29 juin 2010

La fontaine des Laides


Bouze_les_Beaune_1Étymologiquement, Bouze signifie « Bois » (du radical celte « Bos » ). Ce pays du bois fut colonisé et habité dès la préhistoire, au néolithique et à l’âge de bronze, pour preuve la nécropole néolithique sur le site du « Croconnet » comprenant une soixantaine de tumuli et la grotte préhistorique de la Mollepierre.









 

 

 

Bouze_les_Beaune_3Le village de Bouze-les-Beaune fut fondé par les moines de Sainte-Seine au début du Moyen Age, vers 1134.

Avant s'y trouvait déjà une source appelée « Source des Laides » datant du XI ème siècle, qui était réservée aux lépreux (les laides) qui venaient s’y laver et boire. Elle fut restaurée il y a peu.


 






 

 

 

 

Bouze_les_Beaune_2Je dois dire que cette source n’est guère inspirante. Il devait certes y avoir une raison à l’époque pour que les malades l’utilisent, mais vu le dépotoir que c’est devenu (je ne vous mets pas les photos du beau canapé et des vieux cartons au dessus…) je crois que je préfère la vue de l’autre côté.

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28 juin 2010

Les menhirs d'Epoigny

Couches_Epoigny_1aL'alignement de menhirs se trouve sur la commune de Couches, célèbre pour sa fête du Dragon-Vivre organisée tous les vingt ans (tiens tiens, un dragon...)








Couches_Epoigny_13(re tiens tiens : le nombre 20 est considéré comme néfaste pour saint Jérome parce qu'il indique la lutte universelle, mais il représente également la source de toute l'énergie du monde. Chez les anciens Mayas, le nombre vingt représentait le Dieu Solaire en tant qu'Homme Parfait...)









Couches_Epoigny_10"La légende en date de 1328 rapporte qu'un monstre,"la vivre", semait la terreur dans la région. Le magicien Yoata réussit à l'ensorceler avec sa flûte et l'emmena brûler, mais il fut lui aussi victime du brasier."
Couches_Epoigny_8a















Couches_Epoigny_12Mais les pierres furent dressées  il y a plus de 5 000 ans, au néolithique. Cette légende nous rapporte simplement que les énergies telluriques sont puissantes dans ce coin de Bourgogne.

Les gaulois Éduens ne s'y sont pas trompés, qui consacrèrent le site à Epona, déesse des cavaliers. Les romains firent passer la  voie "Agrippa" d'Autun à Châlon à proximité.







Couches_Epoigny_5aL'alignement comporte sept pierres dont cinq ont été redressés en 1984, malheureusement à quelques mètres des emplacements de leurs découvertes, pas dans le bon sens et fixées dans du béton. 

L'alignement forme actuellement un "V", mais il est  possible que ces pierres aient pu former un cromlech ( elles formaient une ligne orientée de 30 à 35° vers le nord-est).












Couches_Epoigny_2aLes menhirs sont constitués de granite à deux micas dont les gisements les plus proches sont à cinq kilomètres. Des blocs identiques ont été trouvés dans le lit du ruisseau au niveau de l'ancien moulin qui pourraient également être des menhirs.










Couches_Epoigny_4aLe plus grand d'entre eux  mesure 7 m 30 (à l'époque néolithique, il mesurait 7 m 70) et un poids estimé de 30 tonnes.

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Couches_Epoigny_3bL'un d'entre eux, qui servait depuis 1840, de parapet au pont de Vigny, a été dressé au bord de la route.

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Couches_Epoigny_6aPlusieurs des pierres, provenant de grands monolithes débités, trouvés dans la prairie voisine, ont été transportés et sont encore couchés.











Couches_Epoigny_16Quelques-unes portent encore des traces à peine visibles de gravure et de cupules.

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Pour voir la carte, cliquer ici.

http://www.lieux-insolites.fr/saoneloir/couches/couches.htm
http://microservice71.chez-alice.fr/couches/histoire.html#menhirs
http://laboutiqueajacques.com/Vivre_Couches_2008.html

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Saint-Émiland

Saint_Emiliand_3Le village possède une église romane du XIIIème siècle, et dans son cimetière un oratoire classé aux Monuments Historiques.
L'on fabriquait en ce lieu des meules de moulin, et aussi des sarcophages ou cercueils de pierres. Ceci est important pour la suite de l'histoire.
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Saint_Emiliand_5Cette commune a plusieurs fois changé de nom à travers les âges. Dans l'antiquité ce fut d'abord Leusia ou Lausia, relevé dans des chartes très anciennes, nom en rapport sans doute avec l'exploitation importante de carrières qui eut lieu en ces endroits dès l'antiquité. (Lauze désignant en effet les dalles ou pierres plates employées jadis pour la couverture des maisons). Ce nom évolue plus tard en Luze.







Saint_Emiliand_4Plus tard, après l'apparition du christianisme et l'institution des paroisses, nous trouvons Saint-Jean-de-Luze, la chapelle du village étant placée sous le vocable de Saint-Jean.
Puis ce sera Saint-Emiland, que la commune retient aujourd'hui, et qui se rattache à la légende du saint évêque combattant l'invasion des Sarrazins.
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Saint_Emiliand_7Jusqu'au seizième siècle la légende de saint Emiland (étymologie latine : "aemulus", émule
) n'est connue que par la tradition locale, sans être appuyée par aucun docu­ment écrit ni soutenue par aucune formule liturgique : légende conservant le souvenir d'un évêque guerrier arrivant du fond de la Bretagne avec une armée pour combattre les Sarrasins, rencontrant ceux-ci à Saint-Jean-de-Luze, succombant en ce lieu après un sanglant combat et inhumé avec ses compagnons dans des cercueils de pierre tombés du ciel, que l'on voyait en grand nombre sur le théâtre pré­sumé de cette rencontre.

http://www.ateliers-habitatvivant.fr/index_fichiers/pierres_71.htm
http://www.bourgogne.cybercommunes.com/71/SAINT_EMILAND/tourisme/patrimoine/index_patrimoine.php

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La fontaine de Saint-Emiland

Saint_Emiland_9Non loin du village de Saint-Emiland passe l'ancienne voie romaine "Agrippa". Dans la forêt du même nom se trouve une fontaine miraculeuse.











Saint_Emiland_11La source jaillit, selon la légende, à l’endroit même où périt Saint-Émilien, l'évêque guerrier arrivant du fond de la Bretagne  pour combattre les Sarrasins.
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Saint_Emiland_10Il est dit qu'Émilien prit la place de saint Jean. Mais avant Jean... La fontaine garde la mémoire d'un ancien pèlerinage païen. L'eau de la source était réputée pour guérir toutes les maladies.
















Saint_Emiland_13Encore de nos jours, tous les vendredi suivant le 24 Juin, ce pèlerinage attire bon nombre de gens. 

















Saint_Emiland_12L'eau de la fontaine est bénie, ainsi que des linges pour les malades. Les douleurs, les problèmes de visions, de stérilité et de délivrance sont les principales causes des prières. Vois, et tu créeras.
















Saint_Emiland_16Plus loin, la pierre des sacrifices. Et encore un peu plus loin, la pierre Guénachère. Deux blocs de granit qui ont nourri l'imagination des populations locales. La légende rapporte  qu'un jour, alors qu'une famine sévissait au village, les habitants de Saint-Emiland s'y rendirent pour implorer Dieu de leur venir en aide. Après bien des prières, leur vœu fut exaucé.








Saint_Emiland_15Du ciel tombèrent de beaux pains tout chauds.  Les ventres bien remplis, on décida pour remercier le ciel de consacrer les pains qui n'avaient pas été consommés. Alors survint un deuxième miracle. Mie et miettes se muèrent en pierre, se regroupèrent et formèrent un gros rocher.









Saint_Emiland_2Ne pas oublier que dans les temps anciens, on fabriquait en ce lieu des meules de moulin...


Pour voir la carte, cliquer ici.

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20 juin 2010

Saint Gilles

 

Saint_Gilles_1Selon les traditions, c'est vers le milieu du VIIème siècle à Athènes, que naquit saint Gilles, de son nom grec Aegidius. Très vite, il s'illustra par des miracles mais du fuir sa renommée et aborda en Provence. Plus tard, on le retrouve à Orléans, Rome,  Nuria (en catalogne) , où il sculptera une vierge pour les bergers, et où par la suite son culte se développera.
Il se retire ensuite dans une forêt au sud de Nîmes, où il vivra en ermite. Il sera chaleureusement accueilli à Arles, au bord du Gardon, par saint Vérédème avant de se retirer en ermite dans la vallée Flavienne. Sa seule compagnie sera une biche qui le nourrira de son lait. C'est elle qui provoqua la rencontre de saint Gilles et du roi Womba :
Au cours d'une chasse, poursuivie par la meute royale, elle vint se réfugier auprès du solitaire. Wamba découvrit saint Gilles blessé par la flèche d'un chasseur. Emu, il lui offrit la vallée Flavienne pour y bâtir un monastère.






Saint_Gilles_6Devenu abbé, saint Gilles conseille les plus grands, pape et rois. On raconte qu'un grand personnage lui avait demandé l'absolution pour un très grand péché (ce fut, selon la tradition, un inceste de Charles Martel ou Charlemagne : ce qui n'est pas possible au yeux de l'histoire, les dates ne correspondant pas. Il faut voir dans cet épisode la symbolique du geste et le désir de faire correspondre les miracles à de grands personnages : alors que saint Gilles célébrait la Messe, un ange plaça sur l'autel un parchemin où était consignée la faute. Au fur et à mesure du déroulement de l'office, les traces écrites du péché s'effacèrent sur le parchemin.)

 

 

 

 

 

Saint_Gilles_3Placé sous la juridiction de Rome, le monastère autour duquel se bâtit la ville (actuellement Saint-Gilles du Gard), connut un très grand rayonnement. Dédié à saint Pierre et saint Paul, l'édifice verra mourir l'ermite le 1er Septembre 720 ou 721. Il se peut que le bâtiment ait été construit sur l'emplacement d'un ancien oppidum.
Son culte se répandit rapidement, de nombreux pélerins venus de pays lointains (Flandres, Danemark, Hongrie, Norvège, Pologne...) s'acheminèrent vers son tombeau, invoquant saint Gilles contre la peur et le feu, pour la guérison des maladies nerveuses et pour la protection des enfants. Mais le monastère, encore vers l'an 900, ne portait pas le nom de saint Gilles.
Plus tard, des villes et villages en France et à l'étranger portèrent son nom et plus de 2 000 églises le désignèrent comme patron.





Saint_Gilles_5Le saint, dont la première "vita" connue fut écrite vers l'an mil, a son tombeau dans la crypte. En 1050, ce lieu devint l'un des 4 plus importants pélerinages de la chrétienté, après Jérusalem, Rome et Saint-Jacques.



Saint_Gilles_du_Gard__7_aEn 1066, le monastère est affilié à Cluny, et en 1096, Urbain II consacre l'autel de la nouvelle église. En 1116, l'abbé Hugues rouvre le chantier de l'abbaye. De 1132 à 1179, c'est la période de prospérité. Le port sur le Rhône est en plein essor, marchands, croisés et pélerins animent la cité aux 7 paroisses. En 1208, l'assassinat du légat du pape Pierre de Castelnau envoyé pour enrayer l'hérésie cathare provoque le début du déclin. En 1226, l'abbaye est soumise au roi de France.



Saint_Gilles_4Gilles est le saint patron des infirmes, des lépreux, des mères allaitantes (par référence à la biche qui le nourrissait de son lait), des maréchaux-ferrants et même des écoliers. La simple invocation de saint Gilles efface tous les pêchés.

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13 juin 2010

Olympie, historique

"J'ai fait mes premiers pas sur la poussière millénaire sous l'ombre grandiose des ruines sacrées.
J'ai joué dans le stade antique, sur la terre foulée par les dieux et les héros.
J'ai entendu les pierres raconter au vent les mythes et les légendes."
Georges Séféris

Olympie_30Olympie est avant tout un sanctuaire, situé dans le Péloponnèse dans la plaine de l’Élide, entre le mont Kronion et le fleuve Alphée. La région d’Olympie et l’espace du sanctuaire lui-même furent habités dès l’époque protohelladique, aux environs de 3 000 avant notre ère. Les restes d'habitations voûtées aux fondations de pierre furent mis à jour.
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Olympie_87Jusqu’au début du IIème millénaire, c’est une divinité féminine de la fécondité, Déméter, qui y fut adorée, avec Rhéa et Cronos, ses géniteurs. Le plus ancien lieu sacré connu fut sans doute l'autel dédié à Cronos, sur le mont Kronion, dans le bois sacré d'oliviers sauvages nommé l'Altis. Plus tard, l'Altis devint un quadrilatère sacré (200 m de long sur 175 m de large) que nul ne pouvait franchir en armes : avant d'y pénétrer, on faisait halte à la fontaine Piera pour un sacrifice et des ablutions rituelles.





Olympie_84La fin de l’époque mycénienne, avec l’invasion dorienne (1 100 avant notre ère), vit Olympie et sa région tomber au pouvoir des Éléens. C’est à ce moment-là que fut consacré le culte de Zeus dans le sanctuaire, qui emprunta son nom au mont Olympe, résidence légendaire des dieux. 

C’est là que les dieux olympiens inaugurèrent les jeux : selon une croyance des grecs, Zeus vainquit Cronos à la lutte tandis qu’Apollon l’emportait sur Arès au pugilat et sur Hermès à la course.




Plusieurs légendes se rapportent à l'origine des jeux :

Olympie_Pelops_et_Hippodamia- celle de Pélops de Lydie (dont la tombe se trouve sur le site) qui aurait corrompu l'aurige (conducteur de char) du roi Oenomaos pour pouvoir battre ses chevaux invincibles à la course et ainsi épouser sa fille Hippodamie et régner sur ce qui deviendra le Péloponnèse. Il était fils du roi de Phrygie, Tantale, et de Dioné (fille du Titan Atlas, nourrice immortelle du jeune Dionysos), et petit fils de Zeus. Il fonda la dynastie des Pélopides, plus connue sous le nom d’Atrides.






hercule- le mythe d'Hercule, qui après avoir nettoyé les écuries d'Augias en détournant le fleuve Alphée, aurait fait bâtir une enceinte sacrée et restauré des concours d'athlétisme et de gymnastique en l'honneur d'Oenomaos. Il fixa l’emplacement et les dimensions du premier stade, instaura la course comme premier concours et couronna le vainqueur d’un rameau de l’olivier sauvage qu’il avait lui-même planté à Olympie après l’avoir apporté des pays hyperboréens, lieu de résidence d’Apollon.












Olympie_55Du VIIIème siècle à la fin de l’époque romaine, le sanctuaire boisé d’Olympie vit s’organiser le complexe d’installations sportives et de lieux de culte le plus significatif du monde antique. Les premiers jeux olympiques débutèrent en 776 avant notre ère, sur l'initiative d'Iphitos, roi d'Élide.









Olympie_56Très vite, le sanctuaire d’Olympie fut reconnu dans toute la Grèce comme le centre des jeux sacrés par excellence, toute la région de l’Élide fut proclamée région sacrée de Zeus, inviolable.











Olympie_70Pour permettre aux athlètes et aux visiteurs qui se rendaient au sanctuaire de se déplacer sans danger, et aux jeux de se dérouler sans interruption, une trêve sacrée était proclamée, qui mettait fin pour un mois aux hostilités entre les cités-états grecques. Une légende raconte que les milans, très carnassiers, qui avaient pour habitude d'attaquer les restes des offrandes, respectaient la trêve.







Olympie_83En 393, l'empereur de Byzance Théodose Ier, sous l'influence d'Ambroise, évêque de Milan, ordonna l'abandon des rites et des lieux de culte païens. L'édit signa probablement la fin des jeux olympiques, même si aucun document ne permet de connaître la date des derniers jeux avec certitude. Il est possible que la fin des Jeux ne date pas de Théodose Ier, mais de Théodose II qui, en 426, entérina leur abolition et ordonna la destruction complète des temples du sanctuaire. En 561, un tremblement de terre provoqua la ruine définitive du site.





Olympie_29http://www.cosmovisions.com/monuOlympie.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Olympie
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeux_olympiques_antiques











Olympie_4http://www.musagora.education.fr/jeux/jeuxfr/presentation.htm
http://www.amb-grece.fr/olympisme/site.htm

Voir la carte ici.

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Olympie, les rituels

Olympie_plan2Le culte exigeait un grand nombre de prêtres. Chaque temple en avait un ou plusieurs et tout un personnel. Au sommet étaient les trois grands prêtres ou théocoles, et leurs assistants, les trois spondophores, gardiens des traités et du droit olympique, qui allaient de ville en ville convoquer les cités helléniques à assister aux jeux. Ensuite venaient les devins qui dirigeaient l'oracle. Ils jouirent en Grèce d'une immense autorité pendant mille ans. Cités, rois, chefs d'armée en appelaient auprès d'eux et les retenaient à prix d'or. Un devin assistait à chaque sacrifice offert à Olympie. L'oracle d'Olympie était en relations suivies avec celui de Delphes.

Olympie_104Tous se recrutaient dans trois familles d'Elide : les Iamides, les Klytiades, les Telliades. Le culte lui-même était très compliqué et tous les détails en étaient révus et réglés avec un soin minutieux. Outre les sacrifices des pèlerins, d'autres, en nombre considérable, étaient obligatoires; il y avait des cérémonies quinquennales, annuelles, mensuelles, quotidiennes. Les deux plus grandes fêtes étaient celles de Zeus et de Héra, qui revenaient tous les cinq ans et dont l'une était la fête des hommes, l'autre la fête des femmes.







Le rituel de la flamme

Olympie_28L’origine divine du feu en fait un élément sacré et les Grecs faisaient brûler un feu en permanence devant les principaux temples. La pureté de ce feu était garantie par la technique d’allumage : la flamme était obtenue par les rayons du soleil.
Captés au centre d’un récipient appelé skaphia, l’ancêtre du miroir parabolique utilisé aujourd’hui pour l’allumage de la flamme olympique, les rayons provoquent une chaleur intense qui permet l’obtention d’une flamme.






Olympie_31Au sanctuaire d’Olympie, une flamme brûlait en permanence sur l’autel de la déesse Hestia situé dans le Prytanée (bâtiment utilisé pour les grands banquets offerts aux athlètes à la fin des Jeux). Obtenu également par la chaleur des rayons solaires, ce feu servait à allumer les autres feux du sanctuaire. De tels feux étaient allumés sur les autels de Zeus et d’Héra, situés devant leur temple. En l’honneur des dieux, des sacrifices d’animaux avaient lieu au même endroit. Aujourd’hui il ne reste plus aucune trace des autels, mais la cérémonie actuelle d’allumage de la flamme olympique devant le temple d’Héra rappelle ces faits.



couronneLes jeux étaient toujours rattachés à un culte et la célébration de la fête olympique était d'abord une cérémonie religieuse : on partait du temple et l'on revenait vers le temple pour consacrer sa couronne, on accomplissait des sacrifices qui aboutissaient à des banquets qui avaient eux aussi, toujours, un caractère religieux.
Les Éléens accomplissaient régulièrement des rites en l'honneur de Pélops, Héra et Zeus, soit à l'extérieur sur les autels de Zeus ou d'Héra, soit à l'intérieur du prytanée. Les offrandes habituelles prenaient la forme de libations (vin versé sur l'autel), de dépôt de rameaux d'olivier (plante de Zeus), et de galettes et les prières étaient chantées.


Olympie_107Les Grecs affirmèrent pendant longtemps dans les épreuves olympiques un idéal "aristocratique" de la pratique sportive : la victoire tant espérée dans le concours n'était pas le seul but de l'épreuve, et cette victoire n'avait pas de sens si elle n'était pas obtenue selon des règles très précises, règles d'hygiène d'abord, mais aussi règles morales.
De plus, les jeux exprimaient le goût des Grecs pour le Beau. Les jeux exaltaient la beauté des corps, liée nécessairement pour les anciens à la beauté morale, la beauté des gestes, et, au delà, un goût pour tout ce qu'il y a de beau, puisque les jeux gymniques étaient toujours accompagnés d'autres concours, musicaux et littéraires. Il pouvait s'agir de chant choral, ou de musique instrumentale, et de nombreux écrivains vinrent aux jeux faire connaître leur œuvre. Le plus célèbre fut sans doute Hérodote.

Nos connaissances des rites accomplis à Olympie sont dues essentiellement à Pausanias, qui écrivit au IIème siècle.

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Olympie, le plan

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1. Propylée nord-est
2. Prytanée 
3. Philippéion 
4. Héraion 
5. Pélopéion 
6. Nymphée d'Hérode Atticus 
7. Métrôon 
8. Zanes (figures de Jupiter)
9. Crypte (passage voûté vers le stade) 
10. Stade 
11. Stoa d'Écho 
12. Monument de Ptolémée II et Arsinoé 
13. Stoa d'Hestia 
14. Bâtiment hellénistique 
15. Temple de Zeus 
16. Autel de Zeus 
17. Ex-voto des Achéens 
18. Ex-voto de Mikythos 
19. Victoire de Paionios 
20. Gymnase 
21. Palestre 
22. Théokoléon 
23. Hérôon 
24. Atelier de Phidias et basilique paléochrétienne 
25. Thermes du Kladéos 
26. Bains grecs 
27 et 28. Hôtelleries 
29. Léonidaion 
30. Thermes sud 
31. Bouleutérion 
32. Stoa sud 
33. Villa de Néron.

Olympie_3Le site d'Olympie est avant tout un sanctuaire. Un sanctuaire est placé dans un endroit particulier. Très souvent il est lié à un "bois sacré", l'alsos, Altis à Olympie. Il est délimité comme un espace que l'on doit préserver de toute souillure.
"Un sanctuaire est un téménos, c'est à dire un espace coupé du reste du territoire de la cité parce qu'il est consacré à une divinité." A ce titre, on remarque que le téménos d'Olympie dépasse le simple territoire de l'Altis.

Le sanctuaire lui-même, isolé par un mur, avait trois entrées principales: deux à l'ouest et une au sud, et quatre entrées pour les pèlerins.

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L'enceinte sacrée

A l'intérieur de la clôture se trouvaient les temples et les bâtiments directement liés au culte :

Le temple d'Héra

Olympie_15L'Héraîon, édifié vers 650 avant notre ère, est le plus ancien des grands temples grecs, probablement le premier édifice dorique connu.
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Olympie_21Consacré à Héra, ce temple périptère de 64 m de long et 28 m de large, possédait 6 colonnes en façade et 16 sur les longs côtés.
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Olympie_20Elles étaient à l'origine toutes en chêne et furent progressivement remplacées par des colonnes de pierre.
Il abritait la table sur laquelle on plaçait les couronnes préparées pour les vainqueurs des jeux.
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Olympie_103L'autel d'Héra se trouvait à l'est du temple. C’est dans la cella de ce temple qu’a été découverte, en 1877, la fameuse statue de l’Hermès de Praxitèle portant Dionysos enfant.

















Le temple de Zeus

Olympie_66Ce temple périptère de Zeus Olympien fut construit entre 470 et 456 avant notre ère par l’architecte éléen Libon, grâce au butin fait par les Éléens dans leurs guerres contre Pisa et la Triphylie. De style dorique, il mesurait 64,12 m de long, et 27,68 m de large.
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Olympie_67Il possédait six colonnes en façade, treize sur les longs côtés, et un plan tripartite parfaitement classique. Le bâtiment, accessible à l'est par une rampe, était en calcaire coquillier local et recouvert de stuc blanc, hormis les métopes, les frontons et les sculptures, en marbre. Dans chaque fronton se logeait un ensemble de statues en marbre d'une exceptionnelle qualité qui sont en grande partie conservées.







Olympie_71Il subit plusieurs catastrophes, notamment un incendie vers 426, et un tremblement de terre un siècle plus tard, qui le détruisit. L'ensemble du site a été retrouvé enfoui sous une couche d'alluvions de plusieurs mètres d'épaisseur.










Olympie_112Il devait sa renommée à la statue chryséléphantine de Zeus qui siégeait à l’intérieur, sur un trône, situé au fond de la nef centrale de la cella. Haute de 12 mètres, elle était l’une sept merveilles du monde, et fut réalisée en huit ans (entre 440 et 430) par le grand sculpteur Phidias (il avait réalisé la statue d'Athéna qui ornait l'Acropole d'Athènes). Zeus tenait dans sa main droite la déesse de la Victoire, Niké, et dans sa main gauche un sceptre surmonté d'un aigle.












Olympie_113Le corps était fait d'ivoire, les cheveux, la barbe, les sandales, et la draperie, en or. Le trône était d'ébène et d'ivoire, incrusté de pierres précieuses. Par vénération pour le sculpteur, l'atelier fut conservé jusqu'au Vème siècle. A cette époque, la statue fut enlevée du temple pour rejoindre, à Constantinople, la prodigieuse collection de Lausos, chambellan de Théodose II. Elle disparaitra dans un incendie en 461.

A côté de ce temple figurait l'autel de Zeus, lieu où les offrandes en l'honneur de ce dieu étaient déposées.











Le prytanée

Olympie_8Le prytanée des Éléens, résidence des magistrats, fut construit en plusieurs étapes à partir du VIème siècle avant notre ère. En son centre se dressait l’autel de la déesse Hestia, où brûlait un feu perpétuel, et dans la cour à colonnade située à l’ouest, s’ouvraient des salles réservées aux officiels.









Olympie_7Il renfermait l'hestiatorion où était célébré le banquet offert aux vainqueurs des Jeux.













Le pélopéion

p_lop_ion_2C’était un monument bâti en l'honneur de Pélops. Il consistait en un autel ceint d'un mur pentagonal doté d'une entrée monumentale. Le monument connut de très nombreuses transformations entre le VIème siècle et le IVème siècle avant notre ère








Le mètrôon

Olympie_36Bâti au IVème siècle avant notre ère au pied de la terrasse des trésors, ce temple dorique périptère (6 x 11 colonnes, 10,62 mètres x 20,67 mètres) fut consacré à une Mâter, Athéna, Gaïa ou Rhéa-Cybèle avant d'être affecté, plus tard, au culte de Rome et d'Auguste. L'architrave était sans doute décorée en bronze. L'intérieur présentait les trois divisions ordinaires. A l'époque romaine, on y plaça des statues d'empereurs.








Le nymphée d'Hérode Atticus 

Olympie_23Le nymphaïon, fontaine monumentale, fut offert en 160 avant notre ère par Hérode et sa femme Regilla au sanctuaire. L’eau était récupérée à 4km du site par un aqueduc canalisant une source abondante.
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Olympie_24De forme semi-circulaire, il comportait des niches décorées de statues d’Hérode Atticus, des empereurs Antonin le Pieux, Hadrien, Marc-Aurèle et de membres de leurs familles.
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Les édifices votifs, les trésors

Olympie_50Sur une terrasse en pierre située au nord, au pied du mont Kronion, s'alignait une rangée de 12 petits édifices votifs en forme de temple consacrés à Zeus par des états-cités ou de riches fidèles.
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Olympie_53Ils sont désignés traditionnellement sous le nom de Trésors. Les ruines des trésors qui ont été mises au jour ont révélé une façade de style dorique. Tous offraient d'incroyables richesses artistiques et chacun présentait quelque caractère original, tous étaient pleins d'armes curieuses et antiques, offertes en ex-voto.









Les Zanes

Olympie_37Il y avait au pied de la terrasse des trésors 16 statues de Jupiter en bronze, les Zanes (forme plurielle du nom Zeus), qui avaient été sculptées grâce au produit des amendes infligées par les juges des Olympiades aux athlètes non respectueux des règlements en vigueur. Les bases nous ont livré de curieuses inscriptions en vers dont quelques-unes indiquent le motif de l'amende. Leur positionnement, le long de la voie menant au stade, était une forme d’avertissement aux compétiteurs.













La stoa d’Echo

Olympie_52Stoa est le terme grec désignant un portique, c'est-à-dire un bâtiment, ou la partie d'un bâtiment couvert, fermé à l'arrière par un mur plein, et ouvert en façade par une colonnade.
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Olympie_58C'est un lieu de rencontre, destiné à protéger diverses activités des intempéries. La stoa fut aussi appelée heptachêos en raison du son se répétant 7 fois en echo à l’intérieur.
Les premiers philosophes stoïciens grecs se réunissaient dans une stoa, d'où l'étymologie de stoïcisme. 










Le philippéion

Olympie_12Cet édifice circulaire en marbre, entouré de colonnes ioniques et couvert d’un toit conique qui se terminait par un grand acrotère à palmette (lanterne percée de fenêtres), fut érigé sur l'ordre de Philippe II de Macédoine après sa victoire à la bataille de Chéronée (338 avant notre ère).
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Olympie_14Ce bâtiment rond abritait les statues chryséléphantines, œuvres de Léocharès) de Philippe, de son épouse Olympias, de son père Amyntas III, de sa mère Eurydice et de son fils Alexandre le grand.
Le mur de l'Altis fut redessiné de sorte que le philippeion soit intégré dans les limites du site sacré, ce qui souligne l'évidence, pour les Macédoniens, d'appartenir au monde grec. La restauration partielle du temple fut finie en 2005.
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Olympie, les bâtiments civils

Les bâtiments auxiliaires, chambres des prêtres, les bains, les chambres, les salles d'entrainement, etc, étaient situés à l'extérieur du complexe :

Le théokoléon

Olympie_79La résidence des prêtres (theokoles) était de forme rectangulaire.
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Olympie_80Elle hébergeait également  les  manteis (ceux qui donnaient les réponses oraculaires), les spondophoroï (citoyens éléens qui annonçaient la trêve et le début des Jeux), les exégètes (ceux qui expliquaient aux visiteurs étrangers les rituels des Jeux) , les aulètes (ceux qui jouaient de la flûte durant les sacrifices).











Le stade d'Olympie

Olympie_38Le stade, creusé sur la pente du Kronion, avait une entrée réservée aux cortèges officiels, à l'angle est de l'Agora.












Olympie_40On avait fait de ce passage un tunnel long de 32 m (appelé crypte) quand, à l'époque macédonienne, on avait exhaussé les talus, pour permettre à un plus grand nombre de spectateurs d'y prendre place.










Olympie_44Ces talus n'étaient que des pentes ou des gradins gazonnés. La piste était limitée par une bordure en calcaire blanc, où de distance en distance des trous permettaient de ficher des poteaux. Entre les poteaux se plaçaient les coureurs.










Olympie_46A une des extrémités de tenait une tribune pour les Hellanodices (hellanodikai, juges, ou agonothetai, organisateurs des jeux : leur devoir sacré était de veiller aux normes et à l'héritage des jeux et de maintenir le respect de ses règles),
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Olympie_45et près d'un autel s'asseyait la prêtresse de Déméter Chamyné, seule femme admise aux jeux. 

















Olympie_48Avec le développement des jeux et l'augmentation du nombre de pèlerins, il devint nécessaire de créer un véritable stade, avec une surface allongée suffisamment plane pour que les athlètes puissent s'y produire. On désigne le premier stade par « stade I », qui fut réalisé vers 560 avant notre ère. Encore très rudimentaire, on avait mis à profit le relief naturel offert par le terrain : les spectateurs se servaient du talus pour s'asseoir.






Olympie_43Son orientation était est-ouest. Il fut remplacé à la fin du VIème siècle par le « stade II », dont la pente méridionale réservée au public atteint 3 mètres. Ce que l'on voit aujourd'hui sont les restes du « stade III » déplacé de 12m vers le nord et de 75m vers l'est par rapport au précédent. Il se trouve ainsi placé hors de l'enceinte sacrée. Cette légère délocalisation pourrait être, outre un besoin de plus de place, celui d'une laïcisation des jeux.






Olympie_42La piste du stade était un rectangle de 212m sur une largeur variable de 28,60m aux extrémités à 30,70m au milieu. Elle était couverte d'un mélange de terre et de sable, et limitée à l'est et à l'ouest par deux longues bordures de calcaire blanc de 45cm de large, lignes d'arrivée (terma) et de départ (valvis) des coureurs. La distance entre les deux correspond aux six cents pieds de la course simple, c'est-à-dire 192,24m (soit, d'après la légende, six cents fois la longueur du pied d'Héraclès). Il existait plusieurs épreuves : la première consistait à faire un tour de piste (le dromos), la seconde deux (le diaulos) et la troisième 7,14 ou 24 tours (le dolichos). La piste était entourée d'une rigole de pierre ponctuée régulièrement de bassins qui, alimentés par des sources, fournissaient une eau fraîche aux athlètes et aux spectateurs.







Olympie_41Après l'aménagement des remblais autour de la piste, les spectateurs pouvaient se rassembler jusqu'à 50 000, mais ils ne bénéficièrent  jamais, à Olympie, de véritables gradins. Au sud du stade se trouvait l’hippodrome, qui atteignait une longueur totale de quatre stades (soit environ 780 mètres); il n'a malheureusement guère laissé de traces car il a été emporté par les crues du fleuve Alphée. 







Olympie_47Je me suis retrouvée seule au milieu du stade. J’ai laissé aller mon ressenti. Une énergie très forte m’a enveloppée, puissante, et émotionnellement dérangeante. J’ai pleuré, submergée par l’égrégore du lieu.











La palestre

Olympie_82C’est ici que les maîtres de gymnastique (paidotribaï) entraînaient les garçons à l'athlétisme et à la lutte. La palestre, construite au IIIème siècle avant notre ère, était un bâtiment à peu près carré (66,35 x 66,75 mètres), au sol recouvert de sable.









Olympie_85Autour d'une cour péristyle, cernée de colonnades doriques, les portiques étaient organisés en petites pièces où les athlètes se préparaient et s'entretenaient avec leur entraîneur.












Le gymnase

Olympie_5Au nord, la palestre était reliée au Gymnase, (environ 120x 220 mètres) espace découvert entouré de portiques sur ses quatre côtés. C’est là que se faisaient les entraînements sur piste (dont le javelot, le disque et la course), quand le temps le permettait. Il fut aménagé au IIème siècle avant notre ère, mais la porte monumentale, propylée aux colonnes corinthiennes, qui le réunit à la palestre, remonte plutôt à la fin de ce siècle. 





Le bouleutérion

Olympie_68De plan rectangulaire, siège du sénat olympique (autorité supérieure des Jeux), il était destiné à l’assemblée du peuple. C’est également à cet endroit que les concurrents venaient prêter serment, avant les Jeux, de respecter les règlements en vigueur, sous peine de devoir verser une amende. Il servait également d'Hôtel de Ville, c'est là qu’étaient conservées les archives.








L’atelier de Phidias

Olympie_78C’est dans cet atelier que fut sculptée la statue chryséléphantine de Zeus.












Olympie_77Les murs étaient à l'origine en brique crue posée sur un lit de pierre. À l'époque paléochrétienne, au Vème siècle, une église byzantine fut dressée sur le même emplacement.
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Olympie_74L'ancienne porte monumentale de l'atelier fut alors convertie en abside.
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Le léonidaion

Olympie_72Ce grand bâtiment à l'extérieur de l’Altis (au loin sur la photo), au sud-ouest, divisé en chambres et appartements, agrémenté de jardins et de fontaines, était un logis de luxe. Il fut construit en 330 avant notre ère par un architecte et mécène, Léonidas de Naxos.









Olympie_17Il servait d'hôtellerie pour les hôtes de marque et les athlètes. Son nom lui vient de son donateur et architecte Léonidas de Naxos. Monument à peu près carré (80,20 x 73,50 mètres) entouré d'une colonnade ionique, il sera quelque peu retouché plus tard pour servir de résidence aux dignitaires romains.










La villa de Néron

Olympie_61Située sur l’emplacement de l’ancien temple d’Hestia, cette villa luxueuse, à cour péristyle, fut construite en hâte pour l’empereur Néron qui participa aux Jeux en 65 (, organisa un concours de poésie).










Olympie_62Elle comportait beaucoup de pièces, de jardins, de bains. Les mosaïques ont été préservées.
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La victoire de Paionios

Olympie_102La statue est en marbre de Paros sculpté d'un seul bloc. Haute de 2,115 mètres (sa hauteur originelle était de 3 mètres environ), elle représente la déesse de la Victoire Niké qui va se poser, la pointe du pied gauche posée sur le sol. Les deux bras sont largement ouverts. Elle est habillée d'un chiton plaqué contre le corps par le vent, et d'un manteau largement déployé derrière elle. La tête et la draperie sont abîmées et les deux avant-bras manquent ; il reste cependant un fragment de la main droite.












Olympie_64Une inscription sur la base triangulaire permet d'identifier le sculpteur, Paionios :
« Offrande à Zeus Olympien des Messéniens et des Naupactiens, la dîme (du butin pris) sur les ennemis. Œuvre de Paionios de Mendè qui remporta le prix en réalisant les acrotères du temple. »
La statue est également mentionnée par Pausanias, qui en fait une offrande des Messéniens de Naupacte suite à leur victoire contre les Acarnaniens et la tribu des Œniades en 428 avant notre ère.

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