thuata de Danann, vint au puits secret (source de toute connaissance) qui se trouvait dans la prairie du Sidh de Nechtan; quiconque y venait n'en repartait pas sans que ses deux yeux n'eclatassent».

 

 

 

 

Papa_Westray_Neptune_1Nechtan est l'équivalent irlandais du Neptune latin et de la divinité indo-iranienne Apam Napat, le descendant des eaux. Il existe des similitudes dans les légendes ou rituels : on trouve avec ces trois divinités des mythes archaïques associant la force de l'eau à celle du feu solaire. On pourrait penser à sainte Lucie et à beaucoup d’autres saintes implorées pour les problèmes de vue…

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_st_Tredwell_1Quoi qu’il en soit, l’église Sainte-Tredwell, située sur l’emplacement d’un ancien broch, fit l’objet d’un pèlerinage assidu. Les gens venaient de loin, et suivaient un rituel : ils marchaient suivant un circuit particulier, en silence. Puis ils entraient dans l’eau ou baignaient la partie malade, et jetaient une offrande dans le loch. Les guérisons miraculeuses furent nombreuses…

 

 

 

 

 

http://canmore.org.uk/site/2856/papa-westray-st-bonifaces-church

https://en.wikipedia.org/wiki/Papa_Westray

http://westraypapawestray.co.uk/2010/12/st-boniface-kirk/

http://www.paparproject.org.uk/orkney2.html

http://www.papawestray.co.uk/papay/st-boniface-kirk.html

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La Vénus des Orcades

 

Westray_Venus_Links_of_Noltland_2Sur l’ile de Westray, plus au sud et un peu plus grande que Papay, fut découvert dans les années 80 un village néolithique, Links of Noltland. En 2009, l’archéologue Jakob Kainz dégagea des fouilles une minuscule figurine. La trouvaille fit grosse impression.

 

 

 

 

 

Westray_Venus_Links_of_Noltland_1En effet, la sculpture fut datée d’au moins 3 000 ans avant notre ère, et donc devint la plus ancienne représentation anthropomorphe d'Écosse. La figurine fut nommée la « Vénus des Orcades ». Les habitants de Westray la nomment plus simplement « la femme de Westray ».

 

 

 

 

 

 

 

Westray_venus_dessins_2Il n’est même pas certain que la sculpture représente une femme. Mesurant à peine 41mm de hauteur, 31mm de largeur et 12 mm d'épaisseur, elle est taillée dans le grès, probablement à partir d’un galet.

 

 

 

Westray_Venus_t_te_2Sa tête, ronde, présente des incisions formant des sourcils en accent circonflexe, deux points appuyés pour les yeux, deux lignes verticales pour le nez, et peut-être une autre ligne horizontale pour la bouche. Quelques lignes sur le crâne peuvent être interprétées comme étant des cheveux.

 

 

 

 

 

Westray_V_nus_face_1

 

 

Le corps, rectangulaire, porte aussi de fines incisions. Deux de chaque côté ont été interprétées comme des seins, mais il est possible que ce soient les attaches du vêtement. Le « sein » droit est plus carré et plus marqué que le gauche, en forme de losange. Les motifs en treillis peuvent figurer le tissu du vêtement.

 

 

 

 

 

Westray_Venus_figurinesD’autres sculptures, plus endommagées, ont été retrouvées sur le site respectivement en 2010 et 2012.

 

 

 

 

westray_statue_2aUne pierre plus importante porte le même motif de sourcils que la tête de la Vénus. Mais est-ce bien un motif représentant des sourcils ? Se pourrait-il que soit représenté le coucher du soleil au solstice d’hiver entre les deux montagnes de Hoy ?

Westray_Sunset_Hoya

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_Holm_0On va retrouver le même genre de dessins sur la petite ile proche de Papay, Holm of Papay. C’est sur cette ile que se tiennent plusieurs cairns, dont le plus impressionnant, qui se voit de loin, appelé par les locaux Diss O'the Holm.

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_Holm_plan_4aLes archéologues le comparent à Maeshowe, en plus long et plus grand : 10 petites chambres simples et 2 petites chambres doubles s’ouvrent sur la chambre centrale qui fait 20m de long.

 

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_Holm_2aOn y accédait par un couloir long et étroit, orienté au coucher du soleil au solstice d’hiver.

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_Holm_8aLes archéologues, à leur habitude, le disent tombeau, mais quelques-uns se rapprochent de la vérité en parlant plutôt de « maison des ancêtres » à mon avis.

 

 

 

 

 

Papa_Westray_Holm_12aLe linteau au-dessus de la cellule sud-est est gravé des motifs «sourcils» et d’un symbole faisant penser à de l’eau. La Vénus et ses yeux aurait-elle inspiré le sculpteur, ou est-ce l’inverse ? On se rapproche de la légende de sainte Tredwell, Triduana, n’est-il pas ?

 

 

 

 

Papa_Westray_Holm_10aJ’adore ça, quand les pièces du puzzle, moins éparpillées, commencent à former une cohérence.

 

 

 

 

Westray_Venus_g_teauxLa Vénus est exposée dans le Centre du patrimoine de Westray à Pierowall. Les boulangers en ont d’ailleurs fait une reproduction en gâteaux sablés… Et on la retrouve maintenant en objet de déco vendu dans tous les centres touristiques des Orcades. Y’a pas de petits profits.

 

 

 

 

Photos aériennes tirées du site http://topofly.blogspot.fr/2014/09/kite-aerial-photography-of-excavations.html

http://www.ancientcraft.co.uk/reenactment/pa_venus_orkney.html

http://www.orkneyjar.com/history/orkneyvenus.htm

http://www.stone-circles.org.uk/stone/folkton.htm

http://www.educationscotland.gov.uk/scotlandshistory/earlypeople/orkneyvenus/index.asp

http://www.orkneyjar.com/placenames/pl-hoose.htm

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22 juin 2015

Eday et l'EMEC

Eday_3Le détroit d’Eday, le Fall of Warness, est un passage obligé pour se rendre sur Westray puis sur Papay. La navigation y est compliquée en raison des courants marins qui atteignent près de 4 mètres par seconde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Eday_2C’est la raison pour laquelle l’EMEC (centre européen de l’énergie marine), basé à Stromness, y a installé un prototype de transformation de l’énergie marine en électricité, l’OpenHydro.

 

Eday_1

 

 

 

 

Eday_Fall_of_Warness_2Plantés au milieu des flots, deux piliers sont surmontés d’une plateforme sur laquelle se tient, tel l’œil de Sauron, la turbine. Personne ne sait encore quel sera l’impact sur l’environnement, avec le ralentissement des courants, la cohabitation avec les espaces animales, les effets sur les fonds marins.

 Eday_Fall_of_Warness_1

 

 

 

 

Eday_Setter_5aUne autre énergie fut maitrisée sur l’ile il y a bien longtemps. Au nord d’Eday, entourée de vieux cairns, se tient la Stone O’Setter. Sa hauteur, de plus de 4,50 mètres, en fait l’un des menhirs les plus hauts des Orcades.

 

 

 

 

 

 

Eday_Setter__4aLes intempéries durant ces milliers d’années nous séparant de sa mise en place l’ont façonnée d’une forme particulière. Les habitants de l’ile parlent de la main d’un géant…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 http://www.saintsandstones.net/stones-setter-2010a.htm

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18 juin 2015

Les brochs

 

Broch_1Il aura fallu un retour aux Orcades en cette année 2015 pour que je donne une définition de ces brochs que l’on ne trouve qu’au nord de l’Écosse et dans les archipels des Shetland et des Orcades. Nous connaissons aujourd’hui l’emplacement de plus de 700 d’entre eux dont plus de 120 dans les Orcades, sans parler de ceux qui n’ont pas encore été découverts.

 

 

 

 

 

 

 

 

Broch_2Ils ont été construits et utilisés durant une période comprise entre 600 avant notre ère jusqu’à la fin du IIIe siècle. Il semblerait qu’ils furent construits par les descendants du peuple des mégalithes, puis utilisés par les Pictes, puis par les vikings.

 

 

 

 

 

 

Broch_4Le broch, dont le nom provient du vieux norrois borg, qui veut dire fortification, ou de l’ancien gaélique écossais burgh, de même sens, est une construction circulaire en pierre sèche entourée d’une double voire triple enceinte.

 

 

 

 

 

 

Broch_10Les plus petits mesuraient 5m de haut, les plus grands pouvaient atteindre les 15 m. Le toit était formé d’une structure en bois recouverte de chaume. Parfois le broch était entouré de petites habitations, formant un village à l’extérieur.

 

 

 

 

 

 

Broch_7L’édifice était doté de murs à double parois entre lesquelles se trouvaient des galeries superposées, reliées par des escaliers en pierre. Certaines étaient trop petites pour qu’un être humain puisse passer.

Broch_9

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Broch_5Les brochs étaient accessibles par une seule porte assez large, orientée le plus souvent vers l’est, suivie d’un long couloir de la largeur des murs.

 

 

 

 

 

 

Broch_8L’intérieur comportait une pièce principale centrale avec un foyer et une citerne, le périmètre étant constitué de cellules plus petites séparées par des cloisons en dalles de pierres fines. Des galeries en bois formaient les étages supérieurs. Ici, une vue d’artiste représentant l’intérieur d’un broch.

 

 

 

 

 

 

Broch_3Les brochs étaient construits à proximité de terres arables ou de bords de mer, non loin d’une source d’eau (certains possèdent des puits ou des sources naturelles en leur centre). Beaucoup possédaient une chambre souterraine, accessible par un escalier en pierre.

A quoi servaient ces constructions, véritable exploit d’ingénierie et d’architecture ?

 

 

 

 

 

 

 

Broch_6Certains pensent qu’elles sont des fortifications militaires, d’autres les ancêtres des châteaux féodaux, d’autres encore la marque d’une puissance de l’élite dirigeante, soulignant le statut social la richesse, le pouvoir du propriétaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Broch_11Le souci, c’est que ces beaux messieurs archéologues pensent en hommes du XXIe siècle, pour qui ces critères sont effectivement importants. Nos constructeurs de brochs avaient, à mon avis, une toute autre vision du monde, et la fonction de ces bâtiments restera mystérieuse encore longtemps. A moins que ?

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04 février 2015

Les phares

 

Pri_re_4aCes malédictions, ces blasphèmes, ces plaintes,

Ces extases, ces cris, ces pleurs, ces Te Deum,

Sont un écho redit par mille labyrinthes ;

C'est pour les cœurs mortels un divin opium !

 

 

Pri_re_8aC'est un cri répété par mille sentinelles,

Un ordre renvoyé par mille porte-voix ;

C'est un phare allumé sur mille citadelles,

Un appel de chasseurs perdus dans les grands bois !

 

 

 

 

Pri_re_1aCar c'est vraiment, Seigneur, le meilleur témoignage

Que nous puissions donner de notre dignité

Que cet ardent sanglot qui roule d'âge en âge

Et vient mourir au bord de votre éternité !

 

 

 

 

 

Pri_re_12aLes Fleurs du Mal (1857) de Charles Baudelaire

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27 janvier 2015

Autoire



Historique



Autoire_15Le village, situé à la frontière entre les comtés d'Auvergne et de Toulouse, est blotti au creux d’un vallon étroit bordé de falaises calcaires se terminant par une cascade de plus de 30 m de haut.

Autoire_cascade_0

 

 

 

 

 

 

 

 

Autoire_14La plus ancienne mention du village, dans le cartulaire de l’abbaye de Beaulieu, date de 932. Il y est rapporté qu’en 895 Casto et sa femme Aldagudis cédèrent à l’abbé Romuald un domaine situé sur la rive gauche du ruisseau de la vallée d’Altornse, d’où dériverait le nom d’Autoire.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autoire_12En 1090, l’église fut donnée par le seigneur du lieu, Raymond de Banze, à Géraud III de Cardaillac, l’évêque de Cahors, à condition que son fils en devienne l’un des chanoines.

Autoire_10

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autoire_13En 1178, le village fortifié, qui dépendait de Saint-Céré, passe sous le contrôle de la vicomté de Turenne. En 1259, les seigneurs de Banze sont alors vassaux d’Hugues de Castelnau, baron de Gramat. En 1286 Autoire est cédé à Edouard Ier, roi d’Angleterre qui y installe des routiers, compagnies de mercenaires qui pillèrent le pays durant toute la guerre de Cent-ans.

 

 

 

 

Autoire_5Les guerres de Religion ne firent pas mieux : en 1562, Autoire est dévasté par les Calvinistes, puis la Révolution apporta son lot de malheurs. Le village médiéval fut quand même préservé.

 

 

 

 



L'église Saint-Pierre et Saint-Paul

Autoire_7L’église, située au centre du village fortifié, existait déjà depuis un moment quand elle fut donnée à l’évêché de Cahors en 1090. C’est à cette époque, à la fin du XIe siècle, qu’elle fut reconstruite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Autoire_3Le plan initial était constitué d’une nef unique à deux travées, précédée d'un transept surmonté d’une coupole portant le clocher, et d’un chœur semi-circulaire avec travée droite.

 

 

 

 

 

Autoire_8Elle fut fortifiée vers la fin de la guerre de Cent-ans. Le clocher fut surélevé, un réduit ajouté au-dessus du chœur. Il en reste quelques pans de mur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autoire_1aLa nef, flanquée de collatéraux, fut reconstruite entre 1868 et 1880 dans un style romano-gothique, une sacristie fut ajoutée. De l'église romane ne subsistent que l'abside, le transept et la croisée.

 

 

 

 

 

 

Autoire_11Les quelques modillons qui nous restent se trouvent sur la corniche du chevet.

 

 

 

 

 

 

 

Autoire_9Ici, deux personnages assis se tiennent serrés. L’un tient la tête de l’autre, qui lui-même pose sa main sur la jambe du premier. Je ne serais pas étonnée que le regard de l’un se pose sur le lever du soleil au solstice d’hiver et l’autre au solstice d’été.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autoire_19Un autre se tient les oreilles et semble crier de peur en écarquillant les yeux. Serait-il un sage qui ne s’en laisse pas conter, celui qui voit et qui, par sa parole, fait élever ceux qui l’écoutent ? Un autre, accroupi, semble cacher son sexe. Ne fait-il pas plutôt un signe d’offrande, les paumes tournées vers le ciel ?

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Autoire_6Les sculptures romanes de l’intérieur sont plus frustres et sont composées essentiellement de chapiteaux bagués à décor d’entrelacs, de palmettes, de chevrons et de torsades. Les bases de colonnes portent des motifs géométriques.

 

 

 

 


Le château des Anglais

 

Autoire_16Cette forteresse, adossée à la falaise calcaire qui domine la vallée d’Autoire de plus de 50 mètres, a du être construite aux environs de 1178 par Hugues de Castelnau, baron de Gramat. Il est alors nommé château de la Rocca. Passé aux mains du roi d’Angleterre en 1286, il servit pendant la guerre de Cent-ans de repaire aux routiers, à la solde des anglais. Puis les seigneurs d’Autoire lui ajoutèrent une tour à mâchicoulis, avant qu’il ne soit pris par les protestants durant les guerres de Religion.

 

 

 

 

Autoire_chateau_anglais_1bEn 1647, le vicomte de Turenne, un des chefs de la Fronde, en fait restaurer les défenses. Puis l’endroit est laissé à l’abandon, les pierres servant aux constructions des maisons alentours.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autoire_chateau_anglais_3aA la grande époque du château, l’ensemble fortifié possédait une façade de plus de 200 m de long. Il était réparti sur trois niveaux et possédait quatre tours.

 

 

 

 

 



http://www.paysdesaint-cere.fr/fr/territoire-et-communes/autoire.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Pierre_d%27Autoire
http://patrimoines.midipyrenees.fr/fr/rechercher/recherche-base-de-donnees/index.html?notice=IA46100605
http://mairie.autoire.pagesperso-orange.fr/histoire.htm

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16 janvier 2015

Notre-Dame de Baroille

Vierge de Baroillele hameau de Baroille dans la Loire abritait, depuis le XIIe siècle, la statue d’une vierge noire, Notre-Dame de Baroille. Tous les 8 septembre, jour de la nativité de la Vierge Marie, les pèlerins venaient lui faire leurs dévotions, jusqu’en 1952, date à laquelle le pèlerinage tomba dans l’oubli. La statue fut alors vendue au musée du Louvre, où elle se trouve exposée depuis, dans un caisson en verre du pavillon Richelieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Baroille 5aLes Amis de Notre Dame de Baroille firent sculpter grossièrement une autre Vierge, et rétablirent la manifestation en 1997.

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Baroille 2

Notre-Dame de Baroille, datée du XIIe siècle, mesure 52 cm de hauteur pour 21 cm de largeur et 16 de profondeur. La proportion est à peu près respectée, comme pour ses grandes sœurs en bois mesurant 70 cm sur une base de 30. Pourquoi toujours les mêmes nombres ?

Peut-être un début d’explication : le 3 représente la trinité, conjonction du 1 et du 2, ce qui produit l’union du ciel et de la terre, l’incarnation de la Vie, la descente de l’énergie primordiale dans la matière. Chez les druides et leurs triades, que l’on retrouvera dans la règle des templiers, ce sont les trois principes fondamentaux (eau, air et feu) d’où découleront les forces créées de l’univers. Ce sont aussi les trois aspects de la matière, les trois principes alchimiques (sel, soufre et mercure), les trois phases du Grand-Œuvre (noir, blanc et rouge). 

Le 7 est un symbole d’accomplissement, de virginité, de perfection et de transcendance. Selon Hippocrate, il dispense vie et mouvement. Il est le nombre de l’homme réalisé. Chez les hébreux, il est le symbole de la totalité humaine, mâle et femelle à la fois, l’androgyne. Chaque période lunaire dure 7 jours, chaque mois lunaire 7x4, 28 jours. 28 = 1+2+3+4+5+6+7. Il est aussi la représentation de la montée de la conscience, qui se fait en 7 étapes. Ce sont les 7 plans de l’existence manifestée, pouvant se rapporter aux 7 centres vitaux (chakras), aux 7 corps de l’humain (physique, éthérique, astral, mental, causal, spirituel et divin). C’est aussi le nombre des arts libéraux qui se divisent en deux degrés : le Trivium et le Quadrivium. Le Trivium (les trois chemins en latin) concerne le « pouvoir de la langue » et se divise en grammaire, dialectique et rhétorique. Le Quadrivium (les quatre chemins) se rapporte au « pouvoir des nombres » et se compose de l'arithmétique, de la musique, de la géométrie et de l’astronomie.

3x7=21, symbole de la maturité, de l’accomplissement, de la plénitude, de la perfection par excellence, de la sagesse divine. La lame 21, c’est le Monde.

 

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame de Baroille 3aLa statue, polychromée,  a la particularité d’être faite d’un alliage de plomb repoussé.

Extrait du livre de Viollet-le-Duc et Pierrefonds, "Histoire d'un chantier" : « Les ornements à reproduire sont d'abord exécutés en plâtre pour servir de modèles, et ces modèles sont ensuite coulés en fonte de fer pour servir de matrices. L'épaisseur du plomb employé varie de 2 à 3 mm, selon la plus ou moins grande profondeur des ornements et selon la force qu'on veut donner. On étend une feuille de plomb sur le modèle en fonte et, avec des maillets à panne arrondie et des chasses en bois de peuplier, on lui fait prendre par le battage les formes générales du modèle. Le bois tendre de peuplier convient à ce premier travail parce qu'il repousse le plomb sans le maculer d'empreintes à chaque coup comme le ferait un bois dur. On achève l'ouvrage, au contraire, avec des chasses en buis ou en charme qui permettent de marteler le plomb et de le ciseler pour ainsi dire. L'habileté consiste à nourrir les creux avec de la matière prise dans les pleins, de sorte que le plomb repoussé présente partout la même épaisseur, comme avant le travail. »

Le travail sur le vil métal que l’on transforme…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Châteauneuf-les-Bains 6Une autre Vierge Noire est sortie du même moule, celle de Châteauneuf-les-Bains, petite bourgade du Puy-de-Dôme aux eaux thermales connues depuis l’antiquité, située sur les bords de la Sioule. Celle-là fut rapportée des croisades, selon la légende, par le seigneur de Montmorin.

Châteauneuf-les-Bains 4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Colombe 1Les deux statues montrent la Vierge portant une colombe dans la main droite. La colombe, comme chacun le sait, est un symbole de pureté, de beauté. Elle est souvent messager des Dieux, ou illustration du principe féminin. Mais elle représente aussi l’âme, ou le Saint-Esprit descendant. Pour l’instant, l’oiseau est encore dans la main de la Vierge, puis bientôt la magie, l’âme agit.

 

 

 

 

Thuir 8Contrairement à ce que j’ai pu lire sur internet, la Vierge Noire de Thuir, elle aussi en métal, n’est pas faite à partir du même moule.

Thuir 5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grand oeuvre 2aToutes les caractéristiques des Vierges Noires sont ici présentes. Les couleurs, bleue pour la tunique de la mère, rouge pour sa robe, verte pour la robe de l’enfant et rouge pour sa tunique, auxquelles est ajouté de l’or en garniture. Le bleu, couleur du féminin sacré, vert de la coupe, le graal, taillé dans l’émeraude de Lucifer, contenant le principe vital par excellence, le sang rouge du futur Christ. Le noir de la fonction, le blanc de la peau, le rouge de l’habit, l’or des décorations, nous sommes bien encore une fois dans le Grand Œuvre alchimique.  

 

  

Pour terminer, un petit cadeau de Jacques Bonvin qui, dans son ouvrage sur les Vierges Noires, donne une explication des couleurs : « Le vert est attribué à la Vierge, symbole des eaux primordiales. Le verre de couleur verte ne laisse passer à travers lui que les couleurs allant du jaune au violet, couleurs associées à l'évolution spirituelle. Le verre de couleur rouge ne laisse passer que ses propres radiations rouges et absorbe toutes les autres. Le rouge, attribué au fils, engendre l'énergie, créée la chaleur et la force. Il est la couleur de l'amour total. De leur union dans une Vierge Noire va se dégager une première symbolique. Par la position méditative, la statue de la Vierge capte l'énergie cosmique et tellurique qu'elle inverse et qu'elle envoie (qu'elle émet) par son fils, dont la couleur rouge engendre l'énergie. Le vert sert à neutraliser les forces extérieures et à recevoir uniquement les couleurs spirituelles. Le christ par le rouge ne peut recevoir que son propre rayonnement. Inversement, le fils, parce qu'il est l'énergie, le Verbe, canalise le courant émis par l'homme. La position du fils sur la statue fait qu'il est le catalyseur par qui tout passe. Il retransmet ce qu'il reçoit, par exemple une prière à sa mère, qui, par la puissance de son onde de forme et la puissance magnétique du vert, inverse les polarités et renvoie au fidèle la propre force de la prière transmutée. »

 

https://www.saintgeorgesdebaroille.com/les-amis-de-la-chapelle/

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03 janvier 2015

Le Breuil-sur-Couze, église Saints-Côme-et-Damien

 

Le_Breuil_sur_Couze_1Le Breuil, autrefois appelé Condete (confluent en gaulois) puis Ebrenensis (de Brogilum, Brohl en provençal, petit bois entouré d'une haie), se situe au confluent de l'Allier et de la Couze et au croisement d'anciennes voies romaines. L’église Saints-Côme-et-Damien du Breuil date du XIe siècle, où elle fut dédiée à Notre-Dame. Le curé était nommé par le chapitre de Brioude ou par celui de Saint-Flour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le_Breuil_sur_Couze_15Le clocher néo-roman est de plan carré à deux niveaux d'ouverture. Il est coiffé d'une flèche octogonale en patte d'oie avec un cadran d'horloge sur trois faces.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le_Breuil_sur_Couze_2Le portail, présentant des similitudes avec les églises de Mailhat et de Nonette, est assez bien conservé et comporte des voussures, décorées de fleurons et de quelques motifs animaliers, retombant sur quatre colonnes à chapiteaux sculptés.

 

 

 

 

 

 

 

Le_Breuil_sur_Couze_3Côté droit, un homme écarte sa bouche pour mieux délivrer son message.

 

 

 

 

 

 

 

Le_Breuil_sur_Couze_4Le chevet plat est percé par trois baies hautes et étroites, chose rare en Auvergne.

 

 

 

 

 

 

Le_Breuil_sur_Couze_5La nef unique de deux travées est voûtée d'un berceau brisé avec doubleaux reposant sur des colonnes engagées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le_Breuil_sur_Couze_12aLes chapiteaux sont essentiellement fleuris, montrant l’évolution de l’âme depuis les boutons jusqu’à la fleur épanouie.

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Le_Breuil_sur_Couze_11Sur la deuxième travée ouvrant par des arcs brisés, deux chapelles voûtées d'un berceau perpendiculaire forment un transept saillant.

 

 

 

 

 

 

Le_Breuil_sur_Couze_6Le cœur, surélevé d'une marche, est constitué d'une travée identique à celle de la nef, mais légèrement plus basse et terminée par un chevet plat éclairé par trois baies.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le_Breuil_sur_Couze_7L'église possède une statue de saint Verny, saint patron de vignerons, cher à mon coeur. La culture de la vigne est en effet attestée au Breuil depuis le IIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le_Breuil_C_me_et_Damien_3aLe patronnage de l'église : Côme et Damien, frères jumeaux nés en Arabie à la fin du IIIe siècle, pratiquaient la médecine à Aigéai en Cilicie (sud de la Turquie). Ils souffrirent ensemble le martyre sous Dioclétien, en 303 ou 310. On les appelle « anargyres » parce qu'ils n'acceptaient pas d'argent pour leurs soins. Ils sont devenus les saints patrons des médecins, chirurgiens et pharmaciens.


 

 

 

 

http://piece-jointe-carto.developpement-durable.gouv.fr/DEPT063A/Breuil_sur_Couze/63052_rapport.pdf

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15 décembre 2014

l'église Sainte-Madeleine d'Orsonnette

 

Orsonnette_5Orsonnette est un petit village entouré de vignes, encadré à l'ouest par le piton volcanique de Nonette et au sud ouest par l'Allier. L’origine du nom, comme celui de sa voisine Nonette reste mystérieuse. Au XIe siècle, lors de la fondation d’un prieuré par les comtours de Nonette, le village se nommait Orsanide. Le prieuré dépendait de la Chaise-Dieu, et jusqu’en 1789 le curé était nommé par l’abbaye.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Orsonnette_7aL’église, datant du XIIe siècle, est constituée d’une nef unique de deux travées voûtées en berceau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Orsonnette_1Le chœur en hémicycle est coiffé d’un cul-de-four, alors que l’abside polygonale est à 3 pans coupés.

 

 

 

 

 



Orsonnette_2Les modillons du chevet sont intéressants. Nous y trouvons, comme à Mailhat, des personnages en train de déféquer. L’un est représenté de face, l’autre de dos. Ils nous indiquent que notre matière lourde doit être évacuée, quelle que soit son origine.

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Orsonnette_4Un modillon présente une belle vouivre, indiquant la présence d'un courant tellurique sous l'église.

 

 

 

 

 



Orsonnette_8Le portail est encadré par deux colonnes très simples, indiquant probablement la présence d'un cours d'eau double.

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Orsonnette_6Le tympan, surmonté d'une simple voussure,  présente encore quelques restes de polychromie.

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09 décembre 2014

Eglise Saint-Séverin de saint-Saury

 

Saint_Saury_1La paroisse est connue depuis le IXe siècle. L’église Saint-Séverin, bâtie en granit du pays, date de la fin du XIIe siècle, à l’origine composée d’une nef unique et d’un chœur.

Saint-Saury 4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Saury_6L’abside reste le seul témoin de cette époque. En effet, la nef fut refaite au XVe siècle, puis au XVIe les bas-côtés furent rajoutés, qui doublèrent la superficie de l’église devenue trop petite.  

Saint_Saury_5

Saint_Saury_3Le clocher-peigne, percé de trois baies, fut quand à lui reconstruit en 1745. C’est en 1891 que furent refaites les voûtes en briques lambrissées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Saury_le_roc_r_ti_2

Il est dit que de l’ancien persbytère part un tunnel qui relie saint-Saury au Roc-Rôti, pierre des druides…


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