13 juin 2010

Olympie, les bâtiments civils

Les bâtiments auxiliaires, chambres des prêtres, les bains, les chambres, les salles d'entrainement, etc, étaient situés à l'extérieur du complexe :

Le théokoléon

Olympie_79La résidence des prêtres (theokoles) était de forme rectangulaire.
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Olympie_80Elle hébergeait également  les  manteis (ceux qui donnaient les réponses oraculaires), les spondophoroï (citoyens éléens qui annonçaient la trêve et le début des Jeux), les exégètes (ceux qui expliquaient aux visiteurs étrangers les rituels des Jeux) , les aulètes (ceux qui jouaient de la flûte durant les sacrifices).











Le stade d'Olympie

Olympie_38Le stade, creusé sur la pente du Kronion, avait une entrée réservée aux cortèges officiels, à l'angle est de l'Agora.












Olympie_40On avait fait de ce passage un tunnel long de 32 m (appelé crypte) quand, à l'époque macédonienne, on avait exhaussé les talus, pour permettre à un plus grand nombre de spectateurs d'y prendre place.










Olympie_44Ces talus n'étaient que des pentes ou des gradins gazonnés. La piste était limitée par une bordure en calcaire blanc, où de distance en distance des trous permettaient de ficher des poteaux. Entre les poteaux se plaçaient les coureurs.










Olympie_46A une des extrémités de tenait une tribune pour les Hellanodices (hellanodikai, juges, ou agonothetai, organisateurs des jeux : leur devoir sacré était de veiller aux normes et à l'héritage des jeux et de maintenir le respect de ses règles),
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Olympie_45et près d'un autel s'asseyait la prêtresse de Déméter Chamyné, seule femme admise aux jeux. 

















Olympie_48Avec le développement des jeux et l'augmentation du nombre de pèlerins, il devint nécessaire de créer un véritable stade, avec une surface allongée suffisamment plane pour que les athlètes puissent s'y produire. On désigne le premier stade par « stade I », qui fut réalisé vers 560 avant notre ère. Encore très rudimentaire, on avait mis à profit le relief naturel offert par le terrain : les spectateurs se servaient du talus pour s'asseoir.






Olympie_43Son orientation était est-ouest. Il fut remplacé à la fin du VIème siècle par le « stade II », dont la pente méridionale réservée au public atteint 3 mètres. Ce que l'on voit aujourd'hui sont les restes du « stade III » déplacé de 12m vers le nord et de 75m vers l'est par rapport au précédent. Il se trouve ainsi placé hors de l'enceinte sacrée. Cette légère délocalisation pourrait être, outre un besoin de plus de place, celui d'une laïcisation des jeux.






Olympie_42La piste du stade était un rectangle de 212m sur une largeur variable de 28,60m aux extrémités à 30,70m au milieu. Elle était couverte d'un mélange de terre et de sable, et limitée à l'est et à l'ouest par deux longues bordures de calcaire blanc de 45cm de large, lignes d'arrivée (terma) et de départ (valvis) des coureurs. La distance entre les deux correspond aux six cents pieds de la course simple, c'est-à-dire 192,24m (soit, d'après la légende, six cents fois la longueur du pied d'Héraclès). Il existait plusieurs épreuves : la première consistait à faire un tour de piste (le dromos), la seconde deux (le diaulos) et la troisième 7,14 ou 24 tours (le dolichos). La piste était entourée d'une rigole de pierre ponctuée régulièrement de bassins qui, alimentés par des sources, fournissaient une eau fraîche aux athlètes et aux spectateurs.







Olympie_41Après l'aménagement des remblais autour de la piste, les spectateurs pouvaient se rassembler jusqu'à 50 000, mais ils ne bénéficièrent  jamais, à Olympie, de véritables gradins. Au sud du stade se trouvait l’hippodrome, qui atteignait une longueur totale de quatre stades (soit environ 780 mètres); il n'a malheureusement guère laissé de traces car il a été emporté par les crues du fleuve Alphée. 







Olympie_47Je me suis retrouvée seule au milieu du stade. J’ai laissé aller mon ressenti. Une énergie très forte m’a enveloppée, puissante, et émotionnellement dérangeante. J’ai pleuré, submergée par l’égrégore du lieu.











La palestre

Olympie_82C’est ici que les maîtres de gymnastique (paidotribaï) entraînaient les garçons à l'athlétisme et à la lutte. La palestre, construite au IIIème siècle avant notre ère, était un bâtiment à peu près carré (66,35 x 66,75 mètres), au sol recouvert de sable.









Olympie_85Autour d'une cour péristyle, cernée de colonnades doriques, les portiques étaient organisés en petites pièces où les athlètes se préparaient et s'entretenaient avec leur entraîneur.












Le gymnase

Olympie_5Au nord, la palestre était reliée au Gymnase, (environ 120x 220 mètres) espace découvert entouré de portiques sur ses quatre côtés. C’est là que se faisaient les entraînements sur piste (dont le javelot, le disque et la course), quand le temps le permettait. Il fut aménagé au IIème siècle avant notre ère, mais la porte monumentale, propylée aux colonnes corinthiennes, qui le réunit à la palestre, remonte plutôt à la fin de ce siècle. 





Le bouleutérion

Olympie_68De plan rectangulaire, siège du sénat olympique (autorité supérieure des Jeux), il était destiné à l’assemblée du peuple. C’est également à cet endroit que les concurrents venaient prêter serment, avant les Jeux, de respecter les règlements en vigueur, sous peine de devoir verser une amende. Il servait également d'Hôtel de Ville, c'est là qu’étaient conservées les archives.








L’atelier de Phidias

Olympie_78C’est dans cet atelier que fut sculptée la statue chryséléphantine de Zeus.












Olympie_77Les murs étaient à l'origine en brique crue posée sur un lit de pierre. À l'époque paléochrétienne, au Vème siècle, une église byzantine fut dressée sur le même emplacement.
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Olympie_74L'ancienne porte monumentale de l'atelier fut alors convertie en abside.
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Le léonidaion

Olympie_72Ce grand bâtiment à l'extérieur de l’Altis (au loin sur la photo), au sud-ouest, divisé en chambres et appartements, agrémenté de jardins et de fontaines, était un logis de luxe. Il fut construit en 330 avant notre ère par un architecte et mécène, Léonidas de Naxos.









Olympie_17Il servait d'hôtellerie pour les hôtes de marque et les athlètes. Son nom lui vient de son donateur et architecte Léonidas de Naxos. Monument à peu près carré (80,20 x 73,50 mètres) entouré d'une colonnade ionique, il sera quelque peu retouché plus tard pour servir de résidence aux dignitaires romains.










La villa de Néron

Olympie_61Située sur l’emplacement de l’ancien temple d’Hestia, cette villa luxueuse, à cour péristyle, fut construite en hâte pour l’empereur Néron qui participa aux Jeux en 65 (, organisa un concours de poésie).










Olympie_62Elle comportait beaucoup de pièces, de jardins, de bains. Les mosaïques ont été préservées.
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La victoire de Paionios

Olympie_102La statue est en marbre de Paros sculpté d'un seul bloc. Haute de 2,115 mètres (sa hauteur originelle était de 3 mètres environ), elle représente la déesse de la Victoire Niké qui va se poser, la pointe du pied gauche posée sur le sol. Les deux bras sont largement ouverts. Elle est habillée d'un chiton plaqué contre le corps par le vent, et d'un manteau largement déployé derrière elle. La tête et la draperie sont abîmées et les deux avant-bras manquent ; il reste cependant un fragment de la main droite.












Olympie_64Une inscription sur la base triangulaire permet d'identifier le sculpteur, Paionios :
« Offrande à Zeus Olympien des Messéniens et des Naupactiens, la dîme (du butin pris) sur les ennemis. Œuvre de Paionios de Mendè qui remporta le prix en réalisant les acrotères du temple. »
La statue est également mentionnée par Pausanias, qui en fait une offrande des Messéniens de Naupacte suite à leur victoire contre les Acarnaniens et la tribu des Œniades en 428 avant notre ère.

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09 juin 2010

Notre-Dame la Noire de Lantenay

Dijon_Mus_e_art_sacr__ND_Lantenay_2Sur la commune de Lantenay, en Côte d'Or dominant le bourg, se trouve, dans une propriété privée, la chapelle Notre-Dame la noire. Datant du XIIème siècle, elle fut construite par Agnès de France, fille de saint Louis, à côté d'une source sacrée.

























Dijon_Mus_e_art_sacr__ND_Lantenay_9Il y a encore quelques années, trônait en son sein une vierge noire de toute beauté, d'une hauteur de 70 cm, de style "byzantin".
Elle était le but d'un pèlerinage très fréquenté, et répondait à sa sœur, Notre-Dame d'Étang, de l'autre côté de la vallée. La légende dit qu'elle fut donnée par un croisé, donc d'origine orientale.

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Dijon_Mus_e_art_sacr__ND_Lantenay_6Cette vierge se trouve aujourd'hui à Dijon, au musée des Arts Sacrés. Oubliée, mais en bonne compagnie, puisqu'une autre de ses soeurs, Notre-Dame de Vievy, se trouve à ses côtés.

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27 mai 2010

Châteauvieux

Yzeron_098Avant d'arriver à l'église Saint-Jean-Baptiste, indiquant le hameau, une croix moderne remplace l'ancienne détruite en 1984.

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Yzeron_124aLa paroisse de Châteauvieux semble antérieure à celle d'Yzeron : l'église date du XIème siècle. En 1250, la villa et le prieuré appartenaient à l'abbaye d'Ainay qui nommait le curé. Ce n'est qu'en 1658 que Châteauvieux devint annexe d'Yzeron.
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Yzeron_081aLa chapelle est entourée de son ancien cimetière, devant lequel se trouvent trois tilleuls "Sully" âgés de plus de 400 ans et l'ancien puits.
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Yzeron_094aLe mur de l'ancien cimetière est surmonté d'une croix byzantine que l'on dit vieille de deux mille ans. Des environs de Lyon, c'est certainement la plus ancienne.
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Yzeron_084aUne petite cour devant la chapelle fait office de parvis, où deux pierres tombales sont placées à droite et à gauche du portail. L'une, en calcaire doré, sans décor, est sans doute celle de François de Talaru : par un testament daté de 1311, madame Hubert de Solognat voulait que les ossements de son époux, François de Talaru, fussent transportés, d'un tombeau situé devant l'église de Châteauvieux, dans le monastère d'Ainay où elle avait élu sépulture. L'autre, en calcaire blanc, est sans doute un réemploi d'une dalle romaine.






Yzeron_175Le tympan de la porte est entouré d'un arc en plein cintre formé de 16 claveaux concentriques. Il s'appuie sur un robuste linteau monolithe.












Yzeron_176aLe côté nord est aveugle : la porte, que l'on dit la plus vieille de l'édifice, fut murée il y a longtemps.


















Yzeron_093aAu sud, la chapelle est éclairée par 4 fenêtres d'inégales grandeurs : primitivement, les 4 étaient des petites ouvertures romanes en plein cintre dont il reste un seul spécimen, puis, l'éclairage étant insuffisant, deux furent agrandies et une autre baissée.
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Yzeron_101aLe clocher, carré, repose sur la croisée du transept.
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Yzeron_088aL'intérieur comporte une nef à trois travées, voûtée d'arêtes. D'après le plan primitif, les fermes de la toiture devaient se reposer sur des becs de corbeaux qui sont en saillie entre chaque travée. Chacune de ces travées est séparée par des piliers à arcatures en plein cintre le long des murs latéraux qui forment des contreforts intérieurs, les murs extérieurs étant unis et sans ressauts. On peut remarquer une déviation très nette de l'axe entre la nef et le choeur : le plan suit les anciennes failles et cours d'eau souterrains.












Yzeron_107Le chœur, voûté en berceau plein cintre, est carré. L'arc triomphal est surmonté aux 4 côtés d'une seconde voûte, superposée en arc de cercle, formant des arcs de décharge en forme de loculus.











Yzeron_180aDe chaque côté du maître autel, deux petites chapelles sans autel au chevet carré, éclairées d'une petite fenêtre taillée dans un seul bloc de pierre. Ces chapelles donnent sur un transept dont les arcades d'inégales hauteurs forment un curieux emmanchement de voûtes superposées.










Yzeron_118aLa pierre du maître autel fut découverte lors de la récente restauration de l'église en 1960 faite à l'initiative du Père Granjon alors curé de la paroisse d'Yzeron. Elle mesure 1m22 de longueur par 60 cm de largeur. Elle repose sur un pilier en pierre au milieu duquel se trouve enchassée une pierre ronde figurant  une ancienne croix  grecque pattée, d'époque romane, mais que l'on pourrait qualifier de celtique.                                             












Yzeron_116aLa poutre de gloire, très simple, en bois, porte l'inscription: "MA DOLEVR TE CONVIE A CORIGE TA VIE". Elle est surmontée d'un très beau Christ en bois (XVIIème siècle) d'une facture très naïve. Ce n'est pas un Christ souffrant mais un Christ souriant, rayonnant.
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Yzeron_132aLe sol, ancien, en grandes dalles de schiste, est conservé sur toute sa surface.


















Yzeron_181Le bénitier double, en granit, possède une petite vasque pour les enfants. La vasque supérieure porte la date 1669 et deux visages. L'un est souriant, l'autre, portant cornes (le savoir ?) grimace.
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Yzeron_120aPrès de l'absidiole droite, on remarque un catafalque de quarantaine en bois peint de façon très naïve. (Le catafalque désigne une estrade sur laquelle on place un cercueil lors d'une cérémonie funèbre)











Yzeron_153aLes trois statues en pierre représentant saint Étienne, saint Nicolas et sainte Anne, sont estimées du XVème siècle. Une autre statue de sainte Anne portant Marie qui elle même porte l'enfant, rarissime, se trouve à Polignac.
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Je n'oublierai pas de remercier notre guide,  et tous ceux qui se battent pour sauvegarder le sanctuaire : http://pagesperso-orange.fr/chapellechateauvieux/
L'accueil fut chaleureux et les discutions passionnées.

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26 mai 2010

La roche Saint-Martin

Yzeron_239C'est aux alentours du lieu-dit Le Bayard que se trouve un site non répertorié qui me semble très ancien. Le sommet de la colline parait arasé.












Yzeron_240aD'un côté, une pierre alignée très exactement est/ouest, présente 7 cupules servant à la fabrication de l'eau lustrale. Chaque cupule possède des vertus curatives différentes.
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Yzeron_229Tout autour, les restes d'une triple enceinte, dont les pierres ont été récupérées et mises en place par les bergers et paysans : un mur impressionnant nous montre également une sorte de puits.
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Yzeron_231Ces pierres ont gardé l'information de leur fonction d'enceinte, même si elles ont été déplacées récemment.


















Yzeron_255De l'autre côté de la colline, un ensemble de pierres à cupules et de sièges.
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Yzeron_254Il semblerait que plusieurs cultes se soient superposés ici. Cet endroit pourrait avoir été un collège druidique. Les romains s'en sont servis pour mettre en place un temple, et nous retrouvons l'emplacement de sépultures.
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Yzeron_269Plus bas, la pierre Saint-Martin. Ce site ressemble à la roche des fées d'Yzeron.
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Yzeron_276Le culte devait comporter des rituels d'initiation, et le bassin creusé à partir d'un trou naturel servir à des guérisons.
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La roche des fées

Yzeron_191aCet ensemble chaotique se trouve dans le bois des Fay, autrement dit le bois des fées.


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Yzeron_193aEn arrivant par le sentier qui descend de la chapelle de Châteauvieux, les premières pierres forment un dolmen. Les anciens racontent qu'avant, une deuxième pierre de couverture formait avec celle qui reste une allée couverte.

















Yzeron_199Ce n'est qu'une petite partie, la plus importante à mes yeux se trouvant derrière. Là, après une porte de vie, avec la pierre mâle et la femelle, nous trouvons le véritable sanctuaire. Il devait servir au culte lunaire.

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La table des Rivoires

Yzeron_018aCe dolmen, situé sur la gauche du chemin des Rivoires, est au départ formé par des roches naturelles. Haut de 4,50 mètres, large de 2,50, il nous rapelle que l'endroit fut considéré par nos anciens comme enceinte sacrée.
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Yzeron_035aTout autour, des pierres de guérison, sorte de siège qu'il faut activer pour obtenir leurs bienfaits.












Yzeron_047Plus haut, un passage entre deux pierres nous montre que l'endroit possède un "chemin initiatique". Un gardien est bien posté là : nous devons nous débarrasser des scories afin de recevoir les énergies du lieu.
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L'église d'Yzeron

Yzeron_312Yzeron se situe entre le Lyonnais et le Forez. La région occupée naguère par les Ségusiaves, peuple d’origine celtique. Le village est perché sur un piton rocheux au carrefour des vallées de l’Yzeron et du Garon. Les seigneurs de Fontaneys et les archevêques de Saint-Martin d’Ainay édifièrent château, chapelle et église.








Yzeron_311La racine « is ou yz » peut désigner les lieux où coulent les sources (comme pour l'Isère), mais peut laisser penser aussi à Isis, déesse primordiale de la fécondité. Il est vrai que les sources sont nombreuses, les romains ayant construit un aqueduc desservant Lugdunum ne s'y sont pas trompés.

Plus loin, la montagne de Py Froid, dédié à Bel, son parèdre.












Yzeron_301aL'église du village fut commencée avant 1469 : un PV de cette année contient l'ordonnance d'achever l'église. Par la suite, elle fut agrandie et les chapelles furent converties en basses nefs. Le clocher fut construit au XIXème siècle, vers 1863, le porche en 1935.









Yzeron_297aDans deux niches de chaque côté de l'entrée sont exposés des objets de culte. On retrouve la croix de procession du XVIème siècle en cuivre et argent, qui se trouvait dans l'église de Châteauvieux.
















Yzeron_298aSur une face est sculpté le Christ, sur l'autre une Vierge à l'enfant.

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03 avril 2010

Le crâne de cristal

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Nous voici devant le British Museum. Je l'ai tant trouvé cité dans les livres... Émotion.

Crâne de cristal

British_Museum_3Le crâne dit « de Londres » n'est pas translucide mais opaque. E. Boban l’avait tout d’abord proposé sans succès au Smithsonian Institute, il fut finalement acquis par Tiffany's à New York, à qui le musée le racheta en 1898 pour l’exposer comme objet précolombien. Le crâne a bénéficié d'une première analyse en 1996, puis d’une plus poussée en 2004, qui tendrait à prouver qu'il s'agit d'un faux.












British_Museum_4Des observations au microscope électronique ont permis de détecter sur la surface du crâne des marques droites et parfaitement espacées, qui apportent la preuve de l'utilisation d'une roue de polissage moderne. Un polissage manuel aurait conduit à la formation de minuscules traces réparties aléatoirement.
Le cristal utilisé vient du Brésil, les techniques utilisées pour le couper et le polir sont résolument européennes. En fait, il a probablement été fabriqué en Allemagne au XIXème siècle.








Pour plus d'informations sur les différents crânes, voir ici.

British_Museum_2Cinq crânes ont été étudiés récemment par les scientifiques : celui de Nick Nocerino baptisé "Sha-Na-Ra", celui de Jo Ann Parks, "Max", celui de Norma Redo (crâne à la croix reliquaire) ainsi que celui du British Museum et celui du Smithonian Institute.Trois ont été définitivement considérés comme faux. Mais... pour "Max" et "Sha-Na-Ra", silence radio. Le mystère des crânes continue.


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