02 septembre 2009

La chapelle Saint-Jean-Baptiste

V_n_jan_4Vénéjan se situe sur sur l’ancien chemin reliant Saint-Saturnin-du-Port (Pont-Saint-Esprit) à Bagnols-sur-Cèze. D’abord domaine gallo romain : Veneianum, au bord du Rhône, abandonné au Vème siècle pour l’oppidum de Lombrun, le premier castrum du XIème siècle s’implantera sur la colline du site actuel, puis sa chapelle castrale. Un Guillaume de Vénéjan sera évêque d’Uzès au XIIème siècle, il fondera la Chartreuse de Valbonne. Il reste dans le village le premier donjon féodal du XIème siècle et le château avec la chapelle cimétériale Saint-Pierre, qui sont propriété privée.




V_n_jan_3La chapelle romane Saint-Jean-Baptiste possède des fondations du XIème. Le plan primitif se résume à une abside semi circulaire s'ouvrant sur une nef de deux travées couverte d'une voûte en berceau.
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V_n_jan_5Le seigneur fit bâtir une chapelle au sud à l'époque où la chapelle castrale devint paroissiale. Vers la fin du XlVème siècle, une troisième travée fut ajoutée et l'on construisit la façade actuelle.
Au XVIème siècle, sous l'impulsion de la contre-réforme et à la suite de l'accroissement des fidèles, on établit une tribune. La chapelle nord, dédiée à la Vierge, est élevée un siècle plus tard.
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V_n_jan_7Le mur méridional présente un appareil très diversifié qui s'explique par les nombreux remaniements de la chapelle au cours des âges. La façade occidentale, remploi de la façade romane initiale, est percée d'une fenêtre en plein cintre et surmontée d'un clocher-mur.
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V_n_jan_2La plupart des peintures murales date du XIVème siècle (entre 1320 et 1330), et sont peut être une commande du cardinal Napoléon Orsini, seigneur de Vénéjan. Le thème traditionnellement représenté aux Xlème et XIIème siècle au cul de four de l'abside est le Christ bénissant accompagné des quatre Evangélistes. Il semble que ce soit effectivement le cas à Vénéjan, le Christ nimbé est bien visible au centre.






V_n_jan_1Dans la partie haute de l'arc triomphal est représenté une Roue de la Fortune la Fortune : femme vêtue d'une robe rouge et qui actionne la roue incarnant le destin










V_n_jan_11A côté de l'église, le moulin à vent de Vénéjan date de 1813. Il fut construit à la demande d'un certain Joseph Dumas, meunier à Bagnols sur Cèze. Il a servi pendant une centaine d'années. En 2000, la tour a été rehaussée, la structure en bois reconstruite et on l'a dotée de meules toutes neuves.

http://www.venejan.fr/
http://venejan.free.fr/monument.htm

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La collégiale Saint-Martin de Bollène

 

Boll_ne_6L’histoire de Bollène commença avec un cromlech, puis avec les Ligures qui vinrent s’installer. Plus tard, au deuxième millénaire avant notre ère, les Celtes arrivèrent et se mélangèrent. Le cromlech devint le sanctuaire de Bélénos : Bollène.

 

 

 

 

 

 

Boll_ne_11Du temps des romains, le cromlech de Bélénos devint un temple consacré à Apollon, le dieu consacré à la lumière. Plus tard, les romains édifièrent sur l’emplacement actuel de la collégiale un temple dédié à Mercure, qui sera christianisé. Une église vit le jour sous le titre de Saint-Sauveur.

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Boll_ne_2En l’an 971, un parchemin cite la ville d’Aboliène dans une donation faire par Conrad le Pacifique à l’abbaye bénédictine de l’Isle Barbe. Les moines s’établirent sur le rocher du Puy, qui deviendra place forte autour de laquelle se regroupera la population.

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Boll_ne_7150 ans plus tard, l’église Saint-Sauveur sera remplacée par celle que Guy de Bourgogne (plus tard pape sous le nom de Calixte II) aurait consacrée sous le titre de Saint-Sauveur, de la bienheureuse Vierge Marie et de Saint-Martin. C’est celle que nous voyons en partie aujourd’hui.

 

 

 

 

 

Boll_ne_4Au cours des guerres de religion et lors de la prise de Bollène par le Baron des Adrets en 1562, l’édifice fut en partie démoli. Il fut reconstruit mais par mesure d’économie, on renonça à la voûte. Les travaux furent achevés en 1584. En 1618, une modification du clocher lui donna sa forme actuelle. C’est en 1727 que l’édifice sera érigé en collégiale. En 1960, la toiture fut refaite sur le modèle de celle peinte sur une toile conservée à la chapelle de Notre-Dame du Pont.

 

 

 

 

Boll_ne_16La chapelle Saint-Roch, située plus près du chœur, fut construite en 1580 dans la reconstruction générale de l’édifice. Elle fut financée par Bertrand de Roquard. La chapelle de la purification et de Saint-Blaise serait due à la générosité des confréries de tisserands et cardeurs. En 1602, la chapelle du rosaire vit le jour grâce aux dons de la confrérie du Chapelet.

 

 

 

 

 

Boll_ne_Saint_Martin_3Dans le mur est s’ouvrent une abside et deux absidioles, voûtées en cul de four éclairées chacune par une fenêtre axiale.

 

 

 

 

 

Boll_ne_17La chapelle gothique de Notre-Dame de l’Assomption fut construite en 1519 et échappa au Baron des Adrets. En 1950, on y transporta la statue de Notre-Dame de Bonne Garde, érigée primitivement devant la porte du Pont, en reconnaissance de ce que la ville de Bollène avait été préservée de la peste qui ravagea la Provence en 1721.

 

 

 

 

 

 

 

 

Boll_ne_Saint_Martin_1La chapelle adjacente, dite de Saint-Crépin fut construite sur croisée d’ogives en 1526 par la confrérie des cordonniers.

 

 

 

 

Boll_ne_3On entre dans l’église par un porche établi sur croisée d’ogives dont l’extérieur est surmonté d’une accolade fleuronnée.

 

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Boll_ne_planA l’intérieur, la nef est un quadrilatère de 25,40 mètres de long sur 16,40 mètres de large, et d’une hauteur de 17,40 au faîtage. L’angle en est coupé par le clocher dont l’axe n’est pas perpendiculaire à celui de la nef.

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Boll_ne_10Le clocher, première défense du prieuré appelé autrefois tour Saint-Antoine, parait avoir fait partie des bâtiments qui s’élevait au nord et à l’ouest de l’église.

 

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31 août 2009

Église Saint-Pierre de Cavanac

Cavanac_2Ce charmant petit village de l'Aude possède une église remarquable. Ceux qui désirent la visiter doivent aller chercher les clés à la mairie. Bon, elle n'est pas ouverte très souvent, j'en ai fait les frais. Tant pis, je vous donne les quelques indications que j'ai pu trouver sur l'église Saint-Pierre.









Cavanac_9Elle date du XIIème siècle, et fut remaniée au XVème.
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Cavanac_6L'abside en hémicycle est construite en grand appareil. Elle est divisé par 4 colonnes, reposant sur des hauts contreforts.
Les chapiteaux à feuilles d'acanthes sont très érodés. La corniche est surmontée par des modillons sculptés de têtes humaines et animales. La symbolique du moyen-âge est très bien représentée.
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Cavanac_11Tout d'abord trois têtes féminines tirant la langue. A rapprocher de la déesse triple Hécate ?
"Hécate présente deux aspects opposés : déesse protectrice liée aux cultes de la fertilité, accordant richesse matérielle et spirituelle, honneurs et sagesse, conductrice des âmes emportées par la tempête, mais aussi déesse de l'ombre et des morts.







h_cate_5Ses pouvoirs sont redoutables la nuit notamment, à la lumière de la Lune, à laquelle elle s'identifie et qui est considérée comme le séjour des morts. Cette déesse des morts et chthonienne est honorée comme la déesse des carrefours parce qu'elle relierait les enfers, la terre et le ciel. Elle est aussi la déesse de l'ombre, qui suscite les cauchemars et les terreurs nocturnes (symboles des désirs secrets ou refoulés de l'inconscient), ainsi que les spectres et les fantômes. Elle est la magicienne par excellence et la maîtresse en sorcellerie à qui font appel tous les magiciens.
Hécate est souvent représentée comme une déesse tricéphale. Ces trois têtes sont le symbole des trois phases de l'évolution humaine (croissance, décroissance, disparition) et des trois phases correspondantes de l'évolution vitale puisqu'elle est liée aux cultes de la fertilité."


Cavanac_13La langue est un instrument de la parole, elle crée ou anéantit. La langue des oiseaux ou art du son, qui expliquerait la présence de l'âne ?











Cavanac_12Ailleurs, un ours mange une galette de miel. L'ours est le symbole du pouvoir temporel des rois, de la force. L'ours, sortant de son hibernation au printemps, peut symboliser l'éveil des forces primitives de la vie, physique mais aussi spirituelle, vers la pleine conscience.









Cavanac_16Et nous voilà avec notre loup, qui apparemment est très bien membré. Il dévore un malheureux petit agneau. Ce genre de sculpture, des animaux dévorant des personnes, est souvent représenté aux côtés d'une Sheela-Na-Gig.










Cavanac_17La Sheela-Na-Gig est une sculpture exhibitionniste qui pourrait représenter une gardienne de la Terre, une ancienne déesse-mère, rémanence de la religion pré-chrétienne de la fertilité. Les Sheela sont très connues dans les îles Britanniques, on en trouve de très belles au musée de Dublin par exemple.

Devinez ce que l'on trouve à Cavanac ?






Cavanac_14Non seulement elle tire la langue, donnant la parole, mais notre déesse-mère possède un beau chakra coronal. Une sirène semble l'inspirer.... Transporterait-elle dans son panier la connaissance ?










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Le dolmen des Fades

Dolmen_des_Fades_17Situé au milieu d'un bosquet de pins un peu à l'écart de la route, le dolmen s'élève sur un coteau au lieu-dit "Lo Morrel dos Fados"ou  "Morrèl de las Fadas", ce qui veut dire en Occitan coteau des Fées. Le monument, connu aussi sous le nom de "Palet de Roland", est le plus grand dolmen à couloir large (autrefois appelé allée couverte ) du sud de la France.








Dolmen_des_Fades_2Il fut construit, d'après les archéologues, vers 3 500 avant notre ère (fin du Néolithique) par le peuple de la culture de Véraza : des vestiges de cette culture furent retrouvés sur place d'abord en 1903, après un labourage en profondeur, puis en 1946 après les fouilles plus minutieuses d'Odette et Jean Taffanel qui révélèrent une nécropole du type "Champs d'Urnes". On y a retrouvé entre autres, un poignard à rivets de cuivre, pièce très originale conservé au musée d'Olonzac.






Dolmen_des_Fades_4Au début du XXème siècle, la partie visible du dolmen ne comportait qu'une grosse dalle calcaire inclinée reposant d'un côté sur le sol, de l'autre sur trois piliers de grès.
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Dolmen_des_Fades_11De 1962 a 1965, une action de sauvetage est entreprise sous la direction de Jean Guilaine : fouilles et construction d'un pilier postiche pour soutenir la table de couverture, pesant environ dix tonnes, qui fut vraisemblablement apportée du causse de Siran, le site le plus proche comportant ce matériau.
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Dolmen_des_Fades_6Cette restauration aboutit au classement définitif du dolmen par arrêté ministériel du 5 Mars 1969. En 1972, une consolidation générale du monument est réalisée par la Conservation Régionale des Bâtiments de France.










Dolmen_des_Fades_9Vingt-cinq ans après la dernière action de sauvegarde, une remise en état s'avérait nécessaire afin que la plus grande tombe dolménique de la France méridionale soit présentée au public et aux spécialistes sous une image plus proche de son état initial. Les travaux ont été réalisés sous la conduite de Régis Martin, architecte en chef des monuments historiques, et le contrôle de Jean Guilaine ainsi que de l'archéologue Yann Geay, en ce qui concerne les murets.












Dolmen_des_Fades_7Les piliers orientaux ont été remontés à leur hauteur initiale qui était connue. La teinte, la patine et la forme, ont été reconstituées. La restauration a l'avantage de soustraire à la vue le pilier artificiel supportant la dalle de couverture dont l'effet était disgracieux. Un remblaiement a été effectué pour redonner au tumulus, dégradé par l'érosion, un aspect plus proche de l'origine. Les murets en pierre sèche du couloir d'accès ont été repris. De vieilles pierres, récupérées dans l'environnement du monument, ont été utilisées.





Dolmen_des_Fades_5Avec son axe approximativement sud-ouest nord-est, il est constitué par une galerie mégalithique de 24 m de long incluse dans un tumulus de quelque 35 m de longueur, comprenant trois parties :










Dolmen_des_Fades_8- Un couloir de 11,40m de développement sur 2,10 m de large, marqué par des piliers disposés face à face, alternant avec des murets de pierres sèches dont subsistent quelques témoins d'origine.










Dolmen_des_Fades_14- Une antichambre de 6 m de longueur, ayant conservé son importante table de couverture ( 6,70m de long sur 2,80 m de large) reposant sur des piliers dont deux viennent d'être restaurés.
















Dolmen_des_Fades_10- Une "cella" terminale, barrée par une épaisse dalle de chevet.

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Dolmen_des_Fades_12La transition du couloir à l'antichambre et de celle-ci à la cella est assurée par deux portes réalisées par des dalles jointives sculptées en hublot. Les matériaux qui ont servi à la construction de ce monument sont d'extraction locale. On distingue du grès rouge, dont certains affleurements sont encore visibles auprès de la butte portant le mégalithe, du grès grisâtre, affleurant également à proximité du site, et du calcaire dont l'origine est plus éloignée : une énorme dalle, qui pèse entre vingt et trente tonnes, a été transportée sur près de deux kilomètres.




Dolmen_des_Fades_16Cet endroit est vraiment bien nommé le dolmen des Fées : à l'intérieur de la dernière chambre, celle que l'on appelle la cella, se passent des choses bizarres. Il m'a semblé que c'était une porte ouverte sur un espace-temps différent...










Dolmen_des_Fades_19Et comme il se doit dans le midi, les gardiennes du site ont un chant prononcé... Les cigales cymbalisent !

D'après les documents mis à disposition sur le site
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dolmen_Lo_Morrel_dos_Fados
http://www.le-minervois.com/fr/history/support/fades.php

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30 août 2009

Le menhir de la Lèque

Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_4Appartenant à un espace de plateaux calcaires et de combes particulièrement propices à l'habitat primitif, la région de Lussan est riche au point de vue préhistorique. Si le témoignage le plus spectaculaire de cette richesse est le menhir de la Lèque, dit de Pierre Plantée ou Peyrefiche, nombreuses sont les grottes qui ont servi à l'habitat préhistorique ou aux sépultures de ces temps reculés.
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Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_3Un certain nombre d'entre elles, à la suite des découvertes qui y ont été faites, figurent en bonne place sur la carte de l'archéologie préhistorique de notre région comme le site de Las Très Tinos ("tinno", cuves, marmites de géant, en patois languedocien), la Grotte des Fées, la grotte sépulcrale du Renard, l'aven du Camelier (à l'origine Camp Milhièr : champ de maïs, francisé en chamelier). Les habitats temporaires nés de la nécessité de se défendre (oppida des Serres, de Saint Martin et de Saint Pierre, de la Lèque et probablement de Prades et de Lussan) vont soit être abandonnés dans les époques les plus sûres, soit devenir l'objet d'un habitat permanent.









Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_8Dominant le site des Concluses et à 3 km du hameau de Beth, au lieu-dit du bois du Vallat-de-Nerderie, la Pierre Plantée est donc un menhir de grande taille : il mesure 5,60 m de hauteur. Il est le plus haut du sud de la France.
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Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_17Les archéologues pensent qu'il date de la période Chalcolithique : le chalcolithique désigne la « période où un outillage principalement en pierre peut être complété par des objets en cuivre », ce qui est caractéristique, en archéologie, de certaines cultures ayant existé à la fin du Néolithique ou au début de l'Âge du bronze (vers -2300 à -1800 en Europe occidentale). Quand à moi, je trouve pour date de sa mise en place -11 500, avec réutilisation en - 7 500 et - 2 400.












Lussan_Menhir_de_la_Pierre_Plant_e_13Très isolé dans la garrigue, il est encore très puissant pour ceux qui peuvent mesurer les énergies. Autour de lui, des "paliers" ou "portes énergétiques" sont encore en place.
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Pas très loin du hameau de la Lèque, Le dolmen de la table des Turcs se situe aussi non loin du hameau de la Lèque. A ma prochaine visite, les photos...

http://pagesperso-orange.fr/tourisme.gard/tourisme/LUSSAN.htm

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20 août 2009

Le couvent des Cordeliers et la tour des Valois


Sainte_Colombe_1Au début du XIIIème siècle arrivèrent à Vienne des religieux cordeliers de l'ordre de saint-François d'Assises. Ils s'installèrent près du ruisseau Saint-Gervais, non loin de la gare actuelle de Vienne. Trop à l'étroit dans cette maison, l'archevêque de Vienne Jean de Bernin leur fit construire un couvent plus spacieux sur la rive droite du Rhône, à Sainte-Colombe.  Les frères mineurs en prirent possession en 1250.







Sainte_Colombe_11Le monastère connut très vite une grande célébrité. Les notables viennois voulurent avoir leur tombeau dans le cimetière attenant, d'autre se faisant enterrer dans le choeur de l'église.











Sainte_Colombe_12Durant le concile de Vienne, les voyageurs de marque logeaient chez les Cordeliers. Le roi Philippe le Bel y reçut la visite du pape Clément V, du roi d'Angleterre et du roi d'Aragon.











Sainte_Colombe_3En 1335, le roi Philippe VI de Valois exigea de l'archevêque de Vienne Bertrand de la Chapelle lui remette Sainte-Colombe et la rive droite du Rhône. Il fit construire la tour dite des Valois à l'entrée du pont qui relie Vienne. Une nouvelle chapelle fut construite.
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Sainte_Colombe_6En 1343, Philippe VI s'installe à nouveau au couvent des Cordeliers  lors du transport du Dauphiné à la France par Humbert II.

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Sainte_Colombe_10Le couvent  fut pillé et incendié au cours des guerres de religions du XVIème siècle.

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Sainte_Colombe_9Les crues fréquentes du Rhône endommagèrent régulièrement les bâtiments et obligea à de constantes remises en état.

Le cloître actuel date de 1690 et remplace l'ancien cloître du moyen âge.









Sainte_Colombe_4La vie conventuelle fut présente jusqu'à la révolution. les Cordeliers disparurent alors et le couvent fut vendu aux enchères publiques en 1789. En 1793, la façade est, en bordure du Rhône, fut réhaussée. Plus tard, la chapelle du couvent servit au culte de la paroisse de Sainte-Colombe, les bâtiments furent repris par l'enseignement catholique.
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La cathédrale Saint-Maurice de Vienne, historique

Saint_Maurice_Vienne_7La cathédrale primitive du diocèse de Vienne, mentionnée dès 314, appartenait au groupe épiscopal construit à l'intérieur de l’enceinte de la cité gallo-romaine, non loin de l’ancien forum et du temple d'Auguste et de Livie. Ce groupe était composé alors de plusieurs églises, du baptistère et de la maison de l'évêque.









Saint_Maurice_Vienne_1Leur emplacement est à peu près localisé : l'église principale (l'ecclesia) sous la partie orientale de la cathédrale actuelle, à l'extrémité est de la place Saint-Paul, le baptistère, de plan circulaire ou octogonal, et au nord une église dédiée à sainte Marie. Le souvenir de ces premières églises fut perpétué au XIIIème siècle lorsque furent construites sur le flanc nord de la nouvelle cathédrale gothique trois chapelles qui donnaient sur le cloître des chanoines. Leur vocable pérennisait les titres des églises du groupe épiscopal : les Maccabées ou Saint-Maurice-le-Vieux, Saint-Jean (le Baptiste), Notre-Dame. Leur destruction ainsi que celle du cloître, dans les premières années du XIXème siècle, ont donné naissance à la place Saint-Paul.









Saint_Maurice_Vienne_4En janvier 361, l'empereur Julien assista à la fête de l'épiphanie dans la cathédrale. Dès le Vème siècle, l'ecclesia fut placée sous le patronage des frères Maccabées. Au début du VIème siècle, vers 515, un monastère y fut établi par le roi burgonde Sigismond. Cette fondation fut en réalité l'oeuvre d'une grande figure du siège épiscopal de Vienne, Avit, qui peupla la nouvelle abbaye avec des moines venus de Vienne, où les ordres monastiques fleurissaient alors.
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Saint_Maurice_Vienne_2Au début du VIIIème, le culte des reliques des martyrs de la légion thébaine, saint Maurice et ses compagnons (entre autres Victor, Candide, Exupère : voir Saint-Victor de Marseille), fut introduit à Vienne : un petit édifice en forme de crypte fut construit à l'ouest de la cathédrale d'alors pour abriter les reliques des martyrs. Leur culte bénéficia de la piété et des largesses des souverains carolingiens puis des rois de Bourgogne.
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Saint_Maurice_Vienne_23Au début du IXème siècle, une communauté de chanoines régie par une règle fut créée. L'usage du vocable Saint-Maurice se généralisa peu à peu pour désigner la cathédrale, qui fut agrandie vers l'ouest d'un sanctuaire consacré au Sauveur et utilisé par le chapitre des chanoines. Le roi Boson (879-887), élu roi de Bourgogne et de Provence et qui résidait à Vienne, eut une dévotion particulière pour saint Maurice dont il fit rouvrir le reliquaire d'or et de gemmes. Il fut inhumé à Saint Maurice.





Saint_Maurice_Vienne_3La cathédrale fut reconstruite entre 1030 et 1070  par l'archevêque Léger. L'archevêque de Vienne, Gui de Bourgogne (1119-1124) après avoir été élu pape sous le nom de Calixte II, fut couronné dans la cathédrale. Peu après il fit du siège épiscopal de Vienne la primatiale pour les six provinces ecclésiastiques du sud de la France. Entre 1130 et 1160 se fit une nouvelle campagne de construction dans le style Roman. Au XIIIème siècle, l'évêque Jean de Bernin (1218-1266) reprit les travaux en délimitant le nouveau périmètre agrandi de l'église.
Le 20 avril 1251, le pape Innocent IV consacra la cathédrale, dédiée définitivement à saint Maurice. Durant le XIIIème siècle, la construction progresse: triforium, fenêtres supérieures, voûtes de nef centrale, portails de la façade occidentale, chapelles latérales.







Saint_Maurice_Vienne_15D'octobre 1311 à avril 1312, le Concile de Vienne convoqué par le pape Clément V se déroule dans la cathédrale. Ce concile œcuménique, en présence du roi de France Philippe IV, ordonna la suppression des Templiers. La nef et la façade furent achevées au début du XVIème siècle, et en 1529 la dernière pierre de la cathédrale fut posée.

En juillet 1548, le cœur du Dauphin François, fils de François Ier, fut déposé dans le choeur de la cathédrale. François III mourut en 1536 au château de Tournon, après avoir bu un verre d'eau à Lyon...



Saint_Maurice_Vienne_53Le 20 mars 1561, les bandes de Réformés s'attaquèrent aux statues de la façade. Le saccage se poursuivit en 1562, par des compagnies huguenotes du baron des Adrets, puis en 1567 à nouveau par les Réformés. En juillet 1790, en vertu de la Constitution civile du clergé, l'évêché de Vienne fut supprimé : la cathédrale échappa à la vente des biens religieux nationalisés. Pendant la Révolution, elle fut un lieu de réunion d'assemblées populaires et patriotiques, et servit ensuite de grenier à fourrage, ou de casernement. L'église fut rouverte au culte en juin 1802, en tant qu'église paroissiale.En 1869, la tour nord fut détruite par un incendie.

Saint_Maurice_Vienne_24Du haut de sa tour, Amalthée, tournée exactement au sud, tient son rôle de protectrice et d'initiatrice...

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D'après le dépliant de l'office du tourisme
D'après la fiche de visite distribuée dans l'église
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Maurice_de_Vienne
http://architecture.relig.free.fr/jalbum/vienne_isere/interieur/index2.html
http://medieval.mrugala.net/Architecture/Vienne%20-%20Saint%20Maurice/

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La cathédrale Saint-Maurice de Vienne, la façade

Saint_Maurice_Vienne_19La cathédrale médiévale, au cœur d'un quartier clos habité par les chanoines du chapitre, dresse sa façade sur un parvis précédé de plusieurs degrés, s'élevant au-dessus des bords du Rhône.
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Saint_Maurice_Vienne_12C'est la partie la plus récente de l'édifice, construite entre le XIVème et le XVIème siècle, dans le style gothique.
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Saint_Maurice_Vienne_8Elle présente deux tours, une grande baie à rose et lancettes et trois portails de style flamboyant, richement décorés. Les sculptures ornant les tympans et les niches ont été détruites lors des guerres de Religion, mais heureusement les riches sculptures des voussures sont intactes.








Saint_Maurice_Vienne_10Le portail de droite se caractérise par le présence d'anges musiciens et de prophètes (fin du XIVème siècle).
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Saint_Maurice_Vienne_11Celui de gauche, dédié à la Vierge, présente des anges musiciens et des choristes qui célèbrent le couronnement de la mère du Christ (fin du XVème siècle).
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Saint_Maurice_Vienne_9Enfin, le portail central date de la fin du XVème siècle et présente des scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament, des prophètes et des rois. Au début de voussures, on remarque notamment des statues personnifiant l'Église (à droite) et la Synagogue (à gauche).
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La cathédrale Saint-Maurice de Vienne, les cloîtres

Saint_Maurice_Vienne_27Le groupe cathédral comprenait au moyen âge un baptistère (Saint-Jean), une église principale (des Maccabées) et une église Notre-Dame. L'église majeure fut reconstruite aux XIème et XIIème siècles.
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Saint_Maurice_Vienne_29Au XIIIème siècle, l'archevêque Jean de Bernin agrandit et suréleva l'église cathédrale dédiée à saint Maurice (fenêtres hautes et arcs boutant). Au XIVème siècle, des chapelles furent insérées entre les arcs boutant, des arcatures romanes furent alors placées au-dessus.









Saint_Maurice_Vienne_31Jean de Bernin fit aussi construire pour les chanoines deux cloîtres séparés par la salle capitulaire et le réfectoire. les corbeaux des galeries sont encore visibles place Saint-Paul.
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La cathédrale Saint-Maurice de Vienne, la chapelle Saint-Théodore


Saint_Maurice_Vienne_60Le portail, autrefois surmonté de trois blasons, faisait communiquer la galerie nord du cloître de la cathédrale avec la chapelle fondée à la fin du XVème siècle par le chanoine Claude de Virieu et sa sœur Jeanne.
















Saint_Maurice_Vienne_61De part et d'autre, des inscriptions funéraires des XIIème et XIIIème siècles, insérées dans le mur, rappelaient les donations que les défunts avaient faites pour servir à l'entretien de l'église de Vienne les jours anniversaire de leur mort ou pour certaines fêtes.

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