01 octobre 2010

Saint-Denis

La vie de saint Denis

Saint_Denis_3Grégoire de Tours raconte qu’aux environs de l’an 250, le pape Fabien envoya en Gaule plusieurs missionnaires : Paul à Narbonne, Trophime à Arles, Saturnin à Toulouse, Martial à Limoges, Gatien à Tours, Austremoine à Clermont et Denis à Paris. Denis, Rustique le diacre et Eleuthère le prêtre apportèrent donc d’Italie la bonne parole à Lutèce.















Saint_Denis_2Denis devint le premier évêque de la ville avant d’y subir le martyre avec ses compagnons, sous la persécution de Dèce ou de Dioclétien. Montmartre serait le lieu de la décapitation, dont l’étymologie propose le Mons Martis, mont de Mars, ou Mons Mercurei, mont de Mercure, ou bien le Mons Martyrium, mont des martyres. Les fouilles archéologiques montrent que de nombreux chrétiens furent inhumés sur la butte Montmartre.














Saint_Denis_8Quoi qu’il en soit, selon l'hagiographie carolingienne, Denis se serait relevé, aurait mis sa tête sous le bras, et aurait marché vers le nord jusqu'au lieu de sa sépulture. Parfois, il est dit qu’à la fin de son trajet, il aurait donné sa tête à une pieuse femme originaire de la noblesse romaine nommée Catulla, ce qui rejoint le nom du propriétaire terrien du Saint-Denis de l’époque.














Saint_Denis_4Denis fait partie des saints céphalophores, dont il est le plus illustre représentant (Bon, y’a aussi saint Tropez…).  « On a pu interpréter cette particularité de porter sa tête entre ses mains par une considération iconographique : l'artiste aurait trouvé cette solution pour représenter dignement, avec toute sa tête, celui qui en fait l'avait perdue. Et la légende se serait ensuite créée afin de justifier de telles images. » Bof. Je n’y crois pas trop.














Saint_Denis_7Je préfère me pencher sur la symbolique qui entoure ces saints : leur légende se développe selon des schémas récurrents : le saint part de l’endroit du martyre, traverse une rivière, gravit une côte, gagne un lieu élevé avant de parvenir au lieu qui lui accordera enfin le repos. Il lave sa tête dans une fontaine, la pose sur une pierre. La distance est toujours indiquée avec précision.














Saint_Denis_1Puis un personnage féminin se charge des derniers soins à lui donner. Le lieu d’arrivée correspond à un ancien sanctuaire païen qu’il s’agit de christianiser : un mont sacré, un mégalithe, un arbre, une fontaine.  En étudiant la légende, en lisant entre les lignes, on peut retrouver le culte préchrétien.










DionysosDenis, c’est aussi la forme latine du grec Dionysos. Dionysos est le fils de Zeus et de la mortelle Sémélé. C’est le dieu de la renaissance et de l'éternel recommencement, de la fécondité, de la végétation et de la vigne et surtout du vin, boisson des dieux.















dionysos_2Il est aussi le dieu de la transgression, le dieu d’un ancien et lointain rapport immédiat et parfois violent à la nature, mais en même temps il est le dieu central et indispensable du renouveau, de la joie et de la vie, de l'ouverture à l'autre, qui va contre la tendance de l'homme et de la cité à se replier sur les certitudes de leur maîtrise et de leur identité autochtone. Il est le dieu des grands arbres, ses fidèles brandissant le thyrse (bâton terminé par une pomme de pin) et du lierre (feuillage restant vert en hiver). On voit que Denis nous apporte une symbolique puissante.












Si vous voulez passer un bon moment, je vous propose un conte, écrit par Quinel et de Montgon, qui nous emmène à Catulliacus au temps de Denis : http://www.histoire-en-ligne.com/spip.php?article289

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30 septembre 2010

Saint Patrick

Saint Patrick et la christianisation de l'Irlande
par Jean Guiffan, chargé d’enseignement à l’université de Nantes

Saint_Patrick__11_aUne très ancienne tradition irlandaise fait de saint Patrick, de son nom chrétien de naissance Maewyn Succat, l'évangélisateur de l'Irlande dans le second tiers du Vème siècle.
Amplifiées avec le temps, de nombreuses légendes courent autour de ce saint patron mais, faute de repères historiques précis, il est difficile à son sujet d'extraire la réalité du merveilleux.
Saint_Patrick__7_aLes documents anciens attribués à Saint Patrick ou à ses disciples, deux écrits latins : la Confession et la Lettre aux soldats de Coroticus, sont sujets à caution et les récits de ses premiers biographes, Muirchu et Tirechan, ne sont pas très fiables : rédigés au VIIème siècle, lors du conflit entre Rome et les chrétientés celtiques, ils épousent manifestement les thèses de la cause romaine. C'est donc avec une extrême prudence que Jean Guiffan, auteur d'une Histoire de l'Irlande, a tenté de retracer la vie de saint Patrick.










La vie et la mission de saint Patrick

Saint_Patrick__4_a"Issu d'une famille bretonne romanisée et christianisée (son père était décurion et diacre), Patrick serait né vers 385-390 près de Dumbarton, au nord de l'Angleterre actuelle. Il aurait été enlevé à seize ans par des pirates scots, c'est-à-dire à cette époque irlandais, et emmené en Ulster, dans le comté d'Antrim, devenant pendant six ans l'esclave d'un druide. Saint_Patrick__3_aObéissant à une vision divine, il se serait évadé, réussissant à rejoindre sa famille en Grande-Bretagne. Là, si l'on en croit la Confession, il aurait eu une autre vision dans laquelle les Irlandais l'imploraient pour qu'il revienne parmi eux.

Saint_Patrick__8_aPatrick va acquérir en Gaule la formation religieuse qui lui manque. Selon certaines sources, il aurait rendu visite à saint Martin de Tours, ce qui n'est chronologiquement pas possible. Une autre tradition tardive qui le fait séjourner à Lérins, fondation monastique du sud de la Gaule, semble également dépourvue de tout fondement. En revanche, il est possible qu'il se soit fixé à Auxerre, comme l'affirme "La vie de Saint Patrick de Muirchu", et même qu'il ait été consacré des mains de saint Germain avant d'être envoyé en Irlande par le pape Célestin.

Saint_Patrick__9_aD'après les Annales d'Ulster, Patrick serait arrivé dans l'île en 432, débarquant à Saul, près de Downpatrick. Selon la tradition, c'est lui qui aurait converti l'île païenne au christianisme en défiant les druides dans des joutes singulières comme l'épreuve du feu et en expliquant le mystère de la Sainte Trinité par la feuille trilobée du trèfle qui deviendra, avec la harpe celtique, le symbole de l'Irlande. S'adressant de préférence aux rois et à leur famille pour convertir ensuite plus facilement le reste de la population, il aurait été pendant une trentaine d'années, avec quelques disciples, l'infatigable propagateur de l'Évangile en Irlande, baptisant des milliers de personnes, fondant de nombreuses églises et l'évêché d'Armagh.
Saint_Patrick_aSi des incertitudes planent sur la date exacte de sa mort, sans doute vers 461, (la légende parle du 17 mars, jour de sa fête actuelle) il n'en demeure pas moins qu'à la fin du Vème siècle, l'Irlande païenne était bien entièrement christianisée. On pense que la plupart des druides devinrent moines, adoptant la religion chrétienne. Il est enterré aux côtés de sainte Brigitte et de saint Columcille, tous deux également patrons de l'Irlande."














La tradition face à l'histoire

Saint_Patrick__1_a"Sans vouloir offenser la tradition irlandaise ni diminuer les mérites de saint Patrick, il est difficile de croire qu'il ait trouvé en 432 l'Irlande vierge de toute influence chrétienne alors que l'île voisine, la Grande-Bretagne, avait été touchée par la nouvelle religion au moins deux siècles plus tôt. Il est probable que le message chrétien avait en fait déjà été introduit dans l'île par des missionnaires venus de Grande-Bretagne, d'Aquitaine, d'Espagne ou même d'Orient dès la fin du IVe siècle ou les débuts du Ve siècle.

La chronique de Prosper d'Aquitaine, source généralement digne de confiance, nous apprend d'ailleurs qu'en 431 le pape Célestin avait envoyé en Irlande un certain Palladius comme évêque pour les Irlandais "croyant dans le Christ", in Christum credentes. Cela implique l'existence de communautés chrétiennes en Irlande avant l'arrivée de saint Patrick et souligne la volonté de Rome de les faire entrer dans l'obédience pontificale. On ne sait malheureusement rien de plus sur la mission de ce Palladius mais, comme le montre la création de l'évêché d'Armagh vers 445, c'est bien une Église épiscopale de type continental que Rome a cherché à implanter en Irlande.

Saint_Patrick__6_aOr c'est sous la forme du monachisme que le christianisme va se développer dans l'île aux VIème et VIIème siècles. Sans remettre en cause l'organisation diocésaine existante, l'Irlande se couvre alors de nombreux monastères indépendants les uns des autres qui deviennent les véritables centres de la vie religieuse. Leurs saints fondateurs ne se réfèrent jamais à Palladius ou à Patrick dont on semble même oublier le nom. Isolée de la papauté romaine par les invasions barbares, l'Irlande, comme les autres pays celtiques, va être pendant près de deux siècles le grand refuge du christianisme occidental face à un continent retombé en partie dans le paganisme, mais un foyer original que Rome ne tardera pas à reprendre en main."


http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/saint_patrick_et_la_christianisation_de_l_irlande.asp

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Saint Saturnin

Le nom de saint Saturnin, ou saint Sernin après évolution, provient de Saturne, qui vient du latin « serere » = ensemencer.
Saturne était dans la mythologie le dieu de l’agriculture et du temps. Signification : le semeur.

st_saturninSaint Saturnin de Toulouse, aujourd'hui connu sous le nom de saint Sernin, est le premier évêque chrétien de Toulouse connu. Il est fêté le 29 novembre. Le nom de Saturnin (Saturninus) a subi de multiples évolutions que l'on retrouve dans de nombreux toponymes et patronymes aujourd'hui.
Saturnin est envoyé de Rome par le pape Fabien, pour évangéliser la Gaule. En passant par Nîmes, un disciple se joint à lui, Honest. Ensemble, ils vont jusqu'à Pampelune, en Espagne. Ils y rencontrent et consacrent le futur saint Firmin. Honest subit le martyre, et Saturnin, accompagné de Hilaire, son futur successeur, revient sur ses pas pour s'arrêter à Toulouse. Saturnin sillonne la région à des fins d'évangélisation. En 250, attribuant le silence des oracles à ses passages fréquents devant le Capitole (temple majeur de la cité antique, dédié à Jupiter), des prêtres païens lui demandèrent d'honorer l'empereur en lui sacrifiant un taureau. Son refus valut à Saturnin d'être attaché au taureau du sacrifice.





Saint_Saturnin_bLes historiens ont longtemps débattu pour savoir où se situait le Capitole à l'époque antique. Ce n'est qu'en 1993 grâce aux fouilles archéologiques du parking de la place Esquirol qu'on a pu déterminer que le temple se situait à cet endroit. La Passion de saint Saturnin, probablement écrite au cinquième siècle, nous apprend qu'il était pourvu d'un escalier monumental. La légende raconte que le taureau, pris d'une rage folle, descendit à toute allure les marches du Capitole, traînant derrière lui l'évêque. Sa tête explosa sur les marches du temple. Le taureau aurait rejoint la campagne en passant par la porte nord de la ville, la Porterie, alors protégée par des remparts, suivant le « cardo » romain (rue Saint Rome).

saint_Saturnin_cLe taureau aurait abandonné Saturnin sur la route de Cahors, la rue du Taur, lui donnant ainsi le nom qu'on lui connaît aujourd'hui. Le corps sans vie du malheureux fut recueilli par les saintes Puelles, deux jeunes femmes. Elles l'inhumèrent à l'endroit exact où son corps fut trouvé, dans un fossé assez profond pour que les païens ne puissent pas profaner la dépouille.


Saint_Saturnin_a

La légende dit que, battues par la foule, les saintes Puelles quittèrent la ville pour se réfugier dans le petit village près de Castelnaudary qui porte leur nom, le Mas-Saintes-Puelles. Hilaire, évêque au quatrième siècle, fit construire une petite église en bois, un oratoire, sur la tombe du martyr. C'est l'emplacement de l'église du Taur que nous connaissons aujourd'hui.








Saturne_4Saturne est une ancienne divinité romaine, agraire à l'origine (on lui attribuait notamment la protection des semailles), qui a été peu à peu assimilée au grec Cronos. Il régnait sur les cieux et sur la terre avant que Jupiter ne l'en chasse : il avait été prédit que l'un de ses enfants le détrônerait un jour. Et pour éviter cela, il dévora chacun de ses enfants à leur naissance.











saturne_3Mais un jour, son épouse Cybèle et sa mère Tellus réussirent à sauver Jupiter en lui faisant avaler une pierre enveloppé dans des langes à la place de son fils. Plus tard, ce dernier réussira effectivement à chasser son père du pouvoir et l'obligera à régurgiter ses frères et sœurs (Neptune, Pluton, Cérès, Junon et Vesta).






jupiterJupiter, dieu romain du Ciel, est aussi le père des dieux. On retrouve également des divinités semblables dans d'autres panthéons : Taranis chez les Gaulois, Thor et Odin chez les Scandinaves ou encore Dyaus Pitar et Varuna chez les hindous. Parmi les divinités, Jupiter tenait toujours le premier rang et son culte était le plus solennel et le plus universellement répandu. Ses trois plus fameux oracles étaient ceux de Dodone, de Libye et de Trophonius. Les victimes les plus ordinaires qu'on lui immolait étaient la chèvre, la brebis et le taureau blanc dont on avait eu soin de dorer les cornes. On ne lui sacrifiait pas de victimes humaines; souvent on se contentait de lui offrir de la farine, du sel et de l'encens. L'aigle, qui plane en haut des cieux et fond comme la foudre sur sa proie, était son oiseau favori. Le jeudi, jour de la semaine, lui était consacré (Jovis dies).

janus_aNous avons donc à Toulouse Saturne (Saturnin-Sernin), tué par les adeptes de son fils Jupiter...  Et pourtant, Saturne, ou Cronos, était souverain de l'âge d'or de l'humanité. C'est pour lui que Janus, le dieu à deux têtes, qui l'avait recueilli quand il fut chassé par Jupiter, créa les Saturnales, afin de commémorer son règne.
Ces fêtes consistaient principalement à représenter l'égalité qui régnait primitivement parmi les hommes. Elles commençaient le 16 décembre de chaque année : d'abord elles ne durèrent qu'un jour, mais l'empereur Auguste ordonna qu'elles se célèbreraient pendant trois jours auxquels plus tard Caligula en ajouta un quatrième. Pendant ces fêtes, on suspendait la puissance des maîtres sur leurs esclaves, et ceux-ci avaient le droit de parler et d'agir en toute liberté. Tout ne respirait alors que le plaisir et la joie : les tribunaux et les écoles étaient en vacances ; il n'était permis ni d'entreprendre aucune guerre, ni d'exécuter un criminel, ni d'exercer d'autre art que celui de la cuisine ; on s'envoyait des présents, et l'on se donnait de somptueux repas. De plus tous les habitants de la ville cessaient leurs travaux. Les esclaves pouvaient critiquer les défauts de leurs maîtres, jouer contre eux, et ceux-ci les servaient à table.

Par reconnaissancepour Janus, le dieu détrôné doua d'une rare prudence qui rendait le passé et l'avenir toujours présents à ses yeux, ce qu'on a exprimé en le représentant avec deux visages tournés en sens contraires. Le nom de Janus est assimilable à un nom commun signifant « passage », ou gardien des portes. L'irlandais a dérivé de la même racine le mot désignant le « gué » et la porte d'une maison se dit en latin janua. Il est le dieu qui préside à toute espèce de transition d'un état à un autre...

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29 septembre 2010

Saint-Michel

 

 

saint_Michel_6Le 29 septembre c'est la Saint-Michel d’automne. Et oui, il existe aussi une Saint-Michel de printemps, le 8 mai, mois de Marie, en commémoration de son apparition sur le Mont Gargan en Italie le 8 mai 492. Nous nous trouvons au début du signe de la Balance, qui vient juste après celui de la Vierge.

 

 

 

 

saint_Michel_1C’est la période de Alban Elfed pour la tradition druidique, l’équinoxe d’automne, période où la durée du jour et de la nuit est égale. Dans d’autres traditions, on le trouve également sous les noms de : Mabon, Maponos, Fête du Chêne (en Gaule), Harvest home, Festival de Dionysos (tradition hellénique), Cornucopia (Corne d'abondance), la fête d'Avalon, Roch Hachana (tradition rabbinique), Saint-Michel (tradition chrétienne). Mabon en gallois veut dire « Grand Fils ». La déesse est enceinte.

 

 

 

 

 

 

"Selon la mythologie, Mabon disparaît (ou est enlevé) trois jours après sa naissance. La Lumière divine se trouve ainsi voilée de mystère; elle va se cacher dans l'utérus de la Terre, personnifiée ici comme sa mère, la Grande Protectrice et gardienne de l’Annwvyn, l’Autre-monde. Pour qu'il puisse renaître à nouveau, Mabon vit au sein de sa Mère, dans l'Autre-monde. C'est un endroit de défis, de renouveau et de régénération; un lieu où la vie nouvelle est en gestation. Tout comme la Lumière est attirée vers la terre pour y accumuler force et sagesse afin de devenir une nouvelle graine de Connaissance, Mabon est retourné dans le ventre de sa Mère. Alors que l'hiver commence, la terre protège les graines fragiles et, pendant tout l'hiver, ces graines seront gardées en son Sein pour qu'elles puissent renaître."

saint_Michel_2Roch Hachana est dépeint dans la tradition hébraïque comme le jour de l'intronisation de Dieu, le "jour mémorial" et surtout, le "jour du jugement" pour l’humanité. L'inventaire de tous les actes des individus au cours de l'année précédente est établi. Cette période, qui commençait l'année dans l'usage babylonien, est considérée comme particulièrement propice au repentir, alors même que l’humanité est en instance de jugement devant Dieu.

 

 

 

 

 

 

 

saint_Michel_3On se dirige vers l’hiver, vers l’intériorisation, la réflexion, la synthèse, le juste milieu. Il est temps d’entrer en nous-mêmes pour évaluer la portée de nos actes, de nos paroles, de nos émotions et de nos pensées pour ensuite les rectifier et en tirer les leçons correspondantes. Arriver à la maitrise. Serait-ce le VITRIOL : "Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem" soit "Visite l'intérieur de la terre et en rectifiant tu trouveras la pierre cachée", ou bien "Visita Interiorem Terrae Rectificando Invenies Operae Lapidem" soit "Descends dans les entrailles de la terre, en distillant tu trouveras la pierre de l'œuvre", ce qui, en réfléchissant bien, veut dire à peu près la même chose. Même si l'on rajoute les deux lettres perdues UM de VITRIOLUM : Veram Medicinam, pour vraie médecine.

 

 

 

 

saint_Michel_4Dans le Tarot Hermétique, le Fou (qui porte le nombre zéro) est représenté en mouvement, le bâton à la main, le regard en lui-même. Il cherche son Chemin. Il cherche la voie de l'interieur de la Terre. L'Ermite ou le Sage (qui porte le nombre 9) a trouvé son chemin, la force cachée en lui-même provenant de l'Eternité ou du Zéro. C'est dans l'équilibre parfait, solidement appuyé sur la terre, que l'initié va capter les courants vitaux d'énergie et les utiliser pour pratiquer la vraie médecine.

 

 

 

 

 

 

saint_Michel_5C’est donc le jour où l’on fête Michel l’archange, mais aussi Gabriel, Raphaël, René, Gaïa et Rhéa. Je trouve ça étonnant : les principes sacrés masculins, féminins, mais aussi le nouvel homme, le deux fois né, l’initié.

Pour moi, il représente un archétype. Mais qu’est-ce qu’un archétype ?

Dans le dico, c’est tout d’abord :

- un modèle original ou idéal d'après lequel sont bâtis un ouvrage, une œuvre.

- en terme de monnayage, c’est l’étalon primitif et général des poids et mesures, sur lequel on étalonne les autres.

 

 

 

saint_Michel_7- en philosophie, c’est un modèle général représentatif d'un sujet. C’est un concept appartenant à la psychologie analytique élaborée par Carl Gustav Jung qui le définit comme une « image primordiale » renfermant un thème universel, commun à toutes les cultures humaines mais figuré sous des formes symboliques diverses, et structurant la psyché inconsciente.
Du grec ancien arkhêtupon signifiant « modèle primitif », entré dans les langues modernes par l'intermédiaire du latin « archetypum », soit « grandes images », les archétypes apparaissent dans les mythes, mais aussi dans les rêves ; ils y forment des catégories symboliques structurant les cultures et mentalités, et orientant le sujet vers son évolution intérieure, nommée individuation dans la psychologie de Jung. Pour ce dernier, les archétypes sont caractérisés fondamentalement par le fait qu'ils unissent un symbole avec une émotion, ce faisant, ils sont des « potentiels d'énergie psychique » constitutifs de toute activité humaine et orientant la libido. Les archétypes sont ainsi, dans l’espace mental, des dépôts permanents d’expériences continuellement répétées au cours des générations.

 

saint_Michel_8L’origine de saint Michel est donc très ancienne. On le retrouve par exemple dans la Perse ancienne combattant Ahriman, prince des ténèbres, ou par l’intermédiaire d’Apollon, de Mithra, de Belen/Lug/ Kernunos, même Baldr, Henoch, Hermès, Thôt et avant eux Gargan. Ce sont des avatars solaires.

Dans la Bible qui lui a donné son nom actuel, il est le prince des archanges. Michaël est une interrogation qui signifie « Qui est comme Dieu ?», étymologiquement ‘Mi Kha’El’ : El « dieu » et Mi, Kha « qui est semblable ». On pourrait même faire des anagrammes : avec saint Michel, on obtient alchimiste sans N (haine) et machiniste sans L (aile). Son culte en occident est apparu après son apparition au Mont Gargan au V ème siècle.

 

 

 

saint_Michel_12C'est lui qui pèse les âmes lors du Jugement dernier et qui emmène les âmes des élus au Paradis. Il est psychostase et psychopompe. Il est l’envoyé, le messager porteur de la voix de Dieu. En ce sens, il est aussi le Metraton. Il est invoqué pour faire entrer dans les sphères célestes les âmes des « trépassés ». La balance représente la première étape qui consiste à évaluer la portée de nos actes, de nos paroles, de nos émotions et de nos pensées. Jeter un regard rétrospectif sur les évènements vécus au cours de l'année pour les évaluer et en tirer les leçons correspondantes.

 

 

 

 

 

 

saint_Michel_9Il est le chef suprême des forces du ciel, des armées célestes, archistrategos porteur de l’épée. Dans l'apocalypse, où il révéla à Jean l’avenir, il est dit : "et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent, mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut pas trouvée dans le ciel. Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui". Il est donc invoqué pour obtenir une protection contre les démons.
Le diable est souvent symbolisé par un dragon. Dans ses représentations, Michel ne tue pas le dragon, il le maîtrise, il le contrôle. Le diable ou le dragon, c’est peut être aussi Michel dans sa partie de l’ombre, un autre lui-même. Le dragon n’est-il pas le gardien d’un trésor ? Michel nous montre la voie de la transfiguration, mourir à cet état de vieil homme et renaître à l'homme nouveau. Il ne faut pas se déconnecter du monde, mais s’occuper de son corps afin d’y introduire l’esprit.

 

 

saint_Michel_10Mais le dragon peut aussi représenter les énergies telluriques, maitrisées par l’archange, les forces vitales de la Terre-Mère dont l’être est animé. Le point de jonction avec les énergies cosmiques n’est pas loin. Les sanctuaires dédiés à Michel sont toujours situés en hauteur, se rapprochant du ciel, sur des points énergétiques très puissants.
Deuxième étape : l’action, la guerre sainte intérieure contre les énergies de la matière et leur maitrise afin de pouvoir accéder à la dimension spirituelle. Enlever le mal qui est en nous, généré par notre dualité.

 

 

 

 

 

 

saint_Michel_11Il porte l’étendard céleste (représentant l'élévation de la conscience), comme Jeanne d’Arc le fut à son tour du Bauséant. Les deux personnages sont intimement liés. Jeanne (fêtée le deuxième dimanche de mai : non pas une date fixe, mais fonction de la mécanique cosmique) peut paraître comme son double féminin, tous deux gardiens de la France, adolescents, portant armure et épée. Jeanne entendit les voix de Michel, de Marguerite et de Catherine.
On dit de Marguerite, sainte sauroctone, qu'elle fut avalée par un dragon et qu'elle en transperça le ventre pour en sortir. Elle est représentée les pieds sur la bête.
Catherine… dont le tombeau est vénéré dans un monastère du Sinaï, situé au pied du mont Moïse ou le prophète recueillit les Tables de la Loi, Ce monastère fut construit par l'empereur Justinien au VI ème siècle, sur l'emplacement supposé du Buisson ardent. Il fut d'abord dédié à la Vierge.

 

 

saint_Michel_13Donc. Traçons une ligne entre le monastère Sainte-Catherine et le premier sanctuaire occidental dédié à Michel, au Mont Gargan dans les Pouilles. Vous y êtes ? On continue la ligne droite. On arrive à… la Sacra di San Michele dans la vallée de Suse, le deuxième sanctuaire le plus important d’Italie. On continue… Saint-Michel de Maurienne. Puis on tombe sur le mont Saint-Michel au Péril de la Mer en Normandie. On traverse la Manche pour se trouver à l’emplacement exact de Saint Michael Mount, à la pointe de la Cornouailles, pour finalement aboutir sur le rocher Skellig Michael au large de la côte du Comté de Kerry en Irlande du Sud. Incroyable. Mais vrai. Et ne me dites pas que c’est une coïncidence, je ne vous croirai pas.

 

 

 

saint_Michel_14Concússum est mare et contrémuit terra, ubi Archángelus Míchaël descéndit de cælo.
La mer fut ébranlée, la terre trembla, quand l’Archange Michel descendit du ciel.

Nous avons vu que Michel peut être réuni avec Jeanne, mais une autre vierge lui est le plus souvent associée : la Virgo Pariturae, celle qui doit enfanter, la vierge noire de dessous terre, celle que l'on visite à l'intérieur, qui peut aider à rectifier et à trouver sa propre pierre par sa médecine vraie. C'est la Papesse (qui porte dans le Tarot le nombre 2, le principe divin féminin) symbolise la voie passive, l'activité mentale plutôt que physique.

 

 

 

saint_Michel_15Quelque soit le sanctuaire, l’un ne va pas sans l’autre. C’est l’équilibre parfait du haut et du bas. Fourvière… la basilique dédiée à Marie. Qui se trouve tout en haut de l’église ? Michel. Le Mont Saint-Michel : qui se trouve dans sa plus profonde crypte ? La vierge noire. Compostelle… Nous partons de la cathédrale Notre-Dame, et sa célèbre vierge noire. Nous arrivons en bord de mer, où nous ramassons une coquille. N’oublions pas le retour. Ce n’est qu’après avoir monté les escaliers du Mont Saint-Michel d’Aiguilhe que le pèlerinage sera complet…. Mais c’est une autre histoire.

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La saint Michel

saint_Michel_6Le 29 septembre c'est la Saint-Michel d’automne. Et oui, il existe aussi une Saint-Michel de printemps, le 8 mai, mois de Marie, en commémoration de son apparition sur le Mont Gargan en Italie le 8 mai 492. Nous nous trouvons au début du signe de la Balance, qui vient juste après celui de la Vierge.

 

 

 

 

 

saint_Michel_1C’est la période de Alban Elfed pour la tradition druidique, l’équinoxe d’automne, période où la durée du jour et de la nuit est égale. Dans d’autres traditions, on le trouve également sous les noms de : Mabon, Maponos, Fête du Chêne (en Gaule), Harvest home, Festival de Dionysos (tradition hellénique), Cornucopia (Corne d'abondance), la fête d'Avalon, Roch Hachana (tradition rabbinique), Saint-Michel (tradition chrétienne). Mabon en gallois veut dire « Grand Fils ». La déesse est enceinte.

 

 

 

 

 

 

 

"Selon la mythologie, Mabon disparaît (ou est enlevé) trois jours après sa naissance. La Lumière divine se trouve ainsi voilée de mystère; elle va se cacher dans l'utérus de la Terre, personnifiée ici comme sa mère, la Grande Protectrice et gardienne de l’Annwvyn, l’Autre-monde. Pour qu'il puisse renaître à nouveau, Mabon vit au sein de sa Mère, dans l'Autre-monde. C'est un endroit de défis, de renouveau et de régénération; un lieu où la vie nouvelle est en gestation. Tout comme la Lumière est attirée vers la terre pour y accumuler force et sagesse afin de devenir une nouvelle graine de Connaissance, Mabon est retourné dans le ventre de sa Mère. Alors que l'hiver commence, la terre protège les graines fragiles et, pendant tout l'hiver, ces graines seront gardées en son Sein pour qu'elles puissent renaître."

saint_Michel_2Roch Hachana est dépeint dans la tradition hébraïque comme le jour de l'intronisation de Dieu, le "jour mémorial" et surtout, le "jour du jugement" pour l’humanité. L'inventaire de tous les actes des individus au cours de l'année précédente est établi. Cette période, qui commençait l'année dans l'usage babylonien, est considérée comme particulièrement propice au repentir, alors même que l’humanité est en instance de jugement devant Dieu.

 

 

 

 

 

 

 

saint_Michel_3On se dirige vers l’hiver, vers l’intériorisation, la réflexion, la synthèse, le juste milieu. Il est temps d’entrer en nous-mêmes pour évaluer la portée de nos actes, de nos paroles, de nos émotions et de nos pensées pour ensuite les rectifier et en tirer les leçons correspondantes. Arriver à la maitrise. Serait-ce le VITRIOL : "Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem" soit "Visite l'intérieur de la terre et en rectifiant tu trouveras la pierre cachée", ou bien "Visita Interiorem Terrae Rectificando Invenies Operae Lapidem" soit "Descends dans les entrailles de la terre, en distillant tu trouveras la pierre de l'œuvre", ce qui, en réfléchissant bien, veut dire à peu près la même chose. Même si l'on rajoute les deux lettres perdues UM de VITRIOLUM : Veram Medicinam, pour vraie médecine.

 

 

 

 

 

saint_Michel_4Dans le Tarot Hermétique, le Fou (qui porte le nombre zéro) est représenté en mouvement, le bâton à la main, le regard en lui-même. Il cherche son Chemin. Il cherche la voie de l'interieur de la Terre. L'Ermite ou le Sage (qui porte le nombre 9) a trouvé son chemin, la force cachée en lui-même provenant de l'Eternité ou du Zéro. C'est dans l'équilibre parfait, solidement appuyé sur la terre, que l'initié va capter les courants vitaux d'énergie et les utiliser pour pratiquer la vraie médecine.

 

 

 

 

 

 

 

saint_Michel_5C’est donc le jour où l’on fête Michel l’archange, mais aussi Gabriel, Raphaël, René, Gaïa et Rhéa. Je trouve ça étonnant : les principes sacrés masculins, féminins, mais aussi le nouvel homme, le deux fois né, l’initié.

Pour moi, il représente un archétype. Mais qu’est-ce qu’un archétype ?

Dans le dico, c’est tout d’abord :

- un modèle original ou idéal d'après lequel sont bâtis un ouvrage, une œuvre.

- en terme de monnayage, c’est l’étalon primitif et général des poids et mesures, sur lequel on étalonne les autres.

 

 

 

saint_Michel_7- en philosophie, c’est un modèle général représentatif d'un sujet. C’est un concept appartenant à la psychologie analytique élaborée par Carl Gustav Jung qui le définit comme une « image primordiale » renfermant un thème universel, commun à toutes les cultures humaines mais figuré sous des formes symboliques diverses, et structurant la psyché inconsciente.
Du grec ancien arkhêtupon signifiant « modèle primitif », entré dans les langues modernes par l'intermédiaire du latin « archetypum », soit « grandes images », les archétypes apparaissent dans les mythes, mais aussi dans les rêves ; ils y forment des catégories symboliques structurant les cultures et mentalités, et orientant le sujet vers son évolution intérieure, nommée individuation dans la psychologie de Jung. Pour ce dernier, les archétypes sont caractérisés fondamentalement par le fait qu'ils unissent un symbole avec une émotion, ce faisant, ils sont des « potentiels d'énergie psychique » constitutifs de toute activité humaine et orientant la libido. Les archétypes sont ainsi, dans l’espace mental, des dépôts permanents d’expériences continuellement répétées au cours des générations.

 

 

saint_Michel_8L’origine de saint Michel est donc très ancienne. On le retrouve par exemple dans la Perse ancienne combattant Ahriman, prince des ténèbres, ou par l’intermédiaire d’Apollon, de Mithra, de Belen/Lug/ Kernunos, même Baldr, Henoch, Hermès, Thôt et avant eux Gargan. Ce sont des avatars solaires.

Dans la Bible qui lui a donné son nom actuel, il est le prince des archanges. Michaël est une interrogation qui signifie « Qui est comme Dieu ?», étymologiquement ‘Mi Kha’El’ : El « dieu » et Mi, Kha « qui est semblable ». On pourrait même faire des anagrammes : avec saint Michel, on obtient alchimiste sans N (haine) et machiniste sans L (aile). Son culte en occident est apparu après son apparition au Mont Gargan au V ème siècle.

 

 

 

saint_Michel_12C'est lui qui pèse les âmes lors du Jugement dernier et qui emmène les âmes des élus au Paradis. Il est psychostase et psychopompe. Il est l’envoyé, le messager porteur de la voix de Dieu. En ce sens, il est aussi le Metraton. Il est invoqué pour faire entrer dans les sphères célestes les âmes des « trépassés ». La balance représente la première étape qui consiste à évaluer la portée de nos actes, de nos paroles, de nos émotions et de nos pensées. Jeter un regard rétrospectif sur les évènements vécus au cours de l'année pour les évaluer et en tirer les leçons correspondantes.

 

 

 

 

 

 

saint_Michel_9Il est le chef suprême des forces du ciel, des armées célestes, archistrategos porteur de l’épée. Dans l'apocalypse, où il révéla à Jean l’avenir, il est dit : "et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent, mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut pas trouvée dans le ciel. Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui". Il est donc invoqué pour obtenir une protection contre les démons.
Le diable est souvent symbolisé par un dragon. Dans ses représentations, Michel ne tue pas le dragon, il le maîtrise, il le contrôle. Le diable ou le dragon, c’est peut être aussi Michel dans sa partie de l’ombre, un autre lui-même. Le dragon n’est-il pas le gardien d’un trésor ? Michel nous montre la voie de la transfiguration, mourir à cet état de vieil homme et renaître à l'homme nouveau. Il ne faut pas se déconnecter du monde, mais s’occuper de son corps afin d’y introduire l’esprit.

 

 

saint_Michel_10Mais le dragon peut aussi représenter les énergies telluriques, maitrisées par l’archange, les forces vitales de la Terre-Mère dont l’être est animé. Le point de jonction avec les énergies cosmiques n’est pas loin. Les sanctuaires dédiés à Michel sont toujours situés en hauteur, se rapprochant du ciel, sur des points énergétiques très puissants.
Deuxième étape : l’action, la guerre sainte intérieure contre les énergies de la matière et leur maitrise afin de pouvoir accéder à la dimension spirituelle. Enlever le mal qui est en nous, généré par notre dualité.

 

 

 

 

 

 

saint_Michel_11Il porte l’étendard céleste (représentant l'élévation de la conscience), comme Jeanne d’Arc le fut à son tour du Bauséant. Les deux personnages sont intimement liés. Jeanne (fêtée le deuxième dimanche de mai : non pas une date fixe, mais fonction de la mécanique cosmique) peut paraître comme son double féminin, tous deux gardiens de la France, adolescents, portant armure et épée. Jeanne entendit les voix de Michel, de Marguerite et de Catherine.
On dit de Marguerite, sainte sauroctone, qu'elle fut avalée par un dragon et qu'elle en transperça le ventre pour en sortir. Elle est représentée les pieds sur la bête.
Catherine… dont le tombeau est vénéré dans un monastère du Sinaï, situé au pied du mont Moïse ou le prophète recueillit les Tables de la Loi, Ce monastère fut construit par l'empereur Justinien au VI ème siècle, sur l'emplacement supposé du Buisson ardent. Il fut d'abord dédié à la Vierge.

 

 

 

saint_Michel_13Donc. Traçons une ligne entre le monastère Sainte-Catherine et le premier sanctuaire occidental dédié à Michel, au Mont Gargan dans les Pouilles. Vous y êtes ? On continue la ligne droite. On arrive à… la Sacra di San Michele dans la vallée de Suse, le deuxième sanctuaire le plus important d’Italie. On continue… Saint-Michel de Maurienne. Puis on tombe sur le mont Saint-Michel au Péril de la Mer en Normandie. On traverse la Manche pour se trouver à l’emplacement exact de Saint Michael Mount, à la pointe de la Cornouailles, pour finalement aboutir sur le rocher Skellig Michael au large de la côte du Comté de Kerry en Irlande du Sud. Incroyable. Mais vrai. Et ne me dites pas que c’est une coïncidence, je ne vous croirai pas.

 

 

 

 

saint_Michel_14Concússum est mare et contrémuit terra, ubi Archángelus Míchaël descéndit de cælo.
La mer fut ébranlée, la terre trembla, quand l’Archange Michel descendit du ciel.

Nous avons vu que Michel peut être réuni avec Jeanne, mais une autre vierge lui est le plus souvent associée : la Virgo Pariturae, celle qui doit enfanter, la vierge noire de dessous terre, celle que l'on visite à l'intérieur, qui peut aider à rectifier et à trouver sa propre pierre par sa médecine vraie. C'est la Papesse (qui porte dans le Tarot le nombre 2, le principe divin féminin) symbolise la voie passive, l'activité mentale plutôt que physique.

 

 

 

saint_Michel_15Quelque soit le sanctuaire, l’un ne va pas sans l’autre. C’est l’équilibre parfait du haut et du bas. Fourvière… la basilique dédiée à Marie. Qui se trouve tout en haut de l’église ? Michel. Le Mont Saint-Michel : qui se trouve dans sa plus profonde crypte ? La vierge noire. Compostelle… Nous partons de la cathédrale Notre-Dame, et sa célèbre vierge noire. Nous arrivons en bord de mer, où nous ramassons une coquille. N’oublions pas le retour. Ce n’est qu’après avoir monté les escaliers du Mont Saint-Michel d’Aiguilhe que le pèlerinage sera complet…. Mais c’est une autre histoire.

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28 septembre 2010

Le musée archéologique de Dijon, présentation

Dijon_Saint_B_nigne_Dortoir_1Le musée archéologique, qui fait partie désormais des « Musée de France », fut en premier lieu dépositaire des sculptures gallo-romaines en remploi dans les murailles du castrum de Divio, l’ancien Dijon. Puis il a accueilli les découvertes des fouilles effectuées par la Commission des Antiquités de la Côte-d'Or aux sources de la Seine, à Alise-Sainte-Reine et à Vertault.







Dijon_Saint_B_nigne_Dortoir_3Le musée présente un vaste panorama de la présence de l'homme en Bourgogne est présenté de la Préhistoire au Moyen Age avec les sites incontournables de la région : Dijon, Alesia, Les Bolards, les Sources de la Seine, Vertault, Mâlain, ...










Dijon_Saint_B_nigne_Dortoir_5Les collections du Musée archéologique sont présentées dans l'aile principale de l’ancienne abbaye bénédictine Saint-Bénigne.












Dijon_Saint_B_nigne_Sous_Sol_6Au sous-sol, dans l'ancienne salle capitulaire et le scriptorium du début du XIème siècle, sont présentés des sculptures gauloises, puis gallo-romaines, puis les ex-voto du sanctuaire gallo-romain des Sources de la Seine. Puis de nombreuses stèles et bas-reliefs de l’époque gallo-romaine.









Dijon_Saint_B_nigne_Dortoir_4Au niveau 1, dans le dortoir des moines de la fin du XIIème siècle, les voûtes gothiques accueillent les sculptures d'époques romane et gothique. Elles vous sont présentées dans le reportage sur Saint-Bénigne, et celui de Notre-Dame.

Dijon_mus_e_arch_ologique_49Le niveau 2, dans des salles plus récentes, présente le trésor de Blanot, prestigieux dépôt de l'Age du Bronze final, le bracelet en or de La Rochepot, et des objets provenant de la recherche archéologique récente.

Pour voir la carte, cliquer ici.









Horaires d'ouverture:

Du 1er octobre au 14 mai :
Ouvert tous les jours sauf le lundi et le mardi, de 9h à 12h30 et de 13h35 à 18h.
Ouvert, pour les scolaires, le lundi, sur rendez-vous.
Du 15 mai au 30 septembre :
Ouvert tous les jours de 9h00 à 12h30 et de 13h30 à 18h00 sauf le mardi.

Fermé: le 1er janvier, les 1er et 8 mai, le 14 juillet, les 1er et 11 novembre et le 25 décembre.

http://www.musees-bourgogne.org/les_musees/musee_bourgogne_resultat.php?id=21&id_ville=11
http://www.dijon.fr/
http://www.tourisme-langres.com/fic_bdd/fichiers_fr/Source_Seine.pdf

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Le musée archéologique de Dijon, le sous-sol


La source de la Seine

Dijon_mus_e_arch_ologique_source_Seine_2aAu fond d’un étroit vallon qui sépare les territoires de Saint-Germain-Source-Seine et Poncey-sur-l’Ignon, les eaux de plusieurs sources jaillissent. La principale fut divinisée sous le nom de Déesse Séquana. Près de la source sacrée fut construit un temple de type gaulois à la fin du I er siècle après Jésus Christ.








Dijon_mus_e_arch_ologique_50aEn utilisant une grille de lecture astronomique, Bernard Jacomin dans son livre "Les Sources de la Seine - Traces fossiles et repérages astronomiques au pays des Lingons " nous révèle l'importance du repérage des constellations dans l'orientation du sanctuaire et des traces voisines. Quant au fameux Trésor de la Seine, il prend un nouveau sens, si on l'étudie en relation avec les repérages spatiaux utilisés par les druides qui procédaient au réglage du calendrier luni-solaire au début de l'année celtique.












Dijon_mus_e_arch_ologique_source_Seine_1Puis le sanctuaire se développa aux II ème et III ème siècles.
Ces lieux voyaient accourir des foules de pèlerins qui venaient solliciter la guérison de leurs maux. Ils puisaient l’eau sacrée et s’en aspergeaient. En reconnaissance de leur guérison, ils laissèrent sur place des centaines d’ex-voto en bois, en pierre ou en bronze.
Le christianisme a repris à son compte la divinisation des sources de la Seine : une église du nom de Sainte Marie de Sestre fut construite au VI ème siècle à environ 10 km des sources. L’Abbaye s’étendait jusqu’aux sources de la Seine. Les habitants de Saint-Seine se rendaient en procession aux sources, surtout en période de sécheresse. Les fidèles munis de petits vases puisaient l’eau de la source et aspergeaient le prêtre ; il était dit que plus l’aspersion serait abondante, plus les vœux seraient exaucés.








La légende de la source

Dijon_mus_e_arch_ologique_source_Seine_8aLa Seine, fille de Bacchus et nymphe de Cérès, avait suivi dans les Gaules la déesse des blés, lorsqu'elle cherchait sa fille Proserpine par toute la terre.
Quand Cérès eut mis fin à ses courses, la Seine la pria de lui donner en récompenses de ses services ces prairies que vous voyez là-bas. La déesse y consentit et accorda de plus à la fille de Bacchus de faire croître les blés partout où elle porterait ses pas.














Dijon_mus_e_arch_ologique_source_Seine_9aElle laissa donc la Seine sur ces rivages et lui donna pour compagne et pour suivante la nymphe Héva qui devait veiller près d'elle de peur qu'elle ne fût enlevée par quelque dieu de la mer comme sa fille Proserpine l'avait été par celui des enfers.
Un jour que la Seine s'amusait à courir sur ces sables en cherchant des coquilles et qu'elle fuyait en jetant de grands cris devant les flots de la mer qui quelquefois lui mouillaient la plante des pieds et quelquefois l'atteignaient jusqu'aux genoux. Héva, sa compagne aperçut sous les ondes, les cheveux blancs, le visage empourpré et la robe bleue de Neptune.











Dijon_mus_e_arch_ologique_51Ce dieu venait des Orcades après un grand tremblement de terre et il parcourait les rivages de l'océan, examinant avec son trident si leurs fondements n'avaient pas été ébranlés. A sa vue, Héva jeta un grand cri et avertit la Seine, qui s'enfuit aussitôt vers les prairies. Mais le dieu des mers avait aperçu la nymphe de Cérès et, touché de sa bonne grâce et de sa légèreté, il poussa vers le rivage ses chevaux marins après elle. Déjà, il était près de l'atteindre, lorsqu'elle invoqua Bacchus, son père et Cérès sa maîtresse. L'un et l'autre l'exaucèrent : dans le temps que Neptune tendait les bras pour la saisir, tout le corps de la Seine se fondit en eau ; son voile et ses vêtements verts, que les vents poussaient devant elle, devinrent des flots couleur d'émeraude ; elle fut changée en un fleuve de cette couleur qui se plaît encore à parcourir les lieux qu'elle a aimés étant nymphe.

Dijon_mus_e_arch_ologique_27Les sources, appelées les Fontes Sequanae ("les sources de Sequana") sont situées dans une vallée sur le plateau de Langres, au Nord-ouest de Dijon, à Source-Seine. Les premières traces remontent au deuxième et premier siècle avant Jésus-Christ, quand l’endroit devint un lieu saint de guérison. Le sanctuaire fut plus tard repris par les romains, qui construisirent deux temples, une enceinte avec des colonnes et d'autres structures centrées sur la piscine et la source. 












Dijon_mus_e_arch_ologique_28Près de 1500 sculptures du sanctuaire des sources de la Seine sont conservées au musée. Ce sanctuaire  est représentatif des cultes guérisseurs. Les pèlerins, après les ablutions et un passage au temple, offraient à Sequana l'image de leur mal. En pierre, en bois ou en bronze, ces ex-voto racontent l'histoire d'un peuple venu adorer l'eau qui jaillit, divine, guérisseuse et efficace.











Dijon_mus_e_arch_ologique_29La découverte dans le sanctuaire d'un fanum  de tradition celtique atteste de façon irréfutable la présence importante de courants celtiques dans la région à la période gallo-romaine. Les différentes campagnes de fouille ont permis de retrouver la source sacrée canalisée et deux bassins destinés aux ablutions des pèlerins qui se rendaient au sanctuaire pour y déposer leurs ex-voto.














Dijon_mus_e_arch_ologique_30Sequana est d'origine celtique. Dans la mythologie celtique gauloise, elle était la déesse de la Seine, particulièrement des sources de la rivière, et de la tribu gauloise des Séquanes. Fait extrêmement rare, le nom passa au masculin au VI ème siècle. Un Sequanus fonda un sanctuaire chrétien à 10 km du temple païen, aujourd'hui Saint-Seine l'Abbaye. Sequana est connue uniquement à cette source, dont les eaux n'ont aucune propriété minérale particulière. Cette déesse est remarquable : elle n'a jamais été inféodée à un époux sacré, comme le fut Damona à Borvo. Elle était représentée le plus souvent sous les traits d'une jeune fille debout sur une barque. Des statuettes votives à cette effigie furent retrouvées le long de la Seine.







Dijon_mus_e_arch_ologique_31Un grand vase contenait 120 plaquettes d'ex-voto en bronze et des monnaies. Les plus anciennes, contemporaines de l'empereur Auguste, datent de 27 avant notre ère.  Le vase lui même a été gravé sur son col d'une dédicace à la Déesse Sequana.
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Dijon_mus_e_arch_ologique_32Plus de 300 sculptures en bois, datées du 1er siècle, ont été retrouvées dans la zone marécageuse du sanctuaire, ce qui a préservé leur structure. Elles sont toutes taillées dans du bois de chêne. Elles sont conservées dans une salle à atmosphère confinée qui permet de stabiliser la dégradation du bois.
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Dijon_mus_e_arch_ologique_33Déesse fluviale découverte dans le lit du ruisseau de la Sirène, à Gissey-sur-Ouche. Elle rappelle par sa posture Sequana. Assise sur un haut siège, elle porte une longue tunique plissée retenue sur l'épaule droite par trois agrafes rondes. Un manteau passé sur l'épaule gauche s'évase dans le dos.
























Présentation des stèles funéraires

Dijon_mus_e_arch_ologique_34Piliers à plusieurs divinités, provenant de Marilly : sculpture votive où l’on peut reconnaître Jupiter, Neptune accompagné d’un dauphin, Vulcain-Sucellus et Mars-Esus appuyé sur un bouclier.
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Dijon_mus_e_arch_ologique_36Trouvé à Til-Châtel, cette stèle funéraire présente un personnage posant la main gauche sur une ascia.

















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Le musée archéologique de Dijon, le niveau 1

Dijon_Saint_B_nigne_Clo_tre_1Le tympan du cloître de Saint-Bénigne, du troisième quart du XII ème siècle, représente le Christ en majesté bénissant de la main droite et présentant un livre de la main gauche.











Dijon_Saint_B_nigne_Refectoire_1Tympan supposé de l’entrée du réfectoire de l’abbaye de Saint-Bénigne, du troisième quart du XII ème siècle, représentant le Cène.











Dijon_Notre_Dame_36Des sommiers d’arcatures du XIII ème siècle provenant de Notre-Dame,
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Dijon_Notre_Dame_40ainsi que la tête de Moïse, celle d’un prophète.
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Dijon_Saint_B_nigne_19Une statuette de la fin du XV ème siècle représente saint Bénigne portant les instruments de son martyre. Le tympan d’origine de la cathédrale, martelé à la Révolution, représentait la passion de saint Bénigne. Il nous reste sa tête.
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Dijon_mus_e_arch_ologique_39Bas-relief à l’aigle, XI ème et XII ème siècle
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Dijon_mus_e_arch_ologique_41Chapiteau représentant Daniel dans la fosse aux lions, vers 1130. Moutiers-Saint-Jean. Daniel est représenté dans une mandorle, entouré de 5 lions, un sixième occupant la face latérale droite.
























Dijon_mus_e_arch_ologique_44Chapiteaux représentant un lion et un orant, début du XII ème siècle, Saint-Seine-l’Abbaye église Saint-Gilles. Ces chapiteaux sont issus d’un atelier local.
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Dijon_mus_e_arch_ologique_48Ecoinçon orné d’une femme, deux serpents enroulés autour de son cou vont prendre son sein, Saint-Seine-l’Abbaye, vers 1130-1140. Un autre représentant un lion.
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Dijon_mus_e_arch_ologique_45Borne délimitant les territoires des abbayes de Saint-Seine et de Flavigny. Un personnage est gravé sur chacune des faces : saint Pierre tenant les clés indique la direction de Flavigny dont il est le patron, alors que saint Seine illuste la légende selon laquelle il acquit le territoire de son monastère en parcourant son pourtour en une journée, monté sur un âne.
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Le musée archéologique de Dijon, le niveau 2


Dieux originaux et animaux protégés

Dijon_mus_e_arch_ologique_2Le savoir faire des romains a permis aux gaulois romanisés de figurer leurs divinités aux attributs très diversifiés. Rares sont les inscriptions qui permettent de donner un nom à ces dieux pourvoyeurs de bienfaits. Sur ce masque de bronze est inscrit « Au dieu Videtillus Gellbellus qui s’est acquitté de son vœu à juste titre.
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Dijon_mus_e_arch_ologique_12Certaines divinités sont clairement identifiées, soit issues fidèlement du panthéon classique apporté par le conquérant romain, comme la Minerve de Selongey (villa gallo-romaine des Tuillières), casquée et portant une longue tunique et un manteau ceinturé, un gorgoneion (médaillon abritant la tête de Méduse) ornant sa poitrine,















Dijon_mus_e_arch_ologique_6soit de tradition celtique avérée comme Epona ou Cernunnos. Toutefois, les cas sont nombreux de figurations qui attestent d'un mariage heureux entre ces deux héritages.
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Dijon_mus_e_arch_ologique_9Provenant du site antique de Mâlain d’origine gauloise, connu comme une véritable agglomération d'une centaine d'hectares, pourvue de bâtiments publics variés (théâtre, nécropole, sanctuaires péri-urbain, thermes ...) et parcourues par des rues nombreuses dessinant même un plan assez régulier dans la partie centrale, un dieu au maillet et au tonneau évoque Sucellus, celui des tonneliers et du monde rural.





















Dijon_mus_e_arch_ologique_7Le dieu de Moux, tenant une serpette de vigneron et portant sur les épaules deux oiseaux attentifs.

















Dijon_mus_e_arch_ologique_5Dijon_mus_e_arch_ologique_8Les fouilles du temple/fanum de Beire-le-Châtel ont livré nombre de sculptures, comme ce personnage tenant une flûte, ou bien  des têtes de divinités inconnues.
















Dijon_mus_e_arch_ologique_13De Mâlain provient également un groupe en bronze de figurines. Le socle qui les porte présente une inscription au dieu Apollon, associé à une divinité locale, Thirona ou Sirona, et une divinité des sources et fontaines. 
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Dijon_mus_e_arch_ologique_11Des sources de l’Armançon, à Essey, une déesse mère sur un char à timon, tiré par deux chevaux.

























Dijon_mus_e_arch_ologique_1Les couples de divinités ne sont pas rares : déesses-mères, déesses de l'abondance, associées à des dieux masculins de la force et de la prospérité. Mercure et Rosmerta,  ou bien Junon et Genuis.
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Dijon_mus_e_arch_ologique_20Jupiter, Diane, Minerve et Isis.








Dijon_mus_e_arch_ologique_15Mithra est aussi représenté, portant le pileus et son bonnet phrygien, ainsi que les attributs de son initiation.

















Dijon_mus_e_arch_ologique_17Ce lion à l’urne, provenant de Nuits-Saint-georges, représente le grade initiatique du mithriacisme. Il tient un vase dont s’écoule un liquide (le sang du taureau ?). Il est accompagné le plus souvent d’un serpent et d’un chien.















Dijon_mus_e_arch_ologique_21Restitution du carnyx en bronze de Mandeure, grand sanctuaire celtique. Un carnyx était la trompette de guerre des Celtes, servant à effrayer leurs adversaires.










Dijon_mus_e_arch_ologique_25Replique du chaudron de Gundestrup, chaudron celtique datant du Ier siècle avant notre ère.  Il fut retrouvé dans une tourbière au Danemark.










Dijon_mus_e_arch_ologique_22Il est constitué de l'assemblage de 13 plaques d'argent, (12 richement décorées par martelage et une circulaire constituant le socle et le fond), et mesure 42 cm. de haut pour un diamètre de 69 cm.













Dijon_mus_e_arch_ologique_24Ce chaudron est parcouru de nombreux motifs illustrant la mythologie celte, telles qu'une représentation de Cernunnos, une autre de Taranis, de Teutatès, une encore d'un dieu ou d'un géant plongeant des guerriers morts dans un chaudron afin de les ressusciter.









Dijon_mus_e_arch_ologique_26Dans la mythologie celtique, le chaudron « magique » peut, suivant les légendes, donner de la nourriture pour un millier d'hommes, tel le chaudron d'abondance du Dagda, ou bien donner le savoir universel à celui qui goûte de son contenu ou encore ressusciter les morts.













Dijon_mus_e_arch_ologique_23Ces vertus sont d'ailleurs à rapprocher de celles des sources bienfaitrices. Le Saint Graal du roi Arthur n'est autre qu'une représentation christianisée du chaudron d'abondance ou du chaudron de la connaissance.











Dijon_mus_e_arch_ologique_19Le bracelet de La Rochepot  a été découvert au lieu dit Bois de la Manche en 1970 par un engin mécanique. Il porte de ce fait des traces d'éraflures dues à son déplacement brutal lors des travaux. Il est ainsi impossible de préciser si ce bijou exceptionnel provient d'une sépulture ou bien d'un dépôt. Le bracelet est en or et pèse 1,286 kg. Sa fabrication résulte de l'assemblage de huit pièces : 3 joncs massifs forment le corps du bracelet, 2 tiges torsadées le décorent à l'extérieur et deux manchons bloquent les différents éléments aux extrémités. Malgré l'absence de contexte archéologique et de comparaisons, on date ce bracelet en or de l'époque de l'Age du Bronze Final (1300 - 800 av. J.-C.).

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26 septembre 2010

Liste des types de lieux visités

Pour faciliter le repérage des lieux, sur les cartes Google Map et Google Earth, nous les avons regroupés en types distincts, et nous avons joué du pinceau pour créer les pictogrammes correspondants.

Lien vers la carte des Lieux-Sacrés sur Google Maps.

LS___Data_liste_type_lieux

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