05 juillet 2010

Ladoix-Serrigny, chapelle Notre-Dame du Chemin

Ladoix_Serrigny_Chapelle_ND_1L'histoire du sanctuaire appelé aujourd'hui Notre-Dame du Chemin remonte bien avant le christianisme.
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Ladois_Serigny_chapelle_003aSe trouvaient là une source miraculeuse, disparue de nos jours, et un puits celtique, qui existe encore sur le côté nord.
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Ladoix_Serrigny_Chapelle_ND_7Le culte de la déesse-mère fut remplacé par celui de Marie, comme bien souvent.  Au XI ème siècle, une vierge noire était vénérée qui permettait aux enfants morts-nés de revivre le temps du baptême, avant d'être inhumés dans le cimetière tout proche, entouré de buis (on a retrouvé, lors des fouilles, les sépultures : ces enfants devaient être enterrés séparément des autres chrétiens).

Ladois_Serigny_chapelle_004aC'était un  culte dit "à répit".Il existe encore la piscine qui servait aux rituels des offices...










Ladoix_Serrigny_Chapelle_ND_11Le sanctuaire, construit sur le "tapet" ou tertre, où les marchands, commerçants de l'étain et du sel s'arrêtaient pour se reposer, devint une halte sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, puis un lieu de pèlerinage  recevant les vœux de grossesses des duchesses de Bourgogne. Ces dernières revenaient après leurs couches en cérémonies de relevailles pour remercier la Vierge.







Ladoix_Serrigny_Chapelle_ND_2Les différentes paroisses de Beaune et des villages proches venaient régulièrement en procession. On compta lors de telles manifestations jusqu'à 3000 fidèles en 1512.

Puis la chapelle fut vendue comme bien national à la Révolution. Elle fut habitée, partagée entre plusieurs familles et même utilisée comme grenier, grange et écurie. La partie romane fut ainsi  utilisée jusqu'au début du XX ème siècle tandis que la partie gothique fut rachetée et restaurée à la fin du XIX ème.





Ladoix_Serrigny_Chapelle_ND_12La chapelle se compose de deux parties distinctes : une partie occidentale romane du XI ème siècle, divisée en pièces et étages (anciennement  transept et nef), et un agrandissement gothique du XVème siècle, chœur et nef, correspondant aux travaux financés en 1434 par le duc de Bourgogne Philippe le Bon.
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Ladoix_Serrigny_Chapelle_ND_14Il semblerait que la chapelle gothique du XI ème siècle,  était vouée à remplacer la chapelle romane réaménagée au XII ème, mais les travaux furent arrêtés à mi-chemin au moment où la nef gothique rencontre le chœur roman dont l'abside et ses absidioles ont été détruites à ce moment-là.









Ladoix_Serrigny_3bDeux sondages ont permis de prouver l’existence de collatéraux pendant l’état du XII ème siècle de la chapelle. Le plan d’état du XII ème siècle serait donc bien celui d’une église pourvue d’un transept terminé par un triplet d’absides et de collatéraux de même largeur, la nef étant rythmée par des piliers que relient, d’est en ouest, des arcs en plein cintre. Seule la croisée de transept possède encore une voûte d’arêtes, portée par des piliers composés.



Ladoix_Serrigny_Chapelle_ND_4La "Société civile immobilière de Pernand", ancêtre de la "Société des amis de la chapelle Notre-Dame du Chemin" a racheté à quatre propriétaires la partie occidentale de l'édifice et débuté les opérations de restauration qui se poursuivent actuellement.Ladoix_Serrigny_Chapelle_ND_8

Pour voir la carte, cliquer ici.









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01 juillet 2010

Veilly, la chapelle

Veilly_1Le village était à l'origine une ancienne villa gallo-romaine, située sur l'un des flancs du Mont de Veilly. Le village se serait déplacé du site autour du XIVème ou XVème siècle vers l'endroit où se situe le village aujourd'hui.


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La chapelle du XVème siècle, dite Notre-Dame de consolation, est vouée à l'assomption de Marie. Selon la tradition, ce sanctuaire a remplacé une très ancienne chapelle.

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30 juin 2010

Les dolmens de Ternant

Ternant_1Entre Ternant et la ferme de Rolle, à la lisière du bois, deux dolmens ont été restaurés en 1975 par l'association des amis de Vergy en accord avec la direction des antiquités préhistoriques.











Ternant_8Déjà en 1932 des fouilles ont été effectuées, qui ont permis de retrouver des grattoirs, des silex, des monnaies gauloises, des poteries et des outils. On les data du premier âge du bronze, soit 2 000 ans avant notre ère.

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Ternant_4L'un des dolmens est surnommé "la chambre au prêtre". Sa table de 5m12 sur 1m93 a un poids estimé à 15 tonnes.

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Ternant_5Ayant chutté, les restaurateurs ont du utiliser quatre vérins à vis pour l'élever. Les dalles latérales furent remises d'aplomb et consolidées.

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Ternant_2Le deuxième, plus petit, possède une table rectangulaire de 2m67msur 1m26 et pèse déjà près de 5 tonnes.

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Un troisième dolmen, 800 mètres plus loin, au flanc d'un petit massif calcaire, nous a échappé. Il parait qu'il se mérite... (informations tirées du livret de Patrice Vachon, "De menhirs en dolmens")

Ternant_7Par contre, je pense qu'il y a plus dans le bois que des dolmens...

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29 juin 2010

Le tilleul

 

Veilly_3Le tilleul de Sully, situé derrière l'église, fut planté sous le règne d'Henri IV, au XVIIème siècle.

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Veilly_5La particularité de cet arbre est qu'il est creux.











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Il est donc possible d'entrer à l'intérieur de son tronc.





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Il mesure 25 mètres de hauteur, et 10 mètres de circonférence.


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Pour voir la carte, cliquer ici.

  

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L'église Saint-Pierre et Saint-Paul

Sussey_4Étymologiquement, Sussey vient du latin « le domaine de Sucius ». Il en est fait mention dès 920 sous le nom de Succiacus. On y a retrouvé les vestiges d’un gîte d'étape celtique, d'une villa gallo-romaine, d'un cimetière mérovingien. L’occupation humaine remonte encore plus loin dans le temps : la commune possède un très beau menhir, le menhir de Pierre-Pointe, au lieu-dit Le Maupas.







Sussey_7Située au centre du village, cette église remonte, pour ses parties les plus anciennes, au XIIème siècle. Elle était située dans l’enceinte du château dont il ne reste que l'arcade d'entrée.

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Sa tour du clocher, son avant chœur, son chœur et sa nef principale sont de style roman.


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Sussey_1Les peintures murales du chœur et de l'avant chœur sont les œuvres majeures de l'église de Sussey, classées monument historique par arrêté du 29.12.1983. Ces peintures murales des XIIème et XVème siècles ont été découvertes fortuitement, sous les enduits qui les recouvraient, à l'occasion de travaux de restauration menés en 1982-83.







http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=21615_1
http://pagesperso-orange.fr/cantondeliernais/communes/Sussey%20Le%20Maupas/Sussey%20le%20Maupas.
htm http://www.sussey.net/Pages/lescuriosites.htm

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Le menhir de Pierre-Pointe

Sussey_pierre_pointe_1La pierre est située sur le haut d'une collline, au milieu d'un champ près du hameau de Vousvres (qui ressemble fort à vouivre...). Elle se trouve exactement au point de partage des eaux du bassin de l'Yonne et de la Loire. C'était également la limite des trois anciennes divisions des Eduens :
- le Pagus Morvinnensis ou Morvan
- le Pagus Alesiensis ou Auxois
- le Pagus Arebrigus ou région d'Arnay le Duc.






Sussey_pierre_pointe_5C’est un bloc de granit de 4m30 de haut sur une largeur de près de 1m50. Sa partie enfouie mesure 1m30, ce qui en fait un monolithe de 5m60. Daté du Néolithique, il fût classé Monument Historique le 7 mars 1910.

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Sussey_pierre_pointe_6Au siècle dernier, on pouvait encore y voir, adossée, une sorte de table de pierre ou autel, constituée d’une pierre de 1m50 de long sur 1m de large. Enlevée en 1808, elle a, de nos jours, disparu.
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Sussey_pierre_pointe_4Une légende raconte qu’on voulut un jour l’abattre :
Afin d’aller chercher sous la pierre un trésor, un seigneur voulut la faire tomber. On l’attacha à l’aide de solides cordes que l’on fit tirer par des bœufs. La pierre commença à basculer. Elle appela alors sa voisine, la pierre Sarazine, à son secours. « Sârâienne, ma bonne Vouâienne, si tu ne vins ai mon aide, les bœufs de devez pierre pointe m’emmeunent ! »











Sussey_pierre_pointe_2Les cordes alors cassèrent et les bœufs, pris de panique, se sauvèrent. Ce fut l’affolement et l’on vit même un pigeon blanc s’échapper. C’était la fée qui habitait la pierre. Depuis ce jour, personne n’a jamais plus osé recommencer un tel sacrilège.

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La fontaine Saint-Martin

Beuray_Bauguay_1Ce village possède un ancien sanctuaire. Très ancien. Comme d’habitude, le lieu de culte fut repris par le christianisme, et une chapelle Saint-Martin fut édifiée à ses côtés.












Beuray_Bauguay_7Entourée d’un cimetière, la chapelle date du XIIème siècle et fut remaniée au XVème. Une restauration de l'édifice eut lieu en 1985. La toiture est couverte en laves, et la façade surmontée d’un clocher-mur. Elle est éclairée par deux fenêtres en plein-cintre, l'accès se fait par un portail en arc segmentaire.










Beuray_Bauguay_3De nombreuses et anciennes dalles mortuaires sont encore posées tout autour, ainsi que sous un arbre.

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Beuray_Bauguay_6La fontaine est probablement le vestige d’un ancien sanctuaire de source païen. Seule la coupole sculptée est d’époque gallo-romaine, les piliers (sans doute plus élevés à l'origine), les murets et le bassin ont été refaits au XIXème siècle à partir d’éléments en remploi.










Beuray_Bauguay_5Selon une tradition orale, l’eau de la source passait pour avoir des vertus curatives et on y trempait les linges des enfants malades. Encore de nos jours, elle passe pour soigner la fièvre, mais pour cela faut-il tourner trois fois autour de la pierre en coupole posée sur la source, puis s’allonger dessus à plat ventre et dormir…









Beuray_Bauguay_10L’édicule de plan carré abrite un bassin bordé d’un muret sur trois côtés. Il est constitué de quatre courts piliers de section octogonale supportant une superstructure monolithe en forme de coupole en pendentifs, à extrados en couverture.











Beuray_Bauguay_12Sur les quatre côtés, la coupole forme un arc segmentaire, couronné d’une archivolte moulurée faisant saillie sur l’extrados. Un trou d’écoulement des eaux pluviales est ménagé dans chaque angle. L’angle antérieur gauche brisé a été rescellé au ciment et renforcé par deux agrafes de fer.










Beuray_Bauguay_9La coupole est ornée d’un décor concentrique en bas-relief formé d’une rosette centrale entourée d’une guirlande végétale, de deux rangs de feuilles imbriquées en écaille, puis d’une seconde guirlande.











Beuray_Bauguay_8Les pendentifs sont sculptés de motifs en volutes adossés. L’intrados des arcs présente un décor de caissons avec alternance d’une rosette et de deux quatre-feuilles, et l’archivolte, une frise végétale.

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La fontaine des Laides


Bouze_les_Beaune_1Étymologiquement, Bouze signifie « Bois » (du radical celte « Bos » ). Ce pays du bois fut colonisé et habité dès la préhistoire, au néolithique et à l’âge de bronze, pour preuve la nécropole néolithique sur le site du « Croconnet » comprenant une soixantaine de tumuli et la grotte préhistorique de la Mollepierre.









 

 

 

Bouze_les_Beaune_3Le village de Bouze-les-Beaune fut fondé par les moines de Sainte-Seine au début du Moyen Age, vers 1134.

Avant s'y trouvait déjà une source appelée « Source des Laides » datant du XI ème siècle, qui était réservée aux lépreux (les laides) qui venaient s’y laver et boire. Elle fut restaurée il y a peu.


 






 

 

 

 

Bouze_les_Beaune_2Je dois dire que cette source n’est guère inspirante. Il devait certes y avoir une raison à l’époque pour que les malades l’utilisent, mais vu le dépotoir que c’est devenu (je ne vous mets pas les photos du beau canapé et des vieux cartons au dessus…) je crois que je préfère la vue de l’autre côté.

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28 juin 2010

Les menhirs d'Epoigny

Couches_Epoigny_1aL'alignement de menhirs se trouve sur la commune de Couches, célèbre pour sa fête du Dragon-Vivre organisée tous les vingt ans (tiens tiens, un dragon...)








Couches_Epoigny_13(re tiens tiens : le nombre 20 est considéré comme néfaste pour saint Jérome parce qu'il indique la lutte universelle, mais il représente également la source de toute l'énergie du monde. Chez les anciens Mayas, le nombre vingt représentait le Dieu Solaire en tant qu'Homme Parfait...)









Couches_Epoigny_10"La légende en date de 1328 rapporte qu'un monstre,"la vivre", semait la terreur dans la région. Le magicien Yoata réussit à l'ensorceler avec sa flûte et l'emmena brûler, mais il fut lui aussi victime du brasier."
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Couches_Epoigny_12Mais les pierres furent dressées  il y a plus de 5 000 ans, au néolithique. Cette légende nous rapporte simplement que les énergies telluriques sont puissantes dans ce coin de Bourgogne.

Les gaulois Éduens ne s'y sont pas trompés, qui consacrèrent le site à Epona, déesse des cavaliers. Les romains firent passer la  voie "Agrippa" d'Autun à Châlon à proximité.







Couches_Epoigny_5aL'alignement comporte sept pierres dont cinq ont été redressés en 1984, malheureusement à quelques mètres des emplacements de leurs découvertes, pas dans le bon sens et fixées dans du béton. 

L'alignement forme actuellement un "V", mais il est  possible que ces pierres aient pu former un cromlech ( elles formaient une ligne orientée de 30 à 35° vers le nord-est).












Couches_Epoigny_2aLes menhirs sont constitués de granite à deux micas dont les gisements les plus proches sont à cinq kilomètres. Des blocs identiques ont été trouvés dans le lit du ruisseau au niveau de l'ancien moulin qui pourraient également être des menhirs.










Couches_Epoigny_4aLe plus grand d'entre eux  mesure 7 m 30 (à l'époque néolithique, il mesurait 7 m 70) et un poids estimé de 30 tonnes.

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Couches_Epoigny_3bL'un d'entre eux, qui servait depuis 1840, de parapet au pont de Vigny, a été dressé au bord de la route.

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Couches_Epoigny_6aPlusieurs des pierres, provenant de grands monolithes débités, trouvés dans la prairie voisine, ont été transportés et sont encore couchés.











Couches_Epoigny_16Quelques-unes portent encore des traces à peine visibles de gravure et de cupules.

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Pour voir la carte, cliquer ici.

http://www.lieux-insolites.fr/saoneloir/couches/couches.htm
http://microservice71.chez-alice.fr/couches/histoire.html#menhirs
http://laboutiqueajacques.com/Vivre_Couches_2008.html

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Saint-Émiland

Saint_Emiliand_3Le village possède une église romane du XIIIème siècle, et dans son cimetière un oratoire classé aux Monuments Historiques.
L'on fabriquait en ce lieu des meules de moulin, et aussi des sarcophages ou cercueils de pierres. Ceci est important pour la suite de l'histoire.
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Saint_Emiliand_5Cette commune a plusieurs fois changé de nom à travers les âges. Dans l'antiquité ce fut d'abord Leusia ou Lausia, relevé dans des chartes très anciennes, nom en rapport sans doute avec l'exploitation importante de carrières qui eut lieu en ces endroits dès l'antiquité. (Lauze désignant en effet les dalles ou pierres plates employées jadis pour la couverture des maisons). Ce nom évolue plus tard en Luze.







Saint_Emiliand_4Plus tard, après l'apparition du christianisme et l'institution des paroisses, nous trouvons Saint-Jean-de-Luze, la chapelle du village étant placée sous le vocable de Saint-Jean.
Puis ce sera Saint-Emiland, que la commune retient aujourd'hui, et qui se rattache à la légende du saint évêque combattant l'invasion des Sarrazins.
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Saint_Emiliand_7Jusqu'au seizième siècle la légende de saint Emiland (étymologie latine : "aemulus", émule
) n'est connue que par la tradition locale, sans être appuyée par aucun docu­ment écrit ni soutenue par aucune formule liturgique : légende conservant le souvenir d'un évêque guerrier arrivant du fond de la Bretagne avec une armée pour combattre les Sarrasins, rencontrant ceux-ci à Saint-Jean-de-Luze, succombant en ce lieu après un sanglant combat et inhumé avec ses compagnons dans des cercueils de pierre tombés du ciel, que l'on voyait en grand nombre sur le théâtre pré­sumé de cette rencontre.

http://www.ateliers-habitatvivant.fr/index_fichiers/pierres_71.htm
http://www.bourgogne.cybercommunes.com/71/SAINT_EMILAND/tourisme/patrimoine/index_patrimoine.php

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