30 octobre 2012

Saint-Bonnet-de-Cray



Saint_Bonnet_de_Cray_1L’église, remarquable par la grande dimension de ses matériaux, fut construite à la fin du XIIe siècle. Elle fut dédiée à saint Bonnet, évêque de Clermont au VIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Bonnet_de_Cray_18La nef, ainsi que les archives de la paroisse, furent brûlées par les Huguenots entre 1569 et 1575.

 

 

 

 

 

 

Saint_Bonnet_de_Cray_16Comme ses voisines de Fleury-la-Montagne, Ligny, Vauban ou Saint-Laurent, elle ne possède plus de roman que le chœur, l’abside et le clocher, la nef ayant été reconstruite au XIXe siècle.
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Saint_Bonnet_de_Cray_13Le clocher trapu, de plan carré, a conservé son toit plat couvert de tuiles creuses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Bonnet_de_Cray_12Il ne comporte qu’un seul étage de baies géminées très ébrasées.  
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Saint_Bonnet_de_Cray_6Les voussures en plein cintre retombent sur des groupes de quatre colonnettes ornées de chapiteaux sculptés.
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Saint_Bonnet_de_Cray_11Parmi les sculptures, un orant, des feuillages à fleurs épanouies, et une belle représentation du verbe par l’intermédiaire de feuillages sortant de la bouche d’un homme.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Bonnet_de_Cray_10La corniche du toit est soutenue par des modillons. L’un d’eux, à l’angle sud-est, représente une tête humaine tirant la langue, symbole de la parole sacrée. Pour l’entendre, il faudra de grandes oreilles.

 

 

 

 

 

 

Saint_Bonnet_de_Cray_plan_2L'église est de plan très simple.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Bonnet_de_Cray_17aLa nef communique avec la croisée du transept par une grande arcade en cintre brisé, à double rouleau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Bonnet_de_Cray_20La croisée du transept, voûtée par une coupole sur trompes, communique avec le chœur par un arc triomphal, en cintre brisé, à double rouleau.
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Saint_Bonnet_de_Cray_19La travée de chœur, éclairée par un oculus, est voûtée en berceau brisé.
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Saint_Bonnet_de_Cray_21Des colonnes engagées supportent les retombées intérieures des arcs. Les piliers sont cantonnés de pilastres cannelés du côté de la nef et de colonnes engagées pour la retombée des grandes arcades.
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Saint_Bonnet_de_Cray_22L’abside en hémicycle, voûtée en cul de four, est éclairée par trois petites fenêtres en plein cintre fortement ébrasées dont l'ouverture est encadrée dans un système d'arcatures en plein cintre retombant sur des colonnettes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Bonnet_de_Cray_23http://pjpmartin.pagesperso-orange.fr/site/FMD2.htm#15

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28 octobre 2012

L'église Saint-Barthélemy de Fleury-la-Montagne



Fleury_la_Montagne_1Fleurié-sur-Loire, comme on l’appelait autrefois, fut tout d’abord une villa gallo-romaine. La donation des terres à l’abbaye de Cluny est mentionnée en 1119. L’église, dédiée à saint Barthélemy, l’un des 12 apôtres fêté le 24 août, date certainement de cette époque.

 

 

 

 

 

 

 

 

Fleury_la_Montagne_3Mais Saint-Barthélemy fut profondément transformée au cours des siècles.
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Fleury_la_Montagne_4Tout d’abord, en 1780, un plâtrier italien eut la mauvaise idée de décorer le chœur en style baroque. Beuerrrrk. Je peux comprendre ceux qui aiment ça, mais ce n’est pas mon goût. Du tout du tout. Ensuite, en 1814, la nef romane voûtée en berceau fut détruite. La nouvelle, dotée de bas-côtés, fut rallongée vers l’ouest. Le clocher fut paré d’une flèche octogonale.

 

 

 

 

Fleury_la_Montagne_17Deux anciens chapiteaux ont été conservés. Sur l'un d'eux est sculptée la tentation d'Adam et d'Eve.  L’autre est difficile à déchiffrer, les personnages étant trop mutilés.
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Fleury_la_Montagne_planLe plan de l’église est simple : une nef principale à cinq travées flanquée de deux bas-côtés, se prolongeant par une travée de chœur, sous le clocher, recouverte par une voute en berceau qui masque vraisemblablement une coupole sur trompes romane soutenant le massif du clocher. Le chœur se prolonge par une abside en hémicycle entourée de murs épais, couverte par un cul-de-four et éclairée par trois fenêtres ébrasées.

 

 

 

 

Fleury_la_Montagne_6Le clocher implanté au milieu du transept, comprend deux étages. Il a conservé ses anciennes colonnettes du XIIe siècle, et le cordon mouliné qui sépare le premier étage du second.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fleury_la_Montagne_19L'abside possède encore ses anciens modillons.
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Fleury_la_Montagne_7Le portail occidental, seul élément intéressant, comprend un tympan sculpté encadré par une archivolte retombant sur deux colonnes latérales ornées de chapiteaux historiés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fleury_la_Montagne_8Au tympan est représenté un Christ en gloire dans une mandorle, entouré de deux personnages assis.

 

 

 

 

 

 

 

 

Fleury_la_Montagne_11Le linteau représente, dans un style naïf, la scène des rois mages adorant l'Enfant. La Vierge est représentée entourée d'un nimbe circulaire à fond de damier.  Le personnage qui lui fait pendant est entouré de la même façon.

 

 

 

Fleury_la_Montagne_14Les chapiteaux sont sculptés, côté droit, d’un guerrier armé d'une fronde et d'un bouclier rond (David ?) affrontant un animal monstrueux, reptilien (Goliath ?).  Impossible de ne pas penser aux écrits d’Anton Parks
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Fleury_la_Montagne_15Sur le chapiteau de gauche, on découvre des animaux musiciens : un bouc jouant de la vièle et un âne (symbole de la révélation) de la harpe.

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http://pjpmartin.pagesperso-orange.fr/site/FMD2.htm#15

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L'église Saint-Martin-de-Lixy



Saint_Martin_de_Lixy_5Sanctus Martinus de Liciaco est mentionnée pour la première fois dans un cartulaire de Saint-Vincent-de-Mâcon au Xe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Lixy_12Une nouvelle église fut édifiée dans la première moitié du XIIe siècle, placée sous le vocable de Saint-Martin, évêque de Tours et apôtres des Gaules au IVe siècle.
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Saint_Martin_de_Lixy_plan_1Cet édifice de proportions modestes et de plan très simple comporte une nef unique et une courte travée de chœur que prolonge une abside en hémicycle voûtée en cul de four.

 

 

 

 

 

 


Saint_Martin_de_Lixy_9L'abside était éclairée par trois fenêtres en plein cintre, dont une seule reste encore ouverte au nord. Devant l'autel est scellée une pierre tombale datée de 1485.
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Saint_Martin_de_Lixy_16aSur le mur sud du chœur s'ouvre une chapelle gothique du XVe siècle, voûtée d'ogives, éclairée par une large fenêtre à double remplace de style flamboyant.

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Saint_Martin_de_Lixy_19La nef, qui fut déplafonnée, est couverte d'une charpente datant de 1607 et marqué au nom de Benoît Petit, maître charpentier. L'arcade qui fait communiquer la nef et le chœur est en plein cintre.

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Lixy_11Dans l’embrasure d’une fenêtre murée au sud est posée une statue de Sainte Agathe, œuvre en pierre polychrome qui peut être datée du XVème siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Lixy_14Les fenêtres côté nord et celle de la façade, étroites et fortement ébrasées, sont d'époque romane. L'épaisseur des murs est d’environ 1 mètre.



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Lixy_20A l'extérieur, entre la fenêtre orientale et l'entrée de l'abside, se voit la trace d’une baie à linteau en arc segmentaire qui fut murée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Lixy_7Au-dessus du mur qui sépare la nef du chœur se dresse un clocher-arcade ou clocher-peigne, unique en Brionnais, ajouré par deux baies en plein cintre séparées par deux fines colonnettes surmontées de chapiteaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Martin_de_Lixy_22La corniche, sous le toit de l'abside, est supportée par des modillons que l’on peut comparer à ceux des églises voisines de Châteauneuf.
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Saint_Martin_de_Lixy_6L'église de Saint-Martin-de-Lixy qui n'a plus aujourd'hui la fonction paroissiale est entourée d'un des plus anciens cimetières conservés du Brionnais, dans lequel on peut observer le coin réservé aux anti-concordataires, appelés " Les Blancs " en Brionnais.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://pjpmartin.pagesperso-orange.fr/site/St_Martin_eglise.htm

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26 octobre 2012

L’église Saint-Philippe et Saint-Jacques



Ligny_en_Brionnais_3L’église de Ligny-en-Brionnais a fait partie, avant la Révolution, de l’ancien diocèse de Mâcon et de l'archiprêtré de Beaujeu.
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Ligny_en_Brionnais_9Edifiée durant la première moitié du XIIe siècle, elle a conservé de cette époque le chœur et l’abside.

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Ligny_en_Brionnais_4Les côtés du transept et l’abside sont percés de fenêtres romanes à double ébrasement.
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Ligny_en_Brionnais_8Côté sud, deux chapelles latérales voûtées sur croisée d’ogive furent ajoutées au XVe siècle, le clocher et la nef quand à eux  furent refaits au XIXe siècle.  

 

 

 

 

 

 

Ligny_en_Brionnais_7La nef unique, rallongée, est recouverte d’un plafond plat. Elle communique avec la travée de chœur romane par une grande arcade en cintre brisé retombant sur des demi-colonnes aux chapiteaux de feuillages.


 

 

 

 

 

 

 

 

Ligny_en_Brionnais_12La travée de chœur située sous le clocher est voutée par une coupole octogonale sur trompes.  

 

 

 

 

 

 

Ligny_en_Brionnais_11Elle communique avec l’abside en hémicycle par un arc triomphal identique à celui qui réunit la nef et le chœur.
 

 

 

 

 

 


Ligny_en_Brionnais_10Dans la chapelle gothique, une Vierge à l'Enfant, statue en bois du XVIIIe siècle.



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L'abbaye Saint-Rigaud



ligny_st_rigaud_sProche de Ligny-en-Brionnais, dans la forêt d’Avaize près de la rivière du Bézo, un moine nommé Eustorge vint s’installer dans un ermitage au XIe siècle. Il venait d’Issoire, du monastère Saint-Austremoine. Bientôt rejoint par de nombreux disciples, il se décida à fonder le premier monastère en 1065. La consécration de l'église abbatiale de Saint-Rigaud eut lieu le 18 décembre 1067.  Le monastère fut érigé en abbaye bénédictine par le pape Alexandre II en 1071 sous le vocable de Saint-Rigaud.


 

 

 

 

 

 

Ligny_St_Rigaud_01aL’abbaye,  bien que située à proximité de Cluny et des prieurés de Charlieu, Marcigny et Paray-le-Monial, résista à leur influence. Elle connut son âge d'or entre la fin du XIe siècle et le début du XIIe siècle. L'église érigée dès la fin du XIe siècle était une église romane brionnaise typique. L'abbaye se composait de divers bâtiments (infirmerie, logis, bâtiments agricoles) érigés entre le XIIe et le XVIe siècle autour de l'église et ceinturés par des remparts et fossés.


 

 

 

 

 

 

Ligny_St_Rigaud_plan_a2

1 Pont

2 Porterie

3 Bâtiments agricoles

4 Logis de l'abbé

5 Nouveau cimetière(XVIIe siècle

6 Cloître

7 Puits

8 Jardin (XVIIIe siècle)

9 Salle capitulaire

10 Eglise

11 Potager

12 Sacristie

13 Infirmerie

14 Douves (XVe siècle)

15 Logis du prieur

Ligny_st_rigaud_4Aujourd'hui, après la démolition de la révolution, seul subsiste le logis du prieur du XV-XVIe siècle et la porte de l'abbaye avec son pont. Actuellement restaurée, c'est une propriété privée qui possède un gite rural plutôt sympathique.

Ligny_St_Rigaud_1




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23 octobre 2012

Saint-Sernin de Vauban



Vauban_4Vauban portait anciennement le nom de Saint-Sernin-en-Brionnais (Sanctus Saturninus in Briennensi Pago).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vauban_2Le nom de Sancti-Saturnini apparaît pour la première fois en 1272. C’est en 1725, lorsque le roi Louis XV érigea en comté les terres de Saint-Sernin en faveur d'Antoine le Prestre de Vauban, Lieutenant-général des armées et neveu du Maréchal de Vauban, que le village changea de nom.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vauban_3L’église est dédiée à saint Sernin, ou saint Saturnin, évêque et martyr de Toulouse au IIIe siècle. Le nom de saint Saturnin, ou saint Sernin après évolution, provient de Saturne, qui vient du latin « serere » = ensemencer. Saturne était dans la mythologie le dieu de l’agriculture et du temps. Signification : le semeur.

 

 

 

 

 

 

 

Vauban_6L’église Saint-Sernin a conservé de la première moitié du XIIe siècle le chœur, l'abside et la base du clocher. En effet, la nef romane devenue trop petite fut démolie et reconstruite entre 1853 et 1857 par l'architecte Berthier puis l’église fut restaurée en 2007.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vauban_7Le chœur est composé de deux travées communiquant entre elles par de grandes arcades en cintre brisé et d’une abside en hémicycle à trois fenêtres dont le mur atteint 1m 30 d’épaisseur.  Le clocher s’élève au-dessus de la première travée, voûtée en berceau brisé.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vauban_13Les chapiteaux repris du portail ouest (ont-ils été refaits à l’identique ?) nous présentent côté lunaire une chouette aux ailes déployées et deux oiseaux posant leur bec sur une fleur côté solaire.
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Vauban_8A l’intérieur, les chapiteaux restants nous montrent bien la progression spirituelle nécessaire à la compréhension des énergies de l’église. Ici, nous verrons les feuilles épanouies, puis l’arrivée de la fleur.
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Vauban_11Un évêque portant la crosse (Saturnin ? pas sur puisque la crosse est tournée vers lui, c'est-à-dire qu’il est dans son fief) sort du feuillage.

 

 

 

 

 

Vauban_10Quelques représentations difficilement identifiables de « monstres ». La restauration n’a pas arrangé les choses.

 

 

 

 

 

 

Mémoires de la société éduenne 1872

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vauban_%28Sa%C3%B4ne-et-Loire%29

http://pjpmartin.pagesperso-orange.fr/site/Chemins_du_roman.htm#Vauban

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22 octobre 2012

L'église Saint-Laurent


Historique



Saint_Laurent_en_Brionnais_4Située sur une ancienne voie romaine, le village de Saint-Laurent-en-Brionnais (Sanctus Laurentius in pago Briennensi)  se développa autour de son église.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Laurent_en_Brionnais_16C’est en 1037 qu’Archimbaud Le Blanc, vicomte de Mâcon, donna à l’abbaye de Cluny l’église de Saint-Laurent avec toutes ses terres et revenus. A son retour de Jérusalem en 1039, il donna un autre domaine sous la condition que Cluny y installe un prieuré dont l’existence est attestée au début du XIIe siècle. Il fut détruit autour de 1570, quand les troupes protestantes ravagèrent le Brionnais.

 

 

 



Saint_Laurent_en_Brionnais_10L’église fut reconstruite à l’initiative de Cluny au début du XIIe siècle. Le clocher fut édifié vers 1110 et présente des similitudes avec ceux de Vareilles et de Varennes-l'Arconce. La paroisse appartenait alors au diocèse de Mâcon, mais le curé était nommé par l’abbé de Cluny.


 

 

 

 

 

 

 

Saint_Laurent_en_Brionnais_7L’église devenant trop petite, la nef fut démolie en 1845 et fut remplacée par une nef à bas-côtés, voûtée d’arêtes, sur des plans de l’architecte Berthier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Laurent_en_Brionnais_18Ne restent de roman que le clocher, le transept et l’abside. Et encore… Ils furent restaurés en 1877 par Antonin Selmersheim, qui fit, entre autre,  reprendre bon nombre de chapiteaux.

 

 

 

 

 

 

 




L’extérieur

Saint_Laurent_en_Brionnais_5Le chevet est composé d’une abside  semi-circulaire entourée de deux absidioles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Laurent_en_Brionnais_8Le clocher, de plan carré, présente trois étages percés de baies en plein cintre doublées, séparées par une colonne engagée, et, sur chaque face, trois demi-colonnes engagées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




L’intérieur



Saint_Laurent_en_Brionnais_plan1aL'église est de plan simple. La partie intéressante commence à la croisée du transept.

 

 

 

 

 

 

 

 



Saint_Laurent_en_Brionnais_17On accède au transept par trois arcades en plein cintre. La croisée du transept est voûtée par une coupole octogonale sur trompes en cul-de-four qui communique avec chaque croisillon par une grande arcade en plein cintre doublée.
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L’abside principale en hémicycle est flanquée de deux absidioles en léger retrait précédées d’une travée.

Saint_Laurent_en_Brionnais_11Saint_Laurent_en_Brionnais_14

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Saint_Laurent_en_Brionnais_12Voûtée en cul-de-four, elle est éclairée par trois fenêtres sans caractère encadrées par cinq arcatures dont des colonnettes supportent les retombées. Les chapiteaux pour la plupart ont été refaits.

 

 

 

 

 



Les chapiteaux


Saint_Laurent_en_Brionnais_chapiteaux_1Nous allons retrouver les thèmes courants des XIe et XIIe siècles. Une femme représente la force, celle que l’on retrouve dans l’arcane XI du Tarot. Elle semble maitriser un lion qui lui-même pose ses pattes sur deux serpents entrecroisés. Sa main ne tient devant la gueule de l’animal et elle n’a besoin d’aucune violence ou d’effort physique pour empêcher le lion d’ouvrir ou fermer ses mâchoires. C’est la puissance du haut état de conscience qui maitrise et contrôle la force de base. Les serpents s’enroulant ramènent au Caducée d’Hermès et représentent les deux polarités cosmiques et telluriques.


 

 

 

 

Saint_Laurent_en_Brionnais_chapiteaux_2Le combat d’un ange portant épée et bouclier contre un diable à trident. Les opposés s’affrontent. Le diable va représenter celui qui permet d’accéder à la manipulation des forces de la nature, nos propres pulsions, le renvoi vers la matérialité. L’ange sera le messager de la conscience manifestée de Dieu. Mais il peut être aussi la représentation de notre âme…

 

 

 

 

Saint_Laurent_en_Brionnais_chapiteaux_3Le thème du berger apparaît. Ici, il tient sa houlette, il représente le maitre attentif (nous-mêmes) qui garde un agneau, l’âme. L’agneau va représenter un état de conscience qui, des pattes dans la matière va s’élever pour devenir plus spirituel et dans sa maitrise va influencer la tête du berger.

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Laurent_en_Brionnais_chapiteaux_4On retrouvera le même thème  en face où le berger n’est plus qu’une tête. A côté, des personnages en couple (unification des contraires ?) sortent des feuilles de Chélidoine (symbole de l’accès à la lumière).

 

 

 

 

 

Saint_Laurent_en_Brionnais_chapiteaux_5Les bases des colonnes sont aussi très travaillées. Nous allons trouver quelques sculptures assez frustres, comme cet animal peut-être un ours, roi des animaux aux temps celtiques encadrant une croix entrelacée,

Saint_Laurent_en_Brionnais_chapiteaux_7

 

 

 

 



Saint_Laurent_en_Brionnais_chapiteaux_8et même un lièvre ou un lapin (de trois semaines ?) et un âne mangeant des feuilles. Ils ont tout deux de grandes oreilles…

Saint_Laurent_en_Brionnais_chapiteaux_9

 

 

 

 

 


Saint_Laurent_en_Brionnais_chapiteaux_6Mais aussi la représentation du roi et de la reine tenant un sceptre/fleur qui semble de facture plus récente. Ce sont là les représentations du Soufre et du Mercure, principes mâle et femelle, dont l’union constituait le Mariage Philosophique.
Roi_et_Reine_Alchimie

 

 

 

 



http://pjpmartin.pagesperso-orange.fr/site/St_Laurent_Virey.htm

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18 octobre 2012

Saint-Martin de Vareilles


Vareilles_3L’église de Vareilles peut être datée de la fin du XIe siècle. Elle est sous le vocable de saint Martin, évêque de Tours et apôtre des Gaules au IVe siècle. Elle est citée dans une Charte de Paray-le-Monial sous le nom de « Capella Sancti-Martini de Valilias », du latin Vallelia, la petite vallée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vareilles_1Vareilles fit partie de l’archiprêtré de Bois-Sainte-Marie et fut donnée en 1176 par l’évêque d’Autun au chapitre d’Aigueperse. De l'église primitive du XIème siècle restent le chœur et le clocher.


 

 

 

 

 

 

 

 

Vareilles_2Sur la façade, reprise au XIXe siècle, de chaque côté du portail, deux chapiteaux romans.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vareilles_5Le clocher, considéré comme l’un des plus beaux du Brionnais. De plan carré, il est étayé par de gros contreforts et s'élève sur trois niveaux : un niveau sans ouverture, un niveau Intermédiaire avec deux baies dont l'arc est décoré, un niveau supérieur avec deux baies simples.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vareilles_4Chacune des faces est renforcée de demi-colonnes engagées qui accentuent l’impression de verticalité, comme à Varenne-l’Arconce. Une pyramide de pierre couronne le tout.


 

 

 

 

 

 

 

 

Vareilles_6La nef unique fut fortement remaniée au cours des âges et entièrement reprise et recouverte d’un plafond plat au XIXe siècle qui cache en partie l’arc en plein cintre brisé donnant accès au chœur.

 

 

 

 

 

Vareilles_7L’utilisation de cet arc brisé semble témoigner de l’influence clunisienne, et la structure d’ensemble est bien d’époque romane.


 

 

 

 

 

Vareilles_9La travée de chœur, délimitée par quatre grands arcs en cintre brisé, est couverte d’une coupole octogonale sur trompes.
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Vareilles_8Elle se prolonge par une abside semi-circulaire voûtée en cul de four, éclairée par trois fenêtres en plein cintre, fortement ébrasées à l'intérieur.

 

 

 

 

 

 

Vareilles_plan_2a

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Saint-Jean-Baptiste d'Oyé


Oy__1L’église d’Oyé est placée sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste, ce qui semble indiquer une certaine ancienneté, peut-être de l’époque mérovingienne. Etymologiquement, Oyé proviendrait d’un nom propre gallo-romain, Audius, et renvoie à l’ancien français oyez, ouïr, entendre, percevoir.

 

 

 

 

 

 

 

 

Oy__3Le monument n’a conservé de l’époque romane que le clocher percé de baies géminées encadrées par une double archivolte retombant sur de fines colonnettes surmontées de chapiteaux sculptés. La toiture à quatre pans repose sur une corniche ornée d’arcatures lombardes.

 

 

 

 

 

Oy__2A l’intérieur, le massif de structure qui supporte de clocher est lui aussi roman.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Oy__4L’église Saint-Jean-Baptiste est devenue ce que l’on appelle une église à nef inversée, la partie romane à l’est du clocher ayant été détruite. Le chœur est donc situé à l’ouest. La nef actuelle date du XIXe siècle.

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L'église Saint-Yan

 

Saint_Yan_1Saint-Yan ne fait partie des églises romanes du Brionnais que par son abside, mais malheureusement étant fermée lors de mon passage, je ne peux que vous donner des photos de l’extérieur, qui n’amènent rien de particulier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint_Yan_3On peut juste remarquer qu’étant dédiée à saint Yan, ou Oyen, son tympan est sculpté d’une représentation de la Vierge.

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Saint_Yan_5En 1789, Saint-Yan s’appelait  Oyan-l'Arconce.

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Saint_YanYan, Oyen, Oyend ou Eugend (Eugendus), ou même Héand, issu de parents romains, naquit vers 45O près d'Izernore en Franche-Comté. A 7 ans il fut placé sous la conduite deux fondateurs de l'abbaye de Condat (à Saint-Claude dans le Jura), saint Romain et saint Lupicien, et devint leur disciple avant de devenir lui-même abbé du monastère en 496.  Une partie des moines, qui lui reprochaient son austérité et sa discipline (il portait toujours la même tunique et le cilice), quittèrent le monastère en l’accusant d’incapacité. C’est à ce moment qu’il reçut le don de miracle,  le pouvoir de lire l’avenir et de chasser les démons : une simple formule écrite et signée de la main d'Oyend suffisait pour délivrer les possédés. Il entrait souvent en extase, même dans les lieux publics.  

Il régularisa la vie communautaire selon la règle de Tarnade (nom originel de l'abbaye d'Agaune qui fixa une règle avec notamment l'usage de la psalmodie perpétuelle) et sut s'entourer d'érudits. Après un incendie qui détruisit entièrement le monastère il le fit entièrement reconstruire. Composé jusqu'alors de petites cellules individuelles il les remplace par des dortoirs spacieux.

En 509, il tomba malade et demanda aux moines d’arrêter leurs prières en sa faveur, ce qui le retenait dans son corps mortel. Il mourut le ler janvier 510. Le musée archéologique de Grenoble renferme une crypte intacte du VIe siècle lui étant dédiée, mais son culte se répandit qu’à partir du VIIIe siècle et sa fête fut arrêtée au 1er janvier.

 

Oyen--> Oyez--> Ouir--> Oreille. Ce n'est pas pour rien qu'il fut représenté tenant une oreille dans sa main droite.

 

Saint_Yan_6Non loin de Saint-Yann, la petite chapelle du cimetière est à mes yeux bien plus intéressante malgré son état de délabrement.

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