12 juillet 2010

L'église de la Sainte-Trinité

Chevigny_Saint_Sauveur_1Chevigny est mentionné en tant que village (Chevigniacum) pour la première fois dans un texte de l’an 878.
L’origine gallo-romaine ne fait guère de doute : une villa fut retrouvée lors de travaux. Chevigny servait au commerce, étape sur une route importante qui pourrait expliquer le développement du village.








Chevigny_Saint_Sauveur_9Au XIIème siècle, en 1178, sa chapelle devint l’église de la Trinité , dédiée au Saint-Sauveur. C’est en cette église que Philippe le Hardi, le 25 novembre 1376, tint sur les fonts baptismaux le fils de Jean de Vienne, amiral de France et ami de ce premier duc Valois de Bourgogne.









Chevigny_Saint_Sauveur_3En 1513, les Suisses investirent la région de Dijon, saccagèrent le village et brûlèrent l’église. Les archives précisent qu’en 1515, une bulle du pape Léon X accorda des indulgences aux fidèles qui contribueraient à la restauration de leur église.










Chevigny_Saint_Sauveur_5L’édifice fut donc refait avec soin par les chanoines réguliers de l’Abbaye de Saint-Étienne de Dijon qui ont desservi la paroisse jusqu’à la révolution.











Chevigny_Saint_Sauveur_2L'église a conservé de l'époque romane son abside en cul-de-four et son portail. La base du clocher est aussi du XIIème siècle, peut être même XIème. Le transept, la nef et le clocher carré sont du XVIème siècle, les chapelles sont des XVème et XVIIème siècles.















Chevigny_Saint_Sauveur_4L’église, désaxée comme beaucoup d'édifices suivant les différentes failles et autre cours d'eau souterrains, est orientée avec le chœur tourné vers l’est.











Chevigny_Saint_Sauveur_7Sur le pignon portant la croix et restauré en 1976 (suppression d’une fenêtre rectangulaire et ouverture d’une fenêtre romane) s’ouvre la porte, avec un arc roman en plein cintre des XIème ou XIIème siècle.










Chevigny_Saint_Sauveur_6L’ancien porche fermé fut remplacé par un abri auvent en bois réalisé en 1976.
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Chevigny_Saint_Sauveur_10La chapelle nord, de style gothique flamboyant, fut construite en 1494 grâce à la générosité de Madeleine de Beaumont, dame de Chevigny, sous le vocable de la Vierge.

http://chevigny.histoire.over-blog.fr/
http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=21171_5
http://www3.lejsl.com/dossiers/cybercom/vueduciel/Chevigny.pdf

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09 juillet 2010

Lantenay

LantenaySur la commune de Lantenay, dominant le bourg, se trouve, dans une propriété privée, la chapelle  Notre-Dame la noire. Datant du XIIème siècle, elle fut construite par Agnès de France, fille de saint Louis, à côté d'une source sacrée.















Dijon_Mus_e_art_sacr__ND_Lantenay_6Il y a encore quelques années, trônait en son sein une vierge noire de toute beauté, d'une hauteur de 70 cm, de style "byzantin".
Elle était le but d'un pèlerinage très fréquenté, et répondait à sa sœur, Notre-Dame d'Étang, de l'autre côté de la vallée. La légende dit qu'elle fut donnée par un croisé, donc d'origine orientale.
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Dijon_Mus_e_art_sacr__ND_Lantenay_9Cette vierge se trouve aujourd'hui à Dijon, au musée des Arts Sacrés. Oubliée, mais en bonne compagnie, puisqu'une autre de ses soeurs, Notre-Dame de Vievy, se trouve à ses côtés.
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Lantenay_2L'église communale de Lantenay date elle aussi du XIIème siècle. Elle possède un  clocher roman avec les corbeaux en corniche.
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Lantenay_10Le seuil de l'entrée sud est peut-être une ancienne pierre tombale sur laquelle est gravée une épée.












Lantenay_3La nef, rectangulaire, fut restaurée au XVIème siècle, mais a gardé deux petites baies romanes.
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Lantenay_9Au-dessus de la porte principale, du XIVème, se trouve une statue de sainte Marguerite datant du XVème siècle.

















Lantenay_5La sacristie, ancienne entrée de l'église, renferme une statue rare de la trinité, que l'on retrouve dans le village posé sur une niche de façade, et le baptistère du XVème.
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Lantenay_7Toute l'église, avec ses statues remarquables du XVème et ses croix de procession, attend une rénovation bien méritée.

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Velars-sur-Ouche

Velars_sur_Ouche_2Velars (Villaris au VIème siècle, du latin villa) et la montagne d'Etang furent habités depuis des temps anciens. Le site est connu pour avoir été un sanctuaire dédié à la déesse-mère, et par la suite à la vierge noire.
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Velars_sur_Ouche_6Une chapelle dont on ignore l'époque de construction figure dès l'an 1257 dans les titres de l'abbaye dijonnaise de Saint-Bénigne, sous le vocable de  Notre-Dame des Tans (évoquant le chêne en celte). Le Duc de Bourgogne, Philippe le Hardi, et son épouse, Marguerite de Flandres, s'y rendirent plusieurs fois en pèlerinage (26 janvier 1372 et 18 avril 1373). Jean Sans Peur fit à son tour une offrande à notre Dame d'Étang vers 1404.













Velars_sur_Ouche_12Le 2 Juillet 1435,  une petite statue fut découverte au sommet de la montagne. Plusieurs légendes s'y rattachent. Selon une tradition,  un bœuf broutait toujours au même endroit. Le lendemain, l'herbe repoussait plus verte que la veille . En creusant, on découvrit la statue de la Vierge.
Selon l'autre version, la découverte fut faite simplement par un groupe de jeunes bergers.













Velars_sur_Ouche_14La statuette en pierre polychrome d'une vingtaine de centimètres de haut pourrait dater du Xllème siècle, voire d'une époque plus ancienne (des spécialistes parlent même du IXème).  Elle représente la vierge tenant sur ses genoux un enfant.















Velars_sur_Ouche_13Quoi qu'il en soit, on établit alors un pèlerinage. Les Bénédictins de l’abbaye Saint-Bénigne, à Dijon, furent d’abord chargés de desservir le sanctuaire. Ce sont eux qui, en 1526, bâtiront la première chapelle, de style gothique, pour y abriter la statue miraculeuse. Ils seront remplacés, en 1633, par les Minimes, qui agrandirent la chapelle en 1685. La source Sainte-Anne servit à alimenter leur couvent. Notre-Dame d’Étang devint très vite le principal lieu de pèlerinage de la région. La révolution chassa les Minimes en 1790. Leur monastère et la chapelle furent vendus, et rasés.












Velars_sur_Ouche_16En 1791, la statue fut transférée à Velars. L'église Saint-Blaise sera rebâtie en 1861, spécifiquement pour servir de nouveau sanctuaire. L'église Saint-Blaise comporte donc, derrière le maître-autel, un perron sur lequel prend place une niche dotée d’une épaisse grille de fer forgé, renfermant la statue miraculeuse.
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Velars_sur_Ouche_10Le pèlerinage fut repris en 1872 et une nouvelle chapelle sur la montagne d'Etang fut construite accolée à l'ancienne. Son dôme, surmonté d'une statue de 8 mètres de haut environ et de presque 10 tonnes, domine actuellement le site

http://www.saintemariesurouche.com/tourisme/index.php?page=carte.htm&commune=curiositevelarssurouche.htm
http://meutenotredamedetang.free.fr/index.php?page=nde

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L'église de Saisy

Saisy_1La ville de Saisy doit son nom à la famille de Saisy (plus tard de Saisy de Kerampuil), originaire de la région et qui s'installe en Bretagne  à la fin du XIIe siècle siècle.
















Saisy_6Au cœur du bourg siège l'église romane du XIIème siècle. L'abside, entièrement dans son aspect primitif, est construite en grès local, des voûtes supportaient la toiture en lauzes sans la moindre pièce de bois.










Saisy_5Quelques décorations simples, un visage sur un corbeau de la corniche du clocher.












Saisy_3Le clocher n'a pas de flèche, mais un simple toit en bâtière.












Saisy_2Quelques pierres blanches en calcaire ont été récupérées d'un édifice précédent, difficilement datable.
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Saisy_7Les pierres de l'encadrement de la grande porte sont très érodées.
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Saisy_16Dans certains cas, l'édifice pouvait devenir un retranchement : des cavités aménagées dans le mur permettaient de placer un épar pour bloquer la porte.







Saisy_12Les piliers, épais et peu ouvragés sont décorés de cannelures sur plat.












Saisy_14Le mur nord de la nef contient un enfeu où repose le petit fils du seigneur de Sivry, Jean de Bellore, mort en 1312.

















Saisy_13Vers la fin du XVIIème siècle, le sol de l'église, alors en terre battue, fut pavé en grande partie avec des pierres tombales récupérées dans le cimetière entourant l'église. (photos de l'intérieur tirées du site http://association.randonne.free.fr/ , l'église étant fermée lors de mon passage, et personne ne pouvant me dire où se trouvaient les clés...)

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08 juillet 2010

L'église Saint-Cassien de Savigny-lès-Beaune

Savigny_l_s_Beaune_1Savigny-lès-Beaune est situé entre la Montagne de Corton et Beaune. Le vignoble est très ancien, il a longtemps appartenu au domaine ducal, aux abbayes voisines, aux chevaliers de Malte. Les vins de Savigny, d'après l'inscription sur la porte du cellier du château,  sont « nourrissants, théologiques et morbifuges »...
L'église est dédiée à saint Cassien, natif d'Alexandrie, qui fut le 5ème évêque d'Autun (où il fut Inhumé en 340).






Savigny_l_s_Beaune_13Les fondations de l'ancienne église remonterait au VIIème siècle. Il fut endommagé et incendié au XIème, au moment des invasions barbares.  On a en effet trouvé au cours de travaux, un nombre important de pierres noircies ou calcinées, provenant sans doute de la première église, et qu'on avait de nouveau employées pour édifier l'infrastructure du clocher qui date de la seconde moitié du XIIème.

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Savigny_l_s_Beaune_2De style roman, il est construit en tuf de rivière. Assez remarquable par sa taille monumentale, sa base est carrée avec baies géminées, la flèche octogonale est flanquée de quatre clochetons. Il culmine à 33 mètres.  La zone inférieure qui le supporte, œuvre de la fin du XIème siècle, montre que le sanctuaire devait être assez important et qu'il se terminait sans doute par une abside circulaire.

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Savigny_l_s_Beaune_8L'église actuelle existe depuis 1443 et révèle, à l'intérieur de la voûte du clocher, une fresque du XV ème siècle (mise à jour lors de la restauration de l'église en 1935), qui paraît être l'œuvre d'artistes de l'école de Van Der Weyden. Elle fut semble-til exécutée selon les cartons du peintre dijonnais Pierre Spicre, auteur des célèbres tapisseries de l'église Notre-Dame de Beaune.













Savigny_l_s_Beaune_9Le thème de cette peinture est la présentation par quatre anges, à l'adoration des apôtres, des martyrs et des saints, des instruments de la passion. L'un tient la croix, un autre le roseau surmonté d'une éponge, le troisième la colonne de la flagellation, le quatrième la couronne d'épines.

Autour de saint Cassien, on aperçoit la Vierge, les saints Pierre, Paul, André, Thomas, Dominique, Jacques, Françoisd'Assise, Antoine de Padoue, et les saintes Barbe, Apolline, Madeleine...
Le chœur date du XVème siècle dans sa période pure de style. Les deux chapelles situées au nord et au sud sont inégales. Ainsi, l'entrée était, selon toute vraisemblance, précédée d'un porche couvert. L'église devenue trop petite, fut agrandie entre 1785 et 1789.







Savigny_l_s_Beaune_7Dans la chapelle de la Vierge, une voûte magnifique.
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Savigny_l_s_Beaune_16Savigny, outre sa belle église, possède un musée où sont exposées.... les Abarth. Oh sì. Sono così belli...









Savigny_l_s_Beaune_4http://www.mairie-savignylesbeaune.fr/21/SAVIGNY_LES_BEAUNE/

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L'église Saint-Nicolas de Meursault

Meursault_12Meursault est située sur l'emplacement d'un ancien camp romain. Cette petite ville devrait son nom à une coupure séparant nettement la côte de Meursault et la côte de Beaune, appelée "saut du rat", en latin "muris saltus".

Meursault_2Au cours des siècles, différents édifices religieux se succédèrent à l'emplacement de l'église actuelle. Ils sont tous dédiés à Nicolas, évêque du IVème siècle. Ces chapelles ou églises dépendaient du château et étaient desservies par la paroisse de Monthélie, très ancienne.

De la première église romane, il ne reste plus de trace.  On sait qu'elle devint chapelle castrale quand Frogier de Meursault en fait don aux abbés de Cluny en l'an 1094. Elle était englobée avec son cimetière dans l'enceinte de la citadelle.










Meursault_3Détruite, elle fut rebâtie au XIIème et XIIIème siècles, puis restaurée au XIVème, qui a laissé sa marque sur les parties anciennes.  Située sur le point le plus élevé du site, elle ne comportait qu'une nef. En 1470, Jean de Poitiers, seigneur de Meursault, édifia le chœur de l'église et son clocher.  Elle fut édifiée sous la vocable de Saint-Nicolas. Elle possédait un chevet à fond carré, voûtes et  transept à nervures multiples et moulures concaves, des baies flamboyantes à deux divisions qui sont encore là de nos jours.












Meursault_4Incendiée vers 1480, une nouvelle construction fut entreprise par  les abbés de Cluny qui  la firent rebâtir avec des pierres tirées de la Perrière-Piade et l'élevèrent, cette fois, avec une flèche octogonale avec crochets et petits arcs boutants relevés en pinacle, de 57 mètres de haut. Cet ouvrage fut confié aux trois frères Jeannin, architectes qui firent également  la cathédrale Saint-Lazare d'Autun .













Meursault_9A cette époque, l'édifice passe du style roman au style gothique.
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Meursault_5De 1792 à 1800, l'église Saint-Nicolas devint le "Temple de la Raison" et servit à des réunions profanes. Le culte fut établi en 1800 et, en 1803, Meursault devint chef-lieu d'un doyenné de 16 paroisses.










Meursault_11L'église fut agrandie en 1843 par le triplement de la nef, qui lui donna la forme d'une basilique. Les piliers du transept, qui soutiennent les 1200 tonnes du clocher furent restaurés en 1989.










Meursault_6Une vierge à l'enfant est classée monument historique : en pierre polychrome du XIVème siècle, l'enfant explique la bible à sa mère. Elle fut sauvée du vandalisme révolutionnaire par des habitants de Meursault qui la coiffèrent quelque temps du bonnet phrygien. Si les révolutionnaires avaient eu connaissance de la réelle signification ésotérique de cette coiffe...















Meursault_7ahttp://www.ot-meursault.fr/meursault/fr/patrimoine.htm
http://www.sitesclunisiens.org/article.php?sid=253
http://cloches71.over-blog.com/pages/Meursault-2045068.html
Meursault_8








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Bligny-lès-Beaune

Bligny_l_s_Beaune_3Avant le passage en Bourgogne de saint Bénigne, et peut-être de saint Andoche vers l'an 178, puis de saint Martin vers 380, au temps du paganisme, Beaune était le centre du culte de Belen, dieu solaire. Ce culte rayonnait alentours et notamment à Bligny où il avait des succursales.
Le nom de Bligny, "Beligny" à une époque (tout comme Beaune = Belna) prouve ces origines, qui remonteraient à plus de 2 000 ans.

Il y avait déjà à cette époque des assemblées religieuses dans des sanctuaires qui se retrouvent à l'emplacement des églises chrétiennes.










Bligny_l_s_Beaune_2Avant la construction actuelle de celle de Bligny, 3 ou 4 églises se sont succédées. L'une d'entre elles fut détruite par les arabes en 731.
Au début du XIème siècle, les habitants décidèrent de la reconstruire. Il ne reste de cette église de style roman rustique que le chœur et le clocher, qui servait à cette époque de tour de guet.
Le "pain de sucre" date du XVème siècle. A l'origine, la fenêtre du chœur était une petite lancette romane. la nef avait à peu près le double de la longueur du chœur et l'autel se trouvait au fond du chœur.











Bligny_l_s_Beaune_5Pendant les guerres de religion, les protestants mirent le feu et la nef fut détruite. Elle sera reconstruite dans les mêmes dimensions mais sans les arcatures en relief que l'on observe dans le chœur.
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Bligny_l_s_Beaune_1En 1757, un incendie détruisit la nef une seconde fois et à la reconstruction, deux chapelles furent ajoutées. Les boiseries datent de cette époque. En 1820, l'abbé entreprit un nouvel agrandissement en allongeant la nef. La lancette romane fut remplacée par un grand vitrail. Nouvel agrandissement en 1842.

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07 juillet 2010

La Rochepot, église Notre-Dame-de-la-Nativité

La_Rochepot_croix_1Le site de La Rochepot, au croisement des deux grandes routes de l'Europe occidentale (la "voie de l'étain" et la "voie du sel"),  fut habité depuis fort longtemps, dès le Néolithique. 











La_Rochepot_croix_4Il existe de nombreux dolmens, allées couvertes et autres menhirs alentours, comme ceux dits du "Cul-Blanc", l'ancien "Tonton Martel" aujourd'hui disparu, "La Pierre qui Vire", la "Pierre-Brûlée", la "Pierre Chaume", l'allée de "Chateillon" ou la "Pierrefite".
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La_Rochepot_2L'église Notre-Dame-de-la-Nativité, autrefois prieurale Saint-Georges, fut édifiée dans le deuxième quart du XIIème siècle par les bénédictins de l'abbaye de Flavigny.
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La_Rochepot__glise_6De cette époque elle a conservé la nef, des parties du transept, son abside et ses absidioles, ainsi que des décorations du portail ouest, et des chapiteaux.











La_Rochepot__glise_2L'archivolte du portail possède une caractéristique bien étonnante... 












La_Rochepot__glise_4Les moulures du côté gauche représentent des signes particuliers, comme une sorte d'alphabet composé de signes lapidaires compagnoniques...

















La_Rochepot__glise_3La  nef possède 4 travées flanquées de bas-cotés.
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La_Rochepot__glise_1Le clocher, datant du XVème siècle, est surmonté d'une flèche construite en 1822, l'édifice fut remanié au XIXème siècle.
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La_Rochepot__glise_8Les chapiteaux historiés (ânesse de Balaam, annonciation, combat d'un chevalier contre un aigle)
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La_Rochepot__glise_9sont inspirés de ceux de Saint-Lazare d'Autun et de Saint-Andoche de Saulieu.
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Pour voir la carte, cliquer ici.









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La Rochepot, le château

La_Rochepot_10Depuis l'âge du bronze, il y avait sur le piton rocheux un poste de garde. Ce poste conserva son importance durant la période gallo-romaine, puis au moyen-âge, sa situation clé permettant de protéger la route permettant le transport de l'étain.






La_Rochepot_3Le rocher devait déjà faire partie des sites sacrés. Il s'y trouve encore des grottes, dont l'une d'elles est appelée la "grotte de la Vierge".
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La_Rochepot_21Son entrée fut barricadée par une grille, posée là au siècle dernier : la première marche se trouvant 3m en contrebas... Il existait à cette époque une statue de la Mère, volée depuis.
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La_Rochepot_7Plus haut, d'antiques escaliers sont taillés dans le roc.
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La_Rochepot_9Le château primitif aurait été construit sur cette crête vers 1180 par Alexandre de Bourgogne, fils du duc Hugues III. Il s'appelait alors La Roche-Nolay. Les sires de Thil, de Beaujeu, les comtes de Savoie héritèrent de cette forteresse.










La_Rochepot_14Suite à un incendie au XIIIème siècle, il fut rebâti plus bas, sur le triangle rocheux qui domine le village, là où se trouvait le puits de 72 mètres de profondeur creusé en 1228
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La_Rochepot_16et la chapelle qui avait résisté au feu (construite à l'emplacement d'un oratoire romain au XIIème siècle, elle fut dédiée à la  Vierge), et
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La_Rochepot_27La chapelle fut englobée dans les plans de reconstruction.
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La_Rochepot_12Puis le château fut racheté par un chevalier berrichon,  Régnier Pot, conseiller des ducs de Bourgogne, chambellan de Philippe le Hardi et chevalier de la Toison d'Or. Celui-ci entreprit des ouvrages de fortification et des agrandissements.
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La_Rochepot_15aUne légende nous rapporte que lors d’une bataille livrée en 1396 devant Nicopolis par le duc de Nevers, futur Jean sans Peur, contre les troupes du sultan Bajazet, Régnier Pot fut fait prisonnier. Mais sa bravoure saluée par l’ennemi lui valut une proposition en mariage… avec la sœur du sultan ! Étant déjà marié et refusant d’adopter la religion islamique, le prisonnier déclina l’offre et fut alors contraint de prouver son courage dans un ultime affrontement.












La_Rochepot_28La veille du combat, il fit ses prières et dormit profondément. La Vierge apparut alors dans son sommeil pour lui donner un conseil : « Frappe bas ». Le matin suivant, il fut conduit dans une arène et, armé d’un cimeterre, se retrouva face à un lion furieux. Après une courte prière à la Madone, « A la belle, tant elle vaut » (qui deviendra la devise de sa maison), Régnier trancha d’un coup les deux pattes antérieures de l’animal et n’eut aucun mal ensuite pour l’achever. Le sultan décida alors de libérer le noble prisonnier qui revint en Bourgogne pour acheter La Roche Nolay et fortifier le château existant.










La_Rochepot_30Son petit fils Philippe Pot, surnommé  "le chevalier le plus accompli de son temps" (faisant concurrence à Guillaume le Maréchal) lui aussi chevalier de la toison d'Or et filleul de Philippe Le Bon dont il était le chambellan puis son ambassadeur à Londres, devint Grand Sénéchal de Bourgogne. Propriétaire également de Châteauneuf-en-Auxois,  il poursuivit conjointement la construction et l'agrandissement des deux châteaux. Il mourut en 1493, et son tombeau nous est resté : cette œuvre est aujourd'hui exposée au Musée du Louvre.




La_Rochepot_17Parmi les propriétaires successifs se trouvèrent Anne de Montmorency au XVIème siècle, maréchal de France et connétable,  et le cardinal de Retz au XVIIème.
A la Révolution française, le château fut renommé Château de La Roche Fidèle. Il fut déclaré bien national puis cédé à des démolisseurs : le donjon  fut vendu pierre par pierre.








La_Rochepot_18Puis il fut acheté par la famille Carnot en 1893. Le fils du président Sadi Carnot en fit la restauration finale et confia à Charles Suisse, architecte en chef des Monuments Historiques, la direction des travaux qui durèrent jusqu'en 1926.
La_Rochepot_13














La_Rochepot_19http://www.larochepot.com/
http://www.maison-hantee.com/files/morvan/morvan_legendes.htm
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Pour voir la carte, cliquer ici.









La_Rochepot_20

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05 juillet 2010

Ladoix-Serrigny, l'église Saint-Marcel

Ladoix_Serrigny_4Ladoix-Serrigny, dont l'étymologie provient de "douix", qui veut dire fontaine ou résurgence d’eau (ou du nom d'un homme dénommé Sourinus à l'époque gallo-romaine. Ce qui fait penser à sourdre, du latin surgere,se lever, se dresser, et en ancien français jaillir, apparaître), possède une église du XIIIème siècle, époque des premiers seigneurs de Ladoix. Elle est dédiée à  Saint Marcel, protecteur des moissons et des vendanges.













Ladoix_Serrigny_8Construits à intervalles différents, le chœur et le transept sont apparemment du XIIIème siècle, alors que la charpente du clocher est de 1774.










Ladoix_Serrigny_9Bien des vestiges anciens  peuvent être admirés à l'intérieur de l'église tels que :  les  demi piliers en forme de pilastre avec arcs doubleaux aigus, le sol en pente, le chœur légèrement incliné sur la gauche(l'axe suit une faille et un cours d'eau souterrain), la grande nef romane soutenue par cinq piliers carrés.








Ladoix_Serrigny_10Quatre figures finement sculptées qui terminent les arcs en cul de lampe sont énigmatiques : nous trouvons un premier personnage à l'intérieur d'un cercle, un feuillage au dessus de lui.
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Ladoix_Serrigny_13Ensuite, deux autres personnages ont le feuillage poussant directement au-dessus de leur tête, pour terminer avec une figure où les feuilles sortent directement de la bouche...
Que faut-il comprendre ?
Ladoix_Serrigny_12














Ladoix_Serrigny_6Chose assez rare pour être remarquée, l'ancien puits fait toujours partie de l'intérieur de l'église.  Il est situé sur le croisement de deux veines d'eau souterraines.
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Ladoix_Serrigny_14La statue de Marie, appelée Notre-Dame du Chemin, ancienne vierge noire de la chapelle du même nom, se trouve dans cette église. Une procession se fait encore chaque 15 août, qui amène la statue dans la chapelle.
Ladoix_Serrigny_16















Ladoix_Serrigny_15http://monsite-orange.fr/notredameduchemin/page1/index.html
http://www.ladoix-serrigny.fr/patrimoine
http://cem.revues.org/index6042.html

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