07 juillet 2015

L’ile de Rousay

 

Rousay_6Rousay, dont le nom provient du vieux norrois Hrólfs-oy qui signifie l’ile de Rolf, est séparée de Mainland par le détroit de Eynhallow.

 

Rousay_7

 

 

 

 

 

Rousay_plan_2

Rousay_8En raison de la présence de nombreux sites archéologiques, cette ile montagneuse façonnée par les glaciers est surnommée l’Egypte du nord. Ceux qui lui ont donné ce nom savaient-ils que le carré solsticial des Orcades (59° de latitude) est le miroir de celui de l’Egypte ?

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_1Rousay possède donc un important patrimoine : menhirs, cairns, brochs, vestiges vickings, et sur la petite ile d’Eynhallow, les ruines d’un ancien monastère du XIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_FinfolkC’est sur Eynhallow qu’avaient élu domicile le peuple des Finmen, sorciers légendaires dont la magie était si puissante qu’elle pouvait faire naviguer leurs petits bateaux de Norvège jusqu’aux Orcades en très peu de temps. Naturellement amphibiens, ils pouvaient prendre l’apparence d’un très bel homme, ou d’une femme ravissante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_2Les Finmen, qui enlevaient les humains afin de devenir leurs conjoints, avaient le pouvoir de maitriser les tempêtes. Ils vivaient l’hiver dans leur majestueuse cité du fond de la mer, Finfolkaheem, alors qu’ils passaient l’été sur Eynhallow, l’ile magique. Ils en ont été dépossédés par les moines, rapporte la tradition…

Rousay_4Eynhallow fair, Eynhallow free
Eynhallow sits in the middle o' the sea
A roaring roost on every side,
Eynhallow sits in the middle o' the tide.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_3Le nom de notre bateau a-t-il contribué à notre enchantement ? Sinon, pourquoi les vikings, qui ont rebaptisé toutes les iles après les avoir conquises, auraient appelé cette ile Eyin Helga, l’ile sainte, comme Iona ?

 

 

 

 

 

 

Rousay_9Une route côtière fait le tour de Rousay. Taversoe Tuick, Blackhammer, Knowe of Yarso et Midhowe cairn, le broch de Midhowe en face de celui de la pointe d’Hisber, et, proche du nord est de l’ile, le lac de Scockness et Yetnasteen, la pierre du géant aux pieds de la colline vous attendent.

 

 

 

 

 

 

Rousay_Yetnasteen_2aYetnasteen, grand monolithe solitaire de plus de 2m de hauteur, tient son nom du vieux norrois Jotunna-steinn, la pierre géante. La légende parle d’un géant qui fut transformé en pierre par les rayons du soleil d’un matin d’été alors qu’il était en train de boire.

 

 

 

 

 

 

Rousay_yetnasteen_3aDepuis, il reprend sa forme toutes les nuits du nouvel an à minuit : en deux enjambées seulement, il rejoint le lac, boit son verre d’eau, et retourne à son poste habituel.

 

 

 

 

 

 


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http://www.odysseyadventures.ca/articles/orkney-tombs/rousay_cairns.htm

http://celtijima.skynetblogs.be/c1-contes-legendes-des-iles-d-orcades/

http://www.discoverrousay.co.uk/historyandarchaeology.shtml

http://www.saintsandstones.net/stones-yetnasteen-journey.htm

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Taversoe Tuick

Rousay_Taversoe_Tuick_1Taiverso Tooack dirait un orcadien, est considéré comme un cairn à deux étages datant de 3000 ans avant notre ère. Surplombant le détroit de Wyre, il fut découvert en 1898 par le général Frederick Traill-Burroughs, propriétaire du manoir de Trumland, qui avait l’habitude de venir admirer la vue sur le monticule recouvert de bruyères avec sa femme (le fantôme du général apparut à des ouvriers dans le manoir la veille de l’incendie qui détruisit la toiture…).

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Taversoe_Tuick_12Les deux étages du cairn ont été construits en même temps, de façon délibérée, et non pas comme il fut dit l’un après l’autre. Il n’existait pas de passage intérieur entre le bas et le haut, le trou et l’échelle ont été mis en place pour faciliter les visites.

Rousay_Taversoe_Tuick_8

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Taversoe_Tuick_plan_1L’entrée de la chambre haute est orientée au nord, celle du bas au sud/sud-est. La structure entière possède un diamètre d'environ 9,2 m.

Rousay_Taversoe_Tuick_plan_2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Taversoe_Tuick_2On accède à la chambre haute, recouverte d’un toit moderne en béton, par un passage de 3,4 mètres de long, 90cm de large et 90cm de haut. Le plancher est composé de cinq linteaux de pierre, stabilisés avec de l'argile. La chambre possède 2 compartiments. 

Rousay_Taversoe_Tuick_7

 

 

 

                                                                                                                                                                 

Rousay_Taversoe_Tuick_3Le passage menant à la chambre basse, creusé dans la colline et maintenant condamné, fait environ 6m de long. Au départ il fait 40cm de large et 60cm de haut pour arriver à 60cm de large et 1,2m de haut. La chambre possède 4 compartiments.

 

Rousay_Taversoe_Tuick_11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Taversoe_Tuick_5Un peu plus bas, à l’extérieur de l’enceinte du cairn, se trouve une autre petite « chambre funéraire » souterraine. Mesurant 1,6m de long sur 1,1m de large et 85cm de haut, c’est une réplique miniature d’une chambre habituelle. Divisée par quatre dalles verticales, elle est reliée au cairn par un petit conduit souterrain qui va en s’élargissant de 6 cm à 46cm à proximité de la chambre basse.

 

Rousay_Taversoe_Tuick_4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Taversoe_Tuick_6A quoi pouvait bien servir ce cairn au moment de sa conception ? Une petite idée ? Ceux qui pensent que la chambre extérieure est en relation avec les morts ou des offrandes ne sont pas loin de la vérité il me semble. Je pense que le tout fut conçu comme un lieu initiatique, où des rituels en relation avec les ancêtres étaient pratiqués.

 

 

 

 

 

Rousay_Aaron_Watson1Les officiants se sont peut-être servis d’une particularité acoustique du conduit, comme le montrent les travaux du docteur Aaron Watson, de l'Université d'Exeter. Pour lui, le son faisait partie intégrante des rituels et cérémonies des hommes du néolithique. Il l’a mesuré sur des sites tels que Maeshowe, ou même Brodgar.

Watson a dit : « Ces monuments d'un passé lointain n’étaient pas les endroits éloignés et silencieux que nous visitons aujourd'hui; ils peuvent au mieux être compris comme des passerelles par lesquelles les gens de la période néolithique passaient pour accéder à des dimensions au-delà de la réalité de leur vie quotidienne ».

 

 

 

 

Rousay_tambour_1Watson pense que ces hommes utilisaient les effets spécifiques du chant et des tambours, amplifiés par les pierres, qui déstabilisaient ceux qui étaient présents. Ces effets sonores sont connus comme étant des ondes stationnaires : une onde stationnaire est le phénomène résultant de la propagation simultanée dans des directions différentes de plusieurs ondes de même fréquence, dans le même milieu physique, qui forme une figure dont certains éléments sont fixes dans le temps.

 

 

 

 

Rousau_ondes_1Au lieu d'y voir une onde qui se propage, on constate une vibration stationnaire mais d'intensité différente, en chaque point observé. Les points fixes caractéristiques sont appelés des nœuds de pression. Selon le point observé, les vibrations produites par les différentes ondes s'additionnent ou se compensent de manière partielle ou totale, ce qui provoque à des emplacements définis et fixes leur neutralisation mutuelle (lieux appelés « nœuds » : les vibrations disparaissent) ou leur addition (lieux appelés « ventres » : les vibrations sont amplifiées et maximales).

Les ondes stationnaires peuvent affecter tous les phénomènes vibratoires : mécaniques, sonores, optiques, électromagnétiques, etc. Parmi les milieux affectés par des ondes stationnaires, on retrouve en première position les églises romanes.

Rousay_infrason_1Plus encore. Watson émet l’hypothèse qu’ils utilisaient aussi les infrasons (ondes sonores se situant en-deçà de la limite d'audition humaine, entre 0 et 20 Hz), modifiant les états mentaux des participants aux cérémonies selon le principe de la résonance de Helmholtz (phénomène de résonance de l’air dans une cavité). L’exemple le plus connu en est le son produit par une bouteille quand on souffle au goulot. Même principe pour les cairns : il suffisait de produire un infrason (roulement de tambour) à la fréquence correspondant aux dimensions de la chambre. Il a trouvé pour Maeshowe une fréquence de 2 HZ… Pas mal non ? Sauf que Watson pense que ces hommes en ont découvert fortuitement le principe, alors qu’à mon avis ils savaient parfaitement ce qu’ils faisaient. Elémentaire mon cher.

 

 

www.orkneyjar.com/history/tombs/taversoe/

http://www.saintsandstones.net/stones-taversoe-journey.htm

http://www.undiscoveredscotland.co.uk/rousay/taversoetuickcairn/index.html

http://www.secret-scotland.com/Attractions/taversoe-tuick-chambered-cairn.html

http://canmore.org.uk/site/2634/rousay-taversoe-tuick

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06 juillet 2015

Blackhammer

 

Rousay_Blackhammer_cairn_5A quelques enjambées de Taversoe Tuick, à flanc de colline et dominant le détroit de Wyre, se dresse le cairn de Blackhammer.

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Blackhammer_planPlus classique que le premier, daté de 3 500 ans avant notre ère, il mesure 13m de long et se divise en 7 compartiments.

 

 

 

 

 

 

Rousay_Blackhammer_cairn_3A l’origine, le cairn était recouvert d’un toit de pierre en encorbellement.

Rousay_Blackhammer_cairn_2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Blackhammer_cairn_6Une fenêtre en plexi nous montre (quand il ne fait pas trop humide…) que les constructeurs se sont donné beaucoup de mal pour monter le parement extérieur. Les pierres ont été posées et inclinées de façon à faire apparaitre des motifs triangulaires, faisant penser aux poteries de style Unstan.

 

Papa_Westray_Unstan_ware_2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Blackhammer_cairn_4Tout au fond du cairn, dans le dernier compartiment, on sent une énergie particulière, enveloppante et douce, peut-être liée à la guérison. Mais l’endroit le plus fort n’est pas celui que l’on croit.

 

Rousay_Blackhammer_cairn_1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Blackhammer_cairn_7Il suffit de grimper la pente de la colline de quelques mètres, de s’asseoir sur le bord de la petite paroi de rochers, et de laisser couler en soi la résurgence du courant tellurique venant du plateau supérieur…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.orkneyjar.com/history/tombs/blackhammer/

http://www.undiscoveredscotland.co.uk/rousay/blackhammercairn/

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05 juillet 2015

Knowe of Yarso

 

Rousay_Knowe_of_Yarso_1Le cairn, cette fois-ci, se trouve au bout d’un petit sentier qui grimpe sur 400 m le long de la pente menant au premier plateau dominant le détroit d’Eynhallow.

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Knowe_of_Yarso_3Il fut découvert en 1934, et fouillé en 1939.

 

Rousay_Knowe_of_Yarso_5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Knowe_of_Yarso_plan_1Daté de 2 900 ans avant notre ère, il mesure 7,3m de long et 1,7m de large.

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Knowe_of_Yarso_7

Il est divisé en 4 compartiments par 3 paires de dalles verticales. Les murs sont constitués de deux couches de pierres.

 

Rousay_Knowe_of_Yarso_9

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Knowe_of_Yarso_8La chambre du fond n’était pas propice au badinage, l’atmosphère en était lourde. En effet, j’appris plus tard que les archéologues avaient retrouvé une trentaine de squelettes humains en cet endroit.

 

Rousay_Knowe_of_Yarso_10

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Knowe_of_Yarso_2Le principal attrait de Knowe of Yarso, à mon avis, c’est la vue.

Rousay_Knowe_of_Yarso_11

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04 juillet 2015

Midhowe cairn

Rousay_Midhowe_cairn_1De la route surplombant le détroit et l’ile d’Eynhallow, on aperçoit en contrebas un énorme hangar, ressemblant plus à un entrepôt d’usine qu’à des vestiges archéologiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_cairn_2C’est l’écrin protecteur de Midhowe cairn, qui a permis sa conservation depuis sa découverte en 1932 par le propriétaire des terres, un certain Walter Grant, dont la famille est plus connue pour ses whiskys que pour ses archéologues.

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_3Midhowe, dont le nom est le même que le broch voisin, provient de mide, le milieu, et du vieux norrois haugr, tumulus.

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_plan_1aDaté de 3 500 avant notre ère, c’est le plus long des cairns des Orcades. En effet, il mesure 33m de long à l’extérieur, 23 à l’intérieur, avec un passage central flanqué de 12 compartiments séparés par des dalles de pierre verticales de plus de 2m de haut.

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_cairn_7Les murs font encore 2,5m de haut, et il semblerait que le cairn fut au départ recouvert d’un toit en pierre en encorbellement ayant pu aller jusqu’à 5m de hauteur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_cairn_5Rodney Castleden, dans son ouvrage « The Stonehenge People: An Exploration of Life in Neolithic Britain 4700-2000 BC, le décrit ainsi :

"Walking into the monument is a little like walking into a miniature church, the straight central aisle flanked on each side by pillar-like slabs and culminating in a shrine-like end compartment at the western end".

"Marcher dans ce monument c’est un peu comme marcher dans une église miniature, l’allée centrale, droite, flanquée de chaque côté par des dalles servant de pilier et se terminant à son extrémité ouest par un compartiment qui pourrait être le chœur du sanctuaire".

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_cairn_4Une passerelle suspendue permet de survoler le cairn. Sept compartiments contiennent encore des bancs, sur lesquels furent retrouvés les restes de 25 personnes en position fœtale, dos contre le mur, ce qui a valu à Midhowe le surnom de « grand navire de la mort ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_cairn_6Les fouilles ont permis de dégager une triple enceinte autour du tumulus. Au nord, un immense parvis de plus de 70m de diamètre pourrait être interprété comme étant un espace cérémoniel capable de contenir des centaines de personnes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Abramis_brama_01

 

 Parmi les ossements retrouvés dans le cairn se trouvaient les restes de cerfs, qui ne gambadent plus depuis longtemps dans les prairies orcadiennes, mais aussi d’un poisson nommé la brème commune, ou Abramis brama, qui ne vit que bien plus au sud, ce qui implique qu’à cette époque le climat était bien plus doux qu’aujourd’hui.

 

 

Rousay_Muckle_Water_2aAu-dessus de la corniche, entre la mer et le sommet de la colline, le lac de Muckle Water où les brèmes étaient certainement pêchées, fait partie du folklore de l’ile.

 

Rousay_Muckle_Water_1

 

 

 

 

 

Rousay_water_horse_1La légende dit que ses eaux abritent une créature magique, le nuggle, qui prend la forme d’un cheval à queue de poisson qui noie chaque cavalier qui grimpe sur son dos. Seul un finman peut le monter en toute impunité…


       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.undiscoveredscotland.co.uk/rousay/midhowecairn/

http://www.orkneyjar.com/history/tombs/midhowe/

https://en.wikipedia.org/wiki/Midhowe_Chambered_Cairn

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03 juillet 2015

Midhowe Broch

 

Rousay_Midhowe_broch_1Avant toute chose, je vous invite à aller voir ce qu’étaient les brochs ici. Maintenant, nous pouvons passer à la description de Midhowe, qui fut, d’après les archéologues, l’un des plus vieux brochs des Orcades (dont une vingtaine ont été recensés actuellement).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_2Il est situé sur un promontoire étroit, entre deux criques escarpées. En face de lui, le broch of Gurness. Ils encadrent tous les deux l’ile d’Eynhallow et son détroit.

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_3Midhowe tient son nom de l’ancien norrois mid, le milieu, et haugr, monticule, en raison de sa situation au centre d’une concentration de 3 ou 4 brochs. Il est daté de 200 ans avant notre ère et fut utilisé jusqu’au IIe siècle.

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_4Le broch, d’un diamètre intérieur de 9,6m, était défendu d’un côté par la mer et deux profondes criques

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_24(le mur que l’on aperçoit devant lui fut construit dans les années 1930 afin de protéger le monument de l’érosion côtière),

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_22de l’autre par un rempart de pierres sèches et deux fossés en arc de cercle.

 

Rousay_Midhowe_broch_21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_10L’entrée monumentale se tient côté mer. La porte est surmontée d’un immense linteau et donne sur un long couloir.

 

Rousay_Midhowe_broch_8

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_18Les restes des murs extérieurs du broch font encore plus de 4m de haut et 4,5m d’épaisseur. Leur particularité est qu’ils furent construits en pierres sèches avec deux murs séparés par des couloirs reliés entre eux par des escaliers. Ces couloirs furent remplis de terre à une date ultérieure.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_13L’intérieur, séparé par des cloisons en pierre qui furent remontées par les archéologues dans les années 1930, comprenait plusieurs pièces ayant chacune leur foyer.

Rousay_Midhowe_broch_12

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_15Dans l’une d’entre elles se trouvait même une source alimentant une citerne, toujours active.

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_14Il semblerait, d’après les traces sur les pierres vers 3m de hauteur, qu’une galerie avec plancher de bois ait été mise en place.

 

Broch_8

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_19Collées au mur extérieur du broch s’agglutinent les restes de plusieurs petites maisons. Ces bâtiments de moindre importance furent construits bien après le broch, pour preuve l’un d’entre eux monté au-dessus de l’ancien fossé défensif.

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_20Ils sont considérés par les archéologues comme des ateliers. L’une des maisons, où furent retrouvés des moules, des bijoux et des tessons de pots en cuivre, conserve son foyer sidérurgique.

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_27Un bon nombre d’objets furent retrouves lors des fouilles : des outils en pierre et en os, tels que des meules, des pierres à aiguiser, des fuseaux à laine, des aiguilles à tisser. Quelques artéfacts d’origine romaine prouvent que les échanges commerciaux se faisaient avec ceux qui n’ont jamais pu envahir l’Ecosse…

 Rousay_Midhowe_broch_26

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_28

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_23Et c’est là que je vous donne cette réflexion qu’a faite Jacques Bonvin : les iles des Orcades ont toujours été respectées par ses envahisseurs : les vikings par exemple, qui pillaient et détruisaient systématiquement les territoires conquis, ont toujours épargné l’archipel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rousay_Midhowe_broch_25Se passerait-il quelque chose de particulier sur ces terres ?  Ont-ils senti cette atmosphère envoûtante d’où s’échappent à longueur de temps des filets de magie ? Va savoir Rognar.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

https://en.wikipedia.org/wiki/Midhowe_Broch.

http://www.orkneyjar.com/history/brochs/midhowe/
http://www.undiscoveredscotland.co.uk/rousay/midhowebroch/

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30 juin 2015

L’ile de Hoy

Hoy_plan_1L’ile la plus grande des Orcades après Mainland, se situe au sud de l’archipel. Son nom provient du vieux norrois Hàey, qui veut dire l’ile haute. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_6En effet, c’est sur Hoy que se tient le point le plus élevé des Orcades, Ward Hill, séparée de sa sœur Cuilags par la vallée de Rackwick. Ces deux petites montagnes sont celles que nous voyons de Brodgar et Steness, entre lesquelles va se coucher le soleil.

 

 

 

 

 

 

Hoy_Hedin_et_H_gni_1Dans la mythologie scandinave, c’est sur Hoy que se déroule la bataille sans fin entre Hedin et Högni, respectivement époux et père de Hildr, une valkyrie ayant le pouvoir de ressusciter les soldats morts.

 

 

 

 

 

Hoy_1Le ferry nous emmène de Mainland et de la baie de Houton, où nous n’avons eu aucun problème, au petit port de Lyness.

 

Hoy_2

 

 

 

 

 

Hoy_3Une route longeant la  jolie petite baie de Lyrawa,

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_5les petits lacs de la lande à tourbière à côtés desquels poussent les linaigrettes à feuilles étroites, cotton grass en orcadien, autrement dit l’Eriophorum angustifolium,

 Hoy_Linaigrette___feuilles__troites__Eriophorum_angustifolium__2a

 

 

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_3

passe devant la Dwarfie stane…

 

Hoy_Dwarfie_stane_10

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_7

 

 avant d’arriver dans la baie de Rackwick,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_old_man_1

 

 

départ du sentier qui monte au Old Man of Hoy, petit bout des falaises les plus hautes du Royaume-Uni.

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Dwarfie Stane

 

Hoy_Dwarfie_stane_0Dans la vallée glaciaire encaissée menant à la baie de Rackwick se tient l’un des mégalithes les plus connus des Orcades, Dwarfie Stane.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_3

On y accède par un chemin en lattes de bois aménagé au-dessus d’une tourbière.

 

Hoy_Dwarfie_stane_4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_Partick_stane_1Ce bloc erratique de grès rouge fut déposé là par les glaciers, comme son voisin Partick Stane, situé un peu plus haut.

 

Hoy_Partick_stane

 

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_1Le fait remarquable, c’est que cette énorme pierre fut évidée de main d’homme, en deux petites cellules séparées par un couloir. Le plan ressemble à certains cairns des Orcades.

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_Stane_plan_1cLa pierre mesure 8,6 m de long, 4m de large et jusqu’à 2,5 m de haut. L’entrée est un carré d’1m, ouvert vers l’ouest, vers le soleil couchant. Le passage desservant les deux cellules arrondies, de 1,70m de long par 1m de large, mesure 2,2m de long. La hauteur du tout est de 1m.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_15Chaque ouverture de cellule présente une bordure formant une ouverture carrée. La cellule de droite possède un rebord de pierre ou «oreiller» à son extrémité orientale.

 

Hoy_Dwarfie_stane_2

 

 

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_8Devant l’entrée se trouve la pierre qui fermait le passage. Elle était encore en place au XVIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_6Dwarfie Stane fut pillée en forçant l’entrée par un trou dans le toit. Ce trou, mentionné au XVIe siècle, n’a été réparé (avec du béton) que dans les années 60.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_20La pierre n’a pas échappé à la mode des graffitis. Le capitaine William Mounsey y a gravé son nom en latin et à l’envers en 1850, ainsi qu’une phrase en persan : « I have sat two nights and so learnt patience :  je me suis assis deux nuits et ainsi appris la patience ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_7Les archéologues, qui ont daté la première utilisation de la pierre de 3 000 ans avant notre ère, pensent d’après la ressemblance avec les cairns des Orcades, qu’elle fut utilisée comme tombeau. Marrant quand même le nombre hallucinant de mégalithes ayant servi de tombe, presque autant que d’objets inconnus ayant servi au culte. D’autres explications parlent d’un ermitage chrétien, théorie basée sur le fait que les visiteurs laissaient derrière eux des offrandes. Mais en général, sur les terres du nord, les offrandes se font surtout aux esprits de la nature… Il semble quand même probable que la pierre fut utilisée par les habitants du village néolithique découvert à Whaness Burn, situé à 1,6 km plus au nord.

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_10Nous sommes en présence ici de la pierre du nain (dwarf, le nain en anglais). Ce nom fut donné en raison de la petitesse de la taille des cellules ou du fait que ce sont des nains qui ont taillé la pierre. Paradoxalement, les légendes parlent aussi de géants. Selon une ancienne fable folklorique orcadienne du XVIe siècle, écrite par Jo Ben, c’est ici que vécurent le géant Trollid et sa femme. Un troisième géant, voulant se rendre maitre de Hoy, les enferma à l’intérieur. Mais Trollid cassa la pierre avec son marteau, et ils purent sortir. Cette histoire a au moins le mérite d’expliquer le trou dans le toit.

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_13Une autre légende, écrite en 1700 par le docteur Wallace, parle d’une mystérieuse escarboucle ou d’un œuf de pierre cachés dans une grotte des falaises (Dwarfie Hammars) surplombant le mégalithe.

 

 

 

 

 

 

Walter_Scott_1_Sir Walter Scott parle de la pierre dans son roman de 1821, The Pirate. Il écrit qu’elle fut la résidence du nain Trollid :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_11 « Put for my misfortune, I was chiefly fond to linger about the Dwarfie Stone, as it is called, a relic of antiquity, which strangers look on with curiosity, and the natives with awe. It is a huge fragment of rock, which lies in a broken and rude valley, full of stones and precipices, in the recesses of the Ward-hill of Hoy. The inside of rock has two couches, hewn by no earthly hand, and having a small passage between them. The doorway is now open to the weather; but beside it lies a large stone, which, adapted to grooves still visible in the entrance, once had served to open and to close this extraordinary dwelling, which Trollid, a dwarf famous in the northern Sagas, is said to have framed for his own favourite residence. The lonely shepherd avoids the place; for at sunrise, high noon, or sunset, the misshapen for over the necromantic owner may sometimes still be seen sitting by the Dwarfie Stone ».

 

 

 

 

 

 

 

 

Walter_Scott_2a« Pour mon malheur, j’aime à m’attarder sur la Dwarfie Stane, comme elle est appelée, un vestige de l’antiquité que regardent avec curiosité les étrangers et avec crainte les indigènes. C’est un énorme fragment de roche, qui se trouve dans une rude vallée encaissée, pleine de rochers et de précipices, dans un recoin de la colline de Ward sur Hoy. L’intérieur de la pierre possède deux chambres, creusées par des mains non humaines, reliées par un petit passage. L’entrée est maintenant ouverte aux quatre vents, mais sur le côté se trouve une grosse pierre qui, adaptée aux rainures encore visibles à l’entrée, servit autrefois à ouvrir et fermer cette demeure extraordinaire que Trollid, le nain célèbre des sagas nordiques, était sensé avoir pris pour sa résidence favorite. Le berger solitaire évite l’endroit ; au lever du soleil, à midi plein ou au coucher du soleil, le propriétaire, difforme pour plus de nécromancie, peut parfois être vu assis sur Dwarfie Stane ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_14Que penser de toutes ces légendes ? Mon aphorisme préféré reste « il n’y a pas de fumée sans feu ». Les nains, comme les géants (au départ il n’est pas question de leur taille, et ils sont décrits comme alternativement grands ou petits), sont, dans la mythologie scandinave, liés à la mort, étant issus des vers trouvés sur le cadavre du géant primordial Ymir. Ils sont devenus ensuite des membres du petit peuple vivant sous terre, dans les pierres ou dans les tertres. Plus tard, le nain sera considéré comme un aspect primitif de la conscience. Que se passe-t-il près de Dwarfie Stane ?

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_12Pour élargir sa conscience, il faut commencer par élargir ses sens. Premier passage dans les chambres, pour la vision, l’ouïe, le toucher, et les autres (il n’y en a pas que 5). En sortant, si tout s’est bien passé, on prend un peu d’eau dans la cupule, puis on « sent » une autre pierre posée plus haut.

 

Hoy_Dwarfie_stane_19

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_23Là, debout, cheveux aux vents, regard tourné vers le ciel et pieds posés par terre, la conscience s’élargit et le corps s’oublie. Y’en a même qui disent qu’ils l’ont vu voler…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_21On verra ensuite d’autres pierres, avec différentes fonctions. L’une d’entre elles vous redynamisera, l’autre vous fera oublier vos soucis mesdames, une autre encore vos problèmes messieurs. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hoy_Dwarfie_stane_9

 

http://www.orkneyjar.com/history/tombs/dwarfiestane/

https://en.wikipedia.org/wiki/Dwarfie_Stane

http://www.odysseyadventures.ca/articles/orkney-tombs/rousay_cairns.htm

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23 juin 2015

Papay ou Papa Westray

Papa_Westray_planL’ile de Papay, Papa Westray pour les anglais, se mérite. Située au nord de l’archipel des Orcades, elle est accessible de l’ile de Westray par un petit ferry ou en avion. Dans ce dernier cas, il faut prendre le vol régulier commercial le plus court du monde, environ deux minutes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_1Dès l’arrivée l’ambiance particulière de cette ile vous enveloppe, laissant couler en vous des sensations de douceur et de bien-être, comme si cette terre offrait un havre de paix pour les visiteurs stressés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_10Les habitants, environ quarante familles et quatre-vingt dix âmes, toujours souriants, sont d’une gentillesse à toute épreuve.

 

Papa_Westray_2

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_33La pointe nord de l’ile abrite la réserve naturelle de North Hill, surveillée par la RSPB, la société royale pour la protection des oiseaux.

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_12Aux creux des falaises, sous les pierres plates de grès, au détour de chaque sentier nichent des centaines d’oiseaux :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_16les grands cormorans séchant leurs ailes au soleil ou protégeant leurs petits,  

 

Papa_Westray_14

 

 

 

 

 

Papa_Westray_29les pies de mer ou huitriers au sale caractère,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_11les fulmars, oiseaux grégaires dont le nom provient du norrois fùll (puant) et màr (mouette),

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_32les guillemots de Troïl ressemblants à de petits manchots,

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_13les petits pingouins appelés ici les razorbills, se laissant tomber du haut de leurs plongeoirs surplombant la mer pour aller pêcher sous l’eau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_23aLa réserve abrite également la Primula scotica, la primevère d’Ecosse, rare petite fleur violette endémique aux rivages nord de l’Écosse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_Knap_of_Howar_2Le sol de l’ile étant en plus très fertile, les hommes sont venus s’y installer dès le Mésolithique, c'est-à-dire en 8 500 avant notre ère. C’est sur Papay que fut découverte la plus vieille maison du nord de l’Europe, le Knap of Howar.

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_30L’ile devint terre picte puis se fit annexer par les vikings norvégiens. C’est d’eux qu’elle tient son nom, Papay Meiri, ce qui veut dire la grande ile des papars. Les papars, cités dans de vieux écrits scandinaves du XIIe siècle, étaient des moines irlandais ou écossais qui habitèrent les iles du nord des Orcades après avoir quitté l’Islande. Il est fort possible d’ailleurs que ces moines furent à l’origine des prêtres païens christianisés par la légende.

 

 

 

Papa_Westray_31La petite église Saint Boniface nous parlera de toute cette histoire.

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_15

 

 

 

 

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Knap O’Howar

Papa_Westray_KnapLe nom de Knap o’Howar provient du vieux norrois et veut dire la butte aux monticules, décrivant les dunes de sable recouvrant les maisons avant leur découverte.

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_4Pour accéder à ces plus vieilles maisons d’Europe du nord connues, il faut emprunter le chemin de nulle part. Après quelques centaines de mètres, traversant des prés à vaches, on arrive en bord de mer. Du temps des premiers habitants de l’ile, le rivage se situait beaucoup plus loin.

 

Papa_Westray_Knap_of_Howar_1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_Knap_of_Howar_2Là, collées l’une à l’autre, comme pour se protéger mutuellement, les deux maisons néolithiques apparaissent. Découvertes en 1930, elles sont datées par les archéologues de 3 600 avant notre ère, mais il semblerait qu’elles aient été construites sur une structure encore plus ancienne.

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_Unstan_ware_2

 

 Les habitants possédaient des poteries décorées, du style Unstan Ware, cultivaient l’orge et le blé, élevaient des cochons, des moutons et des vaches genre auroch, pêchaient des poissons et mangeaient des crustacés et des coquillages.

 

 

 

Papa_Westray_Knap_of_Howar_3La première maison, la plus grande des deux (carré long de 10m par 5), possède des murs d’environ 1m60 de hauteur, et 1m40 de largeur. Ils sont formés de deux parois parallèles en pierres sèches emplies de terreau.

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_Knap_of_Howar_4L’entrée, très basse, axée sur le nord/ouest, fait face à la mer. Elle se compose d’un passage d’1m70 fermé par une porte à l’extérieur et par une pierre de seuil à l’intérieur.

 

Papa_Westray_Knap_of_Howar_5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_Knap_of_Howar_7L’intérieur, sans fenêtre, est divisé en deux zones distinctes par des dalles de pierre verticales formant de petites cloisons dont l'objectif était de marquer plutôt que de créer une séparation physique :

 

Papa_Westray_Knap_of_Howar_6

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_Knap_of_Howar_17la cuisine avec son foyer et ses bancs en pierre, où des meules servant pour broyer l’orge ont été retrouvées, et le dortoir avec des lits et des étagères. Des trous en haut des murs indiquent l’emplacement de la structure du toit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_Knap_of_Howar_10Cette maison est reliée à la plus petite (7m50 par 3m avec des murs plus minces) par un long couloir bas traversant les deux murs d’environ 2m50. Une porte attendait les visiteurs avant qu’ils ne puissent entrer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_Knap_of_Howar_12Généralement considérée comme étant un atelier ou un deuxième logis, il s’en dégage une toute autre énergie. L’intérieur est séparé en trois zones. Des meules en pierre, des poteries, bols et jarres, ainsi que des outils y ont été trouvés.

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_Knap_of_Howar_14L'entrée principale, ou devrais-je dire la sortie, face à la mer, est calée sur le coucher du soleil au solstice d’été. C’est un passage d'environ 1m30 de long et de 0m60 de large.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Knap_plan_3c

 

 

 

Papa_Westray_Knap_of_Howar_13Intéressons-nous maintenant au côté énergétique du lieu. Comme au débarquement du ferry, l’atmosphère ici ressemble à celle de l’ile en général, douce et protectrice, féminine et enveloppante. Mais comme avec la confrontation avec certaines vierges noires, ce n’est pas parce que c’est féminin que c’est mièvre. Bien au contraire. Le lieu est protégé et se défend s’il est attaqué ou simplement dérangé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_Knap_of_Howar_9Les constructeurs des maisons savaient ce qu’ils faisaient. Tout d’abord une enceinte protectrice, puis un sens de marche avec verrou à l’appui, une gardienne gentille mais ferme et des endroits particuliers à découvrir avec son cœur plus qu’avec son esprit. La maison la plus petite était bien un atelier comme l’ont dit les archéologues, mais d’un genre bien particulier.

 

 

 

 

 

Papa_Westray_Knap_of_Howar_16Imaginez une jeune fille, cheveux longs lâchés sur les épaules, une peau de cerf en guise de cape, pilant quelques herbes sur la meule de pierre. Derrière elle, sur les étagères, des pots contenant des préparations médicamenteuses.

 

 

 

 

 

 

Papa_Westray_Knap_of_Howar_15Deux sièges dans le mur : un pour elle, l’autre pour celui ou celle qui vient se faire soigner, ou vient poser une question et faire son voyage dans le monde des esprits pour trouver sa réponse. Je vous présente la chamane, maitresse de l’ile.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.orkneyjar.com/history/knaphowar.htm

http://www.papawestray.co.uk/papay/pw_official8.html

http://www.ancient.eu/Knap_of_Howar/

http://www.odysseyadventures.ca/articles/knapohowar/article_knap.htm



 

 

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