04 janvier 2016

Evolution spirituelle

Extrait de l’ouvrage de Paul Petrino « Le petit manuel de l’apprenti-dieu », aux éditions Mosaïque

 

S’il n’y a pas de chemin préétabli pour arriver à la réalisation de l’Être, par contre il y a une dynamique : on l’appelle communément l’évolution. Cette dynamique évolutive se manifeste sur Terre principalement par trois types de cheminement. Chaque humain choisit le sien.

Element_eauOn observe donc que, d’une manière quasi générale en matière d’évolution spirituelle, il y a trois cheminements (ou démarches), trois moteurs et trois outils.

Element_terre_4Chaque cheminement apporte un bénéfice spécifique mais comporte une dérive potentielle. D’une manière habituelle, les chercheurs de vérité ont commencé leur expérience terrestre  dans le premier cheminement (le plus répandu sur terre), puis sont passés dans le second.

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Un certain nombre y reste, d’autres désirent expérimenter la troisième voie. Chaque démarche a sa raison d’être car tout le monde n’évolue pas à la même vitesse et n’a pas dans cette vie les mêmes buts, les mêmes besoins. Aucun cheminement n’est supérieur à l’autre car ils sont tous à risque.

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TROIS DÉMARCHES
-   La démarche du croyant: elle propose la discipline et risque l’intolérance.
-   La démarche du sachant propose la lucidité et risque l’orgueil.
-   La démarche du connaissant propose l’admiration et risque la dominance.

TROIS MOTEURS D’ÉVOLUTION
-   Pour le croyant c’est la confiance.
-   Pour le sachant c’est la compréhension.
-   Pour le connaissant c’est l’assimilation.

TROIS OUTILS D’ÉVOLUTION
- Pour le croyant c’est la dévotion religieuse, avec pour risque le fanatisme.
- Pour le sachant, c’est la recherche intellectuelle avec pour risque le jugement.
- Pour le connaissant c’est la perception subtile, avec pour risque l’illusion.



Chaque démarche est légitime si elle est adaptée au niveau de l’être qui est venu sur terre pour se parfaire. Je connais un cardinal qui baigne dans la croyance la plus primaire alors qu’il est intellectuel et un berger qui vole au plus haut de la connaissance alors qu’il est illettré.

Précisions de vocabulaire :

CROIRE c’est prendre à son compte des informations ou des enseignements qu’on ne peut pas ou qu’on ne cherche même pas à vérifier, et s’y tenir fermement.
SAVOIR c’est se fier à des informations qu’on a reçues ou collectées mais que l’on n’a pas vérifiées soi-même.
CONNAITRE ce sont des informations qu’on a vérifiées ou des expériences qu’on a vécues et intégrées au plus profond de soi.

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04 février 2015

Les phares

 

Pri_re_4aCes malédictions, ces blasphèmes, ces plaintes,

Ces extases, ces cris, ces pleurs, ces Te Deum,

Sont un écho redit par mille labyrinthes ;

C'est pour les cœurs mortels un divin opium !

 

 

Pri_re_8aC'est un cri répété par mille sentinelles,

Un ordre renvoyé par mille porte-voix ;

C'est un phare allumé sur mille citadelles,

Un appel de chasseurs perdus dans les grands bois !

 

 

 

 

Pri_re_1aCar c'est vraiment, Seigneur, le meilleur témoignage

Que nous puissions donner de notre dignité

Que cet ardent sanglot qui roule d'âge en âge

Et vient mourir au bord de votre éternité !

 

 

 

 

 

Pri_re_12aLes Fleurs du Mal (1857) de Charles Baudelaire

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19 septembre 2012

J'ai fait un rêve.

J'ai fait un rêve.

 

Celui d’un monde où chacun aurait conscience d’être de passage sur cette terre, en transit vers d’autres destinations, d’autres voyages à imaginer.

Où chacun se considèrerait comme une œuvre en devenir, un matériau en élaboration dans l’athanor de ses rêves et de ses désirs.

Où la seule ambition serait d’exercer son magistère ; de découvrir, d’apprendre, de comprendre, de s’émerveiller.

 

Un monde où l’esprit de prédation aurait laissé place à l’esprit de symbiose.

Où la domination et la compétition seraient remplacées par la coopération et l’émulation.

Où les appétits, de quelque nature qu’ils soient, ne seraient plus conditionnés par les excès boulimique ou anorexique.

Un monde où l’on produirait et consommerait selon ses besoins dans le respect de la nature et du vivant.

Où l’on marcherait sur les deux jambes que sont la raison et l’intuition.

Où l’on aurait plaisir à créer sans plus avoir peur d’un grain de folie.

Où l’on considèrerait la diversité des choses et des gens comme une richesse et comme une chance.

 

Un monde où les individus ne feraient pas semblant d’être ce qu’ils ne sont pas.

Où les gens se parleraient et s’écouteraient sans se juger ni s’évaluer.

Où l’on ne se vivrait pas comme victime d’un sort injuste mais où l’on prendrait les expériences de la vie comme des occasions de se connaitre.

 

Un monde où l’on aimerait sans arrières pensées le plus exactement possible.

Un monde où l’autre serait perçu comme une part de soi-même, lui-même engagé dans cette aventure de la connaissance.

où chacun vivrait selon son tempérament sans être obligé de rien si ce n’est de se conduire honnêtement.  

Où l’on aurait rien d’autre à prouver que les progrès accompli dans la quête du bien.  

Un monde où l’on puisse vivre un idéal anarchiste mystique authentique formulé par Solonovitch :

" La liberté est la seule forme acceptable dans laquelle on peut penser Dieu. "

 

Un monde utopique qui se révèle à mesure qu'il se construit ici et maintenant.

 

A lire dans le journal d'un métaphysicien de passage : http://konrad.over-blog.net/article-j-ai-fait-un-reve-109402331.html

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15 janvier 2011

Les lieux sacrés

Pour ce qui est de la motivation de telles études, je laisse la parole à Gwelan qui l'a expliqué d'une façon qui m'a beaucoup touchée dans son site sur les niveaux vibratoires:

 

"Pour la très grande majorité d'entre nous, notre implication dans cette discipline radiesthésique a muri avec la fréquentation de hauts lieux vibratoires. Ils nous ont interpellés, instruits, nourris... Ils ont été l'ingrédient indispensable de nos prises de conscience.

Je ne sais pas ce qui s'est ainsi donné, révélé à nous. Je suppose que chacun y mettra le nom qui convient à ses croyances, mais c'est un quelque chose qui nous a mis en vie, davantage, et parfois même qui nous a révélé à nous-mêmes.

Il y a, entre ce qui se dégage de ces lieux et nous-mêmes, une intimité voire une nouvelle forme d'intelligence qui s'est constituée petit à petit. C'est à cette intimité, cette intelligence là, qu'il me semble intéressant aujourd'hui de faire appel, pour s'efforcer d'entrevoir ce qui est (peut-être) en train de se passer : un phénomène que nous n'aurions pas nécessairement à subir, mais qui est peut-être une grande opportunité de progression sur le plan individuel."

 

Qu'il en soit remercié...

 

Mont_Saint_Michel_16Depuis le début, les lieux sacrés se sont tenus au même endroit, ceux des vainqueurs s'implantant toujours sur ceux des vaincus. Ces lieux ont donc une particularité.












Brionnet_ALes anciens possédaient cette faculté de sentir les forces qui émanaient de ces lieux, faculté que nos contemporains ont perdu ou oublié depuis un bon moment.
Cette connaissance avait trait aux forces naturelles particulières de la terre et du ciel, et aux miracles que ces forces peuvent provoquer.

La réunion des énergies du ciel et de la terre, canalisées par les bâtisseurs de tout âge, servit pour la guérison du corps, de l'âme et de l'esprit. L'architecture créa artificiellement les conditions nécessaires pour que ces forces naturelles puissent s'exprimer pleinement.










Carnac

"Un lieu sacré, avant d'être utilisé par l'homme pour ses rituels, fonctionne à l'état naturel comme point d'échange des forces entre la terre et le ciel. Les rituels humains, quels qu'ils soient, ne font qu'intensifier le processus et le mettre à la disposition des vivants. Le bâtiment, temple ou église ou tout autre nom qu'on lui donne, est un appareil qui démultiplie encore, à la fois le phénomène naturel et l'action humaine qui s'y déroule éventuellement. Cet appareil doit être en prise avec le lieu.







Montmajour_Sainte_Croix

Un lieu peut se passer des hommes et de l'appareil. L'appareil ne peut se passer du lieu, ni des hommes pour son entretien. Les hommes peuvent utiliser le lieu en se passant de l'appareil. Ils peuvent aussi se passer de l'un et de l'autre à partir d'un certain stade d'évolution. La conjonction des trois, lieu, homme et appareil, permet (parfois) des miracles, lesquels n'existent pas, étant les effets de lois naturelles intelligemment mises en œuvre." (Robert Graffin)









Que se passe-t-il en ces lieux pour que ces énergies soient présentes ?

Glendalough_D

Tout d'abord intéressons-nous au sous-sol. Nous savons, de par les études géologiques et géobiologiques, que sous ces lieux coulent des rivières, courent des failles, s’implantent des champs magnétiques modifiés, passent des réseaux dits « sacrés ». L’eau apparait comme l’élément indispensable : peuvent se présenter un croisement, un confluent, une boucle ou une chute. Les réseaux présentent des dispositions propres à chacun.  Les failles sont suivies soit par l’eau, soit par le fil d’un réseau.












Huelgoat_APar le ciel nous arrivent des rayons cosmiques provenant des étoiles, la plus proche étant notre soleil, mais aussi des constellations, des planètes, des trous noirs.  Notre étoile la plus proche, par ses vents solaires, génère des courants électro-telluriques qui se propagent dans le sol.











Le_Puy_CLa réunion de ces diverses énergies va faire qu’un lieu devient sacré. L’homme s’en servira pour se mettre en harmonie avec les forces de l’univers.

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02 novembre 2009

Chiots à vendre

Le gérant d’une boutique clouait une pancarte au dessus de sa porte, où l’on pouvait lire :

« Chiots à vendre. »

ChiotsLes affiches ont le don d’attirer les enfants. Bientôt un petit garçon fut séduit par l’annonce et demanda :
- « A quel prix vendez-vous ces chiots ? »
Le propriétaire du magasin répondit :
- « entre 30 et 50 dollars »
Le petit garçon chercha dans sa poche et sortit de la monnaie.
- « Je n’ai que 2,37 dollars, mais est-ce que je peux les regarder ? »
Le propriétaire du magasin sourit et siffla sa chienne, nommée Lady, courut hors du chenil vers l’allée du magasin, suivie par 5 petits chiots. Mais l’un d’eux resta loin derrière, boiteux. Immédiatement, le petit garçon le repéra et demanda :
- « De quoi souffre ce petit chien ? »
L’homme expliqua que le vétérinaire lui avait annoncé que le chiot avait une malformation de la hanche de naissance, qui le ferait boiter toute sa vie.
chiots_2Le petit garçon devint vraiment enthousiaste, et dit :
- « C’est le chiot que je veux acheter ! »
L’homme lui répondit :
- « Non, tu ne peux pas acheter ce petit chien. Si tu le veux vraiment, je te le donne ! »
Le petit garçon fut bouleversé. Il regarda l’homme droit dans les yeux et lui dit :
- « Je ne veux pas que vous me le donniez. Il vaut tout autant que les autres chiens, et je vous paierai le plein prix. En fait, je vous donnerai 2,37 dollars maintenant et 50 cents chaque mois jusqu’à ce que j’ai fini de le payer.
L’homme lui répondit alors :
- « Mais ce chiot ne sera jamais capable de courir, de sauter et de jouer ! »
Alors le petit garçon se pencha en avant, et releva une jambe de son pantalon et montra sa jambe malade, tordue et estropiée, supportée par une grande tige de métal.
- « Moi non plus je ne peux pas courir et le petit chien aura besoin de quelqu’un qui le comprenne ! »
L’homme mordait maintenant sa lèvre inférieure. Des larmes lui piquaient les yeux… Il sourit et dit :
- « Fils, j’espère que chacun de ses chiots aura un maître te que toi ! »

Tiré de "Histoires extraordinaires d'outre-espace" de Michel Dogna

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17 juillet 2008

L'alpinisme

monts_gur2L'alpinisme est l'art de parcourir les montagnes en affrontant les plus grands dangers avec la plus grande prudence.

On appelle ici art l'accomplissement d'un savoir dans une action.
On ne peut pas rester toujours sur les sommets. Il faut redescendre...
A quoi bon, alors? Voici : le haut connaît le bas, le bas ne connaît pas le haut. En montant, note bien toutes les difficultés de ton chemin; tant que tu montes, tu peux les voir. A la descente, tu ne les verras plus, mais tu sauras qu'elles sont là, si tu les as bien observées.
IMG_7162Il y a un art de se diriger dans les basses régions, par le souvenir de ce qu'on a vu lorsqu'on était plus haut. Quand on ne peut plus voir, on peut du moins encore savoir.
Tiens l'oeil fixé sur le sommet, mais n'oublie pas de regarder à tes pieds. Le dernier pas dépend du premier. Ne te crois pas arrivé parce que tu vois la cime. Veille à tes pieds, assure ton pas prochain, mais que cela ne te distraie pas du but le plus haut. Le premier pas dépend du dernier.
flanc_FujiLorsque tu vas à l'aventure, laisse quelque trace de ton passage, qui te guidera au retour : une pierre posée sur une autre, des herbes couchées d'un coup de bâton. Mais si tu arrives à un endroit infranchissable ou dangereux, pense que la trace que tu as laissée pourrait égarer ceux qui viendraient à la suivre. Retourne donc sur tes pas et efface la trace de ton passage. Cela s'adresse à quiconque veut laisser dans ce monde des traces de son passage. Et même sans le vouloir, on laisse toujours des traces. Réponds de tes traces devant tes semblables.

RENE DAUMAL

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Le chant des étoiles



callanish_2En cette nuit là, le temps n'existait plus.

Pas de vent, pas de bruit. Seule la clarté de l'aurore grandissante rendait les rochers d'alentour plus sombres.

Dans une vallée circulaire, baignée de lumière orange, un cratère béant dont l'intensité du noir intérieur permettait de supposer la profondeur inquietante.

Tout pres de ce cratère, sur un monticule, une grande pierre sombre, droite comme un menhir. Sa silhouette se détachait parfaitement sur la clarté de l'herbe environnante et son ombre s'y déplaçait lentement, plongeant ce qu'elle recouvrait dans un mysterieux violet.

stonehenge_ms_1024Plus loin, à terre, près du cratère, une autre grande pierre, plate cette fois, luisait comme une large lame ou comme un miroir géant regardant le ciel.

La grande pierre levée, aux rudes contours d'un beau bleu sombre, ressemblait aux vestiges lointains que des civilisations inconnues pointaient vers le ciel.

Plus la clarté montait, plus les contours s'adoucissaient. Elle ressemblait maintenant à une forme humaine qui aurait pris une grande robe de pierre pour franchir sans crainte les siècles attendus. Puis elle prit des formes plus précises, bougea lentement; se retourna, comme un golem petrifié dont le poids et le long réveil auraient ralenti la giration.

merrivale_3La métamorphose s'accomplit progressivement. Ses derniers aspects rudes se fondirent et s'évaporèrent dans un halo lumineux.

C'est une femme qui se trouvait maintenant empreinte encore de la raideur de son sarcophage de grès, reprenant peu à peu vie. Une grande robe bleu-noir, couleur du firmament sous les étoiles, la couvrait toute entière, un châle dissimulait sa tête et ses épaules et quelques mèches blondes s'évadaient vers la lumière.

De visage, il n'y avait point. Seules deux lueurs verdâtres phosphorescentes remplaçaient les yeux et animaient ce visage de vide.

Ses bras bougèrent quelque peu et ses deux mains, longues, fines, blanchâtres, glissèrent sur les plis raides de sa robe. Un murmure grandissant sortit alors de sa personne, prenant des sons plus précis pour former des mots que la brise matinale emportait.

Orcades_295"Je suis demeurée fixée au regard des étoiles, disait-elle, j'étais placée près de la bouche de la terre pour entendre son chant et écouter la musique sans fin des astres qui nous entourent.

Le mouvement a son rythme, sa lumière, sa mélodie et le vide sa symphonie. Je me suis maintenue là depuis des siècles en un corps dur et froid pour un enchantement de mon esprit. Ma compagne, allongée dans l'herbe, est faite pour entendre et moi pour voir et nous pouvons nous compléter.

Maintenant, les temps sont venus. Je peux parler et je veux bien révéler ce que je sais. Mais que personne ne cherche à voir mon visage, ou à le reconnaitre. Je suis celle qui demeure incréée, celle qui fut poursuivie pendant des millénaires et que mon manteau de fille de la montagne dissimulait.

Une partie de mon peuple dort encore, inerte dans ces hauteurs. L'autre partie est disséminée sur la face de la terre, en autant d'êtres sensibles. Certains sont devenus des choses utiles; d'autres des choses glorieuses, d'autres enfin des choses sacrées.

Orcades_341C'est à dire que chacune de nos parcelles n'a eu que le langage que l'homme a bien voulu lui donner. Mais c'est aussi par la faute de l'homme et par son ignorance que d'autres sont perdues ou gâchées.

Rappelez-vous de moi.

Alors vous apprendrez à vivre les pierres, celles qui sont levées dans les matins du Nord, celles que l'on a empilées sous les cieux plus limpides, celles qui sont sculptées pour des aurores plus douces.

Il vous faudra chercher leur nombre et le mien et celui de ma compagne qui dort encore."

Pendant qu'elle murmurait ainsi, le bord du cratère était devenu un grand cercle blanc et, lentement vers l'est, le soleil entamait sa course quotidienne.

Le murmure reprit.

Orcades_175"Dans vos civilisations successives, il y a toujours eu des hommes qui connaissaient les mystères de la marche du monde. Ils avaient des doigts pour les déterminer, pour figurer les symboles. Ils ont eu des pierres pour les y graver. Du nombre est venu le signe, puis du signe le symbole et, plus tard, le chiffre.

Par la voix de l'homme, le nombre prit un son, puis une gamme et enfin un chant. Dans ce chant, il y avait un rythme et tout cela provoquait une résonance, résonance du coeur de l'homme sur le coeur de la nature, à travers le coeur des pierres et ceci afin d'être compris par le coeur des dieux.

Et les dieux envoyèrent sur terre des fées pour guider les hommes vers un merveilleux perpétuel. Ces fées étaient des femmes, mais ces femmes furent des rêves.

Il plait à l'homme de revivre ces rêves, il lui plait de rejoindre ces fées, parce que ces fées dorment dans la pierre.

Orcades_244Et ces pierres furent les premiers médiums de l'homme vers la création et son harmonie."

C'est dans un faible souffle que les derniers mots s'évanouirent. Une lueur subite se fit dans la vallée verte, jaillissant au-dessus des cimes.

Les yeux de la femme disparurent et une brume légère sortant de de sa face vide, comme la rosée matinale, s'évapora doucement en la tiédeur des premiers rayons du soleil.

On eut pu distinguer un sourire d'une douceur ineffable et d'une indicible joie comme un envol vers un appel mystérieux. Des volutes de ces vapeurs matutinales, rosée des philosophes, pierres des sages, furent absorbées intimement en leur montée allègre.

Il ne resta plus bientôt, au bord du cratère toujours sombre, qu'une grande pierre figée dans le sol indiquant les mystères d'un temps.

D'autres pierres seront d'autres femmes. Il se peut que l'une d'entre elles, Venus hyperboréenne ou fille de kheops, prêtresse du soleil ou odalisque orientale revenue aux bords de la mer bleue vivre tout à son souvenir de cristal une réminiscence du passé et une vibration de l'avenir, comme l'émeraude au milieu des roses rouges.

Le nombre lui sera peut-être froid, mais elle saura aussi que son ombre est celle du mystère qui voile les choses et les rends plus vraies.

La connaissance apporte une joie et c'est cette joie que nous essayons de partager.

Maurice Guingand

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