28 octobre 2011

La cathédrale Notre-Dame de l’Assomption, la crypte



Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_crypte_2aLa crypte est la seule partie qui nous reste de la cathédrale romane d’Etienne II de 946 détruite en 1248, au moment de la construction de l’actuelle cathédrale gothique.
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Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_crypte_6aRedécouverte en 1885 par l’architecte Mallay, les fouilles montrèrent qu’elle fut insérée dans les fondations existantes. Par manque d’argent, elles ne furent reprise que plus tard, un accès ne fut ouvert qu’en 1946.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_crypte_3aAfin de consolider les fondations de la cathédrale gothique, il fallut  détruire les voûtes, et combler une grande partie de la crypte. Plus tard, les murs furent éventrés afin d’y insérer les sarcophages. Malgré tout, il est encore possible de bien voir à quoi cette crypte pouvait ressembler.

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_plan_0aElle était composée d’une salle centrale carrée de 6m de côté, divisée en trois nefs par deux rangs de colonnes de 30 cm de diamètre. Elle comprenait un étroit déambulatoire et 4 petites chapelles rayonnantes, une première dans ce type de plan.

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_crypte_9aElle a du être conçue pour abriter le trésor de la cathédrale, les chapelles étant fermées par de lourdes portes de bois, mais aussi pour que les pèlerins puissent venir se recueillir devant les reliques.

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_crypte_5aLa construction des murs, très épais, est typique du Xe siècle, où l’on retrouve insérées des pierres provenant d’anciens édifices gallo-romains, et certainement de l’ancienne église de Namatius.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_crypte_4aLes murs étaient entièrement peints, mais il n’en reste que quelques fragments. Il faut savoir que la crypte n’est ouverte au public que lors des journées du patrimoine, et les mois d’été.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_crypte_12Dans la crypte se trouve un sarcophage en marbre du IVe siècle qui servait d’autel dans le transept nord de la cathédrale avant la Révolution. Il fut acheté en 1793 pour être transformé en abreuvoir. Récupéré après la tourmente, il servira d’autel pour la chapelle des Carmes Deschaux avant d’être transporté dans la crypte de la cathédrale en 1960. Sur la façade principale, les sujets se suivent en frise continue, encadrant la figure de la défunte dans l’attitude de l’orante, les bras levés vers le ciel, accueillie par saint Pierre et saint Paul.

 

 

 

Notre_Dame_de_l_Assomption_Clermont_crypte_11

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19 octobre 2011

La basilique Notre-Dame-du-Port, historique

Notre_Dame_du_Port_Clermont_Notre-Dame du Port fait partie des cinq églises "majeures" complètes d'Auvergne, avec l'église Saint-Austremoine d'Issoire, l'église Notre-Dame de Saint-Saturnin, l'église de Saint-Nectaire et la basilique Notre-Dame d'Orcival.
Notre_Dame_du_Port_Clermont_vue

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_32Au départ était une source, guérisseuse, au milieu du bois sacré. Les celtes dédièrent ce premier sanctuaire à la déesse-mère. La première église chrétienne aurait été construite par saint Avit au VIe siècle : Il la dédia à Marie, qu’il plaça comme protectrice de la source.

 

 

 

 

 

 

 

AvitusAvitus naquit entre 520 et 525 au sein d’une famille noble de la capitale de l'Auvergne. Il reçut une éducation chrétienne. Attiré par le sacerdoce, il fut remarqué par saint Gall, évêque de Clairmont, qui le nomma archidiacre et lui confia l'éducation de son neveu, le futur Grégoire de Tours. Il fut nommé par le roi Sigebert évêque à son tour, après le terrible Cautin, avare, alcoolique et brutal. Il partit visiter son diocèse, et c’est alors que plusieurs miracles lui furent attribués. A partir de 574, il se consacra à l’édification de plusieurs églises, comme Saint-Genès de Thiers, Saint-Alyre, et bien sûr, Notre-Dame-du-Port, où il fut enterré vers 594.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_14L’église fut incendiée en 761 après les affrontements entre Pépin le Bref et le duc d’Aquitaine, relevée puis détruite par les Normands en 864. Restaurée par l’évêque Sigon en 875, elle fut à nouveau détruite par la nouvelle invasion normande de la fin du IXe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_plan_10Elle s’appelait alors Sainte-Marie Principale, en raison de sa proximité avec le château des comtes d’Auvergne qui avaient le titre de Princeps Arvernorum, et pour la différencier de la cathédrale, elle aussi dédiée à Notre-Dame.

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_crypte_6aL’évêque Etienne II, ancien abbé de Conques et frère du vicomte de Clermont, fonda le chapitre de l’église en 959, en même temps qu’il réalisa la cathédrale, dont les aménagements successifs furent repris à Notre-Dame-du-Port dans un chantier lancé vers 1090. C’est à cette époque que fut construite la crypte, en arkose blonde.

 

 

 

 

Clermont_Ferrand_5En 1095, Urbain II prêcha la première croisade à Clermont, sur un espace libre hors les murs, à proximité de l’église où il célébra une messe. Les travaux s’achevèrent vers 1180, avec l’édification de la façade principale, sous l’évêque Ponce de Polignac.

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_34C’est à cette époque que l’église prit le nom de Notre-Dame-du-Port. En latin, Portus désigne un port ou un entrepôt, mais aussi un lieu d’asile. Ce qui donna lieu à nombre d’interprétations. A la fin du moyen-âge, de riches familles clermontoises firent construire des chapelles le long des collatéraux. En 1146, un tremblement de terre détruisit le clocher et le porche.

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_6Au XVIe siècle, le porche occidental fut transformé, les pierres noires utilisés cette fois proviennent des carrières de Volvic. Au XVIIIe siècle, les chanoines, face à l’affluence des pèlerins, aménagèrent des escaliers pour descendre à la crypte. Un nouveau clocher moche fut construit au-dessus du transept, et trois côtés du cloître détruits pour agrandir l’église. En 1764, pour rajouter à leur bêtise, ils badigeonnèrent l’intérieur couleur jonquille, enduisirent les colonnes et les arcades de plâtre qu’ils peignirent façon marbre. Les chapiteaux furent peints en doré et vernis.

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_1aA la révolution, les clochers furent abattus. Finalement, un mal pour un bien. En 1800, il fut décidé de raser l’église, mais une pétition le sauva de la destruction. Le 15 mai 1881, elle fut érigée en basilique mineure, affiliée à Saint-Jean-de-Latran à Rome. En 1843 l’architecte Gilbert Aymond Mallay entreprit la rénovation de l’édifice. Il construisit le nouveau clocher. Elle est inscrite au Patrimoine Mondial de l'UNESCO en 1998, au titre de bien culturel en série "les chemins de St Jacques de Compostelle en France". L'église appartient à ce réseau, elle en est une composante. Cet ensemble, constitué de 71 édifices ou ensembles d'édifices et de 7 sections de sentier, a une valeur universelle exceptionnelle.

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_33Une dernière restauration complète donna à l’église son aspect actuel en 2007.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://philippe.harambat.pagesperso-orange.fr/pelerinage/nd_du_port.htm
http://www.philippe-gavet.com/07/04/03/
http://marc.champommier.pagesperso-orange.fr/port0.html
http://www.romanes.com//Clermont/ND_Port//index.html
http://architecture.relig.free.fr/clermont_port.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Notre-Dame-du-Port                                   
http://www.art-roman.net/ndport/ndport.htm
http://www.archipicture.free.fr/france/auvergne/puy_dome/clermont_ferrand10.html

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La basilique Notre-Dame-du-Port, l’extérieur



Notre_Dame_du_Port_Clermont_2La basilique est construite en arkose blonde, roche sédimentaire détritique résistant bien à la pluie (Ayers Rock en Australie est composé d'arkose). 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La façade ouest



Notre_Dame_du_Port_Clermont_4Refaite au XVIe siècle, la façade occidentale, très austère et dépourvue d’ornementation, est précédée d’un porche.

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Notre_Dame_du_Port_Clermont_3Elle est surmontée d’un clocher.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le chevet



Notre_Dame_du_Port_Clermont_9Construit en premier aux alentours de 1100, il est constitué de 4 absidioles, nombre pair, l’église étant dédiée à Marie. Une église dédiée à un saint en comporterait un nombre impair, comme à Saint-Austremoine d’Issoire par exemple. Les quatre chapelles rayonnantes sont séparées par des baies cintrées.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_11Un cordon de billettes court le long des fenêtres, et les chapelles, dans leur partie haute, sont ornées d’un décor polychrome (rosaces, damiers et mosaïques) obtenu par l’association de pierres de différentes provenance.

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NDP_aQuelques chapiteaux historiés surmontant les colonnes de séparation sont à remarquer, comme le sacrifice d’Isaac, Adam et Eve, ou deux griffons buvant au même calice. Les deux derniers sont des copies. 

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La façade sud



Notre_Dame_du_Port_Clermont_13Cinq grands arcs en plein cintre sont posés sur des piliers plats. Elle est constituée de deux niveaux d'arcatures : les unes larges et percées de fenêtres, les autres par séries de trois petites arcades. La croisée du transept et la tour qui la surmonte sont deux éléments construits peu avant 1150.

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_22Le portail est ouvert au niveau de la quatrième travée. Datant de la fin du XIIe siècle, il fut repeint au XVIIIe. Ce sont ces couleurs qui ont été remises à jour lors de la dernière restauration.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_16Il est constitué d'un linteau en bâtière surmonté d'un tympan lui même entouré d'un arc outrepassé.

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_20aNotre_Dame_du_Port_Clermont_21De chaque côté de la porte furent insérés à une date ultérieure une statue du prophète Isaïe et de saint Jean-Baptiste. Dans les angles supérieurs du portail furent également ajoutés des groupes représentant à gauche l'Annonciation et la Nativité pour la droite.

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_19Le tympan nous montre le Christ en majesté trônant au milieu de deux séraphins (anges à six ailes) et soutenu par deux des quatre évangélistes. Il ne reste en effet plus que le bœuf de Luc et le lion de Marc, la partie haute du tympan, assez détériorée, devait abriter les attributs des deux autres évangélistes.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_18Au niveau du linteau, on distingue l'adoration des mages, la présentation au temple et le baptême du Christ dans le Jourdain. La voussure du tympan rappelle, par son demi-cercle parfait, la voûte céleste.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_5Ayant toutes les caractéristiques de l'art roman auvergnat, le mur du transept dispose de deux étages percés de fenêtres. Celles du bas sont encadrées par un damier polychrome et sont séparées par une colonne supportant un chapiteau historié. Les trois fenêtres supérieures sont surmontées d'une fine arcade aux claveaux noirs et blancs.

 

 

 

 

 

 

 


Le clocher



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Notre_Dame_du_Port_Clermont_12Il est composé de deux étages en pierre de Volvic, percés de baies doubles encadrées par de fines colonnettes décorées par des damiers de pierres polychromes.

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La basilique Notre-Dame-du-Port, l’intérieur



Notre_Dame_du_Port_Clermont_plan_3La basilique possède un plan en croix latine de type basilical à 6 travées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_33Le narthex, partie la plus ancienne de l’église, possède des voûtes basses. Il est  surmonté au premier étage par une tribune.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_17Il est refermé par deux gros piliers surmontés de chapiteaux "en pile de livres". D’un côté l’ancien testament, de l’autre les évangiles. Les livres sont fermés, nous signalant que nous devons partir à la découverte de leur enseignement. Il nous faudra nous ouvrir afin de nous transformer.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_8Le chapiteau de l’assomption de la Vierge nous accueillera dans le chœur, là où l’ange tient le livre ouvert.

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_23La nef de 5 travées voûtées en berceau cintré, est flanquée de bas-côtés voutés d’arêtes, surmontés de tribunes en quart de cercle.
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Notre_Dame_du_Port_Clermont_35Les deux piliers du temple, Yakin et Boaz, les colonnes solaires et lunaires, sont présents, marquant la limite entre le sacré et le profane. Leur utilité n’est que symbolique, et leurs chapiteaux feuillus représentent les deux arbres d’Eden, celui de la connaissance et celui de la vie.

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_29La croisée du transept à massif barlong est couverte d'une coupole sur trompes.

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_37Chaque bras, composé de deux travées voûtées en berceau, est terminé par une absidiole voûtée en cul-de-four.

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_26Le chœur est surélevé, entouré d’un déambulatoire à 8 colonnes sur lequel s'ouvrent quatre chapelles rayonnantes. Les chapiteaux feront partie d’un post à part entière.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_36L'élévation se fait sur deux niveaux: les arcades cintrées ayant des piles ornées de colonnes engagées sont surmontées de tribunes s'ouvrant par de fines colonnettes.
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La basilique Notre-Dame-du-Port, la crypte



Notre_Dame_du_Port_Clermont_crypte_6aAppelée la souterraine, la crypte fut construite en 1090. Elle présente le même plan que le chœur. Les voûtes sont portées par huit grosses colonnes correspondant à celles projetées au niveau supérieur.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_crypte_5aOn y accède par deux escaliers latéraux ouverts dans les bras du transept. C’est sans nul doute l’endroit le plus sacré du sanctuaire, là où se trouve l’ancien puits, relié aux eaux guérisseuses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le puits



Notre_Dame_du_Port_Clermont_crypte_4Le puits, jadis entouré d’une margelle de pierre, est aujourd’hui scellé et recouvert d’une dalle sculptée au XVIe siècle et d’un couvercle. On ne sait jamais, si par hasard quelqu’un aurait la mauvaise idée d’aller s’y désaltérer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_crypte_1La légende assure que c’est ici que les gaulois vouaient un culte à la fontaine, celle dont on disait qu’elle redonnait la vie. Saint Avit ne s’y est pas trompé. Dans ce puits, profond de 3,50 mètres, le niveau de l’eau ne varie jamais, malgré sécheresse ou inondation.

 

 

 

 

 

 

 


La vierge noire



Notre_Dame_du_Port_Clermont_crypte_2Cette vierge représente la déesse-mère de la source, celle qui fut à l’origine du sanctuaire. Elle est intimement liée à l’eau. Il devait y avoir une antique statue protectrice, remplacée au cours des âges. Emile Saillens, dans son livre de 1945 « Nos Vierges Noires », dit que cette statue fut trouvée dans le puits sacré bien avant la construction de l'église.

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_crypte_3aLa statue actuelle de Notre-Dame-du-Port, posée comme il se doit dans la crypte, fut copiée malhabilement sur celle du XIe siècle au XVIIIe par un artisan, l’ancienne étant détériorée. La statue primitive fut perdue à cette époque.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_18Heureusement, nous en avons une représentation au tympan de la porte sud dans une représentation de l'adoration des Mages.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_crypte_8La vierge actuelle est une vierge dite de tendresse, alors que l'originale était une vierge en majesté. Elle fut cachée pendant la révolution, chez monsieur de Villemont et fut sauvée de la destruction. Elle est sculptée dans du bois de noyer, était au départ recouverte d’un enduit rougeâtre, et ne fait que 29 cm de haut. Malgré cela, elle est toujours l’objet d’une vénération qui dépasse le temps. Les ex-voto en sont témoins. Une procession est organisée chaque année le dimanche suivant le 15 mai. Parmi les miracles qui lui sont attribués, citons celui de la procession de 1614, qui fit arrêter la pluie endommageant les récoltes et celle de 1631, qui arrêta la peste.

Si vous voulez un aperçu de la crypte en panoramique, c’est ici.  

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La basilique Notre-Dame-du-Port, les chapiteaux



Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_18Notre-Dame-du-Port possède de magnifiques chapiteaux, très parlant. Nous retrouverons dans la nef par exemple le fameux centaure entouré de pommes de pin. Grasset d’Orcet dans son livre  «Matériaux cryptographiques» nous explique que le centaure et la pomme de pin se lisent centur leupin, vulgairement saint Turlupin, monogramme des compagnons bâtisseurs du moyen-âge. Ce sont les noms de quatre dieux gallo-gothiques, ou du cycle de Thor, à savoir: “Can”, le chien; “Tur”, le taureau; “Leu”, le loup, et “Pen”, l’orfraie.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_16Nous retrouvons notre singe cordé, identique à celui de Thuret, mais aussi l’homme déféquant, comme à Mailhat.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_40Beaucoup de chapiteaux sont inspirés de la « Psychomachie » de Aurelius Prudentius Clemens dit Prudence, écrivain chrétien et conseiller de l'empereur Théodose au IVe siècle. Cet œuvre relate le combat symbolique des vices et des vertus. On retrouve souvent ce thème dans la sculpture romane, ou des personnages ou des animaux sont en opposition. Plus que le combat du bien et du mal, c’est souvent une représentation de la séparation des énergies telluriques et cosmiques de l’église.

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_1En exemple le combat de Caritas et Avaritia, la charité et l’avarice, casquées et armées, s’affrontant devant un troisième personnage qui indique sur un livre que le démon lutte contre les vertus. Ce chapiteau est de polarité négative.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_3Plus loin, le triomphe de la largesse et de la charité contre l’avarice : polarité positive, ou le suicide de la colère, représenté par une femme se transperçant la poitrine d'une épée, négative.

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Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_8Ainsi trouve-t-on à Notre-Dame-du-Port ces chapiteaux polarisés, en positif ou négatif, balisant le parcours jusqu’au chœur qui devient zone neutre, là où les énergies sont équilibrées, là où se trouve le livre ouvert.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_6L’un des plus célèbres chapiteaux représente Adam et Eve et le péché originel, de polarité négative, et l’Annonciation, la Visitation et l'annonce faite à Zacharie de la naissance de Jean-Baptiste ainsi que le songe de Joseph de polarité positive.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_5Quatre des chapiteaux du chœur furent sculptés par Rotbertus, ou Robertus, qui travailla également à Saint-Nectaire. D’autres le furent par Bernard. Il est rare que des imagiers signent leurs œuvres.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_12Un aigle, repésenté sur des branchages afin d'indiquer qu'il est totalement cosmique et non tellurique, est posé sur le pilier qui marque la frontière entre la partie tellurique et la partie cosmique de l'église.

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_13Sur le même pilier, regardant le soleil directement, le phénix. Les alchimistes lui donnaient le symbole du rubis philosophique. Ses ailes, contrairement à celles des aigles, sont directement reliées au ciel. C'est la représentation de la capacité de transformation volontaire du principe solaire, conscience et pouvoir mental. C'est véritablement la transformation spirituelle.

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_14Un homme, les jambes repliées, une ceinture sur le chakra 3 et un collier sur le 4, porte sur son dos un autre homme. Mais n'est-ce pas lui même, la représentation de sa lourdeur, qu'il va laisser de côté quand il arrivera à la transformation complète ? L'ibis, dans le coin, l'oiseau de Thôt qui donna aux hommes l'écriture, la magie, l'astronomie, la médecine et l'alchimie semble y veiller, lui qui symbolise la connaissance solaire alliée à l'énergie lunaire.

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_11L'ibis est représenté 22 fois sur les chapiteaux de Notre-Dame-du-Port. Je ne pense pas que ce soit du au hasard.

 

 

 

 

 

 

Notre_Dame_du_Port_Clermont_chapiteaux_15Cette fois, l'homme commence son retournement, du côté solaire, représenté par une tête de lion. De sa geule partent des rayons reliés au troisième chakra, juste au-dessus du pagne.

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05 octobre 2011

Mailhat, historique



Mailhat_portailLe village de Mailhat, au pied des monts du Livradois, renferme en son sein un lieu particulier, ce n’est pas une illusion. Nos ancêtres gaulois ne s’y trompèrent pas, qui construisirent ici, à Maxliacum, le premier temple. Les gallo-romains le reprirent. Il nous en reste des colonnes de marbre bleu, deux encadrant le porche de l’église actuelle, quatre dans le chœur.

 

 

 

 

Mailhat_2L’église primitive de Mailhat, dédiée à saint Jean-Baptiste, est déjà mentionnée dans le cartulaire de Brioude datant de février 857. Au XIe siècle, vers 1070, la charte du cartulaire de Sauxillanges mentionne une donation à l’abbaye, faite par le seigneur Robert de Banciac ou de Bansat et par Pierre Bejetiz, copropriétaires de la terre et de l’église. Les moines clunisiens de Sauxillanges y fondèrent un prieuré-cure bénédictin et rebâtirent l’église à la fin du XIIe siècle en style roman du Velay, influencé par l’école languedocienne.

 

 

 

 

 

Mailhat_31La dédicace à Notre-Dame date du XIVe siècle, lorsque les moines construisirent la chapelle nord qui devait servir à leurs sépultures. Jean-Baptiste devint le second patron de l'église. La fête patronale passa du 29 août (décollation de saint Jean Baptiste) au 15 août (assomption de la Vierge Marie).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mailhat_25Dans les années 1575-1577, les huguenots d'Issoire, attirés par les richesses présumées du prieuré de Mailhat, vinrent le piller et livrèrent un combat contre les moines, soutenus par les soldats des seigneurs locaux. L’église resta paroissiale jusqu’en 1782, Lamontgie prenant sa suite.

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Mailhat_32Au XIXe siècle, Mailhat perdit toute importance et son église fut laissée à l’abandon. Depuis, l’association des amis de l'église de Mailhat créée en octobre 1991, qui a pour but la promotion historique, culturelle et spirituelle de l'église, fait un boulot formidable.


 

 

 

 

http://www.mailhat.fr/
http://www.sitesclunisiens.org/article.php?sid=142
http://www.terres-romanes-auvergne.com/mailhat-lamontgie.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mailhat
http://www.fondation-patrimoine.org/fr/auvergne-3/tous-les-projets-206/detail-eglise-notre-dame-de-mailhat-a-lamontgie-3399

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Mailhat, l’extérieur



Mailhat_3De loin nous apercevons le clocher carré, construit au XIIIe siècle. A l’époque, il abritait sept cloches, il n’en reste que deux. L’église du XIIe siècle, au chevet polygonal, est construite en arkose blonde à gros grains, pierre extraite de carrières locales.


 

 

 

 

Mailhat_9Le chevet, qui fut surélevé et fortifié, possède cinq pans coupés. Sur chaque pan se détache en creux un arc en plein cintre reposant sur des colonnes encastrées dans les angles, dont certaines sont en spire.

 

 

 

 

 

Mailhat_8La lecture symbolique nous montre que dans le décor les besants se transforment en bourgeons, puis en fleurs, en progression. Deux aigles tournent leur tête en direction du soleil levant.
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Mailhat_6Sous la corniche, certains modillons présentent un caractère que nous qualifierions de trivial si nous n’avions pas compris le langage des imagiers…

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Mailhat_27Ces modillons sont sensés repousser à l’extérieur du sanctuaire tout ce qui ne doit pas y entrer.
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Mailhat_12La façade occidentale présente deux contreforts. Le portail ouest, enfoncé au cours des ans par la surélévation du sol, possède une seule archivolte reçue sur deux colonnes. On devine devant le portail l’ancien tunnel reliant l’église au château, qui s’effondra, entrainant une partie des dallages de l’église.



 

 

 

 

 

 

Mailhat_10Le portail sud est composé d’une quadruple rangée de voussures en plein cintre retombant sur des colonnes à chapiteaux. Les colonnes intérieures, en marbre, sont des remplois de l’époque gallo-romaine.


 

 

 

 

 

 

 

Mailhat_11Les vantaux en bois sculpté, avec des pentures en fer forgé datent du XIVe siècle.



 

 

 

 

 

 

 

Mailhat_15Les sculptures du portail sont étonnantes. Chaque fois je m’amuse à lire les explications symboliques données par les « spécialistes », qui voient là la représentation de l’avarice, de la luxure, de la gourmandise, de tous les vices et de leurs punitions.

 

 

 

 

 

 

 

 

DSC09547Ils oublient que le roman est un style absolument optimiste, que les imagiers parlaient le langage des oiseaux, qu’ils pratiquaient l’art du grimoire et la science du rébus. Comme pour les hiéroglyphes, il y a bien sur trois niveaux de lecture.

 

 

 

 




 

Mailhat_18Prenons comme exemple le côté gauche du portail. Les spécialistes nous dirons que l’on y voit une bête fleur, une femme nue allaitant des serpents (le mal) représentant de la luxure, surmontée par un poisson, symbole du Christ, puis par un moine tenant une bourse sur sa poitrine, évoquant l'avarice. Ouh, c’est pas bien. Bon. On y va ?

 

 

 

 

 

 

 

Mailhat_17Sur le côté gauche, lunaire, féminin, la fleur/esprit commence à s’ouvrir. La déesse-mère, la nourricière, maitrisant les énergies telluriques, les serpents entrecroisés (qui peuvent faire penser au caducée) nous amène au saumon, symbole de la connaissance et de la sagesse. Rappelons-nous que le saumon celte relie le monde lunaire invisible au monde solaire sensible, que le saumon remonte à la source, rappelons-nous l’histoire d’Olwen. Cette connaissance nous amène au moine-soldat (on remarque sa côte de maille sous sa robe de bure, peut-être le donateur, le seigneur de Bansiac parti aux croisades) qui tient le Graal dans ses mains. Pas pareil, non ?


 

 

 

 

 

Mailhat_14Idem pour le chapiteau, qui nous montre non pas une punition par la corde, mais le symbole de l’ordre bénédictin, où les moines, rassemblés sous la même règle, avancent ensemble.


 

 

 

 

 

 

 

Mailhat_21A droite, côté solaire, remarquez les fleurs qui s’épanouissent en montant, promesse du renouveau et de la transformation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mailhat_16Le soi-disant orant en fait nous repousse si nous ne sommes pas prêts à recevoir ce que l’église peut nous amener. En haut, le moine à la bouche ouverte (le verbe) ouvre bien les yeux, il est voyant.


 

 

 

 

 

 

 

Mailhat_20Le chapiteau nous montre non pas une punition de la gourmandise avec cet homme en train de se vider les intestins, mais la représentation symbolique de l’acte de se débarrasser de notre matière fécale, lourde, de nos pulsions, qui nous maintiennent dans la matière et nous empêchent de monter vers le cosmique. Au-dessus, un loup avec des feuillages sortant de sa gueule. C’est le loup vert, l’ouvert en langage des oiseaux, qui marque le début du chemin spirituel.

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Mailhat, l’intérieur



68884025bL’église mesure 29 mètres de longueur. Elle possède une nef unique, voûtée en berceau brisé, un chœur à plan tréflé, un narthex. Elle subit quelques aménagements au XIVe siècle : l'abside, de forme polygonale, caractérisée par trois chapelles-niches incorporées dans l'épaisseur du mur, fut surélevée de plusieurs mètres pour recevoir une pièce fortifiée.



 

 

 

 

 

 

 

Mailhat_30La nef comporte trois travées soutenues par des doubleaux reposant sur des colonnes engagées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mailhat_33Sur la gauche, on peut voir des fonts baptismaux rustiques, accompagnés d’une petite cuve, servant pour les offrandes de sel.



 

 

 

 

 

 

 

Mailhat_42La première travée possède des colonnes trapues, aux chapiteaux ornés de feuillages, délimitant le narthex. Une tribune, construite ultérieurement, repose sur leurs tailloirs.
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Mailhat_chapiteaux_2Les chapiteaux des colonnes supérieures représentent des têtes sortant de feuillages : représentation du côté lunaire et solaire. Les personnages sont tournés vers les solstices d’hiver et d’été.
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Mailhat_37La deuxième travée possède deux chapelles qui ont été ouvertes postérieurement : celle du nord au XIVe siècle dédiée à la Vierge, servait de sépulture pour les moines. Celle du sud, plus tardive, où étaient inhumés les défunts de la famille noble de Mailhat.


 

 

 

 

Mailhat_35Le portail sud est situé sur la troisième travée. Un large escalier fut aménagé afin de permettre l’accès au dallage de l’église, plus bas que le niveau actuel du sol.


 

 

 

 

 

 

 

Mailhat_32L’avant-chœur ou transept est surmonté d’une coupole elliptique sur trompes, qui supporte le clocher. Contre le mur nord, un escalier conduit à un autre escalier à vis logé en partie dans l’épaisseur du mur, qui donne accès au clocher. Cet aménagement date de 1902 et remplace la petite tour détruite.

 

 

 

 

 

Mailhat_43Le chœur est la partie la plus intéressante de l’église. Les pans coupés de l’abside renferment un sanctuaire tréflé sur plan circulaire avec 3 vastes niches absidiales sous arc brisé reposant sur 3 colonnes. Elles sont logées dans l’épaisseur du mur, construction qui devait présenter de notables difficultés.



 

 

 

 

Les chapiteaux



Mailhat_chapiteaux_8L’église de Mailhat fait partie des églises enseignantes. Il n’est alors pas étonnant d’y retrouver la chouette, symbole de sagesse, l’oiseau lunaire par excellence. Cette chouette, les pattes bien posées sur le sol, la matière, porte à son bec une tortue.


 

 

 

 

Mailhat_chapiteaux_10La tortue, de part son grand âge et sa sagesse, est un animal possesseur de connaissance. Elle enterre ses petits (pensées) dans le sable afin que le soleil les fasse naitre. En Chine, elle fait partie des 4 animaux célestes avec le dragon, le tigre et le phénix. Elle fait aussi partie des  symboles lunaires, puisque liée à l’eau, et telluriques, puisque liée à la terre. Dans ce cas, elle représente la grande déesse. Elle peut être attachée au retour à l’état primordial, à l’androgynat, représentant le mâle et la femelle en même temps. Elle est aussi le symbole de l’immortalité et de la fertilité, de la divination, située au commencement de l’œuvre de spiritualisation. Les alchimistes la considéraient comme un résumé du grand œuvre. Mais elle est aussi la représentation de l’univers, du dôme céleste porté par les quatre piliers que sont ses pattes. Elle est dans ce sens cosmophore, porteuse du monde.

La tortue sort-elle du bec de la chouette, ou entre-t-elle en elle ?


 

Mailhat_chapiteaux_9Nous retrouvons deux phénix, animaux solaires symbole d’immortalité, de résurrection et de transformation, buvant à une coupe. Transforment-ils le contenu de la coupe en breuvage d’immortalité ? Ou la coupe, le Graal, symbole de la renaissance cyclique, permet-il aux deux oiseaux de renaitre de leurs cendres ?


 

 

 

 

Mailhat_chapiteaux_12Là des aigles, représentation tétramorphique de saint Jean (la voie ésotérique). Les aigles se trouvent souvent comme gardien de l’entrée de la partie haute du sanctuaire. Ils montrent le chemin, eux qui peuvent regarder le soleil.


 

 

 

 

Mailhat_chapiteaux_13Nous arrivons au chœur du sanctuaire. Sur la droite, en face de la chouette, le pilier des commodités. En effet, deux hommes sont représentés en train de déféquer. C’est une chose fort peu commune dans un sanctuaire chrétien, n’est-il pas ? Regardons bien. Sur la gauche, un chapiteau de feuillages laisse échapper des fruits. Nous approchons de l’épanouissement.

 

 

 

 

Mailhat_chapiteaux_14aLe premier homme en fait commence à se débarrasser de sa matière lourde. Puis vient l’indication de la présence de l’eau, celle qui transforme. Le deuxième homme a l’air plus serein, il est bien sur la voie. Le dernier chapiteau montre un homme ailé et non pas un ange. C’est celui qui a su se débarrasser de sa lourdeur, qui peut maintenant grâce à ses ailes aller vers le cosmique. Il a fait son retournement : ses pieds et ses mains sont tournés vers le ciel.

 

 

 

 

Mailhat_chapiteaux_17Sur la gauche du chœur, la représentation d’une sirène bifide. Ses cheveux sont tournés vers le sol, elle porte une ceinture. Le chapiteau suivant montre les fruits sortant des feuillages, mais ils sont ceinturés par la même corde que nous avons trouvée à l’entrée sud : c’est l’appartenance à l’ordre.

 

 

 

 

 

Mailhat_chapiteaux_19En face, une autre sirène, totalement solaire cette fois, les cheveux rayonnants. Elle est accompagnée de tiges portant des fruits ressemblant étrangement à des vulves. Nous y sommes, c’est la renaissance.

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La Vierge noire de Mailhat



Mailhat_Notre_Dame_4Autrefois, l’église possédait deux vierges en majesté, Notre-Dame de Mailhat et Notre-Dame des Varennes, du XIIIe siècle, volée en 1974.



 

 

 

 

 

 

 

Mailhat_Notre_Dame_1La statue de Notre-Dame de Mailhat fait partie des vierges noires. En bois marouflé, polychrome, elle date du XIIe siècle. Les moines, au XIVe siècle, la posaient dans la chapelle funéraire dédiée à la Vierge. Elle fut restaurée en 1994, et fait l'objet d'une procession dans le village chaque 15 août.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mailhat_Notre_Dame_3Afin de la préserver, la statue originale, gardée dans un lieu secret, fut copiée. C’est cette copie, bénie en 2004 par le  Père Ayel, responsable de la Commission de l'Art Sacré et représentant l'archevêque de Clermont, qui est présentée dans l’église.

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