09 avril 2016

Le monastère des Hiéronymites (Mosteiro dos Jerónimos)



Historique

Lisbonne Hiéronymites 30aPrès de Lisbonne, sur la rive du fleuve Tage, se trouvait un petit port appelé Restelo. Il s’agrandit au XVe siècle sous l’impulsion des grands voyages portugais, du commerce maritime et de la construction navale.

 

 

 

 

 

 

Lisbonne Hiéronymites 39aPour répondre à ce développement, Henri le Navigateur, prince du Portugal, membre de l’Ordre de la Jarretière et grand maitre de l’Ordre du Christ, ordonna en 1452 la construction de la chapelle de Santa-Maria de Belém sur l’emplacement d’un ancien ermitage, afin que les marins, très pieux et superstitieux, puissent trouver du réconfort.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne Hiéronymites 45aL’Ordre du Christ, aujourd’hui simple ordre honorifique officiel de la république portugaise, fut l’héritier de l’Ordre des Templiers au Portugal. Fondé en 1319, la « Christi Militia », dépositaire de tous les biens du Temple, fut à l’origine des grandes découvertes maritimes du pays. Vasco de Gama en fit partie, et les voiles de ses bateaux en portaient la croix évidée. Le déclin spirituel de l’Ordre commença vers la fin du XVe siècle sous la maitrise de Manuel Ier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne Hiéronymites 25C’est en 1496 que ce roi décida de la construction d’un monastère à la mémoire d’Henri. Il le confia aux moines de l’Ordre de Saint-Jérôme, ou Hiéronymites. Cet ordre religieux contemplatif suivant la règle de saint Augustin, approuvé en 1373 par le pape, installé dans la péninsule ibérique, avait pour vocation d'entretenir le culte funéraire de la dynastie royale de Castille. Par décision politique, Manuel Ier les accueillit au Portugal.  

 

 

 

Lisbonne Hiéronymites 1Financé en grande partie par les impôts directs perçus sur les épices ramenés d’Inde, sa construction démarra en 1502 à Restelo.  Il fut bâti sur l’emplacement de la chapelle de Santa-Maria de Belém, dans laquelle, selon la tradition, Vasco de Gama se recueillit avant de partir pour les Indes.

 

 

 

 

 

Lisbonne_Hi_ronymites_2Les travaux durèrent une centaine d’années, et les architectes Diogo Boytac, João Castilho, Nicolas Chantereine, Diogo Torralva et enfin Jérôme de Rouen se succédèrent. Les Hiéronymites l’occupèrent jusqu’en 1834

 

 

 

 

 



Lisbonne_Hi_ronymites_32Épargné par le séisme de 1755 mais endommagé par les troupes anglaises de Wellington venues combattre les troupes napoléoniennes au début du XIXe siècle, ce monastère typiquement manuélin intègre des éléments architecturaux de la fin du gothique, de la Renaissance et du Classicisme, associant un symbolisme royal, christologique et naturaliste abordant souvent le thème de la mer. Il conserve encore la plupart de ses structures, comme le cloître du XVIe siècle, l’ancien réfectoire des moines et la bibliothèque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne Hiéronymites 19Les moines partirent en 1834 lors de la dissolution des ordres religieux. Classé au patrimoine mondial en 1907, le monastère fut remis à une institution s’occupant d’orphelins et de défavorisés jusqu’en 1940. L’église Santa-Maria maintint ses services religieux au monastère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne Hiéronymites 4Les deux ailes construites au XIXe siècle dans un style néo-manuélin abritent actuellement le musée de la Marine et le musée national d’archéologie.  

 

 

 

 

 

 

Lisbonne Hiéronymites 29Le 13 décembre 2007, les chefs d’état de l'Union Européenne s'y réunirent pour signer le traité constitutionnel de Lisbonne. Je ne fais pas de politique, mais je pense que ce jour là, le peuple de France, après avoir rejeté majoritairement l’idée par référendum et après qu’elle lui fut imposée par voie parlementaire, fut trompé et bafoué.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Description

Lisbonne Hiéronymites plan 1aLe monastère se compose d'une église, d'un cloître et des bâtiments monastiques. Les ailes plus récentes ne sont pas représentées sur le plan.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



L’église Santa-Maria

Lisbonne Hiéronymites 7Le portail sud, donnant sur l’esplanade, est celui que nous apercevons en premier même s’il n’est pas le portail principal, juste une entrée latérale. Mesurant  32 mètres de haut et plus de 12 de large, il fut conçu par Diogo Boytac et terminé par João Castilho en 1518. Sur le trumeau se tient la statue d’Henri le Navigateur. Le tympan, surmonté par la statue de la Vierge, représente la vie de saint Jérôme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne Hiéronymites 6A son sommet, dominant la statue de saint Michel, la croix de l’Ordre du Christ. En bas la Dame, en haut Mickaël. Normal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne Hiéronymites 5Le portail ouest, œuvre de Nicolas Chantereine, est le portail principal de l’église. Il fut abrité par un porche au XIXe siècle, ce qui le plonge dans une semi obscurité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne Hiéronymites 35aSa partie supérieure est occupée par trois niches dans lesquelles sont représentées la naissance du Christ, l'Annonciation, la Nativité et l'Adoration des Mages. Sur les côtés se trouvent les statues de Manuel Ier et de sa seconde épouse Marie d'Aragon.


 

 

 

 

 

 

Lisbonne Hiéronymites 16L'église, de plan en croix latine, possède trois nefs de la même hauteur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne Hiéronymites 8La voûte du toit, très travaillée, est soutenue par six piliers.

 

 

Lisbonne Hiéronymites 9

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne Hiéronymites 14Le chœur initial fut démoli et remplacé en 1571.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne Hiéronymites 26Le tombeau de Vasco de Gama, sculpté d’emblèmes marins, se trouve à gauche juste après l’entrée.

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne Hiéronymites 15Le presbytère, chapelle construite en 1571, contient celui du roi Manuel Ier, reposant sur des éléphants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne Hiéronymites 33Le haut-chœur était utilisé par les moines pour les offices. Sur la balustrade, effondrée lors du tremblement de terre et reconstruite en 1883, se dresse un Christ en croix sculpté en 1551 par l’artiste Philippe de Vries.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne Hiéronymites 34aLa sacristie, œuvre de l'architecte João de Castilho , fut construite entre 1517 et 1520. Elle est recouverte de voûtes à lierneset tiercerons.

 

 

 

 

 



Le cloitre

Lisbonne Hiéronymites 10On y accède par la sacristie. Le plan de forme carrée de 55m de côté est coupé aux angles, ce qui compose un octogone.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne Hiéronymites 12Deux étages seront conçus en 1502 par Diogo Boytac, adaptés par João de Castilho en 1517 et terminés par Diogo de Torralva en 1541.

 

Lisbonne Hiéronymites 11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne Hiéronymites 28On accède au deuxième étage par un escalier impressionnant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne Hiéronymites 37aLa salle capitulaire ne fut achevée qu’en 1886 et ne fut jamais utilisée.

Lisbonne Hiéronymites 38a

 

 

 

 

 



Lisbonne Hiéronymites 23De style manuélin, le cloitre est un exemple frappant de l’utilisation conjointe des styles Gothique finissant et Renaissance.

 

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Lisbonne Hiéronymites 13Il se caractérise par des pierres finement sculptées de motifs inspirés par des thèmes nautiques tels que chaînes, câbles, sphères et ancres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Lisbonne Hiéronymites 21Les sculptures sont aussi inspirées de symboles religieux, comme des éléments de la Passion du Christ, mais aussi des symboles représentant la royauté, le tout agrémenté d’un bestiaire fantastique.

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Lisbonne Hiéronymites 31

https://fr.wikipedia.org/wiki/Monast%C3%A8re_des_Hi%C3%A9ronymites

http://www.linternaute.com/voyage/portugal/lisbonne/monument/monastere-des-hieronymites/

http://www.cityzeum.com/mosterio-dos-jeronimos



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21 mars 2016

Les fontaines de l’Alfama

Alfama 4Village dans la ville, l’Alfama est le quartier de Lisbonne ayant le moins souffert du  séisme de 1755. Bâti sur l’une des sept collines de la ville dominée par l’antique château Saint-Georges, surplombant le Tage, il conserve le cœur des vrais lisboètes avec ses bars à Fado, ses ruelles labyrinthiques et ses escaliers sans pitié pour les mollets.

 

 

 

 

 

Alfama 1Son nom vient de l’arabe « al hamma », qui veut dire « les sources thermales ». En effet, la colline est traversée par une faille géologique empruntée par les eaux minérales souterraines qui jaillissaient en plusieurs endroits. Ces eaux  furent utilisées à des fins thérapeutiques au début de l’histoire de Lisbonne et les romains édifièrent même des thermes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alfama 3Plusieurs sources dont la température s’échelonnait entre 20° et 32° contenaient du sulfate de calcium, du sulfate de magnésium, des chlorures, du bicarbonate. Elles étaient données pour soigner les maladies de peau, les rhumatismes, les problèmes digestifs, les allergies, les maladies respiratoires et gynécologiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alfama 2Ces différentes sources furent canalisées et utilisées pour alimenter des fontaines, appelées chafarizes. A l’époque moderne, l’eau fut envoyée dans le réseau d’approvisionnement public et servit à remplir des citernes.  En 1868, la Société des Eaux de Lisbonne prit possession des sources. Beaucoup de chafarizes furent scellées, les réservoirs détruits.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chafariz das ratas 1La source des Rats par exemple fut fermée en 1880 et oubliée. Après des travaux sur un mur, elle fut redécouverte, et dans les années 60, malgré le débit de 360 litres par heure, on pouvait voir une longue file d’attente pour remplir des bouteilles de son eau curative.

 

 

 

 

 

 

Chafariz das ratas 2En  1963, la Société des Eaux de Lisbonne décréta (sans preuves) que les eaux étaient impropres à la consommation et sans tenir compte de la révolte des habitants, ferma définitivement la fontaine. Ah, ces monopoles et ces intérêts économiques…  Finalement, il ne resta plus qu’à la ville de classer ces fontaines taries monuments historiques.

 

 

 

 

 

Chafariz de Dentro

 

Chafariz de Dentro 6Les premiers documents parlant de cette fontaine datent de 1280, mais elle fut utilisée bien avant et certainement par les romains. Elle se nommait à l’époque « fontaine des Chevaux » parce que l’eau jaillissait de la bouche chevaux de bronze qui ornaient la façade.

 

 

 

 

Chafariz de Dentro 2L’eau sortait à 25° et contenait du calcium et du bicarbonate. Au XIVe siècle, Lisbonne fut entourée de nouvelles murailles, la cerca Fernandina.

 

 

 

 

 

 

 

Chafariz de Dentro 5aLa fontaine se retrouva dans les murs et prit le nom original de « fontaine de l’Intérieur (Dentro) ». Deux portes y conduisaient, celle dite d’occident et celle des lavandières.

 

 

 

 

 

 

Chafariz de Dentro 1Vers 1494, une canalisation emmenait ses eaux vers la nouvelle « fontaine de la Plage », ou « fontaine de l’Extérieur », servant à approvisionner en potable les navires du port.

 

 

 

 

 

 

Chafariz de Dentro 3Elle fut reconstruite en 1622, comme le prouve l’inscription sur sa façade.  La fontaine de la Plage, réaménagée en 1836, fut définitivement démolie en 1940.

 

 

 

 

 

 

 

Chafariz de Dentro 4En 1726, un document indique que ses eaux médicinales étaient réputées pour les problèmes de vue. La fontaine fut gravement endommagée par le séisme de 1755. Elle fut restaurée en 1872. En 1970, au cours des sondages géologiques en prévision des travaux du métro, fut découvert sous la fontaine ; à une profondeur de 25m, une nappe aquifère artésienne.

 

 

 

 

 

Chafariz d’El-Rei  

 

Chafariz d'El Rei 1Cette fontaine du Roi, construite au XIIIe siècle, aurait été la première fontaine publique de Lisbonne. L’eau, sortant à 27°, contenait du bicarbonate, du chlore et du calcium.

 

 

 

 

 

 

Chafariz d'El Rei 5

Des archives datant de 1468 parlent de bains publics. Les tuyaux amenant l’eau de source chaude aux becs verseurs datent de 1487. Il y avait 6 becs verseurs en pierre avec des buses en laiton. Les représentations les plus anciennes de la fontaine, du XVIe siècle, montre un porche formé de 3 arcs en plein cintre reposant sur des colonnes, protégeant les 6 gargouilles.

 

 

Chafariz d'El Rei 9En 1542, suite à de constantes  bousculades, le Sénat promulgua une loi qui réservait chaque bec à une couche sociale différente, et malheur à celui qui utilisait celui du voisin : il était emprisonné et payait une forte amende. Le premier bec était réservé aux esclaves noirs, le deuxième aux Maures, le troisième aux hommes blancs et le quatrième  aux garçons. Le cinquième était pour les femmes esclaves, le sixième pour les femmes blanches. Moralité : à cette époque, valait mieux être un homme, blanc de surcroit.

 

 

 

 

 

 

Chafariz d'El Rei 3Le nombre de becs fut passé à 9 lors de travaux en 1747.

 Chafariz d'El Rei 2

 

 

 

 

 

 

Chafariz d'El Rei 4En 1755, la fontaine était surmontée du palais du marquis Angeja. La façade que nous pouvons voir actuellement  fut refaite en 1864 dans un style classique, avec des pinacles et une large corniche. Le palais fut transformé au XIXe siècle, restauré au XXe. C’est maintenant devenu un hôtel de luxe, le palacete d’El Rei.

 

 

 

 

 

 

Chafariz d'El Rei 6En 2005, lors de fouilles archéologiques, le conduit voûté de distribution d'eau de source fut retrouvé, datant probablement du XVIIe siècle, et une structure hydraulique qui pourrait correspondre à un compartiment de thermes romains du Ier siècle. La fontaine fut classée en 2012 monument d’intérêt public.

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Le château Saint-Georges

 

 Historique

 

Lisbonne château Saint-Georges 2Le château Saint-Georges (Castelo de São Jorge en portugais) fut construit au sommet de la colline la plus élevée de Lisbonne, difficile d’accès.

 

 

 

 

 

 

Lisbonne chateau Saint-Georges 32La vue magnifique sur le Tage et son estuaire permettant une bonne surveillance, les flancs escarpés du nord et de l’ouest, faisaient de cette citadelle un site stratégique de premier ordre.

 

 

 

 

 

 

Lisbonne château Saint-Georges 17La présence des hommes sur la colline remonte loin dans le temps : des traces du VIIe siècle avant notre ère, durant l’Age du Fer, furent mises à jour. Les Phéniciens, les Grecs et les Carthaginois s’y succédèrent. Les troupes romaines du consul Decimus Junius Brutus Callaicus s’y installèrent en 139 avant notre ère, puis les Wisigoths sous le commandement d'Euric au Ve siècle.

 

 

 

 

 

Lisbonne château Saint-Georges 19La forteresse fut agrandie par les Maures au XIe siècle, et des murailles protégeant l’Alcáçova (le Ksar, ou Alcazar, centre du pouvoir politique et militaire, avec le palais du gouverneur et les maisons des notables) furent érigées.

 

Lisbonne château Saint-Georges 16

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne château Saint-Georges 15En 1147, Alphonse Ier de Portugal fit le siège du château pendant près de trois mois. Selon la légende, le chevalier Martim Moniz, voyant les portes se refermer, se sacrifia en s’allongeant en travers de l’entrée, afin que ses compagnons puissent entrer. Les Maures capitulèrent et le château fut placé par les chrétiens sous la protection de saint Georges de Lydda, patron des chevaliers.

 

Lisbonne château Saint-Georges 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne château Saint-Georges 13Durant le XIIIe siècle, le château à son apogée devint palais royal. Les anciens bâtiments de l’époque islamique furent aménagés et agrandis pour accueillir le roi et sa cour, le palais de l’évêque et les archives.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne château Saint-Georges 12Son rôle prit fin au XVIe siècle avec l’installation de la famille royale en 1498  dans le nouveau  palais de la Rive, situé au bord du Tage. Il fut alors utilisé en tant que caserne et prison. Après le séisme de 1755, de nouveaux bâtiments, comme le quartier-général, furent construits.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne château Saint-Georges 18Mais au XIXe siècle le château se dégrada. Il fut même interdit à la visite. Il fut classé monument historique en 1910 et en 1940 puis en 1990 d’importants travaux de restauration permirent de le redécouvrir et lui rendirent son aspect médiéval. Les fouilles archéologiques  confirmèrent l’ancienneté du site.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Description

 

Lisbonne château Saint-Georges plan 3a

 

1 Donjon

2 Tour d’Ulysse, dite du Trésor ou des Archives

3 Tour de Saint-Laurent

4 Tour de la Citerne

5 Site archéologique

6 Palais royal

 

Lisbonne château Saint-Georges 29Les portes de la citadelle s’ouvrent sur l’ancienne place d’armes où la statue d’Alphonse Ier est à l’honneur au milieu des pins.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne château Saint-Georges 23La vue sur la ville est époustouflante.

 Lisbonne château Saint-Georges 21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne château Saint-Georges 4On longe les murailles et l’ancien palais royal en passant par ce que les lisboètes appellent le jardin romantique,  puis on arrive au château.

 Lisbonne château Saint-Georges 5

 

 

 

 

 

 

Lisbonne château Saint-Georges 10Le château aux murs crénelés a conservé 11 de ses 18 tours, parmi lesquelles le donjon, utilisé comme poste de commandement, la tour d’Ulysse, du Trésor ou des Archives, la tour du Palais, la tour de la Citerne et la tour Saint-Laurent en contrebas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne château Saint-Georges 22Des escaliers permettent aux visiteurs d’emprunter le chemin de garde qui suit les murailles.

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne château Saint-Georges 20Il relie entre elles les différentes tours.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne château Saint-Georges 8La tour du Palais, ainsi nommée en raison de sa proximité avec l’ancien palais auquel elle était probablement reliée.

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne chateau Saint-Georges 31La tour de la Citerne, possédant un réservoir qui recueille l’eau de pluie. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne château Saint-Georges 11Le donjon, pièce maitresse du château. L’étendard royal y était hissé. Le premier observatoire géodésique de Lisbonne y fut installé au XVIIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne château Saint-Georges 25Le rempart nord qui mène au site archéologique passe par la porte Moniz. Le site montre les restes du quartier administratif et résidentiel maure du XIIe siècle, le palais des comtes de Saint-Jacques, résidence de l’évêque de Lisbonne bâti entre le XIIe et le XVe siècle, puis remanié au XVIIIe siècle, et les vestiges d’un habitat du VIIe siècle avant notre ère, village fortifié utilisé jusqu’au IIIe siècle.

Lisbonne chateau Saint-Georges 30

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La tour de Belém

 

Lisbonne tour de Belém 1La tour de Belém fut construite sur un ilot près des bords du Tage entre 1515 et 1521 par le roi Manuel 1er du Portugal qui voulait protéger l’entrée du port de Lisbonne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne tour de Belém 3L’architecte militaire Francisco de Arruda, ayant déjà élevé des forteresses sur les terres portugaises du Maroc, fut influencé par l’art mauresque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisbonne tour de Belém 2Elle n’a rien d’un lieu sacré, mais elle est emblématique de la ville.

Lisbonne tour de Belém 4

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Le couvent des Carmes

 

Historique

 

elie 1L’Ordre du Carmel, créé en Palestine et installé sur le mont Carmel au XIIe siècle, fut d’abord érémitique. Il devint mendiant et monastique quand ses membres vinrent se réfugier en Europe à la fin du XIIIe siècle. C’est le seul ordre monastique ayant un prophète, Elie, comme père spirituel.

 

Notre-Dame du Mont Carmel 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 15Situé sur la colline qui domine le quartier du Rossio (nom historique de la place Don Pedro IV), le couvent des Carmes de Lisbonne fut construit dans le style gothique au XIVe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 17La première pierre fut posée en 1389 par le commanditaire, Don Nuno Álvares Pereira (grand connétable du Portugal, canonisé par le pape Benoît XVI en 2009 et devenu le saint patron de l'infanterie portugaise), pour célebrer la victoire d’Aljubarrota contre la Castille.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 63Par deux fois les fondations, faites dans un terrain sablonneux, s’écroulèrent. Les premiers Carmes s’installèrent finalement en 1392. Don Nuno, après la mort de sa femme et de sa fille, entra au couvent sous le nom de Frère Nuno de Santa-Maria.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 66Le couvent fut terminé vers 1423. L’église des Carmes devint la principale église gothique de Lisbonne, concurrençant la cathédrale.  Au début du XVIe siècle, 70 moines y vivaient. En 1531, un tremblement de terre l’endommagea. La maison du chapitre, la bibliothèque et le réfectoire furent reconstruits, ainsi qu’un deuxième cloitre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 19Mais le pire allait arriver. Le couvent fut en grande partie détruit par le séisme de 1755. La nef et le transept perdirent leur toit, la bibliothèque de plus de 5 000 volumes partit en fumée dans l’incendie qui s’en suivit.  En 1558, une nouvelle chapelle fut construite et les religieux purent se réinstaller. Au début du XIXe siècle, une aile du couvent fut reconstruite dans le style néo-gothique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 42En 1833, un régiment d’infanterie occupa une partie des bâtiments, puis, en 1834, les moines quittèrent les lieux. Les ruines de l’église faillirent laisser la place à un belvédère ou à des bains publics en 1860, mais en 1864, elles devinrent la propriété de l’Association Royale des Architectes et Archéologues Portugais qui y installa son siège.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 31C’est en 1866 que débuta la collection des antiquités qui allaient prendre place dans le chœur réhabilité, futur musée archéologique du Carmo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 14La nef resta en ruine, répondant au goût de l’époque pour le romantisme. 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 9

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 2Ce fut dans la caserne du Carmo, siège du commandement général de la gendarmerie nationale portugaise, que se réfugia le président du conseil de l'Estado Novo, Marcelo Caetano, pendant la révolution des Œillets en 1974. L'encerclement de la caserne fut conduit par le capitaine Salgueiro Maia. Cet acte débuta le mouvement d’une partie de l’armée, avec le soutien du peuple, qui renversa la dictature et mit en place la démocratisation du pays.

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 1Sur la place en face du couvent, la fontaine du Carmo, conçue au XVIIIe siècle par Ângelo Belasco, est décorée par quatre dauphins.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Description

 

Couvent des Carmes Lisbonne plan 2

L’église fut conçue sur un plan en croix latine, avec 3 nefs, des transepts saillants, une abside polygonale à 4 absidioles en quinconce.  Elle mesure 72m de longueur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 3La façade tripartite ouest, annonçant les trois nefs, est  percée d’un portail à archivoltes possédant des chapiteaux sculptés.

 

 

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 18La rosace fut détruite par le séisme.

 

 

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 4Le portail ogival est composé de sept archivoltes. Les piédroits se terminent en chapiteaux sculptés de figurines et de feuillages. 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 6

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 64Cinq arcs boutants furent ajoutés en 1399 à la façade sud de l'église, afin de consolider les fondations ébranlées.

 

 

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 8Le toit de la nef n’existe plus, mais il reste de beaux arcs boutants en ogive.La partie comprenant le chœur et l’ancienne sacristie, côté nord, fut fermée. Elle contient à l’heure actuelle le musée archéologique.

 

Couvent des Carmes Lisbonne 12

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le musée des Carmes

 

Couvent des Carmes Lisbonne 13L’intérieur de l’ancienne église contient des pièces d’édifices ruinés lors du séisme, des fonts baptismaux du XVIe siècle,

 

Couvent des Carmes Lisbonne 11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 16la statue de Jean Népomucène, saint patron des bateliers, des flotteurs de bois, des meuniers, protecteur des ponts.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 67A l'entrée du musée on trouve une pierre, gravée de lettres gothiques, informant les visiteurs que le pape Clément VII (autrement dit Jules de Médicis, pape de 1523 à 1534) accorda 40 jours d'indulgence à tout fidèle chrétien ayant visité cette église. Ouf…merci Jules, toujours ça de gagné.

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 20Fondé en 1864, le musée propose au public une collection, pas immense, mais intéressante, de pièces retraçant l’histoire de Lisbonne du Paléolithique à la fin du Moyen-âge. 

 

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 50Dans le chœur,  des sarcophages, comme celui, datant de la période romaine (IIIe siècle), dit des Muses.

 

 

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 26Le tombeau du roi Ferdinand Ier de Portugal (1367-1383), issu des comtes de Bourgogne, occupe la partie centrale. De nombreux éléments liés à l’alchimie sont sculptés dans la pierre : le laboratoire et ses récipients, l’union des contraires, etc. Ferdinand,  petit cachotier…

 

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Couvent des Carmes Lisbonne 48La frise des lions, bel exemple de l’art mauresque du Portugal au IXe siècle. Des stèles funéraires du  XIIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 21Une statue en pierre que l’on pense être celle d’Alphonse Ier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 45Sur la gauche, on entre dans une pièce dédiée à deux archéologues portugais du XIXe siècle, Possidónio da Silva et Conde S. Januário, qui ont offert au musée un sarcophage égyptien de la dynastie ptolémaïque

 

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 32et deux momies incas (un garçon et une fille) provenant du Pérou ainsi que des objets aztèques.

 

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Couvent des Carmes Lisbonne 38Plus loin, les statues des évangélistes du XVIIIe siècle ayant appartenu à l’église des Carmes.

 

 

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 40Au milieu d’une autre pièce, la maquette de ce que fut le couvent.

 

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Couvent des Carmes Lisbonne 44Un saint Antoine du XVe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 47Une stèle dédiée à un héros indien datée du Xe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 61aMais la partie la plus intéressante à mes yeux sera celle de droite. Il y a là des pièces datant du Paléolithique et du Néolithique, provenant d’un site à environ 50 km au nord de Lisbonne, près d'Azambuja, appelé Vila nova de são Pedro.

 

Couvent des Carmes Lisbonne 60a

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 54Les pièces s’échelonnent entre – 3 500 et – 1 500 avant notre ère. Certaines des céramiques retrouvées ressemblent fortement aux artéfacts retrouvés sur les poteries d’Unstan Ware.

 

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 55Ce qu’ils appellent des « objets rituels » (ça c’est quand ils ne savent pas à quoi ça sert), et les représentations en poterie d’ « idoles cornues »,

 

 

 

 

 

 

Couvent des Carmes Lisbonne 53ou celles d’idoles tout court gravées sur des plaques de schiste ou sculptées dans l’os. L’idole allongée pourrait même être comparée à la Vénus des Orcades.

 

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Couvent des Carmes Lisbonne 56Les objets décoratifs et les bijoux ne dénoteraient pas dans un intérieur contemporain, ou aux étals de nos marchés, vous ne trouvez pas ?

 

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Couvent des Carmes Lisbonne 59Le site de fouilles a même été reconstitué sur maquette. On voit bien la triple enceinte protectrice.

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06 février 2016

Bois-Sainte-Marie, historique

 

Bois-Sainte-Marie map 2Le village de Bois-Sainte-Marie se construisit sur une ancienne route gauloise. Il semblerait qu’une prieurale bénédictine, située sur la pente de la colline, fut construite dès l’époque carolingienne, mais ce n’est qu’en 974 puis en 998 que le village apparaît dans une charte clunisienne en tant que Sancta Mari de Boscum.

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Bois-Sainte-Marie 15La population augmentant, une église paroissiale, financée par le vicomte de Dun, fut bâtie en grès jaune au sommet de la colline au XIIe siècle, sous le vocable de la nativité de la sainte Vierge.  Bois-Sainte-Marie devint alors le siège d’un archiprêtré de 32 paroisses du diocèse d’Autun.

 

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie mapLe village fortifié, siège d'une châtellenie royale où les comtes de Mâcon battaient monnaie et où un prévôt rendait justice, prit de l’importance après 1181, quand la population de la proche citadelle de Dun, détruite par Philippe-Auguste lors de la guerre qu’il mena contre le vicomte de Mâcon suite à une plainte de l’abbé Pierre de Cluny, y vint se réfugier.

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie 2Bois-Sainte-Marie devint possession royale en 1239 et Louis IX, dit Saint-Louis, y demeura en 1245 lors du voyage qu’il fit à Cluny pour y rencontrer le pape Innocent IV. C’était un bourg important, au carrefour de plusieurs régions, organisant des foires réputées. Il fut saccagé durant les guerres de Religion, en 1420 par les Armagnacs puis en 1567 par les Calvinistes : l’église fut incendiée et le prieuré détruit. La ville voisine, La Clayette, organisa alors les foires, et doucement Bois-Sainte-marie périclita.

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie 13Au XVIIe siècle l’église était presque en ruine, la voûte du bas-côté nord en grande partie effondrée. Il faudra attendre 1845 pour que les Monuments Historiques commencent à s’en occuper et l’architecte Eugène Millet, élève de Viollet-le-Duc, commença la restauration en 1849. Un nouveau perron fut ajouté ainsi qu’une tour carrée d’accès au clocher (lui-même reconstitué), les piliers furent consolidés, certains chapiteaux refaits à l’identique, les murs du côté nord (où fut ouverte une porte) et du déambulatoire remontés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://association-egliseboisstemarie.org/

http://www.bourgogneromane.com/edifices/boisstemarie.htm

http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=71041_1

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bois-Sainte-Marie

http://www.pays-clayettois.fr/bois-sainte-marie.html

http://pjpmartin.free.fr/site/FMD1s.htm#r54

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L'église Notre-Dame-de-la-Nativité de Bois-Sainte-Marie

 

Bois-Sainte-Marie 7Certains pensent que l’église fut commencée à la fin du XIe siècle, vers 1050, mais il parait plus probable qu’elle le fut au début du XIIe, le chœur datant d’environ 1115, la nef entre 1120 et 1130. Eugène Millet en refit une grande partie au XIXe siècle, mais, en homme avisé, il fit refaire les chapiteaux à l’identique, ce qui conserva tout le message des bâtisseurs du Moyen-âge. Il reste le tympan du portail sud, la fuite en Egypte, qui fait un peu tache à mon goût.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L’extérieur

Bois-Sainte-Marie 17On accède au portail ouest de l’église par un perron de 18 marches fait au XIXe siècle. La façade, dont seule la partie haute fut refaite, est scindée en trois partie, avec de chaque côté une grande arcade aveugle reposant sur des colonnettes à chapiteaux. Les deux contreforts matérialisant les trois parties sont agrémentés de colonnes engagées surmontées de chapiteaux, chose assez rare dans le monde roman.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie 50aDans la partie haute de la travée centrale, on peut voir une baie à colonnes dont les voussures sont ornées de claveaux rouges et blancs.

 

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie 21L’arcature à gauche conserve un bas-relief sculpté effacé qui représente la Vierge assise portant l’Enfant.

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Bois-Sainte-Marie 19Les chapiteaux de la partie basse sont romans. A gauche du portail, côté lunaire, ce qui pourrait être un âne musicien, et côté solaire comme il se doit des aigles aux ailes déployées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie 18Le chapiteau du contrefort droit porte deux anges. S’il a bien été refait à l’identique par Eugène, il se pourrait que l’on soit là en face de deux hommes ailés (les anges ont des auréoles, là, ils n’en ont point), dont celui de gauche, jupe relevée, est en position de se décharger de la matière lourde, pendant que celui de droite joue de la trompe, montrant tout les deux ce que l’église de Bois-Sainte-Marie est capable de faire.

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie 27De belles ferronneries ornent les portes, avec un petit clin d’œil à la symbolique du dragon ou du serpent, sans savoir si l‘artisan forgeron a pu le faire exprès.

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Bois-Sainte-Marie 7Le clocher, remonté à l’identique au-dessus de la croisée des transepts, est orné d’une baie cintrée au premier étage et de trois fenêtres accolées au deuxième.  Eugène Millet fit élever une tour quadrangulaire au sud-est du transept pour lui servir d'escalier.

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Bois-Sainte-Marie 22Le haut du chevet, remonté par Eugène, est décoré de bandes lombardes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie 6Le bas possède 6 colonnes à chapiteaux, et nous retrouvons nos hommes ailés qui, cette fois, donnent l’impression d’être à genoux, commençant par là même leur retournement. Espérons que ce chapiteau aussi ait été refait à l’identique, le message est important.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie 24Côté sud, par contre, un chapiteau est d’origine. Il représente un personnage ailé au centre, montrant un livre, symbole de la connaissance (le livre est  ouvert, signifiant par-là que la connaissance en ce lieu n’est pas tenue secrète). Il est entouré de deux groupes de gens liés par une chaine.

 

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie 23Sur sa droite, trois hommes en prière, agenouillés, les mains jointes. Ils sont reliés par la chaine à un homme à gauche, nu, qui cache un démon cornu accroupi, lui-même se tenant devant un animal très abimé. Trois interprétations sont possibles. A vous de déterminer celle qui vous convient entre le parlant, le signifiant et le cachant. Tout le message de Bois-Sainte-Marie sera sur ce modèle, proposant différents niveaux de lecture du symbole.

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie 25Je ne peux m’empêcher de vous donner l’interprétation que j’ai trouvée sur le net de ce message parvenu jusqu’à nous : « il représente l’intercession d’un ange en faveur des victimes du péché enchaînées par les démons ». En allant encore plus loin, j’ai trouvé ceci : « Cette composition comporte huit personnages ; trois d'entre eux, revêtus de tuniques, à genoux sur de petits tabourets, sont de pauvres victimes retenues par une lourde chaîne. Leur attitude suppliante et désolée est rendue avec une parfaite expression de vérité. À droite, un démon accroupi tient les extrémités de la chaîne. Entre lui et les captifs, un ange, vu de face, les ailes éployées et également agenouillé, présente un livre ouvert. Sur la face de droite, un second démon parait maintenir une autre victime. C'est là, évidemment, l'image de l'âme des vivants détenus par les liens du péché dans l'esclavage de l'enfer et demandant, par la prière, le secours de la grâce divine. Les damnés et les âmes des morts sont en effet représentés sous la forme de personnages nus, dans la sculpture romane ; ici, les captifs de Satan sont vêtus et leur attitude n'est pas celle des réprouvés. L'ange qui les accompagne, à genoux lui aussi, intercède en leur faveur. »

 

 

 

 

 

 

Que j’aime ce « évidemment »… Brrr, ça fait peur. Ces gens ont oublié que le message roman, bien plus subtil que nous puissions l’imaginer, était porteur de joie, d’espérance, de promesse, d’enthousiasme, d’exultation ! Certes le message au premier niveau sera basé sur la dualité, sur le combat mené contre le mal, mais seulement celui que l’on trouve à l’intérieur de nous-mêmes. Ici, rien n’est plus clair : d’un côté les priants vertueux, de l’autre les diaboliques vicieux. Point de victime, point de démon, point d’enfer, de péchés et de damnés, juste des choix. Même le personnage central ne peut être pris pour un ange, car les gens simples du Moyen-âge savaient bien que les anges portent des auréoles.

Au deuxième niveau, nous saurons que la seule issue pour continuer le chemin sera de sortir de cette dualité. Le message se fera plus subtil, il prendra le nom de langue des oiseaux. Les ailes de l’homme central lui permettront de rejoindre le ciel (plus haut que les autres donc s’élevant), il prendra la voie du juste, du connaissant, montrant son livre ouvert, la marche à suivre, à tous.  Le troisième niveau nous montrera le personnage central ayant réussi la maitrise des énergies. Il enseigne la façon d’accéder à la porte du ciel et comment Bois-Sainte-Marie peut nous y aider.

Trois niveaux de lecture. Je me souviens de ces deux triades bardiques, qui, même si elles ne datent que du XIXe siècle, restent d’une grande sagesse :

 L'être humain possède trois privilèges qui sont :

-  le discernement du bien et du mal ou comparaison

-  la liberté de choix, donc de jugement 

-  un certain pouvoir limité de réalisation de ce choix, qui entraîne la responsabilité

Ces trois pouvoirs sont indispensables pour échapper à la fatalité pure et s'élever vers la plénitude.

Plus loin, il sera dit qu’il faut « placer le bien et le mal face à face, de telle sorte que l'un et l'autre puissent être connus ».

 

Nous pouvons aussi parler du «  Per ipsum, et cum ipso, et in ipso ». « Par lui, avec Lui, en Lui », la formule qui donne un raccourci de la voie que l'adepte doit suivre pour atteindre le magistère.

Henri Blanquart nous dévoile ce mystère :

«  Toute évolution individuelle, de même d'ailleurs que toute l'évolution de l'humanité, est résumée dans ces trois termes, symbole des trois parties de l'œuvre :

- l'œuvre au noir, où l'offrande est encore semblable à ce pain et à ce vin, produits élaborés et parfaits de la nature, non encore détachés d'elle, véritablement "dans le monde" et "du monde". A ce stade, il agit encore en croyant qu'il nait, qu'il meurt, qu'il est parmi d'autres, qu'il est petit en face de dieu, grand en face de la fourmi.

- l'œuvre au blanc, où le pain et le vin deviennent corps et sang du Christ amis restent encore séparés dans la dualité, où l'homme a atteint l'état de sainteté, mais n'a pas encore réalisé l'unité. Il est encore, à ce stade, face à son dieu. Certes il n'est plus manipulé "par Lui", il chemine maintenant "avec Lui", mais il lui reste une troisième étape à parcourir, la plus importante, la seule qui soit définitive et sans retour.

- l'œuvre au rouge, qui voit s'unir l'hostie et la coupe, le solide et le liquide, le yang et le yin, et se fondre dans l'unité du principe unique de toutes choses. C'est alors que le fils peut dire "Mon père et moi ne faisons qu'un". L'homme a dépassé à ce stade l'état de sainteté et a abouti à l'état de sagesse. Il est allé "au delà de dieu". Il ne subit plus "par Lui", il ne chemine plus "avec Lui", participant au plan de dieu en s'y conformant. Maintenant il est "en Lui" ; il n'y a plus pour lui de naissance ou de mort, ayant atteint la sagesse d'où il n'est plus possible de retomber dans l'illusion, alors que le saint, lui, reste encore faillible.

L'évolution de l'humanité est condensée également dans cette formule. En effet :

- par Lui sont menés les hommes qui ignorent les lois divines et veulent mener leur vie et les choses qui les entourent selon leur plan propre et leur volonté restreinte. C'est ainsi que se comportent actuellement nos gouvernants, nos savants, nos exploitants agricoles qui tuent le sol, nos chimistes qui empoisonnent le globe, nos pédagogues qui ne règnent que sur la sphère intellectuelle, négligeant le principal.

- avec Lui marchent les initiés qui savent que pour maitriser il faut obéir aux lois et non y contrevenir. Ainsi se comportaient il y a longtemps les chefs des peuples, les rois, les prêtres qui plaçaient l'évolution de l'individu avant le profit au dépens de la masse ou l'asservissement idéologique de cette masse.

- en lui enfin sont les hommes qui ont atteint l'état de sagesse et qui peuvent dire, comme leur modèle divin, "mon père et moi ne faisons qu'un". Tels étaient les hommes qui, dans leur temps très reculé, menaient les peuples vers l'accomplissement et les suprêmes réalisations. »

Ouf. Promis, je ne vous ferai pas ça à chaque chapiteau… Continuons notre visite.

L’intérieur

Bois-Sainte-Marie plan 123L’église se compose d’une nef de 4 travées flanquée de deux bas-côtés, d’un transept non saillant surmonté d’une coupole sur trompes et d’une abside semi-circulaire bordée par un déambulatoire. Elle fait 32m de longueur, 14,65m de largeur pour une hauteur sous voûte de 6m dans les bas-côtés, 12m dans la nef et de 24m sous le clocher.

 

 

 

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie 37La voûte en berceau brisé fut refaite en briques par Eugène Millet. Les bas-côtés, très restaurés, sont voûtés d’arêtes. L’éclairage provient de fenêtres hautes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie 47La croisée du transept est surmontée d’une coupole sur trompe qui porte le clocher. Les parties hautes des croisillons, voûtés en berceaux, avec un triforium à 3 arcatures aveugles, ont été faits par Eugène Millet. 

 

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie 40On accède directement à l’abside sans travée de chœur. Elle est éclairée par 7 fenêtres dans sa partie basse, 3 dans la haute.

 

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Bois-Sainte-Marie 34L’église possède un déambulatoire original, recouvert d'une voûte en compartiments d'arêtes. Les chapiteaux présente une facture très archaïque, ce qui laisse à penser qu’ils appartiennent à une église antérieure et qu’ils furent réutilisés.

 

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Bois-Sainte-Marie 38Les voûtes des 7 arcatures reposent d’un côté sur des colonnettes posées sur un banc de pierre qui court tout le long de son mur extérieur, et sur des faisceaux de 4 colonnes à l’intérieur.

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Notre-Dame-de-la-Nativité de Bois-Sainte-Marie, les chapiteaux

 

Bois-Sainte-Marie 16Le pèlerin arrivant à Bois-Sainte-Marie sera attendu à la porte sud (habituellement la porte des initiés), contrairement à la plupart des églises où l’on entre par le portail ouest. Les premiers chapiteaux, surmontant les piliers cruciformes, vont l’accueillir. Et même si une vingtaine d’entre eux ont été refaits, ils l’ont été à l’identique, le message a été sauvegardé.

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie chapiteaux 19Traditionnellement, on parle du côté gauche, au nord, comme du côté lunaire, féminin, avec un message correspondant à l’ancien testament, à l’inconscient, aux mondes invisibles et subtils, chemin de maturation, d’intériorisation et de méditation tendant vers la lumière. Les chapiteaux seront le plus souvent non figuratifs, présentant souvent des feuillages. La partie droite, au sud, solaire, masculine, montrant des scènes du nouveau testament, parlera du conscient, du connu, du physique, du révélé. Les chapiteaux seront en général figuratifs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie chapiteaux 18aA Bois-Sainte-Marie, le message a été inversé : le lunaire va se trouver du côté solaire. A l’entrée sud, nous sommes accueillis sur notre droite par deux diables souriants qui regardent bien dans notre direction. Ils tourmentent un homme en lui arrachant la langue. Notre super symboliste que nous avons rencontré dans l’explication du chapiteau extérieur nous avertit : « ce chapiteau représente le supplice d'un damné. Renversé aux pieds de deux démons, le malheureux implore en vain la pitié de ses inexorables bourreaux. Satan, en personne, tient la tête du patient tandis que son valet en saisit la langue avec des tenailles. Impossible de rêver des visages plus hideux que ceux de ces démons dont un rictus sinistre découvre les énormes crocs et dont les cheveux hérissés sont moins des mèches ondulées que des flammes de l'enfer. »

 

 

 

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie chapiteaux 28

A moi maintenant. Les diables présentés ici sont très parlants. Le premier diable, portant cornes et ailes, c’est Lucifer, le porteur de lumière, l’ange déchu pour avoir donné la connaissance aux hommes. Il tient le malheureux personnage par les cheveux (symbole de la force physique mais aussi spirituelle, capteurs des énergies célestes).

 

 

 

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie chapiteaux 20De sa main droite aux doigts tendus, il montre le deuxième. Celui là n’a pas d’ailes, mais porte une queue, bien dressée vers le ciel. Les cornes sont remplacées par une chevelure totalement solaire. C’est le Diable, l’adversaire, l’ennemi, celui qui divise. Il est la personnalisation des forces d’attraction de la matière, opposé à toute libération de l’esprit. Il ne va laisser aucun repos, afin que le pèlerin puisse se rendre compte de sa destinée. Si l’on réfléchit bien, il se pourrait même qu’il soit un autre nous-mêmes…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie chapiteaux 9La langue possède une symbolique multiple. Tout d’abord, elle se tient dans la bouche qui représente la grotte originelle, la caverne matricielle chaude et humide de la Déesse Mère. La langue sera dragon ou serpent, les gardiens du trésor, c'est-à-dire du verbe créateur.  La langue, organe de la parole donc de la connaissance, mais aussi du goût donc du discernement, créé ou anéantit, fait passer le mensonge ou la vérité, la calomnie ou la bénédiction, induit le conflit et la dispute ou la richesse.  Elle peut séparer ce qui est bien de ce qui est mal.

 

 

 

 

Pentecôte 3Considérée comme une flamme dans le nouveau testament, elle en a la fonction, destruction ou purification. Les langues de feu que les disciples reçurent lors de la Pentecôte et qui les transforma en apôtres, leur permirent de porter la bonne parole… Il faudra simplement savoir tenir sa langue, c'est-à-dire être maitre de soi, pour avancer sur le chemin que va nous proposer Bois-Sainte-Marie. Sinon, il faudra l’arracher de force, afin que le pèlerin puisse continuer sa route.

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie chapiteaux 17Sur notre gauche par le chapiteau de Daniel dans la fosse aux lions. Dans la Bible, 7 lions sont présents. Beaucoup de 7 décidemment. Là, deux seulement sont représentés, un qui lèche sa hanche, l’autre son épaule. L’ange (oui, c’est bien un ange, il porte une auréole), être céleste, lui apporte la nourriture terrestre par l’intermédiaire d’Habacuc qu’il tient par les cheveux, ce qui va lui permettre de survivre. Tiens, un être ailé tenant un homme par les cheveux. Ce chapiteau est bien le pendant de celui des diables.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie chapiteaux 10Michel Odoul va nous donner un début d’explication. Pour lui, la hanche est l’articulation primaire de la jambe, l’axe basique de notre monde relationnel, par où passe notre capacité de mobilité et de souplesse, notre relation avec le monde. C’est aussi le point par lequel le non-conscient émerge vers le conscient. Nos schémas profonds, nos croyances, passent par elle.

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie chapiteaux 21L’épaule, c’est l’articulation basique, le point d’ancrage, l’axe premier du bras. Elle représente les axes conceptuels profonds de notre capacité et de notre volonté d’action et de maitrise. L’os qui relie l’épaule à la poitrine s’appelle la clavicule, clavicula en latin, la petite clé. Son point d’attache sur le sternum se situe juste sous le chakra de la gorge, celui de l’expression de soi.

Notre héros solaire qu’est Daniel va pouvoir vaincre la mort et donner l’espoir au pèlerin d’accéder à la vie spirituelle. Il le fera en maitrisant les énergies célestes et terrestres. Les lions vont les aider à retrouver une relation avec eux-mêmes, à se débarrasser de leurs croyances, à les pousser en avant sur le chemin pour trouver la maitrise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie chapiteaux 23Le début du chemin se fera ensuite avec le chapiteau des aigles qui, ailes déployées, pattes sur la terre (l’astragale) et tête au ciel (le tailloir), sont dos à dos. L’aigle, oiseau solaire, image de l’âme s’élevant au-dessus de la matière, est l’équivalent spirituel du pouvoir temporel du lion, il possède la connaissance. Ici, ils sont représentés dans la partie basse de l’église, tournés vers les couchers du soleil aux solstices. Ils sont ceux qui ont vaincu la mort, ceux qui peuvent regarder sans crainte la mort du soleil. Mais les ailes, dos à dos, sont en opposition.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie chapiteaux 24Cette dualité, cette opposition, nous allons la retrouver avec le chapiteau suivant, les lutteurs. Encore une fois ce commentaire ahurissant… « Les lutteurs symbolisent la violence qui régissait les rapports humains au Moyen Age. » Ah ? Parce que la violence de notre époque est moindre ? Allez, vous nous faites marcher, c’est une blague, hein ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie chapiteaux 11Poursuivons. Encore la dualité avec celui du chien mordant l’oreille (séparation de la partie animale).

 

 

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie chapiteaux 1Remontant vers le nord, nous trouverons une sirène, signe de la présence de l’eau.

 

 

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie chapiteaux 3Le chapiteau suivant nous montre des combattants en armure. Encore la dualité et le combat, mais cette fois, les deux acteurs sont face à face. Nous avons deux chevaliers en costume militaire du XIIe siècle, l’un portant le casque conique sans nasal, l’autre une boucle d’oreille, l’écu du chrétien face à la rondache du musulman, les deux ayant genou à terre. Notre blagueur pense que « l'artiste a sans doute voulu représenter le spectacle, trop fréquent dans la société féodale, de l'homme armé sans cesse contre son semblable ». Trop fréquent, certes, mais pas forcément dans cette pauvre société féodale, qui, à mon avis, était l’apogée de notre civilisation.

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie chapiteaux 30Contrairement aux idées reçues, je pense que nous sommes, par rapport au Moyen-âge, tombés bien bas. Je donne ma télévision contre une soirée à la cour d’Amour Aliénor d'Aquitaine, d’Isabelle, comtesse de Flandre, d’Ermengarde, vicomtesse de Narbonne, ou de la comtesse Marie de Champagne. Je leur laisse Fleur Pellerin, qui pourtant porte un si joli nom. Ah zut flûte caca boudin, j’ai déjà plus de télé. Hein ? Ah non, pas mon ordi ! Faut pas déconner non plus. Quoique…  

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie chapiteaux 4Nous arrivons maintenant au chapiteau des pélicans, l’oiseau d’Hermès qui, d’après Robert-Jacques Thibaud, représente « l’œuvre générant puis entretenant sa création ». Selon lui, « le pélican symbolise l’axiome assurant que l’on ne découvre que ce que l’on possède déjà en soi. C’est l’image d’une autre phase de la longue quête spirituelle assimilable au grand-œuvre» Les oisillons, ici, ne mangent pas la nourriture de leurs parents, mais se nourrissent à la fleur cosmique à 4 pétales (la rose alchimique située au troisième niveau de la corbeille) qui pousse au ciel.

Le pélican nous amène au chapiteau suivant, où nous trouvons enfin l’éclosion de la fleur (la rose alchimique déjà aperçue), marquant un premier aboutissement. Il reste du chemin à parcourir dans la partie basse de l’église.

 

Bois-Sainte-Marie chapiteaux 8Voilà ce que notre ami désigne comme la représentation du désespoir: « deux grandes figures se penchent d'avant en arrière et se tiennent la tête à deux mains en se lamentant devant le mal ». Certes, ces hommes sont accablés. Le premier, bouche ouverte dans un cri muet, a les yeux bien ouverts face au lever du soleil au solstice d’hiver (correspondant à l’embellissement, à la beauté).

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie chapiteaux 16L’autre, bouche et yeux fermés, face au lever du soleil au solstice d’été (correspondant à la force dans la matière, à l’incarnation de l’activité), semble réfléchir. Ils sont assis, et entre eux s’épanouit la deuxième rose. Il s’agit encore d’un conflit, mais intérieur, totalement intellectuel. Les deux hommes donnent l’impression de trop penser, ça leur file une de ces migraines ! Moralité : nous n’avancerons non pas en pensant, mais en  marchant avec le cœur.

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie chapiteaux 12Cette dualité, cette plongée dans la matière, sera gouvernée par les deux maitres chapiteaux de la partie haute des murs de la nef, ceux qui donnent l’énergie aux autres.

 

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie chapiteaux 13Ils sont tirés de l’Apocalypse de Jean, le livre de la révélation des choses cachées, texte parfaitement ésotérique et symbolique. Le mot Apocalypse est issu du verbe grec «  apokaluptô », signifiant « dévoiler, révéler». Voilà la Grande Prostituée, chevauchant la Bête, et le Prince de ce monde, le regard tourné vers le couchant, vers la mort du soleil.

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie chapiteaux 7Nous avons maintenant dépassé la dualité, l’affrontement entre les forces du bien et du mal, nous pouvons passer dans l’église haute. Les chapiteaux de la croisée des transepts, où l’on reçoit l’information cosmique transmise par le clocher, sont identiques des deux côtés. Le côté lunaire et côté solaire n’existent plus, les deux principes sont réunis. Les premiers, regardant la nef, nous montrent des chevaux (les cavales surélevés sur des feuillages) réunis dans le même principe par la tête (ce cheval est-il un cheval-lié ?) et séparés par la troisième rose.

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie chapiteaux 6De l’autre côté du pilier se trouvent des chats. Posés au même endroit dans l’église que leurs cousins iguerandais, ils dansent, c'est-à-dire qu’ils ont les pattes arrière tournées vers le ciel rejoignant  les pattes avant tournées vers la terre, formant un cercle d’accomplissement. Ici aussi à première vue ils tirent la langue. Ce n’est pas une langue mais bien une dent qui leur sort de la gueule, nous prévenant qu’ici, dent j’ai.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie chapiteaux 5Suivent les chapiteaux des loups sortant des feuillages, appelés les loups verts. Il faudra que notre langue soit pure, comme les rinceaux qui sortent de sa gueule, formant le pendant du premier chapiteau rencontré, pour que nous puissions utiliser le langage des oiseaux et comprendre leur message, celui de l’ouvert. Nous pourrons alors entrer dans le saint des saints. Nous pourrons alors vivre pleinement le mystère du déambulatoire. Mystère, mot provenant du latin « mysterium », lui-même du grec ancien « mustêrion », l’initié », de « muô », serrer, fermer. Les mots muets et mutisme ont la même origine.

 

 

 

 

Bois-Sainte-Marie dessinIci point de chapelles rayonnantes, l’eau souterraine qui doit informer tout autel consacré est manquante. Bois-Sainte-Marie nous présente là une chose bien étrange : l’information énergétique passera par une autre voie, totalement solaire, réseau sacré qui va se diviser en 7 faisceaux qui pourront sortir par les 7 baies de l’abside. Chaque rayon, donc chaque information, sera activé selon plusieurs critères, passant des jours de la semaine au niveau de conscience du pèlerin.

 Nous nous trouvons en face du nombre 7, celui qui manifeste la maitrise acquise par l’expérience. Chevalier et Gheerbrant, dans leur dico des symboles, nous donnent un début de réponse à ce « mystère » :

 

 

 

Sept correspond aux sept jours de la semaine, aux sept planètes, aux sept degrés de la perfection, aux sept sphères ou degrés célestes, aux sept pétales de la rose, aux sept têtes du naja d'Angkor, aux sept branches de l'arbre cosmique et sacrificiel du chamanisme, etc.

Sept désigne la totalité des ordres planétaires et angéliques, la totalité des demeures célestes, la totalité de l'ordre moral, la totalité des énergies et principalement dans l'ordre spirituel.

Il était chez les Egyptiens symbole de vie éternelle. Il symbolise un cycle complet, une perfection dynamique. Chaque période lunaire dure sept jours et les quatre périodes du cycle lunaire (7 x 4) ferment le cycle. Philon observe à ce propos que la somme des sept premiers nombres (1 + 2 + 3 + 4 + 5 + 6 + 7) arrive au même total: 28. Sept indique le sens d'un changement après un cycle accompli et d'un renouvellement positif.

Il symbolise la totalité de l’espace et la totalité du temps.

Associant le nombre quatre, qui symbolise la terre (avec ses quatre points cardinaux) et le nombre trois, qui symbolise le ciel, sept représente la totalité de l'univers en mouvement.

Le septénaire résume aussi la totalité de la vie morale, en additionnant les trois vertus théologales, la foi, l'espérance et la charité, et les quatre vertus cardinales, la prudence, la tempérance, la justice et la force.

Les sept couleurs de l'arc-en-ciel et les sept notes de la gamme diatonique révèlent le septénaire comme un régulateur des vibrations, vibrations dont plusieurs traditions primitives font l'essence même de la matière.

On prête à Hippocrate cette sentence: le nombre sept par ses vertus cachées maintient dans l’être toutes choses; il dispense vie et mouvement: il influence jusqu’aux êtres célestes.

Sept est la clé de l'Évangile de saint Jean: les sept semaines, les sept miracles, les sept mentions du Christ: Je suis. Il revient quarante fois dans l'Apocalypse: septénaires des sceaux, des trompettes, des coupes, de visions, etc. Le livre est construit par séries de sept. Ce nombre désigne ici encore la plénitude d'une période de temps révolue (la création dans la Genèse); l'accomplissement d'un temps, d'une ère, d'une phase; la plénitude des grâces données par l'Esprit saint à l'Église.

Si l'on en croit le Talmud, les Hébreux voyaient aussi dans le nombre sept le symbole de la totalité humaine, mâle et femelle à la fois; et ceci par addition de quatre et de trois: en effet Adam, dans les heures de sa première journée reçoit l'âme qui lui donne complètement existence à l'heure quatre; c'est à l'heure sept qu'il reçoit sa compagne, c’est-à-dire qu'il se dédouble en Adam et Ève.

Dans les contes et légendes, ce nombre exprimerait les Sept états de la matière, les Sept degrés de la conscience. Les Sept étapes de l'évolution:

1. conscience du corps physique: désirs apaisés de façon élémentaire et brutale;

2. conscience de l’émotion: les pulsions se compliquent de sentiment et d'imagination;

3. conscience de l'intelligence: le sujet classe, ordonne, raisonne;

4. conscience de l'intuition: les relations avec l'inconscient se perçoivent;

5. conscience de la spiritualité: détachement de la vie matérielle;

6. conscience de la volonté: qui fait passer le savoir dans l'action;

7. conscience de la vie: qui dirige toute activité vers la vie éternelle et le salut.

 

Luc 11 : 9-10 : « Et moi je vous dis : Demandez, il vous sera donné. Cherchez, vous trouverez. Frappez, il vous sera ouvert.

Oui, tout demandeur reçoit; tout chercheur trouve; à tout frappeur il est ouvert. »

 

 

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05 février 2016

La symbolique du pélican

P_lican_15aLe pélican, vieil oiseau remontant à la fin de l’ère secondaire, présent sur tous les continents, est vecteur, comme le cygne ou l’aigle, d’une symbolique riche. Pour la comprendre, il nous faut connaître son mode de vie.

 

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Le pélican, avec des ailes qui atteignent une envergure de 3m50 et un poids de 10 kg, fait partie des plus gros oiseaux. Il vit dans les zones humides des régions tropicales ou tempérées. Il peut se déplacer sur terre, dans l’air et sur l’eau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

P_lican_47aC’est un oiseau grégaire, c'est-à-dire qu’il vit en groupe. Chez eux point de dominants ni de dominés, malgré une petite hiérarchie due à l’âge, tous sont égaux.

 

 

 

 

 

 

P_lican_26aUn couple, couvant alternativement les œufs, donne naissance à deux ou trois oisillons, totalement dépourvus de plumes. Les petits sont nourris par le père et la mère qui leur apportent la nourriture sous forme de bouillie régurgitée contenue dans la poche de son bec qu’il vide en le pressant contre sa poitrine.

 

 

 

 

 

Pélican 52aPlus tard, les jeunes pélicans de la colonie, regroupés sous la surveillance de quelques adultes, iront chercher les morceaux de poissons directement dans le gosier du parent, parfois même jusque dans l’œsophage.

 

 

 

 

 

Pélican 9aLa pêche occupe une petite partie de leur temps, ils préfèrent passer de longues heures à dormir ou à lisser leurs plumes au soleil.

 

 

 

 

 

 

Pélican 16aNous trouvons la trace de notre pélican chez les égyptiens qui en firent un animal d’ornement de jardins et de palais. Les prêtres l’assimilèrent au cygne : il était la Lumière, couvant l’œuf du monde.

 

 

 

 

 

Pélican 53aLes légendes du pélican se répandirent dans le monde grec puis romain. Voyant des morceaux sanguinolents de poisson régurgités, les hommes pensèrent que le pélican perçait sa propre chair pour nourrir ses petits. Il devint le modèle de l’amour parental.

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Pélican 33aDans le « Physiologos », bestiaire chrétien écrit en Egypte au IIe siècle qui influença tout le Moyen-âge, la légende fut reprise, d’autres ajoutées :

 

 

 

 

 

 

Pélican 36ales petits pélicans, à leur naissance, frappaient leur géniteur. En représailles, ils étaient tués, puis ressuscités trois jours plus tard grâce aux gouttes de sang que faisait couler sur eux leur mère.

 

 

 

 

Pélican 21aOu bien cette autre : l’ennemi du pélican, le serpent, tue les petits avec son venin. L’oiseau s’envole alors au-dessus d’un nuage qu’il inonde de son sang afin que le liquide, tombant avec la pluie sur les petits, puisse les ressusciter.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pélican 6aLe christianisme fit alors du pélican le symbole du sacrifice, du martyr et de la résurrection, comparant l’oiseau au Christ se sacrifiant pour la rédemption des pécheurs.

 

 

 

 

 

 

 

Pélican 13aEusèbe de Césarée et saint Augustin le mentionnèrent au début du IVe siècle. L’oiseau, dorénavant lié à la symbolique chrétienne, apparut alors dans de nombreux livres enluminés, sur les chapiteaux des églises et plus tard dans les armoiries.

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Pélican 4aEn héraldique, le pélican fut traditionnellement représenté comme un oiseau à bec d'aigle, dans son nid, les ailes déployées au-dessus de ses petits, se perçant la poitrine d'où coulent des gouttes de sang. Il est alors « Pélican de piété ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pélican 32aIl apparaît sur les armoiries de plusieurs familles, villes, pays, même imaginaire comme la Syldavie dans « Le sceptre d’Ottokar ».

 

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Pélican 31aDante, dans le « Paradis » de sa « Divine Comédie », compare le Christ à l’oiseau, en parlant de saint Jean qui fut représenté dans la Cène penché sur le sein du Sauveur :

« Voici venir celui qui coucha sur le sein

de notre Pélican: qui, du haut de la croix,

avait été choisi pour un office insigne. »

Pélican 30pgLa légende fut reprise par le romantique Alfred de Musset au XIXe siècle :

« Lui, gagnant à pas lent une roche élevée,

De son aile pendante abritant sa couvée,

Pêcheur mélancolique, il regarde les cieux.

Le sang coule à longs flots de sa poitrine ouverte;

En vain il a des mers fouillé la profondeur;

L'océan était vide et la plage déserte;

Pour toute nourriture il apporte son cœur.»

Pélican 5Les alchimistes s’emparèrent très tôt de notre pélican. Eux qui utilisaient les oiseaux pour symboliser les parties volatiles de la matière, utilisèrent celui qu’ils appelaient « oiseau d’Hermès » comme représentant leur Mercure.

 

 

 

Pélican 17aUn vase alchimique, récipient  hermétique muni de deux tubes reliant le sommet, ressemblant à la silhouette du pélican qui se perce le flanc, porte son nom. Le pélican représenta aussi l’œuvre au blanc, les trois petits étant respectivement le Sel, le Soufre et le Mercure.

 

 

 

Pélican 40aLes Rose-Croix à leur suite utilisèrent le symbole, qui fut repris dans la Franc-maçonnerie pour l’ordre ultime du Rite Français et pour le dix-huitième degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté, qui porte le titre de « Souverain Prince Rose-Croix, ou Chevalier de l’Aigle et du Pélican ».  

 

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Pélican 3On retrouve notre oiseau accompagné des outils sur des tabliers correspondant à ces degrés. Il pourrait alors symboliser la consécration au grade de maitre et l’achèvement du parcours initiatique, comme le pélican, victorieux de la mort, pourrait faire renaitre ses enfants vers la lumière de l’initiation.

 

 

 

 

 

 

 

Pélican 11aAu final, notre oiseau porte en lui les symboles de la mort, de la renaissance, donc des cycles de la Vie, de la quête spirituelle tendant vers la lumière.

 

Pélican 28a

 

 

 

 

Pélican 18aJe terminerai par une citation de Robert-Jacques Thibaud qui voit dans le pélican une représentation de « l’œuvre générant puis entretenant sa création ». Selon lui, « le pélican symbolise l’axiome assurant que l’on ne découvre que ce que l’on possède déjà en soi. C’est l’image d’une autre phase de la longue quête spirituelle assimilable au grand-œuvre ».

 

 

 

 

 

Pélican 25aLes oisillons, en ce cas, pourraient-ils représenter le corps, l’âme et l’esprit au même titre qu’avec lui, par lui et en lui, ou les trois niveaux de lecture, ou les trois phases du Grand-Œuvre ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pélican 55aMais… il parait qu’au départ, dans la légende, les oisillons étaient au nombre de… sept. Comme le nombre d’arcatures du déambulatoire de l’église de Bois-Sainte-Marie.

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Pélican 8aEt puis un oiseau qui possède sa propre marque de bière ne peut pas être mauvais... Allez, à la prochaine !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.larousse.fr/encyclopedie/vie-sauvage/p%C3%A9lican/178178

http://hermetisme.over-blog.com/article-rennes-le-chateau-les-3-oiseaux-de-brenac-72658010.html

http://www.occitanie-cathare.eu/le-pelican-un-drole-d-oiseau

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25 janvier 2016

La symbolique de l’olifant, du cor, de la trompe et de la trompette

Iguerande_chapiteaux_23aVoici le chapiteau des joueurs de trompe d'Iguerande. Deux hommes sortant des feuillages portent chacun une trompe. Le mot « trompe » désigne tout instrument de musique à vent à embouchure, formé d’un simple tube évasé en pavillon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Iguerande_Trompe_Olifant_1aLa symbolique de l’olifant, du cor, de la trompe et de la trompette est donc sensiblement la même. D’après Eugène Viollet-le-Duc, « l'olifant était un cor de guerre et de chasse, servant à donner des signaux, à rallier les troupes. L'olifant était donc un instrument considéré comme noble que portaient les chefs, ou un homme qui les suivait. L'olifant était alors une marque distinctive de commandement, de dignité ».

 

 

 

 

 

 

Iguerande_trompe_1aLe cor, quand à lui, annonce des nouvelles, bonnes ou mauvaises, il alerte, il proclame, il signale.

Iguerande_trompe_2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Iguerande_gabriel_4a

 

 

J’ai trouvé une belle définition de la trompette sur le net : « La trompette, attribut de Gabriel, le Régent de la Lune et des anges, sert à sonner l’appel à l’éveil, souvent appelé le Réveil des morts ou le Retour au Royaume du Père, dans un éclat d’énergie. Elle règle les principaux moments du jour et annonce les grands moments historiques et cosmiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Iguerande_trompette_1Elle associe le Ciel et la Terre dans une célébration commune, soulignant toute conjonction importante d’éléments et d’événements marqués par une manifestation céleste destinée à la Terre et à ses habitants. Elle lance l’appel victorieux de l’Esprit, le Principe unificateur et sublime de la Matière, et confère le plus haut degré de l’Initiation.  Elle affirme la foi agissante qui permet d’organiser l’assaut et le triomphe sans combat ».  

 

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