01 mai 2009

Le robinier du square Viviani à Paris

Paris_2009_001Le robinier faux-acacia, ou Robinia pseudoacacia, appelé communément, à tort, "acacia", est une espèce d'arbre de la famille des Fabaceae (Légumineuses de la sous-famille des Viciaceae).
















Paris_2009_004Originaire de la région des Appalaches, à l’est de l’Amérique du Nord, il fut introduit en France par Jean Robin (arboriste des rois Henri III, Henri IV et Louis XIII, directeur du jardin des apothicaires ) qui reçut des graines de son ami John Tradescant the elder.















Paris_2009_007C'est un arbre de basse altitude (au-dessous de 700 m) qui s'est naturalisé dans l'ouest de l'Europe, ne dépassant pas les Pays-Bas au nord, ainsi que dans les zones tempérées des autres continents. Il a été largement planté pour stabiliser les terrains sablonneux ou rocailleux et pour son bois. C'est un arbre pionnier, se cantonnant aux terrains dégradés qu'il enrichit, en fixant l'azote par ses racines, étant une légumineuse.













Paris_2009_002Le square René-Viviani - Montebello est situé au nord et autour de l'église Saint-Julien-le-Pauvre, face à Notre-Dame. Le robinier planté en 1602 par Jean Robin (1550-1629), est réputé être le plus vieil arbre de Paris. Il mesure 15 mètres de haut et 3,50 de circonférence.















Paris_2009_007Sa silhouette fatiguée vous révélera en vous approchant d’un peu plus près une coulée de ciment qui supporte son tronc incliné.
Deux pieds de lierre recouvrent sa vénérable écorce. Certains s’étonneront peut-être de voir du lierre envahir le tronc du robinier, car le lierre est un parasite qui émet des racines suçoirs capables de pénétrer dans les vaisseaux des plantes sur lesquelles il pousse. Mais il ne peut pas, en réalité, traverser son écorce épaisse, à moins qu’il ne se développe sur les rameaux jeunes. C’est pourquoi son évolution est observée avec attention et chaque année, au printemps, ses jeunes pousses sont supprimées. Cette opération s’accompagne du nettoyage de l’arbre et de la suppression du bois mort par les bûcherons de la Ville.

http://www.paris.fr/portail/Parcs/Portal.lut?page=equipment&template=equipment.template.popup&document_equipment_id=2441

Posté par madame_dulac à 16:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


30 juin 2006

Ponthus de Brocéliande

Ponthus_3Le dernier cycle de la Table Ronde, le Roman de Ponthus, oeuvre du XIVème siècle, a pour théatre Brocéliande où se passe l’un de ses principaux épisodes.
Ponthus_14

















Ponthus_12Ponthus, fils du roi de Galice, en Espagne, fait naufrage avec quatorze de ses compagnons. sur la côte du Morbihan et est recueilli à Vannes par le roi de la Petite Bretagne. Il rencontre à sa cour plusieurs seigneurs, entre autres le sire de Gaël, seigneur de Brocéliande, avec lequel il se lie d’amitié. Le sire de Gaël a une fille, Sydoine, belle comme l’aurore, et Ponthus en devient éperdument amoureux.








Ponthus_2La jouvencelle ne reste pas insensible aux sentiments qu’éprouve pour elle le chevalier espagnol ; elle y répond par un égal amour. Cependant, avant que la gente pucelle ne lui accorde sa main, Ponthus doit triompher d’un certain nombre d’épreuves ; adonc il s’éloigne en quête d’aventures chevaleresques qui le conduisent à Rennes, Saint-Malo, Monfort, au château de la Roche Perdue, jadis bâti sur un rocher par Merlin à la sortie du Val sans Retour. Revenant vainqueur à Vannes, il est fait connétable par le roi de la Petite Bretagne.





Ponthus_11Hélas ! des perfides, jaloux de sa renommée, le desservent vilainement dans l’esprit de Sydoine qui lui signifie sa disgrâce. Il se retire en Brocéliande, au château de Ballanton ou Barenton, depuis le château de Ponthus, et fait assavoir qu’il combattra, chaque mardi, dans le champ clos des Tournois, près de la fontaine de Barenton, tout chevalier qui voudra jouter contre lui. Cinquante champions se présentent successivement, il triomphe de tous et les envoie prisonniers à sa chère Sidonie auprès de laquelle il rentre en grâce et qu’il épouse. Depuis ce jour Ponthus resta seigneur d’une partie de Brocéliande.




Ponthus_4Au plus profond de la forêt de Brocéliande, le hêtre de Ponthus s'est élevé sur les vestiges d'un château détruit, jadis, par Dieu lui-même. En ces temps-là, le chevalier de Ponthus désespérait de ne point avoir de progéniture. "Il me faut un enfant, qu'il vienne du diable ou de Dieu !", s'écria-t-il du haut de la plus haute des tours de son château. Dieu fit la sourde oreille. Mais le diable était tout ouïe.














Ponthus_5Malin prit le chevalier au mot : neuf mois plus tard, à la faveur d'une éclipse de lune, la châtelaine accouchait d'un petit monstre velu. A peine sorti du ventre de sa mère, le petit diable sauta sur le haut d'une énorme armoire puis se blottit sous un buffet. "Sinistre présage !" prophétisa la sage-femme avant de s'enfuir à toutes enjambées.









Ponthus_1En ces temps là, il fit grand vent. La tempête venait de l'océan. Elle épargna la forêt, mais détruisit le château qui, emporté par une bourrasque, s'écroula sur ses occupants. Le souffle de l'apocalypse avait renversé les remparts pour laisser place à un magnifique hêtre qui domine toujours les hauteurs de Brocéliande.

http://www.larcenciel-forum.com/spip.php?article218
http://www.britia.com/articles/ponthus.php

Posté par madame_dulac à 00:24 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Le chêne à Guillotin

Ch_ne___Guillotin_1Ce chêne pédoncule, ou Quercus Robur, dans Brocéliande, est inscrit à l'ONF.  D'une hauteur d'environ 20 mètres et une circonférence de 9,65 mètres et âgé de plus de 1000 ans, il profite d'un ensemble aménagé par la commune de Concoret qui lui permet d'être mis en valeur et également protégé.










Ch_ne___Guillotin_7Désormais, on ne peut plus y entrer. Le chêne a souffert de la tempête de 1999 et il a fallu le renforcer et bloquer l'accès de l'arbre. Cependant, une plateforme a été aménagée pour que l'on continue à l'approcher et à l'observer.
Ch_ne___Guillotin_4















Ch_ne___Guillotin_6L'écorce de l'arbre est très dure, ses branches sont de la taille des arbres que l'on voit plus habituellement.
Ici, le trou dans lequel l'abbé Guillotin s'est réfugié. Il me semble bien qu'en guise d'abbé, nous nous trouvons en face d'un beau gardien.
Ch_ne___Guillotin_5
















Ch_ne___Guillotin_3La légende raconte que l'abbé de la paroisse Pierre-Paul Guillotin, né au Vaubossard en 1750 et décédé en 1814, se réfugia à l'intérieur du tronc de ce chêne pendant la révolution en 1791, afin d'échapper à ses poursuivants. Des araignées géantes se mirent alors à tisser une grande toile ; ce qui le dissimula aux yeux de ces derniers.
Une autre légende dit que Notre-Dame de Paimpont serait descendue sur Terre et se serait transformée en araignée et aurait tissé une toile pour boucher le trou du tronc.






Ch_ne___Guillotin_2En fait, l'abbé Guillotin était vicaire à Baulon puis à Saint-Servan en 1790. Refusant de signer la constitution civile, il revint au pays natal pour exercer secrètement son ministère. Le 6 octobre 1793, deux cents gardes nationaux de Paimpont viennent la nuit avec des gendarmes de Plélan pour appréhender le réfractaire. Mais après avoir fouillé tout la village et les fourrés alentours, tout ce beau monde rentra bredouille. L'Abbé s'était caché dans la lande. Il rédigea un précieux journal des événements révolutionnaires.

On dit aussi que non loin de ce chêne serait enterré le trésor d'Eon de l'Etoile, un moine réfractaire du milieu du XIIème siècle, sorte de Robin des Bois local, mystique et visionnaire.

http://www.cheval-musique-tradition.com/guer-coet/bisto/bro/bro_leg.html
http://www.portes-de-feerie.fr/le_chene_a_guillotin_058.htm

Posté par madame_dulac à 00:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le bois sacré du val-des-Nymphes

dr_me_provencale_301aLe site  du Val des Nymphes est entouré d'un bois, que je dirais sacré. On y trouve des chênes et des cerisiers. Le bassin druidique m'a fait forte impression, ainsi que la source qui alimente le grand bassin devant la chapelle.







dr_me_provencale_302aLes trois bassins sont présents: le rond, d'où la source jaillit, puis une rigole qui emmène l'eau dans le bassin carré, après avoir fait une rotation à 90°. Puis le bassin rectangulaire d'où l'eau, qui poursuit sa route, passe sous terre.







dr_me_provencale_384aL'endroit est très chargé, et il est vrai que l'on a l'impression que les nymphes sont toujours là comme dirait un ami très cher... C'est typiquement un endroit de guérison, où l'élément eau est magnifié.

Ah oui, j'oubliais... Si Saint Martin est présent en dédicace d'une première construction, c'est le signe d'une présence païenne développée...Et d'un culte ancien, voire mégalithique.



dr_me_provencale_333a

 

Posté par madame_dulac à 00:20 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Les gardiens de la chapelle Saint-Bonnet de Montmelas-Saint-Sorlin

Deux routes mènent au promontoire où est implantée la chapelle.

Chapelle_Saint_Bonnet__1_aL'une, en partant sur la droite du parking, large, ensoleillée, serpente autour de la colline sur plusieurs kilomètres.
Chapelle_Saint_Bonnet__2_












Chapelle_Saint_Bonnet__7_aChapelle_Saint_Bonnet__8_aLe chemin est facile, bien entretenu. Deux magnifiques arbres gardent l'entrée de la dernière montée au sanctuaire. Un chêne et un cèdre.
















Chapelle_Saint_Bonnet__29_aL'autre, en partant sur la gauche, entre dans un bois assez dense de sapins tordus. Là, pas de lumière, une atmosphère sombre et oppressante, mais le chemin est droit et plat et mène directement et sans détour à la chapelle.
Chapelle_Saint_Bonnet__32_a









Voie sèche, voie humide ?

Posté par madame_dulac à 00:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Le tilleul des Barbattes à Mazirat

Les_Barbattes_aC'est un tilleul majestueux situé au carrefour des Barbattes. Il n'est pas très vieux, puisqu'il est daté du XIXème siècle, mais son aura est grande. Non loin de lui, les pierres à cupules de Saint Martin, sur l'ancienne voie romaine de Néris à Evaux .















Les_Barbattes__6_aSaint Martin, d'après la légende, aurait créé cette cupule en s'y asseyant. Et où se trouve Saint Martin... se trouvent des mégalithes.

Les_Barbattes__5_a









Les_Barbattes__10_a Bien pratique quand ceux-ci ont disparu pour connaitre leur implantation. Là, les pierres se trouvent au milieu d'un petit bosquet entouré d'un champ de pâturage.

Les_Barbattes__4_a

Posté par madame_dulac à 00:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le Sully d'Ordonnaz

Bugey_094

Sully a fait planter quelques arbres afin de fournir du bois pour la construction des bateaux qui allaient vers la Nouvelle-France.









Bugey_103

""Cela dit, les faits sont un peu contradictoires : des forêts dans certains cas, des plantations le long des routes dans d'autres (et on disait qu'il faudrait nommer ces arbres des birons du nom d'un ancien courtisan et officier qui avait été décapité).

Bugey_097

Si on se reporte au contexte historique, il y a très peu d'arbres à l'époque et très peu de bois pour les bateaux ou les constructions de maisons sauf dans quelques régions montagneuses bien précises et généralement bien desservies par des rivières, il y avait beaucoup moins de bois qu'aujourd'hui, tout ou presque avait été défriché et on gardait juste en plaine quelques forêts pour la chasse.



Bugey_093

Le bois devient très très cher à ce moment, d'autant que l'on rentre dans ce que les historiens nomment le Petit Âge glaciaire (qui s'achève vers le début du XIXe s.) La pierre ou la brique se répand pour la construction des demeures bourgeoises parallèlement au refroidissement. La plantation le long des routes devait être une astuce ou une embrouille juridico-commerciale afin de ne pas payer le bois à des propriétaires de domaines ou à des communes.


""http://correcteurs.blog.lemonde.fr/correcteurs/2005/10/servir.html

Posté par madame_dulac à 00:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le Sully d'Innimond

Bugey_077

A Innimond, un Sully. Le site est incroyable, vue sur les Alpes et le Mont Blanc. L'église se dresse à la pointe d'une barre montagneuse, et la wouivre peut s'en donner à coeur-joie...

Bugey_081Petit village du bas-Bugey, Innimond est situé à la pointe sud-est du plateau du Bois de la Morgne dont la bordure Est (falaises) domine les villages d'Appregnin et d'Ambléon et plus loin Belley. Le bourg fut détruit par un incendie en 1852.

Bugey_074


Bugey_057

Il y avait ici un prieuré fortifié fondé au XI ème siècle par l'abbaye de Cluny.  L'église prieurale Saint-Laurent  (à 909 m d'altitude) seule en fait mémoire.





Bugey_065Son clocher accolé est du  XIX ème siècle, la nef est romane, un mur gothique du XV ème, et l'abside XVII ème montrent les étapes des restaurations successives.

A l'intérieur, autels anciens, statue de sainte Anne du XVII ème, grille et reliquaire de saint Laurent. mais malheureusement, encore une fois, porte fermée....

Bugey_073L'arbre fait office de gardien.












Bugey_063

Posté par madame_dulac à 00:12 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Les arbres de Galamus

Galamus_R__13_aDe nombreux genévriers de Phénicie agés de plus de cinq cent ans s'accrochent aux rochers surplombant les escaliers descendant sur la cour intérieure.










Ermitage_de_Galamus__18_aSur la place de l'ermitage, un prodige : un magnifique platane, enraciné dans le roc, pousse pratiquement sans eau. Il est aujourd'hui immense. Selon la tradition, l'arbre daterait de la procession durant l'épidémie de suette, en 1782.
Ermitage_de_Galamus__82_a















Galamus_R__40_aLa cloche de l'ermitage a une légende mêlant, là aussi, la superstition au sacré : elle exaucerait les vœux de celui qui la fait sonner, surtout ceux concernant les mariages.
Ermitage_de_Galamus__86_a















Posté par madame_dulac à 00:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Les saules de La côte-Saint-André

La_c_te_Saint_Andr__106La côte-Saint-André possède deux arbres plus que centenaires, deux saules, qui malheureusement vont bientôt être cernés par un lotissement, chemin                 du Pollard.
L'un d'eux présente une association originale : un frêne, d'une cinquantaine d'années, a poussé au milieu de son tronc.

Ils sont pour l'instant au milieu des gravats, et le bruit des bulldozers doit bien casser les oreilles de ceux qui auraient pu trouver refuge dans leurs ramures...




La_c_te_Saint_Andr__104La_c_te_Saint_Andr__108














La_c_te_Saint_Andr__110_a





La_c_te_Saint_Andr__111

La_c_te_Saint_Andr__113

La_c_te_Saint_Andr__112



La_c_te_Saint_Andr__115

Posté par madame_dulac à 00:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]