08 avril 2009

L'église abbatiale de Saint-Hilaire

planL'église, du XIIIème siècle, est de petite taille et possède un plan simple : une nef unique terminée par une abside en cul de four et deux chapelles latérales formant un faux transept.
Chacune d'elle disposait d’une absidiole : celle située au nord fut supprimée lors de la construction de la sacristie.















Saint_Hilaire_6Elle devait originellement être couverte par une charpente en bois. C'est sous l'abbatiat de Guillaume que fut ajouté le voûtement d'ogives. La nef est constituée d'un vaisseau unique de deux travées, éclairée par des baies cintrées d'inégale hauteur.









Saint_Hilaire_8Les ogives et les doubleaux retombent sur des colonnes ou demi-colonnes engagées.












Saint_Hilaire_12Leurs chapiteaux sont sculptés de figures anthropomorphes, de personnages à type d’Atlante, de motifs végétaux et d'animaux fabuleux.
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Saint_Hilaire_11Un seul est historié et présente sans doute une procession de moines. Si vous regardez bien, un singe... montre son cul. Déjà vu ! (Thuret entre autres)











Saint_Hilaire_7Les clefs de voûtes des deux travées de la nef et de la croisée du transept sont sculptées.

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Saint_Hilaire_53Les piliers de la première travées sont engoncés dans le mur. L'église devait à l'origine être plus grande, ce qui explique également qu'elle se termine brutalement par un mur sans ornement, à l'exception d'une minuscule chapelle semi-circulaire.

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La légende de Saint-Hilaire

Saint_Hilaire_5L’origine de la protection de l’abbaye de Saint-Hilaire par les comtes de Carcassonne vient probablement de l’histoire du combat du Lauquet qui eut lieu à la fin du Xème siècle. Cette bataille opposant Roger Ier, comte de Carcassonne, et Oliba Cabreta, comte de Cerdagne venu envahir la région, donna naissance à une légende.












Saint_Hilaire_47En effet, on raconte que les troupes de Roger, inférieures en nombre et peut-être moins assoiffées de bataille, étaient sur le point de perdre le combat et de s’enfuir ou d’être massacrées.
Alors, le comte de Carcassonne ne sachant plus à qui s’adresser, se tourna vers Dieu : il se mit à genoux et commença à prier.














Saint_Hilaire_48Il invoqua même saint Hilaire et lui demanda de l’aider à protéger le village des envahisseurs. Et c’est alors que le miracle se produisit : saint Hilaire, vêtu d’une robe éclatante, apparut à la tête d’une armée qui repoussa et extermina les troupes d’Oliba.









Saint_Hilaire_34Pour remercier saint Hilaire de son intervention miraculeuse, Roger s’engagea à vêtir les moines chaque année, à faire régulièrement des dons à l’abbaye et avec sa femme Adélaïde, il s’engagea à respecter les principes de la règle bénédictine. De plus, le couple carcassonnais choisit le monastère comme lieu de sépulture.

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Le réfectoire

Saint_Hilaire_21La partie sud de la galerie du cloître desservait les deux réfectoires de l'abbaye : un  pour les moines et un autre pour les étrangers et hôtes de passage.











Saint_Hilaire_4Le réfectoire des moines fut rénové au cours des années 2005-2006, alors qu'il était presque entièrement détruit et que seuls subsistaient quelques pans de mur.









Saint_Hilaire_22Les deux réfectoires étaient séparés par un épais mur renfermant une chaire de lecture d'architecture particulière, unique en France.

















Saint_Hilaire_23Un escalier étroit aménagé dans l'épaisseur du mur permet d'y accéder. La chaire, du XIVème siècle, est voûtée d'une croisée d'ogives à la clé de voûte circulaire. A l’origine, elle était ouverte sur les deux salles.
















Saint_Hilaire_24Une fois le moine assis, il était caché, seule sa voix ressortait de ce mur, atténuée d'écho. On entendait le moine mais on ne le voyait pas. Une façon unique de maîtriser l'acoustique et de favoriser l'écoute.

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Les celliers

Saint_Hilaire_46Ce sont des silos taillés à même la roche faite de grès et de poudingue, qui servaient à entreposer les fruits des diverses récoltes.











Saint_Hilaire_52A l’intérieur, quatre ouvertures ont été aménagées dans la voûte, qui permettaient aux paysans de déverser les cultures, sans avoir de contact avec les moines.











Saint_Hilaire_49C’est dans cette même cave que les moines découvrirent, en 1531, la Blanquette de Limoux, le plus vieux brut du monde…












Saint_Hilaire_51Cette invention fut apparemment fortuite : un moine découvrit que le vin, qu’il avait mis en bouteilles et soigneusement bouché de liège, formait des bulles comme s’il commençait une nouvelle fermentation. La mise en bouteille se fait toujours à la vieille lune de Mars.
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Le logis abbatial

Saint_Hilaire_25Il s'agit d'une petite pièce cossue, bien plus tardive que le reste des bâtiments. Cette pièce jouxte la salle capitulaire et était réservée à l'abbé. Utilisée comme salon particulier ou chambre, elle présente une décoration remarquablement bien conservée.










Saint_Hilaire_26Le plafond à solives date du XVIème siècle. Il fut commandé par l'abbé Gérard de Bonnet, qui administra l'abbaye de 1509 à 1536. Il fut ensuite masqué par un lattis garni de plâtre. Le chanoine Boudet, vers 1860, le remit à jour, le restaura et raviva les couleurs.









Saint_Hilaire_35C'est lui qui fit peindre les armoiries des 55 abbés ayant siégé à l'abbaye avec leur nom et date d'élection, auxquelles sont venus s'ajouter les blasons des curés de la paroisse.










Saint_Hilaire_37Les poutrelles du plafond sont ornées de guirlandes, dont les extrémités sont supportées par des têtes d'animaux. Une série de métopes du XVIème siècle agrémente ce plafond.




Saint_Hilaire_27Ce sont des scènes, parfois osées pour un logis d'abbé, des armoiries et des portraits (fauconniers, aliéné, Jeanne d'Arc, deux artisans huchiers, menuisiers, ...).











Saint_Hilaire_29http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Saint-Hilaire
http://architecture.relig.free.fr/hilaire.htm
http://pagesperso-orange.fr/abbayedesainthilaire/







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03 avril 2009

Notre-Dame de Marceille

Notre_Dame_de_Marceille_3Le lieu dit de "Marceille" est un lieu sacré depuis fort longtemps. La première mention d’une chapelle dédiée à la Vierge apparaît en 1137, mais c’est en 1214 que le vocable Sainte-Marie de Marceille est attesté pour la première fois.








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Le début de la construction de l’église actuelle remonte au XIVème siècle, sur l’emplacement d’une chapelle romane. Une partie des murs de celle-ci fut conservée. Notre-Dame de Marceille fut la propriété jusqu’au début du XIIIème siècle des bénédictins de Saint-Hilaire, puis de l’archevêque de Narbonne à partir de 1260 jusqu’à la révolution. Dès 1380, elle fut une église de pèlerinage reconnue. En 1659, un séminaire de lazaristes fut installé autour de l’église et des bâtiments furent construits au sud. En 1674, la direction spirituelle en est confiée aux Pères Doctrinaires qui la transformèrent.




Notre_Dame_de_Marceille_1L’église, de style gothique méridional, construite en pierre de taille, offre l’aspect d’un vaste parallélogramme. D’énormes contreforts s’élèvent au dessus des toitures et donnent à l’ensemble une architecture grandiose. Le clocher octogonal, percé de 4 fenêtres ogivales, est surmonté d’une flèche. Il renferme 4 cloches dont la plus ancienne date de 1667.

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Notre_Dame_de_Marceille_7Le porche du XVème siècle est un abri de 20m², voûté sur croisée d’ogives. Au sol, un banc de pierre sur les deux côtés. Le portail, divisé en deux vantaux par un trumeau portant statue, a conservé sa boiserie et sa ferronnerie d’époque gothique. A mi-hauteur, une console supporte une statue de Notre-Dame du XVème siècle en pierre polychrome. Mutilée à la révolution, elle fut (mal) restaurée. Le bras de l’enfant et sa main droite étaient tournés vers le ciel, et de la main gauche, il portait un globe terrestre et non pas un joli petit oiseau…







Notre_Dame_de_Marceille_9La nef unique, de style méridional, mesure 29 mètres sur 17, et 11 de hauteur. Elle peut contenir 2 000 personnes. Étonnant pour une église perdue au milieu des champs. Cette nef fut transformée par les Doctrinaires, qui l’adaptèrent aux goûts du XVIIème siècle (1674). Huit colonnettes sans moulures ni chapiteaux découpent la nef en 4 travées. C’est en 1783 que l’église sera voûtée, le dernier arceau remontant à 1810. J’ai reniflé, au milieu, une crypte, voire un ancien mégalithe, ou du moins sa trace.

Le chœur se compose d’une abside en forme de pentagone régulier.







Notre_Dame_de_Marceille_10Sur la gauche, la chapelle de la Vierge Noire où est exposée la statue miraculeuse. Cet endroit serait l’emplacement de l’ancien chœur roman. La vierge, de facture du XIème ou XIIème siècle, haute de 55 cm, trône dans une cavité qu’encadre un riche retable en bois doré. La tête de l’enfant semble avoir été réalisée plus tard. Une légende, conforme aux critères des vierges noires, nous en raconte l’histoire :

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Notre_Dame_de_Marceille_8« A une époque bien lointaine qui se perd dans la nuit des temps, un laboureur qui cultivait son champ sur le coteau de Marcellan voit ses bœufs arrêtés soudain par un obstacle invisible. Il a beau les presser, les exciter, ils demeurent immobiles et résistent à l’aiguillon. Le laboureur, d’abord stupéfait, se sent bientôt envahir par une impression indéfinissable : il se prosterne en invoquant le secours du Ciel. Poussé par une inspiration subite, il creuse la terre pour découvrir l’obstacle qui arrête ses bœufs.
Tout à coup une madone de bois, à la figure brune, au sourire céleste, se présente à ses regards étonnés. Il prend avec respect la statue de Notre-Dame et la porte dans sa maison où elle est accueillie avec bonheur par toute la famille. Mais hélas ! Le lendemain la madone a disparu ! ! !
Le laboureur revient à son champ, et il retrouve l’image vénérée dans le lieu où la veille, il avait eu le bonheur de la découvrir. Vainement il l’emporte une deuxième et une troisième fois : la statue miraculeuse disparaît toujours pour regagner la Colline de Prédilection
»




Notre_Dame_de_Marceille_19La madone a aussi la propriété d’arrêter le feu, ce qu’elle fit en 1685 en sauvant la ville de Limoux d’un incendie. La statue fut profanée en octobre 2007 et fut décapitée. La tête fut retrouvée, et Notre-Dame est en restauration à l'heure actuelle.

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Notre_Dame_de_Marceille_14Dans la chapelle Sainte-Croix, les ex-voto sont exposés, dont un bloc de pierre tombé de la voûte sans blesser un seul des ouvriers qui se tenaient en dessous.

Au sol, une plaque de fonte : c’est l’emplacement de l’ancien puits qui portait l’inscription latine « Ce puits est une source dont les eaux produisent la santé. Le malade qui, avec foi, boit de cette eau est guéri. »
Il fut enlevé en 1843. Ça gêne, les anciens puits guérisseurs celtes, pas vrai ?







Notre_Dame_de_Marceille_12 Notre_Dame_de_Marceille_15Comme la Dame ne va pas sans son parèdre, une chapelle est dédiée à Saint-Michel, bien entendu. Avant, le dragon terrassé tenait dans ses griffes une baguette en bois qui courrait sur le mur. Quelle pouvait en être la signification ? Sûrement un truc à pas savoir, puisqu’elle a été enlevée elle aussi.









Notre_Dame_de_Marceille_13aNotre-Dame de Marceille est citée en premier lieu comme une étape initiatique importante par Fulcanelli dans son célèbre ouvrage "Les Demeures Philosophales". De nombreuses personnes, attachées aux mystères de la région, voient en cette église un lieu gardien de trésor. Il n’y a pas de fumée sans feu. Pour ceux que ça intéresse, voir les liens suivants :

http://www.rennes-le-chateau-archive.com/index.htm?id=ndm_saint_antoine.htm
http://www.societe-perillos.com/som_ndm.html

Et pour voir la carte, c'est ici.

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La voie sacrée de Marceille

Notre_Dame_de_Marceille_4La voie sacrée romaine, qui amène à l’église, fut reconstruite pour les pèlerins.  A 40 mètres sur la gauche, se dresse une fontaine. Les anciens connaissaient ce lieu sous le nom de "Fontaine de Marsilla", réputée pour soigner les yeux.


















Notre_Dame_de_Marceille_5L'eau s'écoule au goutte à goutte toute l'année, même en période de grande sécheresse ou par temps de grandes pluies. Elle porte une inscription latine : « Mille Mali Species Virgo Levavit Aqua », « La Vierge a soulagé, par l’eau, mille sortes de maux »… Le puits de l’église allait-il chercher la même eau ?
?

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L'église Saint-martin

Limoux_1Limoux fut occupée depuis le néolithique. Le menhir de "la Pierre Droite" est un vestige qui atteste de cette occupation précoce. Les vestiges d’une  villa gallo-romaine sur la colline de Flassian ont permis de dater l'occupation romaine. Le village migra jusqu'en bordure de l'Aude. C'est d'ailleurs la réunion de ces deux habitats, Flacianum et Limosus, qui, selon toute vraisemblance, est à l'origine de la fondation au VIIIème siècle de la ville de Limoux.












Limoux_2L'agglomération se développa autour de son église. En 844, une charte de Charles le Chauve attribue la ville à l'abbaye de Saint-Hilaire. Elle stipule, entre autres biens de l’abbaye, des moulins à Limoux : « Villa quae dicitur Limosus ».
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Limoux_7Une autre mention dans un diplôme impérial de 881 donné par Carloman à l’église de Narbonne : « Concedimian villam quae decitur Limosus cum suis ecclessiis Sanctae Eulalie atque Flaceiano ».
















Limoux_25L'église Saint-Martin fut construite au XIIème siècle sur les bords de l'Aude, que le Pont Neuf traverse : sa construction fortifiée remonte au XIVème siècle.











Limoux_20L'église, citée dans un document dès 1120, fut remaniée aux XIVème siècle et  XVème siècles. Après avoir appartenu à l'abbaye de Saint-Hilaire, elle passa après un long conflit aux dominicains de Prouille.










Limoux_23Elle fut restaurée au XIXème siècle (flèche du clocher, arcs et voûtes de la nef, clochetons). Elle faillit être élevée au rang de cathédrale par le Pape Jean XXII en 1316, mais la décision fut annulée au profit d'Alet devant l'opposition des religieuses qui perdaient un important décimaire.
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Limoux_26La flèche fut reconstruite en 1777 après sa destruction par la foudre.
"Il pleut sans discontinuer ; l'orage est aussi long que terrible et soudain, peu avant minuit, le samedi 19 août 1775, le ciel est entièrement électrisé, le grondement du tonnerre est d'une violence inouïe. C'est l'affliction générale de la population. La foudre vient de s'abattre sur l'église Saint-Martin de Limoux. La flèche du clocher est quasiment détruite mais aussi, le haut de la tour octogonale primitive est grandement endommagé..."












Limoux_8Les chapiteaux du portail sont en bon état.
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Limoux_30On trouve une représentation du diner chez Lazare, avec Marie-Madeleine lavant les pieds du Christ, saint Martin à cheval partageant son manteau, et peut-être le sacrifice d'Isaac remplacé par un agneau.
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Limoux_13L'église est constituée d'une triple nef longue de 75 mètres, qui possède 7 travées égales dont les 5 premières sont romanes.
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Limoux_22Il reste quelques chapiteauxgothiques sculptés.

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Limoux_19Une clé de voûte représente le Christ.


















Limoux_14Chose curieuse, les vitraux modernes représentent un sceau de Salomon.

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Pour voir la carte, c'est ici.

http://pagesperso-orange.fr/Limoux/ruePassageSaint.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Limoux

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Le couvent des Cordeliers

Limoux_27La tour de la maison paroissiale des Cordeliers est l'un des rares vestiges du passé franciscain, ainsi qu'une partie des murs du couvent.
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Limoux_29Quelques éléments du cloître et une chapelle sont enchassés dans une maison particulière.

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23 mars 2009

Saint-Aventin

Saint_Aventin_18L'église Saint-Aventin est située dans le Comminges, plus précisément dans la vallée du Larboust, dont l'étymologie provient de "Aherbelste", du basque Aker-Beltz, le "bouc noir". Au bouc étaient associées des notions de pouvoir et de protection sur les animaux d'élevage. Dans de nombreuses maisons, on conservait un bouc noir afin d'assurer une protection de l'ensemble du bétail. C'est ainsi que Aker, ou Akerbeltz, est devenu une divinité souterraine, capable de commander une foule de génies et de déclencher des tempêtes. Avec le christianisme, Aker est devenu une représentation du diable, maître du sabbat, et Akelarre la lande des sorcières.









Saint_Aventin_22Saint-Aventin se trouve sur un chemin secondaire du pèlerinage Saint-Jacques-de-Compostelle, le chemin du Piémont (el cami deu pé de la coste). Ces chemins secondaires se situaient sur d'anciennes voies romaines, voire d'anciennes pistes de transhumance préhistoriques. Ce qui serait confirmé ici par la présence des grottes de Gargas et de nombreux vestiges romains, utilisés en remploi lors de l'édification de l'église.













Saint_Aventin_19L'église fut construite dans la première moitié du XIème siècle, est un bel exemple du premier art roman méridional du Comminges, avec une maçonnerie de moellons, un clocher oriental s’inspirant des campaniles, un chevet avec un décor typique de bandes lombardes.









Saint_Aventin_14La présence de reliques de saint Aventin, martyr de la vallée du Larboust, explique l’importance de cet édifice pour un petit village (trois nefs, presque trente mètres de long), devenu au moyen-âge un lieu de pèlerinage important.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chemin_du_Piedmont
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Aventin
http://polymathe.over-blog.com/article-27122372.html
http://www.comminges.info/art%20roman/COMM-ST%20AVENTIN.pdf
http://www.intensite.net/articles.php?lng=fr&pg=39

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