14 septembre 2011

Les pierres de Fontfreyde


Fontfreyde_1Le village de Fontfreyde, sur la commune de Saint-Genès-Champanelle, se trouve sur une ancienne voie romaine. Plusieurs vestiges nous sont parvenus, comme des amphores, des tuiles à rebord, de la poterie rouge, provenant d’une sépulture gallo-romaine. Il y  eut à Fontfreyde jusqu'à 6 carrières de basalte servant à produire des pierres de taille pour la construction des maisons.

 

 

 

 

Fontfreyde_3Près de l’une d’elles, des rochers sort un courant d’air froid. Plus loin, l’eau garderait en permanence  une température proche de 0°. Fontfreyde en patois veut dire fontaine froide… L’endroit ne manque pas de sources, quelques-unes ayant même des vertus guérisseuses ou miraculeuses, comme la fontaine de Ribeau, petit oratoire dédié à la Vierge, qui fut invoquée lors d’un incendie : l’eau se mit à couler en abondance et le village fut sauvé.

 

 

 

 

 

 

 

Fontfreyde_7Au bord de la nationale, au lieu-dit le Pré de Lait, se tient sur une petite butte un chaos granitique. Ces rochers ont eu plusieurs noms au fil du temps. On les trouve sous l’appellation rochers de la Chaize, pierres de Roux, pierre branlante, chaise du Diable. Le nom de Chaize provient du latin casa, qui veut dire cabane, chaumière, hutte, ou un petit fond de terre.

 

 

 

 

Fontfreyde_9Comme les pierres sont creusées en forme de siège, il était facile de faire de Chaize une chaise, et comme les curés ont diabolisé tout ce qui avait un rapport avec le paganisme, les pierres devinrent la chaise du Diable. 

 

 

 

 

 

Fontfreyde_2Ce qui est sur, c’est que cet ensemble de pierres naturelles a été utilisé pour d’anciens rituels. Un gardien des lieux est bien présent.

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Fontfreyde_5Les sièges, creusés par l’érosion (un peu aidée par la main de l’homme à mon avis) se trouvent au sommet des deux plus hautes pierres. Ce ne sont pas des bassins, l’eau ne pouvant y rester.

 

 

 

 

 

Fontfreyde_6Il semblerait que cet endroit soit utilisé pour la fécondité. Il y a une partie énergétique féminine très représentative, malgré une porte avec une pierre spécifiquement masculine.

 

 

 

 

 

 

Fontfreyde_13La pierre appelée branlante... Non, je ne vais pas le faire. Hein ? Si ? Mais non.

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http://office.champanellois.pagesperso-orange.fr/Randos/Fontfreyde/Fontfreyde.htm

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13 septembre 2011

La chapelle Saint-Aubin de Manson


Manson_Saint_Aubin_1Le petit village de Manson fait partie de la vaste commune de Saint-Genès-Champanelle, près de Clermont-Ferrand. Il y fut trouvé, en 1873, un trésor archéologique datant de l’âge du Bronze : beaucoup d’objets gaulois ayant un rapport avec le cheval, comme des plastrons, des brides et des courroies d’harnachement, mais aussi des couteaux, des haches celtiques, des fers de lances, des bracelets et des stylets. Tous ces objets se trouvent au musée Bargoin de Clermont-Ferrand. C’est près de cet endroit que depuis des temps immémoriaux coule une source sacrée.

 

 

Manson_Saint_Aubin_5Le village de Mansion semblerait tirer son nom du latin mansio, qui veut dire hôtellerie. Peut-être en ces temps reculés, le lieu attirait-il les foules. Quoi qu’il en soit, près de la source se trouvait un ancien édifice cultuel, dont il ne restait, au XIXe siècle, que les vestiges des fondations.

 

 

 

 

 

Manson_Saint_Aubin_9Aucun document d’archives n’en a jamais fait mention. Pendant la deuxième guerre mondiale, les habitants du village firent un vœu : ils promirent de réparer la chapelle si le village était épargné. Ce qui arriva. La chapelle actuelle, dédiée à saint Aubin, date donc de 1954.

 

 

 

 

 

 

 

Manson_Saint_Aubin_2L'inauguration se fit le 27 août : une statue de saint Aubin, prise dans l’église du village, fut amenée en grande pompe à la chapelle. 

 

 

 

 

 

 

Manson_Saint_Aubin_6L’eau de la source alimente un abreuvoir à plusieurs bacs, au bout desquels fut installée en 1954 une baignoire à moutons où il était plus facile de les traiter contre les maladies parasitaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Manson_Saint_Aubin_7Les moutons sont toujours là, mais la baignoire a disparu. J’imagine que les paysans font confiance aux antibiotiques. Pauvres de nous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Manson_Saint_Aubin_3La source sacrée, dite de ‘'Chabana", est incluse dans la chapelle. On lui prêtait de nombreuses vertus, comme celle de guérir les maladies oculaires. On l'appelait aussi la source des amoureux, ayant la propriété de renforcer l’amour. Bon nombre de légendes se rapportent au sanctuaire, prouvant par là son importance passée.

 

 

 

 

 

 

 

Manson_Saint_Aubin_4Saint Aubin prit la relève des miracles. Une histoire raconte que des bergers, voulant dérober les pièces offertes au saint à l’aide de leur houlette enduite de poix, perdirent la vue. Une autre que les gens d’un village voisin, voulant dérober la statue, devinrent subitement aveugles en quittant le territoire de Manson.

 

 

 

 

saint_aubin_2Qui est donc ce saint Aubin ? D’après son hagiographie, il serait issu d’une riche famille celte de Grande-Bretagne ayant émigré vers la Petite-Bretagne, près de Vannes. Né en 469, il se prénommait Gwenn, le blanc. Il se fit moine et entra au monastère de Cincillac (Tintillant) où il prit le nom d’Albus,  blanc en latin (d’où, par déformation, Albin).

 

 

 

 

 

 

 


Saint_Aubin_2Il en devint abbé en 504. Il fut ensuite élu par acclamation évêque d’Angers en 529. Il conserva malgré tout ses austères habitudes de vie monastique et lutta contre les mœurs violentes et païennes de son temps (en particulier contre les mariages consanguins et incestueux fréquents dans la noblesse franque de l’époque).  Il assista en 538, avec Rusticus évêque de Nevers, au troisième concile d’Orléans, dont il fut l'un des principaux promoteurs. Il mourut à Angers le 1er mars 550, âgé de quatre-vingts ans, de retour d’un voyage à Arles où il était allé rendre visite à saint Césaire. Dès sa mort, il fut honoré comme un saint.

 

 

 

 

 

Saint_Aubin_aeSon biographe, saint Venance Fortunat, évêque de Poitiers (mort en 605), rapporta que saint Aubin était doué du don des miracles. Son hagiographie canonique date par contre du XIe siècle. Il est vrai que de nombreux miracles lui furent attribués de son vivant et après sa mort, mais son culte ne commença vraiment qu'à l'époque carolingienne.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Aubin_acDe son vivant, on dit qu’il délivra les possédés, qu’il ressuscita un jeune homme mort, qu’il libéra un prisonnier innocent, que la pluie ne le mouillait pas. De nouveaux miracles se produisirent sur ses reliques, dont une apparition miraculeuse du saint monté sur un cheval lumineux, qui provoque la fuite des Normands assiegeant Guérande en 919.

 

 

 

 

 

 

 

Mais le plus important, ce sont les dictons se rapportant au personnage : « Le 1er mars à la saint Aubin, taille pour avoir de gros raisins », et « S'il pleut à la saint Aubin, l'eau sera plus chère que le vin ».

http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2008/03/01/1er-mars-saint-aubin-eveque-d-angers-confesseur-d-une-renomm.html


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Le sanctuaire des rochers



Manson_Saint_Aubin_12Non loin de Manson, sur une petite colline, se trouvent plusieurs grosses pierres dispersées dans les champs. Cet endroit est fort peu connu, et espère le rester. C’est pourquoi je ne vous donnerai pas le chemin à parcourir. J'ai promis.

 

 

 

 

 

Manson_Saint_Aubin_22Ces pierres, qui sont protégées par un gardien fort peu commode, mais sympa quand on montre patte blanche, sont des pierres de guérison et forment aussi un lieu d’initiation.

 

 

 

 

 

 

Manson_Saint_Aubin_13Au loin se dresse le Puy de Dôme, en ligne directe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Manson_Saint_Aubin_20Les pierres forment trois cercles : l’un neutre pour la guérison, les deux autres, féminin et masculin, pour l’initiation. Il semblerait qu’ils soient placés tous les trois sur les pointes d’un triangle d’or.

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Manson_Saint_Aubin_17De cet endroit partent 12 lignes, reliant certainement d’autres points intéressants, comme des églises romanes ou des mégalithes. Je n’ai pas eu le temps de vérifier sur une carte.

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Manson_Saint_Aubin_16Je vous laisse en compagnie de ces belles. A vous de voir ce que vous ressentez.

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12 septembre 2011

Aiguèze



Aigu_ze_cLe territoire d’Aiguèze fut probablement habité dès l’époque du paléolithique, plus précisément au Moustérien (entre -200 000 et -40 000 ans). Les témoins de cette époque préhistorique sont nombreux. Outre l’outillage lithique découvert, la commune contient un menhir et quatorze dolmens, et surtout deux grottes ornées de peintures rupestres.

 

 

 

 

Aigu_ze_bL’une d’elles, la grotte Chabot, deuxième grotte paléolithique découverte dans le monde après celle d'Altamira en Espagne, date du Solutréen (entre -22 000 et -17 000 ans).

 

 

 

 

 

Aigu_ze_aL’autre, la grotte aux points, possède une forme peu connue de l’art pariétal paléolithique des gorges de l'Ardèche. Vers -1 800, les habitants de la vallée se protégèrent des invasions en construisant un oppidum sur une avancée rocheuse, Castel-Viel. Il en subsiste les vestiges d'un mur d'enceinte.

 

 

 

 

Aigu_ze_10Le village d’Aiguèze lui-même est situé au sommet d’une paroi rocheuse, aux pieds de laquelle se trouvait un gué sur l’Ardèche.



 

 

 

 

 

Aigu_ze_1L’endroit ne manquait pas d’eau (situé sur une faille propice aux sources ou résurgences, d’où le nom d’Aiguèze, qui veut dire « eau dans le rocher »). Un castrum, comprenant de nombreux puits, était déjà présent à l’époque de Charles Martel, vers 732.

 

 

 

 

 

 

 

Aigu_ze_11La tour Sarrasine fut construite au XIe siècle par Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse. Puis les barons d’Aiguèze, vassaux des comtes de Toulouse, en rivalité avec les comtes-évêques de Viviers, renforcèrent la forteresse au XIIe siècle. Il ne nous en reste que deux autres tours, le reste ayant été détruit au XIVe siècle, lors de la Guerre de Cent Ans.
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Aigu_ze_3Dans la deuxième moitié du XVe siècle, un hôpital fortifié fut construit. Au XVIe siècle, l'église fut agrandie et de nombreux bâtiments furent relevés.

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Aigu_ze_15On peut le constater sur les façades des maisons, qui comportent souvent des voûtes romanes au rez-de-chaussée, et des fenêtres Renaissance à l’étage.
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Aigu_ze_9On peut accéder à l’ancien chemin de ronde par un passage creusé dans la roche. De là, on peut admirer la sortie des gorges de l’Ardèche.

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Aigu_ze_14Les témoignages du moyen-âge sont très présents, comme ce réservoir, ou ces pans de murs.

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L'église

 

Aigu_ze_Saint_Roch_1L’église paroissiale, dédiée à saint Roch, ne semble vraiment pas appartenir au moyen-âge, malgré ses fondations romanes. Le chœur date pourtant du XIIe siècle, la nef du XVIe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aigu_ze_6Apparemment située hors les murs, près du cimetière, l’église fut remaniée très souvent.

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Aigu_ze_Saint_Roch_2Le portail nord date de 1552, le portail ouest de 1815, la chapelle des fonts baptismaux de 1895, la flèche du clocher de 1910.
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Aigu_ze_Saint_Roch_4L’intérieur, entièrement peint au XIXe siècle de couleurs vives, dénote vraiment avec le reste du village. Les décors intérieurs furent restaurés en 1910 par Mgr Fuzet, archevêque de Rouen, primat de Normandie et originaire d’Aiguèze.

 

 

 

 

 

Aigu_ze_Saint_Roch_9Il fit exécuter les vitraux, où se retrouvent les visages de sa famille (sa mère la Vierge, son père saint Roch, lui-même saint Frédéric, son frère, sa sœur, ce serait le bonheur) et érigea  la flèche du clocher. Ces travaux faits un an après la béatification de Jeanne d’Arc, Il rajouta la statue de la bienheureuse et celle de ses voix, saint Michel, sainte Catherine et sainte Marguerite.
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Non, je ne peux pas dire que je n’aime pas Pierre, m’enfin… Non, le village est gentil là, mais… C’est l’intervention de tous ces saints, c’est un p’tit peu…. Enfin, c’est… Ca va loin…



http://aiguezearchives.com/aigueze18.html
http://www.aiguezearchives.com/
http://www.patrimoine-ardeche.com/visites/aigueze_n.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Aigu%C3%A8ze

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La chapelle Sainte-Agnès de Saint-Paulet-de-Caisson

Sainte_Agn_s_de_Saint_Paulet_le_Caisson_1Le territoire de Saint-Paulet-de-Caisson fut habité dès l’époque néolithique. Les objets découverts sont exposés au musée de Pont-Saint-Esprit. La région fut ensuite peuplée par les Ligures et leur civilisation des oppida, puis au milieu du IVe siècle avant notre ère par les celtes Volces Arécomiques, et enfin par les envahisseurs romains. Le nom de la commune se compose de deux éléments : le premier, se rapportant au patronat de saint Paul, le deuxième probablement dérivé du propriétaire d’un domaine gallo-romain se nommant Cassius. En 756 la basse vallée de la Cèze est indiquée en tant que Valus Caxoniensis.

 

Sainte_Agn_s_de_Saint_Paulet_le_Caisson_5La chapelle Sainte-Agnès porte les traces d’un très ancien lieu de culte. Effectivement, elle est située sur une butte à côté d’un cimetière disparu, sur le trajet d’une ancienne route (devenue le GR4), et un puits celtique fut découvert sous la nef, en entrant à gauche. L’emplacement correspond à l’endroit où se situaient les baptistères, sur une ligne d’eau souterraine. De plus, le culte processionnel anciennement attaché à Sainte-Agnès tend à confirmer cette ancienneté.

 

 

 

 

 

Sainte_Agn_s_de_Saint_Paulet_le_Caisson_8L’édifice chrétien primitif, typique du premier roman provençal, de plan rectangulaire, fut agrémenté d’une abside pentagonale à trois baies au XIIe siècle.
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Sainte_Agn_s_de_Saint_Paulet_le_Caisson_2La porte d’entrée, surmontée d’une unique fenêtre, s’ouvre sur la façade Ouest, très sobre. 
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Sainte_Agn_s_de_Saint_Paulet_le_Caisson_3Deux autres portes,  l’une dans le mur gouttereau sud (donnant sur l’ancien cimetière, transformé en esplanade), l’autre au nord, sont murées.
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Sainte_Agn_s_de_Saint_Paulet_le_Caisson_6Les contreforts très fins, au niveau de l’arc du chœur, n’ont pas empêché l’affaissement de la voûte.
Le lanternon, petit clocher rectangulaire à quatre baies coiffé d’un toit conique, est appelé par les habitants de la région la lanterne des morts. Ce n’est pas une vraie lanterne telle que celle de Culhat ou de Glendalough, car il ne fut probablement rajouté qu’au XVIIe siècle. Mais la présence de la chapelle près de l’ancien cimetière pourrait laisser supposer une fonction similaire. Sa légère inclinaison est la conséquence de l’affaissement de la voûte.

 

 

Sainte_Agn_s_de_Saint_Paulet_le_Caisson_13La chapelle était fermée lors de ma visite. Les photos de l’intérieur sont prises sur l’historique posé près de l’entrée, ce qui explique leur mauvaise qualité. Elles montrent quand même la nef à deux travées, soutenue par des pilastres évidés en V, l’arc triomphal qui, malgré sa déformation, est un arc en plein cintre, et l’abside formée de cinq arcatures à double voussure. On devine la présence d’un banc en pierre autour de la base de l’abside, typique du premier art roman, influencé par l’art lombard.

 

 

 

 

 

 

Sainte_Agn_s_de_Saint_Paulet_le_Caisson_15Les chapiteaux des pilastres, ou ceux qui servent de cul-de-lampe aux retombées des arcs, sont sculptés de têtes archaïques (masque humains isolés ou par deux) qui évoquent l’art gaulois.
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Sainte_Agn_s_de_Saint_Paulet_le_Caisson_11Que de sérénité en ce lieu, ce que les vignes alentours, classées en Côtes du Rhône, ne démentiront pas.
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http://www.ville-saintpauletdecaisson.fr/chapelle/chapelle.html

 

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08 septembre 2011

La Chapelle-sous-Brancion, le menhir



Brancion_menhir_2Situé en bas de l’éperon rocheux de Brancion, le village de La Chapelle-sous-Brancion fut occupé dès l’Âge du Bronze (- 2300 / - 800).

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Brancion_NoblesC’est pourtant un témoin du Néolithique qui se dresse au lieu dit Embouche-de-Pierre-Levée, proche du château de Nobles (XVIe siècle), dans le champ de la Fa (de la fée).

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_menhir_1C’est un menhir gravé, représentant sans doute une idole très schématisée, datant de plus de 4 000 ans.

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Brancion_menhir_3Le menhir, mesurant environ 3 mètres 80 et pesant plus de 5 tonnes porte plusieurs noms : Pierre-Levée du champ de la Fa, Pierre de Nobles, Pierre du Christ, pierre du Bon-Dieu. Il aurait la vertu de protéger les bêtes des maladies.


 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_menhir_9Il fut christianisé, comme bon nombre de symboles païens, et une croix en pierre fut posée à son sommet. Dérobée pendant la révolution, elle fut remise. Puis le menhir tomba en 1942 pendant la seconde guerre mondiale.

 

 

 

 

 

 

 

 


Brancion_menhir_5Il fut remis en place et sa base fut prise dans un coffrage en béton, au bon emplacement, déterminé à l'aide de photographies anciennes. Lors des fouilles, des silex probablement chalcolithiques furent retrouvés.

 

 

 

 

 

 

 

 


Brancion_menhir_6Plusieurs légendes s’y rapportent. La plus connue parle d’un défi lancé entre le Christ et le Diable au col de Brancion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brancion_menhir_10Deux pierres furent lancée, celle du Christ, blanche, atterrit à La Chapelle, celle du Diable, rouge, fut lancée bien plus loin, à Uxelles, où se dresse effectivement un autre menhir.

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Brancion_menhir_7La deuxième parle de saint Sébastien. De passage dans la région, et ne supportant pas la vue de ce symbole païen, il voulut le détruire à l’aide d’une autre pierre. Mais il ne put… Et sa pierre se trouve encore aux pieds du menhir dressé.

 

 

 

 

 

 

 

 


Brancion_menhir_8Finalement, à Brancion, ce sont les païens qui l’emportent.

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06 septembre 2011

La cathédrale Saint-Nicolas de Merano



Merano_1Merano est située dans la province autonome de Bolzano dans la région du Trentin-Haut-Adige. La vallée de Merano fut habitée depuis plus de 5 000 ans, en témoigne la présence de menhirs. L’histoire de la ville commence véritablement en 15 avant notre ère quand les Romains, avec à leur tête Drusus, le beau-fils d'Auguste, occupèrent la vallée de l’Adige en y établissant un camp militaire fortifiée, le Castrum Maiensis. Situé sur un axe nord-sud stratégique, la Via Claudia Augusta le traversait.

 

 

 

 

 

 

Merano_2Au IVe siècle, de nombreux temples occupèrent l’espace, comme celui dédié à Diane, ou à Mithra. La première église chrétienne fut construite en 460.

 

 

 

 

 

 

Merano_3Occupée par les Ostrogoths, les Francs, les Lombards et les Bavarois, mentionnée en 857 comme Mairania, Merano devint capitale du comté du Tyrol au XIIIe siècle, équipée de nombreux privilèges princiers par Léopold III pour promouvoir le commerce. Innsbruck lui succéda à la fin du XIVe siècle, et la ville perdit peu à peu son influence.

 

 

 

 

 

 


Historique



Merano_Saint_NicolasLa cathédrale est dédiée à saint Nicolas, saint patron des Lorrains, des Russes, des Fribourgeois, des Ovillois, des écoliers, des étudiants, des enseignants, des marins, des hommes et femmes souffrant de stérilité, des célibataires, des vitriers, des bouchers et des voyageurs. Ouf.

 

 

 

 

 

 

 

Merano_Saint_Nicolas_2Située au centre du  quartier commerçant, la cathédrale actuelle fut construite sur l’emplacement d’une ancienne église romane. Cette église, déjà dédiée à saint Nicolas, mais aussi à la Sainte Trinité et à la Vierge Marie, fut mentionnée dès 1220, détruite en 1302 par l’évêque Siegfried qui voulut une église plus grande.

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Merano_Saint_Nicolas_5La première tranche de travaux débuta en 1310 et se finit en 1345. Il ne resta rien de l’ancienne église, mis à part quelques pierres de remploi du côté nord.
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Merano_Saint_Nicolas_8Faisant partie des premiers monuments du Tyrol entièrement construits dans le style gothique, l’église fut encore une fois agrandie et rénovée en 1455.

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Merano_Saint_Nicolas_14Les voûtes furent refaites par l’architecte Stefan Tobler, et elle fut consacrée en 1465. Elle fut à nouveau restaurée en 1785, et beaucoup d’éléments anciens disparurent. Et encore une fois entre 1993 et 1999. Autant dire qu’il faut bien chercher pour trouver un coin intact. 

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L’extérieur

 

Merano_Saint_Nicolas_25Le côté sud, qui fait face à la grande place, fait office de façade principale. C’est le côté le plus décoré.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merano_Saint_Nicolas_11L’un des deux portails gothiques, datant de 1430, est orné de statues de saints.

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Merano_Saint_Nicolas_24L’autre portail, proche du clocher, est plus simple.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merano_Saint_Nicolas_10Saint Nicolas, sculpté sur le mur du chœur en 1440, accueille les visiteurs.
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Merano_Saint_Nicolas_aDe petits oratoires, ou reliquaires, parsèment les murs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merano_Saint_Nicolas_1Le clocher est l’un des plus élevés du Tyrol. Datant du XIVe siècle, de base carrée, il fut surélevé à chacune de ses rénovations, pour atteindre finalement au XVIIe siècle une hauteur de 83 mètres. Il est surmonté d’une structure octogonale et d’un dôme.

 

 

 

 

 

 

 

Merano_Saint_Nicolas_27Il abrite des fresques du XVe siècle. Une des fresques,faite par Wenzeslaus von Riffian en 1413, représente Jean de Matha et Félix de Valois, dans une vision de la Croix. Jean de Matha est un religieux français, né peu avant 1150 en France. Il est le fondateur, avec saint Félix de Valois, de l'Ordre de la Sainte Trinité.

 

 

 

 

Merano_Saint_Nicolas_29Sur le côté nord de l’église, beaucoup moins travaillé, sont positionnées des pierres tombales anciennes. L’église jouxtait l'ancien cimetière de la ville, utilisé jusqu’en 1848.

 

 

 

 

 

 

 

 

L’intérieur



Merano_Saint_Nicolas_planL’église est un grand bâtiment du gothique tardif à trois nefs. Remarquez la déviation de l'axe du choeur et de la nef. Un suivi d'une faille, ou d'un cours d'eau. Ou tout simplement d'une dédicace.

 

 

 

 

 

Merano_Saint_Nicolas_17Le chœur est éclairé par des vitraux du XVe siècle.
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Merano_Saint_Nicolas_21L’église abrite de nombreuses peintures et sculptures.
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Merano_Saint_Nicolas_19Le retable, issu des ateliers de Hans Schnatterpeck de Merano, date de 1500.

 

 

 

 

 

 

 

Merano_Saint_Nicolas_15Curieuse, cette sculpture d'une tête d'homme...

 

 

 

 

 

 

 

Merano_Saint_Nicolas_41Les clés de voûte sont sculptées des représentations d'un ange, et de saint Nicolas.

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La chapelle Sainte-Barbe de Merano



Merano_Sainte_Barbara_1Cette chapelle est située derrière l'abside de la cathédrale et fut consacrée en 1450. Elle a servi, jusqu’en 1848, de chapelle funéraire à l’ancien cimetière de Merano.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merano_Sainte_Barbara_2Ce cimetière, mentionné pour la première fois en 1325, existait déjà depuis le XIIIe siècle, ainsi qu’une chapelle romane dédiée à saint Michel.C'est pourtant sait Christophe que l'on voit peint sur ses murs. Certes, ils sont tout deux des passeurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

Merano_Sainte_Barbara_7C'est un édifice gothique avec un plan octogonal. Elle possède une crypte, contenant un ossuaire, inaccessible aux visiteurs.


 

 

 

 

 

 

 

 

Merano_Sainte_Barbara_6Le plafond voûté en forme d’étoile à 8 branches est remarquable.

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Merano_Sainte_Barbara_4Le triptyque gothique en bois sculpté et doré, datant de la fin du XVe siècle, fut acheté pour la chapelle en 1895. En son centre, la représentation de sainte Barbe.
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L’église du Saint-Esprit de Merano



Merano_Saint_Esprit_daC’est en 1271 que Meinhard II, comte de Tyrol, et son épouse Elisabeth von Wittelsbach, financèrent une première église et un hôpital sur cet emplacement, hors les murs de Merano. Le 22 Septembre 1419, entre 9 et 10h, le lac Kumersee, situé en amont de la vallée de la rivière Passirio, formé en 1401 suite à un glissement de terrain, déborda. La rivière, dans sa première crue, emporta les bâtiments. Il y eut plus de 400 morts.

 

 

 

Merano_Saint_Esprit_2L’église fut reconstruite et consacrée le 31 mai 1450 par l’archevêque de Trente, alors que les travaux, financés par l’archiduc Sigismond d’Autriche, ne finirent qu’en 1483.
La façade ouest est surmontée d’un petit clocher.

 

 

 

 

 

 

Merano_Saint_Esprit_6Contre la façade nord se trouvent encore deux grosses pierres, charriées par la rivière Passiria lors de sa crue en 1419.

 

 

 

 

 

 

Merano_Saint_Esprit_4Sur le tympan du portail principal, est sculptée une représentation de la sainte Trinité : une colombe, le saint Esprit, se tient au-dessus de la tête du Père, qui tient sur ses genoux son Fils en croix. En dessous, quand même, la Mère et son fils… Ils sont encadrés de deux arcs en ogive, présentant des statues de saints.
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Merano_Saint_Esprit_5L’église, de plan longitudinal, comporte une grande nef, flanquée de deux nefs latérales plus étroites.

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Merano_Saint_Esprit_aaLes voûtes d’ogives et les colonnes de pierre sont presque identiques à celle de la cathédrale Saint-Nicolas, l’église ayant été construite à la même époque. Le chœur, voûté en étoile, est entouré d’un déambulatoire polygonal.

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L’église Saint-Georges de Merano



Merano_Saint_Georges_2Située dans le quartier chic de Maia, l’église Saint-Georges est mentionnée pour la première fois en 1256. En 1273, l’évêque Egno en fit don à Meinhard II, comte de Tyrol, pour ses méditations religieuses. De l’ancien bâtiment roman il ne reste que quelques traces à peine visibles, sur la base du clocher.


 

 

 

 

 

 

 

Merano_Saint_Georges_1Au XVe siècle, la nef fut refaite dans le style gothique, et l’église fut à nouveau consacrée en 1490. La chapelle Rosenberg fut rajoutée en 1660.
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Merano_Saint_Georges_3L’église fut remaniée à nouveau en 1914, avec une extension à l’ouest d’une nouvelle nef. Le toit fut refait en 1970, et la rénovation intérieure complète entre 1971 et 1988. Le clocher, quand à lui, fut rénové en 2008, et 9 cloches furent installées.


 

 

 

 

 

 

 

Merano_Saint_Georges_8Le portail date du XVe siècle, ainsi que les fresques extérieures.

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Merano_Saint_Georges_6Les peintures baroques de l’intérieur de l’église furent faites en 1765 par Josef Wengenmayr, un peintre local. Pas trop mon truc, mais joli quand même.

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Si vous voulez entendre le son des cloches de Saint-Georges... C'est ici

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